Angkor: l'École Française d'Extrême-Orient (EFEO)
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Ce post se compose de trois parties Première partie Sources : - "Les monuments du Groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Dans ce livre il y a le chapitre suivant : "L'œuvre de l'Ecole Française d'Extrême-Orient"

- "Angkor résidences des dieux", de Claude Jacques et Michael Freeman.

- "Un siècle d'histoire. L'Ecole Française d'Extrême-Orient et le Cambodge" (Editions Magellan & Cie – EFEO)

- Le site de l'EFEO

- Différents BEFEO (Bulletins de l'EFEO)

Le site de l'EFEO : https://www.efeo.fr/ - En haut dans la partie EFEO, dans ACCUEIL, cliquer sur CHERCHEURS D'ASIE, cliquer ensuite sur "Cliquez ici". On peut alors accéder aux différents membres (par pays ou index alphabétique). Pour chaque membre on y trouve une biographie et leurs publications avec des références :

• BEFEO, voir le site Persée BEFEO.

• Pour les Arts asiatiques : https://www.persee.fr/collection/arasi

• Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres : https://www.persee.fr/collection/crai

• Journal des Savants : https://www.persee.fr/collection/jds

- En haut, dans la partie CENTRES on trouve la liste des villes où l'EFEO est présente

Le site Persée BEFEO : https://www.persee.fr/collection/befeo • Dans certains livres ou documents on trouve le nom de l'auteur, le titre, l'année de publication et éventuellement les numéros des pages. Cela facilite la recherche. Il en est de même pour les autres sites Persée (Arts asiatiques…). • Le BEFEO apparait sous forme de Pdf. En haut à gauche de l'article il y a plusieurs icônes. Cliquer sur l'icône en dessous de Pdf, on passe alors sur la "version texte", cela facilite la lecture de l'article et on peut alors faire un copier-coller (à mettre par exemple dans un document Word)

"En 1860, l’explorateur et naturaliste Henri Mouhot redécouvrit les temples d’Angkor au Cambodge. Cet événement fit alors grande impression sur l’opinion publique en Occident. Dès lors, la beauté et la majesté de ces monuments n’ont cessé de fasciner les amateurs d’art oriental. La cité khmère d’Angkor fut le centre d’une civilisation qui, au sommet de sa puissance, englobait une région allant, à l’Ouest, jusqu’à l’actuelle Birmane et, au Nord, jusqu’au Vat Phu, situé au Laos.…Il est vrai que l’Occident ignorait tout des ruines khmères, n’ayant pas prêté attention aux notes de voyage des Espagnols et des Portugais. Rien n’en transparaît dans les récits écrits par les français qui vinrent à Ayutthaya à la fin du XVIIème siècle. En fait le premier européen à signaler l’existence des monuments d’Angkor au XIXème siècle ne fut d’ailleurs pas le célèbre botaniste Henri Mouhot comme on le dit trop souvent, mais un missionnaire français, le père Charles-Emile Bouillevaux, établi à Battambang, alors sous la juridiction des Thaïs" ("Angkor résidences des dieux", de Claude Jacques et Michael Freeman).

- Décembre 1850 : Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823-1913), visita les ruines d'Angkor, qu'il signala à l'attention du monde savant. Il a écrit "Voyage en Indo-Chine, 1848 – 1856", édité en 1858, ce livre n'a pas eu un grand succès. Cet ouvrage a été réédité en 2012 aux éditions "Hachette – Livre BNF". Dans son livre, Charles-Emile Bouillevaux parle très peu des temples d'Angkor. Un peu décevant. Je ne recommande pas cet ouvrage.

- Henri MOUHOT (1826–1861) : naturaliste et explorateur français, en mission pour la British Royal Géographique Society. En Janvier 1860, Il arriva à Angkor Vat. Il fut le premier occidental à vanter auprès du grand public les merveilles d'Angkor. Ses descriptions publiées en France dans le journal le "Tour du Monde" et la "Bibliothèque Rose" après sa mort au Laos firent sensation. Ses écrits ont été rassemblés par Patrick Salès et publiés après sa mort en 1868 sous le titre "Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos, et autres parties centrales de l'Indochine, 1858-1861". Réédité à plusieurs reprises. Voir "Laos – Henri Mouhot, ce méconnu" http://www.souvenir-francais-asie.com/2009/12/04/laos-henri-mouhot-ce-meconnu/

- 1863 : début du protectorat français

- 1886-1868 : La mission Doudart de Lagrée - Garnier (1866-1868) : Le but principal de cette mission était de reconnaitre les voies navigables pour rejoindre la Chine. Au cours de cette mission les participants ont visité les ruines d'Angkor.

