Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...
Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ...
Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
Voyage aller : Baverans - Paris - Singapour - Auckland
43h dont 22h de vol et 20 000 km parcourus
Cette fois, c’est le jour J. Très bonne idée que d’avoir décalé le voyage en train pour Paris d’une demi-journée. Cela nous a permis de boucler les valises, et de partir l’esprit tranquille. Et surtout, on a récupéré la poussette ! Réveil à 4h15. 5h15 pour les loulous. Hard pour Félix. Pas de temps à perdre, le train part de Dole à 6h13. Ah ben non, train supprimé. Hop, direction Dijon, on a de la marge. Papi est là pour ramener la voiture. Dure dure de voir le papi sur le quai. Allez, cette fois, c’est bien parti. TGV direct pour Charles de Gaulle. Le train : déjà une première pour les loustics. Et pour nous, un avant-goût de ce qui peut nous attendre. 2h, ça passe finalement assez vite. Les loulous ont pas mal bougé, mais on avait de la place. Arrivée à Charles de Gaulle à 9h, comme convenu. Dans leur poussette, les garçons font un carton. On passe direct à l’enregistrement des business class. Y’en a qui doivent avoir pitié … 10h, les loulous roupillent. Un ptit Starbuck, et c’est le décollage. L’A 380, c’est vrai que c’est quand même pas mal. Du confort, de la place, une vraie impression de sécurité … Et puis les loulous, ils sont au paradis : deux petits lits pour eux devant nous, que demander de plus ? Qu’ils dorment ? Ouais … Ce ne sera pas vraiment le cas. 12h30 de vol pour rallier Singapour, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir leur faire faire ? Félix, lui, il envoie des baisers aux hôtesses. L’a tout compris. Décollage en douceur, les totottes dans la bouche. Pas un mot. Visiblement, les oreilles ne sont pas touchées. La suite, finalement, se déroulera à merveille. Jamais nous ne les aurions crus aussi patients. Un régal de les voir s’éclater, mais aussi des longues heures de câlins qui nous vont bien. Oscar aura vraiment du mal à tomber, mais finira par baisser pavillon à 3h de l’atterrissage. Lui aussi en douceur. Il est 6h, heure local. Minuit chez nous. 24°C, et il pleut. Les loulous sont réveillés, et visiblement, en pleine forme ! Ça nous permet de visiter le splendide terminal de transit. Moquette et carrelage, boutiques de luxe. Ça en jette. Direction l’hôtel. Nous avons volontairement choisi un stop de 15h pour récupérer. La chambre est minuscule, tous dans le même lit !
On y est !
Extinction des feux vers 8h, heure locale (2h chez nous) après une bonne partie de rigolade, ils nous semblent infatigables ces loulous ! Lever à 13h. 5h pour une nuit, ça nous parait court … Mais z’ont l’air de vouloir découvrir le monde. Une bonne douche, et c’est parti pour visite de Singapour. Un tour de 2h offert par Singapore Airlines et l’aéroport de Changi. On appréhende un peu avec les loulous : entre les décalages horaires, le manque de sommeil et les repas pris n’importe comment … Effectivement, la tournée en bus sera fatale. Ils ne garderont pas de grands souvenirs de Singapour … Nous non plus d’ailleurs. Même si la ville semble splendide, avec un mélange de modernisme et de tradition, nous nous sommes surtout concentrés sur le repos des moineaux. Si, on a quand même remarqué que la ville pouvait jouir d’un environnement absolument unique. De la verdure partout, et entretenue aux ciseaux. Retour à l’aéroport, quelques courses pour la suite du voyage, et c’est le deuxième embarquement. Cette fois, ce sont 9h30 d’avions qui nous attendent pour rallier Auckland. Une paille ! Oscar ne verra pas le décollage ; Félix, lui, est toujours aussi en forme. Comme d’hab, mais il va falloir qu’on s’y habitue, ce sont les stars du moment. Les 9h30 passent finalement assez vite, et nous atterrissons en douceur à Auckland à 11h30. 43 heures après avoir tourné les clefs de la porte de Baverans, 22 heures d’avion et 20 000 km parcourus. On y est !
J1 : arrivée à Auckland - ''Mais que diable allai(en)t-il(s) faire dans cette galère ?''
Lorsque l’on sort de l’aéroport, il fait 20°C, mais il en parait 30. Un coup de fil à United Campervan, et on vient nous chercher pour prendre possession de notre camping car. On fait les papiers, ils nous demandent notre bon de réservation et nos passeports. Sophie, c’est toi qui a la pochette noire ? Ben non, c’est toi qui l’avait à la sortie de l’avion. Aïe, on a perdu la pochette contenant ni plus ni moins que nos passeports et nos billets d’avion de retour. Le stress !!! On repart à l’aéroport à se recherche. La nana de United a dû l’oublier dans le charriot quand elle a chargé nos bagages dans la navette. J’interpelle un homme à l’aéroport en charge du rangement des charriots. Il ne comprend pas grand-chose à ce que je lui raconte, je ne comprends pas grand-chose à ce qu’il me répond. Mais visiblement, il semble avoir retrouvé un truc correspondant à notre pochette noire. Après une demi-heure de course, on parvient enfin jusqu’à un bureau : « Yes, we have ! » nous dit-on. « Il love you, madam ! »
Pas de lait de croissance, les enfants vont devoir s'habituer au lait normal !
Bon, du temps de perdu, mais quels stress quand même ! Retour au dépôt de United : on fait le tour du camping-car, explication sommaires du système de vidange et de remplissage, installation des sièges auto. Tout ça ne semble pas si simple que ça, mais on s’adaptera en cours de voyage. Il est déjà15h30, direction le « coondoun » pour les premières courses. C’est cool, le dimanche, les magasins sont ouverts ici. Mais les grandes surfaces sont plutôt petites. D’ailleurs, on ne trouve pas de lait de croissance. Ils boiront du lait normal ! Il nous reste 50 km pour rallier le camping et enfin nous poser. La route est dure. Très dure ! C’est Sophie qui a décidé de prendre les rênes du van. Elle lutte pour ne pas s’endormir au volant. Et moi, en bon co-pilote, je me gifle à peu près toutes les 5 secondes pour ne pas sombrer. Le décalage horaire fait mal. A la ramasse, nous rallions le Takapuna Beach Holiday Park à la tombée du jour. On nous octroie un emplacement avec vue sur la mer. Pas mal ! Mais pas le temps d’en profiter : il faut ranger les affaires, et là, c’est la panique générale. Tout le monde est « out », les enfants sont exécrables, et il nous faut apprendre à vivre dans ce tout petit espace à 4. La douche est un calvaire pour les loulous, et sincèrement, ce soir-là, on se demande comment on va bien pouvoir tenir un mois dans ce truc. A 21h30, tout le monde est au lit. Malgré la fatigue, j’ai du mal à trouver le sommeil. Grosse remise en question : dans quelle galère ais-je bien pu embarquer ma petite famille ?
