Enjoy Jordan: 3 semaines inoubliables
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PH
Je vais me lancer dans un énième carnet sur cette fabuleuse destination. Je ne prétends pas égaler le style humoristique de certaines ou certains (ils se reconnaîtront !). Je vais juste essayer de vous faire vivre ou revivre quelques-uns de nos beaux souvenirs en ces temps où l'on ne sait plus vraiment quand nous pourrons refaire nos bagages et pour quelle destination. Allez c'est parti, embarquement immédiat ! Mi-octobre 2019, mon épouse et moi sommes revenus d'un beau voyage de 3 semaines en Jordanie et 3,5 jours à Jérusalem. Mais pourquoi 3 semaines dans un aussi petit pays où la plupart des touristes en 'font le tour' en 8/10 jours ? Parce que... C'est la meilleure réponse... Surtout parce que nous le pouvons (pas de vacances en juillet/août) et que nous aimons prendre notre temps, visiter des sites moins connus, faire des activités parfois surprenante à nos âges. Nous avons parcouru la Jordanie de Madaba et des rives de la Mer Morte à Jerash en passant par les châteaux du désert, de Jerash à Dana en passant par Kerak, de Dana au sublime Wadi Rum en passant par la merveilleuse Petra. Pour terminer, je vous proposerai de flâner dans la vieille ville d'Aman. Et au bout du bout, je pourrai éventuellement vous raconter nos derniers jours de ce périple passés à Jérusalem. Etape 1 : Madaba



L’objectif de cette étape était de visiter tranquillement la ville et de voir les nombreuses mosaïques sur ses différents sites. Mais aussi de passer une journée au bord de la Mer Morte (objectif : repos dans un cadre sympa), de visiter quelques sites, villes ou villages tout autour et d’aller tenter le canyoning dans le wadi Mujib, nous qui n’avons jamais fait de canyoning ! Etape 2 : Jerash



Etape à 100% culturelle avec au programme les châteaux du désert (petit détour pour relier Madaba à Jerash), les sites romains de Jerash, Um Qais et Pella, mais aussi le château médiéval d’Ajlun. Etape 3 : Kerak par la route du roi.



Nous ne passerons qu’une nuit à Kerak. Une demi-journée pour visiter le château, c’est très largement suffisant (même pour nous !) et donc cela va nous laisser du temps pour aller se balader dans des wadis faciles d’accès. Etape 4 : Dana



Ici aussi nous ne passerons qu’une nuit alors qu’au départ j’envisageai de passer plusieurs jours dans la réserve. Cela a été a priori un bon choix car si les randonnées y sont probablement très belles, Justine aurait eu beaucoup de mal compte-tenu du dénivelé. Et puis derrière, il y a Pétra et le trek dans le Wadi Rum. Il fallait donc se garder un peu d’énergie. Etape 5 : Pétra



Que dire de cette étape ? Mon projet est de visiter le site en 4 journées complètes sans savoir si on pourra y rentrer 4 jours avec un Jordan Pass de 3 jours à Pétra. Si pas possible, on improvisera ! Etape 6 : Wadi Rum



Nous allons y fêter notre anniversaire de mariage. Un trek de 3 jours, des camps itinérants et les nuits à la belle étoile. Et le jour de note anniversaire, le survol du désert au lever du soleil en montgolfière… projet sympa non ? Mais chut, c'est une surprise pour mon épouse ! Etape 7 : Amman



Dernière étape en Jordanie avant de traverser la frontière et terminer notre voyage à Jérusalem Etape 8 : Jérusalem



On ne présente plus cette destination : la vieille ville avec ses souks et les 4 quartiers (arabe, juif, chrétien et arménien), le Mont des Oliviers, le Mur des Lamentations, l’Esplanade des Mosquées. Mais aussi le mémorial de la Shoah.
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MV Mvbergen Globetrotter ·
Consacrer assez de temps à une destination telle que la Jordanie n'est que justice. Un voyage n'est pas une course.

Michel
PH Phil31600 Regular ·
C'est certain... et j'y serai même resté plus longtemps ... Ph.
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MV Mvbergen Globetrotter ·
J'y suis resté 25 jours sans incursion en Israel et ce n'est pas de trop. Toujours très surprenant ces durées si courtes avec des itinéraires dantesques.

Michel
MA Masterpo Globetrotter ·
Consacrer assez de temps à une destination telle que la Jordanie n'est que justice.

Quand je suis allé en Jordanie, cela a été dans l'urgence, puisque c'était en mars 2011 et que je devais aller au Japon. À la recherche d'une destination de remplacement, j'avais pensé à Petra et prévu 12 jours en Jordanie, une semaine avant le départ, sans avoir consulté le moindre guide.

C'est une fois arrivé sur place que j'ai constaté mon erreur. À part Petra, qui était quand même le but du voyage, j'avais dû me contenter d'étapes courtes, et faire l'impasse sur des sites comme Dana et Ajlun, ou des villes comme Salt ou Irbid.

Y retourner a toujours été dans mes intentions, mais bon, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Surtout en ce moment.
MA Masterpo Globetrotter ·
Mais chut, c'est une surprise pour mon épouse !

Promis, on ne dira rien.

Dans le sommaire, je ne vois rien sur le nord de la Jordanie, au delà de Jerash. Pas d'incursion, même petite, du côté d'Irbid ?
PH Phil31600 Regular ·
Um Qais est vers la frontière syrienne à côté du lac de Tiberiade. Ce site est d'ailleurs un de nos coups de coeur. Ça c'est pour le Nord... Salt fait partie de nos balades 'autour' de Madaba. Mais cette journée à Salt et environs... à suivre. Petite journée de galère et soucis de carrosserie....
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MA Masterpo Globetrotter ·
Um Qais est vers la frontière syrienne à côté du lac de Tiberiade.

Au temps pour moi, je voyais ça beaucoup plus bas.

à suivre

OK
PH Phil31600 Regular ·
Etape 1 : Madaba – Du 27 septembre au 02 octobre 1er jour Arrivés à l’aéroport d’Amman vers minuit, je croyais y être attendu par le loueur de voiture… perdu ! Je croyais que l’abonnement téléphonique de Justine permettrait de le contacter… perdu ! Et comme moi je voyage sans téléphone…. De me voir errer dans le hall des arrivées de l’aéroport, un jordanien m’a abordé et demandé ce que je cherchais. Je lui ai expliqué la situation (tant bien que mal dans mon imperfect english) et spontanément il a appelé le loueur et fixé avec lui le point de rendez-vous. 15 minutes plus tard, le loueur nous récupérait et nous conduisait à son agence. Tour rapide de la voiture qui a bien vécu, et nous voilà en route pour Madaba à plus d’une heure du matin. Partout j’avais lu qu’il était déconseillé de conduire de nuit en Jordanie, là on commence fort ! D’autant plus que notre ami Maps.me nous jouera quelques tours et que nous tournerons longtemps dans Madaba avant de trouver enfin l’entrée du parking de notre hôtel dans la cour de l’église Saint Georges. Vers 5h00, le muezzin a décidé de nous souhaiter la bienvenue. Et par politesse, de crainte que nous ne l'ayons pas bien entendu, il a recommencé 20mn plus tard. Et pour ne pas être en reste, les cloches de l'église St Georges (le parking de l'hôtel est dans la cour de l'église ) se sont mises à sonner vers 6h00. Bon là c'est sûr on y est dans ce pays où musulmans et chrétiens (20% de la population ) cohabitent en paix. Nous y visiterons bien évidemment l’église Saint Georges qui abrite la célèbre carte de Madaba (une mosaïque du VIème siècle représentant une carte de la Terre Sainte et de Jérusalem), le parc archéologique, l’église Saint-Jean-Baptiste (bien évidemment je monterai en haut de son clocher pour bénéficier de la magnifique vue sur la ville) et en fin de journée l’église des Apôtres où nous serons les derniers visiteurs avant fermeture et où le gardien arrosera les mosaïques pour faire ressortir leurs magnifiques couleurs.







2eme jour Le muezzin a de nouveau 'sonné' le rappel très tôt ce matin. Il va falloir s'y faire ! Cette deuxième journée est essentiellement placée sous le signe du repos. En route pour les bords de la Mer Morte, nous ferons toutefois, en passant, un arrêt au mont Nebo. Le mont Nébo culmine à 817 mètres. De ce site on bénéficie d’un superbe panorama sur la mer Morte et les collines de Judée.



La visite terminée, nous reprenons notre inconfortable carrosse et après une belle descente nous accédons au point le plus bas sur la planète (-400 mètres environ) où se trouvent les plages de la mer Morte. Pour cette journée de repos, j’ai choisi le confort et sacrifié un peu de notre budget. Nous passerons donc cette journée de détente dans un bel hôtel qui propose un day pass (accès à la plage, aux piscines, fourniture des serviettes de plage, des bouteilles d’eau rafraîchissantes et de voucher pour le repas de midi (buffet). Conseil : les days pass sont plus chers en week-end que sur semaine. Le week-end ici, c’est vendredi et samedi. C’est pour cela aussi que nous y sommes allés un dimanche. Moins de monde et moins cher ! Très belle journée. Incroyable sensation qu’offre une baignade dans les eaux salées de la Mer Morte. Tellement salée que l’eau y est comme poisseuse. Et cela devrait encore augmenter compte-tenu de l’évaporation et de la baisse dramatique du niveau de l’eau qui de ce fait augmente la densité en sel… Le niveau de l’eau a tellement baissé que certains hôtels qui étaient en bord de mer proposent maintenant des navettes à leurs clients pour accéder aux plages. J’ai bien sûr essayé le bain de boue. Etrange sensation que de se badigeonner de boue… Bon, pour être franc, cela ne m'a quand même pas permis de retrouver ma peau de bébé !



