Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness"
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Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.

Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.

La version complète avec davantage de photos est ici :

sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/

Bonne lecture à tous !



Présentation

L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !

Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.

Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !

Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.

Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.

A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.

Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.

Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.

Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.

A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !

Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.

Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions

J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10

C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).

C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).

Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.

Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.

Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.

Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !

Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !

J3 : Mar 01/06/10

Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.

A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.

Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !

En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.

Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.

Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !

Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.

Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.

Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !

Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.

Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !

Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock

J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.

Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.

Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.

Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.

Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !

Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.

A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.

C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !

A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.

Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.

Nous découvrons une à une ces merveilles.

Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.

Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.

A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.

Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !

Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !

Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock

J5 : Jeu 03/06/10

Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !

Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.

Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.

Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.

Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.

Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.

D’abord un coup d’œil aux peintures !

Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.

Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons �� un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.

A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.

Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !

Balanced Rocks ?

Elephant Rock ?

A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !

Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.

Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.

Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.

Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !

Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !

D… O… D… O !

Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10

Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.

Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.

Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.

Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.

Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !

Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !

Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.

J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?

Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.

Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.

La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !

En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.

Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.

Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !

Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !

De plus près ! Bad look !

Repu sur la berge !

Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!

En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !

Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.

Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !

Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !

Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.

Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !

Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !

Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.

Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10

Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.

Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?

Vues de part et d’autre du pont.

Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.

Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls

Ça y est ! On y arrive enfin !

Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.

Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !

En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.

En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.

A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.

A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !

A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.

Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
IS Isap29 Globetrotter ·
Bonjour Christine,

juste un petit bonjour et te dire que j'essayerais de lire ton cr à tête reposée ce week-end ; j'ai à nouveau internet à la maison (après déménagement).

J'attends, avec impatience, la suite avec quelques plongées 😉 (pas mis la tête dans l'eau depuis 3 semaines toujours cause déménagement 🙁).

Un compte-rendu qui mêle exotisme, wilderness et plongée, que demander de mieux.

Bonne journée.
VA Vazyvite Globetrotter ·
Je vois que les moustiques sont toujours aussi voraces à Kakadu 😎😎😎😎

On avait aussi dû se réfugier dans le camping-car en catastrophe 😕 Les peintures sont toujours aussi splendides !
Tous mes voyages sur : http://www.vazyvite.com/

" Psychologiquement instable donc je ne réponds de rien" : Sa Maman
OL Oliv2019 Veteran ·
Bonjour krikri,

Je viens de lire le début de votre carnet en cours de réalisation (bon courage car 5 semaines c'est long !), felicitations pour les photos et l'organisation ! J'ai l'impression que vous avez effectué un début de voyage assez relaxe avec des baignades et pas mal de repos, etait ce pour vous remettre du décalage ? Merci en tous cas de nous faire partager votre expérience d'une destination mythique

olivier
Site perso : https://sites.google.com/site/lescarnetsdevivoliv/
KA Kashtin Globetrotter ·
Salut Christine,

Ah! l'Australie!... On en a rêvé, c'était en projet, et puis différents reportages nous avaient refroidis: des types avinés (disons pleins de bières) en gros 4 x 4 qui chassaient le kangourou la nuit... Ça avait furieusement des airs de certaines scènes de La main droite du diable, de Costa-Gavras 😕, rapportées aux animaux... Un autre aussi sur des aborigènes qui nous avait complètement douchés, avec un discours raciste anti-Blanc d'une telle violence que même s'ils ont mille circonstances atténuantes, ça ne nous avait plus donné envie d'aller à leur rencontre. Mais voilà, le carnet de Krikri arrive et risque de changer la donne 😉! Après quelques pages, déjà, Alain me dit « Quand même, j'irais bien... ».

Les peintures rupestres sont vraiment exceptionnelles (au fait, tu sais de quand elles datent? on a été très surpris par la goélette de Nourlangie Rock). Avec en plus une faune et une flore très riches, des pistes qui n'ont rien à envier à celles de l'Ouest américain, notamment en ce qui concerne le passage des rivières, des chutes en veux-tu en voilà, une nature sauvage et magnifique, et des couchers de soleil... mmmm..., tous les ingrédients sont réunis pour donner envie 🙂.

Une très belle réussite, encore une fois, avec une rédactrice et un photographe très doués! Prenez votre temps pour la suite, rien ne presse, et plus c'est fignolé, mieux c'est.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MI Michel63 Veteran ·
Bonjour krikri,

j'ai lu avec beaucoup de plaisir le début de ton carnet et j'attends la suite impatiemment. Quelle déception avez vous dû avoir avec tous ces sites encore fermés. Félicitations à Hervé pour ses photos toujours aussi belles. C'est vrai que cela donne envie d'y aller. Mais que c'est loin ! 27 heures de voyage...🤪 Fais nous rêver quand même ! 🙂
Michel

Mes carnets de route : http://www.michel63-roadbooks.fr
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour Alain-Pierre,

C'est sympa de venir me faire un petit coucou. Tu as raison d'attendre un peu... d'ici ce week-end, j'aurai le temps de rajouter quelques chapitres ce qui te permettra d'en apprendre encore un peu plus ! 😉

Bonne installation et à +

Christine
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour Vazyvite,

Je vois que les moustiques sont toujours aussi voraces à Kakadu 😎😎😎😎 On avait aussi dû se réfugier dans le camping-car en catastrophe 😕

Au moment où tu m'as envoyé ce message, je venais tout juste de relire cette partie de ton récit... Transmission de pensée ?😉😉

Les peintures sont toujours aussi splendides !

Tout à fait d'accord... elles sont magnifiques !

En tout cas, merci de ton passage par notre récit et bonne continuation.

Christine
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour Olivier et merci pour ton message.

J'ai l'impression que vous avez effectué un début de voyage assez relaxe avec des baignades et pas mal de repos, etait ce pour vous remettre du décalage ?

C'est vrai que cette première partie dans Kakadu NP peut sembler relax, ce n'était pas vraiment prévu ainsi mais comme je l'ai dit dans l'introduction, un certain nombre de sites, particulièrement ceux qu'on atteint par des pistes, n'étaient pas accessibles, c'est pourquoi il a fallu rester sur le bitume. C'était donc cool les premiers jours et tant mieux, car il a tout de même fallu récupérer suite au décalage horaire (mais il n'est pas plus difficile à absorber que quand on va aux USA)

Maintenant il faut aussi savoir qu'à cette saison, les journées sont courtes voire très courtes et qu'il vaut mieux avoir atteint sa destination finale avant la tombée de la nuit en raison des animaux errants (kangourous et aussi bétail). On ne remplit pas ses journées de la même façon que dans l'Ouest américain par ex. 😉

En revanche, les baignades vont ponctuer l'ensemble de notre voyage et vont même devenir quasi quotidiennes par la suite.

A+

Christine.
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Tout d'abord merci à tous ceux qui ont déjà jeté un oeil sur notre récit 😏

Voilà deux chapitres de plus pour assouvir votre curiosité !

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt Rock J8 : Di 06/06/10

Dans les gorges de Katherine, dont le nom aborigène est Nitmiluk NP, là aussi, nos activités sont contrariées. Ce système de treize gorges consécutives se visite de préférence en canoë sur une demi-journée, une journée ou même deux jours… pendant la saison sèche. Nous avions envisagé le parcours « Under the stars »… avec camping dans la cinquième gorge et retour le lendemain.

Mais dans l’état actuel de la rivière (niveau d’eau élevé, eaux boueuses, surveillance des crocodiles non terminée), la pratique du canoë, la baignade et le camping sur berge sont interdits. Les gorges seront praticables en canoë à partir du 19 juin.

Tant pis, ce sera randonnée ! De la randonnée courte à la randonnée sur plusieurs jours, le choix ne manque pas dans le réseau des Southern Walks.

Toutes les randonnées partent du Visitor Center et suivent le même sentier au départ puis, selon le cas, un chemin transversal mène à l’aplomb des gorges à différents points plus ou moins éloignés.

Nous optons pour une distance moyenne. Lily Ponds (19,5 km en six heures trente) nous semble un bon compromis pour la journée. Allez, c’est parti !

Tantôt caillouteux, tantôt sableux, mais facile malgré quelques petites montées bien senties, le chemin traverse cette petite vallée où eucalyptus et palmiers se disputent la place entre les rochers.

En levant la tête, on aperçoit ces loriquets à tête bleue (Trichoglossus haematodus) en train de butiner la sève des fleurs d’eucalyptus. Faisons une petite pause pour écouter leur doux bavardage !

Changement de paysage un peu plus loin avec ces petites termitières dispersées partout dans le bush.

Celles-ci nous évoquent les griffes d’un monstre !

En suivant les cailloux du Petit Poucet…

… on finit par arriver à l’embranchement vers Lily Ponds. C’est là qu’il faut se décider : tourner vers la gorge ou poursuivre jusqu’à l’intersection suivante. Bon, puisqu’on est si bien lancés, poursuivons, ce qui devrait nous permettre d’entrevoir Smitt’s Rock, le monolithe au pied duquel on aurait dû camper !

A l’embranchement de Smitt’s Rock, ça se corse un peu. Il y a d’abord deux ruisseaux bien boueux à franchir dans lesquels je finis par atterrir avec mes gros sabots. Me voilà avec les pieds au frais !

Le parcours devient plus varié, plus ludique, plus difficile mais la vue est plus dégagée et les paysages sont encore plus beaux !

Yes ! Le sentier arrive maintenant au bord du canyon. Devant nous, la quatrième gorge et au milieu de la rivière, le fameux Smitt’s Rock !

Le rocher nous évoque Steamboat Rock dans Dinausor NM (UT-USA).

Descendre jusqu’au pied du rocher n’apporterait sans doute rien de plus. Nous décidons par conséquent de nous arrêter là pour le pique-nique… tout en profitant de la vue plongeante sur la gorge.

Quelques pas de plus nous amènent à un petit bassin bien rafraîchissant… avant le retour sous la chaleur de l’après-midi !

Heureusement des citernes d’eau installées çà et là (eau non potable) et l’ombre bienfaisante des palmiers et des eucalyptus permettent de récupérer régulièrement.

Un dernier détour par un point de vue… et par les pelouses du Visitor Center nous valent deux belles rencontres : cette femelle kangourou (avec la poche pleine ?) et ce Méliphage à oreillons bleus (Entomyzon cyanotis).

Une super journée et une sacrée randonnée : départ 9 heures, retour 17 heures, huit heures arrêts compris pour environ 400 mètres de dénivelé. Nous craignions d’avoir beaucoup de monde un dimanche, or il n’y avait absolument personne sur notre itinéraire, seulement une poignée de randonneurs sur les premiers circuits courts !

Pour finir la journée en beauté, le Lonely Planet nous indique que le meilleur restaurant de Katherine est le Katie’s Bistro. Le dimanche, c’est le jour du buffet : c’est parfait et d’un très bon rapport qualité/prix !

Deuxième nuit à Katherine.

Vers Smitt Rock

Vers le Kimberley, pays des baobabs J9 : Lu 07/06/10

C’est avec une journée d’avance que nous quittons Katherine. En effet, comme la nuit dans les gorges a été annulée, il est inutile de passer une seconde journée dans la région. Autant s’avancer pour bénéficier d’une journée supplémentaire plus loin !

C’est un long trajet qui s’annonce : 514 km, six heures prévues jusqu’à Kununurra durant lesquelles nous allons à la fois changer de région géographique et d’Etat… et subir un décalage horaire.

Pour absorber tout ce programme, un départ matinal est bienvenu. A 7 h 30, nous sommes sur la route et bien que soit une nationale, il n’y a pas grand monde… une caravane de temps en temps, car une chose nous frappe d’emblée… les Australiens ont l’air d’être plus branchés caravane que camping-car !

200 km plus loin, la traversée de la Victoria River (sur un pont… ouf… vu la taille du fleuve !) marque une première étape.

A quelques kilomètres de là, nous nous arrêtons à l’aire de pique-nique de Joe Creek… non pas pour déjeuner (il est tôt) mais pour nous dégourdir les jambes. La petite boucle de Nawulbinbin Walk (1,7 km/une heure trente) tombe à pic !

Il s’agit de grimper jusqu’au pied de la falaise, de la longer un moment puis de boucler la boucle après une descente raide !

Paysage en rouge et vert qui ravit la vue !

Les rois du lieu sont sans aucun doute ces palmiers Livistona qui agitent leurs éventails au gré du vent. A l’ombre de leur feuillage et de la paroi, il fait vraiment très bon !

Qui dit falaise dit aussi peintures rupestres ! Ces parois n’ont pas échappé aux ancêtres aborigènes !

Avaient-ils déjà un idéal de fraternité ? En tout cas, ces ribambelles m’évoquent immédiatement le refrain « Si tous les gars du monde… ».

Après cette petite balade, reprenons la route pour une soixantaine de kilomètres. A Timber Creek, c’est l’heure du pique-nique et il faut absolument consommer tous nos fruits et légumes car ces denrées sont interdites à l’importation en Australie-Occidentale.

Mais pour l’heure, c’est l’entrée sur le territoire des baobabs ! Entre Timber Creek et Kununurra, ces géants ne manquent pas, nous donnant l’occasion de débuter une belle collection d’arbres remarquables ! Siamois ! Triplés ! Imposant ! Tentaculaire ! Célèbre ! (en mémoire du campement de l’explorateur Auguste Gregory 1856)

D’un baobab à l’autre, les 200 kilomètres qui nous séparent de notre destination finale passent très vite.

Ça y est, nous voici à la frontière entre les Etats du Territoire du Nord (NT) que nous quittons et de l’Australie-Occidentale (WA) dans laquelle nous nous apprêtons à entrer… après l’inspection en règle de notre véhicule. Les agents sont intraitables, aucun fruit ni légume (entre autres) ne doit passer la frontière.