- Louis DELAPORTE a participé à la mission de Doudard de Lagrée. Il a été émerveillé par les temples d'Angkor. Il a fait connaitre l'art khmer. C'est aussi un peu grâce à lui et à l'intérêt qu'il a su éveiller pour les arts du Cambodge qu'en 1898 est fondée à Hanoï la M.A.I. (Mission Archéologique d'Indo-Chine) qui deviendra l'EFEO en 1900.

• Pour plus de détails voir mon post "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet" https://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899

• Les plâtres de Louis Delaporte D'Octobre 2013 à Janvier 2014 il y a eu une exposition au Musée Guimet "Angkor, naissance d'un mythe" où l'on pouvait voir une partie des plâtres que Louis Delaporte avait fait faire. Un livre avait alors été édité :"Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" de Pierre Baptiste et Thierry Zéphir. J'ai trouvé ce livre très intéressant. Lors de cette exposition on pouvait voir l'excellent documentaire "Angkor redécouvert" Voir le post d'Enrodage https://voyageforum.com/v.f?post=6266628#6266628

- Etienne François AYMONIER (1844 – 1929). Officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmères et Cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site. Il mène de multiples travaux épigraphiques, notamment des relevés systématiques d'inscriptions khmères qui précisent la chronologie des anciens royaumes. Il innove sur le plan technique en utilisant la méthode d'estampage (*) pour reproduire une inscription gravée dans la pierre

(*) L’estampage : une feuille de papier de soie est appliquée sur une pierre à l’aide d’une brosse humide, afin d’épouser la gravure dans ses moindres détails. On tamponne ensuite la surface redevenue sèche avec de l’encre : les parties qui ont épousé les creux de la gravure apparaîtront en blanc sur fond noir.

Il joue aussi un rôle en 1899 dans la fondation de la M.A.I. (EFEO)

Œuvres : "I – Le Cambodge. Le royaume actuel" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904. Réédité en 2014 par la BNF. Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...0s.r=cambodge.langEN "II – Le Cambodge. Les provinces siamoises". Réédité en 2014 par la BNF. Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...14.r=cambodge.langEN "III - Le Cambodge. Le groupe d'Angkor et l'histoire, (Editions Leroux, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF. Disponible sur "Gallica" : gallica.bnf.fr/...2g.r=cambodge.langEN Voir le BEFEO de George Cœdès : "Étienne-François Aymonier (1844-1929)". BEFEO, 1929, pp. 542-548

Voir le BEFEO année 1929 – 29 – pp. 542 548. De George Coedès "Etienne-François Aymonier (1844-1929) https://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1929_num_29_1_3305

Jacques
SC Schnacke67 Veteran ·
Seconde partie ARRETES FONDATEURS DE L'EFEO 1898-1902 (sources le site de l'EFEO) - Création de la M.A.I. – Journal Officiel de l’Indochine Française (JOIF) - 15 décembre 1898 : arrêté portant création d'une Mission Archéologique d'Indo-Chine (MAI) à Saigon. Cet arrêté est de signé par Paul Doumer, Gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902 • Article premier : Il est fondé en Indo Chine une mission archéologique permanente. Elle est placée sous l'autorité du Gouverneur général et sous le contrôle spécifique de l'Académie des belles- lettres de l'Institut de France • Article 2 : Elle a pour objet : 1°) de travailler à l'exploration scientifique et philologique de la presqu'ile indochinoise, de favoriser par tous les moyens la connaissance de son histoire, de ses monuments, de ses idiomes ; 2°) de contribuer à l'étude érudite des régions et civilisations voisines ; Inde, Chine Malaisie etc Elle est placée sous l'autorité du Gouverneur général et sous le contrôle scientifique de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de l'Institut de France - 30 décembre 1898 : arrêté nommant Louis Finot directeur de la Mission Archéologique d'Indo-Chine - 20 janvier 1900 : arrêté changeant la dénomination de la mission archéologique d'indo-chine (également signé par Paul Doumer) • Article 1 : La Mission Archéologique d'Indo-Chine, créée par arrêté du 15 décembre 1898 et placée sous le contrôle scientifique de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de l'Institut de France, portera désormais la dénomination Ecole française d'Extrême-Orient. - En 1902, le siège de l’École est installé à Hanoï avec pour missions scientifiques principales l’exploration archéologique, la collecte de manuscrits, la conservation des monuments, l’inventaire ethnographique des groupes ethniques, l’étude du patrimoine linguistique, sans oublier l’histoire de toutes les civilisations asiatiques, de l’Inde jusqu’au Japon. En appui à cette vaste ambition scientifique, une bibliothèque et un musée, devenu depuis Musée national d’Histoire du Vietnam, viendront bientôt compléter l’installation du siège.