Nous avons ensuite bien profité des transats et des piscines. Mais, pour moi, une journée comme cela, ça suffit ! Retour en fin de journée à Madaba. Arrêt juste avant le Mont Nébo pour profiter du coucher de soleil sur la Mer Morte.





Et comme de bien entendu, pour la deuxième journée où je conduisais en Jordanie, nous sommes rentrés de nuit. Et là, nous nous sommes aperçus que le 1er soir, j’avais pris à contre-sens une rue à sens unique pour rentrer dans le parking de l’hôtel. J’ai donc dû faire une jolie marche arrière en plein centre-ville. Quelques jours plus tard je me ferai cette réflexion : alors qu’ici le clignotant est une option probablement très chère sur les voitures et le klaxon greffé dans la main des conducteurs, je ne me suis fait ni klaxonner, ni chambrer pendant ma marche-arrière et manœuvre pour prendre une rue perpendiculaire... dans le bon sens… Soirée tranquille où nous mangerons sur la terrasse de notre hôtel/pension/auberge de jeunesse.



Demain sera un autre jour avec au programme le wadi Mujib, une balade sur les bords de la Mer Morte et le château de Macheronte. Mais ça, c'est demain !

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AL Alexval2 Veteran ·
Ah contente que tu aies démarré ce carnet ! Surtout que disposant de plus de temps tu as fait des visites que j'ai loupées...Je vois que tu as apprécié le double appel du muezzin du matin 😄 .Personnellement ça a rythmé mon séjour...mais c'est super beau quand même!
MV Mvbergen Globetrotter ·
Y échappé était possible à Shobak, au camping, situé sur la route du château, en dehors de la localité, pour le reste, cela me semble quasi impossible...

Michel
PH Phil31600 Regular ·
Le premier matin, même si on n'avait pas beaucoup dormi, quand le muezzin a démarré son appel, on s'est dit "ça y est, nous sommes en vacances et le voyage commence vraiment !". Pour la suite du voyage on y a plutôt échappé, ou l'appel se faisait plus lointain car nos hébergements étaient assez éloignés des mosquées. Sauf à Amman où les muezzins semblaient se répondre les uns aux autres. Ph.
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MV Mvbergen Globetrotter ·
Vous avez eu de la chance car question sono, ils ne sont pas des "peintres"...

Michel
PH Phil31600 Regular ·
Madaba et alentours 3eme jour : Wadi Mujib, Mer Morte et château de Macheronte

Le programme de notre 3eme journée sera en partie 'sportif''. Canyoning pour commencer dans le Wadi Mudjib puis balade des rives de la mer morte jusqu'au château de Macheronte. Justine angoissait beaucoup à l'idée de faire du canyoning. Il faut dire que notre voyage en Colombie l'an dernier s'était mal terminé avec une lourde chute dans une tombe précolombienne (site de Tierradentro pour ceux qui connaissent ) et 3 côtes cassées. Alors depuis, elle n'a plus trop confiance en elle pour des activités qui pour nous sortent de l'ordinaire.



Ici l'avantage c'est que le parcours est libre. On s'arrête quand on veut et il suffit de faire demi tour. C'est d'ailleurs ce que nous ferons quand, face à un obstacle un peu plus difficile que les autres (rocher humide à escalader avec l'aide d'une corde et de barreaux métalliques scellés dans le rocher). Nous étions près du but (une cascade), mais bon inutile de prendre des risques. Je l'ai laissée devant l'obstacle pour aller un peu plus loin, mais je n'ai pas voulu la laisser seule trop longtemps alors j'ai vite rebroussé chemin.



En un peu plus de 2 heures nous avions fait notre aller/retour. Satisfaits de l'avoir fait et moi très content et étonné que nous ayons pu aller si loin (compte tenu des craintes de Justine au départ et de ses appréhensions). Une fois changés, nous traversons juste la route pour accéder au belvédère. Une fois garés, nous descendons au bord de l’eau. Mais que c’est sale ! Les gens qui viennent se baigner par ici apportent leurs bouteilles d’eau pour se rincer en sortant, et les laissent sur place une fois vidée. C’est dommage !





Mais que c’est beau quand on ne regarde pas de ce côté-là. Le sel forme des perles sur les galets, les bouts de bois échoués. Au bord de l'eau, pas de mouche ! Mais de retour à la voiture, si nous avions eu l'envie de pique-niquer sur place, notre envie a été vite abandonnée. Aussi je décide de reprendre la route en direction du Dead Sea Panoramic Complex qui se trouve sur la route de Macheronte.



De là haut (entrée payante…), le point de vue est magnifique. Nous déjeunons au restaurant du site. Un peu cher mais très bon et la salle est très agréable. Le point de vue vraiment exceptionnel. Avant de repartir nous faisons un tour dans les jardins, profitons une dernière fois du sublime point de vue, visitons le petit musée (plusieurs panneaux présentent notamment l’accueil en Jordanie des chrétiens irakiens) et reprenons la route pour le petit village de Macheronte.



Le site où se trouve le château est tout au bout du village. Nous y arriverons vers 16h15. Officiellement il est fermé à 17h00. Officiellement…. car nous trouverons les grilles fermées. Dommage ! Nous ne pourrons pas profiter du panorama sur la Mer Morte et la Cisjordanie (et je ne suis pas sûr que Justine regrette vraiment de ne pas avoir à monter en haut de la colline où se trouvent les ruines de la forteresse !). Dans le village tout est également fermé. Du coup, nous ne pourrons pas voir non plus le centre de tissage de Bani Hamida (nomades Bédouins sédentarisés). Ici les femmes de la tribu sont réputées pour réaliser de magnifiques pièces uniques : tapis, kilims, coussins, sacs. Raté ! Bref, demi-tour et retour à Madaba. Nous nous rattraperons demain car j'ai prévu d'aller visiter la coopérative artisanale d'Iraq Al Amir et de passer le reste de la journée dans la ville d'Al Salt. 4eme jour : Iraq Al Amir, Al Salt et ... Ce matin, comme hier nous nous levons tôt (il faut dire que le muezzin nous aide bien pour un réveil aux aurores !). Au programme du jour, la visite du village d’Iraq al Amir, de sa coopérative artisanale gérée par des femmes, et de la ville d’Al Salt pour ses ruelles et vieilles maisons ottomanes. Bon ça, c’était le prévisionnel !... car comme vous commencez à le comprendre, pour ce début de notre voyage tout ne se passe pas vraiment (et vraiment pas !) comme prévu ! C’était en effet sans compter sur les « bons » conseils de notre ami Maps.me et des raccourcis incontrôlés proposés par le GPS (car comble du luxe nous avions à la fois un petit GPS local et Maps.me sur ma tablette). Le début du trajet se passe bien (trop bien ?) et comme prévu on passe par les faubourgs d’Amman. Mais cela ne dure pas ! Nous nous retrouvons très vite sur des pistes. Un jordanien croisé sur le bord d’une d'elles nous conseille alors de faire demi-tour et de repasser par Amman. Nous suivons ses conseils. Après avoir repris le ‘périphérique’ d’Amman, nous prenons une autre route qui semble plus conforme à mes attentes puisque j’avais lu que des minibus allaient jusqu’à ce village. Mais malheureusement, nous buterons encore sur la fin de la route goudronnée et le début d'une piste caillouteuse de montagne plutôt défoncée avec même un poteau électrique en plein milieu. Nous aurions un 4x4, ou un SUV, peut-être aurais-je tenté de passer. Mais là, avec notre citadine basse de caisse, je finis par renoncer, bien déçu car j’aurais bien aimé voir ces ateliers artisanaux et cette coopérative ! Et Justine donc ! Bon quand on n’est pas doué ! Pas la peine d’insister ! Fort déçus nous renonçons. Mais bon il fait beau, nous sommes en vacances et hors mis mon mal de dos (voiture inconfortable !), tout va bien ! On se moque de nous-même et de notre incapacité à trouver la bonne route ! Nous décidons alors de partir déjeuner à Al Salt.



Nous arrivons assez rapidement. Les distances ici sont courtes. Garés le long de la rue principale, nous déjeunons dans un restaurant local déniché sur le guide du routard, face au parking central (en plein travaux).



