Mardi 25/10 : J’ai donc opté pour une excursion organisée pour aller à Ajanta à 100 kms d’Aurangabad. Le bus est plein, nous partons à 8 h 30. Il y a 3 h de route. De 11 h 30 à 13 h 30 le guide nous explique moitié en anglais moitué en hindi, l’histoire et la vie de Bouddha qui est retracée sous forme de fresque sur les murs de ces grottes extraordinaires dont certaines datent du 2e S avant JC. Dommage, il y fait très sombre afin de protéger les peintures qui s’haltèrent à la lumière vive, ce qui ne nous permet pas d’en voir tous les détails mais les couleurs sont restées vives. Après la visite je suis tellement frustrée de n’avoir vu que très rapidement les grottes les plus importantes que je m’arrange avec le guide pour pouvoir rester seule sur le site pendant que le reste du groupe va prendre le lunch à 4 kms dans le restaurant où sont garés les bus. Pour protéger quelque peu le site le ministère du tourisme Indien a mis en place une navette de bus spéciaux (électriques, et donc non polluants) qui sont les seuls à pouvoir accéder à l’entrée du site contre 25 rps. Voilà une bien bonne initiative. Le droit d’entrée est de 250 rps pour les touristes étrangers et 10 rps pour les touristes Indiens. Je peux donc retourner seule voir mes grottes préférées à l’aise et je rejoins le groupe à 15 h 30. A peine arrivée sur le parking, je suis happée par les marchands du temple. Un magnifique Bouddha en pierre verte veinée de blanc et bien travaillée attire mon regard mais aussitôt on m’annonce le prix : 8.000 rps. Devant mon refus ils vont jusqu’à baisser le prix jusque 500 rps mais encore une fois c’est bien trop lourd et puis je n’aime pas ce système de harcèlement continuel. Ma parole, je deviens sage !!!! Retour en 3 h. Je suis assise à côté d’un jeune homme charmant. Il est de Bombay et a profité d’une semaine de séminaire à Aurangabad pour visiter Ajanta. Nous conversons pendant toute la route et avant de descendre du bus, il me donne sa carte en me proposant de m’héberger si je reviens à Mumbai. Il habite dans un grand appartement avec sa toute jeune épouse et ils n’ont pas encore d’enfants. Chouette, encore une bien belle journée.
Mercredi 26/10 : A l’instar de la veille, l’excursion m’amènera aujourd’hui à Ellora, d’autres grottes Bouddhiques à 30 kms de la ville seulement. Nous commençons pourtant par un autre site : Daulatabad, un fort impressionnant. Une petite merveille de trouvailles ingénieuses pour que ce fort reste imprenable. Malgré tous les dispositifs si élaborés, il finira par tomber aux mains de l’ennemi qui fût assez malin pour soudoyer un garde au lieu d’essayer de prendre le fort par la force. Le palais trône à 200 M sur une colline entourée de 2 épais remparts séparés par des douves qui outre de l’eau contenaient des crocodiles et des serpents d’eau en masse. Dur dur dans ce cas de franchir ces douves…. Les grottes d’Ellora sont encore plus merveilleuses que celles d’Ajanta. En plus nous bénéficions des services d’un excellent guide. Nous n’aurons hélas pas le temps de visiter tout le site et devrons nous contenter de la visite des principales grottes qui sont en partie Bouddhiques, en partie Jaïn et dont une seule est dédiée à Shiva, mais il faut dire que c’est la plus extraordinaire. Le Kailash temple puisque c’est de lui qu’il s’agit est vraiment époustouflant. Il est comme tout le site, taillé dans la montagne (excavé en partant du plateau, vers le sol du temple) c’est presque incroyable à imaginer tellement le travail semble colossal. Une profusion de sculptures et d’ornementations lui donne un cachet à nul autre pareil. Je croyais avoir vu les plus belles grottes Bouddhiques en Chine (Dunhuang, Dazu, Luoyang, Datong etc…) Mais ici c’est tout aussi génial et inoubliable. Je reste sans voix. Nous poursuivons l’excursion par la visite de 2 temples Hindous sans grand intérêt puis nous irons à Kultabad où se trouve la tombe toute simple d’Aurangzeb, dernier grand empereur Moghol. C’est aussi ici que fût tourné le film « Paheli » Bibi Ka Maqbara se trouve juste à la lisière de la ville. C’est une réplique du Taj Mahal (nettement plus petit quand même). Ce mausolée a été construit sous le règne d’Aurangzeb pour sa mère. Bel exemple d’amour filial. Une journée bien remplie donc, même un peu trop. Je suis contente de regagner mon hôtel pour un repos bien mérité.
Jeudi 27/10 : Journée creuse. Je quitte Aurangabad à 19 h 10 en train en compagnie d’un jeune allemand rencontré la veille au Bibi Ka Makbara. Il passe par Hyderabad pour aller à Chennai. Le pauvre ignore tout des inondations et des trains supprimés. Je lui conseille donc vivement de changer d’itinéraire et je passe toute ma soirée à lui en établir un autre car il ne semble pas avoir préparé son voyage du tout et se demande ce qu’il pourrait bien faire pour échapper à la pluie torrentielle qui sévit pour le moment du côté de Chennai.
