Je me suis apercu que les liens ne marchent pas !...
Cambodge - Krong
Koh KongLes 2 loustics en vadrouille, le 18-10-2007
Apres le temps des massages, des paysages et des plages vient l'ultime moment tant attendu des visages et du partage... Krong
koh kong: petite ville aux allures d'un village sorti d'un film de Western asiatique... Elle borde le golf du Siam et se situe a une dizaine de kilometres de la frontiere thailandaise.
Sa situation geographique en fait donc un point de passage relativement frequenté par les etrangers qui veulent aller jusqu'en
Thailande et vice versa... Mais ces derniers ne restent generalement qu'une journee ou deux, alors, quand les Khmers voient un couple de blancs rester plusieurs jours, ils les reperent facilement et sont relativement intrigués car ici, les seuls occidentaux permanents ressemblent plus a de vieux loups qui ont ouverts leurs bars dans le coin...
Ainsi, aujourd'hui, pour notre 3eme jour, nous avons eu le droit a pas mal de questions sur notre presence ici, a davantage de chaleureux sourires et, pour la premiere fois, a des prix Khmers. En effet, au
Cambodge, il y a les prix pour les Khmers et les prix pour les etrangers qui ne sont autre que le double...
Nous commencons alors a nous sentir petit a petit presque chez nous et c'est que du bonheur!Surtout qu'apres quelques petits aleas, nous avons enfin fait la connaissance des enfants de l'orphelinat!
Commencons par le debut: nous sommes arrives a KK mardi vers 17h. Le president de l'asso nous avait deconseillé pas mal de guesthouses et nous avait encouragé a aller dormir a l'hotel en face du debarcadere. Nous nous sommes alors directement rendus la-bas mais ils n'avaient plus de chambre a 5 dollars, tout etait complet hormis les grandes chambres plus confortables. Devant notre embaras et expliquant qui etait le monsieur qui nous avait recommandé leur adresse, une des receptionniste nous a bradé une de ces chambres. Et la, attention, grand luxe: clim, baignoire, petit frigo... Bref, notre premier hotel depuis le debut du
voyage
et en plus, le grand confort... Nous ne voudrions pas trop nous habituer, surtout que ce n'est pas dans ce type de lieu que nous risquons de vivre avec les habitants, mais en attendant de trouver autre chose, on ne va pas se plaindre!...
Nous aurions aimer vivre dans le centre avec les enfants, mais le president de l'asso nous a expliqué que cela n'etait peut-etre pas une bonne idee parce que, selon lui, il est essentiel que l'on conserve un espace ou l'on puisse souffler... Pourtant, cela serait reellement un bon moyen pour nous d'étre enfin en immersion totale avec les khmers... Nous voulons donc nous laisser le temps de voir par nous meme comment on apprehende les choses et nous verrons par la suite, ce qui nous parait le plus interessant pour tout le monde.
Apres avoir deposer nos baggages et manger un bout, nous sommes partis a la recherche de l'orphelinat:
- Tout d'abord a pieds, pensant trouver un chauffeur de moto-dop pouvant nous y emmener, le probleme: ils ne parlaient pas vraiement anglais et ne semblaient pas connaitre l'orphelinat...
- Nous sommes alors repartis a l'hotel pour rechercher sur le net les explications que nous avait laisse le president de l'asso et nous avons demande aux receptionnistes s'ils pouvaient expliquer a un chauffeur de moto notre destination. Et la, les cheveux dans le vent, sous la nuit tombante, nous avons atteris a 2-3 km dans une big guesthouse au milieu de nulle part... On aurait dit qu'il y avait eu un leger malentendu... La-bas, nous avons rencontre deux americains, les boss, qui semblaient connaitre l'orphelinat qui, apparemment, n'etait pas du tout dans le coin... La blague...Leur serveur a alors reeplique a notre chauffeur ou celui-ci etait et la,.... il nous a ramene a notre hotel... C'était encore vraiment pas gagne...
- Ne nous decourageant pas et pensons finalement pourvoir trouver par nous-meme avec notre carte et les indications ecrites du president, nous sommes repartis a pieds en esperant enfin trouver l'orphelinat... Mais la, dans le noir le plus total avec pas de trottoirs, nous nous sommes resignes a attendre le jour....