Allez, on oublie les péripéties de la veille, et aujourd’hui, c’est le vrai début des vacances. On doit quitter le camping à 10h ce matin. Je regarde ma montre au réveil : midi 30 ! Bon, OK, on va passer la journée à Auckland finalement ! La nuit s’est globalement bien passée, même s’il a fallu donner un biberon à 1h30 du mat. Il est 11h30 en France, c’est l’heure de manger, et les loulous ne sont pas encore sur le rythme néo-zélandais ! On ne traine pas, on s’habille, et in quitte le camping-car le plus vite possible pour enfin laisser les loulous gambader. La vue sur le baie d’Auckland est splendide. Plutôt que de partir à la conquête de la ville, on a décidé aujourd’hui de rester dans la station balnéaire d’Auckland. Dès les premiers tours de roues de poussette, Oscar et Félix plongent. Vive le décalage horaire ! La balade dans la station est très agréable. On dégote une petite boutique de fringues pour enfants, et nous craquons déjà sur deux t.shirts. Ça commence ! Quelques jouets aussi, car on n’a pas emmené grand-chose, et deux trois bouquins car on a oublié les leurs dans l’avion.
Vive les ''pom'pot'' néozed !
La ville nous semble d’une propreté parfaite. Les maisons de bord de mer sont splendides. Un petit arrêt dans un bar nous permet de goûter notre première bière locale, de nous familiariser avec les dollars néozed, et de constater que nous allons bien galérer avec l’accent néo-zélandais. Réveillés, Oscar et Félix ont besoin de se défouler. Un petit parc local fera l’affaire : toboggans, balançoires, ils s’en donnent à cœur joie. Le gouter est pris sur le tard, mais avec une facilité déconcertante : les « Pom’pote » de chez nous se déclinent en une multitude de parfums ici, et les loulous peuvent manger tout seul sans en éparpiller partout. Ou juste un peu … Les loulous semblant en forme, on terminera la journée dans un resto italien. Deux bibs, une part de pizzas chacun, et des morceaux de garlic bread, c’est sûr, on ne devrait pas les entendre de la nuit ! A 20h, retour au camping-car : découverte des nouveaux jouets, et dodo à 21h. Rassurés après l’arrivée chaotique de la veille …
Hate de lire la suite de vos aventures neo-zelandaises!
C’est vrai que c’est courageux comme voyage avec deux petits en bas age!
Votre message m’interpelle car je planifie moi aussi 10 jours en camping car avec mon mari et mes enfants en avril prochain.
Les enfants auront alors 2 ans et demi et 5 ans et demi. Nous avons l’habitude voyager avec eux car nous vivons a Sydney – déjà 4 aller-retours Sydney-Paris avec eux, Thailande, Bali, NZ Sud (aout dernier mais en voiture car on voulait aussi skier un peu), Fiji, Singapore, Kuala Lumpur. Cette fois-ci je pensais opter pour le camping car. Nous arrivons et repartons d’Auckland.
Ca sera une premiere pour nous tous, et je ne suis pas sure que ce soit la meilleure formule avec deux loulous en bas age, qu’est ce qu’on fait s’il pleut? Est ce que c’est pas trop 10 jours en changeant d’endroit tous les jours? Est ce vraiment reposant pour les parents? Ou c’est la course tout le temps?
Bref pas mal de questions. Mais votre message me rassure! Je continuerai de vous lire pour en savoir un peu plus.
Pour l’itineraire je pensais faire une boucle Auckland – Tongariro NP- Taupo – Rotorua – Coromandel – Auckland.
Un peu de volcans et autres activites volcaniques pour mon aine et ensuite plage!
Quel etait votre itineraire? Vous aviez quel model de camping car?
Et bien, vous avez déjà pas mal baroudé, et je ne suis pas sur que vous ayez besoin de mes conseils !
En tous cas, pas de soucis à vous faire par rapport à vos questions.
En ce qui concerne la formule camping-car, c'était pour moi aussi une première. Et je dois dire que ce fût l'idéal avec nos deux loulous. Quelle liberté ! Et surtout, l'avantage d'avoir un frigo et une gazinière à portée de main, 24/24. Par rapport à la pluie, ben je dirais justement que c'est un des avantages du camping-car. On peut rester à l'intérieur à attendre, on peut faire des jeux avec les loulous. Il y a la télé aussi (avec lecteur DVD) en cas d'extrême urgence. Alors qu'avec une voiture, c'est un arrêt forcé dans un endroit couvert.
10J pour découvrir le nord, c'est pas mal. C'est ce que nous avons fait. Par contre, il aurait été plus judicieux de repartir de Wellington, ça vous aurait permis de faire moins de route et de traverser l'île sans faire deux fois la même route. Changer tous les jours de place ? Non, ce n'est pas gênant. et de toute manière, vous vous adapterez. C'est ça aussi l'avantage du camping car. Vous le verrez dans mon carnet, nous avons écourté certaines étapes à cause du mauvais temps, nous avons du adapter le voyage car un de nos loulous est tombé malade ... Donc ne pas partir avec un itinéraire trop cadré. L'itinéraire que vous indiquez me semble une très bonne base de départ. Les volcans doivent être sympa à faire, mais bon, avec la poussette double, on n'a pas tenté le diable. Attention quand même : vous partez en avril, sur l'île du nord. La météo risque de ne pas toujours être au rdv. Je pense notamment à votre désir de plage. Pas gagné du tout ! Nous ne nous sommes pas baigné une fois durant tout le mois d'avril ...
