Étudiant étranger en situation irrégulière, retour définitif (France)
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CL
Bonjour tout le monde,

Je reviens vers vous car je souhaiterais avoir des conseils sur ma situation:

Etudiant en France depuis 2008, mon dernier titre de séjour a expiré fin septembre 2012 (ça fait donc 8 mois). La raison c'est que comme tout au long du 2e semestre 2012 j'étais malade et donc absent lors des examens, l'université ne me permet plus de me réinscrire pour l'année 2012-2013. Sans inscription je ne pouvais donc pas demander le renouvellement de ma carte de séjour étudiant.

Par conséquent, depuis fin 2012 j'ai essayé d'une part de trouver une inscription dans une autre université, et d'autre part j'ai essayé de voir les professeurs à mon ancienne fac pour leur parler de la raison de mes absences lors des examens l'année dernière. Mais tout est en vain.

Désespéré, je suis allé retirer mon relevé des notes de l'année dernière et puis acheté le billet d'avion aller simple pour rejoindre mon pays dans 2 semaines.

La question que je me pose c'est que: le fait d'avoir séjourné irrégulièrement pdt 9 mois en France peut-il me poser un problème à l'aéroport avec la Police aux Frontières? Est-ce que je risque une amende et une interdiction de visa pour la France pour quelques années, même si je leur explique ma situation avec des preuves (relevé des notes daté de fin Mai 2013 + les certificats médicaux que j'ai utilisés pour essayer de justifier mes absences l'année dernière)? Merci d'avance de votre aide sur ce sujet!
JA Jackfack Globetrotter ·
Bonjour,

il y a quand même de fortes chances que l'agent de police croie que vous vous fichez de lui... On parle tout de même de 9 mois et vos justificatifs ne justifient pas un tel délai... Je vous suggère de prendre très vite contact avec votre ambassade et de voir avec eux une solution "propre".

Il est évident qu'à l'aéroport vous allez avoir de GROS problèmes.... Le genre qui fait rater l'avion....

J'attire votre attention sur cet article de loi...

Article L611-1-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

I. ― Si, à l'occasion d'un contrôle effectué en application de l'article L. 611-1 du présent code, des articles 78-1, 78-2, 78-2-1 et 78-2-2 du code de procédure pénale ou de l'article 67 quater du code des douanes, il apparaît qu'un étranger n'est pas en mesure de justifier de son droit de circuler ou de séjourner en France, il peut être conduit dans un local de police ou de gendarmerie et y être retenu par un officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale aux fins de vérification de son droit de circulation ou de séjour sur le territoire français. Dans ce cas, l'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui-ci, un agent de police judiciaire met l'étranger en mesure de fournir par tout moyen les pièces et documents requis et procède, s'il y a lieu, aux opérations de vérification nécessaires. Le procureur de la République est informé dès le début de la retenue. L'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui-ci, un agent de police judiciaire informe aussitôt l'étranger, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, des motifs de son placement en retenue et de la durée maximale de la mesure ainsi que du fait qu'il bénéficie : 1° Du droit d'être assisté par un interprète ; 2° Du droit d'être assisté par un avocat désigné par lui ou commis d'office par le bâtonnier, qui est alors informé de cette demande par tous moyens et sans délai. Dès son arrivée, l'avocat peut communiquer pendant trente minutes avec la personne retenue dans des conditions qui garantissent la confidentialité de l'entretien. L'étranger peut demander que l'avocat assiste à ses auditions. Dans ce cas, la première audition, sauf si elle porte uniquement sur les éléments d'identité, ne peut débuter sans la présence de l'avocat avant l'expiration d'un délai d'une heure suivant l'information adressée à celui-ci. Toutefois, les opérations de vérification ne nécessitant pas la présence de l'étranger peuvent être effectuées dès le début de la retenue. Au cours des auditions, l'avocat peut prendre des notes. A la fin de la retenue, l'avocat peut, à sa demande, consulter le procès-verbal établi en application du treizième alinéa du présent I ainsi que le certificat médical y étant, le cas échéant, annexé et formuler des observations écrites également annexées ; 3° Du droit d'être examiné par un médecin désigné par l'officier de police judiciaire. Le médecin se prononce sur l'aptitude au maintien de la personne en retenue et procède à toutes constatations utiles ; 4° Du droit de prévenir à tout moment sa famille et toute personne de son choix et de prendre tout contact utile afin d'assurer l'information et, le cas échéant, la prise en charge des enfants dont il assure normalement la garde, qu'ils l'aient ou non accompagné lors de son placement en retenue. Si des circonstances particulières l'exigent, l'officier de police judiciaire prévient lui-même la famille et la personne choisie. En tant que de besoin, il informe le procureur de la République aux fins d'instruction dans l'intérêt des enfants ; 5° Du droit d'avertir ou de faire avertir les autorités consulaires de son pays. (...)

