Salam Alexandra,
Ma soeur a voyagé seule plusieurs en
Iran sans le moindre désagrément, et sans réserver la moindre chambre à l'avance. Sur ce dernier point, la disponibilité est la même homme ou femme, sauf peut-être pour des dortoirs. La nécessité de réserver dépend de la période (Norouz est saturée), de la ville. du standing recherché (plus de tension semble t-il sur les établissements connus des touristes étrangers), et évidemment de l'heure d'arrivée. Si bloquée dans un village, la mosquée doit pouvoir servir d'hébergement (ma soeur a testé ;-)
Pour les régles sociales à respecter, il suffit pour l'essentiel de satisfaire les exigences vestimentaires et de s'abstenir de contacts physiques en public avec le sexe opposé, par exemple serrer la main ou faire la bise.
Pas de tuk-tuk en
Iran, mais des autobus urbains (souvent ségrégés, les femmes en partie arrière) et des taxis collectifs (non ségrégés, même si on s'efforcera d'éviter qu'une femme côtoie un homme non apparenté, comme en tuk-tuk collectif en
Inde). Sans oublier le métro dans quelques très grandes villes. Ma soeur ne m'a jamais fait part de la moindre difficulté en intra-urbain, ni en inter-urbain. Sauf qu'il faut négocier férocement les taxis affrétés (= dar baste, littéralement "porte fermée), comme dans de nombreux pays.
Pour les réseaux sociaux, les iraniens contournent les filtres grâce à la technique de VPN (réseau privé virtuel, sans doute à préparer depuis la
France pour plus de garantie de fonctionnement).
Khoda negahdar
Fabrice