Différence économique entre le nord et le sud
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SL
lors de différent voyage, j'ai pu remarquer qu'il existe une différence importante, au niveau monétaire, entre le nord et le sud. Le fait d'avoir tout cet argent n'amène pas forcément ce bonheur, je dirais meme que ces pays riches perdent leurs cultures au profit de l'enrichissement matériel. combien de fois, avons nous pu croiser des personnes sans argent prete à vous aider au maximum, cette gentillesse et ce respect qu'elle nous porte; ce que l'on ne trouve pas chez tout les touristes qui aiment voir la misère inconsciemment. dans quel but? se satisfaire? continuer le cheminement imposé par les médias télévisuels? tout cela me dégoute et me fait surtout peur pour le futur! JE suis pt etre trop naïf ou utopique mais je reve d'un monde on tout le monde est les meme chance et que l'on ne sacrifie pas l'homme pour la marchandise ou pire pour une économie de marché généralisée ou tous se ressemble. donc je voudrais dire à tous ces pays qui ruinent etprofitent (européen et etats unis) de la misère de l'afrique et de l'amérique central et du sud, laissez les vivre leurs vies et laissez leur leur chance
NA Nakata Veteran ·
Allez, solimann, on t'as reconnu ! 😛
LE Lepiaf Globetrotter ·
Oui, le troll est revenu. Heureusement, les nantais veillent.
NA Nakata Veteran ·
Oui, le troll est revenu. Heureusement, les nantais veillent.

😉

Et sinon, ca va ?

Fait chaud, en ce moment, sur Nantes...
PH Philippe2003 Veteran ·
donc je voudrais dire à tous ces pays qui ruinent etprofitent (européen et etats unis) de la misère de l'afrique et de l'amérique central et du sud, laissez les vivre leurs vies et laissez leur leur chance

Qu'entends-tu par cette phrase ? Qu'il ne faut pas se rendre chez eux? Pas leur parler ? Ne rien leur acheter ? Qu'ils ne puissent pas recevoir TV5 ni être connecté à Internet ? Qu'ils ne puissent pas venir chez nous ? Je ne comprends pas ce que tu veux ou voudrais. Je suis allé comme coopérant pour construire des écoles. J'aurais mieux fait de rester chez moi et leur laisser leur chance, comme tu dis. Chance de quoi ? Etre analphabète aujourd'hui, est-ce une chance ? J'ai vu des coopérants enseigner aux paysans à cultiver d'une autre manière pour que leurs faibles rendements augmentent, qu'ils diversifient leurs cultures et s'alimentent meux. Ils auraient mieux fait de rester chez eux et laisser les grands propriétaires terriens locaux continuer à exploiter les peones (les pions) et les maintenir dans l'ignorance, c'est-à-dire selon tes paroles à les laisser vivre leur vie (pour le plus grand profit des grands propriétaires terriens) ? Pour ma part, c'est de ne rien faire qui me dégoûte! Tu parles de différence de niveau monétaire entre le nord et le sud, mais celle-ci à une cause principale, c'est la différence dans le niveau de formation professionnelle. Elle-même a une cause, le maintient du statu quo de la part des oligarchies locales. Ton "laisser les vivre" me sonne comme un laisser-exploiter. Dis-moi que je me trompe! Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
ZE ZeBadGuy Veteran ·
"donc je voudrais dire à tous ces pays qui ruinent etprofitent (européen et etats unis) de la misère de l'afrique et de l'amérique central et du sud, laissez les vivre leurs vies et laissez leur leur chance "

C'est vrai. Salauds de pauvres, z'arretent pas de demander du fric aux touristes. merde c'est quand meme pas notre faute si on est bourrés de pognon !

Quoi j'ai mal compris ?
SL Sleer ·
salut,

tout a fait raison tu te trompes complétement, je dis qu'il faut les laisser dans le sens laisser les gerer, arreter de vouloir les introduire dans les systemes de mondialisation (omc, fmi) qui les appauvrie encore plus en prenant leurs matieres premieres er en les payant moins que rien ce squi les appauvrie de plus en plus. Je ne veux pas que l'on laisse ces personnes sans aide mais une aide efficiace et durable surtout pas comme ces organisations mondiales qui ont des intérets que économiques: c'est cela qui me degoute. alors j'espère que tu comprends maintenant
ME Memphre Globetrotter ·
L'Héritage Espagnol et la Démocratie

Je ne peux m'empêcher de constater que "le gouvernement du peuple par le peuple" qui est le principe fondamental du processus démocratique semble être plus difficile établir dans les pays de tradition Catholique que dans ceux ayant un héritage Protestant. Particulièrement ceux ayant héritage Catholique Espagnol.

