Belisama45 · 30 septembre 2018 à 21:53 · 191 photos 49 messages · 21 participants · 13 353 affichages | | | | 30 septembre 2018 à 21:53 · Modifié le 1 oct. 2018 à 16:30 Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 1 de 49 · Page 1 de 3 · 9 673 affichages · Partager Assalamou alaïkoum! Ichlar kalay?
Bienvenue à vous sur ce petit carnet de voyage que j'écrirai en plusieurs étapes/messages.
Après moult tergiversations, nous décidons mon compagnon et moi-même en février 2018 de nous lancer sur les routes de la soie, pour un voyage de 19 jours en Ouzbékistan. Passionnés d'histoire, nous étions emballés à l'idée d'aller marcher sur les traces d'Alexandre le Grand, de Gengis Khan, de Tamerlan. Nous avions entendu beaucoup de choses positives sur ce pays, encore assez à l'écart des grands circuits touristiques classiques, et rêvé sur de splendides clichés qui représentaient les immenses médersa du Reghistan de Samarcand. Nous avons choisi de nous adresser à une agence ouzbèke pour la réservation d'une voiture avec chauffeur et des hôtels, histoire de gagner du temps sur place. Par contre, nous avons pu coudre main l'intégralité de notre voyage, choisissant le sens de notre circuit et son déroulement étape par étape.
Notre circuit pas à pas :
Jour 1. Vol Paris CDG/ TACHKENT via OURGUENTCHJour 2. Journée dans les montagnes du Tian Shan à Bildirçoi et sur les bords du lac Tcharvak Jour 3. NUKUS et ses alentours : visite de la nécropole Mizdakhan et de la forteresse en ruine Gyaur Kala. Visite du musée Igor Savitsky. Jour 4. Visite des forteresses du désert Toprak Kala et Ayaz Kala. Après-midi à KHIVAJour 5, 6. KHIVA en visite libre Jour 7, 8. BOUKHARA en visite libre Jour 9. Les environs de BOUKHARA : le Palais d'été de l'émir, la nécropole Tchor Bakr, la cité sogdienne en ruine de Varakhcha Jour 10. Visite à GIJDUVAN d'un atelier de céramiques. Visite de NOURATA : bassin aux poissons sacrés, mosquée, vestiges de la cité sogdienne. Visite du lac AYDARKUL. Arrivée au camps de yourtes à YANGUIGAZGAN. Promenade en chameau dans le désert. Nuit sous la yourte. Jour 11. MOJRUM et son cyprès bimillénaire. HAYAT dans les montagnes nouratines Jour 12. Randonnée de 5-6 heures dans les montagnes nouratines avec pique-nique sur le col Jour 13, 14. SAMARCANDE en visite libre Jour 15. SAMARCANDE et les environs de SAMARCANDE : URGUT Jour 16. CHAKRIZABZ Jour 17. KOKAND - RICHTAN - FERGANAJour 18. MARGUILAN Jour 19. Vol TACHKENT/ PARIS CDG
Allez, c'est parti pour le récit d'un périple inoubliable, duquel nous sommes rentrés plein d'étoiles dans les yeux, entre le désert du Kyzyl Kum, les montagnes nouratines, la vallée du Ferghana et les grandes villes-musées ! Nous partons de Paris CDG le vendredi 31 août 2018 à 21h30 et arrivons le lendemain à Tachkent, la capitale, à 9h20 heure locale. En été, il faut compter 3h de décalage horaire. Une fois arrivés à l'aéroport, notre premier chauffeur francophone nous attend avec une pancarte. Il se montre tout de suite très accueillant et sympathique. Nous mettons les valises dans la malle et partons en direction des montagnes du Tian Shan pour une journée divisée en deux étapes : une petite ascension à 2200 mètres en télésiège à Bildirçoi pour pouvoir admirer le panorama montagnard et une visite au lac Tcharvak. Le tout se situant à environ 1h30 de Tachkent dans l'arrière-pays.
Sur le chemin pour Bildirçoi, nous nous arrêtons une première fois pour savourer les spécialités locales vendues sur un petit marché de bord de route. Une femme nous interpelle et nous invite à venir goûter ses produits, comme il est d'usage de le faire en Ouzbékistan dans les bozor. Elle nous propose toute une gamme d'amandes au sucre, au miel mais aussi des graines, des fruits secs à profusion et des laitages dont le fameux kurut. Le kurut, ce sont des petites billes de fromage séché, natures ou épicées. Pour leur conception, on utilise du lait de chèvre, de mouton ou de vache qui est transformé en yoghourt puis salé et mis à égoutter dans des sacs de toile ou de peau de chèvre. Ensuite, on le roule en billes ou en boules et on le laisse sécher pendant plusieurs semaines au soleil. On mange ce "fromage" ouzbek très salé à l'apéritif en sirotant une bonne bière. Nous sommes gâtés par la gentillesse et le sourire de cette dame avec laquelle nous échangeons nos premiers mots ouzbeks. Et nous repartons avec des sacs remplis de bonnes choses.