- En 1904 et 1907, le Siam (en 1939 le Siam a changé de nom pour devenir la Thaïlande) rend au Cambodge les provinces occidentales – Battambang, Siem Reap et Stung Treng – qui étaient occupée par ce pays.

• C'est à ce moment-là que les français ont tracé la nouvelle frontière entre le Cambodge et le Siam Le temple du Preah Vihear se trouvait alors sur le territoire du Cambodge. Par la suite il y a eu des contestations des thaïlandais qui estimaient qu'il y avait eu une erreur de tracé des frontières et que le Preah Vihear devait se trouver sur leur territoire. La Cour pénale Internationale de La Haye précisait le 15 Juin 1962 que le temple du Preah Vihear, après de nombreux conflits avec la Thaïlande, appartenait au seul territoire du Cambodge. Cela n'a pas empêché d'autres conflits entre les deux pays Le temple est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 7 Juillet 2008. - Début des travaux de l'Ecole Française d'Extrême Orient à Angkor

- 1907 : création de la Conservation d'Angkor. Afin d'éviter le vol de diverses pièces des temples d'Angkor, on les a déposées à la Conservation. Le premier directeur était Jean Commaille. Henri Marchal lui a succédé.

Voir : http://vorasith.online.fr/cambodge/angkor/temple0.htm Nota : Les bâtiments de la conservation se trouvent au Nord de Siem Reap. En principe on ne visite pas cet endroit. J'ai quand même pu visiter un des bâtiments… Les plus belles pièces ont été déposées au Musée de Siem Reap. - Cette première période de l’École reste marquée par des collaborateurs prestigieux qui comptent toujours parmi les grands noms de l’orientalisme : Paul Pelliot (*), Henri Maspero, Paul Demiéville en sinologie ; Louis Finot, George Cœdès pour l’épigraphie indochinoise ; Henri Parmentier pour l’archéologie, Paul Mus, pour l’histoire des religions… (*) Paul Peillot (1878 – 1945), Membre de l'EFEO de 1899 à 1911. En 1902 il a traduit le livre "Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan" : Tcheou Ta-Kouan appelé aussi Zhou Daguan, était l'un des accompagnateurs d'une ambassade chinoise de la dynastie des Yuan. Il passa près d'une année au Cambodge et visita Angkor en 1296. - La M.A.I., puis l''EFEO sont présentes au Cambodge depuis le début du XIXème siècle, avec une interruption dès 1973. Le site de Siem Reap a fermé suite à l'occupation de la région d'Angkor par les Khmers rouges. En 1992 le centre de Siem Reap a réouvert.

- 14 Décembre 1992 : le Comité du Patrimoine Mondial a temporairement inscrit Angkor sur la liste des Sites du Patrimoine Mondial en danger en Décembre 1992.

- 13 Octobre 1993 : création du CIC (Comité International de Coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'Angkor) lors de la Conférence intergouvernementale à Tokyo, au Japon. La création de ce CIC-Angkor était l’une des conditions exigées par le Comité du patrimoine mondial pour accepter le site d’Angkor sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le CIC-Angkor se réunit deux fois par an, assurant ainsi le suivi régulier de toutes les opérations menées sur le site avec l’assistance de quatre experts dans le domaine de la préservation et de l’archéologie et trois dans le domaine du développement durable. Il s’agit du mécanisme international de coordination de l’assistance fournie par différents pays et organisations pour assurer la cohérence des différents projets, et pour définir des normes de conservation dans la Charte d’Angkor. Le CIC-Angkor est coprésidé par la France et le Japon. L’UNESCO, en étroite collaboration avec l’Autorité nationale APSARA, assure le secrétariat permanent. Des équipes de diverses nationalités se sont placées sous l'autorité morale du CIC et travaillent à la restauration des monuments, il y a bien sûr la France avec l'EFEO. Aux divers pays il faut ajouter l'ONG américaine World Monuments Fund. Cette ONG est indépendante, à but non lucratif, créée en 1965 à New York, pour sauver les monuments les plus précieux du monde

- Décembre 1995 : l'APSARA (Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d’Angkor) a été créée par Décret Royal. La mission principale de l'APSARA est la préservation, l'aménagement et l'entretien du site d'Angkor, en collaboration avec le Ministère de la Culture et des Beaux-Arts. L'APSARA est également chargée de la formation continue des historiens, archéologues et conservateurs chargés de gérer et d'entretenir le site d'Angkor. Une inscription permanente par l'UNESCO dépendait alors des actions concrètes menées sur le terrain par le gouvernement du Cambodge. En reconnaissance de trois ans de progrès établissant une responsabilité nationale pour la protection et l'administration du site, le Comité du Patrimoine Mondial confirma l’inscription permanente d’Angkor sur la liste du Patrimoine Mondial en Décembre 1995.