Reposant pour les parents ? Euh ... franchement ... non ! Mais bon, nous n'y allions pas pour nous reposer, nous le savions. Celà dit, nous avions un rythme plutôt cool. Les loulous se levaient vers 7h le matin, nous prenions notre temps. Décolage vers 9h, et les loulous se rendormaient assez vite. Du coup, on profitait souvent des matins pour tracer la route, et nous visitions l'après-midi. Les loulous zappaient la sieste car ils dormaient le matin. Bref, rythme inversé par rapport à d'habitude ! Cela dit, les vôtres sont plus grands, ils auront sans doute un autre rythme.
Voilà pour les premières réponses. N'hésitez pas si vous avez d'autres demandes.
Et moi, je continue le carnet très vite. A bientôt, et bonne préparation de votre voyage !
J3 - Auckland - Bay of Island : ''Heu ... elle est où la mer turquoise ? Et les îles paradisiaques, tu les vois toi ?''
Pas encore calés sur le nouveau rythme Oscar et Félix. Résultat : la jungle dans le lit à 1h à 2h du matin ! Nous, on se lève à 6h30. On a décidé de faire la grève de la douche du camping-car : trop mal fichue, trop petite, pas assez de débit … Bref, on prendra nos douches dans els camping à partir de maintenant. 7h30, les loulous ouvrent les yeux. On tire les rideaux : « Wouaaaaaa ! » la vue sur la mer ! Une fois la toilette effectuée, direction la plage, histoire de se dégourdir un coup les jambes avant de prendre la route. Oscar n’a qu’une chose en tête : escalader les rochers, et accessoirement se mouiller les pieds. Félix, lui, préfère faire la course avec les mouettes. En tous cas, nous, on se régale à les voir courir sur la plage, les chèches au vent. 9h : première vidange du camping-car. Je prends une grande respiration avant de vider le contenu de nos deux premiers jours dans le caniveau. Mais bonne surprise : la contenu n’a pas d’odeur ! La pastille chimique est visiblement très efficace. Je n’irais pas dire que c’est un bonheur que de vidanger, mais ce n’est vraiment pas une contrainte du coup. 9h30, nous voici sur la route de Russel et de la Bay of Island. La route confirme notre première impression du pays : une grande propreté, beaucoup de verdure, un paysage vallonné qui fait ce n’est jamais monotone. On croise nos premiers moutons … Dommage que la météo ne soit pas au rendez-vous. On avait l’intention de rouler tout le matin, mais à 11h, les loulous nous réclament une pause.
Épique la traversée de la Kaurie Forest !
Quelques sandwichs plus tard, et nous voilà d’attaque pour la traversée de la Kaurie Forest. Épique ! Le GPS n’a visiblement pas apprécié à sa juste valeur la « gravel road » qu’il nous fait emprunter : des trous, des souches d’arbres … et une pluie diluvienne qui commence à s’abattre sur le pare-brise ! Sophie n’en mène pas large, à 15km/h de moyenne : « T’as vu le niveau d’essence ? On y arrivera jamais … » Mais si, mais si … après 1h30 d’effort et de serrage de fesse ! A 16h, nous voici enfin arrivés à Russel. La baie est totalement bouchée, et c’est sous le déluge que l’on se risque à une petite balade dans les ruelles. Dire que ce doit être un des plus beaux coins de Nouvelle-Zélande … On s’arrête dans une boutique pour acheter un cale-tête pour le siège auto d’Oscar, pas du tout adapté à son âge et sa petite tête. Et on retourne au camping, sous la flotte, toujours … On se renseigne sur la météo, et ça ne semble pas rassurant pour demain. On passera la soirée dans le camping-car, les loulous prenant place dans la capucine pendant que maman leur prépare enfin une vraie purée maison. 20h45, tout le monde est au dodo. Moi, je m’apprête à télécharger les photos sur l’ordi, mais mauvaise surprise : la prise universelle n’est pas compatible avec les prises terre. La poisse … Allez, on verra demain pour en trouver une autre.
J4 - Bay of Island - Auckland : au pays des dauphins, Oscar et Félix préfèrent la compagnie des lapins !
Ça y est, première nuit complète ! Tout le monde est maintenant bien sur le rythme néo-zélandais. Oscar me réveille, Félix s’occupe de maman. Un p’tit bib, et c’est parti pour une demi-heure de câlins dans le lit. C’est désormais officiel : on dormira les 4 dans le même lit durant tout le séjour. Génial ! Par le contre, le temps, lui, ne s’est pas arrangé. On prend donc notre temps ce matin : bain pour tout le monde, lessives … Et maintenant, que fait-on ? Allez, c’est décidé, on fait un retour arrière et on regagne Auckland et son soleil. On ne nagera pas avec les dauphins dans la baie, et on zappe même la pointe nord. Faut voir le côté positif : ca nous fait deux jours de gagné sur le programme, ce qui nous permettra d’alléger la fin du voyage, un peu raide niveau kilomètres. Cette fois, pas question d’écouter le GPS : on passe par la côté et la route goudronnée ! On ne le regrettera pas : les criques et les baies sont splendides, avec une mer déchaînée ; même sous la pluie et la grisaille, c’est splendide !
Oscar et Félix apprennent à boire à la paille
Ce midi, on s’arrête au Mac Do de Wangarei. Un exemple de propreté, et heureuse surprise, les burgers sont très bons. Oscar et Félix apprennent à boire à la paille. On fait le plein de courses au countdown de coin et son rayon bébés cinq fois plus petits que celui des animaux, et on reprend la route avec un objectif : rallier le comptoir de United Campervan suffisamment tôt pour pouvoir changer le siège auto d’Oscar. Mais à 16h, les loulous nous rappellent qu’ils ont un rythme à respecter. Ca tombe bien, on passe devant le « Sheep World ». Allez, hop, on part à la rencontre des moutons. Mais aussi des lapins, des cochons, des alpagas … Moment magique pour Oscar et Félix qui passeront 20 bonnes minutes dans les cages aux lapins. Ils ne savent plus où donner de la tête, et s’amusent à imiter les lapins à s’en déformer les mâchoires !
5 jours pour payer l'autoroute sur Internet : mouais, on verra bien !