Nous reprenons la route. Sur les bas-côtés, des animaux évoluent en semi-liberté. Ils ont beau vivre librement dans la montagne, et non paître dans des parcs clos, ils ont tous un propriétaire et ils connaissent parfaitement leur territoire. Ici, une ânesse et son petit ânon.
Nous arrivons enfin à la station de Bildirçoi. Nous devrons faire 1h30 de queue avant de pouvoir grimper sur un télésiège très rudimentaire qui nous fera culminer à 2200 mètres d'altitude en survolant des vergers de pommiers et une charmante petite rivière. En effet, nous sommes le samedi 1er septembre, c'est le jour de l'Indépendance en Ouzbékistan. Les Ouzbeks se sont réunis en famille ou entre amis pour profiter une dernière fois des atours de la montagne avant la rentrée officielle du lundi qui suit. Une fois arrivés là-haut, nous profitons d'une vue magnifique sur un horizon montagneux aux belles couleurs.
Nous nous engageons ensuite dans la descente qui nous prendra 25 minutes environ. C'est assez abrupt par moment, on a vraiment l'impression de plonger dans le vide. Une fois en bas, nous retrouvons notre ami chauffeur qui nous racontera toutes sortes d'anecdotes sur l'histoire du pays avant de nous amener sur les bords du lac Tcharvak. Nous roulons sur une route correcte jusqu'à une distance d'environ 80 km au nord-est de Tachkent et nous tombons nez-à-nez sur le lac Tcharvak, près de Tchimgan. Ses eaux d'un bleu profond répondant à celui du ciel avec, comme horizon proche, la silhouette des montagnes du Tian Shan en arrière-plan. Nous sommes conquis. Il s'agit d'un lac artificiel construit en 1982 au confluent des hautes vallées du Pskem, du Koksou et du Tchatkal. Aujourd'hui, les Ouzbeks viennent y pratiquer le sport nautique ou le deltaplane sur ses contreforts.
Nous prenons le temps de contempler le panorama du haut de la route. Cet endroit respire le calme, la quiétude et nous laisse une impression d'immensité.
Nous nous arrêtons dans une tchaikhana pour déguster nos premières shashliks de mouton et de boeuf, les brochettes ouzbèkes. Elles nous sont servies avec une salade de tomates (pomidor), de concombres (bodring) et d'oignons (piyoz). Nous buvons le célèbre kok chai ou thé vert mais aussi de la Kompot soit un jus de fruit frais national aux variantes locales. Absolument délicieux. Évidemment, pas de déjeuner sans l'incontournable nôn, le pain ouzbek dont les recettes se déclinent selon les régions. Puis nous repartons en direction de Tachkent où nous passerons la nuit dans un quartier résidentiel de la ville dans un hôtel très correct tenu par des Russes.
Fin de la première journée ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Belisama45 · 30 septembre 2018 à 22:52 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 2 de 49 · Page 1 de 3 · 9 658 affichages · Partager Bonjour Marie, L' Asie centrale est une région qui m'attire de plus en plus, et ce ne sont pas tes beaux paysages qui vont me dissuader d'y aller  Je crois donc que je vais suivre ton carnet avec plaisir. Merci... | | | À: Lhorizon · 1 octobre 2018 à 6:33 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 3 de 49 · Page 1 de 3 · 9 639 affichages · Partager Bonjour 
Comme je te comprends, l' Asie centrale est une région du monde fabuleuse entre ses paysages à couper le souffle et ses témoignages architecturaux d'une immense histoire.
Je te souhaite la bienvenue sur mon carnet de voyage ! J'espère qu'il te fera passer du bon temps dans le sillage de ces contrées lointaines qui inspirent beaucoup de sentiments contradictoires chez le lambda, entre peur et émerveillement. | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 7:07 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 4 de 49 · Page 1 de 3 · 9 636 affichages · Partager Le dimanche 2 septembre, nous quittons Tachkent à 7h via un vol intérieur pour Noukous, capitale de la République autonome du Karakapakistan (le pays des bonnets noirs) et ancienne porte d'accès à la mer d'Aral, à l'ouest du pays. L'aéroport de Tachkent est assez bien organisé, nous décollerons à l'heure et arriverons à 8h25 à Noukous.
