Ouverture du procès des Khmers rouges à Phnom Penh...
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AL
On y est enfin ...... !

Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....

Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......

Par Dina Nay et James A. Goldston*

Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.

* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
CH Choucarde Globetrotter ·
Oui enfin! Trente ans après...
Choucarde
AL Alan Globetrotter ·
Prestation de serment lundi des juges du tribunal du génocide cambodgien

dimanche 2 juillet 2006, Stéphane/armenews

Vingt-sept ans après la chute du régime génocidaire des Khmers rouges, des magistrats prêteront serment lundi pour encadrer un nouveau tribunal, soutenu par les Nations unies et chargé de juger des dirigeants encore en vie de l’ancien pouvoir communiste au Cambodge.

Bien que symbolique, cette prestation de serment prévue dans l’enceinte du palais royal à Phnom Penh est "un événement significatif" pour "montrer que le processus légal visant à juger d’anciens cadres Khmers rouges est lancé" après de longues années d’incertitudes, explique un porte-parole cambodgien du tribunal, Reach Sambath.

"Bientôt, ceux qui sont responsables de la mort de millions de Cambodgiens (...) seront trouvés". Le tribunal du génocide cambodgien apporte un petit espoir de réconciliation

Chum Mey reste froid lorsqu’il évoque sa probable comparution comme témoin devant le tribunal du génocide cambodgien qui sera chargé de juger, avec le soutien de l’Onu, ses anciens tortionnaires Khmers rouges.

Il est l’un des rares survivants de l’ignoble centre de torture de Tuol Sleng mis en place par le régime du "Kampuchea démocratique" de Pol Pot, tenu pour responsable de la mort de près de deux millions de Cambodgiens entre avril 1975 et janvier 1979.

Cet homme de 76 ans pense que le tribunal, dont les juges prêteront serment lundi, offre une chance de révéler au pays tous les faits ayant marqué ces quelque quatre années de pouvoir des Khmers rouges et de panser les plaies en vue d’une réconciliation nationale qui, jusqu’ici, n’a pas vraiment eu lieu. "Il est temps. On ne doit rien cacher. Ils doivent dire la vérité. Pourquoi ont-ils tué des innocents ?" demande Chum Mey. Si justice n’est pas rendue, "les victimes ne pourront jamais se débarrasser de la souffrance" mais, insiste-t-il, le procès "n’est qu’un point de départ".

Des historiens estiment que plus du quart de la population cambodgienne de l’époque a directement souffert de la terreur infligée par les Khmers rouges.

La cérémonie de prestation de serment prévue pour 17 juges cambodgiens et 13 étrangers constituera le lancement symbolique des activités du tribunal dont la mise en place n’a cessé d’être retardé depuis 1997 en raison de désaccords entre le gouvernement cambodgien et l’Onu sur le format et le financement.

Bien que les procureurs aient prévu de commencer leur travail courant juillet, les premières audiences n’auront pas lieu avant l’année prochaine.

Et même si Chum Mey est appelé à la barre, il y a peu de chances qu’il se retrouve devant les hommes qui l’ont torturé à Tuol Sleng, une ancienne école où quelque 17.000 personnes ont subi de terribles interrogatoires avant d’être tuées dans des champs à l’extérieur de Phnom Penh.

Le tribunal devrait juger une poignée de cadres de l’ancien régime encore en vie. Le numéro un, Pol Pot, est mort en 1998. A ce jour, seuls deux anciens responsables, Ta Mok ("le boucher") et "Douch", ont été emprisonnés, tandis que d’autres -notamment Nuon Chea, Ieng Sary et Khieu Samphan- vivent librement au Cambodge. La plupart sont très âgés.

Les tueries ont été commises par des Cambodgiens ordinaires sur instruction de leurs chefs qui avaient instauré un régime communiste pur et dur teinté de nationalisme khmer, vidant les villes au profit des campagnes et éliminant systématiquement toute personne soupconnée d’opposition.

Van Nath, autre survivant de Tuol Sleng, déclare lui aussi être prêt à témoigner mais doute de la réconciliation alors que "les meurtriers" sont nombreux encore aujourd’hui "parmi nous".

"Il faut un procès mais c’est impossible de se réconcilier en raison de la gravité des faits. Ce qui pourrait apaiser nos esprits, c’est si les criminels se lèvent pour expliquer publiquement leurs raisons".

Van Nath a survécu à l’horreur grâce à ses talents de peintre. On lui a alors demandé de faire des portraits de Pol Pot jusqu’à ce que les Khmers rouges soient chassés du pouvoir par une invasion vietnamienne.

A ses yeux, "justice sera rendue seulement si les gens sont d’accord avec les décisions du tribunal".

Youk Chhang, directeur du Centre de documentation du Cambodge qui a compilé des milliers d’informations ces dernières années sur le génocide, pense que la réconciliation est avant tout une affaire personnelle.

"Tout part de l’individu. S’ils sont nombreux à se sentir concernés et à tirer un avantage du procès, alors il y aura un impact national".

La plupart des dirigeants Khmers rouges encore en vie sont installés dans leur ancien bastion de Pailin (ouest du Cambodge).

Sor Socheat, épouse de l’ancien chef de l’Etat Khieu Samphan, affirme que celui-ci n’était président qu’en titre. "Il ne savait rien et n’a jamais pris aucune décision".
VE Venissian Globetrotter ·
je connais le cambodge malgré les touristes et l'enrichisement le gouvernement seul s'enrichira ......... la corruption continuera, les pauvres resteront exploités .......🙁

voila

bonne continuation
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Deux millions de morts (meme plus que la shoah en proportion de la population -meme s'il ne s'agit pas de classer les drames), une grande partie des cambodgiens déplacés pour "casser" les liens sociaux et faire des gens des fanatiques au service du régime.

C'est un des événements marquants du 20eme siècle qui se juge en ce moment. Une des plus grandes barbaries de l'histoire.

Tout le monde s'en fout ou presque alors merci Alan de parler de ce procès que j'ignorais. Qui arrive bien sur trop tard, la plupart des salopards sont morts. Mais jamais torp tard si on peut permetre d'en parler et d'essayer de comprendre.

Quand je pense qu'il va y avoir encore 10% d'ab... pour voter extreme-gauche...
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Quand ferons nous notre propre autocritique?Et notre proces a nous qui avons laisse faire, il est pour quand celui la?...a l'epoque cela arrange bien tout le monde.Les Chinois qui vendaient leurs armes au prix de la famine d'un peuple!bel exemple de solidarite internationale!les viets qui n'avaient qu'un souci claquer les ricains!Giscard qui reconnait le regime khmere rouge trois jours apres la prise du pouvoir! bon je ne vais pas tout recense, ce serait un livre...mais ce foutu bordel a arrange tout le monde, c'est pour cela qu'il a ete possible. Le NOUS NE SAVIONS PAS est un MASQUE; des 1972 les premisses etaient en place...j'evite de parler des cambodgiens eux memes, EUX qui encore aujourd' hui se taisent (Et meme ceux qui sont expatries)car la peur est toujours la!JE CROIS QU'IL y A UNE RESPONSABILITE COLLECTIVE INTERNATIONALE. LA HONTE A NOUS TOUS! Je crains que le proces n'aborde que ce qu'il sera politiquement possible d'aborder et dans ce cas a quoi servira t il, ?? ;;;a la bonne conscience de l'occident ou a la reconstruction du pays, ??? RETROUSSONS NOUS LES MANCHES ET AIDONS CE PEUPLE QUI A TANT SOUFFERT...et qui n'est pas au bout de ses peines!...Ce n'est qu' une contribution a la reflexion.Roger
Roger
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Je ne doute pas qu'il y ait eu une passivité internationale pendant le génocide (je ne connais pas assez le sujet) comme ça a été le cas au Rwanda. Cela dit à ma connaissance la communauté internationale n'a pas provoqué ce génocide ce sont les cambodgiens qui se sont joyeusement massacrés (evidemment avec quelques fous furieux aux commandes).