Vraiment un bon moment passé avec nos loulous. A 17h15, on reprend la route bien tard avec peu d’espoir d’être à l’heure pour changer le siège auto. Histoire de gagner du temps, on prend l’autoroute. Les péages sont bizarre ici : de simples panneaux nous indiquant que notre plaque d’immatriculation avait été filmée et que nous avions 5 jours pour payer sur Internet. Mouais, on verra bien … Toujours est-il qu’à 18h30, nous voilà arrivés devant le comptoir de United. Trop tard. Y’a plus qu’à trouver le camping le plus proche et y retourner demain à la première heure …
J5 - Auckland - Péninsule du Coromandel : Et si on allait goûter l'océan pacifique ?
Soleil ! Pas de regrets d’avoir fait demi tour du coup. Aujourd’hui, Oscar et Félix peuvent étrenner leurs nouveaux bermudas. Trop beaux ! Le petit dej se fait en extérieur ce matin. Rapide, car pas mal de route pour aller voir la mer de la péninsule du Coromandel. Mais avant, changement de siège auto. On arrive à obtenir tant bien que mal le même que celui de Félix. Un peu vieillot, quelques sangles en moins, mais un petit bricolage made in Sophie, et l’affaire est dans le sac. Ça fait du bien de voir le loulou avec la tête bien calée ! On a perdu un peu de temps, et il faut déjà s’arrêter manger sur une aire d’autoroute. Un pic nic frugal à base de blancs de poulets, et on reprend la route. Arrivée à Hot Water Beach à 15h. Le camping est perdu dans la pampa, mais comme tous les top10, il est splendide. Un vrai petit coin de paradis.
Végétation luxuriante, mer, soleil ...
Allez, pas de temps à perdre, direction la plage. Malheureusement, c’est marée haute et il est interdit de se baigner. Et pas possible de creuser dans le sable pour se faire un spa individuel. Par contre, il y a moyen de se tremper les pieds. Oscar ne s’en prive pas, et se régale avec les vagues qui viennent lui chatouiller les mollets. Félix, lui, a bien plus de difficultés ; c’est que ça fait peur les vagues ! 16h30, on prendra le goûter au bord de la plage. Le cadre est enchanteur, avec une végétation luxuriante, la mer, le soleil … Encore un superbe moment. On retourne au camping pour profiter des installations avant la nuit. Oscar et Félix s’offrent un bain en extérieur, avant de finir sur les balançoires et le trampoline du camping. Ils adorent ! Enfin, surtout Oscar, parce que Félix a quand même un peu peur ! Ce soir, on s’offre un petit fish and ships dans la salle commune du camping. La journée a été éprouvante, et à 19h45, les loulous plongent dans le lit sans broncher. Demain, encore une belle journée de route au programme pour aller voir les maoris de Rotorua …
J6 - Péninsule du Coromandel - Rotorua : Hakas, geysers et chutes en tout genre ; journée sportive !
Bing ! Ce qui devait arriver est arrivé : Oscar est tombé du lit dans la nuit. Deux-trois pleurs mais rien de grave, il s’est rendormi dans la foulée. Ce matin, on prend le petit déjeuner au camping, dans la salle commune. C’est super propre et très agréable. Et on commence à s’habituer au soleil qui semble ne plus nous quitter. On a fait un petit effort sur les horaires, et à 8h45, nous sommes déjà sur la route. 8h46 : les loulous s’endorment … Ils commencent à prendre leur rythme de croisière, avec un gros dodo le matin, et une mini sieste l’après midi. Ma foi, à nous de nous adapter.
La route : un cimetière à possums
La route matinale est splendide, avec la descente de la péninsule du Coromandel. Par contre, c’est un vrai carnage à possum. Ces espèces de petits renards nocturnes pullulent dans tout le pays, et sont en train de modifier sensiblement l’écosystème néo-zélandais. Autant dire qu’ils ne sont pas spécialement bien vus par les habitants qui, parait-il, n’hésitent pas à appuyer sur l’accélérateur lorsqu’ils en voient un devant leurs roues. Sophie commence à compter les cadavres, mais s’arrête au bout d’une vingtaine. Les loulous, eux, ont bien dormi. Et nous, on a bien roulé. Si bien que la pause déjeuner se fait à peine à 60km de Rotorua. Un arrêt au bord d’une rivière, sympa. Nous sommes du coup en avance sur notre programme de la journée et on arrive à Rotorua en début d’après-midi. Histoire de changer, on choisi un camping de la chaîne Kiwi. Ben ce sera la dernière fois. Désormais, on ne jurera plus que par les Top 10 ! On est les uns sur les autres, eux feuilles mortes partout, aucun charme.
Oscar et Félix, stars made in Japan
Allez, pas grave, on n’est pas non plus là pour ça. Et ce camping a quand même un intérêt, il est à quelques centaines de mètres de Te Puia, un des sites géothermal du coin. On nous indique que c’est accessible aux poussettes sans problème : parfait ! On se prend l’entrée classique, et on nous offre le spectacle maori en prime. Un spectacle certes orchestré avec des maoris un peu grassouillets, mais c’est quand même une première approche de la culture locale. Et le haka reste très impressionnant. A la sortie, on fait une petite rencontre insolite avec une famille française et leur petit Oscar. Ils font le tour du monde, te pour se sentir moins seul, le petit Oscar s’est inventé un petit frère qu’il a nommé … Félix ! La balade dans le site géothermal est vraiment sympa : geysers naturels, sources d’eau bouillantes à la surface agitée de bulles géantes, piscines de boue bouillonnante, le tout agrémenté d’une odeur de souffre pas franchement dérangeante. Encore plus que d’ordinaire, Oscar et Félix sont autant des attractions que les geysers. Notamment auprès des asiatiques qui se les arrachent pour les prendre en photo ! Belle partie de rigolade !
Deuxième chute de la journée, celle de trop pour Oscar ...
De retour au camping, les loulous ont besoin de se défouler. Oscar en fait trop, et boom, deuxième chute de la journée. Un peu plus grave celle-ci, puisqu’elle lui laisse une belle bosse au front, et surtout un nez bien écorché. Cassé, il finira la soirée en ronchonnant dans le camping-car. Dodo à 19h45, tout le monde est HS après cette nouvelle belle journée néo-zélandaise. Demain, départ en direction du sud de l’île. On avait prévu de rester deux jours à Rotorua, mais on a fait le tour de ce que l’on voulait voir. Et encore une journée de gagnée !