WA est l’Etat le plus vaste (1/3 de la superficie de l’île continent et cinq fois la France) et le moins peuplé (moins de 10 % de la population australienne)… le Far West australien comme on l’imagine !

Le passage dans cet Etat va entraîner plusieurs changements. - La vitesse maximale autorisée est maintenant ramenée à 120 km/h. - Il y a un décalage horaire d’une heure et demie entre les deux Etats. En réglant nos montres, nous avons l’impression de gagner du temps. Pas vraiment, car jusqu’à présent le soleil se couchait vers 18 h 30 en NT, dorénavant il se couchera vers 17 heures. C’est l’hiver… malgré les températures estivales ! Petites journées en perspective !

Peu après, nous arrivons à Kununurra, la porte d’entrée de la superbe région du Kimberley, un des derniers espaces vierges du pays, offrant parcs nationaux, gorges et côtes sauvages. Seules trois villes dépassent les 2000 habitants.

Notre hôtel, le Kimberley Grande, est à la hauteur de la réputation de la région ! une très grande chambre, très confortable et meublée avec beaucoup de goût, une vaste salle de bains… et le comble du luxe : une machine à café (celle vantée par George Clooney) et bien sûr les capsules qui vont avec !

Mais si nous voulons profiter un peu avant le coucher du soleil, il ne faut pas traîner. A deux pas de la ville se trouve un joli petit parc national, Mirima NP, dont les formations rocheuses ressemblent, paraît-il, à celles du parc des Bungle Bungle.

A ce propos, le Purnululu NP (Bungle Bungle), un des points forts de notre voyage, prévu demain, a t-il rouvert entre-temps ? Un petit tour sur Internet m’apprendra que oui. En revanche, le Mitchell River NP prévu dans quelques jours ne l’est toujours pas ! Croisons les doigts

Alors, avec les formations de grès de Mirima, voici un avant-goût de ce que nous découvrirons demain !

Bon, pour le restaurant, ce sera sur place pour ne pas changer : nouilles, légumes et crevettes sautées pour moi et pièce de bœuf pour Hervé. Très bon et copieux.

L’hôtel a accueilli en 2008 l‘équipe de tournage du film « Australia » alors Hervé se prend-il à rêver qu’il dort dans les draps de Nicole Kidman ? En tout cas, moi, je rêve au Purnululu et… à ses cônes pointus !

J10 : Ma 08/06/10

Nous n’avions pas retenté de camping depuis la nuit mémorable à Ubirr, mais pour profiter du parc des Bungle Bungle, de son nom aborigène Purnululu, camper est incontournable, il n’y a aucun hébergement à proximité. Connu depuis très longtemps des Aborigènes, ce parc national de 3000 km2, n’a été révélé au grand public qu’en 1982 grâce à un reportage télévisé, puis classé parc national en 1987 et, depuis 2003, le massif des Bungle Bungle figure au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Depuis, 40 000 visiteurs par an viennent découvrir ce site, unique au monde. Nous n’allions pas manquer ça !

C’est avec le plein de provisions (car nous ne verrons pas de supermarché avant dix jours) que nous quittons Kunu, très impatients de voir les fameuses tours striées du Purnululu.

Il nous faudra presque la journée pour atteindre ce parc reculé : d’abord 250 kilomètres sur la Great Northern Highway… une nationale certes, mais en allant vers le sud, elle ressemble davantage à une départementale de chez nous et plusieurs ponts à voie unique ralentissent la progression. Trois heures pour faire le trajet est une bonne moyenne, d’autant que tout du long quelques baobabs méritent un arrêt.

Celui-là vraiment énooooorme !

Après la Highway, 53 km de piste nous attendent.

Hervé dégonfle les pneus et met le véhicule en mode 4X4. Spring Creek Track est noté « rough » dans toutes les documentations.

La piste serpente dans un paysage vallonné couvert de touffes de spinifex laissant la place çà et là à quelques eucalyptus et aux emblématiques termitières.

Le parcours s’avère délicat par endroits en raison de nombreux fossés, virages serrés, crêtes sans visibilité, trous dans la chaussée et passages de gués. Sans parler de la poussière qui réduit la visibilité !

Nous voici devant le premier véritable gué depuis le début de notre voyage : c’est impressionnant car on ne sait pas trop à quoi s’attendre mais ça passe haut la main !

Deux heures sont nécessaires pour négocier la piste jusqu’à l’intersection appelée « Three Ways » où se trouve le Visitor Center. C’est là qu’il nous faut régler les droits pour le camping (11 AUD/pers/j) et comme ce parc est le premier que nous visitons en WA, il nous faut aussi payer le pass (Holiday Pass = 40 AUD valable un mois pour un véhicule et 8 passagers maximum dans tous les parcs nationaux de l’Etat).

C’est également à cette intersection qu’il nous faut décider : nord ou sud ? Une rapide analyse du rapport entre les sites et le meilleur ensoleillement nous fait pencher pour le sud. La ranger confirme.

C’est donc vers le camping de Walardi, à 12 km, que nous nous dirigeons, un camping rudimentaire pourvu d’eau et de toilettes sèches, pas de douche. Comme le soleil va bientôt se coucher, nous décidons de reporter les visites au lendemain et de nous installer tranquillement.

Les emplacements ne sont pas clairement délimités comme aux USA ou au Canada. Le camping est divisé en plusieurs petites aires circulaires partagées à plusieurs selon l’affluence. Là, ça va, nous partageons un grand espace avec un petit camping-car.

Nous regrettons très vite de ne pas avoir acheté ou loué de chaises pliantes car il n’y a pas de table de pique-nique à tous les emplacements. En attendant que nos voisins reviennent, nous squattons les leurs… et quand ils nous délogent, nous en profitons pouraller attendre le coucher de soleil au point de vue voisin.

Un petit jus et des chips en guise d’apéro tout en contemplant la vue sur le massif avec ses colonnes et dômes de grès… au loin !

Demain, nous les verrons de près… enfin !

La nuit tombe rapidement après 17 heures. Nous avons repéré une table de pique-nique située à côté de l’emplacement prévu pour le feu de camp. C’est là que nous mangeons notre repas froid… alors qu’il n’est même pas 18 heures. Bientôt, un groupe d’Australiens se rassemble autour du feu, la soirée sera très conviviale, les contacts faciles et chaleureux.

En plus, en observant les Australiens, nous mettons au point notre future organisation : dès qu’il fait nuit, les campeurs se regroupent autour du feu avec un petit verre (voire plusieurs !) puis, plus tard dans la soirée, chacun va chercher son dîner, préparé à l’avance tant qu’il faisait jour (hé, hé, en voilà une bonne idée) et revient le déguster près du feu. Nous prenons acte !

La nuit s’annonce bien, il fait très frais et les moustiques sont raisonnables, tant mieux !

Baobab du Kimberley

Purnululu (Bungle Bungle) : du sud au nord ! ... A SUIVRE !
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
LA Laurence49b Veteran ·
Salut Christine,

Je me penche très sérieusement sur ce Grand Monument dès que possible ..les carnets vont bon train de ce temps-là et je ne sais plus où donner de la tête..pourvu que je ne la perde pas !😛

Amicalement, Laurence
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Salut Laurence,

les carnets vont bon train de ce temps-là

Houla... l'Ouest américain arrive en force... et ça n'est que le début !

et je ne sais plus où donner de la tête..pourvu que je ne la perde pas !😛

J'espère surtout que tu n'auras pas d'indigestion 😉... En tout cas, si tu crains l'overdose, viens faire un petit tour du côté de l'Australie !

A bientôt... prends ton temps, le Grand Monument est encore en construction !

Christine
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VN Vnoa Globetrotter ·
Hello Christine,

j'ai commencé à jeter un oeil mais je prendrais le temps ce week end d'aller admirer ton carnet (avec les photos !!!! j'en ai déjà regardé qq unes et je suis baba ! 😎)...

@++ Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection" "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" "Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"

Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
LI Lilevis Veteran ·
Bonsoir Christine

Je viens de lire ton carnet, comme d'habitude il est super, et toujours de belles photos. Vous avez encore fait un superbe voyage. Je rêve depuis longtemps d'aller en Australie mais mon mari n'est pas emballé de faire 24 heures de voyage, voire plus. J'attends impatiemment la suite. Merci pour ce partage. Liliane
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/ Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

Nous n'avons pas eu du tout écho de ce genre de scènes ou de discours... Les Aborigènes ont un peu les mêmes problèmes que les Indiens aux Etats-Unis, ils vivent dans des communautés, ont des problèmes d'intégration et/ou d'alcoolisme mais ils ont surtout une culture, une connaissance de la nature et une histoire très anciennes et très riches.

La preuve... ces superbes peintures !

En fait, dans les galeries d'art rupestre se côtoient ou se superposent souvent des oeuvres très anciennes (entre 10 000 et 20 000 ans) et d'autres plus récentes (jusqu'au 20e siècle).

Les plus anciennes ont été exécutées dans le style dit "des rayons X", càd qu'on y voit aussi l'intérieur du corps (des animaux par ex)

La fameuse goélette est estimée dater de la deuxième moitié du 19e siècle, de l'époque où des bateaux de ce genre longeaient les côtes australiennes.

Ton appréciation nous touche vraiment beaucoup.

J'espère que la suite de notre carnet continuera à vous réconcilier avec l'image de l'Australie !

A+

Chrisitne
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
J'ai activé une page de plus ! Elle concerne la journée consacrée à la visite du parc national de Purnululu (Bungle Bungles)... une journée-phare de notre voyage !

Bonne découverte.

Lever de soleil à Purnululu

Purnululu (Bungle Bungles) : du sud au nord

J11 : Me 09/06/10

Dès 5 h 30, Hervé me tire de la tente : « Viens voir ! » Non, ce n’est pas un incendie… mais le ciel qui s’embrase au lever du soleil ! Magique ! Le plus beau lever de soleil jamais vu !

Une heure plus tard, alors que nos voisins australiens émergent à peine de leur camping-car, nous sommes déjà prêts à rejoindre le parking de Picaninny Creek, le point de départ des plus beaux sites au sud du parc.

Nous approchons bientôt de la chaîne des Bungles !

Trois petites randonnées enchaînées vont nous donner un bel aperçu de cette partie du parc.

Domes Walk, comme son nom l’indique, nous amène au pied des tourelles de grès. En forme de ruches aux flancs abrupts striés de bandes horizontales de croûtes gris foncé de cyanobactéries, ces formations sont le résultat de l’interaction de plusieurs phénomènes géologiques, biologiques, climatiques et érosifs. Elles sont vieilles de plus de 20 millions d’années !

Nous pénétrons à présent dans Cathedral Gorge aux parois rougeoyantes de plus en plus resserrées.

Et au bout de la gorge… un amphithéâtre où règnent un silence et une acoustique digne d’une cathédrale ! Ce lieu nous rappelle Golden Cathedral (UT – USA).

Picaninny Creek Trail nous amène ensuite jusqu’à un point de vue en suivant le lit asséché de la rivière. Par endroits, il reste une petite mare dans laquelle aiment à se mirer les silhouettes des dômes.

Il est bientôt midi et le soleil au zénith, c’est l’heure idéale pour rejoindre au nord du parc le parking d’Echidna Chasm, une sorte de slot canyon qui, comme ses cousins ouest-américains, s’apprécie quand le soleil est au plus haut.

Près de cinquante kilomètres séparent les deux sites. Deux « éléphants » nous retardent un peu !

En passant, on dépose vite la tente au camping de Kurrajong pour ce soir et on espère arriver dans les temps.

Un chemin couvert de gros galets conduit à l’entrée du canyon où des palmiers éventail nous font une haie d’honneur !

Nous essayons de capter les belles couleurs mais je crois que nous sommes arrivés un peu tard. Un petit air d’Antelope Canyon(AZ-USA) !

Au-dessus de nos têtes, un palmier suicidaire se penche dangereusement.

En ressortant, nous sommes éblouis par tant de verdure.

A ce stade de la journée, un arrêt pique-nique s’impose car ce n’est pas fini. Il reste Mini Palms Gorge à explorer.

Bien requinqués par notre casse-croûte, nous démarrons en même temps qu’un groupe de jeunes conduit par un guide professionnel. Comme la file s’étire, nous nous dépêchons de les dépasser… mais les premiers nous talonnent, nous obligeant à accélérer le rythme (après manger, c’est dur !). Le parcours se fait au pas de course.

Heureusement, à l’entrée de la gorge, le guide fait une pause, le temps de rassembler sa troupe, ce qui nous laisse un peu de répit pour apprécier cette oasis de verdure sur fond de conglomérat rouge orangé.

Nous quittons Mini Palms fort tard et assistons au coucher du soleil en route.

Ayant pris soin de préparer le dîner à l’avance, nous adoptons le rythme australien. Dès la tombée de la nuit, nous prenons un petit verre près du feu de camp puis, un peu plus tard, notre dîner. Pendant que Richard, un jeune Australien, joue du didgeridoo, un instrument à vent aborigène de sa propre fabrication, son beau-père nous raconte qu’il s’intéresse aux reines et rois de France en vue d’un voyage sur les bords de la Loire à l’automne prochain.

La soirée est douce sous la Voie lactée. La Croix du Sud est bien visible !

Cette soirée marque la fin de deux journées riches en rencontres et en découvertes dans cet endroit unique au monde !

Purnululu et ses drôles de cônes rocheux !



Gibb River Road : Emma Gorge, Home Valley et Drysdale River Station... à suivre !
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour Michel,

Merci pour ton petit mot !

