Il y à une "autre histoire", bien réelle celle la.....
C'est celle des Bat d'Af.....Celle que l’on appelait «les bataillons de la mauvaise chance», la fine fleur des bas-fonds, les vrais, les durs, les tatoués, ceux dont la culture populaire a fait les héros d’une légende noire, et que chante Edith Piaf avec son «légionnaire».....Celle des "Zéphirs et les Joyeux" !
L’enfer des bagnes militaires français.Biribi, (Aucun endroit au monde n’a porté ce nom) c’est le nom donné à la fin du XIXe siècle aux nombreux bagnes militaires que l’armée française installa en
Afrique du Nord pour se débarrasser de ses " mauvais sujets " : on y envoyait les fortes têtes, les indisciplinés, les condamnés des conseils de guerre, les jeunes qui sortaient de prison, mais aussi parfois les opposants politiques, les homosexuels ou les faibles d’esprit. Ces " corps spéciaux " : compagnies disciplinaires, bataillons d’Afrique ou ateliers de travaux publics, infligeaient un sort terrible aux milliers d’hommes qui y furent envoyés, les brimades, les sévices, parfois les tortures infligées par des sous-officiers indignes, le travail harassant sous un soleil de plomb, la violence des relations entre hommes dans ce qui était considéré comme les bas-fonds de l’armée.....Foum
Tataouine en fit partie.
Heureusement, le courage de quelques-uns, condamnés, médecins, militants ou journalistes comme Albert
Londres, contribua à faire peu à peu prendre conscience au pays de l’horreur quotidienne vécue dans ces camps disciplinaires.
Les derniers " corps spéciaux " de l’armée française furent supprimés au début des années 1970.....
Mais après tout, de tout ça on s'en fout.
En marchant sur la grande route,
Souviens-toi, oui souviens-toi,
Les anciens l'ont fait sans doute,
Avant toi, oui avant toi,
De
Gabès à
Médenine,
De
Gafsa à
Tataouine,
Sac au dos dans la poussière,
Marchons Bataillonnaires.