Fabhyène · 28 juillet 2018 à 14:48 · 166 photos 79 messages · 22 participants · 12 889 affichages | | | | bonjour tu as raison de regarder les belles choses et il y en a ! malheureusement comme partout, comme chez nous de plus en plus d'écart entre riches et pauvres ! c'est révoltant, on fait plus ou moins avec ! mais quand ça touche les enfants, j'ai du mal à ne rien dire, bien que ce soit inutile...j'ai pu le constater avec le temps ! au plaisir de lire la suite ! francia | | | Waow beau carnet, belles photos. Justement je cherchais à mieux visualiser Saint Louis, il se pourrait que j'y aille en mission professionnelle. J'attends la suite! Raph | | | Merci Raph C'est sympa d'avoir un retour! A part les 2 autres encouragements reçus j'avais l'impression d'écrire dans le vide! | | | Une petite excursion dans le parc national des oiseaux du Djoudj, ça vous dit?
A environ 60 km de Saint Louis (mais attention au moins 1h30 de route) se trouve le parc national des oiseaux du Djoudj, réserve ornithologique d'une grande richesse (ce serait la 3ème réserve ornithologique du monde).
Lieu de résidence permanent pour certaines espèces ou halte en cours de migration pour d'autres, il est situé dans le delta du fleuve Sénégal, dans une cuvette, et sa visite se fait en pirogue.
Vous verrez dans mon post des pélicans, des aigrettes, des oies de Gambie, des hérons,...etc...
Sachez que nous avons commencé par croiser la route d'un très beau python (python de Seba je crois), sur la piste menant au parc... A vue de nez il faisait plus de 5 mètres, je pense, et il était impressionnant!
Pendant que nous en sommes aux reptiles, nous avons aussi vu pas mal de varans, dans l'eau ou sur les berges:
Et aussi un crocodile, ils seraient assez nombreux mais ils sont plus actifs la nuit et nous n'en avons vu qu'un:
Ah, nous avons été impressionnés par la folie pilaire des phacochères, que nous avons vus en nombre. Barbe, favoris, side-hair, on se serait crû à un défilé de mode...
Bon alors et des oiseaux, vous voulez en voir?
Oups j'ai épuisé le quota de 20 photo par post...
La suite du Djoudj dans un prochain message! | | | tu as bien fait de partager l'Elégance
Ah oui j'ai été super impressionnée. J'ai vu des femmes avec des toilettes extraordinaires, pour faire leur marché, c'est un régal pour les yeux. Et même quand la toilette est plus "banale", j'ai souvent constaté un art dans la manière de draper les étoffes, d'associer des couleurs. De la classe! | | | Merci Sen ! | | | Le Djoudj, suite!
la suivante est un peu floue mais j'aime bien sa silhouette
Ce cormoran est bizarre, quand il nage il n'y a que son long cou qui sort, comme un serpent... d'ailleurs on le surnomme "oiseau-serpent"
Pour la photo suivante je vous jure que de loin j'ai d'abord pensé "oh ZUT ! des sacs plastiques ici aussi"... mais ce ne sont pas des sacs plastiques noirs qui pendouillent à un arbre... ce sont des cormorans!
Mais... qu'est-ce que c'est que ce nuage de moucherons au loin?
oui, des pélicans, des centaines de pélicans!
Amerrissage réussi...
Ci dessous un juvénile: ils sont bruns!
Leçon de pêche en 3 temps:
Et j'aime beaucoup la dernière... regardez le pélican tout à droite, dans son bec on voit le poisson qu'il vient d'attraper!
| | | je viens de découvrir par hasard ton carnet et je te félicite pour tes magnifiques photos !! j'adore tes portraits qui donnent tant d'âme à ce récit...d'autant que je suis incapable de photographier les gens (alors que j'adore la photo et que je mitraille à chaque voyage !!), comment fait tu ? est-ce que tu demande l'autorisation avant de shooter, est-ce que tu photographie de loin...j'ai toujours peur de "déranger"... et pourtant on vois certains sourires et poses sur tes clichés qui montrent que les personnes sont consentantes... | | | Bonjour Stéphanie Tout d'abord merci pour ton appréciation, c'est sympa!
Je t'envoie aussi un message privé pour te répondre. | | | Un matin, nous avions rendez-vous avec une Saint-Louisienne pour faire le marché puis aller chez elle cuisiner puis déguster le plat-phare du Sénégal, le thiéboudiène, ou "Tieb" pour les intimes. Nous voici donc partis de l'autre côté du Pont Faidherbe, où nous a rejoints près du marché une grande femme élégante toute vêtue de bleu, Mame Yacine. J'ai trouvé super intéressant de la voir négocier, de pouvoir ainsi observer les rapport humains, les postures pendant les transactions. Au retour, j'ai écrit ce texte pour mes amis, et je vous le partage.