Puis nous partons à la découverte de cette ville et à la recherche des anciennes maisons ottomanes. Al-Salt est une très ancienne cité qui constituait la zone d’implantation la plus importante entre la vallée du Jourdain et le désert oriental. Les romains, byzantins et mamelouks ont tous contribué à sa croissance. Nous ferons un petit tour dans la vieille ville et explorerons quelques-unes de ses étroites ruelles. Nous visiterons le musée local installé dans une vieille bâtisse. Super accueil de la jeune femme à l'entrée et visite intéressante de cette vieille maison ottomane..





Pour rentrer à Madaba, nous prenons la direction du Jourdain. Notre ami Maps.me nous jouera encore quelques tours (c’est la journée !) et passerons par de petites routes au milieu de plantations (bananiers). Arrivés près du site de Béthanie, nous ne résisterons pas à la tentation d’aller voir cet endroit de plus près. A l’entrée, le gardien nous signale que compte-tenu de l’heure et du peu de monde, plusieurs sites sont fermés mais que le prix d’entrée (prohibitif selon nous) est inchangé. Nous décidons, au milieu des mouches très présentes, de faire demi-tour. Et là je m’aperçois que nous sommes en train de perdre le pare-choc avant de notre voiture. La petite vis qui retenait tout le côté droit (réparation rudimentaire camouflée que je n'avais pas vue) n’a probablement pas résisté aux chemins caillouteux et aux cahots de la matinée. J'arrive tant bien que mal à la revisser et réemboiter la partie centrale du pare-choc, histoire que cela tienne au moins jusqu'à Madaba. Nous rentrons déçus de cette journée et pour ma part assez inquiet pour la suite du voyage avec cette voiture déglinguée et dans laquelle je ne suis pas bien.

Sitôt arrivés, je décide donc de contacter le loueur pour lui dire que nous passerons le lendemain changer notre voiture car nous ne devrions pas passer très loin de leur agence près de l'aéroport pour notre étape suivante. Pas de réponse, message laissé sur leur site internet. Demain sera un autre jour ! Nous changerons donc de voiture, visiterons des châteaux du désert, dégusterons un mansaf et rejoindrons Jerash. Mais encore une fois, tout ne s'est pas tout à fait déroulé comme on le pensait !
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PH Phil31600 Regular ·
Etape 2 - Les châteaux du désert, Jerash et autres sites (nord et ouest) 5eme jour : ce matin, de bonne heure, nous prenons la direction de l’aéroport et de l’agence de location de la voiture. Explications, démonstration et échange de véhicule sans difficulté. Nous héritons d’un même modèle plus récent. Et même si celui-ci a bien vécu, il est plus confortable. Fini le mal de dos ! Le loueur s'est excusé pour le souci rencontré et de nous donner une voiture aussi sale (a priori il n'avait pas vu mon message et n'avait donc pas préparé de voiture de remplacement). Nous obtiendrons même un petit dédommagement pour le reste d'essence dans le réservoir de notre voiture (car chez ce loueur les locations se font avec le réservoir vide). Mais l'important est de repartir avec une voiture en meilleur état. Nous reprenons donc la route assez rapidement, cap à l’est, en direction des châteaux du désert.

Au programme de la journée, des châteaux « classiques » et d’autres, si possible, un peu moins : Qasr El Kharana (ou Haraneh), Qasr Amra et Qasr Azraq. Ils furent bâtis par les califes omeyyades vers les 7ème et 8ème siècles.

Qasr al-Kharana, construit sous le règne du calife Al-Walid Ier. Il impressionne par son aspect extérieur, pratiquement neuf. Sa fonction exacte reste encore imprécise. L’intérieur est un labyrinthe de belles salles voûtées sans décoration. Il montre un système de défense alors que la disposition intérieure évoque davantage un relais caravanier. Qasr Amra,

classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a été commandé par le calife Walid 1er à l’époque omeyyade. C’est une visite incontournable tant ses étonnantes et osées fresques murales datant de plus de 1200 ans sont remarquablement conservées. Elles sont uniques dans l’histoire de l’art islamique. Son hammam est également un petit chef d’œuvre.



Les peintures sont en train d'être restaurées. Le couple de restaurateurs (a priori italiens) nous fera bien rire quand l'un deux fera semblant d'envoyer une belle araignée sur sa collègue...).

Qasr Azraq, cette forteresse a été construite en basalte noir. Le site était occupé depuis longtemps car il se situe sur une source d’eau, l’une des rares dans la région. Les Nabatéens, romains, byzantins, plusieurs dynasties arabes et enfin les ottomans s'y sont succédés. Ce fut aussi le quartier général de Lawrence d’Arabie avant de lancer l’offensive victorieuse sur Damas en 1918. C’est le moins intéressant des châteaux visités au cours de la matinée. Il comporte quand même quelques particularités architecturales. A l’entrée du site, un guide, après nous avoir demandé d’où nous venions, nous proposera ses services que nous refuserons gentiment. Il nous demandera ensuite si nous avons le Jordan Pass et ajoutera pour tout commentaire : « les français ont toujours le Jordan Pass ». Il dira ensuite au gardien de nous laisser passer puisque nous avions le Sésame (que nous n’avons même pas dû présenter). La visite terminée, nous partons à la recherche d’un restaurant. Ce n’est pas ce qui manque ici, peut-être est-ce dû à la présence de la base militaire installée à quelques encablures. La particularité de la plupart d’entre eux, c’est le petit enclos sous la fenêtre des cuisines où l’on peut voir un ou deux moutons…. Et quasi au-dessus de leur tête, leur congénère en train de rôtir. Bon nous n’irons pas dans un de ces restaurants. Nous avions repéré une adresse dans notre guide et la testons. C’est ici, sans aucun couvert, sur une feuille de plastique en guise de nappe, que nous dégusterons le meilleur mansaf de toutes nos vacances.



Le ventre plein de mouton, riz aux amandes arrosé d’une sauce au lait caillé de brebis et graisse, nous reprenons la route en direction de Jerash, notre prochaine étape. Le propriétaire nous fera cadeau des très bonnes galettes de pain que nous n'avons pas mangées et nous les emballera dans du papier alu. Sur la route de Jerash nous pourrons faire un petit détour pour aller visiter un autre château, le qasr el Hallabat. A la sortie d’Azraq l’autoroute longe une base aérienne et puis un peu plus loin l’immense camp de réfugiés syriens de Zarqa installé dans le désert. Des tentes à perte de vue. Il s’agit d’un des plus grands camps de réfugiés au monde accueillant plus de 80 000 personnes. Un peu après l’entrée gardée par des militaires, nous verrons une queue de camions citerne attendant de remplir leur cuve à un puits pour amener de l’eau dans le camp. Et puis à quelques kilomètres du camp, c’est la crevaison sur cette autoroute du désert. Fort heureusement la roue de secours semble en assez bon état, au moins pour rejoindre Jerash. Petit moment d’angoisse mais finalement, ce changement de roue sera assez rapide (pour moi en tout cas ! Rien à voir avec les performances des équipes de mécanos sur les circuits automobiles !). Au moment où je remballais la roue crevée, le cric et la manivelle, un jordanien au volant d’un beau pick-up s’est arrêté gentiment pour proposer son aide. Trop tard mais sympa quand même ! Exemple de solidarité bédouine ! Nous avons donc pu reprendre la route mais moyennement confiant sur la qualité de la roue de secours, j'ai très vite renoncé à partir à la recherche du qasr al Hallabat. Info (quand même) sur ce château : construit par les Romains sous le règne de l'empereur Caracalla, il est situé sur la voie romaine Via Nova Traiana qui reliait Damas à Aqaba en passant par Pétra et Amman. Il a été occupé par les Nabatéens puis transformé en monastère par les Byzantins. Ils utilisèrent alors des blocs de basalte pour l’agrandir. Au VIIIe siècle, sous le règne d’Al-Walīd II, les Omeyyades l'ont transformé en un bâtiment de trois étages et quatre tours. Ce château permet également de voir des mosaïques sur le sol d'une pièce, les autres ayant été soit déplacées vers le musée, soit détruites ou vandalisées. Quelques restes de décorations des murs sont a priori encore visibles. Tant pis pour la visite. J'ai décidé et convaincu Justine de rejoindre Jerash plus rapidement que prévu pour nous installer dans notre appartement, et essayer de faire réparer notre roue dans la soirée. Nous arriverons à proximité de l’appartement en fin d’après-midi. Je m’arrête devant une cabane d’un petit marchand de boissons et sucreries et lui demande de m’aider à trouver l’appartement. Incompréhension car il ne parle pas anglais. Il va chercher de l’aide auprès des jeunes marchands autour de lui mais aucun ne parle anglais. Nous essayons avec le traducteur Google, sans trop bien y arriver. Puis nous leur montrons la localisation avec Maps.me, et là, déclic. Nous sommes en fait juste au-dessous de la maison, perchée sur la colline… Du coup le jeune marchand nous accompagne, frappe et entre dans la maison et finalement c’est le fils du propriétaire qui nous accueille. Une fois installés, je lui explique que nous avons crevé et qu’il faudrait qu’il m’aide à trouver un réparateur. Sitôt compris, sitôt fait puisqu’il y a un réparateur juste à côté de notre petit marchand de boissons en contrebas de la maison. Toujours un jeune. Il regarde ma roue crevée et me dis qu’il ne peut pas le réparer (enfin il le dit au fils du propriétaire qui traduit). Pas grave, 20 mètres au-dessus, il y a un autre « garage » spécialisé dans les pneus neufs. Choix du pneu (ce sera un pneu turc), négociation du prix par le fils du propriétaire et paiement (32 dinars, soit environ 40 euros). Nous finirons la journée en ville pour acheter de quoi manger car nous pourrons préparer nos repas dans la cuisine de l'appartement.