Quelle déception avez vous dû avoir avec tous ces sites encore fermés.

Un peu déçus certes, bon, pas plus que ceux qui, dans l'Ouest américain programment Cathedral Valley ou Cottonwood Road et doivent y renoncer pour cause d'orages. On ne fait pas toujours ce qu'on veut avec la météo !🤪

Heureusement, par la suite, dans le Kimberley, ça s'est arrangé, les parcs ont rouvert entretemps et on a pu faire tout ce qu'on avait prévu...

J'espère que ton dernier voyage s'est bien passé !

Bon week-end !

Christine
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Hello Valérie,

J'ai activé, entre autres pour toi, une page supplémentaire sur notre site afin de te faire découvrir les "cônes" du Purnululu (Bungle Bungles)... il me semble que ce site figurait dans ton projet australien !

En espérant que tu puisses, un jour prochain, réaliser ce voyage au pays d'OZ...

Bonne découverte.

Christine
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour Liliane,

C'est gentil de nous faire un petit signe.

Ton intérêt pour notre carnet nous fait vraiment très plaisir.

J'espère que tu arriveras à convaincre ton mari. Tu peux lui dire que le voyage, même s'il paraît à priori long, se passe très bien. Les escales coupent bien le parcours. Pendant la partie la plus longue (13 heures entre Singapour et Darwin), on a le temps de dormir un peu. Après il ne reste plus que quelques heures vite passées.

Franchement, comme on s'attend à ce que le voyage soit long, finalement une fois arrivés, on a l'impression que ce n'était pas si long que ça.

En plus, le décalage horaire n'est pas si important que ça : 7 h 30 avec Darwin, 6 heures avec Perth alors qu'avec Vancouver par ex, il y a 9 heures.

A bientôt

Christine
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IS Isap29 Globetrotter ·
Bonsoir Christine,

comme promis 😉, je commence la lecture de ton récit (celui avec les photos 😎), après avoir (enfin) résolu mes pb électriques (refaire une installation complète d'appartement sans changer le câblage d'origine apporte parfois des surprises 😠).

Ce qui me fait un peu reculer sur ce type de voyage, c'est la durée du transport. Déjà que je trouve que 12h pour la Réunion c'est long, alors 27 🙁 ; mais bon, la récompense est à ce prix et je suis tenté.

la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres

Oui, mais voyage assuré 😉. Dans ce genre de situation, je préfère nettement assurer.

A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo

Est-ce que tout ces "désagréments" ne seraient pas liés au réchauffement de la planète ; quand on voit le nombre de catastrophes météorologiques autour de nous, force est de se poser quelques questions (sans faire de catastrophisme pour autant).

’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA

Comme quoi, on ne lit jamais assez 😉. En tout cas, une découverte pour moi et un mauvais point pour l'agence de voyage.

4X4 Toyota Land Cruiser...équipé d’un snorkel

C'est volontaire, le coup du schnorkel ? En même temps, cela limite l'introduction des poussières dans le filtre à air.

paysages mêlant eucalyptus et pandanus.

Mes derniers pandanus, c'était en 2006 à la Réunion. 😎

premières termitières géantes au bord de la route

Déjà vu en photos, mais toujours impressionnant. Quelle taille !

Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux !

Merci pour ces descriptions avec la nomenclature latine, même si c'est peu répandu et que certains traitent de "snobisme" alors que c'est le seul moyen d'identification sans risque d'erreur (enfin presque).

réputé pour ses galeries d’art aborigène

Nous qui avons adoré les pétroglyphes et pictographes que nous avons vus dans le southwest USA, j'adore tes photos, mais ça manque un petit peu d'explications. En effet, il est clair qu'il y a au moins 2 périodes totalement différentes dans tes photos. Allez, au boulot 😉.

A bientôt pour la suite de ton carnet.
VN Vnoa Globetrotter ·
hello Christine,

mais que c'est beau !!!! et toujours formidablement raconté et illustré de très belles photos !!!

quel lever de soleil effectivement pour cette journée à Purnululu ! 😎 et quels cônes ! c'est magnifique ! et Cathedral Gorge : superbe et quelle ressemblance effectivement avec l'ouest américain ! idem pour Echidna Chasm... j'adore !!

et ce ciel bleu : ça fait rêver !!! les baobabs sont vraiment beaux ! et les termitières impressionnantes ! et les pétroglyphes sont aussi très beaux...

bref, ça me fait d'autant plus regretter de ne pas y avoir cette année mais partie remise ! 😉 et ce que vous nous montrez de Purnululu me donne définitivement envie d'y aller quitte à zapper Sydney !

pas trop fatiguant comme voyage ?

@++ Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection" "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" "Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"

Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
KA Kashtin Globetrotter ·
Salut Alain-Pierre, 🙂

Merci pour ces descriptions avec la nomenclature latine, même si c'est peu répandu et que certains traitent de "snobisme" alors que c'est le seul moyen d'identification sans risque d'erreur (enfin presque).

Ah bon? certains traitent de snobisme le fait de mettre les noms latins? Qui ça? 😐 des noms! des noms! 😉 😎 (Non, je ne me sens pas visée 😇).

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
IS Isap29 Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

Qui ça? 😐 des noms! des noms!

Heureusement, ce n'était pas sur VF. Mais, le comble, c'est que cela venait d'une "responsable bio" d'un club de plongée ; MDR 😄😄😄😄😄. Je ne vous raconte pas la réputation que je lui ai taillée.

Non, je ne me sens pas visée 😇

Euh, j'espère 😊.
KA Kashtin Globetrotter ·
Salut Alain-Pierre, 🙂

Non, je ne me sens pas visée 😇 Euh, j'espère 😊.

Tu espères bien, parce que je plaisante, évidemment! 😉 😎

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
IS Isap29 Globetrotter ·
Bonsoir Christine,

je viens de parcourir (il faudra que j'y revienne 😉) la suite de ton carnet et j'aime toujours autant 😄. Très bien raconté, des anecdotes intéressantes pour qui ne s'est pas encore penchée sur la vie locale, de la faune (surtout avicole) à foison, quelques peintures rupestres très agréables, bref de quoi nous contenter. je ne parle pas, bien sur, des paysages avec, ce qui est marrant, les parallèles avec tel ou tel site du southwest USA.

Continue à nous faire rêver et bon courage pour la suite.
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonsoir Alain-Pierre,

Quelle lecture attentive... qui mérite une réponse détaillée.

C'est volontaire, le coup du schnorkel ? En même temps, cela limite l'introduction des poussières dans le filtre à air.

Le snorkel équipe tous les véritables 4X4 de ce genre, car en Australie, il y a beaucoup de rivières qu'il faut passer à gué. Tu as dû voir la photo en J10. Bon, là, l'eau n'était pas très haute. Dans la suite de notre voyage, tu verras d'autres gués plus larges et plus impressionnants mais là encore l'eau n'était guère plus haute. Mais il peut arriver qu'il y ait une grande hauteur d'eau, ce qui explique la présence du snorkel.

Merci pour ces descriptions avec la nomenclature latine

J'essaie dans la mesure du possible d'être le plus précise possible. La nomenclature latine permet aussi de retrouver le nom français quand on n'a par ex que le nom anglais. Cette tâche m'a été facilitée par le site de Jean Philippe Paris, ornithologue ou passionné d'ornithologie qui a gentiment vérifié mes identifications.

Nous qui avons adoré les pétroglyphes et pictographes que nous avons vus dans le southwest USA, j'adore tes photos, mais ça manque un petit peu d'explications. En effet, il est clair qu'il y a au moins 2 périodes totalement différentes dans tes photos. Allez, au boulot

Les motifs des peintures rupestres sont souvent inspirés des légendes et traditions aborigènes. Je vais me permettre de te donner des liens vers le site de Vazyvite qui a eu la bonne idée de photographier les panneaux explicatifs liés à certaines peintures (merci vazyvite !)

http://www.vazyvite.com/photo_div/australie/12_kakadu/Img_2192.jpg

http://vazivite.free.fr/australie/topend/Img_2143.jpg

http://vazivite.free.fr/australie/topend/Img_2143_2.jpg

http://vazivite.free.fr/australie/topend/Img_2140.jpg

Voilà, pour ces quelques compléments !

En tout cas, merci beaucoup pour ton assiduité. J'espère à mon tour glaner quelques bonnes infos de ton prochain voyage à Mayotte notamment (la Réunion, je connais déjà bien !) dont le guide du petit futé garnit déjà depuis un ou deux ans ma bibliothèque. Il paraît qu'en dehors de la plongée il y a aussi quelques belles randos au centre de l'île. Nous comptons bien nous y rendre dans les prochaines années.

A bientôt.

Christine
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Hello Valérie,

mais que c'est beau !!!! et toujours formidablement raconté et illustré de très belles photos !!!

Merci ! 😊

pas trop fatiguant comme voyage ?

Pas vraiment plus fatigant qu'un voyage aux Etats-Unis. Nous avons trouvé tous les jours moyen d'en profiter soit pour randonner soit pour nous baigner. Les distances sont effectivement importantes, mais pour 34 jours de location, nous avons fait 8200 km ce qui fait une moyenne de 240 km par jour, lors de notre premier voyage dans l'Ouest américain, on avait fait 6000 km pour 27 jours de location... le trajet australien me semble par conséquent assez raisonnable vu la taille du pays. En tout cas, c'était notre impression générale : un voyage dense, mais sans être la course.

On a également fait un break de 6 jours à Coral Bay sur la côte occidentale, ce qui nous a permis de nous poser un peu.

C'est vrai qu'il faut aimer s'aventurer sur les pistes et quand on s'y engage, ce n'est pas pour une petite incursion mais parfois, pour 500 à 1000 km. Pourtant, ces parcours nous ont paru bien plus ludiques que les trajets sur le bitume qui pour le coup nous ont parfois paru interminables.

Sur les cinq semaines, nous avons passé quelques nuits en camping rudimentaire. A part la première nuit à Kakadu où il a fait chaud et où nous avons été dévorés par les moustiques, toutes les autres nuits, il a fait frais (on a sorti les polaires le matin à Purnululu) et les moustiques étaient beaucoup moins présents.

D'ici la fin de la journée, j'aurai peut-être le temps de publier la suite.

A+ et encore merci pour ta visite.

Christine
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Voici la suite de notre voyage... c'est parti pour 7 jours sur la Gibb River Road avec un aller-retour aux Mitchell Falls... soit plus de 1000 kilomètres de piste ! Bonne lecture !

Gibb River Road : Emma Gorge, Home Valley et Drysdale River Station

J12 : Je 10/06/10

Ce séjour au Purnululu constituait vraiment un détour sur notre itinéraire. Bien sûr, nous aurions pu continuer sur la Highway pour aller directement vers Broome, mais on voulait absolument parcourir la mythique Gibb River Road. C’est pourquoi il nous faut rebrousser chemin, quasiment jusqu’à Kununurra. D’abord les cinquante et quelques kilomètres de piste jusqu’à la nationale : on est en terrain connu, Hervé se contente du mode 2X4 sauf pour passer le fameux gué où il vaut mieux prendre ses précautions.

Ça y est, l’obstacle est franchi !

Les deux roadhouses sur notre trajet vont marquer les étapes de la matinée. Une roadhouse est une sorte de relais routier, dispensant l’indispensable carburant mais faisant aussi café, épicerie, petite restauration, souvent motel et, il arrive qu’un garage ou un atelier de réparation y soit attenant. La qualité de l’équipement est très variable : parfois coquet et fleuri, voire même doté d’une petite piscine… d’autres fois, plutôt l’allure d’une casse auto !

Premier arrêt à Warnum pour le plein de gasoil, après deux jours dans l’outback, nous sommes presque à sec !

Deuxième arrêt à Doon Doon pour nous restaurer. Un fish & chips fera très bien l’affaire.

Soixante-dix kilomètres plus loin, nous voici au début de la Gibb River Road, piste de 670 kilomètres reliant Kununurra à Derby, une route secondaire non asphaltée conçue dans les années 60 pour les road trains chargés de transporter le bétail depuis les exploitations isolées vers les ports de Derby ou de Wyndham.

Pour parcourir la piste, il est recommandé d’avoir un 4X4 ainsi que des provisions en eau et nourriture pour plusieurs jours, en cas de problème. Ce n’est néanmoins pas une piste isolée. Pendant la saison sèche, elle est très empruntée et fait partie des pistes autorisées par notre loueur. Allez, c’est parti pour l’aventure !

Tout d’abord, un panneau à l’entrée de la piste nous fait super plaisir. Yes ! Mitchell River National Park, renfermant les Mitchell Falls prévues dans deux jours, est rouvert ! Voilà une très bonne nouvelle !

Alors que nous parcourons les premiers kilomètres, nous sommes tout étonnés de trouver la piste bitumée : aurait-elle été recouverte récemment ? Mais non, ça ne dure pas… nous retrouvons très vite la poussière. Seules les très fortes pentes (Jump-up) sont asphaltées !

Mais déjà, un arrêt s’impose : Emma Gorge Walk, au bout d’un sentier d’une quarantaine de minutes débutant derrière le resort du même nom, amène à un bassin alimenté par une haute cascade.

La plupart des touristes sont déjà sur le retour à 15 heures et nous nous retrouvons seuls dans la gorge.

Mais pas pour très longtemps… un groupe arrive au moment où nous sortons de l’eau ! On a vraiment profité du bon créneau !

Arrivés à la voiture, nous avons une petite surprise : panne de batterie ! Zut… j’avais allumé les feux comme le recommandait le panneau au début de la GRR et j’ai oublié de les éteindre ! Heureusement, les Australiens sont équipés comme des pros. En deux temps trois mouvements, le véhicule est dépanné et nous pouvons poursuivre jusqu’à Home Valley Station.