Vendredi 28/10 : Arrivée à 9 h à Secundarybad où je suis de suite confrontée à la gourmandise et à la malhonnêteté des chauffeurs de rickshaw. Je dois me battre ferme pour obtenir un prix décent pour me rendre au Yatri Nivas Hotel qui est considéré par Lonely Planet comme bien tenu avec grandes chambres TV et eau chaude 24/24 h. Grandes chambres, oui mais qui puent le moisi et dont les murs sont noirs d’humidité. La TV fonctionne très bien mais pas d’eau chaude qui doit revenir d’une minute à l’autre. J’attends toujours…. Tout ça pour 800 rps + taxe et l’arrogance du personnel en prime. Normal, c’est un hôtel gouvernemental. Je prends quand même pour une nuit car j’ai peu et mal dormi dans le train. J’ai surtout envie d’une bonne douche mais une heure plus tard, toujours pas d’eau ni chaude ni froide d’ailleurs. Bon, je me fais une raison et je descend à la réception où on me propose de me conduire gratis dans une boutique de perles. J’accepte en sachant d’avance que je n’y achèterai rien mais le magasin est situé près du bazar et de Charminar que je veux voir bien sûr. Ce quartier étant vraiment loin de mon hôtel, ça m’évitera des discussions sans fin avec les chauffeurs de rickshaw. Arrivée à Charminar, une foule considérable (rien que des hommes) est assise sur la rue, sur des tapis de prière. Il est 13 h 30 et nous sommes en pleine période de ramadan, ceci expliquant cela. Un tout petit couloir est réservé aux piétons qui ont vraiment besoin de circuler. La police est vraiment très présente. 3 policiers casqués et matraque à la main, tous les 5 M, quelle ambiance !!! Pourtant personne ne me paraît agité ou hostile. Les gens sont complètement concentrés sur leurs prières. Je ne pourrai cependant pas atteindre la grande mosquée qui est encore plus noire de monde et dans un périmètre de sécurité maximum. Comme c’est vendredi, pratiquement tout est fermé aujourd’hui. En plus il fait gris et je décide d’aller au zoo qui est paraît-il le plus grand et le plus beau de l’Inde. En effet, ici pas de cages, mais des enclos très spacieux entourés d’eau où évoluent toute la faune du pays. Le clou du zoo, un superbe léopard que j’ai pu approché à un mètre grâce à un petit backshish. Impressionnant ! Le gardien qui s’en occupe l’appelle par son nom et il arrive aussitôt comme un gros chat. Il se frotte même contre les jambes de l’homme. Je n’irai pas jusqu’à en faire autant malgré l’envie qui me tenaille car je suis fascinée. Son regard est plongé dans le mien à juste un mètre de distance. Je n’ose bouger, lui ne bouge pas non plus. Je souris et comme s’il avait compris que je le trouve magnifique, il ouvre la gueule en émettant un grognement mais qui n’a rien de féroce. Un moment de pur bonheur même si nous sommes quand même dans un zoo, ce que je n’apprécie pas vraiment en général. Plus loin, 4 jeunes tigres blancs sont tout aussi merveilleux. Je verrai successivement des daims tachetés, des nilgais, des mangoustes, des lions d’Asie, des ours bruns et noirs et des rhinos unicornes ainsi qu’un éléphant qui ballade nonchalamment son cornac dans les allées du parc. J’y passe une bonne après-midi. D’ailleurs dans mes déambullations je rencontre toute une école de jeunes filles de Warangal en uniforme pimpant, accompagnées de leur prof qui me fond littéralement dessus pour me serrer la main, discuter un moment, échanger nos adresses et faire bien sûr quelques photos. Le directeur de l’école est également de la partie et il me promet de mettre l’histoire et la géo de la Belgique au programme scolaire dès le rentrée après Divali. Tout ça me fait bien sourire mais je vois que ça vient droit du cœur en tout cas. Hélas, tous les bons moments ont une fin et il me faut encore 1 fois négocier ferme pour qu’un rickshaw mette le compteur car nous sommes tout à fait à l’autre bout de cette ville immense qu’est Hyderabad, ville surpeuplée où les gens conduisent vraiment comme des cinglés. On risque sa vie à chaque traversée de rue et je suis contente d’avoir booké une excursion pour demain car vraiment ces négociations stériles m’épuisent. Après une petite heure passée dans un cyber café où je suis entourée de jeunes gens sympas, je m’apprête à aller manger quand tout à coup il se met à pleuvoir des hallebardes. Tant pis, après avoir attendu un bon moment je pars quand même mais la rue est déjà sous eau car il n’y a aucun système d’égouttage pour l’absorber. Je patauge donc tant bien que mal dans cette eau noire et boueuse jusqu’à l’hôtel qui a quand même un plus : un excellent restaurant où je rêve d’une bonne côte à l’os en dégustant comme d’habitude un chicken tikka succulent. En sortant du resto, je me trouve devant une voiture blanche garée en travers de la porte et plus moyen de rentrer ou de sortir de la cour intérieure où se trouve le resto. Il pleut toujours à torrents. Comme son propriétaire a déserté les lieux et que la voiture est ouverte, tout le monde est obligé de rentrer par une portière arrière et ressortir par l’autre pour se retrouver dans une immense flaque provoquée par un trou profond dans la chaussée. Le proprio imbécile revient juste au moment ou je ressors de sa voiture et il se fait copieusement insulter par tout l’attroupement mouillé qu’il a provoqué par sa connerie. Je n’ajouterai rien mais je n’en penses pas moins. Une fois de retour dans ma chambre, toujours pas d’eau chaude mais ça va, j’ai pris ma douche dehors et à l’eau froide.










A little sneak peek?











I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.