Programme de la journée de demain : visite du fabuleux site romain de Jerash et de la forteresse médiévale d'Ajlun construite au XIIème siècle par le neveu de Saladin à la lisière du Jourdain.
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MA Masterpo Globetrotter ·
Au programme de la journée, des châteaux « classiques » et d’autres, si possible, un peu moins : Qasr El Kharana (ou Haraneh), Qasr Amra et Qasr Azraq.

En fait, les trois sont complètement différents. Et donc complémentaires. Le prix de ces châteaux était, de mémoire, d'un dinar.Pour les 3. Ça allait...

Le couple de restaurateurs (a priori italiens)

En tout cas, en 2011, ils l'étaient, italiens.
PH Phil31600 Regular ·
Oui, en effet les 3 châteaux sont différents et se complètent bien. J'avais prévu, lors de ma préparation d'y ajouter le Qsar El Mushatta, situé près de l'aéroport (le 1er que nous aurions dû visiter) et pour terminer la journée le qsar al Hallabat. Les circonstances en ont fait autrement. Une autre fois peut-être si nous retournons un jour en Jordanie.

En tout cas, en 2011, ils l'étaient, italiens. Ce que je peux dire c'est qu'il leur reste encore beaucoup de travail de restauration ! Mais ces peintures sont étonnantes et magnifiques !

Pour le prix des visites, tout est inclus aujourd'hui dans le Jordan Pass : 40 sites ou musées sont inclus, mais attention durée limitée à 2 semaines à partir de la date du 1er tampon sur le papier du 1er site visité. Quand contrôle il y a , car souvent il suffisait de dire que nous avions le Jordan Pass et on nous laissait entrer sans même le présenter.
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PH Phil31600 Regular ·
Etape 2 : Jerash, Ajlun et autres sites romains Les deux journées à venir seront placées sous le signe de l'Empire romain et du Moyen-Âge. 6eme Jour : Jerash et la forteresse d'Ajlun

2,5 semaines après notre retour à la maison, un attentat au couteau se produira sur ce site. 8 blessés dont 2 graves seront à déplorer parmi des touristes et des guides jordaniens. L’agresseur est un jeune réfugié palestinien issu d’un camp à proximité de la ville. En France cet événement passera inaperçu car très peu relayé dans la presse (écrite, radio ou TV). A noter que c'et le premier attentat en Jordanie depuis celui de 2013 à Kerak. Jerash, l’ancienne Gerasa, est l’une des cités romaines les mieux conservées du Moyen-Orient. Elle resta endormie sous les sables jusqu’en 1920, année du début des fouilles. Au IIIè siècle, la cité s’étalait sur 90 hectares. Pour accéder au site, il faut, pour commencer, traverser la galerie marchande (magasins de souvenirs). Et pour la première fois depuis notre arrivée en Jordanie, notre Jordan Pass sera tamponné. Nous sommes entrés dans la cité, comme le faisaient les Romains, en franchissant la porte Sud qui débouche sur la place ovale. Mais avant cela, nous longeons le Caro (allée de boutiques et faisons un tour dans l’hippodrome. Je ne me lasserai pas de cette place ovale tant elle est magnifique. Nous nous retrouvons plongés 2000 ans en arrière en arpentant ses rues pavées, dénicher les traces des roues des chars, admirer ses colonnades et visiter ses immenses temples, ses théâtres et ses thermes. Cette promenade restera sans aucun doute gravée dans notre mémoire tellement cette cité est bien conservée. Et nous fera penser à Palmyre et au regret de sa destruction par Daesh.



Le site de Jerash est magnifique. La place ovale cernée de colonnes est superbe. Les rues bordées de colonnes, les vestiges des temples, les théâtres... pour des amoureux des vieilles pierres comme nous, cette matinée (entre 4 et 5h de déambulation ) a été un pur bonheur. Perles, pirouettes et astragales en veux tu en voilà !....





A noter dans un temple une colonne qui bouge. Une petite cuillère laissée sur le socle de la colonne permet de s'en rendre compte. On pousse un peu et il suffit de la glisser dessous. Elle tient alors seule à l'horizontale. On repousse et hop elle tombe!



Petite anecdote à l'entrée du petit musée. Le gardien nous demande d'où nous venons. France ? J'aime la France ! Marseille et l'Olympique de Marseille. Et de me demander des nouvelles de JPP... il va sans dire que le gardien n'était pas tout jeune. Nous avons quand même pu lui dire que nous avons habité près de Marseille et avions été à son dernier match (jubilé ). Mais le pôvre, il ne connaît pas le rugby et le Stade Toulousain !





Pour revenir à Jerash. Ce site romain est vraiment magnifique. On peut aussi y voir des colonnes en marbre venues on ne sait comment et pourquoi d'Egypte. Quel plaisir de flâner dans ces rues pavées entre colonnes, fontaines, temples, ... A la fin de la visite, nous retraversons la « galerie marchande » pour touristes. Un jeune marchand m’a interpellé pour me vendre un magnet à 1$. Je lui réponds alors avec le sourire « That’s a joke ! One $ ?! ». Cela l’a fait rire. Nous poursuivons notre tour dans la galerie et juste avant d'en sortir, le jeune marchand m’attrape par la main et m’offre en riant un magnet (le drapeau de la Jordanie).

Quelle superbe matinée !

Nous rentrons déjeuner à notre appartement, nous reposons un peu (au frais) et en milieu d'après-midi partons visiter le château d'Ajlun.

Nous prenons la route, traversons un village où la conduite y est très folklorique et les piétons particulièrement imprudents. Il faut faire attention aux voitures devant, derrière, à droite, à gauche, en face. Le clignotant est un truc qu’ils ne doivent pas avoir appris à utiliser. En revanche le klaxon !.. En plus Maps.Me nous jouera aussi un petit tour en nous faisant passer par des rues encombrées et même en essayant de nous faire passer par une rue en sens interdit. Quelques frayeurs plus tard, nous retrouvons la bonne route et finissons par accéder au château très peu de temps avant sa fermeture.



Il aurait été dommage de ne pas faire la visite de cette ancienne et imposante forteresse médiévale du 12ème siècle, bâtie sur une colline à l’écart de la ville et partiellement détruite lors d’une incursion mongole.



Construite par un neveu de Saladin pour empêcher l’avancée des croisés, elle a été agrandie au XIIIème siècle. C’est l’unique exemple en Jordanie d’architecture médiévale entièrement conçue par les Arabes. Ses galeries, ses escaliers et ses tours sont vraiment magnifiques. Nous avons en plus eu la chance de la visiter sans quasi aucun autre visiteur.



Le retour à l’appartement a dû se faire avec prudence car la traversée du village d’Ajlun a été aussi pénible qu’à l’aller : piétons aventureux, voitures s’arrêtant n'importe où, sans signalement et en plus en fin de journée avec la nuit toute proche.

Ce fut encore une belle journée !
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PH Phil31600 Regular ·
7ème jour : Umm Qais et Pella Ce matin de bonne heure, nous prenons la route du nord en direction de la ville d’Irbid pour rejoindre le site romain d’Umm Qais. Irbid est l’une des plus grandes villes du pays. C’est un passage obligé pour aller à Umm Qais. Nous passerons par les faubourgs de la ville et je réaliserai bien plus tard que nous y avons circulé sans problème (quasi personne sur la route) car nous sommes vendredi. Et donc c’est le week-end, et personne ou presque travaille aujourd’hui ! Le site d'Umm Qais est situé près de la frontière syrienne, face au plateau du Golan et avec vue sur le lac de Tibériade.





C'est un des coups de coeur de notre voyage tant ce site est... romantique. Nous commencerons la visite par le village bédouin. Il n’y avait que nous et les gardiennes dans les enclos des maisons. A la sortie du hameau, des maisons en ruine sont gardées intactes pour témoigner du bombardement israélien lors de la guerre des 6 jours (le village est juste en face du plateau du Golan). Sur le site romain, peu de monde. Des colonnes échouées au milieu d'herbes folles. Des vaches broutant au milieu du site sous les oliviers. Des gamins jouant au milieu des ruines et se suspendant aux branches des arbres. Des allées pavées défoncées bordées de colonnes debout, couchées, semi enfouies. Deux théâtres. Une basilique. Une belle place dallée recouverte d'herbes sauvages.







Bref nous nous sommes régalés sur ce site de cette cité antique greco romaine appelée Gadara, mais aussi Antioche, Antiocha Semiramis ou Seleucie, ville du decapole dont elle fut une des 10 villes semi autonomes.