L'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui-ci, un agent de police judiciaire mentionne, dans un procès-verbal, les motifs qui ont justifié le contrôle, ainsi que la vérification du droit de circulation ou de séjour et les conditions dans lesquelles la personne a été présentée devant lui, informée de ses droits et mise en mesure de les exercer. Il précise le jour et l'heure du début et de la fin de la retenue et la durée de celle-ci et, le cas échéant, la prise d'empreintes digitales ou de photographies. Il y annexe le certificat médical établi à l'issue de l'examen éventuellement pratiqué. Ce procès-verbal est présenté à la signature de l'étranger intéressé. Celui-ci est informé de la possibilité de ne pas signer ledit procès-verbal. S'il refuse de le signer, mention est faite du refus et des motifs de celui-ci. Le procès-verbal est transmis au procureur de la République, copie en ayant été remise à la personne intéressée. Les mentions de chaque procès-verbal concernant l'identité de la personne, le jour et l'heure du début et de la fin de la retenue et la durée de celle-ci figurent également sur un registre spécial, tenu à cet effet dans le local de police ou de gendarmerie. Si elle n'est suivie à l'égard de l'étranger qui a été retenu d'aucune procédure d'enquête ou d'exécution adressée à l'autorité judiciaire ou n'a donné lieu à aucune décision administrative, la vérification du droit de circulation ou de séjour ne peut donner lieu à une mise en mémoire sur fichiers et le procès-verbal, ainsi que toutes les pièces se rapportant à la vérification sont détruits dans un délai de six mois à compter de la fin de la retenue, sous le contrôle du procureur de la République. Les prescriptions énumérées au présent article sont imposées à peine de nullité, sous réserve des dispositions de l'article L. 552-13. II. ― Lorsqu'un étranger, retenu en application de l'article 78-3 du code de procédure pénale, n'est pas en mesure de justifier de son droit de circuler ou de séjourner en France, le I du présent article s'applique et la durée de la retenue effectuée en application de ce même article 78-3 s'impute sur celle de la retenue pour vérification du droit de séjour. III. ― S'il apparaît, au cours de la retenue de l'étranger, que celui-ci doit faire l'objet d'un placement en garde à vue conformément aux articles 62 et suivants du code de procédure pénale, la durée de la retenue s'impute sur celle de la garde à vue.
"Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues." Céline mes photos de voyage : http://www.facebook.com/pages/Fabrice-Bloch-photographe/232403640142664
CL Cleverbaby04 ·
Bonjour,

D'abord je tiens à vous remercier de votre réponse.

Pourtant j'ai un relevé de notes qui date du 24/05/2013 avec les certificats médicaux que j'ai utilisé pour contester mon relevé des notes. En plus le fait que je pars de mon plein gré peut-il jouer en ma faveur?

Merci d'avance,
JA Jackfack Globetrotter ·
Franchement, pour vos justificatifs, j'en sais rien mais j'en doute... Le fait du départ volontaire, probablement oui.

Le principal risque c'est de devoir comparaître devant un juge en comparution immédiate, après quelques heures de garde à vue, juge qui ordonnera votre expulsion et qui vous mettra dans un prochain avion (puisque vous aurez raté le votre), raccompagné par la police. Et vous serez fichés, donc pas top pour un prochain visa....

Donc, on sort nettement de la compétence d'un forum de voyage, contactez votre ambassade qui pourra vous conseiller et une association de défense des étrangers en situation irrégulière (ça doit se trouver sur le net ou demandez à l'ambassade) et n'allez surtout pas à l'aéroport directement.

Vous êtes de quel pays ?
"Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues." Céline mes photos de voyage : http://www.facebook.com/pages/Fabrice-Bloch-photographe/232403640142664

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