Une « station » est une grande exploitation, une sorte de ranch consacré à l’élevage de bétail dont la superficie parfois supérieure à celle d’un département français frôle le million d’acres, propriété d’une famille ou parfois d’une société. Certaines de ces stations proposent également hébergement et restauration.

Home Valley Station appartient à la Indigenous Land Corporation.

Mais avant d’y arriver, il nous reste la Pentecost River à franchir !

… et nous l’avons franchie !

Au coucher du soleil, nous arrivons à Home Valley Station où nous avions pris soin de réserver, quelques heures auparavant, une « Homestead Guesthouse Room », une chambre certes petite mais très mignonne dans un ensemble très soigné. Le restaurant sur place est, comme d’habitude, bien pratique.

J13 : Ve 11/06/10

Suite du parcours sur la Gibb River Road. L’objectif de la journée est la station de Drysdale River située sur la Kalumburu Road à 230 km, quatre à cinq heures de piste sont prévues.

Mais d’ores et déjà, à 15 km de Home Valley, les Bindoola Falls (qui sont toujours sur la propriété de Home Valley) nous font un clin d’œil. Si on allait les voir de plus près !

A la saison sèche il ne reste qu’un grand billabong boueux, mais à la saison des pluies l’eau dégringole sur toute la largeur des gradins (à gauche, là où se tient ce guide aborigène)

En descendant dans cet amas de grès, un autre trou d’eau !

Et enfin un mince filet d’eau tombant dans un bassin d’eau claire !

En traversant le lit de la rivière, nous tombons nez à nez avec ce beau lézard qui se chauffe sur les dalles !

A force de flâner, l’heure tourne et il est 10 heures quand nous prenons réellement la route…

Que de poussière sur cette piste ! Pratique d’un côté, cela permet d’anticiper l’arrivée d’un véhicule, mais désagréable au moment du dépassement, car tout d’un coup, on navigue dans le brouillard.

Bon, tant que la piste est lisse, on ne va pas trop se plaindre mais à force d’être usée, elle finit par prendre l’aspect d’une tôle ondulée… plus ou moins ondulée. Secousses garanties.

Ouf, il est presque midi et un petit peu de douceur dans ce monde brut ne fait pas de mal. Ellenbrae Station vante ses « fresh scones » depuis quelques kilomètres déjà et attire ainsi tous les voyageurs à l’heure du déjeuner.

Mais il ne faut pas se laisser aller trop longtemps, nous ne sommes qu’à mi-chemin !

La Gibb ne s’améliore pas plus loin… En se rabattant un peu trop sur le côté, c’est la poisse : un pneu crevé !

Recherche désespérée du cric : mais où a-t-il bien pu être rangé ? Signes à deux véhicules qui ne s’arrêtent pas !

Bon, il va falloir se débrouiller seuls. Après avoir vidé la voiture, nous tombons enfin sur la cachette secrète, un trappe contenant, entre autres, un seau, des pinces à linge, une poche à eau, une pelle et sa balayette (tout ça, fort utile d’ailleurs) et enfin… le cric !

Finalement grâce à nos efforts conjugués, le pneu est changé sans trop s’énerver ! Heureusement, Drysdale River Station où nous logeons ce soir possède un atelier de réparation. Nous n’espérons qu’une chose : ne pas crever une deuxième fois sur la portion de piste à venir, réputée encore plus mauvaise.

En effet, à l’intersection de la GRR avec Kalumburu Road, la tôle ondulée devient omniprésente sur la totalité des 60 kilomètres qui nous séparent de notre hébergement. D’abord prudent, Hervé navigue tant bien que mal d’un bord à l’autre à la recherche du passage le moins pénible. Finalement, en observant les véhicules qui nous doublent, il adopte leur vitesse. A 90 km/heure, nous « survolons » littéralement la tôle ondulée, mais la conduite est hasardeuse.

A 15 h 30, nous franchissons soulagés la barrière d’entrée de Drysdale River Station.

Cette propriété a plutôt l’allure d’un grand capharnaüm. Les chambres vieillottes avec sanitaires partagés laissent à désirer… mais l’ambiance est sympathique. Toute la famille met la main à la pâte dans cette propriété familiale : le père s’occupe du garage (nous lui confions notre pneu crevé), la mère de l’épicerie et de l’essence (nous faisons le plein de gasoil et l’appoint de nourriture). La fille et le gendre secondés par quelques employés ont en charge le restaurant, le bar et le motel.

D’ailleurs le dîner, de la bonne cuisine familiale bien roborative, est excellent. Il ne reste plus qu’à nous préparer psychologiquement pour l’itinéraire de demain : Mitchell Plateau, 185 km de piste aller

Bindoola Pools

Mitchell Plateau : la piste infernale

J14 : Sa 12/06/10

Kalumburu Road et Mitchell Falls Track ne nous ont été signalées par le loueur ni comme des pistes autorisées ni comme interdites. Dans ces conditions, nous savons pertinemment que nous les parcourons à nos risques et périls. Un guide nous dira plus tard que les frais de dépannage sur ce type de piste reculée sont de l’ordre de 10 AUD par kilomètre. En sachant que les dépanneurs les plus proches sont à plus de 500 kilomètres, faites le calcul ! Il paraît que certains Australiens préfèrent, dans ce cas, abandonner leur véhicule plutôt que de le faire remorquer !

Après avoir récupéré notre pneu au garage ce matin (94 AUD, la note est salée dans l’outback), nous espérons ne pas revoir le garagiste de sitôt… et quittons la station à 8 heures, excités par l’aventure qui s’annonce !

Nous avons expérimenté hier la première portion de la Kalumburu Road déjà bien endommagée. On s’attend donc au pire aujourd’hui.

En fait, c’est une alternance de parties roulantes et de portions de tôle ondulée, de parties aussi larges qu’une autoroute et d’autres rétrécies à une seule voie de circulation, tout cela sur 100 kilomètres.

Au bout de deux heures soit une moyenne de 50 km/h, nous atteignons l’intersection. La piste de Mitchell Falls se dégrade nettement à partir d’ici, avec une succession de virages et de crêtes… et bientôt le passage d’un gué important : celui de la King Edward River !

Un 4X4 se présente sur la berge en face, nous donnant l’occasion d’illustrer la scène (à défaut de photographier notre propre passage)

En voyant la couleur rouge foncé du véhicule, on peut se demander quel enfer nous attend… et si notre Toyota sortira indemne de l’aventure ! Au fil des kilomètres, le paysage change. Sur le plateau, les eucalyptus laissent la place à une forêt de palmiers Livistona !

A Lawley Lookout, vers 11 h 30, nous faisons une pause en compagnie d’autres baroudeurs, la preuve qu’il y a du monde devant nous et derrière nous, tant mieux !

D’ailleurs, les occupants de ce 4X4 garé sur le bas-côté n’ont pas eu de chance : la tente plantée, les outils déballés… ils attendent… probablement depuis hier qu’on vienne les dépanner !

Le trajet a dû sembler long à quelque malin qui a laissé le message suivant sur une pancarte : « Are we there yet ? » Heu ! Pas encore, nous sommes encore loin d’être arrivés et les trente derniers kilomètres sont ardus, tout particulièrement les dix derniers. La vitesse moyenne chute à 20 km/h.

La piste très endommagée par les dernières pluiesest sur le point d’être empierrée. Se succèdent des portions très boueuses et d’autres très rocailleuses. La prudence est de tous les instants.

Avant l’entrée dans le parc national de Mitchell River, un dernier arrêt est consacré au ramassage du bois pour le feu de camp. Nous en collectons un gros stock que nous attachons sur la galerie… en pensant déjà au bon barbecue de ce soir.

Enfin, le camping est en vue. Il est près de 15 heures. 7 AUD par personne et par jour dans une enveloppe pour ce camping très rudimentaire : toilettes sèches et un seul point d’eau (non potable) avec pompe manuelle… à l’ancienne.

Nous trouvons un petit coin où dresser la tente… oups, à côté de "l’hélipad "… et filons pour l’instant jusqu’à la rivière proche.

La baignade après une telle journée est un pur bonheur !

En sortant de l’eau, nous évitons de justesse la toile de cette araignée !

Et nous nous apercevons après coup qu’un varan a partagé notre bain !

De retour au camping pour le coucher du soleil, Hervé s’empresse de trouver une grille pour le barbecue. Il trouve très rapidement un arrangement avec nos voisins. Peter et sa femme de Sydney ont une grille mais pas de bois, nous avons du bois mais pas de grille. Nous sommes par conséquent faits pour nous entendre.

Très bonne soirée autour du feu, riche en échanges sur nos modes de vie réciproques… et côtelettes d’agneau parfaitement grillées ! Une réussite !

Piste vers Mitchell Plateau

Mitchell Falls : de chutes en cascades

J15 : Di 13/06/10

Pas de route ni de piste à parcourir, ce matin. Chouette, tout se fait sur nos deux jambes… du moins pour nous car beaucoup de touristes optent pour une dépose en hélico… pas vraiment notre style… on préfère l'exercice. En plus, en chemin, il y a plusieurs points d'intérêt à ne pas rater (cascades, piscines naturelles, peintures rupestres).

La randonnée aux Mitchell Falls est annoncée par le parc comme étant longue de 9 kilomètres A/R, soit quatre à six heures, et le sentier répertorié en classe 4 et 5. Les Australiens sont des gens prudents.

Nous avons toute la journée devant nous, mais il vaut mieux randonner tôt alors à 7 h 30, nous sommes prêts !

Le sentier commence par franchir la petite rivière dans laquelle on s'est baignés hier soir : Mertens Creek.

A peine quinze minutes plus tard, nous pourrions déjà profiter des Little Mertens Falls mais nous préférons les découvrir au retour.

En poursuivant, nous ne tardons pas à entendre le grondement d'une chute. Déjà Mitchell Falls ? Non, ce sont les Big Mertens Falls que nous découvrons après avoir traversé sur ces pierres.

Les voici…

Le sentier longe maintenant un joli billabong, très paisible, couvert de nénuphars avant de grimper dans un amas rocheux avec de gros boulders à contourner, des touffes de spiniflex piquants à éviter, des roches glissantes à négocier… bref, ce que les Australiens appellent classe 5 mais qui n’a rien d’insurmontable.

Bientôt, la rivière apparaît…

Un panneau indique de ne pas traverser ici… et pour cause : nous sommes au-dessus des Mitchell Falls. En grimpant sur les rochers, à droite, nous sommes aux premières loges !

La randonnée n’est pas finie, le meilleur point de vue se trouve sur la berge opposée, il faut traverser la rivière un peu plus loin, en direction de l’hélipad.

C’est une véritable aventure en ce début de saison sèche, l’eau est encore très haute, on se mouille inévitablement. Main dans la main, nous avançons prudemment, pas à pas en suivant les piquets, le courant est très fort !

Là, ça pourrait être nous !

Sur la berge d’en face, la vue est spectaculaire sur l’enchaînement des quatre chutes ! Wow ! On ne se lasse pas de les contempler, assis sur un rocher pendant un long moment.

Finalement, nous quittons l’observatoire que tous les passants nous envient pour une petite trempette. Hervé nous déniche une piscine et une crique uniquement pour nous, cool !

Après ce bain rafraîchissant, il faut envisager le retour… mais pas sans nous arrêter cette fois-ci aux Little Mertens Falls qui, paraît-il, cachent une grotte sous leur paroi ! Encore faut-il avoir le courage de descendre en direction d’un petit bassin !

C’est ce que nous faisons… mais pas la moindre trace de ce que nous cherchons ! Hervé remonte aussitôt pendant que je scrute attentivement les alentours. Une trace menant àune haute paroi attire mon attention. Bingo, c’est là… D’ailleurs, cet endroit n’a pas manqué d’inspirer des ancêtres aborigènes.

Un peu plus loin, on arrive sous la cascade !

Dans cette atmosphère humide, les fougères sont dans leur élément.

Rien de mieux pour masser nos muscles endoloris et calmer nos coups de soleil qu’une dernière baignade ! Notre souhait devient immédiatement réalité en arrivant au top des Little Mertens Falls ! Un spa naturel avec bain bouillonnant et vue +++ uniquement pour nous : le rêve !

Vue sur le bassin en contrebas !

Superbe journée : une belle randonnée, des baignades inoubliables, des vues époustouflantes !

En arrivant au camping, nos nouveaux voisins n’en sont pas à leur première bière. Nous nous joignons à eux tout comme les autres campeurs du coin… en tout une dizaine de personnes. Mais comme ils sont déjà bien imbibés, leurs discussions ne tardent pas à passer du coq à l’âne et avec notre anglais approximatif, nous sommes vite largués. Ne comprenant plus qu’un mot sur dix, nous nous retirons dans nos pénates. Nous les entendrons jusque tard dans la nuit.

Mitchell Falls

Gibb River Road : de Mt Elizabeth Station à Imintji via Manning Gorge... à suivre !
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ES Esethi Veteran ·
Bonjour Christine, Ah, je le lis, je le savoure, par petits bouts, ce nouveau carnet. Du soleil, des guets, de la poussière, une végétation exotique, c'est vraiment l'Aventure avec un grand A ! Les photos (toujours superbes) et le texte sont là pour nous emmener à votre suite et nous donner l'illusion, le temps d'un rêve, que nous aussi, nous en étions... Juste une remarque : je te trouve bien courageuse de t'être baignée aussi souvent après ce que tu nous as montré comme habitants des lieux (crocodiles, varans...). Je ne suis pas sûre que j'aurais osé à ta place ! A bientôt pour la suite Christine
MI Michel63 Veteran ·
bonjour Christine

je continue à lire ton carnet avec beaucoup d'assiduité. Que de belles choses et magnifiques paysages vous avez vu. Merci de nous en faire profiter.🙂

J'espère que ton dernier voyage s'est bien passé !