Après la visite, nous avons déjeuné sur la terrasse panoramique du très joli restaurant du site. Un groupe de touristes français est venu également y déjeuner. Nous avons regardé, amusé, leur guide les mener à la baguette (venez ici pour les explications, allez là pour les photos, maintenant à table…). Nous ne sommes vraiment pas prêts à voyager de cette façon ! Après avoir déjeuné, nous passons visiter le petit musée. A retenir une très belle porte et quelques sculptures dans la seule salle ouverte.

De Umm Qais à Pella Notre balade romaine s'est poursuivie jusqu'au site isolé de Pella.



Ici pas de gardien ou d'infrastructure d'accueil. Un parking et puis c'est tout. Le site reste à fouiller. Les ruines sont disséminées dans les collines mais leurs splendeurs témoignent de l'importance passée de l'endroit.



Il va sans dire que nous serons les seuls visiteurs jusqu'à ce que les ruines soient traversées par un troupeau de chèvres et de leur berger sur son âne. Sur la route du retour vers Jerash, nous passerons à côté de nombreux endroits où les jordaniens sont venus passer la journée en famille. Certains préparent des barbecues, d’autres sont installés dans des fauteuils de jardin. Tous ces endroits ont deux points communs : les coins sont sympas (soit sous des arbres, soit en bord de rivière) mais tous sont très sales. C’est même couvert de détritus. Ils retrouvent probablement d’une semaine à l’autre ceux qu’ils ont laissés sur place. Nous nous arrêtons ensuite pour acheter des bananes à un marchand en bord de route.

C'est ici que se termine notre étape à Jerash. Demain nous attaquerons notre descente vers le sud par la route du roi et un premier arrêt à Kerak.
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MA Masterpo Globetrotter ·
Pour le prix des visites, tout est inclus aujourd'hui dans le Jordan Pass

Pas de Jordan Pass en 2011.

durée limitée à 2 semaines à partir de la date du 1er tampon sur le papier du 1er site visité.

Bon à savoir. Je croyais que c'était à partir de la date d'arrivée, à cause du visa inclus dedans...
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Bonjour Philippe Je viens juste de voir ce nouveau carnet sur la Jordanie mais ça y est, j’ai rattrapé mon retard 😏 Merci de me rappeler de beaux souvenirs mais aussi me faire découvrir de nouveaux sites 😎 J’espère qu’il n’y aura pas d’autres petites mésaventures avec la voiture pour la suite du voyage. Ah! Maps Me, c’est vraiment une super application mais quand ça ne veut pas, impossible de lui faire changer d’avis 🥴.
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
PH Phil31600 Regular ·
A l'aéroport il y a 2 contrôles d'entrée. Avec ou sans Jordan pass. Avec Jordan pass, il suffit juste de le présenter. Pas de tampon. Par précaution j'avais imprimé nos Jordan pass en double + les pdf sur ma tablette. Pas eu besoin des doubles. Ph.
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PH Phil31600 Regular ·
Eh non, pas au bout de nos peines avec cette 2ème voiture ! Nous pourrons quand même terminer le voyage avec... beaucoup de prudence.... Pour l'étape suivante, à Kerak, nous avons fait une superbe balade dans un superbe wadi... et puis visité le musée le plus bas de la Terre... Demain la suite ! Ph.
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PH Phil31600 Regular ·
Ravi de te lire sur mon carnet ! Je m'étais régalé avec le tien et puis je t'ai 'croisé ' sur quelques autres. Je suis en train de me faire à l'idée de ne pas partir cette année. Notre projet sera donc reporté d'un an. Ce qui va me laisser plus de temps pour le préparer. ... il faut rester positif ! Ph.
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RO Rouquine38 Globetrotter ·
Oui en effet, nous croisons souvent les mêmes personnes sur les carnets 😏

Quel était ton projet cette année ? De notre côté, nos deux semaines prévues en Avril au Kenya ont été reportées fin novembre, nous croisons les doigts . Et Air Canada a déjà annulé nos vols pour le Pérou en Août, tant pis, nous irons l’année prochaine 😊
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
GD Gdna Regular ·
Bonjour, Merci pour votre carnet, que je vais suivre et qui me fait voyager. J'ai préparé mon planning de voyage pour la 1ère quinzaine d'octobre mais je crois que les voyages pour cette année, c'est raté malheureusement. Je dispose de moins de temps que vous (10 j). En temps voulu, je n'aurai plus qu'à effectuer les réservations. A vous lire. Kénavo ! Anne
PH Phil31600 Regular ·
Merci. Oui cette année s'annonce compliquée pour les voyages. 10 jours... les choix vont être difficiles mais ce qui est sûr c'est que vous ferez un beau voyage ! La suite cet après-midi.... Ph.
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PH Phil31600 Regular ·
Nous devions partir début septembre pour un peu plus de 3 semaines en Ouzbékistan... Grrr...
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MV Mvbergen Globetrotter ·
Octobre n'est pas la haute saison, réserver à l'avance ne se justifie pas pour la majorité des endroits.

Michel
PH Phil31600 Regular ·
3ème étape : Kerak et wadis alentours 8ème jour : la route du roi, Kerak et le wadi Numeira

Nous partons de bonne heure sans croiser les propriétaires de l’appartement, et saluons, en reprenant la route en direction d'Amman, le jeune marchand qui nous avait aidés le jour de notre arrivée. Sur le "périphérique" d'Amman, nous voyons une moto et 2 cyclistes qui s’ajoutent aux deux touristes en scooter croisés hier. Ce seront les seules 2 roues croisées tout au long de notre voyage ! Je commence à en avoir assez de tous ces ralentisseurs sur la route ! D’autant plus que les freins de la voiture commence à flancher ! Décidément nous n'avons pas de chance avec nos voitures ! Je vais donc essayer, pour le reste du voyage, de les économiser au maximum ! Nous rejoindrons ensuite la fameuse route du roi en passant par les faubourgs de Madaba. Cette route est une succession de plateaux désertiques, de pâturages pour dromadaires et ovins (parfois on pourrait croire que les troupeaux se nourrissent de pierres ), de parc d'éoliennes ou de fermes solaires. Et puis arrive le grand canyon.

L'arrêt est ici impératif tant la vue est superbe. Et puis ce serait dommage de rater le Lidl local !

Nous reprenons ensuite la route et la belle descente vers Kerak.

La ville de Kerak (aussi connu sous le nom d'Al Karak) se situe à 90km de Madaba. Elle ne représente aucun intérêt et seul le château des croisés, citadelle imposante aux souterrains impressionnants, mérite un arrêt. C’est le monument emblématique de la ville. La forteresse du Crac a été démantelée au XIXème siècle par Ibrahim Pacha.



La visite vaut pour ses souterrains et la vue dominante sur la région.



J'avais lu qu'il fallait, pour bien s'imprégner de l'histoire des lieux, commencer par visiter le petit musée. Sauf que nous sommes samedi, que c'est encore le week-end et que le musée est fermé. En nous promenant dans les différentes salles souterraines, à un moment nous débouchons sur un « croisement » et découvrons quasi par hasard la pierre sculptée représentant un chevalier croisé.



La visite nous prend un peu moins de 2 heures. Et nous trouverons ici un nouveau supporter de l’OM. Etonnant ! Comme il nous reste du temps, je décide d’aller faire un tour au Wadi Numeira. Pour descendre vers la Mer Morte nous profitons de beaux paysages. Arrivés sur place (j’avais les coordonnées GPS mais aussi l’indication du monument situé du côté de la Mer Morte servant de point de repère pour trouver la route d'accès puis le chemin carrossable). J’avais bien lu que ce wadi était très connu des jordaniens et qu’il fallait éviter d’y aller les vendredis ou samedis. Or nous sommes samedi. On tente quand même notre chance !

Malheureusement, comme je l’avais lu aussi, ce début de balade est jonché de détritus. Certaines familles remontent le wadi en 4x4, camionnette, fourgonnette, ou pick-up. Certaines écoutent de la musique à fond. Des enfants se baignent dans une eau à la qualité douteuse. Bref, ce n'est pas le coup de foudre attendu et avec regret, après une quinzaine de minutes de marche les pieds dans l’eau entre galets et détritus, nous faisons demi-tour. Cet endroit est pourtant très joli ! Il aurait probablement fallu insister et s’enfoncer un peu plus dans les gorges. Nous y sommes probablement aussi arrivés un peu trop tard dans l’après-midi. Nous reprenons alors la route de Kerak pour rentrer à l’hôtel. Demain sera un autre jour et en plus j'ai prévu une balade dans un autre wadi où les voitures n'ont pas accès. Et ce sera une merveilleuse matinée ! Avant de poursuivre notre descente vers le sud en nous arrêtant dans le vieux village de Dana.
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GD Gdna Regular ·
Bonjour, Je viens de lire avec attention votre journée, car j'ai aussi prévu de faire dans la journée Madaba/Dana avec arrêt à Kérak et le Wadi Bin Hammad mais nous serons un lundi. J'ai prévu aussi le Wadi Numeira, mais au retour en rentrant par la route qui longe la mer morte, là nous serons un samedi...ça craint donc ! Et nous risquons d'arriver assez tard, car nous partirons du Wadi Rum et je veux faire le survol en montgolfière, j'espère que mon timing ne sera pas trop juste et j'attends donc la suite. Encore merci de nous emmener un voyage. Bonne soirée. Anne
PH Phil31600 Regular ·
Etape 4 : Dana

Jour 09 : Un musée surprise, le Wadi El Hasa et en route pour Dana !