Les violents conflits religieux qui ont secoué l'Europe à la suite de la réforme protestante du 16ième siècle ont épargné l'Espagne dans son isolement péninsulaire. La croyance protestante selon laquelle l'homme peut-être directement entendu par Dieu sans l'intercession des prêtres sous la hiérarchie de l'Église, avait peu de chance de contaminer les esprits espagnols assujettis à une Inquisition toujours vigilante. L'Espagne n'a pas non plus été beaucoup influencée par le concept des "droits inaliénables de l'Homme" de Locke ou par l'appel de Rousseau pour un "contrat social" qui se sont répandus à travers l'Europe à la fin du 18ième siècle.

En Espagne, toute vérité venait de Dieu à travers le Pape et la hiérarchie de l'Église catholique, et tout pouvoir venait d'en haut à travers la Monarchie et ses représentants. Les privilèges de Église et de la noblesse étaient des dons de Dieu, donc incontestables.

Pendant que la monarchie absolutiste et le clergé d'Espagne gaspillaient les richesses qu'ils tiraient de leur monopole du commerce avec ses colonies, le reste du monde entrait dans le siècle des lumières qui a conduit à la Révolution Française et la Guerre d'Indépendance de l'Amérique. Au 18ième siècle, Charles III a expulsé les Jésuites conservateurs et a tenté mettre en place des réformes destinées à favoriser le développement d'une classe bourgeoise en Espagne mais c'était "trop peu, trop tard". Après la Révolution Française et l'occupation de l'Espagne par Napoléon, une constitution libérale a été ébauchée par les Cortes mais Fernand VII l'a suspendue, a re-institué l'Inquisition et a ramené les Jésuites. L'Espagne avait manqué le coche et la lutte entre les conservateurs pro-clergé et les libéraux anticléricaux est devenue un trait caractéristique de la culture Espagnole.

Les colons nés en Amérique ou "Criollos", qui ont pris le pouvoir aux représentants de la couronne Espagnole nés dans la péninsule, avaient bien eu les exemples des révolutions française et américaine devant eux, mais ils avaient été isolés des tendances de la pensée mondiale et n'avaient pas participé au développement des valeurs humaines et sociales qui conduisirent à ces événements d'importance capitale. Comme ils n'avaient jamais rien connu d'autre que la loi autocratique du Roi et de Église, il n'est pas surprenant qu'ils aient adopté les mêmes valeurs et le même style que ceux qu'ils ont remplacés quand ils ont obtenu leur indépendance de l'Espagne.

Ainsi, le catholicisme absolutiste espagnol du 18ième siècle a préparé le terrain pour tous les caudillos, les dictateurs et les juntes qui ont ravagé toutes les ex-colonies espagnoles. Les gens acceptaient traditionnellement que le pouvoir s'écoule du sommet de la pyramide vers le bas parce que c'est ce qu'on leur avait enseigné pendant des générations. Ils savaient que la vérité vient de l'infaillible Pape au haut de la pyramide de la hiérarchie de Église et descend par les archevêques, les évêques et les prêtres. En outre on leur avait enseigné qu'ils ne peuvent pas atteindre Dieu directement et qu'ils étaient dépendants du prêtre pour être pardonné de leurs péchés par la confession.

Le rejet de cet écrasant respect pour l'autorité de Église a été naturellement radical quand il avait eu lieu. Il menait à des excès et à l'instabilité car il n'était pas modéré par l'expérience d'un pouvoir dérivé d'un consensus à la base.

Personnellement, je ne pense pas que ce soit une simple coïncidence que la démocratie dans les ex-colonies espagnoles soit tellement différente de ce qu'elle est dans les pays à prédominance Protestante où le pouvoir n'est pas un don de Dieu.

Comparez, juste pour un instant, ce que la démocratie veut dire pour les Canadiens, les Américains et les Européens du Nord, à ce qu'elle est pour les Mexicains dont le Parti Révolutionnaire Institutionnalisé a été au pouvoir depuis 1910, ou pour tous les autres latino-américains dont les pays ont tous été gouvernés par des dictateurs ou des juntes militaires à un moment ou à un autre. Il est difficile de ne pas voir la différence entre les niveaux d'inégalité sociale qui existent dans les deux groupes de pays. Pas plus qu'il n'est possible de fermer les yeux sur le haut niveau de corruption rencontrée et souvent tolérée dans les pays qui portent le lourd héritage du catholicisme absolutiste espagnol. Les privilèges et la corruption de Marcos aux Philippines n'étaient pas exceptionnels dans ce contexte.