Sur place, un chauffeur était supposé nous attendre avec une pancarte, mais il n'y avait personne. Nous contactons l'agence pour comprendre ce qu'il se passe : notre chauffeur vient de tomber en panne, ils nous en envoient un autre sur le champ pour venir nous récupérer. Ouf !
Le problème résolu, nous partons en direction de Mizdakhan, gigantesque nécropole qui aligne plusieurs milliers de tombes sur trois collines. C'est l'une des plus anciennes d' Ouzbékistan, jadis un important centre d'artisanat sur la route de Gourgandj, jusqu'à se destruction par Tamerlan. Vieille de plus de 2000 ans, elle abrite des tombes musulmanes mais aussi des tombes chrétiennes sur lesquelles on trouve des croix gravées. Mizdakhan attire les pèlerins venus de partout par ses mystères et ses légendes. La nécropole n'est pas conçue comme un simple cimetière. On y trouve un monument appelé "horloge mondiale". C'est un grand bâtiment autrefois utilisé comme médersa puis comme mausolée d'un des saints locaux qui perdrait une brique tous les ans. La légende raconte qu'alors, un jour, quand le monument s'effondrera, sonnera l'heure de la fin du monde.
En face du site de Mizdakhan, gisent les ruines d'une ancienne forteresse datant du 4ème siècle avant J.C., Gyaur Kala. On l'appelait la "Forteresse des Infidèles" car elle était habitée par les adorateurs du culte du feu, des Zoroastriens.
Nous repartons en direction de notre hôtel à Noukous où nous serons installés plutôt confortablement, à deux pas du musée Igor Stavisky. Nous allons déjeuner dans le centre ville où je goûte un plat à base de bœuf mijoté et de pommes de terre, agrémenté de petits légumes : le kavardak. Mon compagnon, lui, se laisse tenter par des mantys fourrés à la viande.
Après déjeuner, nous filons visiter le musée Igor Stavisky dans lequel il n'est malheureusement pas possible de prendre de photos. Les œuvres sont surprenantes. Y est exposée l'une des plus belles collections de l'avant-garde soviétique des années 20-30. Mais on trouve également de l'art khorezmien de Toprak Kala, l'une des grandes citadelles du désert du Kyzyl Kum et du cubisme karakalpak.
Notre journée se termine par une petite marche de curiosité dans les rues de Noukous en fin de soirée. J'ai particulièrement aimé Mizdakhan. Un site vraiment très impressionnant d'immensité et par les richesses historiques qu'il recèle. Je conseille vivement à ceux qui font le périple jusqu'à la mer d'Aral à Moynaq de faire un détour par la nécropole. | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 7:39 · Modifié le 6 oct. 2018 à 14:52 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 5 de 49 · Page 1 de 3 · 9 629 affichages · Partager Le lendemain matin, lundi 3 septembre 2018, nous filons après le petit-déjeuner sur le territoire du district d’Ellikqala du Karakalpakstan pour découvrir les vestiges d'une forteresse datant du 4ème siècle av. J.C. : Toprak Kala. C'était à l'époque une cité très importante, constituée d'environ 3000 personnes. La "citadelle d'argile" a été entièrement construite en briques de terre battue. Ses murs étaient hauts de 20 mètres et épais de 12 mètres. Des siècles et des siècles après, nous pouvons admirer ce que construisaient les Khorezmiens grâce à leurs exceptionnelles connaissances. Ils utilisaient de petits cailloux trouvés dans le désert afin de constituer la couche consolidante et du sable de rivière s'imprégnant de l'humidité pour assurer que le milieu soit sec à l'intérieur des locaux. Site classé patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous quittons Toprak Kala pour nous diriger vers la citadelle d'Ayaz Kala. Notre chauffeur nous dépose en face du site dans un premier temps, pour aller à la rencontre des chameaux et des dromadaires.
Puis nous grimpons jusqu'à la citadelle. En fait, Ayaz Kala était un complexe renfermant trois citadelles. Vestiges uniques des temps du Zoroastrisme, ils reposent sur le sommet d'une colline de 60 mètres de haut. Terrassées par le soleil, les plaines du Khorezm étaient autrefois parsemées de marais et étaient densément peuplées. Y naviguaient les bateaux et les tigres y étaient chez eux. Puis la région s'est lentement asséchée. Ce fut l'une des premières régions du monde à pratiquer la viticulture.
