Japon, Kyushu
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ML


Bonjour à tous!

Voici le récit de notre voyage effectué en novembre 2017, en louant un camping-car au départ de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, réputée pour ses paysages volcaniques sub-tropicaux.

Vous trouverez le récit illustré en cliquant ici.

Ci-dessous le texte seul, bonne lecture!

Préparatifs Fred et les enfants me suggéraient depuis plusieurs années d’organiser un voyage au Japon et c’est l’opportunité de billets d’avion à bon prix, à destination de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, au départ du Luxembourg, qui m’a décidée. J’avais aussi envisagé d’aller sur Hokkaido mais en novembre, c’est déjà l’hiver là-haut. Nous partirons à 3 avec Caroline notre fille aînée, les plus jeunes étant encore pris par leurs études. J’ai acheté ces billets en juin, ce qui m’a laissé le temps de préparer ce voyage, en particulier avec l’aide de marie 31 de voyage forum (merci Marie !). C’est elle qui m’a dégotté sur facebook la page de Yap Mulder, un bourlingueur hollandais installé à Fukuoka, qui a joué le rôle d’intermédiaire avec la compagnie de location japonaise Kyushu Rental Camper dont le site à l’époque était exclusivement en Japonais (!) Merci Yap ! Il s’est également chargé de faire traduire nos permis directement sur place. Je me concentrai ensuite sur les possibilités de randonnée, assez nombreuses dans cette île au volcanisme actif. J’espérais, Kyushu étant située à la latitude du Maroc, pouvoir bénéficier d’une météo encore douce et ensoleillée. Je préparai donc plusieurs itinéraires de rando sur openrunner, puis les transférai sur wikiloc. L’application Maps.me gratuite et utilisable offline comme wikiloc nous a été très utile pour les trajets routiers. Le Lonely Planet Japon m’a permis de dégrossir. Son complément Hiking in Japan m’a aussi été utile. J’ai acheté une carte au 1 : 1 200 000 qui concerne tout le Japon donc très peu précise… Marie 31 m’avait prêté un atlas routier en anglais « Road Atlas Japan au 1/250 000 » qui m’a aidé surtout dans les repérages pré-voyage.

Budget:

BUDGET JAPON

AVION Luxembourg-Paris-Tokyo-Fukuoka 522 € x 3 1566 € Location CAMPING CAR 13 jours 249480 yen 1866 € TRADUCTION 2 PERMIS 6000 yen 45 € SUR PLACE (essence, bouffe, entrées, péages, ferries) environ

1067 € Total pour 2 semaines à 3 personnes

4544 € Soit par personne

1515 €

Au jour le jour…

Di 12 novembre Après un long voyage, partis la veille de Luxembourg, nous atterrissons vers 16h00 à Fukuoka. L’air est très doux… Nous récupérons très vite les bagages (au complet, ouf, après 3 vols !), Yap nous attend et nous conduit à notre camping car garé à la sortie du terminal. Ushijima de Kyushu Rental Camper nous explique le fonctionnement du c car (très basique), puis Yap nous accompagne jusqu’à un grand supermarché pour faire le plein de victuailles (nous en profitons pour acheter un peu de vaisselle car il n’y a rien en dehors d’une bouilloire !) Nous partons ensuite vers le nord-ouest où j’ai repéré un coin pour la nuit au bord de la mer, près de Futamigaura (ou Rock couple). Le parking du Rock couple étant fermé pendant la nuit, on a dormi un peu plus au sud.

Lu 13 novembre Jolie vue au réveil sur la mer du Japon. Quelques brumes matinales s’étirent entre les collines, que le soleil va rapidement dissoudre… J’ai repéré un petit sentier qui descend à travers une forêt de bambous enchevêtrés (belles araignées !) vers une plage absolument déserte, bordée de roches qui rougeoient au soleil matinal. C’est un bon spot de surf (nous croiserons un surfeur en remontant) Nous reprenons ensuite le c car pour quelques km jusqu’aux fameux rochers de Futamigaura. Il nous faut ensuite traverser les faubourgs sud de Fukuoka, plus grande ville de l’île avec 1,5 millions d’habitants, pour nous rapprocher de la région des Monts Aso et Kuju (Aso Kuju National Park). Nous verrons très peu de chiens et encore moins de « vrais chiens », celui-ci porte fièrement le parapluie de sa maitresse. En route, nous faisons un petit détour vers la cascade de Nabegataki, derrière laquelle on peut se faufiler (très aménagée, entrée payante, 200 yen je crois) Voilà la bête : 5 m de long, 2 m de large, 3 m de haut : avec ce gabarit, on a pu aller partout sans difficulté. L’aménagement est sommaire : pas de vraies toilettes (un genre de pot de chambre amélioré avec des sacs à crottes, qu’on n’a pas utilisé car il y a des toilettes presque partout), pas de douche, pas d’eau chaude. Donc toilette dans une bassine avec de l’eau chauffée sur le réchaud. On s’y fait très bien d’autant qu’il est hyperfacile de trouver de l’eau (heureusement car autonomie de 20 litres) Chauffage au diesel (celui du moteur), vendu moins d’1 €/l. Accès internet via le hotspot d’une tablette fournie par le loueur. A proximité de cette cascade nous marchons un peu pour découvrir notre premier petit village de campagne avec ses petits vieux, ses petits jardins de « curé » (expression inadaptée pour ce pays à majorité shintoïste ou bouddhiste !) Ni poules, ni chien, en 3 semaines, nous ne verrons pas le moindre gallinacé et n’entendrons qu’un unique coq. Aucun chien de ferme ou de village, aucun mouton ni cochon, quelques vaches et chevaux dans les parcs nationaux pour le décor.

Un vieux cimetière surplombe un temple et plus haut quelques maisons dont l’ancien toit de chaume a été recouvert de tôle ondulée, semblent abandonnées. Nous reprenons la route et trouvons de nuit un coin pour dormir sur les hauteurs de Kurokawa Onsen.

Ma 14/11 Belle surprise au réveil, nous avons dormi au pied d’un petit temple. La vue est magnifique ! En contrebas le village thermal de Kurokawa Onsen. Il a plu toute la nuit et la brume s’effiloche sur les sommets des arbres. A l’est on devine le panache de fumée du Mont Aso. C’est sous la pluie que nous visitons le village de Kurakawa Onsen, où flamboient quelques jolis érables. Il y a des bains chauds un peu partout, Du plus simple au plus luxueux. Ça fume et ça glougloute de partout, les hôtels captant sans grand souci esthétique les eaux réputées bienfaitrices, à l’exception du ryokan situé en amont du village, très joli ! Nous reprenons la route 442 vers l’est puis prenons à droite vers le sud en direction du Mont Aso. A sa gauche (à l’est) le très inquiétant Neko Dake (Dake = volcan) hérissé de pics et entre les deux le col de Hinoo Toge. Au nord le Mont Kuju (point culminant de l’île à 1787 m). En incorrigibles optimistes, nous basculons dans l’immense caldeira de l’Aso (25X18 km) puis grimpons par une très belle route en lacets vers le volcan, espérant passer au-dessus des nuages. Mais nous ne sommes qu’à 1500 m d’altitude, en plein dans les nuages cette fois ! Je sais que le téléphérique qui permet d’accéder à la lèvre du cratère actif (au fond duquel bouillonne un lac) a été endommagé mais j’espère tout de même pouvoir y monter à pied, d’autant que le niveau d’alerte est passé récemment de 2 à 1. Impossible ! Il y a partout des panneaux « no entry », grrr. On décide alors de se rapprocher du Kuju San puisque du beau temps est prévu pour demain. On se dégourdit les jambes sur les quelques km de balade au départ du visitor center de Chojabaru, dans une zone humide assez jolie parée de ses couleurs d’automne, mais toujours sous la pluie… Inspirés par une carte sur le parking du visitor center, nous dénichons le camping indiqué (à perpète en fait. Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !) Le coin est lugubre, désert, moche, sans douche, pour l’équivalent de 40 € ! Nous déclinons et grimpons dans la montagne pour nous poser près de ces beaux arbres morts. Un corbeau y veille une pierre ancienne gravée.