Qu’il a fait froid cette nuit ! Heureusement que l’on est 4 dans le même lit pour nous réchauffer mutuellement ! Allez, ce matin, on ne tarde pas et on n’a pas de regret de quitter ce camping sans âme. Aujourd’hui, on file en direction du sud. On avait prévu une étape au bord du lac Taupo et ses eaux claires, mais les loulous restent profondément endormis. Même les montagnes et les volcans alentours ne semblent pas les émouvoir. Du coup, on pousse jusqu’à Turangi pour la pause déjeuner. La petite bourgade est animée comme jamais. On dirait une fête des écoles avec un tas d’animations et de stands sur lesquelles se pressent les familles du coin. On aurait bien mangé un bout sur le pouce, mais pas pratique avec les loulous. On opte donc pour le Burger King qui, avec les Mac Do, semblent être les seuls restos du pays à disposer de deux chaises bébé ! On fait le plein de lait, et en route direction le Tongariro NP..
Le volcan Ruapehu, sous la brume
On traverse de grandes étendues vierges, entourées de hauts sommets dont le volcan Ruapehu, malheureusement sous la brume. Sophie a bien roulé, et nous voici à Oakhune à 15h. Ça fait du bien de retrouver un Top 10 ! D’autant plus que celui-ci est particulièrement confortable et intimiste. Le parc est réputé pour ses randos, mais avec la poussette, on se contentera d’un petit tour dans la station de ski, un peu morte à cette saison. Le personnel du camping nous a en outre indiqué une petite balade à faire en bord de rivière. Effectivement, très sympa, même si on regrette d’être dans un sous-bois et de ne pas pouvoir profiter de la vue sur les volcans. En regagnant la ville, on se laisse tenter par un apéro dans un joli pub anglais.
Doudou hippo nous gâche la soirée barbecue ...
18h : retour au camping. Ce soir, c’est barbecue ! Oui, sauf que sur la route du retour, on s’aperçoit qu’Oscar a perdu son doudou hippo. The doudou. Sophie ramène les loulous au camping, et moi, je fais demi-tour pour retrouver le sésame. Rien sur la route, rien au pub. Je rentre bredouille au camping. L’heure est grave. Tellement grave, que nous nous choisissons de repartir en camping-car pour refaire tous les chemins empruntés dans l’après midi. La nuit commence à tomber, pas simple … Et toujours rien en vue. Il n’y a qu’un endroit que l’on n’a pas fouillé : le trajet le long de la rivière. Cette fois, il fait pratiquement nuit noire. Me voilà parti à la frontale pour un footing nocturne improbable. Mais mes yeux de vipère ne verront rien ce soir. De retour au camping, on oublie le barbecue et on prie pour que la nuit sans doudou hypo se passe bien … 20h, Félix tombe le premier. On en profite pour lui piquer doudou girafe et le filer à son frangin, qui ne met pas 5 minutes pour tomber à son tour dans les bras de Morphée. Ouf ! Quant à nous, nous finirons sur les sièges avant du camping-car, à déguster un plat de nouilles chinoises qui ne restera pas dans les anales. A la guerre comme à la guerre !
J8 - Tongariro - Wellington : Un zoo "made in Sisco" qui fait travailler les mollets !
Ce matin, on est debout dès 7h15. Le temps de ranger un peu le benzène (oui, je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais on ne sait pourquoi, le camping-car est devenu un « benzène » …), les loulous jouent dehors dans la rosée avec le voisin. Il n’a rien trouvé de mieux que de leur apprendre à jouer avec un fusil à eau. Oscar en raffole ! A 9h15, on est d’attaque pour rallier Wellington. Mais avant, on repart sur les traces de doudou hippo. De jour, on se dit qu’on a des chances de le retrouver. Mais comme la veille, nous reviendrons broucouille, comme on dit dans le bouchonois. La route vers Wellington est une des plus sauvages que l’on ait parcourue, avec des champs de mouton à perte de vue. A 14h30, nous voilà déjà arrivé à la capitale. Les loulous ont fait une bonne sieste grâce à la nouvelle trouvaille de Sophie : les séparer de nous et de lumière par un rideau. Tellement simple qu’on se demande comment on y avait pas pensé plus tôt …
Le lion et les girafes, les nouveaux animaux préférés d'Oscar et Félix
Vu l’avance que l’on a, on n’hésite pas à prendre directement la direction du zoo. En plein centre-ville, quasiment personne, le zoo est superbe. Par contre, c’est peu San Fransico ici, et les ruelles font quelques degrés de dénivelé. Dur dur avec la poussette ! On commence par les ours. Mouais, même pas peur. Finalement, ce sont les perroquets, les iguanes et les porcs épiques qui fascinent le plus les loulous. Quant aux lions : les « grrrrrrrrrr » jaillissent spontanément devant un beau mâle qui prend la pose ! Point d’orgue : la rencontre avec les girafes. On restera bien 20 minutes à les observer, à moins d’un mètre de nous, sous les regards ébahis des loulous. Petite frayeur pour terminer avec une baston de baboon qui met en panique Oscar ! Vraiment un bon moment passé dans ce joli zoo, à qui il ne manque que les éléphants. Passage à la boutique obligé, on repartira avec un nouveau doudou girafe pour Oscar, en espérant qu’il l’adopte en lieu et place de doudou hippo … Ce soir, on a un peu de temps : BBQ ! Ça fait du bien de manger une bonne pièce d’Angus Beef, saignante à cœur. Vraiment succulente cette viande aux morceaux nettement plus petits que ceux de nos charolaises, mais tout aussi tendres. Extinction des feux à 20h, rassasiés et bien cassé par cette belle journée. Demain, on espère pouvoir prendre le bateau et rallier l’île du Sud.
genial votre recit, et vos photos sont absolument magnifiques! je pensais eviter au max les camping commerciaux mais vos commentaires sur les Top10 me donnent envie d'y jeter un oeil. Je pensais plutot dormir dans les DOC.
Votre commentaire sur la douche du camping car m'interpelle, c'est si galere que ca?
Votre camping car etait pour combien de personnes, 4 ou 6? les enfants etaient assis derriere vous ou au fond du camping car? Encore merci, et au plaisir de vous relire bientot 🙂
Merci Marcetflo !