La majesté de ces lieux millénaires nous a ébahis. Ayaz Kala, "Forteresse du vent", cache une légende intéressante exposée par l'archéologue S.P. Tolstov dans son livre «Aux traces de la civilisation khorézmienne ancienne. P.1.» (1948): La légende populaire lie cette forteresse avec le nom du héros - esclave Ayaz sollicitant le consentement de la princesse qui habitait dans la forteresse Kirk-kiz avec ses quarante copines. Le personnage de l’esclave-preux Ayaz, courageux et sage est l’un de plus anciens types du folklore turc centre-asiatique. La légende kazakh décrit les événements légendaires ayant prédéterminés l’apparition de la mer d’Aral, disparition de la manche d’Oustyourte de l’Amou-darya et fondation de l’ancien État du Khorézm. D’après cette légende, dans les temps anciens il n’y avait pas d’Aral, et Syrdarya et Amoudarya, en se fusionnant, coulaient à travers Laouzan, Kounya- Ourguentch et Aybouguir vers la mer Caspienne. Sur la place de la mer d’Aral habitaient les Adagues gouvernés par Fasil-khan, cruel et perfide, et sur le territoire le long d’Ouzboï vivait le peuple des Baïsin avec Ayaz-khan à la tête, ancien esclave lequel grâce à sa sagesse et justice était devenu le souverain de l’État. Le prix des crimes affreux de Fasil-khan ayant déshonoré la fille d’un saint fut le déluge, provoqué par les prières du dernier et qui inonda tout le royaume de Fasil. La mer d’Aral apparut sur ces lieux où les deux grandes rivières commencèrent à jeter leurs eaux. Leur ancien lit commun sécha et le peuple de Baïsin avec Ayaz-khan à sa tête se déplaça au Khorézm et créa le royaume qui prit le nom d’ Ourguentch. Pour ce qui concerne les Adagues et leurs villes, ils périrent tous dans les eaux et les jours clairs on peut voir les vestiges de leurs constructions dans les profondeurs de la mer d’Aral même maintenant... ».
Nous reprenons la route pour Khiva, après un arrêt déjeuner dans la petite ville de Buston. | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 10:04 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 6 de 49 · Page 1 de 3 · 9 608 affichages · Partager Bonjour Marie,
Merci pour ce carnet, agrémenté de belles photos et d'explications historiques fort intéressantes sur ce pays trop peu connu. | | | À: Kawo · 1 octobre 2018 à 10:27 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 7 de 49 · Page 1 de 3 · 9 605 affichages · Partager Bonjour 
Merci à vous pour l'intérêt que vous portez à ce beau pays via mon carnet. J'espère pouvoir arriver à transmettre un peu de la beauté des lieux que j'ai visités au milieu de ces gens si avenants, accueillants, à l'esprit ouvert sur le monde et sur les autres. Ce voyage a été un vrai dépaysement et une grande découverte, dans une zone géographique dont on a tendance à se défier quand on ne connaît pas bien l' Ouzbékistan...
Bonne journée à vous | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 11:21 · Modifié le 1 oct. 2018 à 17:42 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 8 de 49 · Page 1 de 3 · 9 600 affichages · Partager Suite de notre périple du lundi 3 septembre 2018 !
Nous arrivons à Khiva vers 15h30 et nous installons à l'hôtel au Nord-Ouest d'Itchan Kala, la petite cité intérieure de Khiva. Puis nous partons en reconnaissance à travers la ville à pied. Nous tombons immédiatement sous le charme des lieux. Itchan Kala est entourée de remparts en pisé mesurant 600 mètres de long pour 400 mètres de large. Fondée il y a 2500 ans, elle est aujourd'hui classée patrimoine mondial de l'UNESCO. Le coeur de la ville, ou chakhristan, est encerclé par 2,2 km de ces fortifications crénelées, aussi anciennes que la ville qu'elles protègent.
Les remparts en pisé
Dans la lumière du coucher de soleil
La ville est située au Sud de l'Amou Daria (anciennement appelé Oxus), dans la région du Khârezm, et était l’ultime étape des caravaniers avant la traversée du désert en direction de la Perse. Itchan Kala a été maintenue dans son état d'origine. Les travaux de restauration effectués ont respecté les techniques de construction traditionnelles et l’emploi de matériaux locaux traités de façon traditionnelle, tels que la brique cuite, le bois et la pierre. Construite selon les traditions d'urbanisme d' Asie centrale, la ville intérieure s'étend sur 26 hectares, et son histoire remonte à plus de 2000 ans ! Elle forme un rectangle régulier (650 par 400 m) allongé dans le sens nord-sud elle est retranchée à l’intérieur de murailles de brique hautes d’une dizaine de mètres. Elle abrite 51 structures monumentales anciennes et 250 habitations, et offre des types remarquables d’ensembles architecturaux, tels que la mosquée Djouma, la mosquée Oq, les madrasas Allakouli-Khan, Muhammad Aminkhon, Muhammad Rakhimkhon, les mausolées de Pakhlavan-Makhmoud, de Seyid Allaouddine, Shergozi-khan, ainsi que des caravansérails et des marchés. Tous ces attributs sont autant d’exemples exceptionnels de l’architecture islamique de l’ Asie centrale. La ville n’a pas d’âge mais elle aurait, dit-on, été fondée par Sem, le fils de Noé, qui y découvrit un puits où les hommes et les bêtes pouvaient s’abreuver avant de poursuivre leur interminable marche transcontinentale. D’abord perse, puis arabe, son histoire est marquée par les assauts successifs des troupes de Genghis Khan, de Tamerlan, des Ouzbèkes puis des Russes. Pillée, saccagée, la cité, qui est scindée en deux parties, Dichan-Kala, la ville extérieure et Itchan-Kala, la partie intérieure, s’est à chaque fois relevée. Mais derrière cette vitrine, la cité oasis du Khorezm cache un passé lourd et son lot d'histoires sordides. Elle était notamment célèbre pour son marché d'esclaves, repaire de voleurs, de brigands et de trafiquants de tous poils.
