Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada: la suite
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9 : Sur le Iceline trail

Dernier jour à Lake Louise. J'ai bien aimé ce petit séjour. Je choisis d’aller admirer le lac une dernière fois au lever du jour. Quelques canoës glissent déjà sur la surface froide et lisse. C’est la formule « sunrise canoe expérience ». Vous embarquez à 6h30 avec un café, des muffins et un journal pour une heure trente de promenade. Chouette idée, malgré le prix.





La fraîcheur de l’air ambiant autant que la curiosité me pousse à entrer dans le Château Fairmont qui défigure le site. Très prout prout l’ambiance intérieure. C’est officiel, je déteste cet endroit sur toutes ses coutures.





Aujourd'hui, le Iceline trail est au programme. Le ciel est de nouveau parfaitement bleu mais la météo annoncée pour le lendemain est moins enthousiasmante. C'est pourquoi, avant de rejoindre le point de départ du Iceline trail, je décide d'aller faire un détour jusqu'au Belvédère du lac Peyto, à 40 km du début de la promenade des glaciers. Mazette, quel point de vue ! En plus y a personne ce qui est assez rare.





Bon, les choses sérieuses maintenant. L'iceline trail est une longue et difficile ballade (18km) qui conduit jusqu'à la ligne des glaciers (comme l'indique son nom). Le départ se situe au pied des chutes Takakkaw. C'est une boucle, donc il faut décider de quel côté partir. Je choisis le sentier qui s'enfonce vers le fond le la vallée en traversant le camping. A côté de moi, un groupe se prépare lui aussi à partir. Leur guide québecquoise leur résume le début du trail : traverser la route avant de commencer à gravir la montagne en face. Ce qui est l'inverse de ce que j'ai décidé de faire. Je reste sur ma première idée, puis le doute s'installe à mesure que je progresse et je décide de revenir sur mes pas et de suivre l'itinéraire dicté par la cousine.

La pente est rude et longue. Très rude et très longue. On dépasse de très loin le haut des chutes Takakkaw qu'on peut admirer de l'autre côté le la vallée.





Une fois sortis de la forêt, on continue de grimper dans la caillasse. Et on va y rester longtemps dans la caillasse.





Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis moyennement emballé. Ce décor de pierraille grise ne me fait pas rêver. Puis quelques petits lac viennent heureusement agrémenter ce décor assez frustre.









La barre montagneuse qui annonce la fin de cette vallée grise est elle aussi assez graphique.





La redescente nous entraîne à nouveau sous les arbres. Et elle est très longue, elle aussi. Les efforts consentis la veille ajoutés à ceux d'aujourd'hui se font douloureusement sentir. La descente est un calvaire à cause de mon genou droit qui refuse de se plier. Je me dis que ce serait une bonne idée de ranger mon Canon dans son sac. Heureuse inspiration : 5 minutes plus tard, je dérape sur une portion glissante de sentier. Et c'est parti pour un superbe gadin en forme de vrille. Je me relève quelques mètres plus bas couvert de boue. La vache, c'est vraiment l'année des chutes ! La suite est assez pénible car je suis loin d'être arrivé. Je me dis que c'est une chance d'avoir pu entendre cette guide avant de partir, car faire cette ballade dans l'autre sens aurait été beaucoup moins intéressant et la descente de l'autre côté bien plus raide.

Une belle rencontre sur le chemin du retour.



Pour ma dernière soirée à Lake Louise, je m'offre un bon repas au Bill Peyto Café. La bière qui l'accompagne et excellente. Le service, par contre, n'est pas très réactif. Ne vous étonnez de devoir attendre de longues minutes au seuil de la salle avant que quelqu’un ne vienne vous proposer de vous installer. Mon inquiétude vient de mon genou droit. Très douloureux et totalement raide. Je ne me vois pas continuer à enchaîner les randos de ce type dans cet état. J’avais très envie de tenter la « Paradise Valley » et ses « Giant steps » mais il ne faut plus y compter dans cet état.

10 août : sur La promenade de glaciers.

Contrairement aux prévisions, le ciel est toujours bleu au dessus de lake Louise. Pour ce qui est du genou, c'est ce à quoi je l'attendais. Impossible de le plier sans ressentir une vive douleur. Ca ne va pas être pratique. Dernier petit déjeuner à la station avec les workers de la transcanadienne. Salut les gars.

Originalement appelée Icefield parkways, la promenade des glaciers est une route de 250 km environ qui conduit de Lake Louise à Jasper en coupant au cœur de la chaine des Rocheuses. Une belle surprise pour commencer. Une file de voitures arrêtée au bord de la route. Ca signifie généralement qu'un animal se trouve à proximité. Et un rare. On a rarement vu une marmotte provoquer un embouteillage. Ici, c'est un ours brun. Depuis le temps que j'espérais en voir un de près ! Bon, les photos prises à travers les vitres de bagnole, c'est pas le top. Du coup, je garderai le cliché pour moi.

Premier arrêt sur les berges du lac Herbert d’où s’élève une jolie brume matinale.





Puis ce sont les bords du lac Bow. Un gigantesque miroir. C’est beau, c’est grandiose. Et c’est le bon moment pour les photos.









Puis c'est le retour au lac Peyto qui mérite bien une seconde visite. D’autant qu’il est un peu plus tard qu’hier et que la lumière est différente. La montagne est moins exposée et le lac moins sensible aux reflets. En redescendant du chemin qui mène au belvédère, je croise un gars qui parcourt la région sur un vélo orné d'énormes sacoches. J'en ai déjà vu un certain nombre comme lui ces derniers jours. Difficile de ne pas être admiratif. Il me demande si ça vaut la peine de monter là haut. Je le lui confirme et il s’engage dans la montée sans descendre de son vélo. Vu la pente, je ne mettrais pas une pièce sur ses chances d’arriver là haut comme ça.









Je repars. Cette première partie de l'Icefield parkway est incroyable. Les lacs se succèdent, plus somptueux les uns que les autres. Les Waterfowl Lakes pour continuer.









J'arrive au glacier Athbasca pour la pause du midi. Pas emballé par le spectacle. Franchement, les glaciers de la vallée de Chamonix ont une autre gueule. Peut-être que la lumière n'est pas bien orientée. En montagne, c'est capital. Le plus beau panorama revient fade et sans charme sous un contre jour aveuglant. C'est sans doute un peu le cas ici.