L'ANASTYLOSE La restauration des temples utilise le procédé de l'anastylose, mot d'origine grecque signifiant "relèvement des colonnes". "L'anastylose – nous dit Balanos, conservateur des Monuments de l'Acropole d'Athènes – consiste dans le rétablissement ou relèvement d'un monument avec ses propres matériaux et selon les méthodes de construction propres à chacun. L'anastylose s'autorise de l'emploi discret et justifié de matériaux neufs en remplacement des pierres manquantes sans lesquelles on ne pourrait replacer les éléments antiques". (Maurice Glaize "Les monuments du groupe d'Angkor")

L'anastylose fut introduite au Cambodge par Henri Marchal, au retour d'un voyage d'études à Java où il avait pu se rendre compte de l'excellence de la méthode. Celle-ci, appliquée par lui pour la première fois à Banteay Srei à partir de 1931. A partir de 1936 Maurice Glaize (architecte de formation) est devenu le spécialiste de l'anastylose pour les monuments du groupe d'Angkor.

Cette méthode est particulièrement indiquée dès lors qu'il s'agit, comme ici, de monuments faits de pierres simplement posées les unes sur les autres. En pratique, après le débroussaillement et la recherche de tous les blocs qui se sont effondrés, les pans de murs sont déposés, assise par assise, puis les blocs numérotés sont reposés sur une base affermie, en tentant de remettre à leur place tous les blocs qui ont été retrouvés dans les déblais.

Le remontage effectif du monument est donc précédé d'une série de remontages partiels au sol, en étant guidé par la connaissance que l'on peut avoir des formes architecturales et des décors sculptés : le travail matériel et les études d'histoire de l'art vont donc de pair. Toute interprétation, comme tout remplacement d'un bloc manquant par une pierre trop travaillée qui pourrait tromper sur l'authenticité, sont bannis.

Voir le rapport d'activité de la 17ème Session Plénière du CIC du 25/11/2010 https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000216484 http://icc-angkor.org/fr/ Voir également : https://fr.unesco.org/icc-angkor-25 http://icc-angkor.org/fr/press/le-monde-25_02_2017/ Jacques
SC Schnacke67 Veteran ·
Troisième partie LES INSCRIPTIONS (L'épigraphie) : Le mot épigraphie est souvent utilisé dans les textes relatifs aux temples d'Angkor • Epigraphe : une inscription que l'on trouve sur des monuments. Ces inscriptions dont gravées sur les matériaux non putrescibles comme la pierre, le métal… • Epigraphie : science qui étudie les épigraphes • Epigraphiste : personne qui étudie les épigraphes

- Parmi les plus grands épigraphistes pour la période angkorienne on peut citer :

• George CŒDES (1886 - 1969). Membre de l'EFEO de 1911 à 1929, directeur de 1929 à 1947. Il est considéré comme le plus grand épigraphiste de l'Empire Khmer. Voir EFEO https://www.efeo.fr/biographies/cadrecambod.htm : George Cœdes

Ses traductions sont rassemblées dans des documents "Textes et documents sur l'Indochine" en 8 volumes que l'on peut consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Voir le BEFEO de Jean Filliozat Année 1970 57 pp. 4-24 : I. Notice sur la vie et les travaux de M.George Coedes (1886-1969) https://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1970_num_57_1_5408?q=d%C3%A9ces+de+george+coedes

• Claude JACQUES : (1929-2018). Il a succédé à George CŒDES. Bien qu'âgé de 86 ans il a encore participé aux séances du CIC qui se déroulaient au Cambodge début Novembre 2015. Voir : https://www.efeo.fr/biographies/cadrecambod.htm Claude Jacques

Voir également : https://www.efeo.fr/base.php?code=928

"Pendant plus de cinquante ans, ses précieux avis accompagnent les scientifiques de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), dont il est membre de 1963 à 1973, et les experts ad hoc du Comité international de coordination de l’Unesco (CIC Angkor), coprésidé par la France et le Japon, sous l’aval du Cambodge". (Article du Monde par Florence Evin du 26/02/2018)

- Les inscriptions que l'on peut voir dans les temples sont gravées à l'entrée des sanctuaires sur les piédroits des portes, d'autres ont été burinées sur des stèles, mais la plupart d'entre elles se trouvent maintenant à la Conservation d'Angkor, pour éviter les vols.