Oui ! Il s'est très bien passé, mais rien à voir avec le votre. Nous étions sur "les sentiers extrêmement battus" des parcs de l'ouest que je faisait découvrir à un couple d'amis. Il y a quand même une partie et pas des moindres qui m'était inconnue : CBS, Zion, Bryce et Capitol Reef. 😉 Nous avons vu quand même de très beaux paysages, mon gros coup de cœur étant pour CBS.

La météo a été très clémente avec nous, même un peu trop.😏 Nous avons eu un seul orage à Zion lors de notre ballade vers Observation Point et par sécurité nous avons décidé de faire demi-tour à 15 ou 20 minutes du but. Sinon c'est la chaleur qui a perturbée nos prévisions. Il faisait si chaud (35/40°) que cela nous a fait annuler certaines visites dans Canyonland et près de Page.

A bientôt
Michel

Mes carnets de route : http://www.michel63-roadbooks.fr
CY Cydulo ·
Bonjour,

Je me suis régalée en parcourant votre carnet de voyage avec les photos, qui sont magnifiques. J'ai hâte de lire la suite de votre aventure car nous envisageons de visiter cette région d'Australie dans quelques temps.

Encore merci de vous faire partager votre expérience. Laurence
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonsoir Christine,

Oh la laaaaa! Ces levers de soleil extra-ordinaires!! Moi non plus je n'en ai jamais vu de pareils!! Ils sont dignes de figurer dans le Guide du chasseur de nuages (et oserai-je le dire, bien que la responsable bio du club de plongée d'Alain-Pierre veille peut-être 😉, ça m'a tout l'air d'être des Altocumulus stratiformis undulatus 😛. Et tiens, au point où j'en suis, voici les références du guide en question: Gavin Pretor-Pinney, Le guide du chasseur de nuages, Editions JC Lattès, 2007). Bon, mais il n'y a pas que les nuages, tu as, dans cette page, en dehors d'un tas de photos splendides, une fleur étonnante, magnifique, auréolée d'une superbe chevelure blanche remarquablement peignée! Je ne l'avais jamais vue nulle part non plus! (Dernière minute: Michel (michel63) me signale ce lien:

http://www.fleurdestropiques.net/...ct.asp?ItmID=1529108

J'en conclus que si tu la mets dans ton jardin tu auras une plante belle quand elle sera en fleur, bonne et plus que généreuse quand le fruit arrivera et très utile – à Hervé notamment qui pourra soigner tout le monde en même temps! 😎)

Sur la page suivante les photos sont toutes plus belles les unes que les autres. Il me semble qu'Hervé s'est fait une spécialité de l'eau sous tous ses états: mare, rivières, chutes... réflexions... on a envie d'y plonger la main 🙂. Et que dire du lézard? Mais lui, on est moins tenté de le caresser...😉 D'ailleurs je trouve aussi que vous avez été bien téméraires de prendre vos bains en compagnie de varans...

En fait, jusqu'à présent, ce voyage s'est fait sous le signe de l'eau, alors que j'imaginais l'Australie plutôt aride, au contraire. Mais je pensais surtout au centre.

Tout cela est superbe et très prenant...

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour Christine,

Merci beaucoup !

je te trouve bien courageuse de t'être baignée aussi souvent après ce que tu nous as montré comme habitants des lieux (crocodiles, varans...).

Les varans ne sont pas agressifs... sauf si on les embête. Quant aux crocodiles... sur le coup, quand on voit tous les baigneurs, on se dit qu'il ne doit pas y en avoir... mais c'est vrai qu'il n'y a pas de risque zéro et même si les rangers "check" le cours d'eau avant de le rendre accessible au public, il peut y avoir un petit risque.

Mais l'attrait de ces bassins est trop fort après une marche sous le soleil.

Bien rentrée de Finlande ?

A bientôt

Christine
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonsoir Laurence,

Merci pour ton intérêt pour notre carnet de voyage.

Et bon futur voyage en Australie ! Si dans quelque temps tu as besoin de précisions, n'hésite pas, ce sera avec plaisir ! La suite arrivera ce week-end !

Cordialement

Christine
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VN Vnoa Globetrotter ·
hello Christine,

merci pour toutes ces infos ! 😎😎 (et pour le mp)

je suis allée jeter un oeil sur la suite et que les chutes sont belles ! (les 4 en enchainement : superbe !) mais cela n'a pas l'air facile pour y accéder !

@++ pour la suite !

Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection" "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" "Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"

Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonsoir Pascale,

... ça m'a tout l'air d'être des Altocumulus stratiformis undulatus

Quelle chance de pouvoir profiter de tes connaissances ! Sous peu, tu auras l'occasion d'identifier encore d'autres nuages et je compte sur toi !

... une fleur étonnante, magnifique, auréolée d'une superbe chevelure blanche remarquablement peignée! Je ne l'avais jamais vue nulle part non plus!

Grâce à ton obstination, on sait maintenant que c'est une cucurbitacée, une courge-serpent, Trichosanthes cucumerina exactement qu'on trouve d'ailleurs aussi à la Réunion (Alain-Pierre, ouvre l'oeil quand tu y seras !).

Grâce au lien donné par Michel63, on sait aussi qu'elle a des vertus incroyables. C'est pour cette raison et pour la taille de ses fruits que nous avons décidé d'expérimenter sa culture dans notre jardin à la saison prochaine. En effet, Hervé a aussitôt commandé les graines sur le site en lien et comme il fallait au moins dix euros de commande, il en a profité pour commander par la même occasion des graines de palmier Livistona (et quelques autres graines), de quoi nous rappeler à la fois le décor de Purnululu et celui du Mitchell Plateau, deux des principaux coups de coeur.

... j'imaginais l'Australie plutôt aride, au contraire. Mais je pensais surtout au centre.

C'est vrai qu'en général on a tendance à penser l'Australie aride... car on a plus d'images du Centre Rouge où se rend la majorité des touristes français et européens pour un premier voyage. Au fur et à mesure de notre progression vers l'ouest, nous aurons tout de même l'occasion de voir des paysages plus arides. Mais dans l'ensemble, le voyage s'est fait sur le thème de l'eau... bassins, chutes et cascades... puis l'océan ! Mais ça, c'est pour plus tard.

On a également tiré avantage de la saison : il avait plu jusqu'à mi-mai. C'est pourquoi, toute la région du Kimberley était encore bien verte alors que plus tard dans la saison, elle devient beaucoup plus sèche et par ex, les Mitchell Falls qui étaient vraiment très fournies, ne sont plus qu'un mince filet d'eau.

Encore merci pour l'intérêt que tu portes à notre carnet. Je compte sur toi pour de prochaines identifications.

A+

Christine
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonsoir Michel,

Tout d'abord merci pour le lien que tu as transmis à Kashtin. En lisant la réponse que je lui ai faite, tu verras que j'en ai fait bon usage. Si, à la saison prochaine, les fameuses cucurbitacées donnent fleurs et fruits dans mon jardin, ce sera un peu grâce à toi !😉

... mais rien à voir avec le votre. Nous étions sur "les sentiers extrêmement battus" des parcs de l'ouest que je faisait découvrir à un couple d'amis. Il y a quand même une partie et pas des moindres qui m'était inconnue : CBS, Zion, Bryce et Capitol Reef. Nous avons vu quand même de très beaux paysages, mon gros coup de cœur étant pour CBS.

L'Ouest américain, sur ou en dehors des sentiers battus, est toujours une excellente destination !

Merci beaucoup pour ta lecture assidue !

A+

Christine
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MI Michel63 Veteran ·
Bonsoir Christine,

nous avons eu la même idée ! Moi aussi je vais commander les graines de la Trichosanthes plus l'assortiment de graines de cucurbitacés. En espérant quelles veuillent bien pousser chez nous. Peut-être que grâce à vous deux cette plante va se répandre en France maintenant. 😉

A bientôt
Michel

Mes carnets de route : http://www.michel63-roadbooks.fr
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonsoir Christine,

Quelle chance de pouvoir profiter de tes connaissances !

Mes connaissances... enfin, plutôt celles de Gavin Pretor-Pinney, le chasseur de nuages 😉. Comme je suis curieuse de tout, je pioche dans mes guides et voilà... 🙂

Hervé a aussitôt commandé les graines sur le site

Ça alors! 🙂 J'espère que ça va arriver à pousser sous les tropiques d'Antony! Il faudra peut-être une petite serre au démarrage... Mais si jamais les fruits n'avaient pas le temps de voir le jour, vous auriez quand même des fleurs magnifiques!!

car on a plus d'images du Centre Rouge où se rend la majorité des touristes français et européens pour un premier voyage.

Moi je suis comme vous, ce n'est pas Ayers Rock qui m'attire le plus. Votre parcours m'irait très bien 😉... Mais si j'ai bien compris, il vaudrait mieux y aller avec quelques jours de décalage pour être certain que tout soit ouvert...

A bientôt sur ton carnet,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
KA Kashtin Globetrotter ·
Hello Michel! 🙂

Moi aussi je vais commander les graines de la Trichosanthes plus l'assortiment de graines de cucurbitacés.

Heu... tu n'es pas un poil optimiste, non? 😉 Vu que les graines de potirons olives ne poussent pas (nous on en a enfin un, gros comme une petite noix 🙁, et vous?) je me demande si les courges australiennes vont se plaire à 1100 mètres... Ou alors tu les fais pousser à l'intérieur, ça a l'air très décoratif 😉.

Peut-être que grâce à vous deux cette plante va se répandre en France maintenant. 😉

Tout d'un coup j'ai eu un doute... j'ai vérifié, ce n'est pas une plante invasive... Ouf! 😛

A bientôt, mais pas sur le carnet..., sur le terrain! 😉

Pascale
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MI Michel63 Veteran ·
Hi Pascale !

je me demande si les courges australiennes vont se plaire à 1100 mètres

Je ne vais pas mettre tous les œufs dans le même panier !😛 Je ferais une tentative dans le jardin de mes parents à 330m, une chez moi à 700m. Et pourquoi pas une à la "maison de campagne" à 1100m ? Les potirons y viennent bien après avoir été démarrés sous serre, les autres années. 😉 Il faut seulement qu'il ne gèle pas trop en mai et juin. 🤪

On verra bien ! 🙂

A bientôt
Michel

Mes carnets de route : http://www.michel63-roadbooks.fr
KA Kashtin Globetrotter ·
Oui, mais tu m'as dit que ceux je t'ai donnés ne poussent pas...😕

Pascale
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Coucou Valérie,

... les chutes sont belles ! (les 4 en enchainement : superbe !) mais cela n'a pas l'air facile pour y accéder !

Je confirme qu'effectivement les Mitchell Falls ne sont pas faciles d'accès... je parle de la piste qui mène au plateau car la randonnée n'a rien de difficile.

La piste reste malgré tout fréquentée donc pour un petit problème, les Australiens équipés comme des pros, peuvent toujours te dépanner. En revanche, cela se complique et peut vraiment coûter une fortune en cas de gros problème nécessitant un remorquage 😕. Néanmoins, nous n'étions pas les seuls avec un véhicule de location.

Sinon, des tours opérateurs avec de petits bus 4X4 s'y rendent, pour ceux qui ne veulent pas s'y rendre par leurs propres moyens. A proximité du camping rudimentaire du parc national se trouve un "Wilderness Camp" si on a envie de s'offrir la nature alliée à plus de confort. Ce n'est néanmoins pas le même prix 😉

A+

Christine
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Voilà les 5 jours suivants, toujours sur la Gibb River Road à la découverte de ses nombreuses attractions, encore des cascades et bassins pour se baigner mais aussi une gorge fréquentée par des crocodiles d'eau douce et un tunnel (grotte) à traverser dans le noir !

Bonne lecture et à +

Gibb River Road : de Mt Elizabeth Station à Imintji via Manning Gorge

J16 : Lu 14/06/10

Notre Toyota reprend du service aujourd’hui. La journée est consacrée au retour sur la Gibb River Road, ce qui signifie refaire les 185 kilomètres de piste et plus encore, selon notre destination finale. Départ 7 heures. Sacrée journée en perspective !

Bon, là, on connaît le terrain et on adapte la conduite en conséquence.

Après la zone la plus difficile, je prends le volant et Hervé s’occupe de la navigation : carte et GPS en main, il m’indique régulièrement les vitesses réelle et moyenne ainsi que le kilométrage parcouru. On n’avance pas vite : 30 km/heure, à peine !

Quand on voit la couleur des troncs et des buissons qui bordent la piste, on comprend pourquoi certains véhicules sont couverts de boue rouge.

Ils s’amusent à foncer à tombeau ouvert dans la moindre flaque. Et nous ? Euh, nous avons préféré rester raisonnables. D’ailleurs notre Land Cruiser est à peine éclaboussé.

Je ne suis pas une conductrice efficace. Sur la tôle ondulée, je crains d’accélérer, on avance comme des tortues. Hervé, à bout de patience, finit par reprendre le volant. En appuyant un peu sur le champignon, on ressent beaucoup moins les ondulations du terrain.

Lors du trajet aller, nous n’avions pas pris le temps de voir la galerie d’art aborigène près de la King River. C’est prévu aujourd’hui. Beaux exemples de rock art.

