La nuitée est le
produit d'appel (l'équivalent de l'imprimante dont on paie chère les cartouches d'encre, un classique du marketing, cf. le rasoir à lames) d'un lodge, parfois même offert sans l'avoir demandé.
Cela n'est pas explicite, mais le prix de la nuitée sous-entend qu'on y consomme le dîner et le petit-déjeuner.
Si l'on fait une comparaison économique entre lodges, c'est donc la carte des plats qu'il faut analyser (inutile sur l'ABC à partir de Dhoban, les cartes sont strictement identiques à chaque lieu).
En général, je me contentais de plats traditionnels locaux (dal bhat, chowmein, tukpa), sans boisson (j'avais mon eau ou je la purifiais) ni dessert (j'avais mes fruits secs, voire tomates et bananes quand je pouvais en acheter aux villageois). Pour le petit-déjeuner, mon classique, c'était une VG tukpa, apportant calories, sucre lent, légumes, et liquide. En étant plus léger qu'un dal bhat. Une habitude prise au
Zanskar. Parfois des momos pour le dîner, de manière à ne pas trop me bourrer avant la nuit.
Personne ne m'a reproché de ne pas commander suffisamment.
Même si les plats sont beaucoup plus chers qu'en ville, cela reste d'un coût modique, sauf aux sites les plus en altitudes (Larkya Phedi, Tilicho Base Camp, Thorung Phedi, Machhapuchare Base Camp) où le dal bhat dépasse les 600 Rs. Le pire, c'était à Thorung Phedi où il n'était pas possible d'avoir une restauration népalaise ni pour le dîner, ni pour le petit-déjeuner. J'ai dû me rabattre sur une omelette pommes de terre à 300 Rs.
A Narchyang Lek, le prix de 350 Rs était tout à fait raisonnable pour le dal bhat, car il était copieux, plutôt savoureux, et c'est le tarif minimal que j'ai rencontré en lodge au cours de mes 28 j de trek. En général, c'est plutôt 500-600 Rs. En homestay hors des sentier battus, cela peut descendre à 100 Rs, m'a-t-on dit.
Bon appétit

Fabrice