Majoliques bleues et blanches, coupoles vert jade, portes sculptées, piliers de bois ciselé... Itchan Kala regorge de détails que l'on a de cesse d'admirer.
Nous visitons Khiva les deux jours suivants. Tôt le matin, nous dévalons le dédale de ruelles sinueuses et désertes. Avant 8h, il n'y a pas âme qui vive. La ville est dépouillée de ses très nombreux touristes et des artisans qui en peuplent les artères en journée. Sur les étals de ces derniers, se côtoient foulards en soie, objets en bois sculpté, tapis, tissus et poupées aux yeux parfois inquiétants. Quelques Ouzbeks s'affairent dans les jardins et nettoient les pavés. Un calme olympien règne dans la cité et la lumière est parfaite pour prendre quelques photos des remparts. Des enfants en uniformes s'apprêtent à partir à l'école. Il fait un peu frais mais il n'y a pas de vent. Des effluves de nôn chaud envahissent nos narines. Nous découvrons aussi l'ensemble de la carte gastronomique ouzbèke avec ses influences kazakhes, tadjikes ou ouïghoures, dans les quelques tchaïkhana que nous trouvons sur notre chemin : laghman, chorba, manty, somsa, shashlik et le fameux palov ouzbek, plat national à base de riz pilaf, de carottes et d'oignons et de boeuf mijoté dans l'huile. Les Ouzbeks sont toujours curieux à la rencontre des touristes. Ils nous saluent, s'amusent gentiment de nous et nous invitent à échanger quelques mots au détour d'une médersa ou d'une mosquée. Les quelques rudiments d'ouzbek et de russe que nous avons appris nous seront très utiles et nous permettront de créer des liens intéressants avec les enfants et les personnes âgées. Nous nous sentons partout les bienvenus. C'est incroyable de constater combien les gens sont gentils, avenants et prêts à vous aider au moindre souci d'itinéraire.
Un plan de la ville pour mieux se repérer est disponible au Point Tourisme, juste en face du Kalta Minor. On vous renseignera sur toutes les modalités d'accès aux sites. Il faut acheter un pass d'une validité de deux jours pour 100 000 soums. La quasi totalité des monuments sont accessibles avec ce pass soit un peu moins d'une vingtaine. Pour profiter pleinement de Khiva, il vaut mieux y passer deux jours complets, histoire d'avoir le temps d'abord de prendre ses repères dans la ville puis ensuite de flâner de site en site sans avoir à tout faire au pas de course.
| | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 15:53 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 9 de 49 · Page 1 de 3 · 9 569 affichages · Partager J embarque ! Ça fait longtemps qu il n y a pas eu de carnet récent et illustré sur ce pays, qui me fait rêver depuis longtemps. Et la beauté de vos quelques photos ne font que renforcer mon intérêt pour cette culture.
Merci également de partager votre itinéraire, qui semble sortir un peu des sentiers battus... | | | À: Yuean · 1 octobre 2018 à 16:10 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 10 de 49 · Page 1 de 3 · 9 564 affichages · Partager Bonjour et merci pour votre message, bienvenue à bord ! 
Je reviendrai compléter la partie sur Khiva plus tard en ajoutant le nom des monuments sous chaque photo.
Je vais ajouter un résumé de notre itinéraire dans le premier message.
Il y aura un long épilogue dans lequel je parlerai en profondeur du pays, de sa situation, de son histoire, des Ouzbeks, d'un petit peu tout finalement !