Le lendemain, le jour nous ayant largement eclairé dans notre recherche, nous avons trouvé le centre sans aucune difficulte. Comme quoi, des fois, il ne faut pas chercher a comprendre... Il y avait quelques enfants et une des deux mamans qui s'en occupent. Acceuillis par de grands sourires, notre conversation n'a pu restee que physique a cause de la maudite barriere de la langue...! Un jeune homme qui bricolait dans la maison a alors appelé pour nous le directeur du centre afin qu'il puisse nous recevoir. Cependant, la encore, nous nous sommes limites aux expressions du visages et aux petits dessins car cet aimable monsieur n'était pas non plus anglophone... Malgre le talent d'Angel pour les mimiques et les supers gestes et signes de Ben, nous avons juste reussi a exprimer que nous dormions a cote et que nous esperions pouvoir venir voir les enfants tous les jours en tant que benevoles avec l'elephant Blanc...
Ne sachant pas trop quoi faire d'autre sur place et sur le moment, nous sommes repartis pour revenir vers 17h quand tous les enfants seraient rentres de l'école. Lors de cette deuxieme prise de contact, nous avons rencontre Chroeb, une des plus grandes, qui se debrouille bien en Anglais... OUF! Nous nous sommes alors sentis soudainement beaucoup moins mal a l'aise car nous pouvions enfin expliquer notre presence aux mamans et aux enfants... Mais cette rencontre fut un peu frustante car Chroeb n'a pas pu rester longtemps, elle devait en effet repartir a ses cours du soir. Nous avons a peine pu faire le tour du propietaire que nous lui disions deja au revoir.
A son depart, plantés en plein milieu du decor, nous nous sentions un peu genés et nous ne savions pas trop comment nous organiser. Aussi, la nuit noire et la mousson jouant a cache cache puis a "coucou je suis de retour", nous avons preferé rentrer. Sur le chemin, nous avons cherché desperement un loueur de velo, referencé dans le lonely planet car on s'est dit que cela serait plus sympa pour nous déplacer ici. Cependant, une fois que l'on a parcouru toute la rue óu il devait se trouver, nous avons appris qu'il n éxistait plus... Cool ce plan... Nous sommes alors rentres avec un chauffeur de moto dop sous une pluie diluvienne, trempee comme des serpilleres...
Aujour'hui, plus secs, toujours sans velo et plus que motives, nous sommes retournes au centre. Au depart, nous pensions proposer des jeux aux enfants apres leurs devoirs, mais bon, il fallait deja comprendre un peu leur organisation. Finalement, c'est comme au debut d'un stage, avant de se lancer dans l'action, il faut d'abord apprendre a observer et surtout rassembler quelques informations pour pouvoir donner du sens a ce que nous percevons. Nous avons ainsi davantage fait connaissances avec les plus grands qui nous ont aide a avoir la liste de tous les enfants. On peut vous assurer qu'une fois que l'on voit leur prenoms écris alors leur prononciation et leur memorisation paraissent deja beaucoup plus aisées... Ben avait eu la tres bonne idee d'acheter un livre pour comprendre le Khmer, nous pensons qu'il va falloir nous prevoir au moins une heure par jour pour apprendre quelques mots...
Apres en avoir appris un peu plus sur l'organisation de la vie quotidienne des enfants: repas, douches, ecole, devoirs... nous leurs avons proposé de venir demain apres-midi pour faire du spirographe. On en a trouvé quelques uns au marcher a
Bangkok et nous avions pensé a en acheter pour l'orphelinat.. Et probablement que ce vendeur de materiels a dessins n'etait pas sur notre chemin par hasard car, lorsque Ben a sorti l'un d'eux et leur a montré comment faire de jolies fleurs avec, les enfants avaient les yeux equarquillés et un sourire jusqu'aux oreilles, y compris les plus grands...
Nous n'avons alors plus qu'une hate: etre a demain pour partager ce temps de jeux ensemble...