Le temps d'une pause déjeuner revigorante à la cafète du complexe et je repars. Le ciel s'est dégradé. La montagne au loin est moins visible, recouverte d'une fine couche de brume. Mais les paysages sont aussi moins spectaculaires dans cette seconde moitié de l'Icefield, bien moins étroite. Mes arrêts suivants se font aux chutes Sunwapta et Athabasca. Pas mémorable. Vous ne vous y sentirez pas seuls.









Jasper approche. Je passe devant le camping Wapiti qui affiche complet. Je poursuis jusqu'au camping Whistler qui est immense. Il y a la queue à l'entrée. Une jeune employée remonte la file des voitures et échange quelques mots avec chaque conducteur. Tout ça ne me dit rien qui vaille, comme dirait Han Solo. Elle arrive à mon niveau et confirme mes craintes. Le camping est complet et seuls ceux qui ont une réservation y trouveront une place. Un camping overflow, peut-être ? Non, pas d'overflow, sorry. Je fais comment, alors ? Elle me propose de sortir du parc. Auquel cas, je serais remboursé de mon ticket d'entrée. Sortir du parc, ça signifie 1h30 de route, et autant pour revenir le lendemain. Sans aucune garantie de trouver quelque chose à la sortie. J'enrage. « Le pays où les campings sont toujours complets », je crois que c'est comme ça que je nommerais l'ouest du Canada jusqu'à la fin de mes jours. Je reviens vers le Wapiti que j'avais dépassé un peu plus tôt. Je me gare sur le côté et je vais directement à l'arrière de la petite cabane d'accueil où se trouve une petite blonde qui tape à l'ordinateur. Miracle. Elle pense qu'elle peut trouver une place pour ma petite tente. Pour une nuit seulement. C'est déjà ça. Demain est un autre jour.

Je gagne l'emplacement désigné et plante ma tente. Juste à côté, un groupe de retraités canadiens se reposent sur leurs transats, à l'ombre de leurs RV. Comment je sais que ce sont des canadiens ? Parce que des américains m'auraient déjà souhaité la bienvenue, ou seraient venus m'inviter à prendre un verre. Les canadiens, eux, ne bougeront pas une oreille.

Je file découvrir Jasper. Pas désagréable. Beaucoup moins animé que Banff. Deux rues principales parallèles où défilent les restaurants, souvent chers, et les boutiques pour touristes chinois. Je vous ai déjà parlé des chinois ? Incroyable. Ils sont partout, ici, dans l'ouest. Une colonisation, au vrai sens du terme, c'est à dire un remplacement de population. Paraît que ça agace pas mal les indiens.







Je repère une laverie, puis je passe par le visitor center. Un employé sympa m'indique un camping à une quinzaine de kilomètres au nord de la ville. Il m'assure qu'en m'y pointant de bonne heure le matin, je trouverai une place pour le soir. Y a intérêt que ce soit vrai. Sinon, je reviens planter ma tente dans son jardin.

Je termine l'après midi près de Pyramid Lake. Il y a ici une petite île assez jolie avec de beaux points de vue sur les environs. Je me promets de revenir le lendemain matin pour y déguster mon traditionnel café / muffin, « le petit déjeuner des champions ! ».





11 août : autour du lac Maligne jusqu'à Spirit island.

Comme prévu, je vais déguster mon muffin sur les berges de Pyramid Lake. Une belle surprise m'y attend : un troupeau de Wapiti qui sort de la forêt juste devant moi pour aller s'abreuver au lac. Je m'en approche avec mille précautions.









Mais si les hommes font généralement fuir les animaux, les animaux, eux, attirent inévitablement l'homme. Obéissant à cette loi fondamentale de la nature, une tribu d'italiens forts bruyants qui campaient pas loin débarquent aussitôt à grand renfort d'interjections braillardes. Les cervidés se font la malle.

Je me dirige ensuite vers le Snaring river campground. Je parviens effectivement à y trouver un emplacement pour le soir. J'installe rapidement ma tente avant de filer vers le lac Maligne, distant d'une cinquantaine de kilomètres. La route est assez chouette, on y longe notamment le lac Medecine qui à la caractéristique de se vider en hiver. J'arrive enfin et je me précipite pour réserver une place sur la dernière croisière vers Spirit Island, celle de 17h00.



Nous sommes en milieu de matinée et cela me laisse le temps de faire la randonnée vers les Bald hills, à partir desquelles on peut profiter d'une vue somptueuse sur la plus grande partie du lac Maligne. Rappelons qu'il fait tout de même 25 kilomètres de long. La première partie de la ballade est très facile. Plus qu'un sentier, c'est un chemin large à la pente légère qui nous fait gentiment progresser. Les choses se corsent lorsqu'on bifurque sur un petit sentier de montagne beaucoup plus raide. Il ne faut heureusement pas trop longtemps pour sortir de sous les arbres et gagner une partie plus plane d'où le lac se laisse enfin découvrir. La vue est belle mais encore une fois le ciel s'est couvert. La malheureuse et triste histoire du lac O'Hara sous la pluie s'est reproduite. La pluie en moins, quand même...











Je continue à grimper, puis progresse le long de la corniche qui surplombe l'ensemble du site. J'y croise un couple de retraités savoyards, Marie Claude et Jean Noël, qui échangent avec un couple de jeunes français expatriés à New York. Ils sont en train d'évoquer les grands parcs américains qu'ils ont traversés quelques semaines plus tôt et qui les ont manifestement marqués. Impossible de ne pas me mêler à cette conversation sur mon sujet favori. En plus, ils sont tous très sympas. Marie Claude et Jean Noël ont entrepris un voyage de six mois à travers l'Amérique du Nord. Partis de New York après avoir récupéré leur camping car livré par cargo, ils sont aux deux tiers de leur impressionnant périple. Il ne leur reste qu'à descendre les rocheuses, puis à traverser les grandes plaines pour rejoindre le Québec où ils resteront 2 mois avant de rentrer en France. Il y a pire façon d'occuper sa retraite, non ? Ils m'apprennent que l'accès au mont Edith Cavell, ma destination prévue pour le lendemain, est fermé jusqu'à nouvel ordre à cause de la rupture d'un glacier qui est venu envahir la route et détruire les installations du parking des visiteurs. Super.



La ballade est moins longue qu'annoncée sur le guide et je suis assez vite redescendu sur les berges du lac. L'heure de ma croisière approche et je constate avec une amertume teintée d'agacement - c'est vraiment trop injuste ! - que l'autre extrémité du lac est recouverte de nuages et qu'il va me falloir renoncer à l'idée de bénéficier d'une belle lumière sur Spirit Island et son écrin somptueux de crêtes enneigées. La croisière est assez longue, 45 minutes au moins. Une fois accostés, on nous autorise à peine 10 minutes sur place avant de regagner le bateau. Ca laisse peu de temps pour fignoler ses réglages. Bon, de toute façon, vu la qualité de la lumière...