Je ne sais pas si je suis totalement une référence en matière d'expérience de camping, car j'avoue aimer mon petit confort ! Et les Top 10 nous l'apportaient. Après, ce sera peut-être trop "commercial" pour vous, moins authentique ... L'avantage des Top10 également, c'est qu'ils ont tous le même fournisseur Web-WIFI. Donc on achète une carte WIFI dans un camping, et on peut l'utiliser dans tous les autres camping Top10. Pratique pour nous qui faisions notre carnet tous les soirs pour alimenter notre carnet de voyage à destination de la famille.
Pour la douche, ben, là encore, j'aime bien mon confort !!! La douche du camping-car est vraiment minuscule, et je passais à peine entre les deux portes avec mes 100kg de muscle !!! La cabine abritait également les toilettes, et donc après chaque douches les toilettes étaient trempées. Bref, moi, j'ai trouvé ça pénible et j'ai largement préféré me doucher dans les campings (chaleur de l'eau, débit de l'eau, espace ...). Mais bon, c'est largement faisable de se doucher dans le camping-car, suffit d'être moins difficile que moi !!!
Le camping-car était pour 4 personnes. C'était celui-ci : http://www.frogs-in-nz.com/Nos-voyages/Camping-car/United-Campervans/Confort-United-4-couchages-Premier
Vraiment rien à dire, impeccable, hormis la douche ... Les loulous étaient juste derrière nous, c'était une condition non négociable. Faîtes attention au siège auto, surtout pour votre dernier. Les loueurs ne sont pas forcément bien équipés, et proposent pratiquement que de vieux sièges en mauvais état. Or, les enfants y passent beaucoup de temps ... Je vous conseille de vous faire confirmer par le loueur que le siège enfant sera un siège neuf et/ou de bonne qualité (notament pour dormir, il faut un siège qui ne soit pas trop raid, sinon, vous allez passer vos vacances à lui tenir la tête pour ne pas qu'il attrape un torticolis ...)
J9 - Wellington : Te Papa : le plus beau musée du monde
Le programme du jour est on ne peut plus vague : je suis censé appeler l’agence Frogs pour réserver notre bateau et passer dans l’Île du Sud. Mais ça ne répond ni à 9h, ni à 10h … Zut, j’avais oublié qu’on était le lundi de Pâque ! Du coup, on est coincé à Wellington. Pas grave, ça va nous permettre de relâcher un peu la pression et de nous poser une journée complète. Les loulous s’éclatent sur la structure gonflable du camping tout le matin. Du coup, ils sont HS à 10h. Une petite balade en bord de mer devrait les achever. Effectivement, ça les achèvera en quelques minutes. Sauf qu’on s’est planté de route, et qu’en guise de bord de mer, on se retrouve au milieu d’une ZI ! Ma foi, ça ne les empêche pas de ronquer, bien calés dans leur poussette. De retour au camping, les loulous ne donnent toujours signe de vie. C’est l’occasion d’aller surfer un peu sur le net et se tenir au courant de l’actu. Tiens, Dole a gagné contre Bièvre et s’est offert le leader Vinay : les voilà sauvés de la relégation. Cool ! 11h45, toujours pas de nouvelles des moineaux. Ben on va manger … Réveil à 12h15, en pleine forme après plus de 2h de sieste ! Le repas est compliqué, comme souvent depuis le début du voyage.
Les loulous s'éclatent sur les tam-tam samoan
14h, départ pour le centre-ville de Wellington. On choisit le front de mer pour notre balade du jour. On se croirait à Cap Town ! Avec le soleil, la balade est sympa, et on peut même se permettre un arrêt crème glacée tellement les loulous sont en forme. Après avoir fait un petit tour traditionnel sur l’aire de jeu, on entre à Te Papa. Le musée de la culture et des traditions néo-zélandaises. On pensait s’ennuyer un peu, et surtout ennuyer les loulous, mais on y restera plus de 2h sans voir le temps passer ! Les loulous se sont éclatés à jouer du tam tam samoan, de la guitare et à toucher tout ce qui leur passait sous la main. Il faut dire que le musée est exceptionnellement bien fait, avec des compartiments spéciaux pour les enfants. A 18h, on est mis dehors ! Quelques petites courses pour recharger le frigo, et nous revoici au camping à 19h. Les loulous n’ont pas dormi de l’après-midi et sont crevés, mais ils parviennent malgré tout à tenir le coup le temps du repas. A 20h, en revanche, ils ne ronchonnent pas au moment de passer dans le lit. Sophie passera sa soirée au point Internet du camping. Quant à moi, c’est décidé : ce soir, je bricole un truc pour pouvoir utiliser notre prise universelle et enfin télécharger les photos et mettre à jour le carnet de voyage. Un vieux couteau, une heure de patience, et nous voilà reconnected ! Demain, Internet, ce sera depuis le camping-car …
J10 - Wellington - Picton : Île du Sud, nous voilà !
Mardi 10, ce n’est pas férié, on va pouvoir passer sur l’autre île ! On a le temps, car le bateau ne part qu’à 14h. Du coup, on prend les bains, on fait toutes les vidanges à la dump station. Aïe ! Le bouchon des toilettes m’échappe des mains et … tombe dans le trou des caniveaux. La poisse … va falloir que je déploie encore tous mes talents de bricoleur pour résoudre le problème. Mouais, en fait, un simple chiffon, un sac plastique et un élastique feront l’affaire … On est à 70km de Martinborough et d’un petit vignoble réputé. On tente le coup, mais après une trentaine de bornes, il faut se rendre à l’évidence : on ne sera jamais à l’heure pour embarquer dans le ferry. Du coup, retour arrière, repas au Mac Do, et embarquement tranquille au port de Wellington.
L'arrivée dans les Sounds avec le soleil : un moment inoubliable
Encore une première pour nos loulous ! On les canarde de photos sur le pont balayé par le vent, avant qu’ils ne plongent dans un profond sommeil durant toute la traversée. A 16h30, le ferry attaque les Sounds : le soleil, la mer, la montagne. L’arrivée est absolument superbe. Le débarquement à Picton ne pose aucun problème, et on regagne notre camping à 18h. Après 10 jours de voyage, on se décide enfin à acheter la carte de membre des campings Top10. Pas trop tôt ! Ainsi que la carte d’accès WIFI. La soirée est un peu galère ce soir avec un Félix crevé et ronchon. A 20h, tout le monde est au lit. Demain, on se fait une petite croisière dans les sounds.
