Ni hao!
De retour de mon voyage en
Thaïlande (
Cambodge et
Laos) en février/mars dernier, mon vol Air China de
Bangkok passe par PEK direction
Montréal... Comme on arrive à 1am, Air China nous offre (c'est nouveau de cette année je crois aussi, sur votre page de réservation) une chambre d'hôtel gratos à
Beijing-navette + déjeuner (ou un rabais de 4 heures gratuites au Lounge de l'aéroport: coût réel, environ 120$us pour 6 heures...très cher) bref, comme la
Chine a maintenant ouvert ses portes avec un visa de 24/144 heures (autre nouveauté), l'occasion est rêvée d'y faire un p'tit arrêt...
Erreur!
Après avoir demandé à plusieurs intervenants (staff de l'avion, staff à l'aéroport) si l'on devait passer d'abord par les douanes domestiques OU internationales (transfert) pour sortir temporairement de BCIA, certains m'ont dit domestique et les autres que l'un ou l'autre, c'était pareil. Ok.
À mon arrivée à 1am, comme je suis habitué de BCIA, je savais que le domestique allait être bourré de monde en attente (4 rangées) et donc, je me suis rué vers l'internationale, vide. Passe le 1e tampon puis une fois au sous-sol, on me retourne en haut. La dame du 1e tampon me retamponne la carte d'embarquement et m'enlève la partie embarquement. Comme personne ne parle ni ne comprend l'anglais, je me retrouve au niveau "domestique" et retrouve des comparses québécois et français pris eux-aussi dans ce casse-tête chinois. La main gauche ne sait pas ce que la main droite fait, et vice versa!
Pour ceux qui connaissent BCIA, juste en sortant du transfert international, disons après les douanes domestiques, un petit comptoir pour VISA 24/144 est installé à gauche sur la rampe mais sans affiches dignes de ce nom ni d'indications claires... Et là, il y a déjà quelques farangs qui remplissent une autre carte, d'autres qui s'engueulent avec la fille résolument dépassé par les événements et qui est d'une lenteur monastique, en plus de répondre au téléphone aux dix secondes. Arrivé à 1am, il est déjà 2am quand on me refuse le visa parce que ma carte d'embarquement m'a été subtilisé par la dame à l'internationale. On m'envoie au guichet de droite où la dame est bête comme ses deux pieds et me dit que le comptoir Air China ouvrira à 5h30am et que je dois donc attendre pour me faire faire une autre carte. Et là, je perds mon calme olympien qui est ma marque de commerce légendaire... Quelques sacres québécois bien sentis et un bon coup de pied sur le poteau en stainless qui trainait par là (avec l'écho qui vient avec dans cet aéroport immense et vide la nuit) m'auront permis de me retrouver rapidement au guichet précédent où une préposé arrivée sur le tard a tôt fait de me faire passer tout-de-suite; la fille s'excuse de son erreur, je reprend ma convivialité légendaire et fait descendre la pression de tout le monde en blaguant. Elle me tamponne la carte et puis, avec mes deux gaulois perdus, on file vers les douanes domestiques où il y a toujours 4 lignes d'attente pour 2 guichets d'ouverts.
Peut-être que mes sacres et mon coup de pied bien senti se sont rendus jusqu'aux douanes domestiques, je n'en saurai jamais rien mais juste comme on arrive à la queue de la file de 4 rangées, une autre préposée venue de nulle part nous ouvre le ruban et, comme par magie, un nouveau guichet s'ouvre devant nous... 6 minutes d'attente (les 4 autres rangées nous regardaient avec de la bave aux lèvres...)!
Il est finalement 2h40 quand on obtient notre visa et on se dirige vers le train puis la zone de taxis...
Une fois au taxi, même avec la copie de réservation de l'hôtel (il n'y avait pas de navette à cette heure évidemment) où la direction de l'hôtel était notée en chinois pour le chauffeur, le pauvre monsieur peinait à comprendre... Après quelques minutes, on part tous... L'hôtel est dans le giron de BCIA mais on roule quand même un bon 15 minutes. Un fois là, mes gaulois doivent reprendre un autre taxi car l'hôtel est complet mais la préposé leur a gentiment trouvé une autre place pas loin. Je ne les ai pas revus le lendemain donc je ne sais pas comment ils s'en sont tirés...
Mais mon gars du taxi, lui, voulait son 50 yuan depuis qu'on était sortis. Je lui avait fait signe d'attendre, que je reviendrais le payer plus tard, en pensant que l'hôtel règlerait la note car je n'avais pas de yuans sur moi... Mais non, seulement la navette était incluse. Je demande donc à la préposée de me faire un retrait via VISA, ça donnait 10$cad pour avoir enfin la paix et le sommeil du juste...
Tout s'arrange quand je rejoins le taxi fébrile et battant de la patte; en le payant, j'essaie de lui montrer que le calme paie bien lui aussi...
Il est 3am quand j'arrive enfin à ma chambre, super belle, avec un lit tout mou et des draps de soie avec 4 oreillers. La femme de chambre est encore là a tout ramasser en vitesse (une chance que je suis arrivé avec 2 heures de retard!); je lui fait signe de relaxer, le feu n'est pas pris aux rideaux!
Une chambre à 888yuans/180$!

En fouinant à gauche et à droite, je trouve une paire de petites culottes noire en broderie laissée sur un meuble noir...
Ça me fera une belle jambe le lendemain quand il trouveront ça. Je m'empresse donc de la foutre aux chiottes et de tirer la chaine.
Bye bye les préjugés!
Je me tape alors deux bières en ligne et je tombe finalement comme un tigre dans les bras de Mao...
Il est 4 am.
Morale: 當我們認為中國的一切都會變得輕鬆的時候,我們就在凌晨四點去睡覺!
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Fzoo.