J'ai donc l'intention de faire un bon bout de chemin dans le pays en auto-stop et à pied (en utilisant également les transports locaux en partie).
Jettes un coup d'oeil aux dimensions du territoire iranien et réalises que c'est pour l'essentiel du désert. Donc, la marche à pied ne me parait pas du tout indiquée en-dehors des centres urbains.
Quelles sont vos expériences du stop (...) en
Iran ?
Je ne l'ai pratiqué qu'en rase campagne (par ex. pour revenir d'
Abyaneh, aller à Rayen depuis l'embranchement sur la grand-route, revenir du caravansérail de Zein-o-Din, pour atteindre le point de départ de la marche pour Qaleh Rudkhan), donc pas comme alternative à un transport collectif payant), et cela a toujours marché.
Plusieurs fois, la police de la route a arrêté pour moi un véhicule qui passait. J'en ai eu l'expérience dans la vallée de l'Araxe, mais aussi dans la vallée du Howraman. Généralement, mes transporteurs ont refusé la moindre rétribution, en dépit de mon insistance (cf. coutume du
taroof).
A côté du bon réseau d'autocars longue-distance, confortables, fiables, et prudents (contrôle de vitesse oblige), il y a aussi l'alternative du savari, le taxi collectif en longue-distance. Plus rapide, mais aussi plus aléatoire en terme de sécurité, parfois surchargé. Requiert négociation du prix dès que l'on souhaite une course partielle.
En autocars régionaux, le confort est moindre, climatisation parfois absente sur les plus anciens autocars (dits "Mercedes").
Du fait des prix des carburants (de surcroît subventionnés pour les transports collectifs), le transport est très très bon marché en
Iran, même après les augmentations de prix de l'ère Ahmadinejad. L'auto-stop ne me semble pas pertinent, sauf à titre de repli.
Fabrice
P.S. : pour arrêter un véhicule, ne pas pratiquer le signe international du pouce en l'air, car il a une signification érotique insultante en
Iran. Tendre le bras et montrer du doigt la route devant soit.