Arrivés sur les bords de la Mer Morte, à environ une heure de route de Kerak, nous ne pouvons pas résister à l'appel du musée le plus bas de la Terre installé dans un beau bâtiment moderne. Nous y apprendrons beaucoup de choses sur la région : peuplement, culture, poterie, tissage, agriculture, mosaïque. Nous y verrons même une momie et des tissus datant de l'époque romaine. Puis nous prenons la direction du wadi El Hasa, véritable pépite. Grace aux coordonnées GPS récupérées sur le blog de la famille d’expatriés, nous en trouvons facilement l'accès. Une petite route goudronnée amène jusqu'au parking de la société de captage d'eau. (ici l'eau n'est pas perdue. Elle est captée et alimente de nombreuses polycultures de la Ghur, cette grande vallée qui sépare la Jordanie d’Israël). Je demande à des employés l'autorisation de se garer. Ils m'indiquent gentiement une place à l'ombre d'une tonnelle. Puis ils nous montrent un raccourci pour atteindre l'entrée du wadi. Ici règne le calme. Le silence est juste 'perturbé' par l'écoulement de l'eau. Nous ne croiserons tout au long de notre balade de 3h30 environ (pique nique inclus au bord du torrent), que 3 personnes, un âne, et un petit troupeau de chèvres. Nous verrons quelques poissons et un beau crabe d'eau douce.







Ici la balade peut durer de quelques heures à 2 jours complets. Impossible de se perdre! Iil n'y a qu'un seul itinéraire et le parcours est sans difficulté. C'est juste beau, et agréable.



Si un jour vous passez par là, je pourrai vous donner les coordonnées GPS du wadi (peu connu jusqu'à aujourd'hui).



La balade terminée (qui aura eu raison de mes chaussures de canyoning 1er prix chez D...), nous reprendrons la route pour une étape d'une nuit à Dana, dernier stop avant Petra.

Dana est situé à 80km au sud de Kerak. Pour y accéder, nous traversons la partie haute du wadi el-hasa, canyon grandiose, moins profond que le wadi Mujib mais plus large. Cet endroit est cité dans l’Ancien Testament sous le nom de Zered.

Je regarde avec inquiétude ma jauge d’essence car elle descend rapidement et je ne vois pas de station-service dans ces étendues désertiques. Finalement je serai soulagé dans le village de Dana (une seule station à la sortie du village) où je pourrai faire le plein avant d’attaquer la descente vers le vieux village. Ce village un temps abandonné est en train de renaître grâce au tourisme et à l'esprit entrepreneurial de quelques habitants qui depuis quelques années restaurent quelques maisons et les aménagent en hôtel. Il faut dire que le village est le point de départ pour des randonnées dans la réserve de Dana.





Bon ici il y a beaucoup de monde et de nombreux groupes de randonneurs de toutes nationalités. On est loin du calme du wadi de l'après-midi mais l'ambiance est sympa. On aura même droit après le repas à un sympathique 'elle descend de la montagne' en arabe et en français accompagné au djembé. Tout le monde s'est pris au jeu et s'est bien amusé. Toutefois le calme est vite revenu car au petit matin beaucoup partaient sur les sentiers de la réserve.



Pour nous cela s'est résumé à une balade en fin de journée sur les hauteurs avec vue plongeante sur la réserve , et à un beau coucher de soleil (pas inoubliable mais beau quand même !).

Et puis demain, nous serons à Pétra !...
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PH Phil31600 Regular ·
Le rendez-vous pour le survol en montgolfière est donné vers 06h00 du matin. Je ne vous dirai pas à quelle heure il se termine aujourd'hui car ça c'est pour notre dernier jour dans le wadi Rum.... Surprise ! Pour le Wadi Numeira, il faut je crois insister pour accéder à des endroits plus tranquilles. Nous y étions en fin d'après-midi et c'était probablement un peu tard. Je pense aussi que vous pourrez visiter le château de Kerak plus rapidement que nous. Nous sommes en effet assez incorrigibles dès qu'il s'agit de vieilles pierres... et puis nous ne voulions pas partir sans avoir vu ce chevalier croisé gravé sur une pierre.... Ph.
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MA Masterpo Globetrotter ·
Puis nous prenons la direction du wadi El Hasa, véritable pépite. Grace aux coordonnées GPS récupérées sur le blog de la famille d’expatriés, nous en trouvons facilement l'accès.

Si un jour vous passez par là, je pourrai vous donner les coordonnées GPS du wadi (peu connu jusqu'à aujourd'hui).

Bah, Google les retrouve instantanément 😛 31° etc. etc. Mais sur le site de la famille d'expatriés, on lit surtout (et en rouge !!!) :

Avertissement suite à plusieurs retours négatifs sur les 6 derniers mois : du fait de son emplacement, le parking se fait au niveau de la station de pompage. Les adultes présents y sont en général très prévenants. Toutefois, de nombreux enfants et ado ou jeunes hommes se retrouvent souvent près du canal d’irrigation (sur les 500 premiers mètres de la rando) ou sur la route vers le village, ils sont agressifs et réclament de l’argent. On déconseille donc fortement ce wadi pour l’instant. Nous allons alerter les autorités en espérant que cela portera ses fruits…

Rien remarqué de particulier ?
MV Mvbergen Globetrotter ·
Avec dix jours, consacrez principalement votre temps à la partie sud du pays. Une "boucle" est possible. Essayez d'emprenter la route des rois à l'aller ou au retour. Je suppose que vous arrivez par Queen Alia

Michel
PH Phil31600 Regular ·
Non rien de remarqué. Je l'aurai dit si cela avait été le cas. Il est vrai que nous n'avons pas vu grand monde de toute la matinée ! Ph.
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AL Alexval2 Veteran ·
"Bref, ce n'est pas le coup de foudre attendu et avec regret, après une quinzaine de minutes de marche les pieds dans l’eau entre galets et détritus, nous faisons demi-tour. Cet endroit est pourtant très joli ! Il aurait probablement fallu insister et s’enfoncer un peu plus dans les gorges. Nous y sommes probablement aussi arrivés un peu trop tard dans l’après-midi."

Oh oui, quel dommage !!! C'est aprés que c'est superbe ...et désert !
PH Phil31600 Regular ·
Etape 5: De Dana à Pétra Jours 10 : en passant par Shobak et Little Pétra Départ de bonne heure après un copieux petit déjeuner et un dernier coup d'oeil sur la réserve de Dana. Arrêt dans le nouveau village sur les hauteurs pur acheter des packs de 6 bouteille d'eau (à noter qu'à l'hôtel la bouteille tait vendue 1$ et qu'ici les 6 étaient à 1,25$.... Il faut bien vivre n'est-ce-pas ! Aujourd'hui, pour ce petit saut de puce d'environ 100km, nous allons prendre notre temps, et nous arrêter pour aller visiter la forteresse de Shobak et le site de Little Petra.



Shobak est plus connue sous le nom de Krak de Montréal. Ce fut la première forteresse élevée par les Croisés en 1115 sur la terre d'outre Jourdain dont la construction fut lancée par Baudoin 1er. Quasi imprenable sur son piton rocheux, Saladin fut quand même victorieux après un an et demi de siège en 1189, mais uniquement parce que, rendue aveugle à cause de malnutrition, la garnison s'était rendue. Les Mamelouks ensuite la remanièrent, ce qui permit à Shawbak de rester indépendante du pouvoir ottoman jusqu'à la fin du XIXème siècle. Pendant la guerre d'indépendance, les combats entre les turcs et les troupes arabes réunies par Lawrence d'Arabie y furent acharnés.





Aujourd'hui il ne reste que des ruines de cette forteresse. De sa terrasse supérieure qui domine le wadi araba, la vue sur les montagnes environnantes et les habitations bédouines dans la falaise est impressionnante.



Belle route ensuite pour descendre vers Little Petra(ou Siq al Barid). L’entrée du petit siq est de l’autre côté du parking. Contrairement à ce que j’avais lu, pas de faux guichet et de tentative de nous faire payer le parking ou l’accès.



Le site mérite un détour pour la fresque unique, même si en mauvais état, représentant de la vigne, des oiseaux et des fleurs située au plafond d'une maison dans la falaise.





Presque en face, un bédouin a installé sa tente et offre le thé à qui veut s'arrêter et échanger quelques mots avec lui. Justine m"y attendra pendant que j'irai au bout du petit siq. Je monterai ensuite voir le 'plus beau point de vue au monde' où un marchand a installé sa tente bédouine. Puis je suis descendu, de l'autre côté, marcher quelques minutes dans ce coin de solitude, point de départ d'une randonnée permettant d'atteindre le monastère à Petra (guide indispensable). Aucune idée sur la durée de cette randonnée.



