Bonjour à tous,
Après mon 3ème voyage cet été en
Islande, je reviens avec
de nouveaux topos
. Nous avons effectué un trek de 9 jours dans
le Strandir et le Hornstrandir
. Nous n'avons rencontré personne sur tous le trek ! C'est la première fois que je passe autant de temps sans croiser un autre être humain... immense immersion dans la nature, une sensation de "wilderness" incroyable. Nous avons choisi un itinéraire qui évitait de prendre les couteux bateaux.
J'en ai aussi profiter pour remettre à jour mon topo sur
le Laugavegur
puisque je l'avais déjà parcourus en 2011. Cette fois, je suis parti de Skogar.
Un petit aperçu de ce trek, le reste du topo c'est sur
mon blog
:
Description rapide du trek :Un trek très sauvage : aucun doute là-dessus. En l'effectuant du 30 août au 7 septembre 2016, nous étions hors-saison : maisons d'été inoccupées et pas de bateau pour les trekkeurs dans leurs Hornstrandir. Nous n'avons rencontré absolument aucun autre être humain pendant ces neuf jours de marche ! Peut-être pas les plus beaux paysages du monde, mais une sensation de proximité à la nature impressionnante. Que ce soit les renards polaires ou les phoques, ils viendront à votre rencontre, nullement effrayés. Aucun hébergement; tout ce fait en camping sauvage. Un peu plus fréquenté, le Hornstrandir est desservi en juillet-août par des bateaux. Notre itinéraire ne reste qu'un seul jour dans cette zone. Les trois premiers jours sont les plus isolés : aucun chemin et pas de réseau téléphonique. La redescente en 5 jours de la côte du Strandir est moins difficile, malgré d’impressionnant gués à traverser : la plupart du temps vous marcherez sur un chemin et vous croiserez quelques maisons d'été. Par contre, en effectuant ce trek fin août/début septembre, elles seront toutes inhabitée et le chemin sera désert. Bref, c'est un trek difficile et il faut de l'expérience en randonnée pour s'y lancer. On le répète les difficultés sont nombreuses : orientation hors sentier, passage un peu technique/raide, savoir tracer son chemin à vu, traverser des marrais innondés et marché toute la journée avec les pieds trempés, n'avoir "aucune sortie de secours", très peu de réseau téléphonique, un potentiel de mauvais temps élevé et gués gelés difficiles à passer (rien à voir avec les gués facile du Laugavegur, aucun ravitaillement évidement (mais de l'eau pure partout par contre),
Carte : C'est =>
celle çi au 100'000ème
<=
Trace GPS : => Télécharger sur Wikiloc
<=Quand y aller ?Juillet-Août si vous souhaitez bénéficier des bateaux. Septembre si vous voulez faire le même trek que nous et ne voir personne. J'imagine que juin est trop tôt : cols encore enneigés et gués infranchissable avec la fonte des neiges.
Comment y aller ?En stop, il n'y a pas de bus ! Pour faire plus court, l'été il y a un service de bateau pour différent points dans le Hornstrandir depuis
Isafjordur mais très onéreux (70 à 80€ la place et par trajet). En stop, facile sur la 61 entre Holmavik et Isafjördur. ça se complique ensuite, 39km sur une piste de terre qui ne dessert que quelques maisons. A 30km, le point de départ d'une balade que certains touristes font pour s'approcher du glacier est un objectif raisonnable : il y a un peu de passage (pour donner un ordre de grandeur, je dirais un véhicule par heure). Par contre, les 9 derniers relève de l'exploit. Vous pourrez les faire sur la route à pied ou en coupant dans la montagne, le long du glacier. A l'autre bout du trek, il y a trois fermes quelques kilomètres avant la fin de la route, juste avant un gué... l'été, vous pourrez éventuellement comptez sur le stop en s'armant de patience. Dès fin août, cela relève du miracle... prévoyez un jour de plus, comme nous l'avons fait, pour marcher 20km jusqu'à rejoindre la route entre Holmavik et Nordurfjordür. Nous n'avons vu aucune voiture sur ce trajet et aucune maison habitée. Ensuite, un peu plus de passage sur cette côte, mais les voitures restent rares.
Récapitulatif de nos étapes :
Description de nos étapes :
Jour 1 : Si possible, aller au bout de la route. Du pont, prendre la piste de terre à droite. Après 100 à 200 mètres, monter à peu près tout droit dans les hautes herbes. Pénible. On retrouve les cairns plus haut mais il n'y a pas de chemin clair. Au début, se repérer aux poteaux d'une ancienne ligne téléphonique. Suivre les cairns de grandes tailles mais très espacés. Cela peut être problématique par faible visibilité. Grand plateau très exposé au vent. Univers rocailleux et neivés persistants toute l'année. De l'autre côté, courte descende raide mais ça passe bien partout. Assez marécageux ensuite. A la fin, couper en tirant sur la droite jusqu'à retrouver un bon chemin juste au-dessus du niveau de la mer. Une petite avancée de terre dans le fjord permet de camper au bord de l'eau. Petite rivière venant de la droite mais eaux très terreuse. Mieux vaut aller en chercher ailleurs, il y a d'autres cours d'eau à proximité. Suivant le niveau de la marrée, cette bande de terre se situe à peu près où se jettent le delta de la rivière dans la mer. Pensez à ne pas vous mettre trop près de l'eau si la marée monte ou si des vagues déferlent (mais ça a l'air asez calme dans ce fjord).
Jour 2 à 9 :
Sur mon blog
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