3 sonneries rythment la mini ballade qui permet de faire le tour du site. La première signifie : « Messieurs dames, il est temps de revenir tranquillement vers le ponton ». La seconde : « J'en vois quelques uns qui traînent. S'ils veulent bien se magner le cul, on n'a pas toute la nuit ! ». La troisième : « Couvrez-vous bien, les nuits sont fraîches par ici, A demain matin, les gars. Enfin, pour ceux qui ne se seront pas fait bouffer par les ours. ». En ce qui me concerne, je suis de retour au bateau dès la seconde. Discipliné, le gars.



Retour au port. Je tombe sur Marie Claude en retournant à ma voiture. Nous restons une bonne heure avec elle et son mari à papoter sur le parking, près de leur camping car. Ils ont affiché la carte géante de leur périple sur le côté du véhicule. Cela leur a valu une belle popularité parmi les américains, souvent intrigués par ce petit véhicule compact si éloigné de leurs standards monumentaux. Agréable conversation en tout cas.

Je suis sur le chemin du retour quand un véhicule garé sur le bord de la route attire mon attention. Comme je l'ai déjà précisé, au canada comme aux usa, véhicules garés en catastrophe sur le bord de la route signifie bel animal à proximité. Je me gare moi aussi et je descends, appareil photo en main. Il y a effectivement un immense cervidé en train de brouter sur le bas côté. Je m'apprête à déclencher quand une nouvelle voiture arrive face à moi. La femme au volant freine et se met à crier : « Bear on the road! ». Je me retourne et je découvre qu'un ours brun est en train de traverser la route à une trentaine de mètres derrière moi (je ne suis pas affirmatif sur la distance : à chaque fois que je raconte l'anecdote, l'ours se rapproche !). Je regagne prudemment mon véhicule et me dirige lentement vers le plantigrade. Mais il est maintenant entré dans les hautes herbes qui bordent la route et n'a manifestement pas l'intention de se laisser tirer le portrait. Il disparaît dans la forêt avant que je n'ai pu l'immortaliser. Fuck !

Je termine la journée en traînassant dans le rues de Jasper. Je me laisse tenter par un resto qui affiche une pizza BBQ chicken au menu. Je suis un inconditionnel de ce plat succulent quoique pas très fin qu'on ne trouve que très rarement en France. Celle ci ne fera pas partie des meilleures que j'ai goûté. La palme, en ce domaine très particulier, reste à « ZAK », pizzeria située sur la main street de Moab, Utah, USA. Avis aux amateurs.

12 août : de Jasper au parc du mont Robson.

Je ne suis pas pressé ce matin. Je replie ma tente malgré les deux nuits déjà réglées. Le mont Edith Cavell n'étant plus au programme, je n'ai plus de raison de m'attarder à Jasper. Et ce satané genou m'oblige à mettre la pédale douce sur les randonnées. Plus question d'enchainer les difficultés comme en début de séjour. Du coup, je réfléchis à l'idée de pousser mon périple jusqu'à Vancouver. Cela n'entrait pas dans mon projet initial mais comme je ne reviendrais probablement jamais dans cette région du monde, l'idée de la quitter sans avoir fait quelques pas dans cette cité mythique m'ennuie un peu.

Revenu à Jasper, je lance une lessive au lavomatic près du visitor center avant de m'y rendre. J'ai la bonne surprise d'y croiser mes retraités savoyards de la veille. J'apprends qu'ils ont passé la nuit en douce dans un coin de mon camping après s'être fait éjecter de l'overflow par des indiens peu accueillants qui l'avaient annexé pour préparer un pow wow. Deux nuits auparavant, ils s'étaient discrètement installés sur un parking, faute de trouver de la place ailleurs, quand un type s'est pointé en voiture et a braqué ses pleins phares sur leur camping car en les menaçant d'appeler la police s'ils ne déguerpissaient pas immédiatement. Sympas les autochtones ! Bref, ils sont venus se renseigner ici sur ce qu'il est possible de faire lorsque tous les campings sont complet. Ils me conseillent une pause au Mont Robson sur la route de Vancouver.

Je quitte Jasper en début d'après midi. Le bilan est maigre. Des campings surchargés, le lac Maligne sous les nuages, l'annulation du mont Edith Cavell et un ours brun qui joue les divas, mon court séjour dans ce parc aura donc été marqué jusqu'au bout du signe de la frustration. Mais comme rien n'est jamais complètement négatif, une rencontre sympathique aura permis d'éclairer un peu ce sombre tableau.



Le route n'est pas très longue jusqu'au mont Robson. Deux heures au grand maximum. Je m'installe au camping – incroyable, il y a de la place ! - et je pars pour une petite ballade jusqu'au lac Kinney qui se trouve au pied de la massive montagne, sur le chemin de la mythique randonnée vers le lac Berg.







Le temps est incertain et la ballade pas désagréable sans pour autant mériter le détour. Pas grand chose à dire sur le reste de cette journée.



13 août : sur la route de Vancouver.

Ma première pause de la journée se fait à Clearwater. Les chutes du parc national de Well's Grey. Bon, pour être franc, les chutes d’eau, ça ne m'émeut pas plus que ça. Je me contente d’une pause rapide aux Spahat falls, puis aux Helmcken falls.







Et puis l'idée, c'est de se rapprocher autant que possible de Vancouver pour y passer la plus grande partie de la journée du lendemain.

Je stoppe pour la nuit à Hope, petite bourgade entourée de montagnes à une centaine de kilomètres de Vancouver. Pour les cinéphiles, c'est là que fut tourné le premier Rambo, excellent film de Georges P. Cosmatos sur les stigmates du Vietnam, bien meilleur que ses suites, à l'exception du dernier qui rééquilibre de justesse une franchise partie en couille dans les années 80. Après 10 jours de camping, j'ai envie d'un lit, un vrai, avec un matelas, des draps propres et des oreillers, et aussi d'une salle de bain pour moi tout seul et d'une télé pour zapper jusqu'à en avoir mal aux yeux.

Au Confort Inn ou je pose ma valise, je croise un jeune Italien très sympa qui doit retrouver des amis à lui de l'autre côté des rocheuses mais qui hésite à s'y rendre. Il semble redouter une hypothétique tempête qu'on lui a annoncée au dessus des montagnes. Curieux...

J'irais bien piquer une tête dans la piscine mais elle a été annexée par une bande de gosses braillards et je choisis d'aller plutôt me balader en ville. Agréable fin de journée avec une belle lumière au dessus des néons qui coiffent la plupart des constructions. Je m'achète un combo burger que je ramène dans ma chambre.