TEMOIGNAGE (angeldream)
de Benangel, le 13-11-2007
Petit a petit les tourtereaux font leur nid Voila un mois deja que nous avons pose nos sacs ici. Nous avons l'impression d'avoir quitte la
France depuis une eternite et paradoxalement, nous avons le sentiment de vivre au
Cambodge que depuis quelques jours. Du lever du soleil jusqu'au crepuscule, la nouveaute se faufile tellement partout, que nous n'avons pas conscience du temps qui s'écoule... Une autre rue, une nouvelle rencontre, une specialite inconnue, un mot de plus, une lumiere entre les nuages encore differente, une coutume surprenante, etc.
Avant Krong
Koh Kong, nous avons passe 4 semaines a visiter la
Thailande. Lors de notre sejour la-bas, notre quotiden etait fait de decouvertes de musees, de sites naturels, de temples, d'édifices prestigieux, de ballades, de baignades et de massages. Nous avons eu la chance aussi de croiser d'autres voyageurs et meme un ami de lycee de Ben (le monde est vraiment petit..)avec qui nous avons eu la joie de passer de tres bonnes soirees.
Au
Cambodge, nous n'avons pas rencontre un seul touriste, nous ne nous sommes pas encore fait masser et mieux encore, nous n'avons pas visite un seul lieu depuis que nous sommes sur
Koh Kong. Pourtant, la aussi, il y a des temples a decouvrir, des cascades a contempler, des mangroves a photographier... Meme si ces sites doivent valoir le detour, nous n'avons pas encore penser a nous y rendre...
En fait, ici, nous vivons le plus precieux de notre reve parce que, tous les jours, nous faisons la connaissance de personnes de grande valeur humaine qui nous enseignent de tres belles lecons.
En effet, apres une merveillleuse rencontre avec les enfants, nous avons ete accueillis par l'équipe de medecins de l'hopital de la ville avec un sourire et une chaleur incroyable! La bonte, la generosite, la simplicite et la joie de vivre font toute leur force!
Pas moins de trois jours apres les avoir rencontres, ils nous avaient deja invite a un barbecue avec des petits plats vegetariens et de delicieux desserts pour le plaisir de nous les faire decouvrir! Une des medecins avec qui nous sommes le plus present a l'hopital nous a meme invite a partir sur une des iles du coin, ce week-end et avec d'autres medecins, parce qu'elle veut absolument nous faire connaitre son pays! Tout a l'heure, elle nous a meme achete des beignets de bananes, comme ca, sans aucune raison... Wouaou...Plein de fois, nous avons de quoi rester bouche bee.
Aussi, nous avons pris nos petites habitudes comme si nous habitions le pays. Nous avons notre propre moyen de locomotion avec nos deux velos d'occases, comme ca nous sommes libres de nos mouvements et nous pouvons aller faire nos petites courses tranquilous sur le marche. D'ailleurs, celui-ci offre des etales de fruits et de legumes impressionnants. Papayes, mangues, bananes, litchees, citrons verts, pommes, redragon, tsutsu, pamplemousse vert, grenades... Humm, quels plaisirs pour nos papilles. En plus, Angel a retrouve des saveurs d'Afrique avec certains fruits qu'elle n'avait plus savoure depuis longtemps....Elle était tellement contente qu'elle sautait presque partout... En tout cas, Ben a bien compris que c'etait genial car Angel a du lui repeteter une bonne dizaine de fois..!
Nous trouvons beaucoup de choses en ville, meme du pain et de la confiture alors, pour les petits dej, on renoue pas mal avec la
France! Mais pour ce qui est de nos autres repas, nous mangeons tous les jours le meme plat: une soupe de legumes au lait de coco avec une assiette de riz!C'est super bon et, surtout, c'est le seul plat vegetarien que nous avons trouve... Mais bon, nous nous faisons aussi de temps en temps tres plaisir avec un petit resto thai pas tres loin qui lui, offre une carte de plus de 30 plats veges... Nous avons l'impression de manger plus equilibre qu'en
France. En revanche, nous ne mangeons pas moins riche car nous n'avons pas perdu un gramme...