Nous arriverons à Petra en tout début d'après-midi. Après un pique-nique dans notre chambre d'hôtel, nous partons faire un tour dans la ville de Wadi Musa (où il n'y a rien à voir !), acheter quelques fruits pour les prochains pique-nique et visiter le beau musée (gratuit) situé entre le parking et l'entrée du site.



A noter un distributeur de billets juste devant l’entrée où se trouvent les guichets et les boutiques de souvenirs (plusieurs proposent des chapeaux et fouets d’Indiana Jones…). Et demain ce sera Pétra pour 4 jours de visite ! La merveilleuse cité de Petra, l’un des plus grands trésors archéologiques de la planète, est pour tout le monde, le point d’orgue de tout voyage en Jordanie, considérée par certains comme la huitième merveille du monde. Cet endroit unique est plusieurs fois mentionné dans la Bible sous le nom de Sela (rocher en hébreu). Les bédouins l’appellent Wadi Moussa, la vallée de Moïse. Occupé dès l’âge de fer, son prestige est lié à l’occupation Nabatéenne au 4ème siècle avant J.C. Cachée dans la montagne et difficilement accessible, elle devint la capitale de ces commerçants qui contrôlaient le commerce des épices et les routes des caravanes venant d’Arabie, de Syrie, de Mésopotamie ou plus tard de l’Empire romain. Complètement abandonnée au 13ème siècle (plus de caravane, les progrès de la navigation ayant ouvert de nouvelles voies de commerce)., elle ne fut redécouverte qu’en 1812.



A venir nos 3 jours de visites et randonnées (puis un 4eme seul) dans cet exceptionnel endroit où l'on peut dans la même journée se trouver au milieu de hordes de touristes ou complètement seul.
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)
PH Phil31600 Regular ·
Etape 6: Pétra 4 jours à Pétra Réveil de très bonne heure, l’excitation est trop forte. Nous sommes à Pétra ! Tout ou presque a été dit, écrit dans les différents carnets de voyage du Forum sur Pétra ! Ce qui a beaucoup été dit, et je le confirme, c’est qu’ici on marche beaucoup, et même beaucoup. Nous croiserons bien quelques visiteurs en tong ou pieds nus, mais je conseille quand même de bonnes chaussures. Par exemple, de l’entrée du site au Khazné, il faut compter environ 2 kilomètres. Toutefois, pour ceux qui ne veulent pas marcher, il existe d’autres possibilités : - Les chevaux du contrôle d’accès à l’entrée du Siq - Les calèches du contrôle d’accès au Trésor ou Khazné; - Les ânes pour aller plus loin (monastère ou autres endroits). - Il existe aussi des voiturettes électriques. Mais j’ai l’impression qu’elles sont réservées aux clients de l’hôtel de luxe situé dans le site. Mais parcourir le Siq à pied, c’est déjà se lancer à la découverte de ce lieu exceptionnel. On peut ainsi voir les canalisations sur chaque côté (l'eau a toujours été un souci ici, même pour les nabatéens ), les rochers en forme de mérou et tête d'éléphant, et admirer les reliefs d'un caravanier nabatéen conduisant sa caravane de dromadaires. Et puis au bout de la traversée du Siq, une fenêtre s’ouvre entre les deux falaises…, et comme tous les visiteurs, nous découvrons le haut du Trésor au décor gréco-romain.

Ce matin, juste devant le Khazné, se trouvent quelques cavaliers dans de belles tenues avec des chevaux superbement harnachés. Plusieurs fois ils prendront leur élan dans le Siq pour déboucher au galop sur l’esplanade. Il s’agit a priori de répétitions de tournage d'un film. J’avoue que cela donne encore plus de charme à l’endroit d’autant plus qu’il n’y a pas encore beaucoup de monde. Nous dégustons ce moment et faisons le tour de l’esplanade pour apprécier le Trésor sous tous ses angles. De chaque côté du monument on peut voir des encoches dans la roche. Ce sont les prises (visibles sur d’autres sites) des ouvriers qui leur permettaient de descendre au fur et à mesure de l’avancement des travaux.



Nous partons ensuite à la découverte de la cité des Nabatéens et de quelques-uns des 700 monuments qu’ils y ont taillés. Nous allons également découvrir l’immensité du site et sa diversité culturelle et architecturale avec des vestiges romains (théâtre, temples, palais),



d’imposants tombeaux, creusés puis sculptés dans la roche des montagnes ainsi que les vestiges des basiliques byzantines et leurs belles mosaïques.



Juste avant le théâtre romain, je suis attiré par des tombes sur la gauche vers lesquelles peu de monde se dirige. Là, dans celle la plus à gauche, dans l’angle du fond, je suis émerveillé par la couleur des roches bleues, orangées, et jaunes. Ce sont comme des vagues peintes sur les rochers. Une petite ouverture circulaire permet de voir à l’intérieur. Superbe.



Tombé sous le charme de cet endroit, j’y retournerai plusieurs fois. Et à chaque fois j’y serai quasiment seul alors que nous ne sommes qu’à 100 mètres environ de la grande allée.



Ces trois journées ne seront que longues marches (que le siq semble long le soir en rentrant !), piques-niques à l’ombre de petites grottes et surtout émerveillement. Nous gardons un fabuleux souvenir de nos flâneries aux différentes heures de la journée qui nous ont permis de profiter du site avec toutes les palettes d'éclairage possibles. Le deuxième jour, sur le chemin du retour nous décidons de nous asseoir sur une pierre à l’ombre du temple romain. Une marchande vient rapidement nous voir. Nous discutons un peu en plaisantant et partageons quelques sourires. Nous nous présentons, elle s’appelle Soraya. A mon prénom elle dit le connaître car c’est un vieux prénom et qu’il semble être celui de son frère. Au bout d’un moment elle repart s’occuper de son petit stand où elle vend des cailloux de couleur et quelques vieilles pièces de monnaie. Puis elle revient nous offrir deux de ses petits cailloux que nous garderons en souvenir. Le troisième jour, nous la saluerons en passant. Cela la fera bien rire ainsi que ses collègues ! Le soir du 3ème jour je passe par les guichets de l’entrée pour demander si avec mon billet 3 jours je pourrai rentrer le lendemain matin. Pas de souci. Et le lendemain matin, en effet, je pourrai rentrer sans difficulté. Justine de son côté a renoncé à cette 4eme journée de randonnée et opté pour une journée de repos. Il faut dire qu’elle s’inquiète un peu sur le rythme des trois prochaines journées au cours desquelles j’ai prévu un treck de 3 jours et 3 nuits dans le Wadi-Rum en bivouac. Mais ça c’est une autre histoire ! Mon programme pour cette 4eme journée consiste à partir à la découverte de sites où nous ne sommes pas passés ou en revoir d’autres. J’irai donc voir le haut lieu des sacrifices en passant par le chemin des escaliers juste avant le théâtre romain. La montée est assez longue mais se fait assez facilement.



Je prends quand même mon temps. J’en profite pour passer voir les deux obélisques. Du haut lieu des sacrifices le point de vue est magnifique. Assis en retrait, j’attends qu’un groupe s’en aille pour profiter tout seul de l’endroit et de cette superbe vue.. Un jeune marchand me montre au loin la tombe d’Aaron et me conseille d’y aller. D’ici on voit, tout petit, le dôme blanc du mausolée. Mais étant tout seul, je ne vais pas oser. J’observe l’horizon et repère des tombeaux qui semblent à l’écart du sentier juste derrière le tombeau du soldat romain (nous y étions allés la veille par un autre chemin). Voilà, c’est là que je vais essayer d’aller, pour voir de plus près pourquoi il n’y a personne à cet endroit. J’attaque ensuite la descente. A un passage, une marchande m’arrête pour me montrer la fontaine du lion (asséchée). Puis après le tombeau du soldat (en fait il n’était pas romain mais plutôt nabatéen selon les dernières fouilles effectuées sur le site !), je quitte le chemin pour accéder à ces tombes repérées un plus tôt. Bien m’en a pris car, un peu plus loin, je découvre plusieurs tombeaux situés dans une impasse.



Ici je suis seul. Pas un bruit. Etonnant de penser que je suis isolé dans Pétra, loin de la foule sur l’esplanade du Trésor et sur l’allée centrale ! Le coin est vraiment très beau. La roche me propose des couleurs étonnantes. Je savoure ! Tout ça pour moi tout seul ! Je reprends enfin la descente, retraverse le plateau où hier nous avions croisé un dromadaire contemplatif.



Je prends ensuite la direction du tombeau de Sextius Florentinus. L’accès à cette tombe est rapide et la tombe elle-même assez décevante. Du coup je décide de pousser plus loin jusque vers la Turkumaniya Tomb. Le sentier passe au milieu d’un plateau. Au bout, une très belle surprise. Le sentier passe au milieu de roches colorées.