14 août : sur le port de Vancouver.

J'arrive aux abords de Vancouver. Quel bordel ! Des travaux à n'en plus finir et les embouteillages qui vont avec. Je dois trouver le Dogwood campgrounds. Il se trouve à environ 25 kilomètres de la ville mais la sortie d'autoroute qui est censée y mener n'existe plus. Je reviens en arrière pour emprunter la précédente. A force d'approximations successives, je finis par trouver. Pas très cher et il y a de la place. Une bonne adresse. De mon emplacement situé à deux pas du pont de l'autoroute, on profite à fond de la circulation. Avec un peu d'autosuggestion, on doit pouvoir s'imaginer que le torrent de véhicules est en fait celui de la rivière Bow qui coulait près du lake Louise campground.

Je m'installe et je file. Le ciel est d'un bleu immaculé ce qui est, parait-il, assez rare par ici. Il en faut du temps pour gagner le centre. Vancouver semble bien plus étendu que Calgary, ce qui n'était pas évident sur la carte. Je me dirige directement vers le Stanley Park. C'est un parc très réputé qui se trouve à la pointe ouest de la presqu’ile, face à l’océan. Un petit arrière goût de Californie. Je me gare à proximité du Lyon’s Gate bridge et j'achète un ticket de parking valable une heure dans l'ensemble du parc. Le tarif est prohibitif. Comme d'hab.





Je traîne un peu dans le coin, descend jeter un œil sur le pont qui est ici considéré comme le Golden Gate local, mais qui est loin d'en avoir le charme et les proportions, et manque de me faire percuter par un cycliste qui débouche à tombeau ouvert. Et en plus il m'engueule, ce malade !

Je fais le tour de ce très beau parc qui possède une variété d'arbres magnifiques dont certains ont été se percher dans des lieux très inattendus.









Je reviens vers le port et trouve miraculeusement à me garer. Je remarque alors que mon véhicule a laissé sur le sol derrière lui une importante traînée de liquide. Séquence inquiétude. C'est quoi ce truc ? (Ceux qui savent, et ils sont certainement nombreux, sont priés de se taire !) Il faut que je trouve une agence Alamo pour faire vérifier ça. Il y en a justement une dans le centre. Sauf que non. C'est juste un dépôt de véhicules et personne ne s'y trouve. En fait, je vais devoir aller jusqu'à l'aéroport. C'est parti pour une découverte intégrale de Vancouver du nord au sud. Pas passionnant. J'arrive à l'aéroport. Je me dirige vers l'agence Alamo. J'explique en quinze seconde mon problème à un des employés qui le solutionne en deux moins de temps. Tout va bien, man, c'est la clim. Quand il fait chaud dehors, ça dégivre dedans. Et ça coule à l'extérieur. Il y a des moments dans la vie où on se sent très con.

Allez, on retourne sur le port.









Je suis de retour dans la baie. Je trouve un parking qui fait une promo entre 18 et 21 heures et y laisse ma voiture pour aller me balader dans le centre. Pas désagréable. On y retrouve l'habituel château Fairmont qui ne risque pas ici de dégrader grand chose. D'autant que celui-ci a une certaine allure.









Il y a un quartier historique appelé « Gastown », tout petit mais assez charmant. On y trouve une vieille horloge qui expulse toutes les heures des jets de vapeurs. Les japonais adorent.





Il y a aussi cette péninsule artificielle nommée Canada place qui offre une vue imprenable sur la baie. Il est agr��able d'y musarder en fin de journée lorsque la lumière dorée du soleil couchant baigne sa promenade. Surtout lorsqu'il n'y a pas foule comme aujourd'hui. Et il est difficile dans ces instants là de ne pas se remémorer la chanson éponyme de Véronique Sanson.















Je repars à la nuit tombée. Chouette soirée, finalement. Je retraverse doucement Vancouver d'ouest en est en observant la vie nocturne qui gagne les rues. Normalement, je devrais mettre une petite vingtaine de minutes à retrouver ma tente, sauf qu'il y a un accident sur l'autoroute et que ça va ma prendre un peu plus du triple.

Pour la suite, CLIQUEZ ci dessous ... http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5841339;#5841339
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
BA Bastinj Globetrotter ·
bonsoir Patrice,

Mon problème s'est arrangé... et je peux déguster comme il se doit ton carnet ds son entièreté

Tes photos se succèdent, ttes plus somptueuses les unes que les autres.... avec des lacs émeraudes , tous plus somptueux les uns que les autres et des paysages tous plus spectaculaires les uns que les autres. Pour éviter de friser l'overdose (ce qui est qd même bien dommage car la région vaut vraiment la visite... tu vois... contre tte attente, tu me donnes envie d'y aller😏...), il faudrait mixer les paysages au cours du voyage et prévoir une partie de l'itinéraire au Wyoming/Utah et l'autre au Canada(en choisissant les meilleurs coins) . Il faudrait que je me penche sur une carte pour visualiser les lieux et voir si les distances ne rendent pas mon idée caduque. Qu'en penses-tu? Cela te semble-il envisageable sur 3 semaines ?

Euh... au "pays où les campings sont toujours complets", n'y a-t-il pas moyen d'utiliser la technique de Sedonax (tu offres des galettes de Bretagne... et tu demandes à partager un bout d'emplacement avec qq d'autre .... Ah, ben non... je m'égare... ça , c'était la technique pour amadouer les indiens peu avenants... mais ça fonctionne peut-être aussi avec les Canadiens 😏)

Moi aussi je te souhaite le meilleur pour 2013🙂
Ouest USA 2009 https://voyageforum.com/v.f?post=2800143#2800143 5ème trip USA, 09/2013 https://voyageforum.com/v.f?post=6186946#6186946
JD Jdakota Veteran ·
Salut ! Tin idée me semble très ambitieuse. je dirais que Wyoming / Montana / Canada me semble plus faisable car l'Utah est vraiment très loin de l'Alberta. par contre, un trajet mixant Yellowstone et les rocheuses, pourquoi pas ? Mais il te faudra un bon mois pour en profiter. 3 semaines, ça me semble juste. Mais bon, faut voir. En tout cas, si tu décides de mettre ne chantier un projet de ce genre, tu pourras compter sur mon aide.

