| Bolivie | Rurrenabaque, Bolivie  Habitué à l'image traditionnelle de la Bolivie des hauts plateaux, on en oublie presque qu'à l'est de la région andine s'étendent de vastes plaines tropicales rattachées au bassin amazonien pour ce qui est du nord, et formant les régions qu'on appelle le Pantanal et le Chaco pour ce qui est du sud. Toute l'activité touristique tourne autour des rios et des villages situés en bordure. En un long trajet sur rivières de plusieurs jours, on peut ainsi aller de Puerto Villaroel (nord‑ouest de Santa Cruz) à Guayaramerin (frontière du Brésil) puis Rurrenabaque (nord de La Paz). Au départ des quelques villes et villages, dont en premier lieu Rurre, il existe des possibilités de balades en forêt à la découverte de la faune, la flore et des populations autochtones. L'un des parcs les plus visités de la région demeure le Noel Kempff connu pour sa flore et ses 700 espèces d'animaux dont de nombreux singes, crocodiles et diverses variétés de serpents. Le Pantanal bolivien avec ses voisins du Brésil et du Paraguay est la plus grande zone humide de la planète. Il se compose de lacs, lagunes, marais, rivières, de savanes et de forêts. Il est noyé sous les eaux quatre mois par an en période de pluies, en gros de décembre à avril. Au niveau touristique, le lieu permet de découvrir une faune et une flore spécifiques. | | Brésil |  Amazone, Brésil · © VoyageForum L'Amazonie brésilienne représente environ 40% de la surface du pays pour moins de 10% de sa population. La région possède 80% de l'eau douce du Brésil grâce à l'Amazone qui la traverse d'ouest en est pour se jeter dans l'Atlantique au niveau de Belem. Plus que dans tous les autres pays, l'écosystème et les populations autochtones ont eu - et ont encore - à souffrir d'une exploitation à outrance de ses richesses naturelles. Fort logiquement, c'est aussi le Brésil qui offre le plus vaste choix de découvertes et d'aventures amazoniennes en tous genres. À signaler qu'au delà de la forêt en elle‑même, des régions limitrophes comme le sertao et surtout le Pantanal présentent aussi un intérêt pour les amateurs de nature et d'aventure. Pas encore tout à fait l'Amazonie, la plaine du Pantanal (à la frontière du Paraguay et de la Bolivie) est peut‑être le meilleur endroit du Brésil pour découvrir la faune locale: oiseaux en tous genres, crocodiles, singes, capybaras et surtout anacondas. L'observation y est assez facile et ne nécessite pas obligatoirement de prendre des tours organisés au départ des villes de Cuiba ou Corumba, même s'il est vrai que c'est en s'enfonçant dans les zones marécageuses pendant 3 ou 4 jours avec un guide que l'on découvrira réellement toutes les richesses naturelles de la région. Plus au nord, le rio Araguaia offre pas mal d'opportunités d'aventures, de découvertes de la faune et de la flore ou des communautés indiennes de la région. Le fleuve Amazone, de Belem à la frontière péruvienne, demeure la principale destination pour la majorité des visiteurs. Au delà des villes (et villages) qui le bordent comme Belem, Santarem et surtout Manaus qui possèdent un certain charme, ce sont les balades en bateau sur le fleuve et ses affluents, plus évidemment celles en forêt qui présentent l'intérêt premier d'un séjour. Comme souvent, il vaudra mieux attendre d'être sur place pour choisir son tour ou sa "croisière". Si on peut s'organiser soi‑même pour ces dernières en profitant des nombreux bateaux qui circulent sur les rios, à l'opposé la forêt impliquera obligatoirement une structure organisée. Là aussi très vaste choix à tous niveaux, y compris dans les durées et difficultés, principalement depuis Manaus dans l'état d'Amazonas. Pour information, un trajet sur l'Amazone entre Manaus et Leticia (Colombie) demande de 4 à 7 jours selon le sens pour en gros l'équivalent 100 € en classe pont (quasiment la même chose aussi de Manaus à Belem). Ensuite, comptez environ 50 € de plus pour arriver jusqu'à Iquitos, au Pérou, en 1 ou 3 jours selon. Soit donc au total une dizaine de jours au mieux pour rallier par le fleuve le Pérou à son embouchure sur l'Atlantique. A signaler que si l'offre se situe d'abord au départ de Manaus, rien n'empêche cependant de découvrir la forêt et les rivières depuis d'autres régions. Simplement, il est vrai que les infrastructures touristiques y sont moins développées ne serait ce qu'à cause déjà de l'éloignement; ce qui ne veut pas dire pour autant que les opportunités y soient moins intéressantes... | | Colombie | Cano cristales, Colombie  En Colombie, l'Amazonie occupe plus du tiers du pays dans sa partie sud‑est. Forêt tropicale dense, nombreuses rivières et pas de