Suite et fin de mon séjour aux
canaries
Vendredi 15 mars : La côte nord ouest et le Pico de la CruzJe souhaitais randonner vers le sommet de Bejenado mais pour accéder au mirador de
Cumbrecita il faut s'inscrire au préalable sur le site internet pour tenir compte de exiguite du parking.
Par contre, je poursuis la route par la traversée des bourgades de
El Paso et Los Llanos aux rues fleuries et aux jolies façades.
La route descend vers
Tazacorte, c'est l'occasion d'une pause photos le long d'un immense champ de bananiers.
La remontée est tout aussi vertigineuse et à 594 m le mirador
Del Time permet de plonger le regard vers le
Puerto de Tazacorte.
Tijarafe est célèbre pour ses maisons de pêcheurs adossées à la baie des contrebandiers accessibles par une route de 600 m de dénivelée négative.
Je me contenterai de flâner dans les rues "d'en haut " agrémentées de jolis parcs fleuris.
Le mirador du
Barranco de Garome planté d'arbres exotiques est l'occasion d'un arrêt panoramique car le paysage se renouvelle en permanence.
À hauteur de
Las Tricias j'aborde la remontée de la caldeira. 1100 mètres de lacets à plus de 10% constitue une épreuve d'endurance mais la forêt canarienne est si belle que ce parcours en devient agréable.
J'accède au site des télescopes et retrouve la route panoramique dans son écrin minéral.
Elle passe en contrebas de la crête sommitale.
En cherchant bien, à proximité du
Degollada de Franceses, je trouve à me garer. Les places sont rares, même en semaine.
Un sentier tracé dans la cendre volcanique permet de rejoindre le
Pico de la Cruz à 2351 m.
La vue plonge dans les profondeurs de la
Caldera de Taburiente sans en atteindre le fond, 2000 mètres plus bas. Ses parois aux minéraux colorés sont un motif d'émerveillement.
Samedi 16 mars : la route des volcans du Pico Birigoyo au Pico Nambroque18 km de route pour une élévation à 1440 mètres me conduisent au refuge
El Pilar.
Sur le trajet je fais un arrêt à l'observatoire astronomique.
L'atmosphère de
La Palma et la pureté de son ciel en font un lieu privilégié pour les amoureux des étoiles.
Ici la carte du ciel nocturne permet de guider votre regard.
La route des volcans débute à la zone récréative de El Pilar où les barbecues sont en phase de préparation.
Le sentier s'élève dans la forêt de pins canariens et emprunte le tracé du GR 131.
Une bifurcation conduit aux flancs du
Pico Birigoyo. Elle est indiquée par un cairn. Sur ce tronçon, les cairns sont les seuls modes de balisage.
Progressivement le minéral triomphe du végétal et arrivé sur la crête je peux contempler le fond du cratère. Le regard enveloppe tout le paysage : la
caldera de Taburiente au nord, le littoral est et ouest et la chaîne des volcans au sud.
Cette chaîne me conduit à monter et descendre plusieurs collines.
Je dépasse la
montana de la Barquita, puis celle de
los Charcos avant de rejoindre le chemin officiel.
Le
Pico Nambroque se détache sur l'horizon.
Le cratère du
Hoyo Negro de formation récente ouvre sa gueule noire certes mais garnie de nombreuses couleurs.
Dimanche 17 mars : transfert à TénérifeC'est la fin de mon séjour dans l'île de
la Palma.
Je vais restituer la voiture à l'aéroport et le temps qu'il me reste est consacré à visiter la vieille ville.
Entièrement piétonne, c'est la mieux conservée de tout l'archipel.
De jolies façades témoignent du riche passé commercial de l'île.
Une copie de la
Santa Maria abrite un musée naval.
Les palais et les églises complètent ce riche patrimoine architectural.
Je rejoins le port où deux énormes paquebots sont à quai déversant leurs flots de touristes.
Le ferry Fred Olsen prend le large.
L'île s'éloigne et ses hauts volcans parcourus la veille émergent d'une couche de nuages.
Je paresse sur la plage arrière du ferry bercé par la houle, par chance à l'abri du vent.
Le passage devant
La Gomera évoque de récents souvenirs.
C'est par une température de 25° que je débarque à Los Cristianos. La ville regorge de touristes. C'est dimanche mais tous les commerces sont ouverts.
Sebastian m'accueille dans son appartement richement décoré. Le balcon offre une vue sur les montagnes de l'arriere-pays.
Lundi 18 mars : farniente à Los CristianosUne douleur au pied m'empêche de randonner.
Quelques comprimés de paracetamol obtenus avec la farmacia du quartier vont y remédier.
J'en profite pour mettre en forme mes notes de séjour.
Mardi 19 mars : Las Cañadas et la Montana GuajaraÀ 9h30, le bus 343 entame une ascension de 2100 m et 41 km pour faire une halte à
Parador de Las Cañadas. C'est un des points d'entrée dans de domaine du
Teide.
Les lacets permettent d'admirer en alternance les villes du littoral, les jumelles balneaires
Los Cristianos et
Las Americas, et le massif volcanique dont les cimes grossissent au fur à mesure de la progression.
J'entreprends la montée au sommet de la
Montana Guajara.
Un cours trajet au départ du parador, sur le plateau volcanique, permet de rejoindre le pied de l'impressionnant massif, 3ème sommet de l'île.
Sa cime me nargue 600 mètres plus haut.
Une première montée emprunte une succession de lacets vers la falaise de
Los Azuleros. Le sentier longe sa base, procurant une ombre salutaire.
Une ancienne coulée de lave de couleur jaune-ocre, les
Piedras Amarillas, mise en valeur par les rayons du soleil matinal, ravit le regard.
La
Degollada de Ucanca scinde le sentier en deux directions : Le
Sombrero de Chasna et la
Guajara.
La trace descend légèrement avant d'aborder la
montana dont le sommet est défendu par d'impressionnantes falaises.
Un sentier de création récente remplace l'ancienne trace sinuant parmi les éboulis.
Une corniche traverse la falaise et c'est par une lente élévation que j'accède au sommet.
Le
Teide, tel un géant de 3718 mètres, flanqué de ses deux « épaules », le
Pico Viejo et la
Montana Blanca, domine tout le paysage.
J'aperçois au loin le parador avec, à proximité, les
Roques de Garcia.
657 mètres de dénivelées + et - en 4 heures me ramènent au point de départ.
J'ai une petite heure pour profiter du soleil et le bus amorce la descente.
Le paysage volcanique éblouit par sa diversité.
Mercredi 20 mars : retour
Tôt le matin, un bus me transfert à l'aéroport.
C'est la tête remplie d'images féériques que je patiente à l'aéroport.
Ces trois îles ont tenu leurs promesses : un contact avec une nature préservée dans un environnement de rêve.
Revenir pour compléter l'expérience qui vient de s'achever me hante déjà.
Dominique