Il s'appelle: " une femme puissante"
et c'est un hommage à toutes ce femmes fortes qui portent leur maisonnée à bout de bras, partout dans le monde.
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Mame Hiacine règne sans partage sur sa maison du quartier sud de l'île de Saint Louis. Une grande maison où il est agréable de palabrer dans le patio fleuri, sous un voile d'ombrage...
Mame Hiacine exerce son empire sur sa cuisine... Révolution des palais, qui n'a de violente que les piments... mais, rassurez-vous, elle sait faire sa main légère quand elle cuisine pour les toubabs.
Madame Hiacine étend son emprise sur le marché... le matin, elle rejoint le bal des élégantes de l'autre côté du Pont Faidherbe. Port de tête royal, démarche altière, elle fend la foule d'un pas décidé et fond sur une marchande qui, la voyant arriver, se dit déjà « celle-ci, c'est une cliente coriace, je ne vais pas la-lui faire ». Rapport de force instauré en sa faveur, Mame Hiacine jauge les marchandises, échange quelques mots, choisit avec une négligence feinte quelques légumes et paie, jetant d'un air supérieur un billet froissé ou une poignée de pièces à la marchande. Rapport de force maintenu.... Mais advienne qu'elle soit mécontente de la qualité ou du prix, la voici qui tourne les talons avec superbe et revient dix étals en arrière, puis repart cinq étals en avant...
Au fur et à mesure de ses allées et venues, les sacs se tendent et s'alourdissent : tomates, carottes, petits choux verts et choux raves, courges, aubergines, bissap, fruits du baobab, citrons verts, coriandre, gombos, oignons... Pas de Thiéboudiène sans de beaux poissons : ce seront des capitaines de belle taille, aussitôt confiés à des femmes qui, non loin des étals de poisson, se chargent de les écailler et de les vider. Ah, ne pas oublier le riz, l'huile, le poisson boucané et les petites crevettes séchées... Oui, et le tamarin !
De retour chez elle, Mame Hiacine se change pour cuisiner... dans son antre culinaire ouvert sur le patio, c'est la maîtresse des flammes et des marmittes, et pourtant elle travaille sur deux simples réchauds à gaz posés sur le sol. La magie peut commencer ! Farcir, saisir, rissoler, frire, ébouillanter, frémir, frissoner, bouillonner et mijoter... Goûter, rectifier... Répondre aux questions des toubabs, patiemment... et faire des allers-retours jusqu'à son petit restaurant en face pour cuisiner sur deux fronts simultanément, le téléphone collé à l'oreille...
C'est enfin la dégustation... armés chacun d'une fourchette ou d'une cuillère, nous puisons dans les plats communs autour desquels nous faisons cercle, assis au sol. L'assemblée est nombreuse puisque nous avons été rejoints par les enfants, rentrés de l'école, et par Mame Hiacine. Le capitaine, posé sur un lit de riz fondant, est ceint de légumes. L'on sert une sauce au tamarin. L'on rapporte le « gratin », le riz du fond de la marmitte, légèrement grillé et croquant sous les dents, un de ces plaisirs plébéiens dont la cuisine de famille a le secret, dans toutes les contrées.
Silence, bruit des couvert, soupirs de contentement... Aujourd'hui, Mame Hiacine, femme puissante, nous a régalés d'un délicieux Thiéboudiène, dans sa demeure de l'île de Saint Louis du Sénégal.
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Je vous joins quelques photos (merci à mon amie Laure pour certaines d'entre elles, notamment celles du marché). Je n'ai pas Mame Hiacine dans sa belle robe bleue revêtue pour le marché, nous étions trop intimidés et elle virevoltait entre les étals comme une abeille...
Une partie des ingrédients:
Deux beaux capitaines (c'est comme cela que les appellent les sénégalais, je ne sais pas s'ils ont un autre nom je ne suis pas très calée en poissons!)
Les poissons reçoivent une petite farce très aromatisée
Tout est cuit sur deux réchauds à gaz dans de grands fait-tout
une amie venue un quart d'heure donner un coup de main
Le riz pré cuit à la vapeur avant d'être ensuite cuit dans le bouillon des légumes et des poissons
Ah ça c'est une tuerie: une sauce au tamarin!
Le dressage du plat, après on a été trop occupés à manger!!!