Je regrette un peu dans le meme ordre d'idée pour le rwanda que l'on parle presque plus de la non-intervention européenne (qui est un scandale et une grande saloperie, il ne s'agit pas de la minimiser) que des massacres eux-memes qui sont la responsabilité du peuple rwandais (et hutu) dans son ensemble.
SO Sovanna ·
merci Alan pour ces infos

Je ne sais pas si cela va aboutir un jour, si cela peu servir à ne pas oublier... Mon mari est cambodgien, nous partirons pour le cambodge début 2007(si tout va bien) pour lui un retour aux sources et pour moi et nos enfants une grande découverte. nous allons retrouver un petite partie de sa famille, celle que à survécue... à bientôt
PE Petitpanda Veteran ·
Bonjour,

quelle bonne nouvelle que cette ouverture de procès, que d'espoirs de vérité!! Merci Alan de nous en avertir. je ne suis jamais allée au Cambodge mais j'ai eu l'occasion de lire ce livre qui m'a touché: "J'ai cru aux Khmers rouges" de Ong Thong Hoeunget qui permait d'en savoir un peu plus sur cet épisode incroyable (je ne vais pas essayer de trouver un adjectif adéquate, je crains qu'il n'y en ait pas). Je vous le conseille (je sais, il y en a plein d'autres mais j'ai trouvé interressant le point de vue de l'auteur qui, alors qu'il vivait en France, a choisit de retourner au Cambodge car il croyait dans le merveilleux avenir qu'allait offrir à son pays les khmers rouges. Il a vite déchanté. )

Voila, car il ne faut pas oublier cette période de l'histoire (que l'on apprend pas à l'école, quel scandale)
HU Huedan Regular ·
Une question: Est-ce que ce procès va aborder le sort de centaines de milliers de victimes vietnamiennes, elles aussi victimes des khmers rouges, dans leur fuite du Vietnam vers la Thailande. Je parle bien sûr de vietnamiens et des chinois du Vietnam qui fuyaient les persécutions du régime communiste entre 1975 et 1979 et qui tentaient de gagner la Thailande en passant par le Cambodge. Merci de m'éclairer
Dan
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
REPONSE A ZEBAD, L'histore ce n'est pas que ce qui s'est passe la veille! Ce n'est pas que ce qui est ecrit dans les livres! UN exemple POL Pot se serait inspire de la revolution culturelle en chine(l' exode), certes, mais sais tu ce qu'etait taditionnellement une ville au cambodge?...et ce que la colonisation en a fait:des bastides, ou les centres etaient commerciaux :peuples des colons "barangs"(blancs), chinois, viets, indous, les khmres eux etaient rejetes aux peripheries!...idem Pol POT a ete rejete du systeme s colaire francais, c'est la ou il concoit une haine pour les intellos, le PCF l'acceuille ce n'est pas ce qu'il fera de mieux!Autre exemple, imagines tu que c'est le peuple cambodgien qui a mis Lon Nol au pouvoir ou bien les americains?...ILy a des tonnes de choses a dire.pour moi la responsabilite collective internationale est evidente: cela ne veut pas dire que je suis contre le proces actuel(d'ailleurs de quel droit)Mais ce qui me semble tres important c'est d'AIDER les Cambodgiens a s'en sortir en etant ATTENTIF a leurs demandes;outre le fait d'eclairer une partie de l'histoire que "le monde" ne connait pas, l'interet du proces est de parler du cambodge. Aujourd'hui dans des villages, il y a encore des anciens tortionnaires qui vivent normalement et ne seront jamais denonces par personne. LA PEUR EST TOUJOURS LA et HELAS .ce n'est pas le proces qui changera la societe civile.Je pars au Cambodge, je verrai les incidences du proces sur places. je m'associe tres profondements atous ceux qui ont perdus les leurs dans des conditions particulierement atroces.Roger
Roger
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Tu as sans doute raison dans le sens ou de tels événements (l'arrivée au pouvoir des khmers rouges et leur fanatisme) ont des causes multiples et complexes.

Mais personnellement ce qui m'intéresse le plus ce ne sont pas les causes géopolitiques mais plutot d'essayer de comprendre comment des gens banals et normaux se sont transformés en bourreaux, ont commis des tortures abominables.

On peut faire le procès des ex puissances coloniales, des US etc... ça n'explique pas cela.

Dans le meme ordre d'idée le deuxieme guerre mondiale a des causes nombreuses et complexes que je ne me risquerai pas à commenter. Mais les repsonsables de la shoah ce ne sont pas les hommes d'état français qui ont écrasé l'allemangne lors de la victoire de 1918 (semant les germes de 39-45). Primo levi par exemple dit que pour lui le peuple est allemand est completement responsable (tout en précisant qu'un autre peuple aurait très bien pu arriver aux memes extrémités).
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
LE gros de mon idee, c'est que l'arbre(le proces) ne cache pas la foret(la mauvaise conscience de chacun);On ne choisissait pas toujours d'etre khmere rouge, le fils aine ete enrole de force ou le second lorsque le premier etait deja dans l'armee de Lon NOL; apres ils devaient executer les ordres ou etre executes.Des familles se retrouvaient dans les camps opposes, par obligation et non par choix...30ans plus tard et alors que les principaux responsables sont morts, n'y a t il pas le risque de raviver des plaies terribles?de toute maniere je sais que je n'y peux rien et que je suis tres minoritaire dans ma reflexion, mais elle existe et comme toi elle prouve notre attachement a ce Fier peuple Cambodgien qui merite de s'en sortir.rogerP.SJ'aimerai bien avoir le point de vue d' allan
Roger
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
JE suis nouveau sur le forum, je viens de trouver ton point de vue sur le proces (ecrit du 4ou 10 juin :une pantonime), ouf! je ne suis pas le seul a le penser, pour le reste je fais gaffe a l'ingerence. roger
Roger
AL Alan Globetrotter ·
🙂 Salut ....

Ce n'est pas mon point de vue ..... c'est le compte rendu d'articles faisant part de l'ouverture du procés concernant les responsables du génocide khmer, et je les retransmet de façon à justement ne pas oublier celui ci et à ce que certains voyageurs en partance pour ce pays se posent également la question de savoir ce qui s'est réellement passé ....

J'en parle également parceque j'adore ce pays, que j'y ai des histoires et des amis, et que dorénavant j'y retourne fréquemment ..... si j'étais un fana du Rwanda, je parlerais certainement du génocide commis à l'intérieur de ce pays, mais je ne peux me faire le porte parole de toutes les atrocités du monde, et chacun fait en fonction de ce qui le touche au plus profond de l'âme ......

Mon " salut ", si je puis dire ainsi, est dans ce pays et je fais le maximum, à mon simple niveau, pour soulager le quotidien de nombreuses personnes, comme tout un chacun je pense en de nombreux points du globe .....

Mon avis sur ce procés n'a que peu d'importance et est illusoire quant à l'appréciation de ce qu'en fairait le peuple khmer ...... mais tout comme lui, je sais que ce procés ne sera qu'une gigantesque farce, que l'on punira deux ou trois lampions pour la " promotion " humaniste du Cambodge aux yeux des autres puissances internationales, et que le rideau tombera avec un sentiment d'amertume teinté de sang dans la bouche ......

Pour Sam et ses enfants, pour Samath, les parents et grands parents de celle ci, la famille de Teda, pour Synath, pour Ya, pour Chaan et ses amies de la nuit, pour mes amis de la Okay guesthouse, et pour tous ceux que je fréquente avec plaisir à chacun de mes séjours, je continuerais à parler de leur pays, de leur quotidien et de ce qui se passe là bas ...... ne serait ce que pour moi, parceque aussi ils savent que je parle d'eux, parceque certains d'entre vous sont partis au Cambodge grâce à mes écrits, et parceque celà s'appelle de l'amitié et de l'amour pour un peuple que l'on a découvert et donne ce supplément d'âme et d'émotion à la dureté et à l'égoisme de nos conditions d'occidentaux ......

Je n'ai donc pas d'avis tranché, je sais que mes amis ont suffisamment à faire pour survivre à leur quotidien et celà me préoccupe plus encore ...... mais il faut aussi savoir et faire savoir que l'on oublie pas .....
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Nous parlons de la meme maniere;tes amis de la okay sont aussi les miens;je n'ai pas confondu article de presse et ton avis dont je parle, est celui que tu exprimes dans un message le 10juin;quand on connait le cambodge, on ne peut etre dupe:oui quelques lampistes trinqueront mais la realite cambodgienne ne changera pas d'un iota.J'aime le cambodge comme toi .et je me refuse de penser que ce proces puisse etre la bonne conscience de l'occident;Je maintiens l'idee que de 75a79 il y a une RESPONSABILITE COLLECTIVE DU MONDE ENTIER et qu' aujourd' hui CE monde doit aider financierement le cambodge au lieu de se deculpabiliser en faisant un proces qui ne pourra etre que bidon! c'est d'ailleurs cela qui ouvre les conditions politltiques pour qu'il se tienne ;TU AS TOUT A FAIT RAISON D'UTILISER CET EVENEMENT MEDIATIQUE POUR PARLER DE LA REALITE CAMBOGIENNE, c'est aussi ce que je fais a mon niveau;ARUN SU SADAI ALAN.
Roger
AR Aristomakos Globetrotter ·
Les Etats-Unis étant sortis définitivement de la guerre du Viêtnam en 1975, ils auraient donc pu intervenir au Cambodge.