Me 15 novembre Quelques km de route nous mènent à Makinoto Pass sur le versant ouest du Mont Kuju. D’autres randonneurs, hyper-équipés, sont en train de s’échauffer, avant d’attaquer la grimpette, somme toute modeste. Trace prévisionnelle : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214758 (En fait nous ne sommes pas allés sur le Mont Hoshisho) Attention ! Mais à quoi ? Mystère….traduction en anglais loin d’être systématique et même assez rare…Bien souvent elles se limitent à « Caution » ou « No entry » ! Il faut reconnaitre que sur cette rando nous ne croiserons qu’un couple d’occidentaux et pas mal de monde pour un jour de semaine en novembre. Le Kuju San flirte encore avec les nuages… Puis nous dominons une mer de nuages. Au nord, une jolie crête colorée rehaussée de fumerolles. L’ombre du Nakadake (plus haut sommet 1791 m) rafraichit encore l’atmosphère. Nous faisons une pause ventée au bord de ce lac, rejoignons un refuge en contrebas de ce sommet secondaire, puis faisons une boucle vers le sommet du Kuju San (1786 m), qui offre une vue imprenable sur les fumerolles, qui se marient avec de « vrais » nuages. Atmosphère glaciale et minérale au sommet, qui s’adoucit dès que l’on perd un peu d’altitude. Retour au parking puis nous décidons de profiter du beau temps pour retourner vers l’Aso, entraperçu hier dans la purée de pois. Nous repassons près de ces élégantes sculptures végétales. Je m’étonne de cette atmosphère si brumeuse alors que le ciel a été rincé hier par une pluie continue et qu’il souffle un vent glacial ?! S’agirait-il de pollution atmosphérique (on est sous le vent du nord-est de la Chine) ou d’une particularité climatique ? Il me semble que cette brume est fréquente en Asie mais j’en ignore la raison, si quelqu’un sait ? Le Neko Dake est vraiment fascinant. Nous nous en approcherons ce soir car j’ai repéré un sentier qui part de Hinoo Toge (le col entre le Mont Aso et le Neko Dake) dont j’espère qu’il pourra nous mener jusqu’au Taka Dake, situé en dehors de la zone interdite autour du cratère de l’Aso, mais d’où la vue doit être impressionnante. Ce volcan Aso, le plus grand du Japon et l’un des plus actif, est dangereux (7 morts et 70 blessés en 1997 du fait des émanations de gaz toxiques), des bunkers en béton ont été construits à l’arrivée du téléphérique pour pouvoir s’y protéger des bombes volcaniques ! Mais en cas d’éruption, l’accès à moins d’un km du cratère est interdit, ce qui est actuellement le cas, à notre grand dam... Petite pause au bord de l’immense caldeira de l’Aso. Ce coin est très beau, et le vent anime les vastes étendues d’herbes blondes. On retrouve cette belle prairie sur les flancs de l’Aso, d’où émerge le vert petit cône volcanique de Komezuka, aux formes parfaites. Tout au fond, les parois abruptes de la caldeira, dont la circonférence fait 100 km. La ville d’Aso, au fond de celle-ci compte 100 000 habitants ! Ah ! Ça valait le coup de remonter aujourd’hui, la vue sur l’Aso est impressionnante, et accroit encore notre frustration de ne pas pouvoir approcher du cratère, alors que le vent est dans le bon sens, pfff… On profite des belles lumières du soir, puis on descend vers Hinoo Toge pour y passer la nuit afin de pouvoir partir tôt demain pour randonner vers le volcan. La route étroite semble abandonnée au-delà du col. Nous y arrivons avec tout juste encore assez de lumière pour découvrir que le départ du sentier est barré avec plein d’explications en Japonais et « no entry ». Flûte !

Je 16 novembre Déçus nous redescendons de Hinoo Pass, ce qui nous permet tout de même d’admirer le versant nord du Neko Dake. On se console en constatant que le vent a tourné et que le Taka Dake est à présent pile dans les gaz toxiques de l’Aso : nous n’aurions pas pu y aller… Décidés à tout de même profiter de la belle journée qui s’annonce, on file plein sud via l’express highway qui part de Kumamoto vers Ebino Kogen dans le Kirishima Yaku National Park. Voici le tracé prévisionnel : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214550 En fait nous allons d’abord marcher vers le lac Rokkannon Miike (au bord de la route), puis contourner des fumerolles interdites d’accès (encore ! Grrrr…. On pense avec nostalgie à l’Islande ou au Yellowstone, bien moins contingentés) avant de trouver le départ (modifié) du sentier qui mène au sommet du Karakunidake (1700 m). Au fil de la grimpette, je me dis que la rando est plus spectaculaire que je ne le pensais… On surplombe d’abord les lacs et les fumerolles (oui tout au fond on aperçoit un 2ème lac, le Byakushi Ike), puis on aperçoit au loin dans la brume le cratère du Sakurajima (volcan actif en face de la ville de Kagoshima), avec au premier plan le joli lac de cratère Onami Ike. Voici enfin le cratère du Karakunidake, éteint. 300 m de profondeur Mais énorme surprise, en faisant encore quelques pas vers l’est, nous découvrons le magnifique cratère fumant du Shinmoedake ! Je n’en reviens pas. Malgré une préparation appliquée, je tombe des nues ! Je n’avais vu aucune photo de cette splendeur ! Dernière éruption il y a 1 mois le 12 octobre 2017! (Je découvre cette info a posteriori !) https://www.youtube.com/watch?v=Hud-QRuFPJA&feature=youtu.be La lumière de fin de journée est superbe, on a du mal à quitter cette vue fascinante. Il nous faut cependant redescendre vers le lac Onami, par un sentier très raide (escalier fait d’énormes marches, à éviter absolument à la montée). Puis le sentier court à flanc de montagnes dans une forêt peuplée de quelques biches peu farouches (mais floues sur les photos !) Comme le camping de Ebino Kogen ferme à partir de novembre, nous n’avons aucun scrupule à dormir sur le parking du visitor center, avec vue sur les fumerolles.

Ve 17 novembre Journée grise et même pluvieuse. Après une rando pas palpitante (escaliers et même tunnels de béton et 100 m de dénivelé) jusqu’à la cascade de Senriga, dont les eaux très minéralisées blanchissent toute la végétation environnante, nous poursuivons vers le Kirishima Shrine, joli temple pimpant (il date du VIème siècle mais a été reconstruit de nombreuses fois suite à des destructions volcaniques) dans son écrin de verdure, qui attire les foules (à en juger par la taille des parking) Un peu plus loin nous faisons une petite balade sur la rive nord du lac Miike, encore un lac de cratère, jusqu’à un tout petit temple très confidentiel. Une mystérieuse épée de bois est plantée dans le sol, juste à côté de pierres dressées. Un symbole shinto ? Drôles de « fruits » sur un ficus, sans doute un parasite ? Tiens un idéogramme… Nous poursuivons vers la côte est de Kyushu, pour découvrir la curiosité géologique de la petite île d’Aoshima (présente aussi ailleurs sur la côte, à voir en vue satellite sur Google Earth !) : des roches parallèles, qui ne sont pas d’origine volcanique mais sédimentaires. Joli petit temple lové au cœur d’une végétation tropicale. Nous apprécions les parapluies prêtés par la dame qui tient un des nombreux parkings (payants) du site.

