Même si proportionnellement les routes ne sont pas très nombreuses, il existe néanmoins un réseau routier en Amazonie avec un axe principal qui est la Transamazonienne. Longue de plus de 4 000 km, celle‑ci part de la côte atlantique brésilienne en direction du Pérou qu'elle devrait relier un jour peut‑être. En dehors de cela, il existe nombre de routes ou de pistes, se terminant souvent en cul‑de‑sac, construites illégalement par les sociétés forestières ou minières en vue de faciliter leurs exploitations. Malgré tout, les transports publics routiers demeurent limités.
Ce sont les voie traditionnelles de communication en Amazonie, et nombre de trajets demandent effectivement d'utiliser la pirogue ou toute autre embarcation pour se déplacer. D'un point de vu purement touristique, ce mode de locomotion reste une bonne expérience qui lors de certains périples peut durer plusieurs jours.
Les catégories de bateaux:
Pirogues à moteur: c'est le "véhicule" des populations résidant en bordure des rios ou fonctionnant à la façon des bus ou taxis "terrestres". C'est elles qu'on utilisera le plus souvent pour de courts trajets (ou des plus longs à étapes) et les petites rivières dans le cadre d'un affrètement, d'une desserte régulière ou d'une prestation d'agence. De façon générale, la capacité maxi d'une pirogue est d'une quinzaine de personnes. À prévoir: de quoi se protéger du soleil, des moustiques et autres bestioles, plus de l'eau voire un peu de nourriture.
Cargos: de taille plus ou moins grosse, on les retrouve sur les principaux fleuves à assurer le fret et souvent l'acheminement des personnes entre zones habitées d'une certaine importance. Certains périples peuvent demander plusieurs jours. Contrairement aux pirogues, on dort sur le bateau qui peut ainsi circuler de nuit. Il peut être alors utile de prévoir son hamac.
Paquebots: l'Amazone accueille des bateaux de croisières, et vu les dimensions de l'embouchure pas forcément que des petits! C'est ainsi qu'on retrouve, la plupart du temps au départ des Caraïbes, des paquebots effectuant à quelques dates la remonté du fleuve, pas jusqu'à sa source bien sûr mais au moins jusqu'à Manaus.
Principaux trajets fluviaux:
L'Amazone: un trajet sur l'Amazone entre Manaus et Leticia (Colombie) demande de 4 à 7 jours selon le sens pour en gros l'équivalent 100 € en classe pont (quasiment la même chose aussi de Manaus à Belem). Ensuite, comptez environ 50 € de plus pour arriver jusqu'à Iquitos, au Pérou, en 1 ou 3 jours selon. Soit donc au total une dizaine de jours au mieux pour rallier par le fleuve le Pérou à son embouchure sur l'Atlantique.
Le Maroni : le fleuve sert de frontière entre la Guyane et le Surinam. Toutes les agences ont dans leurs programmes plusieurs remontées allant de quelques heures à plusieurs jours avec l'organisation adéquate. Mais on peut aussi effectuer le périple par soi‑même car ça circule pas mal sur le fleuve. Cela nécessite quand même d'avoir un peu de temps, de savoir s'adapter au niveau couchage si besoin, d'apporter ou se débrouiller pour sa nourriture et surtout de connaître les prix (même si la pirogue‑stop existe) et de bien les négocier. Comptez par exemple entre 50 et 100 € pour faire Saint Laurent - Maripasoula en 2, 3 ou 4 jours selon le sens et les arrêts.
De/vers Iquitos: la grande ville de l'Amazonie péruvienne,
Iquitos et ses 450 000 habitants, n'est accessible que par air ou par rivières. De fait, elle dispose de liaisons régulières nombreuses aussi bien vers d'autres lieux au Pérou que vers les pays voisins.
| | de/vers Francisco de Orellana et l'Équateur: il s'agit de plus de 1 100 km sur le rio Napo qui se font en 8 jours. Il y a généralement 3 bateaux par mois qui font la liaison. |
| | de/vers Leticia (Colombie) / Tabatinga (Brésil): en descendant l'Amazone au départ d'Iquitos on arrive à la frontière Pérou‑Colombie‑Brésil où sont située les villes de Leticia et Tabatinga. Le trajet peut se faire plusieurs fois par semaine en 3 jours par cargo ou une dizaine d'heures en speedboat. De cette frontière, on peut ensuite continuer la descente de l'Amazone jusqu'à son embouchure et Belem. |
| | de/vers Pucallpa: un cargo quotidien relie les deux villes en quatre jours |
| | de/vers Yurimaguas: un cargo quotidien fait la jonction entre Iquitos et Yurimaguas (d'où partent ensuite des bus). Le trajet nécessite deux à trois jours. |
En Bolivie: en un long trajet de plusieurs jours, on peut aller de Puerto Villaroel (nord‑ouest de Santa Cruz) à Guayaramerin (frontière du Brésil) puis Rurrenabaque (nord de La Paz).
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