Au bout de trois heures trente, on rejoint Kalumburu Road, soit une vitesse moyenne de 30 km/h sur le tronçon effectué. Sur la portion à venir, cette moyenne passe à 50 km/h pour une moyenne générale de 40 km/h.

Arrivés vers 13 heures à Drysdale River Station, on est ravis de pouvoir mettre les pieds sous la table : le bar sert d’excellents en-cas !

Après deux nuits en camping, un peu de confort pour la nuit prochaine est souhaitable. L’hébergement le plus proche est à 160 kilomètres. Un petit coup de téléphone permet de nous assurer qu’il y a des disponibilités. Dans l’affirmative, nous poursuivons.

La piste est pourrie jusqu’à l’intersection avec la Gibb, mais ça, ce n’est pas nouveau. En revanche, après toutes ces heures sur de la piste rugueuse, nous trouvons la Gibb très lisse et filons à près de 100 km/h vers notre destination finale.

Mt Elizabeth Station, isolée au bout d’une piste de 30 kilomètres (encore une !) est un DB&B (Dinner Bed & Breakfast) familial dans une exploitation authentique de 100 000 acres élevant bétail et chevaux. La propriété offre quatre chambres rustiques qui se partagent deux salles de bain, le tout très bien tenu, dans un beau jardin fleuri et calme. Un véritable havre de paix !

Nous partageons les lieux avec deux couples australiens : Jane et Ronald de Melbourne, Margareth et Hilton de Perth. Quand nous arrivons, ils en sont déjà à l’apéro et, bien sûr, nous invitent à trinquer avec eux. Entre autres sujets abordés, celui de notre président de la République, connu même ici, surtout depuis son mariage avec la belle Carla.

Fin d’après-midi conviviale dans le jardin.

Le dîner est servi à 18 h 30. En voyant les rondeurs de la cuisinière, on pouvait espérer faire un bon dîner… finalement, il sera plutôt décevant. En revanche, l’ambiance est très sympathique autour de la table, les contacts faciles et chaleureux avec nos nouveaux amis australiens.

J17 : Ma 15/06/10

De bonne heure, les chiens de la maison sont ravis de faire le tour de la propriété avec nous. Les animaux ne manquent pas : vaches et chevaux bien sûr, mais aussi wallabies, paons, perroquets roses et gris… une véritable arche de Noé !

Le petit déjeuner, servi à 7 h 30, est, contrairement au dîner d’hier, copieux et complet (œufs, toasts, céréales). Nos amis australiens insistent pour que nous goûtions le « vegemite », une spécialité typiquement australienne.

Le pot, la couleur et l’aspect du contenu rappellent ceux du Nutella. Mais la comparaison s’arrête là : il s’agit d’une pâte à tartiner relativement salée, brun foncé, à base de levure de bière. Autant dire que c’est infect, surtout au petit déjeuner !

Suite de notre périple sur la Gibb River Road. Au programme de cette matinée : rallier Mt Barnett Roadhouse à 70 kilomètres pour accéder au bout d’une piste de 7 kilomètres au trail menant à la cascade et aux bassins de Manning Gorge.

La balade commence de façon originale par une baignade obligatoire. En effet, il faut absolument traverser la rivière à la nage. Pour les effets personnels, des boîtes en polystyrène sont prévues sauf que ce matin, elles sont toutes sur la berge opposée. Bon, je me dévoue pour en ramener une !

Une fois la berge traversée, Lower Manning Gorge avec ses affleurements rocheux, son sable blanc et son eau claire laisse présager le meilleur. C’est déjà un petit coin idyllique !

Un petit prospectus nous indique qu’il y a 2 kilomètres jusqu’à la Upper Manning Gorge… on part dans cette optique mais le chemin nous paraît vraiment plus long. Une documentation ultérieure précise que ce sont bien 3 kilomètres et une heure quinze de trajet… ce qui semble correspondre à notre ressenti.

Mais la gorge vaut bien ce petit effort ! Bientôt, plusieurs bassins naturels dans lesquels se jette une belle cascade s’offrent à nous.

Nous ne résistons pas à un petit bain rafraîchissant après la marche sous un soleil de plomb.

Le retour est prétexte à dénicher fleurs, feuilles et fruits remarquables.

Après le pique-nique sur la terrasse ombragée de la roadhouse, nous continuons toujours sur la Gibb River Road en direction de la destination du soir : Imintji, 100 km. Mais les attractions ne manquent pas sur ce trajet : Galvans Gorge mérite bien un petit détour. La gorge est jolie mais déjà à l’ombre.

L’endroit est infesté de mouches. Je comprends pourquoi certains randonneurs portent un filet à mouches : ici elles sont vraiment collantes !

Cette fois-ci, c’est vraiment parti. Certes, si on avait voulu, il y avait aussi Adcock Gorge ! Quand je vous dis que la GRR est ponctuée d’attractions… mais à ce rythme, il aurait fallu prévoir le double de jours.

A 16 h 30 nous atteignons Imintji où nous expérimentons le « Wilderness Camp », à l’image des camps de safari en Afrique. Cette formule a été inventée par le tour opérateur APT (Australian Pacific Touring) pour loger avant tout ses groupes de touristes en voyage organisé, dans cette région du Kimberley. Nous avons eu l’occasion de croiser à plusieurs reprises leurs cars 4X4 prévus pour de petits groupes de personnes déjà d’un certain âge. Les étapes se font en camping amélioré.

En effet, le camp propose en tout inclus (dîner, petit déjeuner et boissons) des « tented cabins » pour deux personnes, avec deux lits simples. Les sanitaires sont partagés mais de qualité (toilettes à chasse, robinetterie et faïence nickel, installation pour handicapés).

Pour le dîner, il y a deux services, deux groupes arrivant dans le camp à des heures différentes. On nous a intégrés au premier groupe pour le dîner à 18 heures. Nous nous attendions à nous sentir un peu à l’écart mais pas du tout, nous avons partagé la table avec un jeune couple de Hollandais venu comme nous en indépendants, un couple d’Australiens d’un certain âge voyageant avec le groupe (lui souffre de Parkinson) et une dame d’origine irlandaise, coquette, excentrique et bavarde avec qui nous avons passé une très agréable soirée.

En plus, le dîner est d’une rare qualité !

Bref, une formule qui permet d’être proche de la nature tout en bénéficiant de confort. Bien sûr, le prix est en rapport avec la qualité.

Manning Gorge

Gibb River Road : Bell Gorge, Windjana Gorge et Tunnel Creek J18 : Me 16/06/10

Le petit déjeuner du groupe auquel nous avons été intégrés est prévu entre 6 et 7 heures. Agrémenté par le bavardage des cacatoès, le lever est par conséquent matinal, mais c’est l’occasion de profiter d’une plus grande journée.

Dès 7 heures, nous sommes sur la Gibb. A un jet de pierre d’Imintji, nous la délaissons déjà pour 30 kilomètres de piste vers une nouvelle gorge, Bell Gorge, réputée être la plus belle, comme son nom l’indique .

Comme d’habitude, on accède aux gorges par le haut.

Pour traverser, c’est beaucoup plus facile que les fois précédentes. Pas besoin de se mouiller. Quelques pierres et rochers, bien placés… et le tour est joué ! Paysage de carte postale !

Encore une petite descente raide et le bord du bassin est à nous ! Au fond, la cascade, encore partiellement à l’ombre !

Bien sûr, je me jette à l’eau pendant qu’Hervé décrète qu’il est encore trop tôt pour lui.Le retour est comme souvent favorable à la découverte de petites merveilles. Fleur de baobab Fleur de kurrajong (Brachychiton )

Entre la baignade, la randonnée jusqu’à la cascade et les 60 kilomètres A/R pour la rejoindre, toute la matinée y passe et quand on revient sur la Gibb, c’est déjà l’heure du pique-nique. Le jardin ombragé d’Imintji Store est l’endroit idéal, d’autant que le magasin vend des expressos et des douceurs pour l’accompagner.

Le camping de Windjana Gorge où nous avons prévu de passer la nuit est encore à 80 kilomètres. Nous ignorons Lennard Gorge (il faut faire des choix) et filons droit sur Windjana.

En traversant le massif de King Leopold, la Gibb nous livre quelques formations rocheuses étranges.

Une version australienne de Picasso’s Face !

En tout cas, celle-ci, c’est sûr, c’est sans hésiter… Victoria’s Head !

A 125 kilomètres de son extrémité, nous quittons définitivement la Gibb River Road pour bifurquer sur la Fairfield Leopold Downs Road. Vers 15 heures, nous arrivons au camping du parc national de Windjana Gorge : 11 AUD/personne dans une enveloppe, car ici c’est un camping un peu plus aménagé. En plus des toilettes sèches et des robinets d’eau, des douches sont à disposition. Ah, ce n’est pas le luxe du camp d’Imintji, on patauge un peu dans les douches, mais c’est mieux que rien !

Nous nous contentons de dresser la tente avant de partir à la découverte de la gorge… pour une baignade ? Ah, non, ici il vaut mieux ne pas tenter, l’endroit est réputé pour abriter de nombreux crocodiles d’eau douce.

Le sentier menant à la gorge part du camping. Les parois de cette gorge n’ont rien à voir ni avec l’aspect ni avec la couleur des gorges précédemment visitées.

Ici nous avons affaire à une gorge bordée de falaises de 100 mètres de haut ayant fait partie d’une grande barrière de corail à l’ère dévonienne, il y a 350 millions d’années.

On a beau scruter les berges de la rivière, pas le moindre croco en vue… rien que des troncs d’arbre au sol ! Mais en y regardant de plus près, ceux qu’on prenait pour des bois flottants sont bien de vrais reptiles.

La balade continue pendant 3,5 kilomètres dans la gorge nous livrant encore quelques belles bêtes dans un paysage de jungle. Bientôt, des cris stridents nous intriguent. Mais d’où viennent-ils ?

Ce sont des hordes de chauve-souris s’agitant dans les arbres ! Quelle cacophonie !

Le retour au camping se fait tout juste avant la tombée de la nuit. Ici il n’y a pas autant d’animation que dans les campings précédents, les campeurs ont l’air plus individualistes et il y a davantage de familles. Bon, tant pis, nous dînons rapidement dans notre coin avant d’aller scruter les étoiles à distance des lumières de certains campeurs.

Le ciel est incroyablement étoilé.

J19 : Je/17/06/10

Comme souvent en camping, nous partons tôt (7 heures)… mais l’un de nos voisins a été encore plus matinal, il a claqué les portes et démarré son van à 4 heures du matin. Grrr !

De Windjana, la piste de Fairfield Leopold Downs longe la falaise du Devonian Reef et aboutit 37 kilomètres plus loin à un autre parc national, Tunnel Creek.

Parcourir Tunnel Creek nécessite un petit équipement, il faut une torche et des chaussures ne craignant pas l’eau car il s’agit de traverser un tunnel de 750 mètres de long sur 3 à 15 mètres de large creusé par un ruisseau à travers un contrefort de la Napier Range. Il faut par conséquent marcher dans l’eau froide, parfois jusqu’aux genoux.

Vu l’heure, nous sommes parmi les premiers à pénétrer dans la grotte. Dès l’entrée, on est dans l’ambiance… envoûtante !

Des passages dans l’eau jusqu’aux cuisses alternent avec des passages sur de petites plages de sable dans une relative obscurité. Le bâton de marche est bien utile pour sonder le fond de l’eau.

A force de regarder où on met les pieds, n’oublions pas de lever le nez vers les voûtes : le spectacle est aussi au plafond !

Certaines stalactites sont joliment ciselées !

A mi-chemin, à la faveur d’un effondrement de la paroi, un flot de lumière inonde la grotte !

Plus loin, le plafond est bien hermétique… à part deux petits « yeux » laissant filtrer un rayon !

ça y est, la sortie est en vue et avec elle, le retour de la lumière et de la verdure !

Après cette petite balade ludique, il faut faire un choix pour la suite du parcours jusqu’à Broome : soit refaire la piste jusqu’à la Gibb River Road pour rejoindre Derby puis Broome, soit continuer la Fairfield jusqu’à la nationale et rejoindre Broome en évitant Derby.

La deuxième solution est retenue, d’autant que la Fairfield Road a elle aussi son lot de baobabs remarquables.

Après plus de 1000 kilomètres de piste en sept jours, nous retrouvons le bitume vers 11 h 30. Hourra ! ça fait du bien, mais en même temps, les 186 km et les deux heures de route qui suivent jusqu’à Wilware Roadhouse me paraissent interminables.

On prend le temps de se requinquer un peu à la roadhouse avant de repartir pour deux nouvelles heures de trajet.

Le parcours jusqu’à Broome est monotone : en haut de chaque côte, on découvre une nouvelle portion de route tout aussi rectiligne et interminable sur des kilomètres. Seul élément un peu distrayant : le passage de plusieurs ponts à une voie de circulation !

Rien de frappant dans le paysage si ce n’est cette grande plaine couverte de petites termitières à perte de vue.

Vers 16 heures, nous pénétrons dans Broome, 14 000 habitants, une grande ville au regard des localités rencontrées jusqu’à présent. Autrefois centre d’activité perlière, elle est aujourd’hui réputée pour ses grandes plages de sable et son ambiance cosmopolite détendue.

Un petit arrêt au Visitor Center nous permet de glaner quelques informations pour la journée de demain, car nous avons une journée d’avance sur nos prévisions dont nous comptons bien profiter demain pour découvrir les alentours.

La chambre « luxe » réservée à l’hôtel Mercure a tout pour nous satisfaire. Pendant qu’Hervé se relaxe à la piscine (le veinard !), je m’attelle à une tâche indispensable après ces dix jours passés dans la poussière de l’outback. Toute la soirée, je monopolise les deux seuls lave-linge et le seul sèche-linge de cet hôtel de 136 chambres au grand dam des autres client(e)s qui trépignent d’impatience derrière moi !