La technique de Sedonax pour partager une place de camping ? Why not... Sauf que les canadiens me semblent beaucoup moins friendly que les américains, donc, j'ai un doute quand au résultat... @+ Patrice
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
KA Karibou77 Veteran ·
Ok tout n'est pas parfait pour toi dans ce voyage mais quelles photos extraordinaires ! Vivement la suite 😉
http://kasperd.com : Carnets et photos de voyages
DU Dugber Veteran ·
2ieme séquence. Photos toujours aussi magnifiques! Cependant -À la prochaine création de l'univers nous recommandont au créateur de vous consulter 'pour placer les lacs, les montagnes, et les sorties d'autoroute au bons endroits, sans parler de la lumière intense...😎
VI Vigounir Veteran ·
Bonjour, j'attendais la suite avec impatience et je ne suis pas déçue, les photos sont toujours superbes, et je ne regrette pas du tout mon choix des Rocheuses canadiennes pour l'été 2013. Je ne comprends toujours pas très bien pourquoi vous n'avez pas trop aimé... Les campings complets ? Beh... c'est pareil en Europe, non ? Les ours qui se font la malle ? Le climat incertain? En haute montagne c'est souvent le cas, non ? Le prix, la bouffe... OK, mais on sait cela d'avance, non ? On peut toujours raconter un voyage sur le mode bougon, car il est rare que tout soit parfait. En tout cas, rien que pour les photos, je trouve votre expérience magnifique. Et je vous remercie de nous la faire partager. Je note vos commentaires, ils me sont utiles pour mes préparatifs. Notez bien, je ne campe pas... (plus), et mon budget ne me permet pas les Châteaux Fairmont (inégaux sur le plan esthétique, d'accord); j'ai prudemment réservé dans une fourchette moyenne. Juste un regret pour le Prince of Wales au lac Waterton. Encore merci et vivement la suite.
virginie
JD Jdakota Veteran ·
Ce ne sera pas pour demain car je ne l'ai pas encore écrite et il reste un bon tiers de voyage. Pas la partie la plus simple vu l'état dans lequel je me trouvais à ce moment là🤪 ... La suite dans une petite quinzaine j'espère... @+ Patrice
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
KA Karibou77 Veteran ·
C'est pas grave on attendra 😉
http://kasperd.com : Carnets et photos de voyages
BL Bloody450 Regular ·
Merci pour la suite. les photos sont tjs aussi belles. Je comprends mieux ton ressenti: etre seul et pas pouvoir partagé avec du monde + le genou en vrac + les difficultes a se loger, ça doit bien énerver qd meme.
mes voyages (USA, Vietnam, Sicile, Venise , Mexique, Tahiti, Oslo, Londres, Ecosse...) : http://lemondeenphoto.com/
BA Bastinj Globetrotter ·
" Mais il te faudra un bon mois pour en profiter. 3 semaines, ça me semble juste. "

Je pense aussi qu'il faudrait 1 mois (or je ne suis pas fan de voyage si long... la lassitude s'installe souvent au bout de la 3ème semaine.... parfois même avant... du coup, même si les paysages restent exceptionnels, on n'en profite plus comme au début du voyage) Il semble d'ailleurs que pour toi aussi, ce fut le cas🤪

" En tout cas, si tu décides de mettre ne chantier un projet de ce genre, tu pourras compter sur mon aide. "

Déjà merci d'avance🙂 Même si ce n'est pas ds l'immédiat (car d'autres projets sont déjà en route...), j'ai déjà relevé le parcours suivant:

J1: arrivée Jackson Hole J2: Jackson Hole - Grand Teton - Yellowstone J3: Yellowstone J4: Yellowstone J5: Yellowstone J6: Yellowstone - Missoula J7: Missoula - Kalispell J8: Kalispell - Glacier NP J9: Glacier NP - Waterton Lakes J10: Waterton Lakes - Banff J11: Banff J12: Banff J13: Banff - Jasper J14: Jasper J15: Jasper - Clearwater J16: Clearwater - Whistler J17: Whistler - Victoria J18: Victoria J19: Victoria - Vancouver J20: Vancouver J21: Vancouver J22: Vancouver - Seattle J23: Seattle J24: avion Seattle

Qu'en penses-tu? Verrait-on ainsi "qq incontournables" ? ou conseilles-tu d'autres parcs? Est-ce trop court... ou trop long... à certains endroits? J'aurais aimé caser Moab pour pouvoir qd même voir qq roches rouges... mais que zapper pour gagner du temps? (pour éviter de devoir prévoir un voyage de 1 mois)

" Ce ne sera pas pour demain car je ne l'ai pas encore écrite et il reste un bon tiers de voyage. Pas la partie la plus simple vu l'état dans lequel je me trouvais à ce moment là "

en cause tjs ton genou récalcitrant?

Bon courage pour la fin de ta rédaction🙂
Ouest USA 2009 https://voyageforum.com/v.f?post=2800143#2800143 5ème trip USA, 09/2013 https://voyageforum.com/v.f?post=6186946#6186946
KA Kashtin Globetrotter ·
Hello Patrice!

Je vois que tu as commencé à poster des merveilles... (je me régale d'avance pour notre séance photos annuelle avec Philippe et Babeth 😉). Je n'ai pas eu le temps de lire, malheureusement (pas le temps non plus d'avancer convenablement mon carnet 😕), j'ai juste survolé tes photos absolument magnifiques comme d'habitude. J'ai quand même entrevu au détour d'une ligne que tu étais déçu de ne pas t'être fait charger par un grizzly 😎, vraiment pas de chance, hein! La prochaine fois, promis, on te laissera la place 😇 😉.

A bientôt,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
JD Jdakota Veteran ·
À la prochaine création de l'univers nous recommandons au créateur de vous consulter

Alors ça c'est une idée à laquelle je souscris complètement. j'aurais pas mal de suggestions à apporter au débat 😎 ! Mais serais-je écouté par le très haut (en plus, il parait qu'il est assez fâché en ce moment contre nous autres français avec l'histoire du mariage gay 😉 ) ?
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
JD Jdakota Veteran ·
C'est vrai, même si , au bout du compte, une fois rentré chez soi devant son clavier avec qq mois de décalage, ce sont surtout les bons moments et les belles découvertes qui reviennent à l'esprit. Du coup, on se retrouve un peu en décalage avec son titre et avec le ressenti d'alors 🤪.
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
JD Jdakota Veteran ·
On peut toujours raconter un voyage sur le mode bougon

j'aime bien l'expression😏! C'est vrai j'ai souvent bougonné pendant ce voyage. Mais vous avez du remarquer qu'il y a aussi pas mal de second degré dans mon récit 😉.