Ces documents ont une importance historique considérable, car ce sont les seules archives du Cambodge ancien ; en effet la totalité des manuscrits de l'époque angkorienne a disparu au cours des siècles pour n'avoir pas été recopiés. On a retrouvé jusqu'à maintenant plus de 1200 inscriptions, mais il est probable que beaucoup d'autres ont disparu, ou peut-être n'ont pas encore été découvertes.

L'écriture a évolué tout au long des siècles : sur les plus anciens documents, autour du Vème siècle, elle est très proche de l'écriture dite pallava du Sud de l'Inde. Rapidement, cette écriture commence à se personnaliser. Au début de la période angkorienne, elle est devenue typiquement khmère, et souvent particulièrement soignée.

L'écriture n'évoluera guère pendant les siècles suivants, toutefois, pendant le règne de Jayavarman VII, elle prend une forme carrée très caractéristique. Par la suite elle continuera à évoluer jusqu'à la forme usitée de nos jours.

Ces textes gravés sur la pierre sont écrits en sanscrit ou en khmer, à peu près en quantité égale, mais leur teneur est sensiblement différente suivant la langue utilisée.

• Les textes en sanscrit sont des poèmes adressés, dans leur langue, aux dieux d'origine hindoue ou aux protecteurs bouddhistes. Ces poèmes font en règle générale l'éloge du fondateur du temple, qu'il soit roi ou haut dignitaire : cet éloge est souvent fort banal, mais il peut arriver que l'on y découvre des détails intéressants de la vie des rois en particulier. C'est dans ces poèmes que l'on trouve habituellement la date de l'installation (dite parfois "ouverture des yeux") des divinités, trop souvent confondue avec la date de construction du temple, qui commence avant et peut s'être prolongée bien au-delà ; on peut y trouver aussi certaines autres dates, notamment celles de la prise de pouvoir des rois.

Nota : au Cambodge la langue liturgique pour le Bouddhisme Mahayana (Grande véhicule) est le sanskrit. Le pali est la langue liturgique dans le bouddhisme Théravada (Petit Véhicule)

• Les textes en khmer au contraire sont toujours écrits en prose et relèvent généralement du style de l'inventaire : ils ont trait en effet aux biens matériels propriétés des dieux, terrains, animaux ou objets du culte. Parfois, ils présentent de longues listes de serviteurs du temple ou de riziculteurs travaillant au bénéfice des dieux : on les a souvent considérés comme des "esclaves", mais, placés sous les yeux des dieux comme ils le sont, leurs noms semblent être plutôt gravés sur des sortes de "tableaux d'honneur".

Les inscriptions ont permis de retracer l'histoire et la civilisation anciennes du pays khmer. Cependant, il ne faut pas oublier que ce sont des textes de circonstances et qu'on ne peut pas en attendre une information exhaustive.

- Il peut y avoir des informations inexactes ou des désaccords entre chercheurs.

- Une personne a écrit un document en fonction des connaissances du moment. Par la suite de nouvelles inscriptions ont été découvertes et qui contredisent ce que l'auteur a écrit initialement.

En 1912, Jean Comaille a écrit ceci dans son livre : "Guide aux ruines d'Angkor" : "L'on attribue, par supposition, à Indravarman (877) la construction du Bayon et qui n'aurait été terminée que sous Yaçovarman (889). Par l'épigraphie on a appris par la suite que c'était Jayavarman VII (1181 - 1215) qui avait fait construire ce temple

- Mauvaise traduction d'une épigraphe : la traduction d'un texte ancien est parfois difficile car un mot employé à une époque perdra peut-être de son sens initial avec le temps.

• Le culte du drevaraja ou culte du dieu-roi : Jayavarman II (802 – 850) – premier roi angkorien – n'a laissé aucune inscription, fait à peu près unique dans l'histoire du Cambodge du moins on n'en a pas encore trouvé. Les principaux épisodes de son règne sont relatés dans une stèle de 1053. C'est la stèle de Sdok Kak Thom, temple qui se trouve en Thaïlande à la frontière cambodgienne près de Sisophon. Jayavarman II. Selon cette stèle, c'est Jayavarman II qui aurait introduit le culte du devaraja.