Pour ce qui est de nos activites principales, nous essayons de nous rendre a l'hopital, tous les matins, du lundi au vendredi, pendant que tous les enfants sont a l'ecole. Nous "travaillons" essentiellement aux cotes du Dr Sopeap et du Dr Mary, deux femmes adorables. Nous sommes a leurs cotes lors de leur consultations generales, parfois ensemble, parfois separement. N'ayant aucune competence en medecine, nous ne sommes pas d'une tres grande utilite mais notre presence semble leur faire plaisir. Probablement parce qu'elles sont passionnees par leur metier et qu'elles soutaitent nous faire partager leur vocation. Elles nous expliquent leur diagnostic, nous montrent les traces laissees par la medecine traditionnelle sur le corps de certains de leurs patients (dans les villages, il y a des rituels avec beaucoup de brulures sur la peau pour faire partir le mal...). Ainsi, nous apprenons beaucoup! En echange, nous essayons de les assister en realisant des petits actes simples: prise de temperature, tension arterielle, poul, pesee... C'est mineur mais elles nous disent que cela les aide a desengorger la salle d'attente...
Parfois, nous les suivons egalement lors des visites des patients sur leur lit d'hopital... La, c'est beaucoup plus dure et plus triste... La pauvrete est criante et les ravages de la maladie sont desarmants... Lors de nos passages dans leur "chambre" commune, nous ne voyons pas d'aide soignante ni de service de cuisine, non, c'est toute la famille que nous observons s'occuper en permanence de ses malades... Et c'est comme cela que nous croisons des enfants qui errent toute la journee dans l'hopital parce que leur pere, leur mere ou un autre membre de leur famille est gravement malade... Quelle solidarite et, en meme temps, quelle misere...!
Parmi les diffrents services, il y a notemment le couloir pour les personnes souffrant de la tuberculose et le couloir pour les malades seropositifs, occupes par des patients tres mal en point. L'hopital est plutot correctement equipe en medicaments (si on compare avec certains pays d'Afrique), mais il manque encore de beaucoup de materiels. Par exemple, ils n'ont pas de scanner, d'IRM... Aujourd'hui, Angel a assiste le Dr Mary lors d'une ponction lombaire... Qui l'aurait cru? La vie est vraiment etrange.... Le patient? Un homme atteind de la maladie du sida qui, depuis hier, souffre d'hemiplegie... Les medecins suspectent une lesion cerebrale mais comment en etre sure sans IRM?
De son cote, Ben, a pu aider le medecin a apaiser un peu une crise d'asthme d'un tout petit bout grace a sa ventoline... Ici, ils n'en ont pas, ca coute trop chere... Ils ont un autre traitement, mais il se revele moins efficace. Nous assistons meme parfois a des scenes insuportables oú certaines personnes refusent l'hopitalisation parce que, dans le cas contraire, elles ne pourraient pas subvenir aux besoins de leur famille...Meme si cela peut leur en couter la vie...C'est alors que nous assistons impuissant au depart de parents avec leur enfant peut-etre condamne s'il ne recoit pas de soins ici...
Ainsi, chaque jour, nous prenons un peu plus conscience de la realite qui veut que notre sante depende du lieu ou nous vivons. Sans argent pas de sante... Nous sommes vraiment incroyablement chanceux en
France...
Les apres-midi et le week-end, nous allons voir les enfants de l'orphelinat et il est facile de reconnaitre que nous sommes de plus en plus attaches a leurs petites bouilles! Avec le temps, nous sommes beaucoup plus a l'aise avec eux et eux avec nous car maintenant il leur arrive meme de faire des petites betises devant nous! Nous avons eu peur, au debut, qu'ils ne soient que sages comme des images mais non, heureusement ceux sont des vrais momes! A force de mieux nous connaitre, nous avons reussi a diversifier nos activites qui tournent beaucoup autour de la fabrication de jouets (cerfs volants, balles de jonglage...) et de la participation a des jeux collectifs comme le bowling, le chamboule tout, la petanque... Le soir, nous faisons davantage des jeux de societe, le Uno fait d'ailleurs fureur aupres des ados! Cette semaine, nous essayons de leur creer un petit parc aventure avec un pont de singe, une corde a grimper, une balancoire... Ils nous insufflent eux-meme pas mal d'activites, notemment en derivant un objet de son utilisation premiere (comme faire un moulin avec des petites cuilleres). Souvent, nous arrivons au centre avec une idee, un peu de materiel puis tout est transforme, ils nous guident vers quelque chose de completement different et d'encore mieux. C'est ainsi qu'au depart, nous avions une corde toute simple pour grimper, avec juste des noeuds pour accrocher les pieds, et qu'a l'arrivee, ils nous en ont fait une echelle...Cette facon spontanee de mener les choses ensemble leur permet alors d'etre vraiment acteurs et, par consequent, de se sentir ecoutes et reconnus! Le "pire", c'est que tout cela se fait naturellement et sans parler la meme langue! En plus, ils ont un vrai sens de la recup et une vraie intelligence pratique, sans parler de leur imagination, ils sont tout simplement epatants!