Après avoir tourné autour du site, je prends le chemin du retour qui longe la montagne. Je fais quelques photos, observe quelques chèvres qui se sont mises à l’ombre dans des cavités et finis par m'asseoir à l’ombre près des tombes royales. Là un âne s’approche de moi et vient mendier quelques friandises. Je n’ai rien à lui donner car il ne me reste rien de mon frugal pique-nique. Une touriste qui passe à côté de moi lui donne 2 biscuits puis une autre un bout de carotte. Il me semble qu’il a davantage apprécié la carotte que mes modestes caresses ! C’est ainsi que se terminent mes 4 journées à Pétra. Je resterai bien évidemment plusieurs minutes devant le Khazné avant de remonter une dernière fois le siq. Courant novembre, les autorités jordaniennes ont fêté le millionième visiteur sur le site. Bien évidemment, cela fait beaucoup de monde ! Mais Pétra est vraiment à la hauteur de sa réputation ! Et vous aurez bien compris qu’il suffit de s’éloigner un petit peu du Khazné (ne serait-ce que prendre un peu de hauteur pour en profiter autrement) ou de l’allée principale, pour trouver et profiter d’endroits magnifiques en toute tranquillité. Bien sûr, aujourd’hui, je regrette un peu de ne pas avoir eu le courage de gravir les 1396m permettant d’atteinte le Jebel Haroun (Mont Aaron) pour y voir la tombe du frère de Moïse et profiter d’une autre très belle vue sur le site. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois car Pétra est sans aucun doute un des sites au monde où l’on peut revenir sans problème plusieurs fois !
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)
MV Mvbergen Globetrotter ·
Les ânes pour le monastère, c'est du "suicide" pour le dos...

Michel
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Ah! Petra! Je suis entièrement d'accord, on ne s'en lasse pas... 4 jours, c'est tout de même top! 😉
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
LA Larri Regular ·
Bonjour,

Merci pour ce beau carnets. Vos photos sont vraiment belles et certaines font découvrir des endroits inédits du site de Pétra. J'attends la suite avec impatience Larri
PH Phil31600 Regular ·
oui, j'avoue 4 jours ! que du bonheu ! bon du coup j'avais fait impasse sur Aqaba... Mais je regrette vraiment ne pas avoir eu le courage de monter jusqu'au mont Aaron !
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)
MV Mvbergen Globetrotter ·
Aqaba, vous n'avez rien perdu. Petra ou Aqaba, il n'y a pas photo.

Michel
PH Phil31600 Regular ·
Merci ! Je posterai d'autres photos en "cadeau" car difficile de choisir et le forum limite à 10 photos par message... A très vite pour la suite !
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)
PH Phil31600 Regular ·
Nous y avons vu 2 touristes très costauds en grandes difficultés ! L'un deux a fini par tomber et il s'est fait tellement peur qu'il a refusé de remonter dessus. Nous étions très heureux... pour les ânes !
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)
MV Mvbergen Globetrotter ·
C'est une véritable torture et une souffrance totale pour les animaux. Les employer pour s'épargner est une farce. Triste farce...

Michel
MV Mvbergen Globetrotter ·
Il n'y a pas d'endroits inédits mais simplement l'auteur s'est donné la peine d'y consacrer assez de temps et pas une course comme bien trop de visiteurs.

Michel
RO Rouquine38 Globetrotter ·
oui, j'avoue 4 jours ! que du bonheu ! bon du coup j'avais fait impasse sur Aqaba...

Euh! oui, Aqaba nous n'avons fait qu'y passer... franchement tu as bien fait de rester une journée de plus à Petra 😉

Mais je regrette vraiment ne pas avoir eu le courage de monter jusqu'au mont Aaron !

En effet, je pense que si nous avions eu une journée de plus, nous y serions allés car il nous a fait aussi de l’œil au loin 🙂.
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
PH Phil31600 Regular ·
Etape 7 : le désert de Wadi Rum 3 jours et 3 nuits en bivouac Ce matin, nous partons de bonne heure (mais pas trop !) pour le village de Wadi Rum. Nous avons rendez-vous vers 9 heures avec Atalllah devant le Rest House du village. Deux groupes (critère : l’âge ) sont constitués. Nous serons 6 : 2 couples de savoyards d’une même famille et nous. Les jeunes avec les jeunes et les moins jeunes entre eux. Cela va donner une indication sur le rythme de notre séjour : alternance de trajets en pick-up (assis sur des banquettes à l’arrière sur le plateau), de parcours à pied (« Marche ! » nous dira régulièrement le chauffeur), de pauses repas, de siestes après le repas de midi et d’arrêts point de vue pour le coucher de soleil. Les bivouac seront assez confortables. Même si…



Pour la première journée, nous avons droit aux grands classiques : grande dune de sable rouge, rocher en forme de champignon, petit siq où l’on peut voir des pétroglyphes, petites et grandes arches sur lesquelles on peut monter, et petites balades qui nous permettent d’accéder à de jolis points de vue sur le désert.



Après le coucher de soleil, nous rejoignons notre premier bivouac. Le coin est splendide.



Nous sommes accueillis dans un campement installé dans une petite grotte, éclairé par de nombreuses bougies. Accueil thé, biscuits, puis repas. Soupe de lentilles au citron, poulet/riz avec fromage de brebis (le mélange est délicieux), et pour finir biscuits et fruits secs (pistaches, noix de cajou, amandes). Au coin du feu nous avons droit à un petit « concert » privé. Puis nous devons choisir notre chambre (une des petites grottes ou plutôt corniches autour du bivouac) dans laquelle nous installons les gros matelas et déposons les épaisses et lourdes couvertures. Vue sur les étoiles… enfin presque, car comme c'est pleine lune, c’est plutôt raté... Mais quel bonheur de s’endormir… et de se réveiller avec à sa fenêtre cette vue sur le désert ! Matin du 2eme jour



Au petit matin, ablutions faîtes et copieux petit déjeuner pris (omelette, fromage, houmous, confitures, miel, thé…), nous attaquons notre deuxième journée. Aujourd’hui se succéderont comme hier des trajets en voiture et des petites randonnées (la plus longue durera environ 1h30).



Nous pourrons profiter de très beaux points de vue jusqu'à celui sur la frontière saoudienne. A un endroit nous trouvons des fleurs dans le sable. Nous demandons leur nom au guide qui nous répond « flowers"….





En fin d’après-midi, comme la veille, le chauffeur nous conduit au 2eme « spot coucher de soleil ». Le coucher de soleil est beau même s'il y a quelques nuages.



Détail qui aura son importance, le vent s’est levé. On entend même l’orage gronder au loin. Une fois le coucher de soleil passé (et de belles photos faîtes), nous rejoignons notre 2eme bivouac. Celui-ci est moins « confortable » que la veille. La chaleur de la journée renvoyée par la roche fait que la soirée est très chaude. Et en ce début de soirée, il n’y a plus de vent. Ce sera malgré tout une nuit mouvementée avec une bonne tempête de sable. Nous apprécierons donc notre couverture lourde, épaisse et bien chaude qui nous protégera bien. Les nuages ont caché la lune. Et vers 01heure, quand la tempête s’est arrêtée, la lune est réapparue et nous a de nouveau bien éclairée. Dommage, c’est encore raté pour les étoiles. Matin du 3eme jour Au petit matin, comme hier, ablutions et petit déjeuner copieux. Ce matin les savoyards nous quittent et nous repartons avec un couple de lillois. Pour cette dernière journée, comme la veille nous alternerons trajets en voiture et petites randonnées permettant d’accéder à de beaux points de vue sur le désert. Nous nous arrêterons aussi pour voir sur une paroi de montagne un ensemble de pétroglyphes dont une représentation de caravane. Nous ferons également un arrêt à "la maison de Lawrence d'Arabie". Au-dessus, le petit promontoire est couvert d’une « forêt » de cairns. De ce promontoire je me remémorerai la scène du film où les armées coalisées arabes sont regroupées à l’entrée du désert. Puis nous reprenons la piste et nous arrêtons au milieu d'un petit troupeau de dromadaires pour faire quelques photos. Lors du repas de midi, le chauffeur nous annonce que l’hiver approche mais aussi la pluie. Nous plaisantons un moment… sauf qu’il avait raison ! En milieu d’après-midi nous sommes pris sous un bel orage.



Nous nous abritons, comme nous le pouvons, à flanc de montagne d’autant plus que la grêle est de la partie. Le désert rouge devient rapidement presque tout blanc. Un peu plus loin ce sont des cascades éphémères qui se sont constituées.



Et là, je suis très inquiet. En effet, pour le dernier matin j’avais prévu une surprise à mon épouse. J’avais réservé, pour notre anniversaire de mariage un survol du désert en montgolfière. Le chauffeur qui au petit matin (rendez-vous vers 6h00, donc départ du bivouac vers 5h30) devait nous conduire sur le site d’envol me confirme (après avoir appelé le propriétaire du ballon) que le vol ne sera pas possible. Trop de vent ! Zut ! Il va vraiment falloir revenir en Jordanie ! Le dernier coucher de soleil est raté. Trop de nuages et quelques gouttes de pluie. Le dernier bivouac a été installé du mieux possible en édifiant des petits murets de pierre pour nous abriter du vent. Au loin nous entendons l’orage, et le ciel se strie d’éclairs. La vue est quand même très belle. Puis le vent balaye tout et revoici dame pleine lune qui ne s’éteindra pas de toute la nuit.
Voyager ajoute à sa vie (proverbe berbère)

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