Militairement, leur intervention, même avec simplement de l'aviation, auraient certainement contribué à réduire la puissance des khmers rouges et à fortement limiter le ''génocide'' (l'ONU ne le reconnait pas officiellement).

Mais l'opinion publique américaine, devenue pacifiste du fait des images horribles venues du Viêtnam, ne l'aurait jamais acceptée.

Pour économiser la vie de quelques centaines d'Américains, on a sacrifié un peuple entier.

Le pacifisme a épargné quelques vies US mais a lâchement abandonné des centaines de milliers de cambodgiens à leur sort (sans parler des Vietnamiens ''collaborateurs'' que le régime communiste a dû traiter durement). Ce ''génocide'' n'ayant pas été filmé, on eut peu de remords, aux E-U comme ailleurs.

Remarquez, le génocide rwandais a été en partie filmé, mais cela n'a rien changé ! Pourtant c'était en 1994, hier.

J'espère que certains d'entre-vous ne se disent pas que la diplomatie aurait pu éviter ce ''génocide'' : on ne discute pas avec un Hitler ou un Pol-Pot, sauf si on veut faire semblant d'agir. rappelez-vous la célèbre phrase de Churchill.

Le problème avec les démocraties, c'est que les dirigeants sont paralysés dans leur action, ils n'osent pas agir fermement, terrifiés à l'idée que l'opinion publique se retourne et les désaprouvent.

Nous ne défendons les droits de l'homme que chez nous. Ailleurs, aucun peuple opprimé ne mérite la mort d'un seul de nos soldats. Et cette lâcheté n'est même pas perçue comme telle par l'opnion publique.

PS : je vous renvoie aux discussions sur les films sur le Rwanda (Shooting dogs et Hotel rwanda)...
Ben
AL Alan Globetrotter ·
🙂 Chump reap sour Roger .....

J'ai pris le temps de lire ta fiche profil ainsi que d'aller sur le site de ton Association ...... et je vois que nous partageons la même passion pour ce pays, et je pense également le même amour pour le peuple khmer, et celà se concrétise différemment sur le terrain pour toi et moi, mais cependant avec l'envie de donner de l'humanité à ceux que l'on rencontre et qui ne demandent qu'à être pris en considération l'espace d'un " long " instant ........

Il est vrai qu'il est difficile d'avancer des mots dés lors que l'on parle de ce pays, car la situation est si désespérante parfois que les émotions sont à fleur de peau et que les discours doivent être " décortiqués " pour en saisir toute la portée .....

Je pense que l'on devrait arriver à se retrouver sur le terrain assez rapidement ......

Bien à toi et merci pour ce que tu fais ....
AL Alan Globetrotter ·
7 jUILLET 2006 ...

Cambodge Soir - Les avocats de deux anciens responsables khmers rouges susceptibles d'être inculpés par les chambres extraordinaires, Ta Mok et Duch, ont deux approches très différentes du procès qui s'annonce. Me Kar Savuth, l'avocat de Kang Kech Eav, alias Duch, ancien directeur de la prison de Tuol Sleng, affirme d'ores et déjà qu'il ne se présentera pas devant le tribunal.

Selon lui, le procès a peu de chance d'être équitable, aussi n'hésite-t-il pas à poser ses exigences : “Je demande que tous les juges soient indépendants, et qu'aucun membre de leur famille n'ait été tué sous le régime de Pol Pot. Comment pourrais-je avoir confiance si certains de leurs proches ont disparu? Ils condamneront certainement très lourdement mon client”. Une condition qu'avec la meilleure volonté du monde le tribunal aurait bien du mal à satisfaire, puisqu'on estime à un quart de la population le nombre de disparus sous les Khmers rouges.

Le codétenu de Duch, Ta Mok, dit “le boucher”, a lui été récemment hospitalisé pour des problèmes rénaux. Malgré ces ennuis de santé, son avocat, Me Ben Sonsamay, se dit au contraire prêt à répondre à la convocation des juges. “Je ne remet pas en cause la tenue de ce procès. Je pense qu'il vaut mieux mâcher de la banane verte que n'avoir rien dans la bouche . C'est un bon moyen de purger le passé au lieu de tourner sans cesse autour du pot”, estime-t-il. Il précise que son client est toujours cloué au lit et n'avale que du potage, démentant ainsi une brève rumeur qui a couru jeudi selon laquelle Ta Mok était mourant. Reach Sambath, porte-parole des chambres extraordinaires, a réagi au commentaire de l'avocat de Duch en rappelant que d'autres avocats étaient volontaires pour défendre les inculpés.
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Awkun chroen Alan. je tiens a te dire le plaisir que j'ai a lire ton dernier message; je suis certain qu'un jour nos routes se croiseront; Je pense que nous partageons le meme gout pour aller au dela des simples apparences, et un bel amour du Cambodge, qui n'exclut d'ailleurs pas quelques critiques mais que le contexte, helas, justifient bien souvent!Je reviendrais sur le forum dans 2 mois et vous ferai s part de mon ressenti sur le"proces";Mes coups de coeur au Cambodge en sortant des grands classiques, la campagne entre Kep et le vietnam(KOH TONSAY!), et la je construis ma maison sur koh dach.Cordialement Roger
Roger
AB Abalone Globetrotter ·
Les Etats-Unis étant sortis définitivement de la guerre du Viêtnam en 1975, ils auraient donc pu intervenir au Cambodge.

Tu ignores complètement de l'histoire du Cambodge et te voilà en train de souhaiter l'intervention militaire américaine au Cambodge. Pauvres américains, quoi qu'ils fassent, ils sont toujours la cible des anti-américanismes primaires. Qu'ils n'interviennent pas au Rwanda, qu'ils interviennent en Yougoslavie, en Afghanistan ou en Irak, ils sont la cible facile des critiques....

Je te rappelle les événéments suivants, extraits de "Les Clés du Cambodge de Raoul J Jennar depuis le 20 Avril 1970, l'armée américaine intervient au Cambodge, le 24 - 25 Avril 1970, l'aviation américaine bombarde la province de Kompong Cham le 29 Avril 1970, les troupes américaines envahissent le Cambodge le 1er Mai 1970, l'aviation et les blindés américains rasent les villes de Memot et Snuol (Province de Kompong Champ) Mi-mai 1970: fin de l'opération « Menu ». Les B 52 ont effectué 3 630 raids sur le Cambodge dans le seul cadre de cette opération qui a duré quatorze mois. Les États-Unis poursuivent les bombardements sur tout le pays. 31 juillet 1970: des chasseurs US bombardent au napalm le plateau et la ville de Kirirom confirmant la poursuite d'un engagement militaire américain au Cambodge. 8 février 1973: début d'une campagne massive de bombardements américains qui va durer jusqu'au 15 aout 10 avril 1973 : début du pont aérien américain pour alimenter Phnom Penh. Les bombardements des B 52, surtout dans l'Est du pays s'intensifient au point d'atteindre le niveau de 3 600 tonnes de bombes larguées chaque jour. 6 août 1973: bombardement de Neak Luong par des B 52 américains : plus de 400 civils tués et blessés. 15 août 1973: fin des bombardements américains. Cinq cent trente-neuf mille cent vingt-neuf tonnes de bombes ont été déversées sur le Cambodge (le Japon avait reçu 160 000 tonnes entre 1942 et 1945). Le Cambodge détient le triste record de pays le plus bombardé depuis la Seconde Guerre mondiale. 12 avril 1975: l'ambassadeur des États-Unis, John Gunther Dean et tout le personnel de l'ambassade quittent Phnom Penh par hélicoptères.

Te voilà dorénavant informé...🤪
http://www.maison-chance.org/

Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,

W've got home;
AL Alan Globetrotter ·
Tu vois, lorsque l'on fait des recherches sur Internet il faut bien faire attention ensuite à ce que l'on écrit ..... et tu aurais pu lire que le Laos avait reçu plus de 2 Millions de tonnes de bombes entre 64 et 73 sur son territoire et notamment sur la région du plateau des Bolovens ........ autre triste vérité ....