Excellente journée à vous ! Marie | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 17:14 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 11 de 49 · Page 1 de 3 · 9 555 affichages · Partager Nous sommes maintenant le 6 septembre et après l'un de ces petits-déjeuners copieux que nous prenons depuis notre arrivée au pays, nous faisons nos adieux à la belle Khiva pour rejoindre Boukhara. Nous roulons toute la matinée et arrivons autour de 15h40 à Boukhara. Notre première impression est mitigée. Nous logeons dans le quartier Liab-I-Haouz qui se trouve être excessivement touristique à notre goût. Depuis le début de notre voyage, les Ouzbeks apprécient de nous entendre parler l'ouzbek. Mais pas ici. Tout est très occidentalisé, jusque dans le service et les cartes des restaurants. Nous nous hâtons de quitter cet endroit trop léché qui nous fait un peu penser à une vitrine Disney Land. Nous sommes aussi lassés de tous ces commerçants artisans qui guettent le touriste et aimerions retrouver la vie ouzbèke dans son jus, qui ne se définit pas uniquement autour et pour le tourisme. C'est le bozor de Boukhara qui nous fera nous réconcilier avec la ville. Cela étant dit, la gentillesse des Ouzbeks est incroyable. Les gens s'arrêtent pour vous d'eux-mêmes dans les rues pour s'assurer que vous n'ayez besoin de rien. La magnificence et le gigantisme des monuments ne sont plus à prouver. Leurs dimensions dépassent de loin celles de Khiva.
Le centre historique de Boukhara remonte à plus de 2000 ans. Il est situé sur les Routes de la soie. C’est un des meilleurs exemples de cités islamiques bien préservées d’ Asie centrale du Xe au XVIIe siècle, avec un tissu urbain qui est resté largement intact. Important centre économique et culturel de l' Asie centrale, l'ancienne cité perse a été un centre majeur de la culture islamique pendant des siècles et est devenue un centre culturel majeur du Califat au VIIIe siècle. À l’exception de quelques vestiges importants datant de la période antérieure aux invasions mongoles de Gengis Khan en 1220 et de Timour en 1370, la vieille ville est un témoin de l’urbanisme et de l’architecture de la période chaybanide des rois ouzbeks, à partir du début du XVIe siècle. La citadelle, reconstruite au XVIe siècle, marque le centre civique de la ville depuis ses origines.
Les monuments importants encore debout depuis ces temps anciens comprennent la célèbre tombe d’Ismail Samanai, impressionnante dans sa sobre élégance et plus bel exemple restant de l’architecture du Xe siècle dans tout le monde musulman. De la période karakhanide du XIe siècle date le remarquable minaret de Poi-Kalyan, chef-d’œuvre de la décoration en briques, de même que la plus grande partie de la mosquée Magoki Attori et du mausolée Chashma Ayub. La madrasa Ulugbek est un héritage survivant des Timourides. Aux Chaybanides sont dus certains des plus célèbres monuments de Boukhara : l’ensemble de Poi-Kalyan, l’ensemble de Lyabi-Khauz, la madrasa Kosh et la madrasa Gaukushon dans l’ensemble de Hodja-Kalon. Les édifices ultérieurs de cette période de l’histoire de Boukhara comprennent des madrasas monumentales aux carrefours importants : Taki Sarafon (Coupole des changeurs), Taki-Tilpak-Furushan (Coupole des chapeliers), Tim-Bazzazan et Tiro-Abdullah-Khan. Au début du XVIIe siècle, de belles constructions sont venues s’y ajouter, dont une nouvelle grande mosquée, Magoki Kurns (1637) et l’imposante madrasa Abdulazziz-Khan (1652). Cependant, l’importance réelle de Boukhara tient non pas à ses édifices pris individuellement, mais plutôt à l’ensemble de son paysage urbain, démontrant le niveau élevé et constant de l’urbanisme et de l’architecture inauguré par la dynastie chaybanide.
Voir la page du site de l'UNESCO qui lui est consacrée.
Le bozor est un véritable régal ! Nous sommes conviés à siroter un kok chai chez un marchand d'épices et de fruits secs. Nous partons encore avec des sacs remplis d'abricots, de noix, d'amandes, de thé, de paprika, de chili, etc. La cacophonie ambiante répond à un foisonnement de couleurs et à une multitude de parfums qui s'enchevêtrent. Un groupe de femmes m'interpellent. Elles vendent du kurut nature et épicé, de toutes tailles, en grande quantité. Elles sont étonnées de me voir l'aimer autant. Apparemment, d'habitude, les touristes n'en raffolent pas. S'engage alors une conversation un peu surréaliste en ouzbek, que j'essaie de suivre comme je peux. Je ne peux plus les arrêter de me poser des questions sur d'où je viens et qui je suis. Un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire.