Michel Petrotchenko dans "Le guide des temples d'Angkor" a écrit :

"Certains experts pensent maintenant que cette stèle a été mal interprétée, et que le culte du Devaraja fut introduit au début du 10ème siècle à Koh Ker par Jayavarman IV (source "Un siècle d'histoire de l'EFEO et le Cambodge")"

Dans le livre "Un siècle d'histoire de l'EFEO et le Cambodge", un chapitre est consacré à Koh Ker, on parle du culte du Devaraja. George Cœdès est cité. Je me trouvais à Siem Reap et comme je faisais de temps en temps après la visite des temples, je me rendais à la bibliothèque de l'EFEO. J'ai rencontré le directeur de ce centre et je lui ai demandé son avis sur le culte du devaraja. Il m'a dit que George Cœdès s'était trompé et que c'était bien Jayavarman II qui avait introduit le culte du devaraja et que Jayavarman IV avait apporté ce culte à Koh Ker. Qui dit la vérité ?

- Les sculptures : d'autres désaccords peuvent provenir de l'interprétation de sculptures qui sont des scènes mythologiques. Voici un exemple qui concerne le Banteay Srei à la "bibliothèque" Nord (1), fronton Est. Voir la photo jointe • Selon Maurice Glaize c'est "La pluie d'Indra" (2) : "Bibliothèque Nord. Les deux frontons inspirés de la légende de Vishnou : à l'Est c'est la "Pluie d'Indra", pluie bienfaisante figurée par des traits parallèles, qui tombe sur la forêt stylisée et peuplée d'animaux où passent Krishna enfant et son frère Balarâma ; le dieu, monté sur triple éléphant, domine les nuages, représentés par plusieurs lignes ondulées, et, dans l'axe, se dresse le nâga, symbole de l'eau"

• Selon Claude Jacques c'est "L'incendie de la forêt Khandava" : "Le Fronton Est de la "bibliothèque" Nordmontre une scène du Mahâbhârata : Indra, sur son éléphant à trois têtes Airâvata, tente d'envoyer sa pluie sur la forêt Khandava pour éteindre le feu que le dieu Agni avait allumé pour tuer son ennemi le naga Takshaka. Indra échoue parce que Krishna et son frère Bâlarama lancent de leur côté un rideau de flèches si serré que la pluie ne peut tomber ; ces flèches ont longtemps été interprétées à tort comme une figuration de la pluie."

• Michel Petrotchenko ("Le guide des temples d'Angkor") donne plus de détails sur "L'incendie de la forêt Khandava" en précisant que les ondulations symbolisent les pluies d'Indra.

(1)Les "bibliothèques" : désignation traditionnelle mais erronée. On trouve deux bibliothèques dans la partie Est de la première enceinte d'un temple, de part et d'autre de l'axe principal, ouvrant seulement à l'Ouest. Lorsqu'il n'existe qu'une de ces bibliothèques, elle se trouve du côté Sud. Bien qu'une inscription, trouvée semble justifier cette appellation de "bibliothèque", ces bâtiments, dont l'implantation est certainement rituelle, doivent plutôt représenter des sortes de sacristies où se trouvaient enfermés (peut-être) des livres sacrés et divers objets du culte ?

(2) Indra : Dieu d'origine védique. Le dieu des cieux, de la guerre et du climat. Il est aussi le gardien de l'Est et le chef des dikpàlas (gardiens des directions), sa monture est un éléphant blanc à trois têtes (Airâvata).

Jacques
LA Larsay Globetrotter ·
Excellent ! Merci. Hélas, ce que je connais surtout de l'EFEO - à part son travail remarquable - c'est l'acceuil très impoli qu'on reçoit quand on vient leur dire bonjour et leur poser quelques questions précises ; on passe visiblement pour des emmerdeurs ignorants indignes de la moindre attention (2 visites infructueuses à Siem Reap et 2 à Hanoi) ; j'abandonne, d'autant plus qu'ils ne se fatiguent même pas pour répondre à un courriel posant une question historique très précises. Des prétentieux !
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour Jacques Je n'ai pas été surpris par ton "vécu" concernant l'accueil à l'EFEO

Dans mon post précédent j'avais parlé du Devaraja ou culte du dieu-roi.

Michel Petrotchenko dans "Le guide des temples d'Angkor" a mentionné le livre "Un siècle d'histoire de l'EFEO et le Cambodge" Un chapitre est consacré à Koh Ker, on parle du culte du Devaraja. George Cœdès est cité. Voici un extrait de ce chapitre

"C'est en effet au Prasat Thom qu'apparait pour la première fois, la mention du fameux Vrah Kamraten … le Devaraja… Les recherches menées confirment très largement l'intuition formulée par George Cœdès, et quelque peu perdue de vue depuis, selon laquelle c'est bien à Jayavarman IV que l'on doit attribuer la fondation de ce culte assurant au souverain la "maitrise du monde", et non pas à Jayavarman II comme une lecture non critique de la stèle de Sdok Kak Thom a pu le laisser penser"