Tout celà pour dire qu'il ne faut pas rentrer dans des querelles de chiffres, et qu'Aristomakos a surement voulu dire que les Américains auraient pu intervenir de manière plus directe, et plus forte encore, pour tenter de mettre un frein au génocide, et que certainement s'ils l'avaient voulu ils auraient pu empêcher ce qui s'est passé par la suite, tout comme la France et d'autres pays d'ailleurs ......

Inutile de rouvrir un débat sur la responsabilité de tel ou tel pays ........ tu ne crois pas qu'il vaut mieux dorénavant s'attacher à ce qui se passe actuellement dans ce pays plutôt que de réinventer l'histoire avec des chiffres trouvés sur le net ....

Bien à toi ....
AB Abalone Globetrotter ·
Inutile de rouvrir un débat sur la responsabilité de tel ou tel pays ........ tu ne crois pas qu'il vaut mieux dorénavant s'attacher à ce qui se passe actuellement dans ce pays plutôt que de réinventer l'histoire avec des chiffres trouvés sur le net ....

Ton point de vue est identique de l'esprit des vietnamiens depuis 2 décennies. On n'a plus envie de se quereller comme il y a 50 ans en arrière. La réconciliation des vietnamiens a permis un progrès spectaculaire sur le plan économique.

Quand tu sais que le Général Nguyen Cao Ky, vice-président du Sud VietNam, et aviateur de légende qui a piloté des avions pour bombarder le Nord VietNam pendant la guerre, a été reçu il y a 2 ans comme un citoyen vietnamien de plein droit avec liberté de paroles, s'adressant à la presse du pays, dans un interview libre et en direct à la rado et à la télévision. C'est là notre force, capable d'oublier nos différents, pour aller à l'avant afin de combattre les souffrances du peuple...

Si j'ai cité le livre de Raoul Jennar, c'est parce que je suis entièrement d'accord avec lui. Il ne relate que les événements de façon objective. Je vous invite tous à le lire et comprendre le drame cambodgien.

A propos du Laos, je n'en parlais pas, parce que je voulais répondre uniquement à la question pourquoi les Américains n'étaient pas intervenus au Cambodge. Les Américains se sont intervenus au Cambodge de manière massive pendant plusieurs années (division blindée et aviation), mais ne réussissaient que déporter la guerre du VietNam sur le territoire Cambodgien. Quand ils ont retiré toute leur amada en 1975, ils n'avaient plus rien pour refaire une autre guerre au Cambodge.

Le procès des Khmers Rouges à Phnom-Penh est pour moi un non événément, car ils étaient déjà jugés. Mais on voulait faire quand même ce procès, ce n'est pas pour le peuple Cambodgien mais plutôt pour la conscience de l'Occident.

Je ne connais pas ton sentiment sur le sujet, mais on peut ne pas être d'accord là-dessus.🤪
http://www.maison-chance.org/

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AL Alan Globetrotter ·
🙂 ..... Oui bien sûr que l'on peut ne pas être d'accord là dessus, c'est ce qui enrichit le débat par ailleurs, ne t'inquiètes pas je ne suis pas aussi borné que celà, même si j'avoue une certaine mauvaise foi parfois .......

Concernant le Laos, je réagissais à celà ..... - 15 août 1973: fin des bombardements américains. Cinq cent trente-neuf mille cent vingt-neuf tonnes de bombes ont été déversées sur le Cambodge (le Japon avait reçu 160 000 tonnes entre 1942 et 1945). Le Cambodge détient le triste record de pays le plus bombardé depuis la Seconde Guerre mondiale.

Et puis si il est vrai que la jeune génération n'attend rien de ce procés, je peux te dire qu'une génération principalement aimerait que l'on pose des mots sur ce génocide, elle aimerait entendre et voir ces gens qu'elle cotoie chaque jour dans la rue comme si de rien n'était, se laisser dire pourquoi ils ont fait celà ....... même si au fond d'eux mêmes ils savent pertinemment que rien ne pourra enlever cette profonde détresse qu'ils ont en eux, mais je pense aussi que c'est comme une certaine " reconnaissance " de ce qui s'est passé chez eux par le monde Occidental, et celà on ne peut leur enlever .......

Moi, dans ce même topic j'ai dit le "pourquoi et le comment " sur le fait que j'ai parlé de l'ouverture de ce procés ...... et comme je dis, il n'est pas trés facile de parler de tels événements sans avoir l'émotion qui t'emporte parfois lorsque tu es trés imprégné par ce qui se passe dans ce pays .....

Si je parle de celà c'est plutôt pour information, et non pas pour débattre, et pour attirer les yeux des voyageurs sur ce pays qui a besoin que l'on s'intéresse un tant soit peu à lui .......
AB Abalone Globetrotter ·
une génération principalement aimerait que l'on pose des mots sur ce génocide, elle aimerait entendre et voir ces gens qu'elle cotoie chaque jour dans la rue comme si de rien n'était, se laisser dire pourquoi ils ont fait celà ....... même si au fond d'eux mêmes ils savent pertinemment que rien ne pourra enlever cette profonde détresse qu'ils ont en eux

J'ai vécu et grandi un certain nombre d'années dans ce pays et je connais l'état d'esprit des Cambodgiens. Je les trouve très sensibles et très vulnérables. Ils sont capables de réagir au quart de tour.

Pendant cette période difficile de leur histoire, ils étaient divisés entre eux et tous étaient sous influence et peu importe l'ennemi, ils n'étaient plus maîtres d'eux-mêmes, ils étaient comme aveugles, ne sachant pas où se trouve leur véritable intérêt.

Au dessus de ce génocide, on voit tous leurs dirrigeants faire volte-face, tantôt pro-américains, tantôt pro-chinois, tantôt alliés des vietnamiens ou des Thais, et tantôt ennemis.

De nos jours, ils ne sont pas encore sortis de leur difficulté, ce pourquoi lorsque j'entends des non cambodgiens parler des problèmes cambodgiens, j'ai envie de leur dire stop....

Je souhaite que les cambodgiens se resaississent. Ils ont un passé glorieux du XII ème siècle et il faut qu'ils se raccrochent à cette grandeur pour leur ouvrir le chemin de l'avenir, leur propre avenir.

Bonne soirée...
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AL Alan Globetrotter ·
Pourquoi les appellent tu cambodgiens et non pas khmers ..... ?

Je redis encore une fois que je ne met absolument pas à la place du peuple khmer pour parler de ce qui s'est passé, et que mes mots d'occidental ne peuvent pas retranscrire toute leur détresse, car je suis dans l'impossibilité de pouvoir ne serait ce qu'esquisser un tant soit peu la sensibilité teintée d'un grand fatalisme de tous ces gens ...... je ne suis qu'un spectateur et un visiteur qui tente simplement de se faire accepter afin d'approcher leur culture tout en la respectant du mieux que je peux ..... mais en aucun cas je n'ai d'avis arrété sur leur présent, ainsi que passé et futur, qui leur appartiennent en propre et loin de moi l'idée de devoir essayer par les mots d'influencer les lecteurs de ce topic ....

Je retranscris simplement des faits actuels recueillis dans la presse cambodgienne, pour essayer de donner une image de ce qui se passe dans ce pays à de futurs voyageurs ...... et le fait d'aimer ce pays et de m'y intéresser me fait penser que je peux tenter de le faire simplement pous que plusieurs regards se portent sur lui et s'intéressent aussi à ce qui s'y passe......
AB Abalone Globetrotter ·
Pourquoi les appellent tu cambodgiens et non pas khmers ..... ?

Je suppose que tu sais aussi distinguer ces deux terminologies🙂

Pour moi "cambodgiens" désignent les habitants du Cambodge actuel ou tout au moins de notre vivant. Ces habitants peuvent être d'origine khmère (voir définition plus bas) ou d'origine Thai, Lao et Viet et Chinois etc ...

La notion de "khmer" a une connotation plus culturelle, plus historique sur un fond de civilisation. On peut parler de langue khmer, musique khmer, art khmer, empire khmer et peuple khmer....

Il est temps que tous les composants de ces habitants vivent maintenant en paix. Personnellement, je pense que le procès qui va avoir lieu ne manquera pas de soulever des sujets tabous risquant de réveiller de vieilles haines dont les intéressés seront de nouveau des victimes: ils sont trop sensibles, trop vulnérables et trop influençables ....

Je sais que tu marches sur des oeufs en évoquant ces sujets, mais je ne suis pas sûr qu'il en est ainsi de tout le monde ...
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AR Aristomakos Globetrotter ·
Quelle ironie !

Auparavant, j'étais régulièrement taxé de pro-américanisme !