Un peu plus au sud nous visitons toujours sous la pluie le sanctuaire shinto Udo Jingu, construit dans une grotte qui surplombe la mer. Nous espérons pouvoir dormir ce soir au cap de Toi Misaki, mais la route côtière 448 s’avère soudainement barrée… On décide de dormir là, sous une pluie battante qui va durer toute la nuit, pas rassurés (enfin surtout moi !) quant à l’éventualité d’un glissement de terrain car il fait trop noir pour juger de l’état du terrain au-dessus de la route. Le relief accidenté, l’abondance des précipitations et sans doute aussi les tremblements de terre font que ces glissements de terrain sont nombreux et l’on croise régulièrement sur les routes des ouvriers chargés de remettre la route en état. Là où en France nous aurions mis un système de feux alternés, il y a en général 1 voire 2 hommes équipés de drapeaux rouge ou blanc. Il faut s’arrêter au drapeau rouge et l’on en est remercié par une gracieuse courbette, renouvelée au lever du drapeau blanc quand on peut démarrer ! Moins glamour, ces centaines d’hectares de pans de collines bétonnés dans l’espoir d’éviter les éboulements. Ajoutez à cela une bonne brassée de poteaux et fils électriques, ça fait vraiment mal aux yeux ! C’est là qu’on se dit qu’on a vraiment une géographie et un climat bénis des dieux en Europe !

Sa 18 novembre Au réveil, il pleut toujours mais moins fort, positivons. Nous rebroussons chemin en longeant à nouveau la côte, cette fois vers le nord. L’eau boueuse de ce petit port de pêche témoigne de l’abondance des pluies de la nuit. Tiens un tori en PVC ! Avis aux amateurs ! La côte très découpée offre de multiples abris pour les nombreux bateaux de pêche. Temps « breton » sur la côte est de Kyushu ! Nous trouvons une autre route pour aller jusqu’au cap Toi Misaki, réputé pour ses vertes collines peuplées de chevaux « sauvages » Une petite randounette jusqu’à une cascadette qui se jette dans la mer et c’est reparti plein nord en direction du volcan Sakurajima. Belle éclaircie en découvrant le Sakurajima. C’est un des volcans les plus actifs du Japon, en activité permanente et qui présente un haut risque humain puis la ville de Kagoshima (600 000 hab) n’en est distante que de 8 km. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sakurajima Et en effet, son activité ne fait aucun doute… Ce qui n’empêche pas la vie de suivre son cours à quelques encablures du volcan. Le quotidien des Japonais est organisé autour de cette gestion du risque. Il y a un peu partout des abris pour se protéger des bombes volcaniques et chaque village est équipé d’une sirène. On a d’ailleurs été surpris de constater que celles-ci servent souvent au quotidien pour rythmer les heures (pas la nuit) en musique (un peu comme les clochers de nos campagnes) Une crique naturelle sans béton (rare !) entre 2 coulées de lave. Sur le flanc sud du Sakurajima à Arimura Observation Point, une petite randounette permet d’observer à quelle vitesse la végétation, après une éruption, reprend ses droits sur cette île au climat sub-tropical. Agréable bain de pieds (un peu chaud !) près de l’embarcadère du ferry que nous prendrons demain pour traverser la baie vers Kagoshima. Nous profitons de la belle lumière de fin de journée pour monter jusqu’à Yunohira observation point, survolé par ce beau rapace. A cette époque de l’année, il y a très peu d’oiseaux, mais plein de rapaces (a priori des buses). Vue de la face ouest du volcan depuis l’observatoire. Nous redescendons et trouvons un square en bord de mer pour la nuit un peu au nord du ferry.

Di 19 novembre Grand beau temps sur Kagoshima au réveil ! Nous prenons le joli ferry (de mémoire 4600 yen pour le c car + 3 personnes) pour une minicroisière, tandis que le Saku fumote tranquillement dans l’air matinal. Nous allons faire un tour au jardin Senganen, construit au XVIIème siècle en bordure de mer (enfin presque, il y a tout de même le tram et la route) à flanc de colline. Nous y sommes à l’ouverture, bonne idée car en repartant la foule du week-end ensoleillé arrive ! Route laborieuse ensuite pour sortir de Kagoshima par le sud en direction du lac Ikeda, un joli lac de cratère. Une petite route permet de le contourner par le nord et d’avoir un joli point de vue sur le volcan Kaimon Dake au cône parfait. C’est le week-end, il fait beau, les joueurs de croquet en profitent. On repère sur la carte un autre petit lac à l’est de Ikeda-ko (ko=lac) et après quelques errements (route fermée) dans une jolie campagne, où nous découvrons d’étranges ventilateurs au-dessus de plantations de thé (google m’apprend que leur rôle est d’éviter en hiver la stagnation de nappes d’air froid) et de drôles de mottes paillées ( ???) sans doute pour abriter quelque plant frileux, nous découvrons un mignon petit lac de cratère (Unagi ko) Sur sa rive nord-est un petit village fume de partout ! Presque chaque maison a sa propre petite fumerolle et surprise il y a même un petit onsen où Fred et Caroline vont faire trempette (chaud ! 41°C !) pendant que je vais faire un tour dans le village, surplombé par cette falaise volcanique où tournoient des dizaines de rapaces. Nous reprenons la route vers le Kaimon Dake. Nous sommes étonnés de voir des cultures si exposées aux influences de la mer ! Chez nous tout serait grillé par le sel ! Pourquoi alors les côtes sont-elles si souvent hérissées de digues et autres blocs de béton ? Malgré le vent, la mer - sans doute peu profonde - nous semble courte et hachée, pas de grande houle qui pourrait ronger les côtes. Bizarre… Nous trouvons un coin pour la nuit sur un observatoire juste à l’ouest de Makurazaki.

Lu 20 novembre Temps gris ce matin, le vent s’est calmé et les rapaces – omniprésents - sont au repos. Il n’y a pratiquement pas d’oiseaux de mer, étonnant… Nous continuons de longer la côte vers le nord sur la route 226 jusqu’au cap Noma-Misaki où j’ai repéré un petit sentier de rando, qui mène à un phare, sans intérêt car on ne voit rien, noyé dans la végétation. Une des nombreuses centrales à béton, celle-ci fabrique les modules destinés à renforcer les côtes. Elles sont pourtant déjà bien protégées par tous ces récifs éparpillés et - encore un sujet d’étonnement, le plus souvent non balisés. Comme nous avons un peu d’avance sur mon programme, modifié du fait de la météo (on a zappé le Yufu Dake et les enfers de Beppu), on décide finalement de tenter notre chance pour aller voir les grues (des oiseaux hein !) à Izumi. J’avais initialement écarté cette idée car nous habitons pas loin du lac du Der, autre site fameux d’observation de ces oiseaux migrateurs, et que le site d’Izumi est moins champêtre. En effet, il s’agit d’une sorte de polder cerné de hautes digues de béton, piqueté de poteaux électriques et la zone de repos des grues est cernée d’une bâche de protection en plastique bleue. Cadrages étroits recommandés pour les photos ! Mais le spectacle est tout de même fascinant car nous avons la chance d’avoir un beau ciel tourmenté. 1h avant le coucher du soleil, les grues regagnent la zone de protection (agrainée…) par petits groupes successifs. Les voilà toutes posées pour la nuit. Aucun bruit durant la nuit alors que nous dormons à une centaine de mètres des volatiles. Seule une odeur de basse-cour nous rappelle leur présence.

Ma 21 novembre L’envol au lever du soleil est encore plus spectaculaire car les centaines de grues décollent en l’espace d’une dizaine de minutes à peine. Il fait très beau, en route vers le nord pour découvrir les villages de montagne de Gokanosho… Il s’agit d’une région de moyenne montagne au sud-est de Kumamoto, où quelques routes très étroites et sinueuses relient quelques villages isolés dans la forêt. Les couleurs d’automne de la première quinzaine de novembre nécessitent de mettre les routes à sens unique pour éviter les bouchons. Nous ne verrons pas grand-monde… Jolies couleurs dans la forêt. J’adore ces conifères ! Je crois que ce sont des cèdres du Japon… Jolie balade jusqu’à la cascade de Sendantoro (route d’accès : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150394, ensuite c’est balisé) Nous reprenons ensuite la route jusqu’au village de Momigi et ses 2 ponts suspendus. https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20215704 Dernière balade à Umenoki todoro Park, où un autre pont suspendu mène à une jolie cascade (en remontant vers le nord sur la route 445 ) Nous arrivons enfin à un observatoire qui domine la plaine de Kumamoto, où nous trouvons un endroit pour la nuit près d’un jardin public. Aucun bruit la nuit en ville à Kyushu, c’est étonnant.