Après cette corvée, il faut aussi faire les courses. Heureusement à Broome, les supermarchés ont des horaires adaptés aux exigences des touristes. Le restaurant de l’hôtel, lui aussi, sert assez tard… sous forme de buffet, ce qui nous convient très bien !

Bell Gorge

De Broome à Port Hedland... à suivre !
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
TR Trois14 Globetrotter ·
bonjour Krikri

Ce carnet de voyage sur l'Australie Occidentale est pour moi une pure calamité 🏴‍☠️ . Je m'explique. De retour d'un trip en voiture de plus de 4 semaines dans les Balkans (9 pays) et en mer Egée, rempli de bonnes résolutions (j'ai un carnet de voyage à peine commencé, et il serait urgent de m'y remettre), je reviens sur mon site préféré (VF), jette un coup d'oeil sur les nouveaux carnets, et tombe (entre autres) sur le tien. A déguster en priorité, et en détail, sans retenues aucunes. La Catastrophe. Impossible de revenir sur MON carnet, tant je suis fasciné par le votre. La cata pour la poursuite de mon CR (il devra attendre encore un peu), mais quel pied !

Toujours très documenté, avec une présentation quasi professionnelle (qualité des photos, du texte, de la mise en page, de l'information, ...), il est un régal à déguster, et une mine de renseignements (sans parler de votre intérêt pour la botaniques ou les petits animaux). Un must.

En effet, l'Australie est une région fascinante, et par bien des points rappelant l'Ouest Américain. Nous y avons passé 5 semaines en 2005, et cela nous fait toujours rêver. D'ailleurs, cela reste une de mes destinations possibles pour 2011 (sinon 2012). Tu comprendras sans peine l'intérêt que je trouve à votre carnet.

Votre façon de voyager, assez rustique, avec beaucoup de camping sauvage et de pistes très difficiles, n'est pas la notre (ma femme ne voudrait pas me suivre), mais fait fantasmer !

En 2005, nous avions loué une voiture non 4-4, mais, sans nous en vanter auprès du loueur, nous lui avions néanmoins fait voir beaucoup de paysages insolites pour elle, et beaucoup de pistes rouges. Sans jamais cependant approcher vos aventures. La période (Septembre Octobre) était peut-être un peu plus favorable que pour vous. C'était encore la période sêche, mais à sa fin et il n'avait pas plu depuis très longtemps ; cela nous a facilité la logistique (pas de cours d'eau ou de boue à traverser). Quant aux crocodiles "périodiques" (d'eau douce), cela faisait plusieurs mois qu'ils avaient (en principe) été déplacés (les baignades étaient plus détendues 😉). Restaient bien sûrs, mais plus regroupés dans les derniers billabongs ou trous d'eau, les énormes crocodiles de mer, toujours impressionnants.

Notre trajet : Sidney (ville adorable, beaucoup de similitudes avec San Francisco). Blues Mountains. Rte vers Melboune par l'arrière pays, très sauvage. Côte magnifique jusqu'à Adélaide, Grampians NP, Kangaroo Island. Flinders Range. Poursuite jusqu'au centre rouge (Uluru, King Canyon, Alice Springs) via pistes ou Stuart Hwy. Remontée, par Stuart Hwy jusqu'à Katherine et Kakadu (à Cooinda, nous étions dans le même hotel (lodge) que vous, très sympa ; de même qu'à Katherine (mais à l'époque c'était un Mercure). Litchfield NP. Puis 5 jours très agréables et cool à Darwin. A notre époque, la vitesse n'était pas limitée sur la route dans le Northern Territory 😉 (il semble que c'était 130 pour vous).

Pour l'an prochain (ou celui d'après), votre trajet me fait rêver, mais je crains qu'il soit trop difficile pour nous (je n'ai cependant pas dit mon dernier mot). A défaut, nous referions une bonne part de ce qui nous avait plu, en y ajoutant le Queenland, et surtout la Gde Barrière de Corail. (Cependant, je suis aussi tenté par un retour en Alaska -et ses ours- l'été prochain. Cela n'a rien à voir, mais reste très attrayant. Il nous faudra choisir).

Au plaisir de lire la suite de votre carnet. Bon courage, et félicitations.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533

Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Bonjour JP

Quel message et que d'éloges... je suis confuse... 😊 d'autant plus confuse que, moi aussi, j'ai lu ton carnet (même plusieurs fois) mais je me disais que j'avais le temps de te mettre un petit mot puisque j'avais cru comprendre que tu était parti en voyage ! Et non seulement, te voilà revenu (alors que je n'ai toujours pas pris le temps de t'écrire un mot), mais déjà tu as lu notre récit et déjà tu as pris le temps de m'écrire ce long message ! Tu comprends que je me sens confuse...

J'ai cru comprendre que ton voyage ouest-américain a été en tout point réussi. J'espère que celui dans les Balkans l'aura été également !

En tout cas, ton parcours de 2005 était sympa aussi... et sur les étapes communes, c'est drôle que nous ayons eu le même choix d'hôtels ! Nous avons sans doute des goûts similaires 😉... ce qui explique que notre voyage puisse te plaire ! Tu peux rassurer ton épouse en lui précisant qu'elle n'est pas obligée de camper. Dans tous les coins un peu reculés il existe aussi des structures plus confortables appelées suivant les endroits "Wilderness Camp" ou "Eco Retreat" où elle trouvera le confort allié à la nature !

J'espère sincèrement que tu pourras effectuer ce trajet rêvé... car c'est une des régions les plus sauvages d'Australie... ceci dit, les ours de l'Alaska, c'est pas mal non plus !

Je reste à ta disposition si tu as besoin d'infos et te dis à très bientôt sur ton post.

Encore merci pour ta lecture assidue.

Christine et Hervé.
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
LA Laurence49b Veteran ·
Bonsoir Christine et Hervé,

Une pause australienne à la Krikri et Hervé ... Quelle aubaine! Un peu de débauche , de répit et de fuite devant le Southwest!

Il me le pardonnera ; je suis sûre d'y re-goûter toujours avec immenses plaisir et passion.

Australie ... L'Australie ... non cela ne m'évoque rien, tout au plus quelques émissions TV glanées de temps à autre .

Je suis petite, très petite et ce continent bien trop grand...pour moi !

Je comprends vos hésitations et appréhensions pour déterminer vos choix d' itinéraires , pas facile de s'y retrouver .

Et évidemment, bingo, Hervé et Christine ont trouvé le bon filon .

Pure découverte, une pure merveille, Nature pure et sauvage...

Je suis toujours et encore pleine d'admiration devant le résultat et votre rendu de carnet de voyage/site .

La destination inconnue joue le rôle d'investigateur, le contenant/contenu de colmateur et les auteurs de livreurs de merveilleuses aventures...

Vous resplendissez encore tous les deux honorés d'un travail remarquable, exemplaire ! Quel talent de conteuse pour toi, Christine et quel talent de photographe/artiste pour toi, Hervé

Respects.... à vous deux!

Je me suis sentie vraiment dans votre histoire, dans l'Australie profonde à partir de Purnululu...Attirée comme aimantée par cette piste La Gibb River Road et ses trésors sortis des nébuleuses (surtout les miennes!) australiennes occidentales.

Du bonheur ! Les galeries d'art aborigéne sont d'une extrême finesse et colorées à souhait dés vos premières visites et escapades ...j'aime !

Tous ces points d'eau, cascades, piscines naturelles où l'on te voit, Christine patauger paisiblement dans ces décors de Rêves... j'adore ! Oui, du vrai bonheur !

Le lever de soleil à Purnululu puis les Mitchell Falls me laissent pantoise... j'émotionne !

Pures Félicitations en attendant vos conclusions et finances occasionnées ainsi que les niveaux T° air & eau, je vous salue chaleureusement , Laurence
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Hello Laurence,

Merci d'avoir pour un petit moment délaissé le Southwest américain pour le Northwest australien 😉

En tout cas, tes compliments nous vont droit au coeur et nous sommes touchés par ton enthousiasme ! C'est vrai que l'Ouest américain reste une référence et nous avons eu plusieurs fois l'occasion de nous y référer durant ce trip : certains paysages australiens nous faisaient systématiquement évoquer leurs pendants ouest-américains ! Nostalgie, nostalgie !

Malgré tout, ce voyage a été pimenté par les nombreux kilomètres de pistes parcourus et pour ça, l'Australie est unique !

Tu t'interrogeais sur les températures : nous avons eu un temps superbe, pas une goutte de pluie et des températures idéales, dans l'extrême Nord entre 30 et 33°, dans le Nord-Ouest entre 25 et 30° puis plus fraîches en progressant vers le Sud... mais cela, ce sera pour les prochains épisodes.

Encore merci pour ton message ! La suite dans le parc national de Karijini devrait aussi te plaire : roches rouges sur tendre verdure !

Bonne continuation... toujours dans l'Ouest américain ?

Christine
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
KR Krikri6792 Globetrotter ·
Le récit de notre voyage se poursuit : après une journée en bord de mer, nous nous enfonçons à nouveau dans les terres pour découvrir le superbe parc national de Karijini... les amateurs de roches rougeoyantes et de canyons étroits apprécieront sans doute ! En tout cas, nous, on a adoré !

Bonne découverte à tous ! 🙂

De Broome à Port Hedland

J20 : Ve 18/06/10

Au nord de Broome, la superbe péninsule de Dampier, avec ses petites communautés aborigènes, son littoral grandiose et ses fabuleux coins de pêche nous tenterait bien. Mais cela aurait demandé au moins trois jours. Alors en une journée, nous nous contenterons d’en explorer un tout petit bout.

A 9 km à l’est de la ville, c’est la Cape Leveque Road, une dirt road longue de 200 km qui dessert la péninsule. Nous empruntons les 14 premiers kilomètres avant de prendre à gauche Manari Road. Les deux pistes sont à peu près du même acabit : sable rouge et tôle ondulée !

Nous dépassons la première intersection vers la ferme perlière avant de tourner à gauche à la suivante en espérant trouver la mer !

Que nenni… rien qu’un embrouillamini de pistes, partant dans tous les sens ! La mer semble très loin ! Nous essayons plusieurs traces… en vain… tout en allumant Garmin ! Il ne s’agit pas de se perdre !

Sur le point de faire demi-tour, voilà que nous entrevoyons des dunes et au-delà des dunes… la mer !

Enfin, une piste nous amène au bout du bout, vers une belle plage… où seule une famille australienne a planté sa tente.

Ils se proposent aussitôt de pousser leur voiture pour nous laisser de la place mais nous les rassurons en précisant que nous ne restons là que quelques heures.

Terre rouge, avec la mer au fond !

Vue sur la plage…

Le décor nous va bien, mais nous espérions nager dans une eau calme et transparente, ce n’est pas tout à fait le cas, la mer est assez agitée ici bien que ce soit l’océan Indien. Malgré tout, nous dénichons quelques rochers faisant office de baignoire où nous barbotons avec plaisir. L’eau est très bonne.

Un petit tour sur la plage, sauvage et déserte sur des kilomètres !

En début d’après-midi, nous poursuivons encore un peu sur la piste le long de la côte. Pour ceux qui aiment le camping en autosuffisance (sans eau ni toilettes), il est autorisé tout du long dans les emplacements désignés. Il y a des amateurs !

Quant à nous, nous retournons à Broome afin de voir à quoi ressemble la fameuse plage de Cable Beach.

Ah, là, il y a du monde sur la plage et aussi dans l’eau… notamment beaucoup de body boarders à la recherche de la vague ! On se croirait sur une plage de l’Atlantique.

Hervé s’y précipite aussitôt.

Moi, j’hésite… deux pas en avant, trois pas en arrière dès que je vois arriver une grosse vague.

Hervé en pleine action !

On se serait bien attardé un peu sur le sable mais une fois sortis de l’eau, il fait vraiment très chaud. Le thermomètre doit dépasser les 35°, nous incitant à migrer rapidement.

A 7 km de là, la plage de Cable Beach aboutit à Gantheaume Point où l’érosion a sculpté des formes surprenantes dans les rochers rouges.

Ayant fait le plein de soleil, de mer et de « pindan » (c’est le nom donné à cette région au sol rouge), nous finissons la journée dans la piscine de l’hôtel avant le dîner sur notre balcon.

J21 : Sa 19/06/10

On the road again… pour une grande étape de transition ! Adieu le Kimberley et ses baobabs, bientôt le Pilbara réputé pour son minerai de fer et ses roches parmi les plus anciennes du globe.

612 km et 8 heures de route jusqu’à Port Hedland, une simple étape dans notre progression vers Karijini National Park.

Le trajet se fait sur le bitume de la Great Northern Highway. Autant dire qu’il n’y a pas grand-chose de remarquable à observer. Pour égayer le parcours, mon copilote rivalise de précision et m’indique le moindre détail sur la carte : des noms tels que Dampier Downs, Frazier Downs, Anna Plains témoignent de la géographie des lieux… de grandes plaines au niveau de la mer ou… au-dessous, bordant le Grand Désert de sable. C’est plat, très plat !

En point de repère, deux roadhouses, respectivement au kilomètre 323 et 462.

A une quarantaine de kilomètre après la première, la mer n’est qu’à six kilomètres. Il va être midi, c’est le moment de faire un break.

Comme son nom l’indique, Eighty Mile Beach, une plage parsemée de coquillages, s’étend sur près de 120 kilomètres.

Une brochette de goélands bien alignés s’y est donné rendez-vous.