Je disais que les EU auraient dû intervenir contre les Khmers rouges, donc à partir de 1975. Toutes les dates que tu as cités concernent des interventions antérieures à cette année.
Ben
AB Abalone Globetrotter ·
Après 1975, les Américains n'avaient plus aucune logistique pour continuer les bombardements. Et pire encore, les Américains soutenaient les khmers rouges dans les camps en Thailande, pour contrer l'armée vietnamienne qui a mis fin au régime des khmers rouges.
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AR Aristomakos Globetrotter ·
On est donc d'accord, les E-U ne sont pas intervenus pour contrer le génocide, alors qu'ils auraient pu agir d'une manière ou d'une autre (ils ont bien aidé les kmers, d'après tes sources).
Ben
AB Abalone Globetrotter ·
Ah tu veux aller au fond des choses, tu verras que le génocide khmer ne concerne pas que les khmers. Même s'ils sont les victimes les plus nombreux dans cette folie meutrière, je crois qu'ils ne sont que des victimes collatéraux d'une manigance qui pouvait venir ailleurs...
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AR Aristomakos Globetrotter ·
D'ailleurs ? De mars ?

Sérieusement, de qui ?
Ben
AB Abalone Globetrotter ·
Non de Karl Marx peut-être mais alors quelle responsabilité pour ce penseur révolutionnaire🏴‍☠️

Je t'invite à lire d'abord les Clefs du Cambodge de Raoul M Jennar, journaliste du monde....
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HO Hok Regular ·
C'est bien que le proces aura lieu mais j'ai peur qu'il en sortira rien de concret. L'argent de ce procès va peut etre aider certains à s'enrichir un peu plus.... Merci Alain de parler de ce proces. La plupart de Cambodgiens vivant au Cambodge ont toujours peur de parler des Khmer rouges car la plupart des dirigeants actuels du Cambodge sont aussi les anciens Khmer rogues (Premier Ministre, Ministre des affaires etrangers etc). Je me souviens qu'en 2004, je suis allé dans un restaurant à Phnom Penh avec des amis Cambodgiens et je commencais à parler un peu du procès. Un de mes amis m'a vite fait comprendre qu'il fallait eviter de parler du procès et des Khmer rouges dans un lieux publique car ils risquaient avoir des "problemes".

Après 1975, les Américains n'avaient plus aucune logistique pour continuer les bombardements. Et pire encore, les Américains soutenaient les khmers rouges dans les camps en Thailande, pour contrer l'armée vietnamienne qui a mis fin au régime des khmers rouges.

Les americains ne soutenaient pas seulement les Khmer rouges mais aussi l'armée Sihanoukiste et le parti du KPNLF. Si les americains ne les soutenaient pas, qui aurait aidé le Cambodge à se débarasser de l'armée vietnamienne? Rappelons que l'armée vietnamienne occupait militairement le Cambodge de 1979 à 1992 et n'avait aucune envie de repartir. Si les americains n'avaient pas aidé les trois partis de resistance, le Cambodge serait peut etre comme le LAOS aujourd'hui!

Je t'invite à lire d'abord les Clefs du Cambodge de Raoul M Jennar, journaliste du monde....

Comme journalist il y a mieux que ce monsieur! En 1997 lors du coup d'état sanglant de Hun Sen pour prendre en main tout le pouvoir du pays, ce journalist a été le maitre de la propagande de Hun Sen.... On peut donc en deduire qques parts qu'il ecrit seulement une partie de l'histoire qui convient à ceux qui lui ont payé.
All you need is love ...
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Comme journalist il y a mieux que ce monsieur! En 1997 lors du coup d'état sanglant de Hun Sen pour prendre en main tout le pouvoir du pays, ce journalist a été le maitre de la propagande de Hun Sen.... On peut donc en deduire qques parts qu'il ecrit seulement une partie de l'histoire qui convient à ceux qui lui ont payé.
AL Alan Globetrotter ·
Norodom Sihanouk réaffirme son opposition au procès des Khmer rouges : 7/11/2006 Source Cambodge Soir "Pour être franc et appeler un chat un chat, je suis contre (souligné) le tribunal spécial qu'on a mis au Cambodge pour juger 5 ou 6 individus khmers rouges et pour l'utilisation de la colossale somme prévue et offerte pour ce 'trial' en faveur ...

http://www.cambodiapolitics.org/news_06/cambodge_soir_06/cs_06_07/11_cs2.pdf

A prendre également en compte, car le pays est vraiment dans une misère totale malgé certaines apparences trompeuses ...... et celà montre la complexité du problème liée au génocide .....
AL Alan Globetrotter ·
Ta Mok, ancien chef militaire khmer rouge LE MONDE | 22.07.06 | Un des grands assassins de masse avérés du XXe siècle, le chef militaire khmer rouge Ta Mok, est mort vendredi 21 juillet à Phnom Penh sans avoir été jugé.

Il était âgé de 80 ans.

Il avait été transféré de la prison militaire où il était détenu depuis 1999 vers un hôpital, également militaire, après n'avoir eu de contact avec la justice cambodgienne qu'au travers de l'armée, alors qu'il n'avait jamais été membre des forces armées légales du pays hormis durant l'éphémère règne des Khmers rouges sur le pays, entre le 17 avril 1975 et le 7 janvier 1979.

LA PLUS HAUTE FIGURE

L'hospitalisation de Ta Mok, le 29 juin, a précédé de peu la mise en route d'un procès à caractère symbolique.

Ce procès s'est déroulé sous supervision internationale, visant à remettre à plat la tragédie qui a vu entre un quart et un tiers de la population du pays périr dans l'indifférence extérieure.

Ta Mok en était la plus haute figure visée depuis la mort, en 1998, du chef suprême des Khmers rouges, Pol Pot.

On ne sait pas grand-chose des années de jeunesse de Chhit Choeun, alias Ek Choeun, alias Oeung Choeun, alias Mok ou Ta Mok, mais le surnom qui lui fut attribué par ses compatriotes puis à l'étranger résume son parcours : "le Boucher".

Il était commandant de l'état-major du Kampuchea démocratique et est généralement tenu pour avoir été l'un des principaux responsables de la mort par violences, massacres locaux, déplacements forcés, travaux inhumains, famine et autres sévices, de près de deux millions de personnes.

Alors âgé d'une petite vingtaine d'années et novice dans un temple bouddhiste de l'ouest du Cambodge, il aurait participé, lors de la mainmise japonaise sur l'Indochine, alors française, avant 1945, à des coups de main antinippons.

IL INSPIRAIT LA TERREUR

On ne lui connaît pas le moindre vernis d'éducation étrangère. Il a ensuite rejoint le mouvement khmer Issarak qui cherchait à évincer la présence coloniale française avec l'appui en sous-main de la Thaïlande, qui voulait récupérer les provinces de l'ouest du Cambodge, où elle avait régné dans le passé.

C'était, disent certains, un chef de guerre admiré de ses troupes pour avoir perdu la moitié inférieure d'une jambe au combat dans les années 1970, alors que la deuxième guerre d'Indochine (l'américaine) faisait rage. Lorsque les Etats-Unis plièrent, en 1975, il s'installa successivement à Kompong Speu, Takeo, puis Anlong Veng, sa dernière résidence, dans le Sud-Ouest.

Alors que les "politiques" les plus en vue - Pol Pot, Khieu Samphan, Ieng Sary - commençaient à acquérir une certaine notoriété internationale pour avoir gagné le pouvoir, puis l'avoir perdu lors de l'invasion vietnamienne de 1978, Ta Mok ne se montrait guère. Pourtant son nom suffisait à inspirer la terreur.

C'est presque vingt ans après l'effondrement du régime khmer rouge que ce nom ressurgit, lorsqu'une sédition se produisit au sein du mouvement toujours insurgé, dans laquelle Pol Pot trouva la mort, en 1998, dans l'ouest du Cambodge. Ta Mok en était le distant artisan.

Il fut capturé par les troupes de Phnom Penh le 6 mars 1999 à proximité immédiate de cette frontière thaïlandaise où les responsables des vestiges du mouvement khmer rouge avaient leurs aises.

Ta Mok était l'un des seuls deux grands responsables khmers rouges à vivre en prison ces dernières années.

L'autre est l'ancien responsable du centre de torture et d'interrogatoires de Tuol Sleng, à Phnom Penh, à savoir Deuch, de son vrai nom Kang Kek Ieu, âgé de 66 ans, devenu missionnaire chrétien après avoir été privé de ses basses oeuvres par la chute du régime.