J11 - Vignoble de Malborough - Abel Tasman NP : Oui, les néozelandais savent faire du vin
Comme prévu, le temps est gris ce matin au lever du soleil. On va devoir faire une croix sur notre croisière dans les Marlborough Sounds. C’est la seconde qui tombe à l’eau après celle de Bay of Island en début de voyage. Pas grave, on a de la ressource locale. Nous sommes dans la plus grande région viticole de Nouvelle Zélande. Cap au sud, direction Renwick et le domaine réputé de Cloudy Bay. Mais avant, un petit détour par la Queen Charlotte Drive. 35 km de route sinueuse surplombant les Barlborough. C’est sans doute plus beau depuis un bateau et par beau temps, mais cette petite portion de route suffit à notre bonheur. Un petit paradis que ces Sounds, qui nous rappelle parfois la sublissime baie d’Along. A 11h, on débarque dans le vignoble des Marlborough. Un vignoble à la bordelaise, sans coteaux, mais d’une propreté et d’une netteté qui ne nous surprend pas. La région est réputée pour ses blancs, et notamment les Sauvignon. Pas notre tasse de thé, mais bon …
Te Koko : un sauvignon pas comme les autres ...
Claudy Bay : une très belle maison, avec une proposition de dégustation de 6 vins à 5$. Pour ouvrir les papilles, un effervescent. Bof … pas bien toniques les bulles. On enchaîne avec un Sauvignon, très typique de l’appellation. On est dans le Val de Loire. C’est bon, mais c’est pas notre truc. Et hop, un deuxième Sauvignon qui arrive. Vieilli 8 mois en fût. Et là, cette fois, c’est excellent ! La cuvée Te Koko, on en reprendra. On passe au Chardonnay, là encore bien équilibré, mais manquant légèrement de longueur. Et pour terminer les blancs, deux Riesling : un sec et un vendange tardive. Ce dernier se révélant absolument divin, mais à plus de 40 € la demi bouteille. Allez, on termine avec deux rouges, deux pinots noirs. Pas tout compris les explications de la charmante demoiselle, mais c’est bon. Même très bon ! Allez, on craque sur une bouteille de chaque que l’on embarque dans le camping-car pour tenir le coup jusqu’à la fin de voyage !
Et hop, une demi-journée de gagnée !
Les loulous ont été adorables pendant tout ce temps-là (normal, ils ont dormi tout le matin et enfin mangé normalement). Midi passé, on s’arrête dans un pub pour déjeuner. Un vrai pub irlandais, mais une excellente bière locale. La Moa : « enfin quelque chose de bon à boire dans les Marlborough » comme ils disent ! Une bonne pièce de bœuf, bien persillée, des frites (encore …), et on repart à l’attaque de la route. La pluie a redoublé d’intensité. On décide de pousser le plus loin possible pour gagner du temps sur le programme. Les loulous se sont de nouveau endormis, ça tombe bien. On fera finalement près de 200 bornes pour rallier directement Abel Tasman. Une demi-journée de gagnée ! Ce sera précieux pour la fin du voyage un peu chargée… On s’arrête au camping Top 10 de Motueka. Encore un excellent camping, avec une salle de bain spécifique pour nos loulous qui s’éclateront une bonne demi-heure dans leur baignoire. Quelques courses, un repas frugal constitué de taboulé et saucisses dans la cuisine commune, les loulous qui font leur numéro devant les autres tables. Bref, la belle routine des soirées en Nouvelle Zélande ! Demain, croisière (si si, on y croit) dans le parc d’Abel Tasman.
J12 - Abel Tasman National Park : Cette fois, notre croisière, on la tient !
Il a plu une bonne partie de la nuit, mais ce matin, au réveil, c’est la bonne surprise. Le ciel est dégagé. Ca y est, on va enfin pouvoir la faire notre croisière ! Il faut juste trouver le bon créneau pour que les loulous soient en forme. Pas simple : entre les repas, les siestes et les toilettes, les journées sont déjà bien remplies. D’ailleurs, on part presque trop tôt ce matin. 9h. Les loulous en profitent pour ronquer dès les premiers lacets vers Kaiteriteri. Et comme on déteste les réveiller, ben on repousse la croisière prévue à 10h30 à 12h30. Et on visite en voiture les villages du parc d’Abel Tasman. C’est le plus visité du pays. On comprend pourquoi : des plages de sable orange, une mer turquoise … ça promet pour la croisière ! Réveil finalement vers 10h30. Un petit tour à la traditionnelle aire de jeu locale en attendant le repas, et c’est parti pour la croisière.
Rando en tongs-poussette, pas l’idéal !
On est un poil en retard, et Félix se mange une flaque d’eau quand tout est prêt. Et hop, 5 nouvelles minutes de perdues … heureusement, le bateau a un peu de retard. Finalement, on embarque normalement. Les loulous sont en pleine forme pour en profiter. Les wouhaaaaa … sortent de partout, et pour tout : la mer, les vagues, les oiseaux, le vent, le moteur du bateau … On passe de criques en criques, le parc mérite immanquablement sa réputation. Nous nous arrêtons à Torrente Bay. Une crique merveilleuse, qui a l’avantage d’abriter derrière elle un camp pour randonneurs. Pratique pour les loulous, car la plage, ça va 5 minutes, mais il est déjà temps de dormir. Une petite rando dans la forêt vierge fera l’affaire. On n’avait pas trop prévu, et en tongs et poussette, la rando se transforme vite en parcours du combattant ! Pas grave, on est au milieu de nulle part, les oiseaux entonnent des chants splendides. On est presque au paradis … Les loulous endormis, Sophie en profite pour se reposer un peu. Moi, je me bats contre ces put… de Sandfly, des mouchetiques qui ont choisi mes jambes pour déjeuner. Ça gratte …
Une raie Manta, des étoiles de mer …
14h30, tout le monde est réveillé. On va enfin pouvoir profiter de la plage. Enfin, pas Félix, toujours fâché avec les vagues. Lui, il préfère aller voir les canards. Oscar, en revanche, ne se fait pas prier pour enfiler le maillot de bain. Ses premiers pas dans la mer de Tasmanie sont un peu frileux, mais au moins, il y goûte ! Il a même la chance de croiser une raie Manta et quelques étoiles de mer. 15h45, c’est déjà l’heure de rentrer. Le bateau vient nous rechercher. Re Whouaaaaa ... un vrai bonheur que de les emmener en bateau ! Retour au camping. Bain, repas classique. A 20h, les loulous sont sur les rotules après une journée bien remplie et pas beaucoup d’heures de sommeil. Ils se rattraperont demain : 3h30 de route prévue pour rallier Punakaiki, avec un arrêt pour observer les otaries au cap Foulwind. On n’a pas fini d’entendre des Whouaaaaa …
J13 - Abel Tasman NP, Cap Foulwind, Pancake Rocks : Un peu trop de route pour Oscar ...
