
miesele
France
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Description de la photo/image: Epupa Falls au coucher du soleil
30 mai 2007 à 7:35
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SUSPENSION DES VOLS DE CATOVAIR VERS RODRIGUES A COMPTER DE JUIN Catovair, qui assure depuis 18 mois un service aérien régulier sur Rodrigues, a décidé de suspendre temporairement ses vols à destination de cette île, à compter du 1er Juin prochain. Cette décision repose sur les considérations suivantes : 1. Catovair était, à l’origine, une composante essentielle d’un projet de développement touristique à Agaléga. Toutefois, la seule desserte d’Agaléga ne devant pas permettre d’assurer la viabilité de la compagnie aérienne, Catovair s’appuyait surtout sur les perspectives « d’activités complémentaires », notamment des vols réguliers vers Rodrigues, la Réunion, Madagascar, Mayotte et les Comores, ainsi que des vols charters à la demande ou vols spéciaux d’urgence. Catovair avait ainsi, dès le départ, vocation de devenir, aux cotés d’Air Mauritius, le deuxième transporteur national, dans une situation, non pas de concurrence mais de complémentarité. 2. IBL Aviation Ltd., propriétaire de Catovair, formula auprès des autorités une demande pour des « Regional Traffic Rights ». Elle obtint son AOC et l’autorisation d’opérer des « scheduled flights on the Mauritius-Rodrigues route in the first instance », mais à la condition que son tarif soit inférieur de 10% à celui d’Air Mauritius. Outre la desserte de Rodrigues, il était convenu que Cotovair solliciterait des autorisations pour des vols réguliers Maurice-Réunion et Rodrigues-Réunion. 3. Fort d’une lettre d’intention des autorités, un avion d’une vingtaine de places, un BeechCraft 1900, fut acheté et mis en service sur la ligne Maurice-Rodrigues en septembre 2005. Ceci a permis d’augmenter de 20% la capacité en sièges vers Rodrigues et de stimuler le développement touristique dans cette île. 4. En Octobre 2005, le nouveau Gouvernement nous informait par lettre du ministère du Logement et des Terres que « Government has decided not to proceed further with the granting of lease in respect to the Agaléga Project» 5. Amputé du projet Agaléga, Catovair décidait néanmoins de poursuivre ses vols en insistant sur le caractère vital d’autorisation de vols réguliers vers la Réunion pour rentabiliser ses activités. Catovair se proposait de réduire de 30% les prix sur la ligne Maurice-Réunion, d’offrir un service Rodrigues- Réunion et d’ajouter 280,000 places aux 430,000 sièges disponibles annuellement dans la région sur Air Mauritius et Air Austral. 6. Il convenait, toutefois, pour cela, d’être officiellement désigné par le Gouvernement comme « deuxième transporteur mauricien » auprès des autorités françaises en vertu de l’article 10 du Memorandum of Understanding signé en février 2006 par Maurice et la France « relating to the designation of a second carrier on the Mauritius-Réunion route ». Ce MOU prevoyait, en effet, que les capacités offertes devraient etre « agréées mutuellement ». Des demandes formelles ont été systématiquement exprimées dans ce sens au Gouvernement mauricien par Catovair mais jusqu’ici sans succès. 7. La Direction Générale de l’Aviation Civile française (DGAC), réagissant à nos demandes, a de son coté régulièrement informé Catovair qu’elle ne pouvait entretenir ses demandes de vols vers Pierrefonds parce qu’elle n’avait « pas reçu la désignation officielle par le Gouvernement mauricien de la compagnie Catovair » comme « deuxième transporteur mauricien », conformément au MOU. 8. Catovair se retrouve aujourd’hui à un tournant. La ligne Maurice-Rodrigues est structurellement déficitaire. IBL Aviation a, à ce jour, accumulé des pertes de Rs 200 millions. Ce qui avait commencé comme une tentative de soutenir le développement économique d’Agaléga et de Rodrigues et de donner à Maurice un deuxième transporteur national pour accroître le tourisme régional est devenu pour IBL Aviation un gouffre financier, sans aucun redressement possible à l’horizon. 9. Dans ces conditions et en attendant une décision relativement à sa demande de désignation officielle comme « deuxième transporteur mauricien », IBL Aviation a donc décidé de suspendre ses opérations. 10. Toutefois, la compagnie conserve son Autorisation d’opérer (AOC). Elle se tient prête à reprendre ses activités aussitôt qu’elle aura reçu sa désignation comme deuxième transporteur national. IBL Aviation Ltd.
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