Pour que ce carnet soit utile à d’autres routard(e)s, pour que celles ou ceux qui le souhaitent puissent estimer leur budget, j’ai donné quelques informations sur les tarifs pratiqués. Au moment de notre séjour, le taux pratiqué était de 11, 34 Dh pour 1€.
29 avril 2008 :
Nous avions choisi la compagnie Transavia pour son sérieux (c’est la low cost d’Air France) et pour l’aéroport de départ Paris Orly plus proche pour nous que Roissy. Le vol, réservé en janvier, n’a qu’une heure de retard : 3 heures après le décollage vers 17h30, heure locale, nous posons pour la première fois le pied sur le sol africain. Dès la sortie de l’avion, nous sommes frappées par la chaleur : nous avons quitté Paris sous la pluie et il doit y avoir plus de 35°C à Marrakech.
Nous récupérons nos sacs à dos, franchissons rapidement l’immigration, échangeons 200 euros puis décidons de prendre un taxi, et non le bus, pour rallier notre hôtel dans la Médina. Nous étions prévenues mais nous nous faisons avoir quand même puisque la course nous revient à 100 Dh, négociée avant de partir. Au retour, ce sera 70 Dh.
Le taxi nous laisse en bas de la rue Bab Agnaou et nous remontons en direction de la place Djema El Fnaa près de laquelle se situe l’hôtel Imouzzer, réservé par internet. L’accueil est très sympa, évidemment à coup de « gazelles », mais cela ne nous dérange pas. Toutes les chambres donnent sur le patio, la notre est au 1er étage. La nôtre est petite mais propre et dispose d’un lavabo. Toilette et douche sont communes à tout l’étage. A 60 Dh par personne, il ne faut pas en demander plus, mais nous le savions et cela nous convient.
Vue plongeante sur le patio de l’hôtel ImouzzerNous ressortons ensuite faire une première découverte de la ville : nos premières impressions sont positives, la ville nous plaît, nous sommes surprises par l’effervescence autour de la place. C’est fascinant, les marocains se regroupent autour d’attractions simples mais très divertissantes, ou sont rassemblées autour d’un conteur. Seul petit bémol, il n’y a que des hommes et très peu de marocaines qui, elles, doivent être à la maison. Nous constaterons d’ailleurs que c’est également le cas dans les cafés. Sur cette place, je déteste la vue des singes attachés et les touristes qui cautionnent cette pratique.
A l’heure du dîner, nous choisissons un des petits bui-buis de la place Djema El Fnaa. Vu les conditions d’hygiènes sur cette place et nos estomacs assez fragiles, nous éviterons de manger du poisson pendant le séjour (de la viande, nous n’en mangeons pas). Nous prenons donc pains, olives, crudités et des légumes grillés, le repas est vraiment bon et revient à trois fois rien (65 Dh pour deux).
Nous nous régalons d’un repas végétarien sur la place Djema El FnaaDernier tour dans la ville et nous rentrons à l’hôtel.
30 avril 2008 :
Pour 20 Dh par personne, nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel : jus d’orange, tartine et thé, c’est bon et copieux, cela nous met d’attaque pour la journée. Au programme de la matinée : visite du musée de Marrakech, de la Medersa Ben-Youssef l’école Coranique et de la Koubba avec le billet combiné à 60 Dh / personne. Le musée de Marrakech se situe dans un superbe palais. L’école coranique est tout simplement magnifique. Ce sont 2 visites à ne pas rater.
Musée de Marrakech
Medersa Ben-Youssef, l’école CoraniqueNous allons ensuite jusqu’à à la gare routière réserver 2 A/R pour Essaouira pour le 2 mai. En chemin, nous faisons quelques courses dans un super marché pour le pique-nique du midi.
Finalement, ce n’est pas si dépaysant que cela !Balade dans Guéliz puis dans les jardins de la Koutoubia. La chaleur est écrasante, il y a assez peu de monde dans les rues.
La KoutoubiaEn fin d’après midi, nous rentrons à l’hôtel faire une pause et reprendre quelques forces. Nous nous légumerons sur la terrasse de l’hôtel en sirotant un thé à la menthe (9 Dh/personne) avant de retourner explorer la Medina et de dîner sur la place Djema El Fnaa de crudités et légumes grillés (40 Dh pour 2).
1er mai 2008 :
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse de l’hôtel, nous allons à pieds jusqu’au jardin Majorelle (entrée à 30 Dh/personne). Ce lieu est sublime, les couleurs, les odeurs, les plantes, les arbres, forêt de bambous, forêt de cactus, forêt de palmiers. Malgré l’heure assez matinale, il y a pas mal de monde. Nous faisons deux fois le tour, nous nous prélassons sur un banc tout en observant une chatte et ses petits qui se reposent sous un cactus. Seul bémol, la maison principale est en travaux, la bâche et les échafaudages qui la recouvrent gâtent le paysage.