Voici comment s'est passée ma visite à l'EFEO de Siem Reap : J'ai vu le directeur du centre Dominique S. (j''avais déjà vu sa photo). Je me suis adressé à lui et je lui ai dit que j'avais une question à lui poser sur le culte du Dévaraja. Je lui ai donc dit que d'après mes lectures ce culte était attribué à Jayavarman II suite à la découverte de la stèle de Sdok Kak Thom mais que certains chercheurs pensaient qu'il y a avait eu une erreur de traduction de cette stèle et que ce serait Jayavarman IV qui avait introduit ce culte… Je voulais donc avoir son avis.

Il m'a demandé où j'avais lu cela, je lui ai répondu que Michel Petrotchenko en avait parlé dans son livre… Il m'a immédiatement interrompu et il s'est énervé et en élevant le ton il a dit que Michel Pretrotchenko n'y connaissait rien et qu'il écrivait n'importe quoi…

Je l'ai interrompu à mon tour pour lui préciser que je ne lisais pas que le livre de M. Petrotchenko et je lui ai cité plusieurs ouvrages de Jean Commaille, George Cœdès, Claude Jacques et de nombreux BEFEO… Il a probablement pensé que j'avais effectivement lu des ouvrages de référence sur les temples et il s'est alors calmé et m'a dit que George Cœdès s'était trompé et que c'était bien Jayavarman II qui avait introduit le culte du devaraja et que Jayavarman IV avait apporté ce culte à Koh Ker.

Devant son comportement je n'ai pas continué à discuter, mais j'ai quand même ajouté que M. Petrotchenko n'avait rien affirmé, il avait seulement écrit que certains chercheurs pensaient que c'était Jayavarman IV qui avait introduit le culte du Devaraja.

J'avoue avoir été très surpris par les propos que j'ai eu avec le directeur du centre de l'EFEO de Siem Reap. Je voulais lui préciser que Pierre Baptiste (1), conservateur du Musée Guimet à Paris, avait recommandé le livre de Michel Petrotchenko pour qu'il soit vendu dans la boutique de ce musée, mais j'ai préféré interrompre ma discussion.

J'avais fait la connaissance de Didier Fassio (2), documentaliste qui avait fait plusieurs films sur les temples angkoriens. Au retour à ma guesthouse je lui avait parlé de mon entretien avec le directeur de l'EFEO de Siem Reap.

Didier Fassio n'a pas été surpris par le comportement de Dominique S. (qu'il connait bien). Il m'a précisé ceci : "En effet Michel Petriochenko n'est pas archéologue, ni architecte… N'étant pas du "cru", c’est-à-dire de l'EFEO il a été "rejeté" par ce prétentieux (Dominique S.).

(1) Voir mon post "Quelques remarques sur le roi Jayavarman IV" https://voyageforum.com/v.f?post=7154578#7154578

(2) Didier Fassio a réalisé divers films dont :

"Le Secret des temples d'Angkor" : www.canal-u.tv/...mples_d_angkor.11556

"Angkor, l'aventure du Baphuon" : excellent documentaire sur la restauration du Baphuon par Pascal Royère : www.canal-u.tv/...ure_du_baphuon.12724

Jacques
MA Mariecurry Globetrotter ·
Didier Fassio n'a pas été surpris par le comportement de Dominique S. (qu'il connait bien). Il m'a précisé ceci : "En effet Michel Petriochenko n'est pas archéologue, ni architecte… N'étant pas du "cru", c’est-à-dire de l'EFEO il a été "rejeté" par ce prétentieux (Dominique S.).

Je suis surprise par ce portrait. Dominique S. est un homme si charmant. 😕
FA FabGreg Globetrotter ·
Michel Petriochenko n'est pas archéologue, ni architecte… N'étant pas du "cru", c’est-à-dire de l'EFEO il a été "rejeté" par ce prétentieux (Dominique S.).

C'est vite le cas dans nombre de corporations.

Ma lecture du guide de Petrochenko commence à dater puisque j'en avais fait un usage intense lors de mes visites (et les préparations en soirées !) en janv-13, mais j'y avais apprécié un exposé clair et les "avertissements" explicites quand un fait ou (une interprétation) était controversé. L'ensemble m'a paru d'une grande rigueur intellectuelle. Avec une telle qualité, nul besoin d'être archéologue ou architecte. Passion et rigueur forment un couple intéressant.

A ce jour, je n'ai pas souvenir d'avoir pris ce guide en défaut. La rigueur n'est pas si courante dans certains guides de voyage francophones.