Me 22 novembre Pluie… Pas trop gênante finalement pour la visite du Suisenji Park (surtout que nous avons fini par investir dans des parapluies !), très beau jardin à Kumamoto. J’observe de plus près la taille et la technique pour obtenir de si jolis arbres : trop compliqué pour moi ! Dommage, j’adore même si ça s’apparente un peu à de la torture végétale… Nous attrapons ensuite de justesse le ferry de 11h00 pour la traversée vers Shimabara (environ 7600 yen de mémoire). Tiens ! Il y a donc tout de même des mouettes à Kyushu ?! Voici la ville de Shimabara (45000 hab) à 6 km à vol d’oiseau en contrebas du volcan Fugen Dake. Nous visitons l’intéressant Mémorial de l’éruption de 1991, qui coûta la vie à 43 personnes dont les volcanologues Maurice et Katia Krafft. A quelques centaines de mètres du musée, on a conservé les maisons enfouies sous les cendres de cette éruption. Nous visitons rapidement le château de Shimabara et allons flâner dans une jolie rue où nous pouvons visiter en accès libre quelques anciennes maisons de samouraï. Nous terminons la journée sous la pluie en arpentant au pas de course les « Enfers du Mont Unzen », où les tuyaux déglingués qui courent dans tous les sens sont plus nombreux que les fumerolles ! On n’en revient pas ! L’endroit est pourtant hyper touristique ! Enfin pas trop en novembre… J’avais prévu de passer la nuit sur le parking de Nita Pass, point de départ du téléphérique qui mène au Mont Fugen, mais la route est fermée après 18h en hiver. On se trouve un parking tout confort un peu plus loin, avec une jolie vue.

Je 23 novembre Au réveil quelques voitures de randonneurs arrivés durant la nuit nous rappellent que ce jour est férié. La nuit a été fraiche pour certains dirait-on…quelques degrés au-dessus de zéro… Nous sommes en vue du téléphérique et le Mont Fugen est encore dans les nuages. Nous prenons la 1ère benne, qui nous fait gagner 200 mètres de dénivelé. Voici le tracé réalisé : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150392 Un joli Tori en bois marque le début du sentier. En contrebas le lac du village de Unzen. Nous marchons vers un col, en contrebas du Fugen Dake, toujours ennuagé. La montagne fume d’un peu partout. Nous voilà arrivés sur une sorte de plateau juste en contrebas du vrai sommet, fumant et interdit d’accès. Les gros blocs de lave disparaissent peu à peu sous la végétation. Voilà le sommet du Mont Fugen (1359 m) et à l’arrière - plan les îles proches de Kumamoto. Le vrai sommet est à 1486 m. Il fait très froid, en-dessous de zéro avec un fort vent du nord, gants bienvenus ! La vue est superbe ! Nous regagnons le bas du téléphérique à pied. Cette fois le Mont Fugen est bien dégagé. Nous reprenons le camping-car, traversons une vaste forêt de cèdres du Japon (ces arbres sont superbes !), et décidons de pousser jusqu’à Nagasaki. Nous faisons un petit tour dans le Dejima, ancien comptoir de la Compagnie des Indes Orientales. Nous poussons jusqu’aux quais, on aime les bateaux ! Puis nous faisons un tour au Mémorial de la Bombe Atomique, très fréquenté en ce jour férié, où l’émotion des visiteurs Japonais est vraiment palpable. A la nuit tombée, nous roulons laborieusement vers le nord et la ville de Sasebo au sud de laquelle un observatoire domine d’innombrables îles. Nuit près de la plage de Shirahama.

Ve 24 novembre Nous reprenons l’avion demain donc nous avons finalement le temps de visiter l’île de Hirado (Hirado Shima) dont le côté champêtre et « hors du temps » nous attire. Arrivés de nuit, nous prenons d’abord le temps de découvrir les environs immédiats. Une petite crique où quelques ostréiculteurs « décortiquent » leur récolte, et plus loin une jolie plage. Drôles de fruits sur ce bel arbre ! Quelques km nous mènent au Kujushima viewpoint. Nous mesurons à quel point le Japon est tourné vers la mer : chaque crique, chaque baie abrite quelques bateaux de pêche ! En route vers le nord, nous faisons quelques achats (indispensables bien sûr) dans un magasin où (presque) tout est à 100 yen (soit 0,75 €) Un joli pont rouge qui nous rappelle quelque chose (suivez mon regard de l’autre côté du Pacifique !) mène à Hirado Shima. Le soleil tente quelques percées… Jolies rizières qui s’accrochent à la pente… Les surfaces agricoles sont minuscules, le plus souvent moins d’un hectare et l’agriculture est très peu mécanisée. C’est presque du jardinage potager. (C’est ainsi partout sur Kyushu d’ailleurs) Pas de grosse ville, pas d’industrie sur cette belle île : on pêche ou on cultive la terre. On se régale… Encore un aller-retour sur le joli pont bleu (en cours de remise en peinture) qui mène à Ikitsuki Shima, et on finit par une grimpette jusqu’à Kawachitouge Pass, d’où la vue à presque 360 ° sur le Sakaï NP est splendide. Retour laborieux sur Fukuoka. La conduite sur Kyushu est très tranquille. On roule certes à gauche mais les gens sont courtois et disciplinés. Les routes de campagne sont étroites mais peu fréquentées et la compacité du camping car nous a permis d’aller partout. La moyenne horaire est très faible, 30 à 40 km/h car ça tournicote en permanence et les feux rouges sont innombrables ! Pour aller plus vite, il faut emprunter les voies express, payantes, mais à un prix qui nous a semblé voisin de nos péages en France, pour des parcours où se succèdent ponts et tunnels. Le GPS est perdu dans les bretelles d’accès et les directions sont indiquées au sol au dernier moment et en Japonais donc à 2 reprises on a pris l’autoroute dans le mauvais sens (mais pas à contresens hein !)

Nous trouvons un coin pour dormir pas loin de l’aéroport où nous reprenons l’avion demain.

Sa 25 novembre 5h du mat, nous rendons le camping car à Yap et Ushijima, après 2000 km de bons et loyaux services. Décollage à 7h20 pour le 1er de nos 3 vols… Arrivée le soir même vers 21h à Nancy sous la pluie !
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
CA CalamityGin Globetrotter ·
Bravo et Merci ! 😎
MA Marathon Globetrotter ·
Bonjour

Merci pour ce récit. Deux précisions :

Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !)

Les plans japonais sont toujours orientés dans le sens du regard, alors que les plans occidentaux sont toujours orientés au nord. Tant qu'on n'a pas compris cela (et j'ai mis très longtemps à le comprendre dans ma jeunesse), on a beaucoup de mal, alors que c'est si naturel quand on y est habitué. Ca fait partie du bizutage.😉

Pourquoi alors les côtes sont-elles si souvent hérissées de digues et autres blocs de béton ?