Il s'agit d'un texte de Bernard Cloutier (www.berclo.net) bourliungueur parmi les bourlingeurs.... bien sur cela ne concerne que les Ameriques mais il illustre l'énorme différence entre le nord (franco-anglais) et le sud(hispano-portugais)
On met longtemps à devenir jeune...
SL Sleer ·
si tu le penses mais réfléchis aussi quand tu achètes des produits venant de l'OMC, que tu dis que c'est bien alors que le but de l'omc est de se faire plus d'argent et de les apauvrir encore plus. alors refléchis à cela. consommons peu mais bien: consommons équitable, durable et bio
PH Philippe2003 Veteran ·
Salut,

Pour ma part, je pense que c'est toi qui te trompe. Je suis d'accord avec Memphre, les causes de la pauvreté sont nombreuses, historiques, économiques, culturelles, sociales. Surtout culturelles d'ailleurs. Par exemple, l'Espagne est le pays qui s'est le plus enrichit en s'appropriant les richesses de l'Amérique latine. Qu'a fait l'Espagne de ces richesses ? Elle a consommé et n'a pas investi, d'où sa pauvreté jusqu'à son entrée dans l'UE.

Quand je vais en Amérique latine (je vais surtout au Nicaragua maintenant puisque mon épouse est de là-bas), dès que les gens, dans le bus, en réunions, en famille, etc., savent que je parle espagnol, les questions et les remarques fusent. Souvent on me dit que le Nicaragua est un pays riche, qu'il y a des terres fertiles, des mines, deux côtes poissoneuses, des rivières et des lacs, des montagnes, des forêts.

Je réponds que le Nicaragua est un pays pauvre car la minorité riche (l'oligarchie des propriétaires fonciers) a une politique telle que celle que décrit Memphre. Ils consomment la richesse (en faisant leurs courses à Miami), ils maintiennent en état d'igorance les peones (Si les Indiens apprennent à lire, qui va nous cirer les chaussures (c'est authentique !!)), et ils n'investissent pas : les écoles sont de mauvaise qualité, les hôpitaux aussi, sauf celles et ceux pour leur famille. Je continue en disant qu'en Suisse, il n'y a pas de mine, presque pas de terres cultivables et de moins bonne qualité qu'au Nicaragua, pas de façade maritime, pas de forêt exploitable, personne ne vit de la pêche dans les lacs et les rivières. Pourtant, c'est un pays riche car il investit dans l'éducation, la formation professionnelle, la santé, la recherche.

Si tu vas en Amérique latine (je ne connais pas l'Afrique), demande aux gens qui ont une petite entreprise comment ils font pour gérer l'argent qu'ils gagnent, l'argent de leur entreprise. Tu seras surpris. Ils ont pris le travers des espagnols, ils consomment tout et n'investissent pas. Ils attendent que les décisions viennent d'en haut.

Maintenant, rouspéter contre la mondialisation ne sert à rien, elle a lieu. Lutter contre n'a pas de sens, ce serait comme avoir voulu lutter contre l'industrialisation en Europe au XIXème. Je ne dis pas que je suis d'accord avec le type de mondialisation qui se développe actuellement, je pense qu'un autre type est possible et souhaitable d'ailleurs, je l'imagine par exemple plus humaine, plus centrée sur l'interdépendance et non la concurrence. Alors, je suis d'accord avec toi quand tu dis que le FMI et la Banque Mondiale édictent des règles qui appauvrissent les gens mais quand tu parles d'aider ces gens de manière efficace, d'une part tu ne fais aucune proposition et d'autre part une partie des changements devraient se réaliser à l'intérieur même de ces pays. Ceci dit, si rien ne se fait de ce côté, la situation ne changera pas et si tu désires t'y mettre pour promouvoir ces changements, j'entends de là les voix parlant de nouvel impérialisme, ou de paternalisme ou de les laisser tranquilles. C'est un problème très difficile à résoudre car ils ont déjà adopté les pratiques de ceux qui les dominaient du XVI au XVIII siècle.

A bientôt.

Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
SL Sleer ·
que penses tu de la politique venezuelienne de chavez?

que reflète les occidentaux sur cette politique?
NE Nelsonruz Regular ·
J'ai posté à la rubrique livre qq infos sur le Venezuela et Chavez

http://voyageforum.com/voyage/le_venezuela_chavez_D244074/
NA Nakata Veteran ·
si tu le penses mais réfléchis aussi quand tu achètes des produits venant de l'OMC

Tiens, l'OMC vend des produits ? De quel type ? J'en veux ! 😏
NA Nakata Veteran ·
Par exemple, l'Espagne est le pays qui s'est le plus enrichit en s'appropriant les richesses de l'Amérique latine. Qu'a fait l'Espagne de ces richesses ? Elle a consommé et n'a pas investi, d'où sa pauvreté jusqu'à son entrée dans l'UE.

Une hypothese interessante que j'ai deja lu quelque part. Le type - je me souviens plus qui - faisait le lien entre la pauvrete du Portugal jusqu'a recemment, et le fait que ce pays ne soit debarrasse que tres tardivement de ses colonies africaines.

Il expliquait aussi que l'Allemagne soit devenue plus puissante economiquement que la France, alors qu'elle avait plus souffert de la guerre. La France vivait sur ses rentes coloniales, qui lui rapportait des porduits de base, alors que l'Allemagne, pour s'en sortir, etait obligee d'encourager l'innovation, car elle n'etait pas une grande puissance coloniale. Ce que faisait moins la France. Du coup, apres la decolonisation, l'Allemagne s'en sortait mieux que la France, car elle etait plus innovante.

Voila en tout cas un argument anti-colonialiste de plus, car il prouverait que la colonisation est egalement negative... pour le colonisateur !
ZE ZeBadGuy Veteran ·
"Pourtant, c'est un pays riche car il investit dans l'éducation, la formation professionnelle, la santé, la recherche. "

Si je peux me permettre si la suisse est si riche c'ets surtout grâce à sa stratégie bancaire, attirer les capitaux de tous les plus riches (surtout malhonnetes) avec une politique du secret et du laisser-faire. L'histoire suisse n'est pas tellement reluisante de ce point de vue et (de ce que je sais) la suisse a pas mal surfé notamment pendant la seconde guerre mondiale sur le malheur du reste de l'europe.

Il ne me semble pas, par exemple, que les chercheurs suisses soient particuleirement à la pointe (il y a bien sur des scientifiques suisses de renom mais il y en a aussi en amérique du sud ou en asie). En tous cas rien d'extraordinaire à ce niveau là. Compte tenu de la richesse de la suisse il n'y a pas non plus tellement de grandes industries. Quant à la santé, c'est beaucoup une question d'argent. Le système de santé suisse est sans doute très bon mais le français l'est aussi, l'allemand idem, etc...
PH Philippe2003 Veteran ·
Salut,

Je n'ai pas d'avis sur sa politique, je ne connais pas assez le Vénézuela. A part cela, des choses que j'ai apprises sur son programme (éducation, soins, réforme agraire), je m'en sens proche. Mais encore une fois, je connais mal, je ne sais pas comment cela est appliqué. Il y a le quoi faire et le comment faire. C'est très différent. Si on adopte une politique X, les objectifs peuvent être clairs. Par contre, comment les atteindre est une autre paire de manches.

De plus, avec sa politique déclarée, il a choisi l'affrontement direct (face à face) avec les Etats-Unis. Je ne sais pas si c'est une bonne option, même s'il a le pétrole comme atout.

C'est un bon sujet de discussion.

A+

Philippe
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TA Tanss Globetrotter ·
Parce que Chavez a une politique ?