Et vous avez bien raison de ne pas regretter votre choix. Je pense que pour un voyage en famille, l"Ouest canadien doit être très sympa (pour un voyage en solo, moins). Et si vous pouvez vous permettre d'aller à l'hôtel, c'est encore mieux. A votre service pour vos préparatifs. N'hésitez pas à me solliciter, je vous aiderai avec plaisir.
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
VI Vigounir Veteran ·
Bonjour et merci, j'apprécie beaucoup votre manière de répondre personnellement à chaque intervenant. Je précise cependant que je ne voyage pas en famille, mais seule, que je ne campe pas (plus) mais que je marche... Plus aussi bien ni aussi longtemps qu'autrefois cependant, aussi vos commentaires sur les randos m'intéressent beaucoup; je me limite désormais aux balades de difficulté moyenne. A ce propos comment va votre genou ? C'est évidemment dangereux de se trouver blessé, seul, en montagne. Pour ce qui est du style bougon, il m'échappe aussi parfois - l'an dernier, à Phoenix, ville d'intérêt très moyen, j'ai trouvé porte close à Taliesin West, la dernière maison de Frank Lloyd Wright, le but principal de mon détour... et à Grand Canyon North Rim, j'ai passé deux jours sous de violents orages, ce qui a contrarié tous mes projets de randonnée. Ainsi va la vie. Je me suis consolée avec des photos "atmosphériques" - qui ne valent pas les vôtres, absolument exceptionnelles. Pour en revenir aux Rocheuses canadiennes, je conclus qu'il s'agit d'une région éminemment touristique, limitée aux mois d'été si on ne cherche pas les sports d'hiver, et que la solitude est un luxe seulement possible si on randonne loin dans l'arrière-pays (où l'on risque alors de déranger les ours et autres bébêtes); que les lacs d'altitude sont de toute beauté et les paysages grandioses. Rien à voir avec les roches rouges des USA ouest, c'est plutôt le style de nos Alpes européennes. La vie y est chère et les contacts difficiles dites-vous : tout est sans doute une question de chance, j'ai souvent sympathisé avec des Canadiens anglophones aux USA. Il y a des gens désagréables ou indifférents à autrui partout, ils se sont malheureusement groupés pour vous. Oui j'ai remarqué votre humour et je finis par croire que votre titre est finalement faux, vous avez voulu dire, voilà le Canada des Rocheuses, c'était beau, mais alors quelles em... me sont tombées dessus ! J'attends bien sûr impatiemment la quinzaine annoncée pour lire la suite. Amicalement

PS. Puisque vous proposez votre aide, une question à propos de lac O'hara. La montée de 11 km à partir du parking est-elle vraiment désagréable ou difficile ? Est-on seul ou y a-t-il d'autres marcheurs ? Je n'ai pas l'intention de réserver le bus, histoire de rester libre devant la météo...
virginie
JD Jdakota Veteran ·
La montée vers le lac O'Hara est facile. C'est une route de graviers et de terre. La pente est mesurée, avec des passages presque plats et d'autres (vers la fin) plus raides mais pas trop non plus. C'est cependant un peu long (comptez entre 2h15 et 2h30) et plutôt monotone. Prévoyez de partir tôt, vers 7h00, pour pouvoir vous reposer un peu en arrivant au lac avant de monter pus haut. C'est un site vraiment magique. L'un des endroits où l'on se sent comme "privilégié" du simple fait de se trouver là. @+ p
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
KR Krikri6792 Globetrotter ·
@ Vigounir,

La montée de 11 km à partir du parking est-elle vraiment désagréable ou difficile ? Est-on seul ou y a-t-il d'autres marcheurs ? Je n'ai pas l'intention de réserver le bus, histoire de rester libre devant la météo...

Je trouve que les 11 km à partir du parking ne présentent pas d'intérêt (marche dans la forêt, pas de vue) et qu'il vaut mieux garder ses forces pour la suite. Car le must n'est pas le lac O'Hara en lui même mais la superbe randonnée en balcon au-dessus du lac (qui à elle seule et en fonction des options prises peut occuper une bonne partie de la journée). Il est parfois possible de trouver des places dans le bus à la dernière minute.

Est-on seul ou y a-t-il d'autres marcheurs ?

Il y a très peu de monde qui parcourt cette portion à pied (en tout cas, quand nous y étions).

@ JDakota Toujours de magnifiques photos qui me rappellent de très bons souvenirs 🙂. Je trouve que les inconvénients que tu cites sont inhérents à tout voyage : quand on fait le choix de ne pas réserver, on a la liberté de pouvoir adapter son itinéraire à la météo (et dans l'Ouest canadien, c'est important) mais aussi les risques liés à cette non-réservation 😉... on fait avec ! Et puis, les animaux pas toujours au rendez-vous, c'est la nature...😉, non ?

A+ pour la suite

Christine

Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
VI Vigounir Veteran ·
Merci... j'avais déjà consulté votre récit sur internet. Je picore un peu partout des renseignements sur les lieux qui m'intéressent. Je voyage sur un mode mi-libre, c'est-à-dire que je réserve mes hôtels (pour être sûre du confort, du prix et de la situation que je souhaite), que je loue une voiture, mais dans chaque endroit je prévois plusieurs jours que je remplis selon la météo, les découvertes inattendues et les projets prévus sur papier. J'ai le temps vu que je suis retraitée. Et je voyage tout l'hiver en préparant le circuit, en me documentant. Si bien que je suis en voyage perpétuel. Pour le lac O'hara, j'ai bien compris; je tenterai le bus sur place - on ne sait jamais, ce qui me laissera des forces une fois au lac; mais si la météo est bonne et que le bus est plein, je monterai à pied... Si la météo est mauvaise, je renoncerai et je râlerai un peu, comme notre ami Patrice. Amicalement
virginie
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour,

Je me permets de faire une petite réponse en passant...