LENTEUR DES INSTITUTIONS

" Ce serait une tragédie pour le Cambodge et pour son peuple si l'arrestation de Ta Mok, plutôt que de catalyser l'établissement d'une Cour internationale à même de rendre la justice, servait seulement à enterrer la vérité et à institutionnaliser l'impunité qui sous-tend tous les problèmes de droits de l'homme au Cambodge", écrivait, en 1999, Amnesty International. La lenteur des institutions a tranché. FRANCIS DERON Article paru dans l'édition du 23.07.06
SA Sapajoux ·
Le procès des Khmers Rouges à Phnom-Penh est pour moi un non événément, car ils étaient déjà jugés. Mais on voulait faire quand même ce procès, ce n'est pas pour le peuple Cambodgien mais plutôt pour la conscience de l'Occident.

Pareil.
SA Sapajoux ·
Puisqu’il faut systématiquement, et à la moindre occasion, que tu nous rappelles que tu "vis" avec (voire "pour") le Cambodge, j'attendrais de toi un peu plus d'analyse sur le sujet que tu exposes cette fois (le procès) et que tu ne te contentes pas, ici encore, de te raccrocher (de plus, artificiellement) au côté émotif de la chose. Car, de grâce, arrête de vouloir absolument teinter tes interventions sur ce pays d’une auréole d’émotion quelconque. Du fond que diable ! Et au diable la forme !
AL Alan Globetrotter ·
Inscrite depuis le 23 Juillet ....... 🤪 mais bon ...... !

Oui, je parle souvent du Cambodge ...... et à ma façon, et de celle que je pense plus à même de pouvoir toucher certains voyageurs afin qu'ils se rendent compte à travers leurs voyages de ce qui se passe là bas ..... et c'est faire preuve de forfanterie de ma part que d'en parler, mais au vu des retours que j'ai bien souvent par messages privés, ou même en " live ", je pense que ma façon teintée d'émotion de parler de ce pays et de ses habitants est quelquechose qui retient les autres voyageurs ......

Aprés il est clair que celà ne peut pas plaire à tout le monde .....

Honnêtement, je n'en ai cure ......

Je n'ai pas à faire d'analyse profonde sur le sujet, car je ne le maîtrise pas assez .... et ma vérité et mon jugement serait parfaitement subjectif et certainement loin de refléter les pensées profondes du peuple khmer .....

A mon humble niveau, j'essaye simplement de rendre compte de certaines situations sur ce pays, et comme je l'ai déjà dit dans un autre post je le fais pour tous mes amis khmers que je connais, et celà principalement à Phnom Penh .....

Qui n'a pas plongé une fois les yeux dans le regard de ces petites vieilles assises devant les portes des temples, ou tout au fond des ruines de Preah Khan par exemple, ne peut pas savoir la dose de souffrance que l'on ressent alors ...... ceux qui se contentent de donner leur obole aux mendiants du quai Sisowath sans jeter un oeil sur les enfants qui s'allongent sur leurs couches afin d'y passer la nuit ne sait pas de quoi est fait le quotidien de ce peuple ...... ceux qui rient aux plaisanteries de ces enfants qui tentent de leur vendre quelque souvenir afin de subvenir aux besoins de leur famille, ne se rend pas compte de l'avenir teintée de noir au devant duquel ils vont ......

Tu ne seras pas contente je sais, car j'ai encore joué de la corde émotive ..... mais c'est ainsi que j'en parle et c'est ainsi que je continuerais d'en parler ...... et il faudra t'y faire ou alors ne plus me lire ......

Bien à toi .....
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Bonjour a tous! de retour du camboge, je reviens sur ce forum avec le souhait de le garder en activites, je pense que lse choses ne vont pas tarder a devenir interressante, mon point de vue est evolutif, ce proces presente peut etre un interet secondaire mais non negligeable, celui d' un apprentissage de certaines formes de democraties, et ca, c'est toujours bon a prendre!
Roger
AL Alan Globetrotter ·
🙂 Merci à toi, et c'est vrai qu'il faut tout au moins rester vigilant sur l'évolution de ce procés et voir si une quelconque forme de démocratie va arriver à voir le jour au bout de celui ci ........

A cette occasion, et comme beaucoup de khmers ont peur de témoigner, ou subissent des pressions ..... une Association vient d'être mise sur pied pour leur venir en aide aussi bien à Phnom Penh qu'en France, il s'agit de :

Cambodge : encourager les victimes des Khmers rouges à porter plainte

C’est l’objectif que se fixe une association, présente à la fois à Phnom Penh et en France. Il s'agit très exactement du Comité des victimes des Khmers rouges et dont le président (un magistrat français) a tenu mercredi sa première conférence de presse pour faire connaître son entité. Selon ses propos, rapportés par Cambodge Soir, «La population est mal informée de ses droits et de ses devoirs. Beaucoup de gens ont peur de porter plainte ou de témoigner. Ce comité est là pour les encadrer et les encourager ». En fait, ce comité permet de porter plainte anonymement. «Un dispositif loin d'être superflu», commente le journal, «quand on mesure la crainte de représailles dont font part nombre de victimes».

par Nathalie Tourret/RFI ....
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Bonjour! Merci pour l'info, j'avais deja souligne dans les discussions, ce probleme de la peur, qui existe aussi chez les refugies expatries.Les canadiens ont bosses sur ce sujet, il y a deja quelques annees.Actuellement, Au Cambodge les chefs de villages sont invites a p_p ou on leur explique ce qu' ils doivent transmettre au retour dans le village, car l'idee meme de ce proces a declenche une vague de parano! Il s'agit de juger les crimes les plus graves, ca r il est bien evident qu'il est impossible de les juger tous et de plus la societe actuelle serait destabilisee;;;...LE PROBLEME, C'EST QUE DANS CE FUTUR PROCES(on n'y est pas encore)TOUT POSE PROBLEME!;...de la juridiction a l'harmonisation du droit international et du droit Cambodgien, a la subjectivite et aux interets contadictoires des uns et des autres;;;C'est quoi le plus grave?...Je ne crois pas que la disparition de TA MOK soit un gros problemes, il ya un max d'archives, photos, fims docs, etc;;;:Donc un boulot ENORME! C'est en ce sens que je vois un apprentissage de la democratie :dicussions, tractations, confrontations...MAIS que la COMMUNAUTE INTERNATIONALE N'OUBLIE PAS SA PART DE RESPONSABILITE A plus Roger
Roger
AL Alan Globetrotter ·
Article paru sur le Gavroche ......

Les jeunes Franco-khmers veulent briser le silence de leurs parents

Nous avons hérité du génocide le goût des larmes et le traumatisme de nos parents. Une nouvelle génération de Franco-khmers élevée dans le silence des anciens. Un silence cathartique. Parce que parler fait trop mal. Parce que parler était passible d'exécution pendant le régime khmer rouge. J'ai 23 ans, je suis d'origine cambodgienne, et je n'ai jamais pu discuter de la guerre avec ma mère. Elle a survécu aux camps sous Pol Pot et garde pour elle les souffrances de cette époque.

Vingt-six ans après la fin du génocide, les réfugiés cambodgiens refusent toujours de raconter leur histoire à leurs propres enfants. Mon arrière grand-mère, Sreï Tout, a 104 ans et vit à Trappes (Yvelines, France). Lorsqu'elle évoque le régime de Pol Pot, elle se met à chuchoter. Elle craint toujours que les Khmers rouges viennent la chercher. Mêmes silences pour Lily, une jeune Franco-khmère dont la famille a été décimée sous Pol Pot. «Ma maman fondait en larmes à chaque fois que j'essayais de lui parler du conflit», explique-t-elle. La génération de nos parents a été profondément traumatisée. Au Cambodge, les survivants des camps sont suivis par des experts psychiatriques et soumis à des traitements thérapeutiques. Certains hôpitaux et associations de Phnom Penh proposent des cessions de relaxation et des cellules de paroles, pour expier les mauvais souvenirs. En France, les Khmers ne sont pas suivis et se protégent en occultant complètement les années Khmers rouges. Nos parents n'ont plus la force de se battre pour demander que justice soit faite. Ils ont peur, comme mon arrière grand-mère. Et, surtout, ils ne veulent plus repenser à cette période de leur histoire qui les a tant fait souffrir.

Si devant ce silence, beaucoup de jeunes Khmers ont préféré se détourner du problème et vivre leurs vies à la française, d'autres sont partis chercher au Cambodge les réponses que leurs parents leur refusaient.

A 20 ans, j'ai voulu voir de mes propres yeux le pays de mes origines. Les premiers pas sont les plus durs. J'ai rencontré à Phnom Penh beaucoup de Franco-khmers qui comme moi étaient déstabilisés par ce retour aux sources.