Jardin MajorelleAprès les jardins de Majorelle et la pause pique-nique dans le cyber parc, nous sommes allées visiter le Théâtre Royal dont l’opéra est en construction depuis 10 ans. D’office, nous sommes entraînées dans une visite guidée, effectuée au pas de courses. Niveau sécurité, ce n’est pas tout à fait ça : la visite se fait à moitié dans le noir, on enjambe les câbles qui cheminent au sol, etc…, il ne doit pas y avoir beaucoup de visiteur. Cependant, aucun regret, c’est vraiment très intéressant de voir l’opéra en construction, ses coulisses, la scène, etc.
Après la visite, nous allons à pieds, sous un ciel de plomb, jusqu’à l’Oliveraie. Nous écourtons cependant la ballade et retournons à l’ombre de la Médina. Après avoir déambulé un peu dans les souks, nous faisons une pause thé à la menthe à la terrasse d’un café, place des esclaves (10 Dh le thé).
Couleurs éclatantes des tapisA l’heure du dîner, nous allons place Djema El Fnaa. Ce soir, le repas nous revient à 50 Dh, sans nous priver. Promenade digestive, nocturne, dans les rues de la Médina et vers la Koutoubia, avant de retourner à l’hôtel pour un repos bien mérité.
2 mai 2008 :
Aujourd’hui, réveil en fanfare, pas de petit déjeuner : notre bus pour Essaouira part à 8 heures. Nous quittons l’hôtel vers 7 heures et allons à pieds jusqu’à la gare routière. Bien que nous ayons choisi de voyager en « première classe » (A/R à 130 Dh / personne), notre car est assez pourri. Qu’importe, il ne tombera pas en panne, c’est le principal.
Sur la route, le paysage se fait désertique, aride, nous croisons des enfants ou adolescents gardant des troupeaux de moutons, conduisant des ânes. La pauvreté des maisons, des constructions, est plus frappante.
Nous arrivons après 3h30 de bus et filons explorer la ville jusqu’à l’heure du départ du car, à 17 heures. Essaouira est moins grouillante que Marrakech, nous apprécions cette bouffée d’air frais au milieu de notre séjour.
Chats et mouetteAu retour, vers 21h, le car nous laisse à la gare routière située au nord de Guéliz : nous faisons le chemin à pieds jusqu’à la place Djema El Fnaa pour déguster des olives, des salades, des légumes grillés et finir par un thé à la menthe. Nous rentrons à l’hôtel, exténuées. L’aller retour Marrakech / Essaouira dans la journée est finalement très crevant.
3 mai 2008 :
Après le petit dej sur la terrasse de l’hôtel, nous allons visiter les tombeaux Saadiens (10 Dh l’entrée).
Comme chaque jour depuis notre arrivée, nous croisons de nombreux ânes dont certains tirent des charriots remplis de parpaings. Certains animaux ne semblent pas super bien traités ou entretenus. Pas du tout habitué à ce genre de vision, j'ai eu beaucoup de mal à m'y habituer.
Petit âneMalgré le monde (et il y a un monde fou), les tombeaux Saadiens sont splendides ! Malheureusement les photos que j'ai faites ne sont pas terribles, mon flash n'étant pas assez puissant.
Nous ferons ensuite des achats dans les souks : épices, savons noirs, rouge à lèvre naturel, avant d’aller visiter le Palais de la Bahia dont les jardins et le palais sont superbes.
La boutique dans laquelle nous avons acheté nos épicesAu marché des épices (place des esclaves), nous irons à l’étage du café découvert le second jour pour déguster un thé à la menthe accompagné de pâtisseries marocaines (45 Dh pour 2 thés et 5 pâtisseries).
Mmm, c’était divinLa vue depuis le café sur le marché est vraiment très appréciable, nous aimons beaucoup ce mélange des couleurs.