routes constituent ce territoire à peine peuplé de quelques populations autochtones. Bref, l'accès y est difficile et une découverte de la région demeure encore une véritable aventure qui ne s'adresse pas à tout le monde et demande du temps, de la patience (très peu de bateaux réguliers), de l'argent (aussi bien en individuel qu'en organisé), de l'autonomie (hors circuits prévoir nourriture, hamac, etc) et le plus souvent aucune attente particulière au niveau confort. Les principales villes d'accès à l'Amazonie demeurent Florencia et Puerto Asis, proches de la frontière équatorienne, plus surtout Leticia port sur l'Amazone à l'intersection du Brésil, du Pérou et de la Colombie. A signaler que l'Amazonie colombienne est une région de trafics permanents en tous genres ainsi qu'une zone où les tensions "socio‑narco‑politiques" sont fortes. Donc, certains endroits sont réellement hors lois et les risques bien présents. D'où l'utilité de bien se renseigner sur la situation du moment avant de s'y aventurer... voire même d'aller découvrir l'Amazonie ailleurs. Leticia est le seul endroit où un tourisme amazonien s'est développé en Colombie. La ville accueille, en plus d'une contrebande en tous genres, des marchés indiens plus des agences locales proposant des tours en forêt, notamment dans le Parque Amacayacu. En parallèle, la ville demeure une étape intéressante pour ceux qui font le trajet sur l'Amazone entre Manaus (Brésil) et Iquitos (Pérou). Quant au reste de l'Amazonie colombienne, c'est le plus souvent en individuel qu'il faudra s'organiser, tout en étant bien conscient des risques et de l'insécurité qui peuvent régner dans certaines zones. Pour qui dispose de temps, on peut rallier en bateau les environs de Leticia à Puerto Asis en 2 ou 3 semaines de navigation sur le Rio Putumayo pour environ l'équivalent de 150 € le trajet. | | Équateur |  Parc national de Yasuni, Équateur · © VoyageForum L'Amazonie équatorienne ( l'Oriente) représente environ la moitié de la surface du pays. Gros avantage, celui‑ci étant de taille réduite, l'accès à la jungle, du moins au nord, y est plus facile et rapide qu'ailleurs. Une simple journée de bus au départ de Quito permet en effet d'y arriver puis, avec un guide ou même ponctuellement par ses propres moyens, d'y organiser un séjour. Inconvénients: outre le fait qu'une partie du milieu naturel soit parfois dévasté par la recherche pétrolière et minière, les "jungle tours" y sont devenus un business florissant, parfois un peu chers comme d'ailleurs nombre de choses en Amazonie. Au Sud de l'Amazonie équatorienne Le sud est la partie la moins visitée car la plus isolée. Mais, même sans cela, il n'y a que peu de choses à faire ou à voir de l'extrême sud du pays jusqu'à la ville de Puyo. Au Nord de l'Amazonie équatorienne La partie nord (de Puyo à la Colombie) est donc plus conseillée. Trois villes, accessibles par la route depuis Quito, peuvent servir de points de départ pour la forêt. Du sud au nord: Misahualli (le moins intéressant), El Coca et Lago Agrio. Au programme: jungle, faune, balades sur les rios, villages autochtones, etc. Attention cependant à la zone limitrophe avec la Colombie qui n'est pas toujours très sûre. | | Guyana | Chutes de Kaieteur, Guyana  Comme le voisin surinamien, le pays n'accueille que très peu de touristes même si finalement il est assez riche en découvertes. Les impressionnantes Chutes de Kaieteur demeurent la principale attraction pour les amateurs d'aventures, même si d'autres programmes en forêt permettent de découvrir la faune, la flore, les populations amérindiennes et de combiner marche, pirogue ou 4x4. À signaler que faire la route qui relie la côte atlantique à Boa Vista (Brésil), malgré les difficultés, est aussi une expérience intéressante. | | Guyane | Fleuve Maroni, Guyane  Nature et aventure sont les termes qui correspondent le mieux à la Guyane. La forêt amazonienne n'y est jamais loin avec toutes les découvertes et activités qu'elle peut offrir, à un prix certes bien supérieur que ce qu'on trouve dans les autres pays de la région. Car, en dehors de quelques sites ou occasions, l'écotourisme en Guyane passe quasiment toujours par l'intermédiaire de structures locales, ne serait‑ce déjà que pour des raisons de sécurité. Par contre il est vrai que les prestations y sont de qualité et s'adressent à tout le monde. Trois types de découvertes sont avant tout proposés avec les Marais de Kaw connus pour abriter une large population de caïmans, la descente du Maroni et la découverte de l'embouchure de quelques fleuves côtiers. | | Pérou |  Réserve de Tambopata-Candamo, Pérou · © VoyageForum Même si la