Pour en revenir aux Rocheuses canadiennes, je conclus qu'il s'agit d'une région éminemment touristique, limitée aux mois d'été si on ne cherche pas les sports d'hiver, et que la solitude est un luxe seulement possible si on randonne loin dans l'arrière-pays (où l'on risque alors de déranger les ours et autres bébêtes);

En fait il faut un s'éloigner des spots touristiques; les voir, oui, car ils sont très beaux, mais aller aussi ailleurs. Au sud de Canmore (et donc de Banff) il y a les magnifiques Kananaskis, et je doute, même quinze ans après notre passage, qu'il y ait désormais du monde. Nature sauvage et ce qui va avec (c'est d'ailleurs là qu'on s'était fait charger). Ensuite au nord Jasper (qu'on adore), moins couru, même si..., mais atmosphère totalement différente de ce qu'on trouve plus au sud. Et puis il faut remonter encore, Prince George, Hazelton, Stewart/Hyder (pointe sud-est de l'Alaska). C'est un autre monde et peu de touristes montent là-haut. L'Ouest canadien c'est aussi le Passage intérieur à partir de Prince Rupert pour rejoindre le nord de l'île de Vancouver; ou le départ pour les si belles Queen Charlotte Islands à six heures des côtes.

que les lacs d'altitude sont de toute beauté et les paysages grandioses. Rien à voir avec les roches rouges des USA ouest, c'est plutôt le style de nos Alpes européennes

. Les lacs sont fabuleux! Et je ne trouve pas du tout que les Rocheuses ressemblent aux Alpes... Les deux sont belles, même très belles, mais les glaciers suspendus et les lacs turquoise, la faune que l'on ne trouve pas dans les Alpes (du coup, évidemment, il est plus relax de se balader ici que là-bas), une flore en partie différente font que j'ai un petit faible pour les Rocheuses... 🙂

La vie y est chère et les contacts difficiles dites-vous : tout est sans doute une question de chance, j'ai souvent sympathisé avec des Canadiens anglophones aux USA. Il y a des gens désagréables ou indifférents à autrui partout, ils se sont malheureusement groupés pour vous.

D'accord avec Patrice. Sur nos huit ou neuf semaines, je ne sais plus, passées dans l'Ouest canadien, on a trouvé que la vie était chère partout, rien à voir avec le Québec (où l'on n'est pas retournés depuis 2004, donc sous réserve...), et que les Canadiens anglophones étaient moins sympa que les Québécois ou les Américains.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
VI Vigounir Veteran ·
Bonjour et merci à tous les intervenants. J'ai de plus en plus hâte d'être en juillet pour partir... et je mettrai à profit le temps dont je dispose (un bon mois) pour suivre vos conseils et m'éloigner des hauts lieux touristiques. Bien cordialement à tous.
virginie
CO Cochize Globetrotter ·
bonjour Pascale

Et je ne trouve pas du tout que les Rocheuses ressemblent aux Alpes...

moi de même...

… mais voici ce qu'en disait il y a quelques années LS un ancien confrère, un Alpin de Suisse..... qui lui aussi a exercé un temps dans l'Ouest

'' Tout randonneur ou visiteur visitant les Rocheuses ne peut s'empêcher de faire la comparaison entre ces deux chaînes montagneuses : seul point commun l'altitude plus de 4000 mètres des plus hauts sommets

Autrement la dimension : en longueur 1200 km contre 5000km . Pour la largeur ensuite : sur n'importe quelle ligne de faîte par exemple le Mont Rose ou le Mont Cervin l'alpiniste voit la vallée d'Aoste et la plaine italienne au Sud et les Alpes bernoises , versant nord de l'autre côté de la vallée du Rhône. Dans les Rocheuses depuis n'importe ou, par exemple depuis le sommet du Long's Peak, 4344 mètres, LS se souvient n'avoir vu qu'un déferlement de montages sans début ni fin, tant côté Atlantique que Pacifique. Le tour du Mont Blanc, environ 150 km se fait en trois ou quatre jours. Dans les Rocheuses le tour de quoi ? Rien ne s'impose. La haute route Chamonix-Zerrmat- Saas- Fee se fait en une semaine en admirant tous les 4000 mètres alpins. A l'Est on arrive au bout des Alpes avec encore 10 jours. Démarrant par les Alpes du Sud il faut rajouter deux à trois semaines. En six semaines on a fait le tour de l'arc alpin. Les Rocheuses c'est tellement immense qu'on ne saurait quel itinéraire choisir. La ligne des partage des eaux ? Un an au moins.... et quelle immensité...

Au plan physique rien de comparable entre ces deux chaines. Rien ne ressemble dans les Rocheuses au massif du Mont Blanc, réellement massif, ou aux sommets des Alpes Valaisanes ou Bernoises avec des arêtes englacées et barrées de gendarmes. Aucun glacier comparable à la mer de glace ou au glacier d'Aletch... A part la chaîne du Grand Teton massive vue de l'Est, les Rocheuses …. ce sont plutôt les Hautes Alpes calcaires avec 1000 mètres de plus et des falaises impressionnantes Mais les terrains ce sont les granites précambriens et les calcaires paléozoiques. La limite des forêts est dans le Colorado environ 1000 mètres plus haut que dans les Alpes, en gros un peu plus de 3000 mètres très trompeur, au dessus c'est une sorte de toundra.

Quant à la civilisation il n'y a pas un sommet des Alpes d'oû l'on aperçoive une route, un pylône ou un village. Les chemins de fer montent très haut depuis plus d'un siècle quant aux téléphériques ils atteignent le pied du Cervin ( le sommet a été sauvé plusieurs fois) ou l'aiguille du Midi et les cabines permettent de relier la vallée de Chamonix à celle d'Aoste à pieds secs, en survolant la Vallée Blanche et le glacier du Géant ou aux chenillettes d'atteindre le sommet du Mont Rose à 2 heures du sommet le plus élevé de Suisse ( on a fait le Mont Rose....tu parles!)

Les Rocheuses c'est la solitude immense de régions entières, pas d'alpages, des restes d'exploitations minières, aucun sentier, rien, personne, si ce n'est quelques ''trails' récentes. Angoissant parfois inquiétant... le paradis des ours.. LS a eu une collègue qui se baladait à cheval à 4000 mètres ( à cheval c'est plus sûr). Les stations de ski sont dispersées dans un espace immense...quelques abcès de fixation ! La civilisation reste vraiment au fond des vallées ''

Et puis il faut remonter encore, Prince George, Hazelton, Stewart/Hyder (pointe sud-est de l'Alaska). C'est un autre monde et peu de touristes montent là-haut.

....et comme de plus en plus de Canadiens semblent apprécier la recherche de la nature pas seulement pour le plaisir de l'oeil mais aussi pour les autres émotions qu'un séjour peut procurer en restituant la sensation de vivre avec et dans un environnement préservé.... les professionnels ont crée la Wilderness Tourism Association.