Vue sur le marchéPour le dîner, nous nous rendons sur la place Djema El Fnaa (60 Dh pour 2) et nous allons ensuite déguster une glace au Venezia Ice (2 glaces pour 26 Dh) tout en nous balladant sur l’avenue Mohamed X et en longeant ensuite les ramparts.
Promenade le long des remparts4 mai 2008 :
La chaleur est telle que nous faisons demi tour un peu avant d’arriver à la Palmeraie. Nous passons cette journée à déambuler dans la Médina, à faire quelques achats dans les souks. Nous passerons un bon moment à observer le va et vient de la place Djema El Fnaa, confortablement installées à la terrasse du café Les terrasses de l’Alhambra (1 thé à la menthe et un jus d’orange pour 22 Dh).
Pour le dîner nous troquons bui bui de la place au profit de la terrasse du restaurant Chez Chegrouni, recommandé par le guide du routard. Bien mal nous en a pris : le couscous végétarien est tout simplement mauvais, et il y a seulement deux ou trois pauvres légumes qui se battent en duel. Nous aurions pu penser que l’on avait fait mauvaise pioche, mais à la table voisine, les plats ne semblent pas être très appréciés. Heureusement, il y a la vue pour compenser, les photos parlent d’elles même.

Vue sur la place Djema El Fnaa depuis la terrasse du restaurant Chez Chegrouni5 mai 2008 :
C’est aujourd’hui que nous quittons le Maroc. Après le petit déjeuner, nous rassemblons nos affaires, bouclons nos sacs à dos et les laissons dans le patio au rez de chaussée pendant que nous allons nous promener pour la dernière fois dans la ville. Dans l’après midi, nous allons récupérer nos sacs à dos et prenons un taxi pour l’aéroport. Le vol retour de 17h20 n’a pas de retard et nous atterrissons à 22h30. Ce n’est que trois quart d’heure plus tard que les valises seront livrées sur le tapis. Nous récupérons nos sacs à dos et filons à toute vitesse prendre le dernier Orly bus qui doit nous déposer à Denfert Rochereau.
Bilan
Ces quelques jours passés à Marrakech nous ont permis d’avoir un aperçu du Maroc, même si l’on sait que le Maroc ne se limite pas à Marrakech, tout comme la France ne se limite pas à Paris ou à Nice. Je pense qu'un séjour de 3 ou 4 jours est suffisant pour faire le tour de la plupart des curiosités de la ville. Comme nous l’avions prévu, nous aurions du mener jusqu’au bout l’idée de faire une excursion dans la vallée de l’Ourika. Nous avons apprécié la gentillesse des marocain(e)s, leur sourire, leur accueil et cela nous a donné envie de revenir et de visiter les villes impériales du nord du pays mais aussi d’aller passer quelques jours dans le désert. Bref, que de beaux projets.
Côté financier, sur place, nous avons dépensé 1206Dh par personne soit 106 € (bien sûr je n’ai pas comptabilisé les achats faits dans les souks, épices, etc.) : hôtel : 6 nuits à 60Dh = 360Dh par personne petit déjeuner : 5 petits dej à 20Dh par personne = 100 Dh par personne repas midi = 20Dh pain + 97Dh de courses + 77Dh restau à Essaouira = 194Dh pour 2 repas soir : 301Dh (5 repas sur la place + glaces) + 120Dh (chez Chegrouni) = 421Dh pour 2 pause thé à 157Dh + bouteilles d’eau à 50Dh = 207Dh pour 2 taxi = 170Dh pour 2 A/R Essaouira = 130Dh par personne visites = 120Dh par personne
Le coût total du séjour nous est revenu à 300 € par personne puisqu’il faut ajouter le vol A/R à 165 €, 12, 20 € A/R pour le bus de Paris à Orly et enfin 10 € d’achat dans les aéroports et l’avion du retour.






























Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:


A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.