A cause des tempêtes, du risque de tsunami, et aussi du pouvoir politique des entreprises de travaux publics qui font valoir les emplois locaux créés par ce bétonnage systématique.
ES Esethi Veteran ·
Coucou Marie et merci pour ce carnet doublement dépaysant : et par la destination en soi, et par le choix de la région ! Les paysages sont très beaux, les brumes donnent incontestablement une note poétique à l'ensemble (même si pour vous, la pluie n'a sans doute pas été un atout tous les jours...). Une bonne raison donc de ne pas se limiter au parcours classique urbain (Tokyo, Kyoto...). Sûr que j'y penserai quand l'heure viendra pour nous d'une petite visite au Japon (qui est sur notre wish list depuis un moment). Une petite surprise : très peu de rencontres animalières... Un grand merci à nouveau donc pour ce CR, et à bientôt pour d'autres aventures (déjà des idées ou des projets ? ) A+ Chrsitine
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci à vous pour vos commentaires! @Marathon : oui j'ai bien pensé à une sorte de lobby du béton...car un tsunami passe largement au-dessus de tout ça...ou alors un tout p'tit hein! @Esethi : pour la pluie c'était tout de même mieux qu'en novembre chez nous et grâce à la liberté offerte par le c car on a pu jongler avec les jours de beaux temps pour les randos donc pas de frustration. A vrai dire je ne supporte les visites "culturelles" que quand il pleut! Très très peu d'animaux visibles en effet, juste quelques blaireaux écrasés (🏴‍☠️) Peut-être préfèrent-ils la forêt très dense et très étendue? En tout cas on n'a vu au cours de nos balades aucune empreinte, juste qq crottes de renard (?) Ah oui et des chats uniquement en bord de mer (je suppose qu'ils profitent de la pêche, et puis dans la montagne il n'y a pas grand-monde). Pas mal n'ont qu'une demi-queue (😕) : je me demande si ce n'est pas pour marquer ceux qui ont été castrés? Chez nous on leur coupe un petit bout d'oreille... Sinon on a prévu une virée au Kirghistan cet été, à 4 cette fois! Loc de voiture+tente...

A+ Marie
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CA CalamityGin Globetrotter ·
Merci à vous pour vos commentaires! @Marathon : oui j'ai bien pensé à une sorte de lobby du béton...car un tsunami passe largement au-dessus de tout ça...ou alors un tout p'tit hein!

La raison principale de ces inesthétiques digues n'est pas de prévenir les tsunamis mais de tenter de limiter l'impact des vagues "normales" sur l'érosion des côtes, les plages, les abords des ports, etc. De nombreuses formes différentes ont été expérimentées au fil des décennies, avec d'ailleurs des résultats mitigés.

Ah oui et des chats uniquement en bord de mer (je suppose qu'ils profitent de la pêche, et puis dans la montagne il n'y a pas grand-monde). Pas mal n'ont qu'une demi-queue (😕) : je me demande si ce n'est pas pour marquer ceux qui ont été castrés? Chez nous on leur coupe un petit bout d'oreille...

Non, il s'agit d'une "race" particulière de chats, les bobtails japonais.

Et normalement, on ne devrait plus couper l'oreille 😠 des chats stérilisés, on les tatoue dans l'oreille ...
ML Mlefevre Globetrotter ·
Moui mais quand même ça fait bcp de béton pour une mer qui ne semble pas pire que les autres...Oui on a vu différentes formes de module et on a rigolé en imaginant l'argumentaire technique des commerciaux pour vanter la forme de leur produit...

Me voilà soulagée grâce à ton explication sur les chats! Merci! En tout cas il y en a beaucoup (je dirais au moins 1/3 voire 1/2) même parmi des chats "apparemment" errants (on ne sait jamais trop avec les chats!)
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CA CalamityGin Globetrotter ·
Moui mais quand même ça fait bcp de béton pour une mer qui ne semble pas pire que les autres..

.

Elle est très, très dangereuse et problématique pour les côtes, redoutée de tous les navigateurs depuis des siècles.

Oui on a vu différentes formes de module et on a rigolé en imaginant l'argumentaire technique des commerciaux pour vanter la forme de leur produit...

A mon avis, les ingénieurs de chez Fiat ont dû s'en inspirer pour vanter les charmes esthétiques du Multipla 😉

(on ne sait jamais trop avec les chats!)

Si, si, on sait très bien. Ils contrôlent la planète et influencent l'évolution à leur avantage (la queue courte des bobtails, c'est comme les oreilles repliées des scottish fold, c'est fait exprès pour nous apitoyer. Il faut se rappeler l'adage : "Le chien a un maître, le chat a des serviteurs" !
ML Mlefevre Globetrotter ·
Ah je déteste le multipla mais j'ai repéré quelques petites voitures asiatiques qui me plairaient bien, trop mignonnes! Mais on n'en voit pas chez nous...

Pour la côte oui elle est dangereuse car hérissés de récifs parfois loin des côtes qui ont justement pour vertu de casser la houle et de protéger naturellement les côtes. Il y a très peu de balisage et avant l'ère du GPS (à supposer que les cartes soient précises), ça devait être parfois la roulette russe.

Enfin pour les chats, oui! J'en ai quelques échantillons à la maison...
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LI Lilevis Veteran ·
Bonjour Marie

Merci pour ce magnifique carnet et ses superbes photos, je me suis régalée à le lire. Le fait de vous déplacer en camping car vous a donné beaucoup de flexibilité, c'est ça qui est bien en voyageant de cette façon. Je n’aurais pas pensé à faire un circuit en camping-car. Mon fils envisageant d’aller à Kyushu, je vais lui envoyer le lien de ton carnet. Bonne après-midi. Liliane
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/ Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/
BE BeneFukuoka Veteran ·
Le camping-car ne m’attire pas mais alors pas du tout mais joli carnet et façon différente de visiter Kyûshû ! Il métard d’avoir un week-end de libre pour recommencer à y voyager.

Pour le mont Aso, il fallait venir un peu plus tard, le cratère réouvre en mars (j’y serais :)). La fermeture actuelle n’a rien à voir avec le sens du vent et les fumerolles comme ça a été le cas avant la série d’eruption. C’est surtout que les infrastructures en haut sont en cours de réparation et la couche de cendre volcanique en cours de déblaiement.

Pour la brume, si elle n’est pas naturelle il s’agit de la pollution pm2.5 qui vient de Chine. Elle est surtout présente de novembre à mars.

Le village près du lac Unagi est Unagi onsen je pense.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci Liliane et bon voyage au fiston!
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ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Bénédicte.

Eh oui il faut de tout pour faire un monde et à chacun sa façon de voyager et profiter de son temps libre. Il y a quand même pas mal de Japonais qui dorment dans leur voiture au départ des randos, je pense qu'ils apprécieraient un peu plus de confort. Je dois dire qu'on n'est pas passé inaperçu en particulier sur les petites routes au milieu des champs. Un œil sur nos têtes, un œil sur la plaque d'immatriculation puis de grands sourires!

Pour le Mont Aso, j'espérais pouvoir tout de même y aller à pied, mais tous les accès de randonnée étaient fermés...de toute façon on n'a jamais de chance avec les volcans, c'est tjs trop tôt ou trop tard! Exception avec le Shinmoedake qu'on a adoré!

Je viens de regarder ce que sont les particules 2,5 : oui ça pourrait bien être ça... Sais-tu si les gens que l'on voit masqués se protègent de ces particules, des miasmes de leurs voisins ou ont-ils le souci de ne pas refiler leurs microbes aux autres quand ils sont malades?

Oui il est mignon ce village au bord du lac, tu y es allée? On l'a découvert par hasard ce qui l'a rendu d'autant plus charmant!

Marie
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MA Marathon Globetrotter ·
Il y a très peu de balisage et avant l'ère du GPS (à supposer que les cartes soient précises), ça devait être parfois la roulette russe

J'ai sillonné le Japon rural il y a une trentaine d'années avec les cartes routières de l'époque dont la précision n'avait rien à envier à celle des cartes Michelin. Je ne me suis jamais égaré, mais ça devait être laborieux pour qui ne lisait pas le japonais.
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour François, Je parlais des cartes marines, à propos des récifs qui défendent les côtes de Kyushu. Il y a encore plein d'endroits sur les océans dont la cartographie est imprécise ou fausse. De nos jours avec un GPS on connait sa position sur l'eau mais il faut faire confiance (ou pas) aux cartes (marines donc) pour savoir où on est par rapport aux cailloux...