Voici un plan de la ville pour mieux se repérer :
Boukhara, c'est aussi un atelier artisanal de fabrication de marionnettes. Elles sont sculptées, peintes et accessoirisées main selon un savoir-faire transmis par le maître et sont exposées partout dans le monde. Un vrai bonheur que de pénétrer l'intérieur de cet atelier où s'affairent les artisans avec bois, papier mâché et tissus colorés.
| | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 18:21 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 12 de 49 · Page 1 de 3 · 9 538 affichages · Partager Samedi 8 septembre 2019. La veille, je me suis adressée à l'hôtel afin de trouver un chauffeur et un guide francophone pour aller visiter les environs de Boukhara. Nous avions en tête de faire le Palais d'été de l'Emir Sitoraï-Makhi-Khosa, la nécropole Tchor Bakr et les vestiges de l'ancienne colonie de Varakhcha. Nos désirs sont devenus réalité.
Le palais d'été de l'émir
Construit par les Russes en 1911 pour le dernier émir Alim Khan, le Palais d'été de l'émir avait pour vocation de l'inciter à quitter l'Ark de Boukhara et à se retirer dans un no man's land stratégique à la lisière de la ville.
Les émirs en furent chassés lorsque les bolchéviques s'emparèrent de l'émirat (autrefois protectorat de l'Empire russe) en 1920.
La nécropole Tchor Bakr
Six kilomètres à l'ouest de Boukhara seraient enterrés quatre descendants du prophète Mahomet depuis 970 : l'imam Sayid Abou Bakr et ses trois frères Fazl, Ahmed et Hamed. Ainsi, la réputation de sainteté des lieux attira des foules de fidèles, et notamment des personnes riches et célèbres désireuses d'en recueillir les bienfaits.
La secte Khodjoroum de derviches soufis fut la première à installer sa communauté autour des tombeaux des quatre (tchor) Bakr.
Varakhcha
Il aura fallu emprunter une route extrêmement mauvaise et longue pour arriver jusque-là. Je ne conseille cette visite qu'aux amoureux des ruines, sachant qu'il ne reste absolument rien de cette ancienne cité sogdienne. Le site permet seulement d'imaginer ce que fut cette ville à l'époque et qui ne se releva jamais des attaques arabes et du manque d'irrigation, puis de sa destruction par Gengis Khan.
Varakhcha abritait la résidence des anciens souverains de l'oasis de Boukhara avant la conquête arabe. Elle marquait la frontière militaire ouest de l'oasis et accueillait une citadelle et un grand marché, car elle se trouvait entre Boukhara et Khorezm ( Khiva). L'historien Nerchakhy (899-959) au Xe siècle la décrit comme ayant été autrefois plus ancienne et plus importante que Boukhara et étant irriguée de douze canaux. Elle résista à l'invasion arabe et joua un rôle important contre l'expansion de l'islamisme, mais tomba en décadence avant d'être entièrement détruite par les armées de Gengis Khan.
Il faut ici jouer de son imagination pour se représenter ce que fut cette grande cité d'antan. | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 18:29 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 13 de 49 · Page 1 de 3 · 9 532 affichages · Partager Merci pour ce beau carnet. Les photos sont magnifiques, bref j'adore et j'embarque moi aussi !!! Encore une destination qui va allonger la liste des pays que j'aimerai visiter..... vivement la suite... ça y est je suis bien installée.
Mariejo | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 18:30 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 14 de 49 · Page 1 de 3 · 9 531 affichages · Partager Quel beau voyage. Je prévois de le faire également. Est-ce possible d’avoir les coordonnées de l’agence de voyages qui vous a réalisé ce programme ? | | | À: Aleph240758 · 1 octobre 2018 à 18:35 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 15 de 49 · Page 1 de 3 · 9 526 affichages · Partager Bonjour Marie-Jo 
Un grand merci pour votre message qui me fait très plaisir. Soyez la bienvenue à bord ! Si vous avez des questions sur des sujets précis, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir.
Un petit kok chai à siroter en tournant les pages de ce carnet ? 
Bonne fin d'après-midi. Marie | | | Bonjour 
Et merci pour votre message ! Comme vous avez dû le remarquer, je n'ai pas précisé le nom de l'agence avec laquelle j'ai voyagé, pas plus que les hôtels dans lesquels j'ai logé. En effet, il est écrit sur le site qu'il est interdit de faire de la publicité. Du coup, je n'ai pas osé. Je peux vous communiquer plus de détails en MP avec plaisir.