Dimanche, nous avons egalement eu la chance de les accompagner a la piscine d'un hotel qui nous a ouvert les portes gratuitement et le soir, nous avons eu le plaisir de decouvrir le talent de chanteuse d'une des jeunes, sollicitee pour aller chanter a une fete privee. C'était vraiment une jolie journee parce que cela fait du bien aussi de sortir avec tout ce petit monde, qui bien souvent, pour les plus petits en tout cas, ne sort de l'orphelinat que pour aller a l'ecole.
Nous essayons aussi parfois de nous improviser en prof d'anglais avec un tableau et tout et tout, comme des vrais (on entend deja vos rires d'ici, Eh, ca va, ils ne parlent pas un mot de cette langue, alors, pour eux, on peut peut etre avoir l'air de pros!...), et c'est tres drole parce qu'ils ont l'air de s'eclater a apprendre! Ils sont tres studieux et trop mignons avec leurs petits cahiers lorsqu'ils recopient notre alphabet! Et nous ne vous parlons pas de leur petit accent...!
Parallelement a ces differents moments, nous voulons egalement agir sur le domaine de la sante avec eux, en tentant d'instaurer un suivi medical pour tous, grace au partenariat avec l'hopital. Les consultations chez le medecin ont ainsi deja pu commencer. De meme, ils ont pu tous beneficier d'une seance de prevention bucco-dentaire grace au Dr Oula et son assistante qui se sont deplaces expres sur le centre.
Voila pour notre quotidien...
Etre benevole a l'hopital et a l'orphelinat nous apporte un immence bonheur meme si nous avons le sentiment de n'apporter qu'une petite goutte d'eau. Il y a temps a faire et puis, en toute honnete, nous ne faisons pas du temps complet, c'est nous qui faisons notre rythme...
Par ailleurs, notre sejour ici est tres enrichissant, mais attention, nous ne sommes pas devenus des anges. Non, nous n'avons pas le sentiment d'etre moins egoiste ou moins materialiste qu'avant et ce n'est pas faire preuve d'humilite que de dire ca... Nos defauts sont coriaces, et puis surtout, nous recevons bien plus que nous ne donnons... Alors des fois, on se sent limite "cons" quand on nous dit merci et que l'on nous felicite...
C'est nous qui remercions toutes les personnes que nous avons rencontrees jusqu'ici pour toute leur beaute d'ame!Nous leur devons beaucoup!
de Beng et Anssel, le 19-11-2007
Sur les bords de Koh kong Le week-end dernier, nous avons eu l'honneur d'accompagner une equipe de medecin de
Koh Kong (on ne peut plus accueillant!) et une equipe francaise en mission avec Humanitera Internationale (de
Montpellier et de
Marseille) lors de leurs consultations dans differents endroits de la region de
Koh Kong, la ou les personnes ne peuvent se deplacer facilement.
L acces vers ces iles emergeant de la magnifique Mangrove, melange d'eau douce et d'eau salee, ou pousse une vegetation luxuriante offrant une environnement propice a la reproduction des poissons, se fait uniquement par voie maritime.
Nous sommes ainsi partis avec 3 bateaux et fort bien accompagnes medicalement parlant (anesthesistes, orthopedistes, generaliste, chirurgien, ophtalmo, dentiste....). Meme si nous pensions aider un minimum, nous sommes rester au stade de l observation... Nous avons laisse faire les professionnel de la sante qui nous ont permis d'elargir notre repertoire de connaissances.
