bonjour, oublieuse,
oui, il donne envie, comme ton « post » sur la crise (je n'ai pas réagi, mais je pense comme toi...)ce film laisse des traces, et il en a tellement peu qui laissent des traces... encore faut-il avoir un « horizon d'attentes » comme dit une de mes copines, je crois que tu l'as pour ce film. D'abord, il est tourné avec les moyens du bord... »en digital », c'est ce qui rend parfois l'atmosphère un peu oppressante, mais qui évite aussi « tout effet esthétisant » (cf. un post précédent) d'ailleurs CEYLAN déclare que « tout est concentré dans un petit appartement » là, je ne suis pas trop d'accord avec lui...pour les amoureux de la
Turquie, il y a plein de petits détails qui ne trompent pas sur son oeil observateur (le
Bosphore, omni-présent, l'atmosphère des cafés le soir, le matin, à la fermeture, à l'ouverture...les taxis...leur condition, la circulation, le choc des cultures (une ruine romaine cotoie le chemin de fer, lui-même obstacle à la mer...etc...)
et puis il y a « l'amour, les petits et les grands »....confrontés aux réalités de la vie de tous les jours...où l'on voit que la passion fait rarement bon ménage avec la réalité et pourtant... CEYLAN aime observer les personnages, « voir comment les flux de haine ou d'amour les traversent, comment ils réagissent... »
presque comme la vie, et CEYLAN conclut « on peut voir « les Trois Singes » comme un mélo «... presqu'un mélo...
cours-y vite, tu me raconteras.
il donne envie, ce film...