Marie 31 m'avait prêté un atlas routier en Japonais et en effet pour moi c'était inutilisable!
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CA CalamityGin Globetrotter ·
Bonjour François, Je parlais des cartes marines, à propos des récifs qui défendent les côtes de Kyushu. Il y a encore plein d'endroits sur les océans dont la cartographie est imprécise ou fausse. De nos jours avec un GPS on connait sa position sur l'eau mais il faut faire confiance (ou pas) aux cartes (marines donc) pour savoir où on est par rapport aux cailloux...

Il s'agit d'une des raisons pour lesquelles le Japon n'a jamais été envahi/colonisé avant 1945 ...
ML Mlefevre Globetrotter ·
Oui, ça ne m'étonne pas, c'est un vrai labyrinthe par endroits!
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MA Marathon Globetrotter ·
Bonjour François, Je parlais des cartes marines, à propos des récifs qui défendent les côtes de Kyushu. Il y a encore plein d'endroits sur les océans dont la cartographie est imprécise ou fausse. De nos jours avec un GPS on connait sa position sur l'eau mais il faut faire confiance (ou pas) aux cartes (marines donc) pour savoir où on est par rapport aux cailloux...

Bonjour,

La prochaine fois, je lirai un peu plus attentivement avant de répondre complètement à côté de la plaque ! 😊

Marie 31 m'avait prêté un atlas routier en Japonais et en effet pour moi c'était inutilisable!

Je le crois sans peine !
MA Masterpo Globetrotter ·
Il métard d’avoir un week-end de libre

Il tétard ? 😛
BE BeneFukuoka Veteran ·
Je viens de regarder ce que sont les particules 2,5 : oui ça pourrait bien être ça... Sais-tu si les gens que l'on voit masqués se protègent de ces particules, des miasmes de leurs voisins ou ont-ils le souci de ne pas refiler leurs microbes aux autres quand ils sont malades?

Les raisons de porter un masque sont vraiment variées. Pêle mêle on trouve l'envie de ne pas être contaminé par les autres (surtout ne période de grippe, dans ce cas c'est une semaine d'arrêt obligatoire dans beaucoup d'entreprises), de ne pas contaminer, se protéger du pollen, de la pollution ou du froid (comme moi aujourd'hui), camoufler un bouton, un complexe ou le fait de ne pas être maquillée, etc.

Oui il est mignon ce village au bord du lac, tu y es allée? On l'a découvert par hasard ce qui l'a rendu d'autant plus charmant!

J'y suis passée pour le travail, mais comme je retourne dans la région pendant les vacances de fin d'année je vais tâcher d'aller y faire un tour un peu plus approfondi.
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ML Mlefevre Globetrotter ·
😎 J'avais pensé à tout ça sauf aux boutons et à l'absence de maquillage!
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CA CalamityGin Globetrotter ·
... ou pour éviter d'avoir à répondre aux questions de la presse :

http://www.sankei.com/images/news/171123/clm1711230007-p1.jpg

(Le yokozuna Harumafuji, qui a battu un de ses "petits camarades" lors d'une soirée arrosée, et a dû démissionner en conséquence)
RA Ragamuffin Globetrotter ·
The one and only c'est lui



Kisenosato Yutaka(Photographié sur mon écran de télévision dans ma chambre d'hôtel à Tokyo le 15 mars dernier)

Harumafuji Kōhei l'avait blessé en demi-finale du tournoi d'Osaka.

Osaka 2017 - Day 13 - Harumafuji v Kisenosato - YouTube

Mais Kisenosato allait, deux jours plus tard, malgré la douleur mais avec le soutien du Japon tout entier, gagner la finale et emporter le titre.

Osaka 2017 - Day 15 - Kisenosato v Terunofuji - YouTube

Youpie.

Des infos complémentaires concernant le vilain méchant :

fugujapon.com/...la-bagarre-au-japon/
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
CA CalamityGin Globetrotter ·
The one and only c'est Kisenosato

Grande joie au Japon, enfin un yokozuna japonais après 20 ans de disette. Dommage que sa blessure l'ait empêché depuis de renouveler l'exploit.

Les 42 pages de discussion du scandale Harumafuji sur Sumo Forum ...
MA Marathon Globetrotter ·
The one and only c'est Kisenosato

Grande joie au Japon, enfin un yokozuna japonais après 20 ans de disette. Dommage que sa blessure l'ait empêché depuis de renouveler l'exploit.

Mouais, les réactions de mes amis japonais, c'est que c'est un sport géré de manière obscure, pour ne pas dire suspecte, et que les jeunes s'en détournent, avec pour conséquence cette domination mongole au plus haut niveau qui aurait été impensable il y a trente ans.
CA CalamityGin Globetrotter ·
Mouais, les réactions de mes amis japonais, c'est que c'est un sport géré de manière obscure, pour ne pas dire suspecte, et que les jeunes s'en détournent, avec pour conséquence cette domination mongole au plus haut niveau qui aurait été impensable il y a trente ans.

Obscure et suspecte ? Oh, qu'est-ce qui pourrait bien leur faire penser cela 😉
MA Max68 Globetrotter ·
Hello Marie,

Merci de nous avoir fait si rapidement le carnet avec photos etoutetout 🙂

J'ai adoré la vue depuis le Karakunidake, j'aime aussi les temples et les beaux jardins 🙂. Ce mixte temples et volcans me plait bien, moins la pluie, le béton et les paysages "campagnards" ne m'ont pas renversés 😊 Je dois avouer que le concept "camping car" ne m'a pas fait rêver 😉

Merci encore🙂

Jef
https://apprentisvoyageurs.com
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut JF, Je crois avoir lu qq part que la pluviométrie annuelle à Kyushu est de 1800 mm/an. 700 à Nancy et encore moins de l'autre côté des Vosges! Merci pour ta lecture! Marie
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RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonjour

la pluviométrie annuelle à Kyushu est de 1800 mm/an

pas grand chose en comparaison avec

Cherrapunji

Mais il est vrai que le Japon est plus pluvieux 😇 que notre bonne vieille Europe.

France 867 mm/an vs Japon 1668 mm/an; du simple au double 😇

Donc conseil pour un séjour au Japon : s'attendre à des jours pluvieux et donc s'acheter sur place un bon parapluie.



Jour de pluie à Nagasaki à l'entrée du Yazaka Shrine d'où l'on peut rejoindre le nagasaki-kiyomizudera.jp (à ne pas confondre avec son homologue de Kyoto) dont on retrouve la localisation sur certaine carte G... sous le nom de Seisuiji Chokizan (quand on vous dit que le Japon c'est super pas compliqué 😮) plus intéressant sociologiquement parlant que son culturellement/historique voisin le Sōfuku-ji, ... bref sous la pluie avec son "guideur de voiture à parquer" (un de ces nombreux "emplois" au Japon, guider les gens, leur indiquer où ils doivent aller, passer, traverser, ... ah ! on prend soin de vous au Japon 😉 même quand il pleut 😇) qui lui n'a pas suivi mon conseil : parapluie 🤪

En ce qui concerne ton récit de voyage je m'étonne que pour un premier séjour au Japon tu choisisses l'île de Kyushu !

Et qui plus est son côté essentiellement nature ! Rien d'urbain ! Juste une ligne ou deux à propos de Nagasaki, Dejima, sa rue-musée et le très touristique site de l'explosion de la bombe atomique du 9 août 1945 (petite parenthèse pour remercier les Américains de s'occuper de tous les problèmes de notre planète, hier comme aujourd'hui, avec ses bons et mauvais résultats 🤪)

Mais bon chacun ses goûts et ses couleurs.

Donc de très belles couleurs sur tes très belles photos qu'on ne peut hélas voir qu'en allant sur ton blog 🤪

Mon conseil : comme il s'agit d'un "carnet de voyage" tu as la possibilité d'y apporter quelques améliorations.