A part des discours sans fin citez-moi une seule réforme structurelle dont il soit l'auteur
PH Philippe2003 Veteran ·
Salut, et merci pour ce nouvel argument. iI tendrait donc à affirmer que les oligarchies de propriétaires terriens s'appauvrissent en organisant un système économique basé sur l'exploitation d'ouvriers sous-payés, sous-alimentés, sous-instruits. Philippe
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PH Philippe2003 Veteran ·
Salut, Evidement que je fais de la provoque quand je suis au Nicaragua, je sais bien tout ce que tu dis, mais c'est pour centrer la discussion sur le fait qu'il n'y a qu'une seule richesse, la richesse humaine. Un pays n'est pas riche parce qu'il a des mines, des terres fertiles ou des forêts, mais parce qu'il sait les exploiter correctement. En ce qui concerne le secret bancaire, il n'est pas si ancien que cela. Mais ça ne signifie pas que je sois d'accord avec. Quant à l'histoire, la Suisse s'est arrangée comme elle a pu pour rester en paix, pas toujours de façon très élégante, je te l'accorde. Pour finir, car ce n'est pas le sujet du thème, je crois que tu n'as pas une bonne idée de la Suisse, tu serais étonné si tu savais les industries, grandes et/ou de pointes qu'il y a ici. Evidemment qu'il y a d'excellents sytèmes de santé en France ou en Allemagne, ce n'était pas le sujet non plus, je racontais une anecdote qui m'arrive souvent quand je suis en Amérique centrale. Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Je n'ai effectivement pas une très bonne opinion de la suisse (en tant qu'état bien sur, je n'ai absolument aucun grief contre ses habitants). Au niveau politique, rester à l'écart de tout conflit c'est bien sauf quand on profite de ces conflits et de sa neutralité pour s'enrichir. de plus ce n'est un secret pour personne que les pays comme la suisse ou le luxembourg cautionnent certaines pratiques frauduleuses voire mafieuses. Cela dit il y a plein de saloperies qu'on peut malheureusement mettre au crédit (enfin au débit !) de la france.

ça n'a rien à voir avec la politique suisse mais pour être tout à fait franc et j'espère que tu ne te vexeras pas, les rares fois ou je suis allé en suisse (genève et lausanne) j'ai trouvé les villes chiantes, sans beaucoup d'animation, très propres, calmes et agréables mais sans vraiment d'ame. Il est fort possible que je n'ai ps vu les quartiers les plus intéressants mais c'ets l'imrpession que j'ai eue.
PH Philippe2003 Veteran ·
Il n'y a pas de quoi se vexer, d'autant plus que je suis double national, français et suisse.

Au niveau politique, en Suisse, car c'est là que je vis, je ne me reconnaît pas dans un système et un gouvernement totalement corrompus. Mais c'est le cas de très nombreux pays, si tu en connais qui ne le sont pas, indique-les-moi, merci. Je sais très bien aussi que cela n'est pas une jusification.

Comme le disait Nakata, les pays qui n'ont pas eu de colonies ont dû s'organiser pour investir et vivre de ce qu'ils produisaient. Comme la Suisse n'a pas eu de colonie et qu'il n'y a pas grand chose comme richesses physiques, il n'y avait pas beaucoup de solutions : banques, assurances et surtout transformer des produits importés pour les exporter. Que cela ait favorisé des pratiques frauduleuses et maffieuses, je suis tout à fait d'accord, d'autant plus que le type de gouvernement est complètement stable, voire inamovible. Mais si c'était si facile de gagner de l'argent avec des activités bancaires comme en Suisse ou au Luxembourg, tout le monde le ferait. Pourquoi n'est-ce pas le cas ?

En ce qui concerne la neutralité durant les guerres, la Suisse n'était pas dans une situation facile. Tu aurais préféré qu'il y ait la guerre là aussi ? Que sais-tu des profits tirés des guerres, as-tu lu des ouvrages de Ziegler ?

Ce n'est pas du tout que je désire défendre le système suisse, je suis partisan de le transformer (la corruption me fâche particulièrement). Je veux seulement dire que les affaires humaines sont complexes, ce n'est jamais tout noir ou tout blanc.

Si tu repasses une fois par Genève, tu me fais signe avant. OK ?

Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
NE Nelsonruz Regular ·
Quelques documents qui vous permettront de mieux appréhender les réformes de Chavez et les s raisons de soutien auprès de la population vénézuélienne (70% d'opinion favorable)!--

Vénézuéla La communication participative vendredi 24 juin 2005, par Romain Migus

Au coeur des tours de Caricuao, dans le sud-ouest de Caracas, une voix s’échappe de tous les transistors allumés dans cette zone : « Vous écoutez Radio Perola, 92.3 FM, la radio de la communauté ! »

Radio Perola est un des nombreux media communautaires que compte le Venezuela bolivarien. Créés par la communauté d’un quartier, pour la communauté, ils se veulent une alternative au système médiatique dominant. Les grands groupes médiatiques ont imposé au fil des décennies une représentation sociale de la réalité vénézuelienne qui tranche radicalement avec la vie quotidienne de la grande majorité du pays. De beaux modèles blancs apparaissent sur les écrans de télévision vantant les mérites de la société de consommation, et les émissions de radios diffusent les derniers tubes à la mode dans le monde occidental.