Nous avons par ailleurs decouvert un autre
Cambodge, une immersion directe au coeur de petits villages de pecheurs dans lesquels la chaleur humaine et la generosite est bien palpable... Autant dire que nous avons ete plus qu'heureux de vivre cette experience riche en decouvertes (aussi bien medicales qu'humaines) bien que, parfois, la realite des choses reste dure car les medecins volontaires font quelques fois face a des maladies delicates a soigner ou carrement incurrables.C'est ainsi que, si certains apprenaient que leur cataracte pouvait disparaitre ou leur rage dentaire soignee, grace a une intervention chirurgicale, d'autres devaient affronter un diagnostic de non reversibilite pour leur cecite ou leur infirmite physique...
Dans la file d'attente, beaucoup de femmes et d'enfants se sont amusees a nous observer avec beaucoup de curiosite, intrigues par nous les Bareigns (les blancs). Pour eux nous sommes les nez longs. Ils nous envient pour notre peau blanche alors que nous, nous aimons etre mate, pour nos poils, alors que pour nous c'est moche et chez Angel, ils ont particulierement adore ses fossettes! Nombreuses sont les personnes qui ont eu envie de les lui piquer depuis le debut de notre voyage...
Sopheap, notre amie medecin que nous aidons a l' hopital, a organise en partie cette operation... Autant vous dire qu elle ne compte pas ses jours de conges et ici au
Cambodge, medecine est avant tout une vocation plutot qu un "gagne pain" facile...
Le soir, apres un repas bien agremente (bien evidement, nous avons eu un plat uniquement vegetarien pour nous deux, car ici les gens sont au petits soins)et quelques cours de botaniques transmis par l'oncle de Sopheap, sur toutes les herbes et les feuilles que l'on peut manger au
Cambodge, nous nous sommes diriges vers le centre du village, a la Pagode ou nous avons passe une nuit. Camper a meme le carrelage, avec tout de meme une legere natte faisant office de matelas, dans un lieu sacre pour les moins bouddhistes, ne peut-etre qu'une experience purement cambodgienne! C'etait inouie et en plus, nous etions entraines a dormir dans ces conditions car, a l orphelinat, le carrelage est remplace par le bois. En revanche les medecins qui venaient a peine d arriver de
France (donc avec un beau decalage horaire) ont, peut etre, eu une nuit tres courte... et sans oreiller!
Le lendemain apres une nouvelle consultation, nous sommes repartis vers
Koh Kong... Et ce, avec un bateau plus que capricieux. Apres un premier faux depart (demontage et remontage du moteur 40CV avec changement des bougies inclus...), nous avons finalement pu nous rendre vers une petite plage attrayante et surtout completement deserte et sauvage, sur laquelles nos 3 bateaux ont effectue une halte d'une heure afin de detendre les esprits de chacuns. C'est alors que, derechef, notre bateau a refuse tout demarrage. Jean-Christian (anesthesite) nous a confie que l'an dernier, pendant une mission, il s'etait retrouve bloque sur ce meme trajet mais, au milieu de nul part, a attendre un bateau pour secourir son embarcation tombee en panne seche d essence... Il nous a fait remarque qu'il avait peut etre un peu la poisse de ce cote la!...On etait heureux d'etre monte sur le meme bateau!
Finalement, apres de multiples tentatives de demarrage, nous sommes repartis sur 2 barques et avons laisse la 3eme ainsi que son chauffeur sur la plage, deserte, jusqu'a ce qu' un remorqueur arrive jusqu'a lui...
Nous sommes alors rentres a l'orphelinat avec des souvenirs et des experiences plein notre coeur et quelques photos pour se rappeler de nos rencontres de ces dernieres 24 heures...
Bien evidement, a
Koh kong, nous avons retrouve le pneu du velo d' Angel eclate (chaleur et secheresse) et le mien creve... Direction le reparateur! Ce n'etait que la 3eme fois sans parler de la chaine!...
Ce week-end reste pour nous une experience memorable!
Un jour, un couple francais expatrie a
Sihanoukville nous a confie:
"une bonne journee au
Cambodge, c est une journee avec au moins un probleme...". Nous devons alors etre tres chanceux car jusqu'a maintenant nous avons surtout vecu de tres tres bonnes journees!