Sabrina a découvert le Cambodge en 2005. Elle avait 23 ans. Un an, passé à Phnom Penh dans l'humanitaire, a suffit pour que le regard de cette jeune institutrice change pour toujours. Un choc lorsqu'elle aperçoit des chiffonniers de quatre ou cinq ans errant seuls à la merci de la nuit. Un choc lorsque le mot "guerre" prend une forme bien réelle au musée du génocide de Tuol Sleng.

Pour Lily, la confrontation avec le pays sera plus brutale encore. La jeune fille qui, pendant dix ans, avait refusé ses origines, se découvre au Cambodge à mesure qu'elle découvre le pays. Elle fond en larmes devant la maison que sa famille occupait avant la guerre.

Comment accepter qu'aucune justice n'ait été faite, vingt-sept ans après la fin de la guerre? Sabrina ne comprend pas les accords de Paris de 1991, décrétant la concorde civile. Aucune distinction n'a été faite entre les victimes et leurs bourreaux, qui parfois sont voisins dans leur village.

«Cet accord est très douloureux pour les victimes. Il est trop tôt pour pardonner, il faut d'abord que les crimes aient au moins été reconnus», explique la jeune institutrice. Elle attend le procès des Khmers Rouges pour trois raisons: rendre justice aux victimes, obtenir la reconnaissance internationale, nommer les responsables du génocide. Elle pense que les victimes souffriront toujours autant mais que cet effort est nécessaire pour la stabilité du pays. Lily souhaite voir s'établir le procès au nom de ses proches disparus. «Je pense que ma mère voudrait simplement que les assassins de la famille soient punis. C'est ce que demande les Khmers.» Cette envie de justice est commune à la majorité des jeunes Franco-khmers. Ils espèrent cependant que ce procès ne sera pas une mascarade. Des anciens cadres khmers rouges, tel Hun Sen, l'actuel Premier ministre, ou des gouverneurs des provinces de l'Est et de l'Ouest du Cambodge sont toujours membres du gouvernement.

Le procès, qui a débuté le 3 juillet dernier, devrait durer trois ans, selon les Nations Unies, et sera composé d’un jury international où figureront des juges cambodgiens. «Ce système de procès bicéphale devrait limiter les risques de dérives. Il faut cependant rester vigilant», estime Sabrina.

Nous sommes seuls dans nos réflexions, nos parents ne souhaitant plus se battre pour obtenir des réparations. Ils ont reconstruit leur vie dans un pays qu'ils ne connaissaient pas. D'anciens médecins, intellectuels cambodgiens, ayant tout perdu pendant la guerre, ont accepté de devenir ouvrier en France pour pouvoir offrir une éducation à leurs enfants. C'est à nous aujourd'hui de leur rendre hommage et de demander une justice en leur nom. Au Cambodge, de jeunes étudiants militent dans les rues, malgré les risques de répression, pour demander la tenue du procès des Khmers rouges. Nous n'avons pas le droit de ne rien tenter. Tant de Cambodgiens sont morts. Tant de Cambodgiens souffrent encore. Peut-être alors, nos parents prendront le temps de s'asseoir à nos côtés, et, parleront de ce 17 avril 1975, jour funeste où une génération de Cambodgiens perdit le sourire.

Guillaume Suon Petit
AL Alan Globetrotter ·
Malheureusement, ce procés est également l'occasion idéale aussi pour promouvoir une nouvelle forme de tourisme à des fins lucratives, mais aux relents quelque peu nauséabonds, mais gageons que celui ci rencontrera un franc succés .......

Sur les traces de Pol Pot au Cambodge

AP/Anlong Veng, Cambodge

La tombe de Pol Pot et les autres vestiges du régime khmer rouge attirent un nombre croissant de visiteurs au Cambodge, avec la création de véritables circuits touristiques sur les traces du génocide des années 1970. Un phénomène qui suscite des critiques, certains parlant de «tourisme noir» et de «parc à thème khmer rouge».

La dernière étape du circuit est Anlong Veng, dans le nord-ouest du Cambodge, ancien bastion des Khmers rouges et de leur leader, Pol Pot, décédé en 1998. Son régime communiste du Kampuchea démocratique est responsable de la mort d'1, 7 million de Cambodgiens entre 1975 et 1979, victimes d'exécutions, de tortures, de la faim, du travail forcé ou encore de maladies.

L'actuel gouvernement cambodgien a ordonné la préservation des sites khmers rouges. Une quarantaine de maisons d'ex-dirigeants du régime vont être restaurées et un musée va être construit - les guides seront d'anciens soldats khmers.

«Pol Pot a été incinéré ici. Aidez nous s'il vous plaît à préserver ce site historique», lit-on sur une pancarte du ministère du Tourisme, près d'un petit monticule de terre surmonté d'un toit de métal rouillé. La hutte où il est mort a disparu. À trente mètres de là, des engins de terrassement creusent les fondations d'un centre de vacances financé par des capitaux sud-coréens, avec piscine. Quelques dizaines de mètres plus loin, un casino et un vaste marché accueilleront les visiteurs venus de Thaïlande.

L'ancien centre d'interrogatoires de Tuol Sleng, à Phnom Penh, et Choeung Ek, que l'on peut visiter pour l'équivalent de 2, figurent sur les itinéraires de presque tous les organisateurs de voyages au Cambodge. Ils espèrent attirer une grande partie des 1, 6 million de touristes attendus au Cambodge cette année.

Anlong Veng, dont le déminage a été terminé récemment, est peut-être le dernier «musée vivant» de l'horreur. Nombreux, parmi les 26 000 habitants de la ville, sont d'anciens combattants ou responsables du régime. Son ancien commandant militaire Ta Mok, explicitement surnommé «Le Boucher», vivait là jusqu'à sa mort le mois dernier.

Youk Chhang, directeur du Centre de documentation sur le Cambodge, espère que des endroits comme Anlong Veng «ne deviendront pas des Disneyland». L'ancien roi du Cambodge, Norodom Sihanouk, n'apprécie pas que des ossements soient exposés pour «le plaisir des touristes».

Consternant ...... 🏴‍☠️
PI Pierre73 Regular ·
Je crois qu'il faut preserver ces lieux de memoire, comme sont preserves Auschwitz ou d'autres camps de concentration, Oradour sur Glane, etc.

Maintenant il s'agit de le faire d'une facon digne, et c'est sur que les hotels avec piscine et "vue sur le camp" ou les casinos, je trouve ca franchement indecent. 😕

Malheureusement quand il est questions de billets verts, l'ethique est souvent passee au second plan.
http://pierreauxusa.hautetfort.com
AL Alan Globetrotter ·
Oui, en Europe celà est fait avec dignité et dans le respect de la souffrance des familles, et il est vrai que celà a valeur de témoignage pour les générations à venir, mais là je doute fort que les responsables khmers ( tous anciens khmers rouges rappelons le ..... ) soient imprégnés de la fibre émotionelle pour éduquer les futures générations d'enfants " sortis du génocide " ...... pas trés intéressant d'un point de vue rentabilité ...... 🏴‍☠️
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Il y a environ 3 ans, j'ai lu une info; le chiote de POL POT avait ete recupere et installe dans une guesthouse de SIEM REAP tenue par un barang et revenue a son usage premier !Cela faisait un tabac...L'info etait dans un hebdo francais credible.Roger
Roger
AL Alan Globetrotter ·


Une des rares photos des dirigeants khmers rouges originels : à gauche, « Frère Numéro Un » (Pol Pot) et, à droite, « Frère Numéro Deux » (Ieng Sary). Chine, fin des années 70. © AFP

CAMBODGE - LES KHMERS ROUGES DEVANT LEURS JUGES

Près de trente ans après la chute du régime des Khmers rouges et au terme de longues et pénibles tractations politiques, un tribunal va enfin commencer à juger les massacres perpétrés par la dictature nationaliste et ultra-maoïste de Pol Pot. Mais le doute est permis quant à l’issue de la procédure et la fin de la culture d’impunité. (JPEG) Une des rares photos des dirigeants khmers rouges originels : à gauche, « Frère Numéro Un » (Pol Pot) et, à droite, « Frère Numéro Deux » (Ieng Sary). Chine, fin des années 70. © AFP

Désignés par les Nations unies, 17 juges cambodgiens et 13 juges internationaux ont prêté serment le 3 juillet dernier à Phnom Penh pour commencer à instruire le procès, lequel pourrait débuter courant de 2007 et s’étaler sur au moins trois ans. La formule adoptée est unique en son genre : toutes les décisions doivent être prises à l’unanimité ou à la « super majorité », c’est-à-dire qu’elles nécessitent l’accord d’au moins un juge étranger. Il aura fallu sept ans de négociations entre l’ONU et le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, pour établir cette cour de justice.