Et là ce serait bien de l'aérer un peu en y insérant, par ci par là, quelques-unes de tes très belles photos. Je pense qu'avec celle d'introduction au message initial il te reste 19 photos à insérer. Je te laisse le choix en espérant que mes préférées y soient (comme celle de cette petite vieille conduisant son tracteur 😉) (pas beaucoup rencontré/photographié de Japonais durant ce voyage ?)

A propos de ton chapitre consacré aux lacs d'Ikeda et Unagi (sud de Kagoshima) et des environs, il me revient que quelqu'un avait il y a quelques semaines posté un message intéressant pour nous parler de son expérience d'excursion d'un jour à Ibusuki et ses environs, en partie à vélo (électrique) de location. Message que je ne retrouve plus !

Mais voici un lien vers son expérience sur son bloc : « Slow voyage », ou comment découvrir la péninsule de Satsuma à vélo!

Encore merci pour ton partage d'expérience 😉
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
CH Cheechako Veteran ·
Bonjour, Chacun ses choix en effet. Et sans doute que pour les connaisseurs du Japon ici présents, faire un choix du Japon essentiellement orienté nature peu surprendre. Mais peut-être (pas taper !) ces connaisseurs sont-ils surtout des connaisseurs d'un certain Japon ?

J'ai remarqué aussi des remarques récurrentes à propos du choix du camping car.

Je dois avouer que le concept "camping car" ne m'a pas fait rêver

par exemple. Pour ce qui nous concerne, très fans du camping car, nous n'avons cependant pas regretté de ne pas avoir retenu ce mode de déplacement pour nos séjours au Japon, car ne pas profiter des conditions d'hébergement spécifiques à ce pays c'est je trouve faire l'impasse sur quelque chose d'essentiel. Je parle ici bien entendu non des hôtels classiques, mais des minshukus et des ryokans. Accueil, approche du mode de vie au quotidien, nourriture.....
https://www.flickr.com/photos/135039272@N03/
MA Masterpo Globetrotter ·
il me revient que quelqu'un avait il y a quelques semaines posté un message intéressant pour nous parler de son expérience d'excursion d'un jour à Ibusuki et ses environs, en partie à vélo (électrique) de location. Message que je ne retrouve plus !

Tsss... En fait, le message en question renvoyait sur le site. https://voyageforum.com/v.f?post=8257198#8257198
MA Masterpo Globetrotter ·
Pour ce qui nous concerne, très fans du camping car, nous n'avons cependant pas regretté de ne pas avoir retenu ce mode de déplacement pour nos séjours au Japon, car ne pas profiter des conditions d'hébergement spécifiques à ce pays c'est je trouve faire l'impasse sur quelque chose d'essentiel.

C'est rigolo, parce que, bien que pas très attiré par ce mode de déplacement, ça m'a presque fait envie, cet été, en voyant le michi-no-eki d'Utoro 😛
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Raga et merci pour ta lecture attentive et tes commentaires sur les photos! Oui c'est le 1er voyage où on achète des parapluies!

"Rien d'urbain"!

Bien sûr! Pour rien au monde je ne consacrerais plus que qq heures de mes vacances à une ville! Si tu as la curiosité de jeter un œil à nos autres voyages, tu verras que nous avons déjà fait un effort particulier pour le Japon!

Oui je pourrais insérer quelques photos dans le texte mais je n'en ai pas le temps pour le moment... Je n'aime pas photographier les gens, ça a un côté voyeur qui me met mal à l'aise. Pour la mémé sur son tracteur, elle était si croquignolette que je n'ai pas résisté! J'ai bien quelques photos de gens déguisés en habits traditionnels que j'ai pris en photo presque pour leur faire plaisir vu qu'ils étaient visiblement payés pour ça, mais elles sont sans intérêt.

A+ Marie
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ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Cheechako, Oui chacun ses choix et ce qui est bien c'est que tout le monde en semble satisfait... Toi qui es allé sur Hokkaido et aussi sur Kyushu...dirais-tu que Hokkaido est aussi bétonnée que Kyushu? On dirait qu'il n'y a que nous qui avons été choqués d'ailleurs! Mais peut-être faut-il aller à la campagne pour s'étonner d'y trouver tant de béton? En ville il a toute sa place et ne choque personne...

Pour ce qui est de l'hébergement traditionnel, il faut je pense du temps pour bien en profiter, sinon ce serait "gâcher" et comme nous avons toujours un rythme un peu effréné en vacances, ce n'est pas pour nous : on piafferait d'impatience en permanence! Peut-être les choses changeront-elles quand nous ne travaillerons plus et pourrons consacrer plus de temps à nos voyages (mais j'en doute!😛)
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ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Maître... S'agirait-il d'une private joke? Quel est le rapport entre ce michi no eki et le camping car? Marie
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CH Cheechako Veteran ·
Bonsoir, Le michi no eki d'Utoro ? Nous y avons dormi. Pas vraiment celui qui me faisait envie (trop "urbain", je suis certain qu'il n'aurait pas non plus plu à Marie !), mais sur Utoro il était difficile d trouver un endroit autorisé pour s'y poser pour la nuit. J'aurais par exemple préféré Kamuiwaka hot falls... Mais dans le secteur il y avait d'autres endroits comme au col vers Rausu.
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CH Cheechako Veteran ·
Bonsoir Marie, Nos posts se sont croisés... Une private joke de Masterpo ? Peut-être en effet, je ne sais pas. Je n'ai pas assez visité Kyushu pour pouvoir comparer cette question de béton. Nous étions (voyage photo ornitho) focalisés sur les grues d'Izumi encore bien plus nombreuses en février, et donc très largement disséminées en dehors de la zone close de bâches bleues. Grues moines surtout, grues à cou blanc, et parfois une égarée (grue du Canada par exemple) d'une autre espèce. A propos tes rapaces, à mon avis n'étaient pas des buses mais des milans bruns.

Donc le béton : ben oui, sur la côte à Hokkaido il y en a énormément. Mais heureusement il y a des zones qui en sont un peu dispensées : falaises d'Abashiri, Cap Notoro, , toute la pointe du parc national de Shiretoko, la côte Ouest et les iles de Rishiri et Rebun à l'extrême Nord Ouest, pour ce que nous avons vu. Et au niveau des maisons, l'architecture est souvent affreuse, encore pire pour les hôtels, notamment autour du lac Toya, mais aussi au lac Akan, pourtant hyper coté, et que nous avons rapidement déserté à cause de ça. Non non, il n'y a pas que toi qui en a été frappée.

Pour ce qui est de l'hébergement traditionnel, il faut je pense du temps pour bien en profiter, sinon ce serait "gâcher" et comme nous avons toujours un rythme un peu effréné en vacances, ce n'est pas pour nous : on piafferait d'impatience en permanence!

Tu as raison, J'ai connu (et je connais encore) cela....😎

Peut-être les choses changeront-elles quand nous ne travaillerons plus et pourrons consacrer plus de temps à nos voyages (mais j'en doute!

Très possible, et je te le souhaite. Pour ce qui me concerne ce sont mon épouse et la retraite qui y ont coopéré ! 😉 Alors, ne doute pas trop !

Ps je lis très peu les carnets de voyage. J'ai fait une exception et je suis allé voir les photos : vraiment très bonnes, j'ai beaucoup aimé.
https://www.flickr.com/photos/135039272@N03/
MA Masterpo Globetrotter ·
S'agirait-il d'une private joke?

Mais... mais... ce n'est pas le genre de la maison ^^ En tout état de cause, non, juste un ressenti 😇

Quel est le rapport entre ce michi no eki et le camping car?

Une simple photo vaut mieux qu'une longue explication... En respectant toutefois les précautions d'usage :
JG JG07 Globetrotter ·
Mais il est vrai que le Japon est plus pluvieux 😇 que notre bonne vieille Europe.