Ces media, qui représentent la partie du Venezuela dont les yeux et le cœur sont plus tournés vers le grand voisin du Nord que sur les problèmes nationaux, ont participé en tant qu’acteur politique à toutes les tentatives de déstabilisation du gouvernement bolivarien.

Si certains media communautaires ont une longue tradition d’émission, bien souvent dans la clandestinité, beaucoup d’entre eux sont nés ou se sont renforcés à la suite de ces manœuvres antidémocratiques de l’opposition vénézuélienne.

« Notre Radio a surgi d’une inquiétude. Une inquiétude par rapport au cercle médiatique commercial qui organisait une désinformation terrible ; non seulement contre le gouvernement mais aussi contre les communautés populaires dont nous faisons partie » nous explique Carlos, coordinateur de la Radio alternative Negro Primero, dont l’émetteur est installé sur les hauteurs de Sarria, dans le centre de Caracas.

Les media communautaires naquirent donc par la volonté du Peuple d’inventer un autre outil de communication, un moyen qui les représente tant par les sujets qu il traite que par les personnes chargées de réaliser ce travail. L’État a favorisé cet essor en ouvrant les canaux hertziens à ces nouveaux venus dans le paysage audiovisuel vénézuélien.

Fin mai 2005, le Venezuela bolivarien comptait plus de 120 organes alternatifs de presse et 472 télévisions ou radios communautaires dans tout le pays. Pour obtenir l’habilitation délivrée par la COmmission NAtionale des TELécommunications (CONATEL), les media audiovisuels doivent présenter un dossier composé autour d un dossier répondant à trois critères : un critère technique pour prouver leur capacité à émettre, un critère économique démontrant leurs recherches de financement pour être indépendant de l’État, et un critère social pour exposant leur projet pour la communauté où ils sont implantés et les liens que le medium entend tisser avec les organisations populaires.

Les media communautaires se sont regroupés au sein de l’Association Nationale des Media Communautaires, Alternatifs et Libres (ANMCLA) pour articuler le développement d’un système de communication alternatif, coordonner leurs actions, et faire face ensemble aux problèmes posés par les administrations.

Un media participatif

Plus qu’un simple outil de transmission, le medium communautaire est l’épicentre de communication de la communauté. C’est un outil pour se parler, pour échanger, pour informer au sujet des initiatives prises par les organisations de base.

Les comités de terres ou de santé, les cercles bolivarien ou les Unité de Bataille Endogènes, les enfants des écoles investissent ce lieu commun et s’emparent de la parole pour expliquer leurs actions, leurs projets, et inviter tout à chacun à s’impliquer davantage dans la transformation que vit chaque quartier populaire vénézuélien.

Carlos Carles, membre fondateur de la Radio Perola nous informe que « les personnes des différentes Missions, Barrio Adentro, Sucre, Ribas... ont une tranche horaire à la radio, pour expliquer comment ils fonctionnent, rappeler aux gens l’existence de ces missions et faire part des avancées réalisées. »

La radio est un espace participatif au sein duquel se recompose le tissu social de la communauté. Elaboré par des membres de la communauté, il sert les intérêts de celle-ci. Dans le local de Radio Perola, on s’active en vue de la prochaine campagne d obtention de papiers d identité, prélude nécessaire a l exercice d une pleine citoyenneté. Différentes émissions ont préparé les habitants à se munir de tous les papiers nécessaires en vue d’obtenir leur carte d’identité. Le local de la radio sera le siège de cette opération administrative.

Lieu de vie et d’échange, le medium communautaire s’inscrit dans la géographie du quartier comme l’émetteur de l’énergie populaire.

Devant un ordinateur de la Radio Negro Primero, Manuel, 12 ans paraît fort occupé. « Je viens après l’école, ou quand je n’ai pas cours. Je viens pour aider mon oncle, et des fois nous faisons des reportages dans la communauté. On en a fait un sur les droits des enfants la semaine dernière. J’apprends à utiliser tout le matériel de la radio, c’est vraiment super !! »

Les différents media communautaires ouvrent régulièrement leurs portes à tous les petits Manuel de leur communauté. Des tranches horaires sont réservées à des émissions réalisées par les enfants des écoles. L’objectif est à la fois d’enseigner les techniques d’enregistrement et d’élaboration aux enfants, mais aussi de leur apprendre à s’emparer de la parole en public et à échanger en permanence avec les autres résidents.

Une nouvelle forme de communication.