forêt amazonienne représente plus de 60% du territoire péruvien au point que le pays possède la seconde plus importante partie d'Amazonie derrière le Brésil, celle‑ci se trouve effacée ou presque sur le plan touristique par les Andes et bien sûr le Machu Picchu ou le Lac Titicaca. Iquitos y est pourtant LA grande ville de la partie amont de l'Amazonie et offre de plus de multiples possibilités d'organisation pour la découverte de celle‑ci Au Sud de l'Amazonie péruvienne Le sud, dans la région de Puerto Maldonado, n'est pas forcément le meilleur endroit pour découvrir l'Amazonie péruvienne. Même si l'on peut partir en forêt (Réserve de Tambopata), voir des mines d'or, descendre des rios en bateau jusqu'à arriver en Bolivie, la région a pas mal souffert de l'exploitation de son sous‑sol et du pétrole. Accessoirement on peut visiter le Parc national de Manu, plus à l'ouest, que l'on peut d'ailleurs atteindre en quelques jours de route et de bateau au départ de Cusco. Au Nord de l'Amazonie péruvienne Le nord est donc plus à conseiller avec comme point central l'agglomération d' Iquitos qui est à voir. La ville n'étant pas accessible par la route (cf. "Se déplacer au Pérou en bateau"), on rallie celle‑ci en plusieurs jours de bateau à travers la forêt depuis au sud Pucallpa (villages indiens aux alentours), à l'ouest Yurimaguas et à l'est Leticia, ville frontière avec le Brésil et la Colombie, qui est d'ailleurs reliée à Manaus par l'Amazone. Au départ d'Iquitos on trouve de nombreuses opportunités de balades en forêt à la découverte de la faune, la flore et des communautés indiennes. Quelques précautions d'usage sont toutefois nécessaires aux frontières colombiennes en matière de sécurité pour cause de forte contrebande et trafics divers. | | Surinam | Le tourisme reste très peu développé dans le pays même si celui‑ci compte une quinzaine de parcs et réserves naturelles. Ceux en bord de mer (tortues, ornithologie) et le Brownsberg (nature, randonnées) sont les plus faciles d'accès car proches de la capitale Paramaribo. Quant aux autres, plus en rapport avec l'image traditionnelle de l'Amazonie, ils nécessitent une certaine organisation, souvent coûteuse, pour partir à la découverte de la faune, la flore et des populations autochtones. Depuis le Surinam, on peut par contre effectuer plus facilement la descente du Maroni, le fleuve frontière avec la Guyane, qui permet de voir la vie des villages qui le bordent et d'effectuer aussi quelques balades en forêt à partir de là. | | Venezuela |  Parc national Canaima, Venezuela · © VoyageForum L'Amazonie vénézuélienne correspond à la partie du pays située au sud de l'embouchure de l'Orénoque. Au delà de la forêt qui finalement n'occupe qu'une partie restreinte, c'est d'abord un paysage de savanes (le bassin de l'Orénoque) de même que montagneux à l'Est pouvant d'ailleurs atteindre 2 835 m au Mont Roraima. C'est dans cette région Est que se trouvent les plus hautes chutes du monde: le Salto del Angel. De façon générale, autant organiser ses balades au départ des villes proches plutôt que depuis la capitale. C'est à dire Santa Elena pour La Gran Sabana de même, avec en plus Ciudad Bolivar, le Salto del Angel, et Puerto Ayacucho pour tout ce qui concerne à proprement dit l'Amazonie dans sa partie ouest. Globalement, vu les difficultés et autorisations nécessaires, il est difficile d'organiser soi‑même ses tours sans passer par l'intermédiaire de prestataires locaux avec le budget qui va avec. Le Salto del Angel demeure la principale attraction avec une arrivée en avion ou en bateau. L'accès est assez cher même si on essaye d'organiser soi‑même en partie sa visite. Dans les environs du Salto, certains circuits incluent des balades en forêt à la rencontre des villages indiens. Au sud‑est, la région du Gran Sabana (paysages, chutes, villages indiens) autour de Santa Elena reste plus facilement accessible en individuel même si on ne peut guère sortir seul des sentiers battus. C'est également dans le Gran Sabana que se trouve le mont Roraima qui se gravit assez facilement après quelques jours de transports et marches à travers la forêt. Intéressant aussi pour ceux qui veulent continuer vers le Brésil, la route qui relie Santa Elena à Manaus via Boa Vista. A l'ouest, l'état d'Amazonas représente 20% du territoire vénézuélien pour à peine 1% de sa population. Tout est organisé autour de Puerto Ayacucho à partir d'où les agences locales vous mèneront où vous voulez moyennant finances (villages indiens, rando en forêt, pirogues sur les rios, etc). Difficile de s'en passer vu le manque total de moyens de communication hors embarcations privées. | |