Salut à vous,
j'arrive juste de
Khorog puis de dushanbé.
Je me suis retrouvé dans la ville au moment des troubles sans pouvoir en sortir durant plus de 2 jours.
L'état de siège a été très violent. Le "nettoyage" a duré en ville de 4 heures à 18heures sans pouvoir sortir de
l'hebergement durant la matinée.Les combats se sont poursuivis sur la rive gauche.Selon qques infos, indirectes
car toute communication a été coupée, on parle d'une centaine de victimes (selon une info russe).Une quarantaine côté rebelles,
une douzaine de l'armée et des civils sans compter de très nombreux blessés (selon des témoins locaux).
Les troubles ont le soir même dégénéré en manif de la population jeune pamiri contre l'armée. Les chars tiraient en l'air pour se frayer un passage. On s'est battu à l'école Gagarine, jointe au "
pamir lodge" qui est le lieu principal d'hebergement des quelques touristes de passage.Le port d'armes a été libre.il n'y a pas d'autorité locale (qui est pamiri donc contre l'armée tadjik) Le "climat" y est très lourd.
J'ai pu quitter la ville en sortant à pied de celle-ci. Par chance, j'ai pu trouver un véhicule à 1 km de là pour rejoindre
dushanbe en compagnie d'un medecin tadjik. 26 heures de routes de nuit en plus avec 17 contrôles de police!!!
je ne peux vous dire pour le moment si la ville est ouverte (la rue principale était barrée par des arbres et camions...).Pour ceux qui veulent se rendre au
pamir, la seule solution est de téléphoner à
khorog et de demander si la route est depuis ouverte. Sinon, arrêtez-vous pour la vallée de bartang.
Je suis à votre disposition pour tout renseignement sur votre futur voyage. Le
pamir reste sublime à voir.
Jacques
jacques.milhoua@sfr.fr