On a beaucoup entendu dire, dans les rangs de l’opposition, que les media communautaires, étaient des media chavistes aux ordres du gouvernement. En réalité, et pour éviter des querelles partisanes nuisibles à l’intérêt général, les participants aux media communautaires ne doivent appartenir à aucun parti politique ni à aucune Église. De même, ils ne peuvent occuper de haute fonction administrative. Aucun prosélytisme politique n’est accepté au sein de ces media.

Cette mise à distance de la politique et de la religion n’empêche pas l’inclusion du politique. Les problèmes du barrio sont traités au sein de la dynamique sociale de la communauté. Et si, bien souvent, les participants se déclarent en faveur du Président, c’est à titre individuel parce que le travail mené à la tête de l’État correspond au combat qu ils mènent dans leurs lieux de vie respectifs.

De manière générale, la communication est ici envisagée comme un échange. Échange d’idées, d’émotions, de projets, d’espérances, ... Cette nouvelle communication doit avoir un objectif social bénéfique pour la communauté. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de relayer des projets, les media doivent s’impliquer dans la réalisation pratique de la transformation sociale.

Les media communautaires ouvrent un formidable espace communicationnel à l’intérieur duquel un autre monde est en cours de réalisation.

Romain MIGUS

Le poumon de l’ alternative économico-social samedi 18 juin 2005, par Romain Migus

Bien avant l ouverture du Nucleo de Desarrollo Endogeno, situé à Gramoven, une longue file d attente se forme devant la porte. Meres de familles, ouvriers des coopératives, étudiants, sans-emploi, ... attendent que les portes s ouvrent sur les nombreux projets sociaux que comptent cet espace.

Implanté sur les collines de Catia, barrio populaire de Caracas, le Nucleo de Desarollo Endogeno Fabricio Ojeda a une histoire récente.

Cet espace industriel était auparavant une propriété de PDVSA abandonnée depuis 12 ans. Fin 2003, le Président Chávez proposa de remplacer ces installations vacantes par un Nucleo de Desarollo Endogeno, fer de lance d une économie solidaire et d un développement durable.

http://cbparis.free.fr/spip/article.php3?id_article=7--

Loin de Caracas, les avancées de la réforme agraire

Terres promises du Venezuela

http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/LEMOINE/10634?var_recherche=chavez

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Vers la poursuite des réformes sociales

Fête démocratique au Venezuela

http://www.monde-diplomatique.fr/2004/09/DUPRET/11430?var_recherche=chavez

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Venezuela - Prévention & solidarité, des remèdes pour démocratiser la santé

Une maison rustique, à moitié finie au milieu de la colline. Un drap sépare le cabinet de consultation de la salle d’attente. Celui qui arrive doit rarement s’identifier. « Comment allez-vous Mr. Antonio, votre tension a baissé ? », dit l’infirmière vénézuélienne Carlota Núñez, 53 ans. Antonio entre, et peu à peu des habitants du quartier « Las Terrazas d’Oropeza Castillo », du municipe de Sucre, à Caracas, se déplacent dans la salle d’attente improvisée.

http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1150--

ENTRETIEN AVEC BLANCA EEKHOUT, DIRECTRICE DE VIVE TV Télévisions communautaires au Venezuela

par Justin Podur 11 octobre 2004

Un élément clé du processus vénézuélien a toujours été la communication et, en particulier, la télévision. Tandis que le rôle joué par la chaîne d’État, le Canal 8, dans l’échec renversement du coup d’état militaire d’avril 2002 est connu en dehors du Venezuela, et ce largement, grâce au vidéo documentaire « La Révolution ne sera pas télévisée » http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1139--

Venezuela’s Hugo Chávez

http://www.coha.org/NEW_PRESS_RELEASES/New_Press_Releases_2005/05.62_The_Not_So_Odd_Couple_Venezulas_Hugo_Chavez_and_Cubas_Fidel_Castro.htm--

Le prisme médiatique vénézuélien

Cette fois-ci, ça y est : le « dictateur rouge-brun », le « populiste messianique », « l’autocrate militaire » [1] vénézuélien dévoile son jeu ! Dans les milieux de l’opposition et ses relais traditionnels à l’étranger, on en est sûr : la « loi de responsabilité sociale à la radio et télévision » que le gouvernement Chávez vient de faire voter [2] apporte la preuve irréfutable du caractère « autoritaire » [3] de son régime.