France 867 mm/an vs Japon 1668 mm/an; du simple au double 😇

ça reste assez vague (mais l'idée est là.) Ou en France? Ou au Japon? Selon les régions, c'est très variable.
BE BeneFukuoka Veteran ·
Chacun ses choix en effet. Et sans doute que pour les connaisseurs du Japon ici présents, faire un choix du Japon essentiellement orienté nature peu surprendre. Mais peut-être (pas taper !) ces connaisseurs sont-ils surtout des connaisseurs d'un certain Japon ?

Pour moi pas du tout étant donné que Kyûshû est la région que je connais le mieux au Japon et que je passe mon temps à en parler.

Ce qui peut (agréablement) surprendre c’est le fait que ce n’est pas commun, : la quasi totalité des voyageurs commençant par Tôkyô / Kyôto / Hiroshima ou Alpes Japonaises sans avoir vraiment cherché des infos sur l’ensemble du pays. Je reste persuadée qu’en cherchant un peu plus, davantage de personnes choisiraient Kyûshû pour un premier séjour.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
CH Cheechako Veteran ·
Bonjour Bénédicte, Aurais tu la mémoire courte ? ll y a juste un mois :

Il me semblait préférable de laisser la parole à ceux qui connaissent, comme Benedicte, sûrement la mieux placée de tous sur ce forum pour en parler.

En supposant que certains spécialistes du Japon connaissaient surtout un "certain Japon" je ne pensais donc pas à toi, vois tu.

Je reste persuadée qu’en cherchant un peu plus, davantage de personnes choisiraient Kyûshû pour un premier séjour.

Oui, ou.. . Hokkaido ?
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MA Marathon Globetrotter ·
Bonjour, Chacun ses choix en effet. Et sans doute que pour les connaisseurs du Japon ici présents, faire un choix du Japon essentiellement orienté nature peu surprendre. Mais peut-être (pas taper !) ces connaisseurs sont-ils surtout des connaisseurs d'un certain Japon ?

Bonjour,

Surprendre, oui, choquer ou décevoir, absolument pas. Bien au contraire, je regrette que trop de visiteurs se limitent à un certain Japon, qui ne correspond d'ailleurs que partiellement avec le Japon dont je suis surtout connaisseur. 🙂
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Maître! J'apprécie beaucoup ces concentrations de camping cars sur les michi no eki donc, au Japon, et sur les aires aménagées en Europe : il suffit de les éviter et on est tranquille!
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CH Cheechako Veteran ·
Ouahhhh !!!!! C'était à quelle époque ? Car lorsque nous y avons dormi il y avait 10 fois moins de monde, et déjà nous trouvions que cela faisait beaucoup. Là, nous fuyons illico ! Alors que cela ai fait envie à un non adepte habituel du camping car, j'avoue ne pas bien comprendre. Quant à la banderole d'alerte aux ours... ça n'était sûrement pas au même endroit... Car si l'on peut rencontrer des renards ou un raton laveur en ville, pour les ours, il faut quand même s'éloigner un peu !
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MA Masterpo Globetrotter ·
C'était à quelle époque ?

Août dernier...

Là, nous fuyons illico ! Alors que cela ai fait envie à un non adepte habituel du camping car, j'avoue ne pas bien comprendre.

Bon, ce n'est clairement pas la proximité qui m'a attiré, mais le fait de pouvoir rester près de la mer 😇

Cela dit, j'étais à l'hôtel Iruka, et le dîner sur la terrasse la nuit avec la vue sur Utoro éclairé était juste sublime.

Quant à la banderole d'alerte aux ours... ça n'était sûrement pas au même endroit...

Ah si si, prise une minute après l'autre ! Au milieu du michi-no-eki. Je reconnais que c'était quand même un peu exagéré. De toute façon, à Utoro, tout le monde a sa clochette 😛
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Cheechako,

Merci pour tes commentaires sur mes photos et l'info sur les rapaces. Ici en Lorraine on a plein de milans noirs ou royaux, qui sont différents de ces oiseaux de Kyushu. Je ne savais pas qu'il existait aussi des milans bruns...j'ai corrigé!

On a aussi été surpris par l'architecture à Kyushu. Abreuvée d'images de temples rutilants et de jardins taillés au coupe-ongle je m'étais naïvement imaginé trouver une sorte de Suisse asiatique. En fait (je ne parle pas des interminables banlieues des grandes villes, là, pas de miracle, ça pousse comme ça peut) même dans les petites villes rurales et les villages, il n'y a pas à proprement parler de centre, ni d'unité architecturale, ça nous a fait penser aux USA (!!! vont penser certains) Rares sont les maisons où l'on aurait eu envie d'habiter : elles semblent en général peu entretenues, sombres, volets fermés, rideaux tirés, on ne voit jamais l'intérieur, avec 1 m de jardin périphérique +/- laissé à l'abandon. A croire que les Japonais bossent tellement qu'ils n'ont plus de temps pour s'occuper de leur habitat. Comme chez nous il y a plein de commerces fermés et de maisons vides dans les petites villes et villages. Hirado Shima nous a semblé bien plus mignonne, avec de jolies maisons en bois très modestes mais charmantes, souvent rassemblées en hameaux ou petit villages. Moins de béton aussi sur cette île (ou alors on était habitué comme c'était la fin de notre voyage...)
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RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonsoir

A croire que les Japonais bossent tellement qu'ils n'ont plus de temps pour s'occuper de leur habitat.

Ta phrase m'a rappelé celle de Fosco Maraini

"Les Japonais prennent un plaisir inavoué à rendre leurs villes hideuses comme s'ils désiraient protéger leurs trésors véritables en les entourant de laideur".



Un véritable trésor, le Fuji San, entouré de laideurs 😮
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
MA Marathon Globetrotter ·
Comme chez nous il y a plein de commerces fermés et de maisons vides dans les petites villes et villages.

Plus encore que chez nous, car en raison d'une natalité faible et d'un solde migratoire négligeable, le Japon se dépeuple, tout particulièrement dans les zones rurales : la population a décru d'un million d'habitants depuis le maximum atteint vers 2008-2010.
MA Max68 Globetrotter ·
En fait (je ne parle pas des interminables banlieues des grandes villes, là, pas de miracle, ça pousse comme ça peut) même dans les petites villes rurales et les villages, il n'y a pas à proprement parler de centre, ni d'unité architecturale, ça nous a fait penser aux USA (!!! vont penser certains) Rares sont les maisons où l'on aurait eu envie d'habiter : elles semblent en général peu entretenues, sombres, volets fermés, rideaux tirés, on ne voit jamais l'intérieur, avec 1 m de jardin périphérique +/- laissé à l'abandon. A croire que les Japonais bossent tellement qu'ils n'ont plus de temps pour s'occuper de leur habitat.

effectivement présenté comme ça 😕.

Comme toi j'imaginais une "Suisse asiatique" et je pensais que les villages seraient charmants, est-ce pareil dans tout le Japon ? Il n'y aurait que les villages touristiques qui seraient beaux ? 😮 Naturellement la question s'adresse à tous 😇
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CA CalamityGin Globetrotter ·
Comme toi j'imaginais une "Suisse asiatique" et je pensais que les villages seraient charmants, est-ce pareil dans tout le Japon ? Il n'y aurait que les villages touristiques qui seraient beaux ? 😮 Naturellement la question s'adresse à tous 😇

Ragamuffin a fort à propos cité Fosco Maraini, qui écrivait dans son livre "Japon" (1950 combien les villes japonaises étaient "laides" pour un occidental habitué aux maisons, avenues et perspectives ostentatoires des villes européennes, faites pour flatter l'oeil du passant et vanter la richesse des propriétaires.

Au contraire, en Asie en général, l'ostentation est décriée, on cache sa richesse derrière des murs et des clôtures, au fond des cours. La beauté est réservée à soi-même et aux quelques privilégiés invités à l'intérieur des maisons.

La réponse est donc "oui, seuls les villages touristiques sont beaux selon nos critères occidentaux" 😉

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