Petite interruption dans ce carnet tout à fait indépendante de ma volonté !!
Dernière journée sur ce sol américain.
Nous sommes le 19 juin 2018
Très bonne nuit dans cet hôtel luxueux de
Denver.
Excellent petit déjeuner.
Notre journée d'hier dans
Denver nous convient.
Nous devons rapporter la voiture chez Alamo, ce soir, avant 18h. Sinon, ils nous comptent une journée supplémentaire.
Nous décidons de rejoindre campagne et montagnes.
Nous optons pour
Boulder, au Nord de
Denver, à environ 45 miles.
Boulder (
Colorado) est une ville de 100 000 habitants, située en plaine et cernée par les Rocheuses, à 1665 mètres d'altitude.C'est une ville où il semble être très agréable d'y vivre.
Nombreux et vastes espaces piétonniers, pistes cyclables.
"Pearl Street mail"
Nous décidons de poursuivre notre route vers Este Park à près de 40 miles de
Boulder.
Nous traversons Lyons et pénétrons dans "Arapaho et Roosevelt National Forest",
située dans les
montagnes rocheuses.
Le site a été nommé ainsi par Th. Roosevelt en hommage à la tribu indienne Harapahos ayant vécu dans les plaines.
Nous sommes dans le Nord du
Colorado.
Le temps devient menaçant à une dizaine de miles de Este Park.
Nous décidons de faire demi-tour.
Nous faisons une pose au bord de "Little Thompson River".
Nous reprenons la route et, quelques minutes plus tard, c'est le déluge !!
La pluie redouble d'intensité, puis, en quelques seconde se transforme en grêlons, de gros grêlons qui cognent sur le toit de la voiture.
Je conduis et autant j'ai conduit sous des averses importantes, autant je n'ai jamais conduit sous une grêle aussi dense.
Je ne vois pas à 20 mètres.
La circulation reste fluide alors que la vitesse s'est réduite à 25/30 km/h.
Chacun est respectueux, pas de "fangio"...Chacun est prudent, patient et s'adapte.
Des amas de grêlons se forment au centre de la chaussée et sur les bas-côtés.
C'est assez impressionnant en cette saison.
(Pourtant, en ce 24 juillet 2018, jour où je transcris ce carnet, un petit village à quelques km de notre domicile, en Charente, a été détruit à près de 80% par une pluie de grêlons parfois gros comme des oeufs... il y a quelques jours.)
Arrivés dans la vallée, la chaussée est sèche. Le phénomène était très localisé.
Nous nous dirigeons vers l'aéroport où se situe notre hôtel "Ramada Hôtel Airport"; dernier hôtel de ce périple.
Nous déposons nos valises et tout ce que peut contenir la voiture.
Depuis 4 ans que nous nous rendons aux
USA nous avons pour habitude de prendre ce dernier hôtel à l'aéroport, proche d'Alamo le loueur de voiture et avec navette.
Nous restituons la voiture à Alamo.
Personne ou presque, les formalités se font en quelques minutes.
Le réservoir est pour ainsi dire vide vide.
En effet, nouveauté chez Alamo cette année : contre 2 $ journaliers, nous avons la possibilité de rendre la voiture réservoir vide.
Je me doute qu'Alamo doit s'y retrouver mais nous n'allons pas faire de comptes d'apothicaires !
Cette formule nous convient car pas toujours évident de trouver des pompes dans les villes.
Nous récupérons la navette Alamo qui dessert l'aéroport de
Denver et prenons dans la foulée celle qui nous dépose à l'hôtel Ramada.
Lors de notre 1er périple en août 2014, nous avions acheté en
France une glacière souple. 48 heures plus tard, la fermeture éclair lâchait !
Je me souviens encore de notre eau pas très fraîche sous 47 °C dans la
Death Valley !!
Dès notre retour, cette glacière nous a été remboursée.
Suite aux conseils judicieux de certains, depuis, nous faisons le choix d'acheter une glacière sur place. C'est une dépense d'une trentaine de $ pour une capacité d'au minimum 36 litres.
Durant cette dernière soirée, nous remplissons nos valises afin de n'avoir qu'un sac cabine.