Concentration de la propriété des médias, qualité déplorable des programmes, presse partisane en lien direct avec les forces politiques, réglementation obsolète, le Venezuela est un prisme qui nous éclaire aussi sur les situations française et plus généralement, européenne. Retour sur une loi et son contexte.

http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1408--

Chavez et la pétro-diplomatie bolivariennepar Pascale Bonnefoy 2 juin 2005 Le président du Venezuela était dans son élément à Brasilia durant le premier sommet de la Ligue arabe et de la Communauté sud-américaine des nations, servant de charnière entre deux mondes qui se rencontrent rarement, et sur lesquels il a basé sa politique extérieure : celui de l’intégration latino-américaine, son rêve bolivarien, et celui du pétrole, pilier de l’économie vénézuélienne et de sa propre diplomatie. http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1389
PH Philippe2003 Veteran ·
Merci pour toutes ces informations,

Il y a longtemps que j'ai l'Amérique latine dans le sang et tout ce que tu racontes ressemble furieusement à ce qui s'est passé au Guatemala en 1954, au Nicaragua sous le régime sandiniste, au Chili en avant 1973, au Brésil avant 1964, etc., la liste est très longue. A chaque fois, les médias locaux pro-oligarchie et les économiquement puissants pro-Etats-Unis agissent de la même manière pour déstabiliser le gouvernement. Ils sont appuyés, conseillés par les mêmes forces aux Etats-Unis, CIA, NSA, ainsi que divers organismes privés financés par le budget comme USAID ou d'autres ainsi que des fonds de pension, le tout guidé par des think tanks bien connues.

Je ne suis donc pas étonné de ce que tu racontes, c'est du contraire que je serais surpris.

Sachant ainsi comment agissent les réactionnaires locaux et comment se profilent les aides de toutes sortes de la part des Etats-Unis, pourquoi les sandinistes, les bolivariens, etc., continuent-ils à agir d'une manière conforme aux pratiques étasuniennes ? Je ne comprends pas bien.

Chavez a un seul atout, le pétrole, sinon il se serait fait déjà sacrément "ennuyer" par un embargo et plusieurs tentatives de coups d'Etat.

Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
NE Nelsonruz Regular ·
Tu sais le pétrole ne fait pas tout.....Et puis l'opposition reçoit des fonds de Washington.....via la NED....
PH Philippe2003 Veteran ·
Salut, Comme je te le disais, cette maniere de proceder n'est pas nouvelle. Les EEUU ont regulierement procede ainsi avec tous les gouvernements latinos qui ne leurs convenaient pas. Il n'y a rien de nouveau. Alors pour quoi les "revolutionnaires latinos n'en tiennent-ils pas compte? Comme quoi tu as raison, le petrole n'est pas tout. Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
LU Luziache Regular ·
Le mondialisme, qui est un fantasme plus encore qu'une utopie, amènera le malheur.

Il ne survivra pas au XXIème siècle.

En soi, le mondialisme est la disparition des nations. Appliquons donc les conséquences.

Dans le modèle mondialiste libéral, une ultra minorité de gens s'enrichissent. C'est le modèle 1% de riches, 99% de pauvres. Dans le modèle mondialiste socialiste, tout le monde devient pauvre. C'est le 100% niveau de vie du Tiers-Monde. Voilà pourquoi nous devons être contre le mondialisme sous tous ses aspects.
PH Philippe2003 Veteran ·
Salut Luziache, Je ne suis pas d'accord avec toi. Il me semble que tu confonds 2 choses, la globalisation et la mondialisation. Le terme de mondialisation est apparu "officiellement" en 1802. Il signifie qu'une grande partie des êtres humains sont reliés, qu'ils sont interdépendants, qu'ils peuvent communiquer, se comprendre, échanger. MacLuhan parlera du village mondial. Quand tu te connectes sur VoyageForum, tu es dans la mondialisation. Je ne pense pas que cela apporte du malheur. Par contre, la globalisation, c'est l'échange de marchandises et le fait que l'économie devienne prédominante avec comme conséquence que celle du pays le plus puissant puisse imposer sa volonté et son modèle politique aux autres. Ce modèle est celui du laisser-faire économique et c'est cela qui crée 1% de riches et 99% de pauvres. Il y a d'autres conséquences négatives, comme le fait que je puisse manger des pommes en mars qui proviennent du Chili ou de Nouvelle-Zélande, ou que je puisse trouver de l'eau d'Evian au Nicaragua (je viens de le voir lundi 25 juillet) avec tout le pétrole brûlé que cela implique. Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
LU Luziache Regular ·
je te réponds en MP !

Mondialisation = Globalisation !

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