On ne sait pas encore avec exactitude quels Khmers rouges seront jugés lors de ce procès. C’est que beaucoup d’anciens cadres du régime de Pol Pot occupent actuellement des postes en vue au Cambodge. Le Premier ministre actuel, Hun Sen, est lui-même un ancien officier khmer rouge. Pour éviter tout risque d’être inquiété, ces dirigeants ont mis tout en oeuvre pour que le tribunal se limite à juger les plus hauts dignitaires du régime khmer rouge (ceux qui ont planifié ou donné des ordres) et les principaux responsables des crimes les plus graves. Les dizaines de milliers d’anciens simples combattants khmers rouges qui s’étaient volontairement rendus aux nouvelles autorités n’ont donc pas grandchose à craindre de ce procès et ils continueront à vivre dans les communautés où ils se sont réinsérés. UNE MORT PROVIDENTIELLE

Le « Frère Numéro Un », Pol Pot, étant décédé en avril 1998, on trouve parmi les prévenus probables du procès des dirigeants tels que Nuon Chea (« Frère Numéro Deux », secrétaire général adjoint du Parti communiste), Khieu Samphan (qui a dirigé le Présidium d’État du Kampuchéa démocratique, c’est-à-dire l’État khmer rouge), Ieng Sary (« Frère Numéro Trois ») ou encore Duch (ancien directeur de la prison de Tuol Sleng, le plus important centre de détention et de torture du régime). Considéré comme l’un des principaux organisateurs des massacres, Ta Mok (devenu « Frère Numéro Trois » à la fin du régime) a échappé au procès car il est mort le 21 juillet dernier à l’hôpital militaire de Phnom Penh. Il s’était engagé à révéler beaucoup de secrets lors du procès, et plusieurs voix se demandent au Cambodge pourquoi il n’a pas été transféré plus tôt de sa prison à l’hôpital alors que son état de santé se dégradait sérieusement. Sa mort arrange-t-elle certaines personnes ? Exaspéré par ces interrogations, le Premier ministre Hun Sen a, dans son style caractéristique, menacé début août d’arrêter ceux qui ont diffusé des tracts accusant le gouvernement d’être à l’origine du décès de Ta Mok : « Ta Mok est mort. Que pouvait-on y faire puisque son coeur a lâché ? Il a atteint l’âge de 80 ans, soit plus que ma mère qui avait 78 ans. On accuse le gouvernement d’avoir voulu supprimer des preuves. Mais pour la mort de Milosevic en plein procès, pose-t-on la question au tribunal international de La Haye ? »

Ceux qui ont tout fait pour retarder la tenue d’un procès et limiter le nombre de Khmers rouges jugés se justifient parfois en évoquant la crainte de diviser la société cambodgienne en ravivant les rancoeurs liées aux exactions passées. « Nous pensons exactement le contraire, assure Youk Chhang, directeur du Centre de documentation du Cambodge [1]. Quand Ta Mok est décédé, quelques centaines l’ont pleuré mais le reste de la société pensait beaucoup de mal de lui. Or, nous sommes restés divisés : comme aucun tribunal n’a clairement établi ce qu’il a commis, les pro- et anti-Ta Mok ne se réconcilient pas. Il est mort comme prisonnier. Les victimes ne peuvent pardonner si rien n’est reconnu par une procédure légale. Cela fait 30 ans qu’on nous dit d’oublier et de se réconcilier, mais ça ne se passe pas naturellement. C’est pour ça qu’un tribunal est si important dans le processus de réconciliation ».

Le manque de confiance des Cambodgiens en leurs autorités et surtout en leur système judiciaire laisse toutefois planer de nombreux doutes. Ne vaudrait-il pas mieux consacrer le budget prévu pour ce procès (environ 60 millions de dollars) à des projets de développement ? « L’avantage de ce tribunal est qu’il constituera un forum où les Cambodgiens pourront parler de cette période si difficile de notre histoire, souligne Theary Seng, directrice du Centre pour le développement social et orpheline de ses deux parents tués par les Khmers rouges [2]. Il permettra aussi de parler d’acteurs qui ne seront pas jugés officiellement : le rôle des Etats-Unis, de la Chine, de certains individus du gouvernement. Ils ne seront pas jugés officiellement, mais bien dans l’opinion publique ».

La Chine, principal soutien financier et militaire du régime khmer rouge, craint de voir exposer au grand jour cet appui. Ong Thong Hoeung, un Cambodgien réfugié en Belgique qui a passé trois ans dans les camps de rééducation des Khmers rouges [3], met toutefois en garde contre un abandon de leurs responsabilités de la part de ses compatriotes. « Trop souvent, les Cambodgiens aiment penser que leurs malheurs sont dus aux étrangers. Dans le cas des Khmers rouges, il s’agit bel et bien de Cambodgiens qui ont massacré des Cambodgiens. L’utilité d’un tel tribunal n’est pas la vengeance, la punition des bourreaux, mais d’empêcher cette période de tomber dans l’oubli et d’envoyer un message fort aux dirigeants cambodgiens : contrairement à ce qui s’est toujours passé au Cambodge, il se peut que vous soyez un jour jugés pour vos actes ». INSTRUIRE LES NOUVELLES GÉNÉRATIONS

Environ la moitié de la population cambodgienne a moins de 18 ans. Pour ces 7 millions d’enfants et adolescents nés après la fin du régime des Khmers rouges, les massacres de ces derniers paraissent parfois bien abstraits. Ils en ont entendu parler, mais cette histoire relativement récente n’est pas enseignée dans les écoles cambodgiennes et rares sont les familles où les parents parlent facilement de cette période. Certains jeunes ont du mal à croire que ces horreurs se soient produites, ils se demandent si ce ne sont pas des histoires racontées par certains politiciens. « C’est dur pour les jeunes : cette période khmer rouge est comme une ombre qui plane au-dessus d’eux, elle est l’excuse qu’on leur ressert continuellement pour justifier tous les maux du Cambodge actuel. Il faudrait un enseignement clair sur ce génocide, et le procès peut aider en ce sens », affirme Youk Chhang.

Un procès juste aiderait les Cambodgiens à se réconcilier avec une partie de leur passé douloureux, mais n’effacera pas leurs nombreux problèmes actuels, issus d’une mauvaise gestion du pays depuis la fin des conflits. Theary Seng : « Les Cambodgiens sont confronté quotidiennement à de nombreuses injustices : pauvreté, faim, expulsions de leur logement, absence d’emplois, brutalité de la police, filles prises dans la prostitution, tribunaux corrompus, etc. Personne n’est contre un jugement des Khmers rouges, mais pour beaucoup de Cambodgiens, ce procès n’est qu’une question de plus dans un océan d’injustices plus immédiates et actuelles ».

Notes

[1] Le Centre de Documentation du Cambodge est l’un des principaux centres de collecte d’informations sur le régime khmer rouge. Il a rassemblé des centaines de milliers de documents en vue du procès. Il mène aussi des forums de réconciliation dans le pays et tente d’aider les victimes à retrouver leurs familles. Plus d’infos sur son site : http://welcome.to/dccam

[2] Theary Seng a publié un livre autobiographique sur son enfance sous les Khmers rouges, intitulé Daughter of the Killing Fields (Fusion Press 2005). Elle dirige une ONG cambodgienne, le Centre pour le Développement social, dont le site est http://www.csdcambodia.org/

[3] Ong Thong Hoeung est l’auteur d’un récit autobiographique sur sa vie au Cambodge sous le régime de Pol Pot : J’ai cru aux Khmers rouges (Buchet/Castel 2003
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
EXTRAITde CAMBODGE NOUVEAU AOUT 2006, Oui le gouvernement veut le proces, .Maintenant c'est a la cour d'agir, elle a tous les moyens, depuis six mois ils n'ont rien fait! Youk Chang directeur du DC-Cam(ref article plus haut ) "Il faut pour ce proces faire preuve d'imagination, NOUS AVONS A FAIRE CE QUI N'A JAMAIS ETE FAIT, ...et si on arrive a quelque chose, ce ne sera pas de l'energie depensee en pure perte; LE ROLE DES CAMBODGIENS SERA DETERMINANT"(Marcel Lemonde: juge francais mandate au proces).
Roger

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