Quant à la glacière, intransportable, nous la laissons au personnel de l'hôtel, avec d'éventuelles boissons et autres denrées.
De plus, nous Français, nous avons la chance de nous soigner presque gratuitement, notre pharmacie est bien garnie. Nous la laissons également au personnel en expliquant soigneusement chaque médicament et leur posologie, tout particulièrement en ce qui concerne antibios et anti inflammatoires.
Nous avons droit à des remerciements très très chaleureux.
Nous nous renseignons sur l'heure de la navette du lendemain pour l'aéroport. Pas de place avant celle de 10h...
La chambre doit être libérée à 11 h.
Le souci est que notre avion ne décolle qu'à 17h30... A nous de nous organiser différemment mais pas toujours aisé d'avoir un vol permettant une attente limitée dans l'aéroport. C'est vraiment le plus pénible !
Dernière nuit sur le sol des
Etats-Unis.
Un peu de nostalgie, des panoramas somptueux plein la tête mais contents malgré tout de retrouver le Vieux continent.
Mais, "ce n'est qu'un au revoir"...
Levés à 6 h ce 20 juin 2018
Nous déposons glacière et médicaments à l'accueil à 7 h comme prévu la veille.
Petit-déjeuner et patientons.
Le temps est couvert, il ne fait que 15°C.
La navette nous conduit à l'aéroport.
Personne à l'enregistrement. L'hôtesse accepte de nous débarrasser de nos valises dès 12h30.
Aéroport de
Denver
Nous passons au contrôle avant d'entrer en salle d'embarquement. Il y a un mon fou...
L'employé regarde mon passeport, puis lève les yeux vers moi : "muy bonita" dit-il.
Autant dire qu'à mon âge, je suis plutôt flattée de ce compliment !!!
Qui ne le serait pas...
Et c'est pourquoi je me permets de le mentionner !
Michel ayant étudié l'allemand est surpris. Constatant qu'il ne comprend pas, le contrôleur le regarde et en "rajoute une couche" : "pretty" !!
Ca devient gênant maintenant, surtout qu'il y a du monde qui patiente derrière...
Nous décollons avec une demie heure de retard.
18 h, heure locale - 2 h du matin, heure de
Paris.
Nous sommes sur un Boing 747-100, au fond de l'avion, comme à l'aller... passage, bruit, allers et venues aux toilettes, bref, une fois de plus à éviter.
Nous sommes sur une rangée de 4 fauteuils, Michel côté allée, moi, et à ma gauche une américaine très très forte !!
Cette dame a eu la très mauvaise idée d'enlever l'accoudoir...
Celles ou ceux dans cette situation comprennent aisément que le voyage va être épuisant.
Il y a une place de libre sur sa gauche et j'espère qu'elle va avoir l'heureuse idée de la prendre.
Il aura fallu du temps, mais elle se décide enfin à changer de place.
La moitié des êtres vivants "dort" !! Surprenant comme vue !!
Nous arrivons à
Francfort à 10h30 après 8h30 de vol.
L'embarquement pour CDC est à 12h.Nous sommes sur un Airbus 321
Longue attente dans l'avion avant de décoller à 13h15. Pas d'explication...
Nous arrivons à CDC à 14h10. Nous rejoignons la gare SNCF;
Encore de l'attente notre train n'est prévu qu'à 16h17.
Je ne veux pas être mauvaise langue, mais nous en avons la triste habitude : 10 mn de retard !!
Nous arrivons à
Bordeaux où on nous annonce 15 mn de retard pour le train de Langon...
C'est coutumier à la SNCF, mais là, c'est un peu éreintant toutes ces heures passées dans les aéroports et les gares.
Nous sommes enfin en gare de Langon à 21 h au lieu de 20h 30.
Dîner tardif avec bon pain et bons fromages, que demande le peuple ?
Le lendemain, 160 km et nous serons de retour au bercail...
Encore un grand merci à tous ceux qui nous ont permis de peaufiner ce périple.
Un projet germe déjà dans ma petite tête pour 2019... et, je compte sur vous !