Dominique S. a peut-être raison sur le Dévaraja, mais il serait utile que cela soit argumenté par des preuves, et pas seulement par un sentiment ou une conviction.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
LA Larsay Globetrotter ·
- 1886-1868 : La mission Doudart de Lagrée - Garnier (1866-1868) : Le but principal de cette mission était de reconnaitre les voies navigables pour rejoindre la Chine. Au cours de cette mission les participants ont visité les ruines d'Angkor.

Pour changer de sujet, je précise que cette expédition, inconnue en France et pourtant aussi capitale que celles de Savorgnan de Brazza, Stanley ou Livingstone en Afrique, avait pour but do conncurrencer le commerce sino-anglasi entre la Chine du Sud et Hong Kong/ShanghaI, car on pensait alors à l'époque que leMékong étéit naviguable de Cochinchine à la Chine. L'expédition est tombée sur les rapîdes infranchissables du Mékong dans les 4000 iles du sud du Laos à la frontière cambdogienne et a donc réalisé que le Mékong n'était pas la voie naviguable qu'elle cherchait. Ayant continué pendant des mois (de Lagrée est mort des fièvres en chemin), ils sont finalement arrivés au Yunnan et ont ainsi découvert la voie naviguable qu'ils cherchaient : le fleuve Rouge du Yunnan à Haiphong, d'où la conquête du Tonkin par les Francais
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour Fabrice, bonjour à tous J'ai fait une recherche rapide sur le site de l'EFEO (https://www.efeo.fr/ ), dans Chercheurs d'Asie, puis Cambodge, puis Eric Bourdonneau j'ai pu accéder à a biographie et à sa bibliographie. Parmi les articles cités il y a :

• "La fondation du culte du Devaraja. Danse, sacrifice et royauté au Prasat Thom de Koh Ker" Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et Belles-Lettres – Année 2011 – 1 55-3, pp. 1343 - 1382 https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_2011_num_155_3_93294 Je n'ai pas encore lu cet article

• 2011, "Morts, royauté et lieux saints dans le Cambodge ancien, mission archéologique de Koh Ker", dans "L'Ecole Française d'Extrême-Orient. Un siècle d'histoire 1898-2010. Magellan & Cie, p. 84-92.

- J'ai cité le livre "Un siècle d'histoire, l'EFEO et le Cambodge". Le chapitre est consacré à Koh Ker s'intitule "Morts, royauté et lieux saints dans le Cambodge ancien". Eric Bourdonneau est donc l'auteur du chapitre consacré à Koh Ker.

- Dans le chapitre de Koh Ker il y a une restitution du GII E où l'on peut voir Jayavarman IV se soumettant au jugement de Yama, le dieu des morts. Il est aussi mentionné que la statue rapportée par Louis Delaporte est qui est au Musée Guimet serait donc la représentation de Jayavarman IV

J'ai immédiatement pensé à un documentaire que tu connais très bien : "Angkor redécouvert"

On a parlé de ce documentaire sur ce forum dans diverses discussions.

- Le 30/08/2015, dans la discussion suivante : "Le Musée Guimet à Paris – Livres sur les temples d'Angkor, j'ai écrit un post "Quelques remarques sur le roi Jayavarman IV" https://voyageforum.com/v.f?post=7154578#7154578 J'avais écrit ceci

Eric Bourdonneau (membre de l'EFEO depuis 2007) a mis en place en 2009 une mission archéologique sur le site de Koh Ker et le complexe du Prasat Thom. Il intervient dans le documentaire avec Pierre Baptiste et tous les deux émettent une hypothèse très crédible sur les statues retrouvées dans le GII E du Prasat Thom : il s'agirait "d'une représentation monumentale du jugement des morts, Jayavarman IV devant la cour de justice de Yama". Voir le documentaire "Angkor redécouvert ", selon Eric Bourdenneau et Pierre Baptiste la statue rapportée par Louis Delaporte ne serait donc pas une "Divinité masculine" mais probablement la représentation du roi Jayavarman IV

- Le 01/02/20201 dans la discussion "Documentaire Angkor redécouvert" https://voyageforum.com/v.f?post=9894862#9894862 Tu as écrit ceci :

Pour ceux qui souhaiteraient visionner le documentaire "Angkor redécouvert", sachez qu'il est à ce jour consultable sur dailymotion, vimeo, ou rutube (inscription requise pour ce dernier), et d'autres sites...Vous pouvez les retrouver par recherche de vidéos sur web avec les mots clés : Angkor redécouvert documentaire.

Voici la version Viméo https://vimeo.com/77118621

Jacques

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