Prochain post: le parc naturel de la Langue de Barbarie | | | Mais non Fabienne, tu n écris pas dans le vide ! J ai découvert ton carnet hier et je me suis forcé à ne pas l engloutir d une traite afin de prolonger un peu le plaisir ce matin !
Enfin un carnet récent sur le Sénégal, avec une volonté de faire de belles photos. Le point de vue que tu as adopté (focus sur la beauté de la toilette des femmes, sur les hommes en palabre, les couleurs des villes et sur la faune) me plait tout à fait. Merci et vivement la suite, que l on poursuive ce régal de couleurs, de sourires et de culture ! | | | Merci Yohan! Que tu me lises depuis l'empire céleste me fait plaisir!
La suite viendra après le week-end, nous allons faire une escapade dans un petit coin de paradis (à ce que des copains m'en ont dit) en Hollande, à juste 2 heures de route de chez moi (je suis lilloise). Il n'y a pas qu'Amsterdam en Hollande (même si c'est une très belle ville) et la campagne y est très belle à certains endroits. Si j'en rapporte assez de matière j'en ferai un petit post plus tard! | | | Ha, c'est pour la bonne cause alors ! Il est vrai qu un ou deux carnets de voyage sur VF montrent des coins de campagne hollandaise tout à fait charmants. Profitez bien et au plaisir de lire la suite des aventures au Sénégal.
Ps : VF n est pas encore censuré ici, donc en effet, j en profite pendant qu il en est encore temps! | | | La langue de Barbarie: Sous les eaux bleues, chronique d'un drame annoncé.
La langue de Barbarie est à l'origine une étroite bande de sable, de quelques centaines de mètres au plus large, et de 30 à 40 km de long, qui s'étendait de manière continue depuis le nord de Saint Louis jusqu'à l'embouchure du fleuve Sénégal. S'étendait, car dorénavant une grande brèche sur l'océan est ouverte et ne cesse de s'agrandir, et ce du fait des hommes. En effet en 2003 les autorités ont décidé d'ouvrir une brèche, pensant pouvoir la maîtriser, pour protéger Saint Louis des crues du fleuve Sénégal. Réussite sur le plan des crues, oui mais la nature a pris le dessus... réactions en chaîne... la brèche s'est agrandie considérablement... juqu'à devenir le nouvel estuaire du fleuve.
Inutile de vous dire que l'équilibre environnemental en est bouleversé, mais une nouvelle menace pèse aussi sur Saint Louis, maintenant pas loin d'être soumise au régime des marées, ce qui la fragiliserait considérablement en cas de montée même minime des océans. Et le quartier des pêcheurs se trouve aux première loges...
Le parc naturel de la langue de Barbarie se trouve au sud de la brèche. C'est une réserve ornithologique de 15 km de long, et de quelques centaines de mètres à 1 km de large. Il englobe la langue, donc la partie plage sur l'océan, et la partie fleuve. C'est un beau lieu, dont l'équilibre et l'existence même sont maintenant menacés. Des travaux sont prévus, avec l'aide financière (promise) de la France, mais je suis dubitative sur notre capacité à endiguer la catastrophe...
En attendant, je vous laisse admirer la beauté et la quiétude des lieux...
Voilà, à suivre : encore un dernier petit post, et on se dira au-revoir ! | | | Une fin d'après-midi à Saint Louis
L'air est doux. Là-bas, de l'autre côté du pont, le quartier des pêcheurs est de plus en plus animé, alors que sur l'île les rues semblent se vider. Les abords de la place Faidherbe, où se tient le festival, attirent les derniers vendeurs de rue, ainsi que les jeunes qui se pressent autour des stands commerciaux.
Le long du fleuve, c'est le calme... lumière orangée, éclats dorés.
Au sud de l'île, une bande de jeunes garçons joue au foot, alors que la nuit tombe.
Sur ces belles images de fin de journée, c'est aussi la fin de ce carnet! Comme je l'écrivais au début, nous avons beaucoup apprécié ce séjour, trop court à notre goût. Nous avons trouvé le Sénégal et les Sénégalais extrêmement attachants.
Fabienne | | | Bonjour Fabienne merci beaucoup pour ce partage bonne journée | | | Merci pour cette très belle touche finale ! Si les photos sont toutes belles, j apprecie particulierement celle où l on voit la barque avancer, avec au fond les batiments qui se refletent dans l eau, et la rangee de pirogues sur la droite. Es tu sûre que tu n as pas quelques photos bonus pour continuer à nous transporter vers ce beau pays ? | | | Merci pour ce très joli carnet Françoise | Carnets similaires sur le Sénégal: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 298 visiteurs en ligne depuis une heure! |