En d'autres mots: let's Be Wild In BC 🙂

et la Province y est aussi sensible ...dans les dernières décennies elle s'est donc constitué un portefeuille de quelque 1000 parcs provinciaux, zônes naturelles protégées , réserves écologiques, wilderness...etc de toutes tailles ...

voyons voir....13 160 000 hectares de parcs provinciaux... çà fait bien 131 600 km 2 ….…. 23,8% de la superficie de la France...pas loin d'un quart... c'est ben le diable si on trouve pas une place tranquille pour camper loin de la foule😛.

alors quand les Parcs Nationaux de Parcs Canada seront saturés.....il y a encore de la place pour le camping décongestionné chez BC Parks!!

au fait....

en parlant de la région de Hazelton....

c'est là que début juillet 2012 avait disparu un jeune cinéaste Américain qui voulait filmer le ''spirit bear''... on avait retrouvé son van abandonné au bout d'un chemin forestier.. apparemment il s'était absenté pour quelques heures en laissant dans le van son sac de couchage etc.... les recherches, cependant poussées, n'ont rien donné.... beaucoup pensaient qu'il avait fait une mauvaise rencontre avec ...un ours par exemple cinq mois plus tard, à la fin novembre on a finalement retrouvé ses restes...

c'est aussi par là que s'est déroulée il va y avoir 100 ans l'une des rares scènes canadiennes dignes de Tombstone ou du reste du wild west américain... de quoi faire un film ….

un gang de 6 pilleurs de banques venait de s'attaquer à la banque du village (qui n'avait pas encore de station RCMP ) en tiraillant à qui mieux mieux pour couvrir leur retraite. Mal leur en a pris... le pasteur local le Révérend D Mc Lean qui s'était précipité chez lui pour y troquer sa bible contre son fusil Lee Enfield et une boîte de cartouches que lui tend son épouse..les engage immédiatement avec l'aide du directeur de la banque armé d'un Colt 45

Dans une scène à la OK corral et selon le chroniqueur '' en moins de temps qu'il n'en faut pour faire cuire un œuf à la coque'' l'homme de Dieu qui- comme Burt Lancaster dans le film de 1957 actuellement à la TV- a esquivé l'averse de balles envoyée par les gangsters les a tous abattus...(tués ou blessés )😮

Plus de cinq cents douilles auraient été retrouvés sur le sol...
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"   (26 février 2009)
GI Giba711 ·
C'est juste SPLENDIDE ! Au début de l'été je compte aller travailler dans la vallée de l'okanagan (j'étudie en californie pour le moment) et une fois renfloué j'aimerai aller voir tous les paysages que tu nous montres !!! Au niveau logement comment faisais-tu ?
JD Jdakota Veteran ·
Mon logement, c'étais une petite tente Quetchua 2secondes, type de matériel qu'on ne trouve pas outre atlantique. Et les campings quand ils n'étaient pas pleins 😉 ! A ton service siu tu as besoin de renseignments pratiques .
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
JD Jdakota Veteran ·
Merci pour ce long et intéressant exposé. Une correction cependant : L'altitude des rocheuses canadiennes n'est en rien comparable à celle des alpes. Leur plus haut sommet, le mont Robson, culmine à 3954 m, altitude qu'on peut presque atteindre par un coup de téléphérique à l'aiguille du midi . Il leur manque donc un bon kilomètre pour atteindre l'altitude moyenne de nos Alpes.

Le cas est différent au Colorado où l'altitude de base est beaucoup plus élevée. Ainsi, lors d'une rando effectuée l'an passé dans le Ice lake Basin (même si ne sont pas les rockies mais les san juan mountains), je suis monté à près de 4000 m jusqu'au très beau "Island Lake" presque sans m'en apercevoir.

@+ Patrice
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
TR Trois14 Globetrotter ·
Bonjour Patrice

Je voulais depuis longtemps prendre la plume (?) pour te féliciter de ce très beau carnet, captivant à lire, et j'ai aussi apprécié la trouvaille du titre. Je me régale à la lecture de ta chronique.

Mais, sans mauvais esprit, je rebondis sur ton dernier messge. Il y a aussi au Canada (mais un peu plus au Nord) des sommets avoisinant les 6000m ; lors de mon dernier voyage en Alaska (carnet en signature) j'ai survolé le Mt Logan (qui est dans le Yukon) ; et on est bien exactement, en le survolant, dans la situation décrite par le collègue de Cochise : des montagnes et des sommets, beaucoup > 5000m, à perte d'horizon, à cheval sur le Yukon et la Colombie Britanique. Le Mont Logan est à peine plus bas, en altitude que le Mt McKinley (en Alaska), le plus haut sommet d'Amérique du Nord. Ils sont tous autrement plus hauts que tous les sommets du Colorado, et la montagne est bien plus étendue. Et tout cela, c'est bien la chaine des Rocheuses qui se poursuit vers le Nord.

3.14
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533

Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
JD Jdakota Veteran ·
Hello ! Ne t'inquiète pas pour le mauvais esprit, j'en ai moi même à revendre et ce carnet en est une nouvelle preuve 😉 ! En fait, je m'étais basé pour ma réponse sur l'article de Wikipédia que je te mets en copie ci dessous :

Les Rocheuses canadiennes (Canadian Rockies) sont la partie canadienne des montagnes Rocheuses. Longues de 1 200 km1, elles commencent à la frontière entre le Canada et les États-Unis et finissent dans la plaine de la rivièreLiard en Colombie-Britannique. Elles sont à cheval entre l’Alberta et la Colombie-Britannique Contrairement à une idée répandue, les Rocheuses ne s’étendent pas jusqu’au Yukon ou en Alaska ni dans la partie centrale de la Colombie-Britannique. Les montagnes au nord de la rivière Liard sont les monts Mackenzie et celles plus à l’ouest sont les montagnes Columbia. Ces deux chaînes de montagnes ne font pas partie des Rocheuses.

Qui a raison, qui a tort ? Ma crédibilité en dépend 😉! @+ Patrice
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
TR Trois14 Globetrotter ·
Hello

Qui a raison, qui a tort ? Ma crédibilité en dépend

Je viens aussi de vérifier : je n'ai rien trouvé qui me donnait raison. Ta crédibilité est donc intacte. Quant à la mienne, j'ai déjà dit tellement de bétises dans ma vie ...

J'ai appris qque chose, car je pensais vraiment que, malgré le changement de nom, on considérait que c'est la même chaine de montagne. En fait, il y a quasi continuité de cette dorsale, depuis le Colorado jusqu'à l'Alaska (avec des hauts et des bas). Mais en géographie pure, c'est donc différent. Les Rocheuses s'arretent bien à la Liard River !

3.14
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533

Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
JD Jdakota Veteran ·
Tout occupé à savourer mon triomphe😎, j'en ai oublié de te remercier pour ton carnet qui m'a bien aidé dans la préparation de mon voyage canadien (ainsi que ceux de Grisemote et Krikri&Hervé). D'ailleurs, je vais le relire ce soir, tiens ! Thanks 😇 donc ! @+ Patrice
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)

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