Nous trempons les pieds dans l’eau et aurions bien piqué une tête mais quelques méduses échouées nous font vite comprendre pourquoi personne ne s’y risque.

En tout cas, cette petite halte a permis de recharger nos batteries, et après le déjeuner c’est reparti pour la deuxième moitié du parcours.

Sur cette partie, nous avions projeté de faire un petit détour vers Cape Keraudren Natural Reserve et je ne sais toujours pas pour quelle raison on ne s’y est finalement pas arrêtés, surtout quand je vois les superbes photos de cette internaute. Un oubli impardonnable ! Alors si vous passez dans le coin, ne manquez pas le cap !

Plus on approche de Port Hedland, plus les road trains se font nombreux dans cette région minière. Quand on en croise un, il vaut mieux bien s’accrocher à son volant, on se sent littéralement aspiré par ces poids lourds de 53 mètres de long. Et quand on en double un, on a l’impression de s’engouffrer dans un étroit tunnel dont on est pressé de sortir.

Port Hedland, ville industrielle, ne nous attire pas plus que cela. Nous décidons de ne pas faire le détour de 15 km jusqu’au centre, mais de nous diriger vers South Hedland, sorte de ville nouvelle annexe de la précédente, afin de gagner du temps pour le lendemain.

Le Lodge Motel nous propose un package comprenant chambre, dîner, petit déjeuner et panier-repas pour le lendemain midi ! Nous demandons une chambre donnant sur la piscine mais la demoiselle nous dit qu’elles sont toutes occupées même si, précise-t-elle, nous ne verrons pas grand monde aujourd’hui.

La chambre qu’on nous octroie est un peu sombre mais la petite piscine agréable et il fait bon se détendre à l’ombre des palmiers.

Nous comprenons vite que l’hôtel héberge essentiellement (99 %) des employés des industries et/ou chantiers voisins, ce qui explique le forfait proposé et explique le taux d’occupation. Nous devons être les deux seuls vrais touristes parmi quelques travailleurs (c’est le week-end).

En raison du statut de l’hôtel, nous nous attendons, au dîner, à une cuisine de cantine. C’est tout le contraire : un grand choix de crudités, soupes, charcuterie, légumes, viandes et poissons, desserts fruits et glaces. Bref, une bonne surprise !

Autre bonne nouvelle : la laverie, comptant une bonne dizaine de lave-linge et autant de sèche-linge est gratuite, alors autant en profiter. Et pendant que le linge tourne, chacun peut s’essayer à pratiquer un alcootest. Celui d’Hervé est heureusement négatif !

Eighty Mile Beach

Karijini : Dales Gorge

J22 : Di 20/06/10

Lever aux aurores en même temps que nos voisins de chambre partant travailler (entre 5 h 30 et 6 heures). Au petit déjeuner, le choix est vaste, on se croirait au buffet du club Med. Comme prévu dans notre forfait, nous nous préparons un copieux pique-nique parmi tous les mets proposés : salade, crudités, viande froide, œufs durs, yaourt et fruits, tout cela bien rangé dans des boîtes en plastique à disposition. Avec toutes lesprovisions de notre glacière en plus, nous sommes prêts à tenir un siège !

Ce départ matinal nous offre un beau lever de soleil sur le fast-food voisin.

Nous nous éloignons provisoirement du bord de mer. La Great Northern Highway s’enfonce dans les terres, plein sud, dans une région à forte activité minière.

Les paysages traversés nous révèlent une végétation de plus en plus clairsemée et désertique jusqu’à plus de végétation du tout.

Peu après Auski Roadhouse, nous délaissons la grande route, mais aussi bien Karijini Drive que Banjima Drive sont asphaltées jusqu’à notre destination au cœur du parc : Dales Gorge.

Karijini NP se trouve en altitude, à 700 mètres (pour cette partie de l’Australie, c’est élevé) et le fond de l’air s’en ressent… il fait presque frais ! Nous avons hâte de découvrir ce parc réputé pour ses gorges abruptes et ses piscines naturelles.

Il est 11 heures et comme cela fait près de six heures qu’on est debout, on ne se fait pas prier pour pique-niquer. Ce sera toujours ça de moins à descendre dans la gorge !

Trois quarts d’heure plus tard, nous sommes prêts à commencer notre randonnée sans véritable idée ni du temps nécessaire ni de la difficulté réelle de ce parcours classé 4 et 5.

En revanche, dès le point de vue, on peut imaginer le décor qui nous attend… Les couleurs ocre et vert dominent.

Au fond de la gorge, Circular Pool !

Après une descente courte mais escarpée, une promenade « dallée » mais parfois glissante nous conduit à la piscine naturelle !

Mais chut ! Une aigrette blanche (Egretta novaehollandiae) occupe les lieux. Ne la dérangeons pas !

Voici le bassin du bien-nommé « Circular Pool ». La baignade est incontournable, déjà Hervé saute dans la piscine naturelle. Quant à moi, l’eau glacée me saisit et après quelques brasses, je me dépêche de me réchauffer sur le bord. Eh ! oui, au fond de cette gorge profonde, l’eau n’a guère l’occasion de chauffer à cette saison : nous ne sommes plus dans le Kimberley !

Le bassin se situant dans un cul-de-sac, on revient un peu sur nos pas avant de s’enfoncer plus avant dans la gorge en direction de… Fortescue Falls.

Les roches de Karijini sont étonnantes !

Quel plaisir de flâner sur ce sentier coincé entre le ruisseau et les hautes parois stratifiées !

On y fait des rencontres insolites comme avec ce drôle de lutin : un « inukshuk » australien ?

Voici déjà les chutes de Fortescue !

Un peu plus loin, Fern Pool, lieu sacré pour les Aborigènes, clôt le parcours au fond des gorges. Il faut maintenant remonter jusqu’à la rim. En chemin, nous observons les conditions de développement de certains arbres : des « Snappy Gum », une des 700 espèces d’eucalyptus d’Australie.

Ceux-ci montent la garde sur le haut de la falaise !

Celui-ci n’a pas besoin de grand-chose pour pousser !

Celui-là, au contraire, prend toute la place !

Ce dernier est bien harmonieux !

Ainsi occupés par nos observations, la montée se fait d’un pas léger. Il ne nous reste plus qu’à longer le bord de la falaise pour revenir au parking de départ… après un dernier coup d’œil vers le fond de la gorge et… au loin, par-delà les collines.

Une superbe randonnée… facile, dans l’ensemble, sauf quelques passages un peu glissants, qui nous a pris moins de trois heures, sans nous presser.

Ce soir, nous avions prévu de camper à Dales Camping Area mais l’endroit récemment (?) ravagé par le feu n’invite pas à rester. Comme il est à peine 15 heures, nous avons le temps de rejoindre l’extrémité ouest du parc où se trouve un deuxième camping, mais la ranger du Visitor Center nous prévient que la piste est « very bumpy ». Effectivement, elle l’est ! Une quarantaine de kilomètres de cahots pour arriver au Savannah Campground.

Le camping, contrairement à ce que je pensais, n’appartient pas au parc national mais est géré par une Aboriginal Corporation. En dehors du camping, le site abrite une « Eco Retreat », sur le même principe que le Wilderness Camp que nous avions testé à Imintji.

Alors on ne peut pas résister à l’attrait du confort allié à la nature : c’est OK pour la cabine-tente. Le cadre est superbe. La cabine, à la fois rustique et confortable, comprend même une salle de bains privée, partiellement à l’extérieur (la douche sous les étoiles !). Eau chaude solaire. Tout simplement génial ! Un de nos meilleurs hébergements.

Vue générale.

L’intérieur avec la vue sur le côté.

Vue vers l’extérieur depuis la cabine

Pour le coucher de soleil, pas besoin d’aller bien loin… à quelques pas de la cabine… et les altocumulus font à nouveau un malheur !

Quant au dîner, nous nous concoctons une petite dînette sur notre terrasse ! Trop cool !

Dales Gorge

Karijini : Weano Gorge

J23 : Lu 21/06/10

On serait bien restés une deuxième nuit à l’Eco Retreat et on aurait certainement trouvé de quoi nous occuper une journée supplémentaire dans le parc, mais la journée de route du lendemain aurait été infernale (plus de 9 heures de route). Alors on a préféré être raisonnables, profiter de la matinée dans le parc puis avancer vers Coral Bay.

Seul point de chute possible à mi-route entre Karijini NP et Coral Bay : Nanutarra Roadhouse.

Mais, pour l’instant, profitons du parc et de ses splendides gorges.

A 10 km de notre hébergement, au bout d’une piste assez abîmée, Weano Gorge Area permet l’accès à Weano Gorge et son Handrail Pool et/ou Handcock Gorge, plus difficile mais de toute beauté, paraît-il. Beau programme en perspective !

Nous tentons d’abord la plus difficile, Handcock Gorge, accessible par des échelles successives ! Hum, hum ! Vous voyez l’échelle ?

Arrivés au fond, la progression se fait d’abord de pierre en pierre, puis sur le rebord de la paroi ! Acrobatique !

Mais nous ne tardons pas à avoir de l’eau jusqu’aux fesses, il faudrait finir à la nage ! Mais avec nos appareils photo et notre sac à dos contenant tous nos effets, impossible ! Impossible également de les abandonner dans un coin. Nous avons un moment pensé à retourner à la voiture pour y déposer nos affaires avant de revenir en maillot, mais l’idée d’y laisser argent et papiers ne nous convainc pas vraiment.

Alors tant pis pour Handcock Gorge ! Nous allons directement rejoindre Weano Gorge en espérant pouvoir atteindre Handrail Pool.

L’accès à cette deuxième gorge se fait de façon plus classique par un escalier, mais sans échelle.

Nous craignons tout d’abord de ne pas pouvoir aller bien loin car, à nouveau, l’eau arrive aux fesses.

Mais avec un peu de détermination, tant pis pour les fesses mouillées, je trouve un passage au ras de la paroi et nous poursuivons dans la gorge.

Tendre verdure sur parois rougeoyantes : c’est superbe !

Petit à petit, les parois se resserrent et on se demande ce qui nous attend au bout ! Le passage ne finit pas de se rétrécir !

Il débouche sur un petit bassin circulaire : Handrail Pool ? Non, pas encore, pour le trouver, il faut continuer à se faufiler dans l’étroit passage.

L’extrémité laisse apparaître un peu de clarté. Est-ce la fin ?

Pour nous, oui, car la vue de ce bassin accessible par une rampe à main (Handrail) nous donne la désagréable sensation d’être précipités dans le fond… d’autant qu’on ne voit pas trop ce qui nous attend après le virage !

La classe 5 n’est pas usurpée ! Au-delà de la classe 5, il faut être accompagné par un guide accrédité pour la pratique du canyoning.

Marche arrière obligatoire pour nous et retour au parking tout en faisant une grande boucle au fond de la gorge.

Les paysages sont somptueux, aussi bien dans la gorge qu’en haut, sur la falaise.

Au détour d’un rocher, rencontre avec une maman kangourou et son petit.

Un dernier coup d’œil à l’Oxers Lookout où se fait la rencontre des gorges Red, Weano, Joffre et Handcock. Epoustouflant !

On a vraiment beaucoup apprécié Karijini NP !

Après le pique-nique, il est l’heure de quitter le parc afin de nous avancer vers notre étape du soir : 370 km et 5 heures de route jusqu’à Nanutarra Roadhouse via Tom Price, la ville la plus haute d’Australie-Occidentale culminant à 727 mètres d’altitude.

Entre Tom Price et la Main Road, une très bonne piste permet de gagner une cinquantaine de kilomètres (c’est déjà ça de gagné !), puis une route agréable, peu fréquentée, avec une vue dégagée, nous conduit tranquillement vers Nanutarra.

Il faut tout de même se méfier du bétail errant sur cette route. Très régulièrement, nous devons ralentir devant l’hésitation d’une ou de plusieurs vaches sur le bas-côté. Traversera ou ne traversera pas ?

Le coucher de soleil est prévu à 17 h 35 aujourd’hui. C’est à cet instant précis que nous atteignons la roadhouse. J’avais déjà évoqué ces relais routiers de qualité très inégale. Celui-ci a plutôt l’air crasseux.

L’hébergement se fait dans un préfabriqué sans fenêtre avec sanitaires partagés. Sinistre ! Le jour et la nuit par rapport à la cabine de la veille ! Mais bon, pour une nuit, on va faire avec, il n’y a rien d’autre dans la région.

Dans Weano Gorge



Six jours à Coral Bay : villa, plages et plongée... à suivre !
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
VN Vnoa Globetrotter ·
coucou Christine,

merci pour les infos pour les Mitchell Falls ! 😎

et sympa le clin d'oeil de Picasso Face 😉

votre circuit n'est pas "classique" (ie pas de Centre Rouge par ex) mais on n'y perd pas au change 😉 ! on découvre vraiment de superbes paysages !!

les arbres (notamment les baobabs) sont impressionants, les paysages de termitières surprenants, l'arrivée à la mer donne envie d'aller se baigner, Gantheaume Point et les rochers rouges sont superbes, Eighty Mile Beach et ses coquillages donnent de super clichés... j'ai beaucoup aimé aussi la journée à Dales Gorge (les roches, les piscines naturelles, l'aigrette blanche...) et l'Eco Retreat ! 😎... et toujours ce ciel superbe !!! d'un bleu superbe ou alors avec des nuages qui filent...

je vous admire d'avoir crapahuté à Handcock Gorge et Weano Gorge (superbe ceci dit !) car entre les échelles et les passages dans l'eau, l'accès se mérite !

@++ pour la suite Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection" "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" "Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"

Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil

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