Bonne soirée. Marie | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 18:45 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 17 de 49 · Page 1 de 3 · 9 519 affichages · Partager Bonsoir ce serait avec plaisir, vu que vous en êtes très satisfaite. Cordialement et bonne soirée | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 18:52 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 18 de 49 · Page 1 de 3 · 9 518 affichages · Partager Bonjour [:)
Et merci pour votre message ! Comme vous avez dû le remarquer, je n'ai pas précisé le nom de l'agence avec laquelle j'ai voyagé, pas plus que les hôtels dans lesquels j'ai logé. En effet, il est écrit sur le site qu'il est interdit de faire de la publicité. Du coup, je n'ai pas osé. Je peux vous communiquer plus de détails en MP avec plaisir.
Bonne soirée. Marie
Bonsoir, Merci pour ce fabuleux carnet de voyage qui me fait rêver avant l'heure. Je prévois d'y aller au printemps prochain et en découvrant votre aventure vivement le printemps 😉😉. Pourriez-vous me donner les coordonnées de votre guide et le coût approximatif. Je vous remercie. | | | À: Belisama45 · 1 octobre 2018 à 19:32 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 19 de 49 · Page 1 de 3 · 9 516 affichages · Partager Dimanche 9 septembre 2018, nous prenons la route à destination du camp de yourtes de Yanguigazgan dans le désert du Kyzyl-Kum (sable rouge). Mais en chemin, nous ferons quelques haltes dont la première sera l'atelier de fabrication de céramiques de Gijduvan. Nous y sommes accueillis autour d'un kok chai et de fruits secs à grignoter. La maîtresse des lieux est parfaitement francophone. L'atelier expose ses céramiques en France, en Europe, aux États-Unis et ailleurs. Chaque région ouzbèke ou d' Asie centrale a sa propre pâte en matière de céramiques, les couleurs et les motifs diffèrent d'un lieu de production à l'autre selon les traditions locales.
Nous partons ensuite en direction de Nourata. Sur la route, nous nous arrêtons pour admirer des pétroglyphes datant d'il y a 4000 ans.
Nous arrivons à Nourata et pénétrons à l'intérieur du complexe par la mosquée. Autour de celle-ci sur sa gauche, un bassin de poissons sacrés reflètent les rayons du soleil. C'est un lieu de pèlerinage pour les Ouzbeks qui sont présents nombreux en famille. Nous grimpons au sommet de l'ancienne cité sogdienne sur le flanc de la montagne. Malheureusement, le site est vraiment très pollué de plastiques.
Direction Aydarkul. Nous roulons un moment au milieu du désert du Kyzyl-Kum et apercevons des troupeaux de chevaux las de la chaleur en train de paresser, avant d'atteindre les rives d'un lac aux eaux bleues bordées de tamaris roses et peuplées de migrateurs évoluant sur la plages ou nichant dans les peupliers de l'Euphrate. Un moment de paix et de quiétude s'offre à nous. On n'entend pas une moucher voler, le silence règne. Le lac écume et lèche le sable de plages couvertes de branchages. Nous avons l'impression d'être seuls au monde.
Direction Yanguigazgan maintenant, après ce petit interlude de calme, nous reprenons la route pour le camp de yourtes kazakh où nous passerons une nuit.
Nous nous installons dans notre yourte, très confortable et bien équipée avant d'aller rejoindre notre guide et ses deux chameaux de Bactriane pour une petite balade dans le désert au soleil couchant. Je suis conquise par mon destrier, Simba, qui a une bouille d'enfer. Il faut dire que j'ai tendance à rapidement gâtouiller avec les animaux. Nous montons sur le dos carrossé de nos deux amis de fortune et partons à travers les paysages de dunes de sable recouvertes de buissons asséchés et d'ail sauvage. L'atmosphère est agréable, et la lumière, magique, se tamise. Le ciel prend un teint orangé et il fait extrêmement doux. Nous sommes juste bien.
Nous retournons au camp, ravis et allons déguster un kok chai dans la salle à manger avant de dîner d'un repas délicieux uniquement à base de légumes en salade et mijotés. Nous aurons droit à la pastèque en dessert (tarvuz) et au melon (qovun). Puis nous nous retrouvons tous ensemble autour d'un feu de camp, où un chanteur/musicien interprète des chants ouzbeks et kazakhs sous une voûte étoilée, au milieu de nulle part. Nous passons un très beau moment de partage à danser et chanter.
Nous passons une nuit apaisée dans notre yourte. Et le lendemain matin, je me lève aux aurores pour capturer les premiers rayons du lever du jour sur les collines de sable.
| | | À: Varcof · 1 octobre 2018 à 19:42 Re: Voyage en Ouzbékistan, sur les routes de la soie Message 20 de 49 · Page 1 de 3 · 9 512 affichages · Partager Bonsoir  ,
Je vous réponds en MP.
Excellente soirée. Marie | Carnets similaires sur l'Ouzbékistan: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 424 visiteurs en ligne depuis une heure! |