Saletés de Sandflys ! J’ai les guiboles qui m’ont démangé toute la nuit. Mais bon, réveil avec le soleil, alors on oublie. Un petit détour par le Mac Café, et on trace la route de bonne heure. La SH6 est splendide : montagnes, rivières, vergers … on pourrait rouler 24h sur 24 dans ce pays sans s’ennuyer : tout est beau ! A condition bien sûr d’aimer la nature et la montagne. Et les moutons : « ils ont une plus belle gueule que les nôtres ; ça leur donne l’air moins con ». Sophie se fout de ma tronche, mais si, c’est vrai : ils font moins cons. La route se poursuit le long de la Buller River. Sophie tarbeule avec le benzenne. Et à 13h30, nous voilà déjà à Cap Foulwind.
La claque de Cap Foulwind
Le temps a bien changé, et c’est sous la flotte que nous entamons notre première excursion de la journée. C’est quand même une sacrée claque que nous prenons, tant le paysage est grandiose. Une mer déchaînée, un ciel noir et gris, le vent qui va bien, des rochers … Quelle vue ! Et comme il semble que nous ayons de la chance aujourd’hui, comme par magie, un rayon de soleil se pointe au bon moment. La rencontre avec les otaries à fourrure du coin est des plus plaisantes. Même si elles sont trop loin pour Oscar et Félix qui, du coup, continuent de s’extasier devant les vagues de la mer de Tasmanie. Vraiment un très bon moment, au milieu d’une végétation luxuriante. Reprise de la route, direction Punakaiki. Ça commence à faire beaucoup de route pour les loulous. D’ailleurs, Oscar digère très mal son 4h … Du coup, la visite de Pancakes Rocks se fait au pas de course. D’autant plus que des trombes d’eau s’abattent sur nous. Vraiment dommage, car le site vaut vraiment le détour, avec les immenses vagues qui viennent s’écraser sur les pancakes.
Flic, flac, on patauge dans les flaques d’eau
Oscar et Félix auront toutefois eu le temps de faire connaissance avec les flaques d’eau. Erreur fatale, on a ri de les voir patauger. On le regrettera sans doute plus tard, car ils n’ont pas oublié de remarquer qu’ils nous avaient amusés … Les loulous vont devoir souffrir encore un peu, il nous reste 50 bornes à parcourir pour rallier le camping. 50 bornes magiques : on longe la côte au coucher du soleil, avec un mélange de soleil et de pluie offrant une lumière extraordinaire. On arrive finalement au camping à 18h30, pil poil pour donner le biberon. On restera dans le camping-car ce soir à jouer avec les loulous qui ont bien besoin de se défouler. Promis, demain, le programme sera allégé. Que 180 bornes, et rendez-vous avec les glaciers de Franz Joseph.
J14 - Route vers Franz Joseph : Quand la ''Round'n about'' va taquiner les glaciers ...
Soirée un peu agitée hier, avec une concentration de Stop Caristes qui avaient choisi le même camping que nous pour faire étape. Y’avait du beauf au mètre carré … Vu l’étape d’hier, nous avons choisi de faire light aujourd’hui. 150 bornes seulement pour rejoindre Franz Joseph. Pas pressés donc, nous décollons vers 9h30. Passage à la Bakery pour le café « take away » et les cookies, et let’s go. Les loulous se rendorment rapidement. A droite, la mer de Tasmanie, à gauche, les Alpes du Sud. Le paysage nous va bien. On traverse les anciennes cités minières d’or, forcément aujourd’hui un peu déserte même si certaines continuer d’exploiter le filon à des fins touristiques. A Ross, on se demande même si on ne va pas déplacer le village de quelques centaines de mètres pour reprendre du service : on estime que 700 millions d’or dorment sous les pieds des habitants … La route défile, et comme d’hab, on ne s’en lasse pas. La montagne se rapproche de plus en plus, les sommets enneigés se dévoilent. Et les garçons ne pipent toujours pas un mot. Ils nous laisseront finalement finir la route jusqu’à Franz Joseph, atteint vers midi. Le Visitor Center nous indique que nous pouvons visiter le glacier à pied sans problème avec la poussette, ou bien en hélico. Ils acceptent les bébés. On est tenté, mais on craint que les loulous aient peur. Ça se fera donc à pied après une petite pause repas au centre du village. Une pizza pas franchement gouteuse, et un brunch pour Sophie, légèrement plus reluisant. Le soleil tape, et on a pris des couleurs. Un coup de bol, il parait qu'il pleut un jour sur deux ici.
On élimine les muffins !
C’est parti pour la rando. Partis pour 20 minutes, on fera finalement presque deux heures de balade. Histoire d’aller au plus près du glacier. On a poussé la poussette jusque dans ces derniers retranchements ! Les gens nous regardent avec un mélange d’admiration et d’étonnement. En tous cas, ça valait le coup, car la vue est superbe. Et comme dit Sophie : « ça fait du bien de marcher un peu et d’éliminer les muffins » ! Retour au village vers 17h. Les garçons ont un peu dormi pendant la rando, malgré le chemin chaotique. Quelques courses, et nous revoilà au 4 Square du coin pour quelques courses. Le camping de Franz Joseph est impeccable, et désert à cette saison. On aurait été tenté par un petit BBQ, mais les loulous sont crevés. On finit donc comme souvent dans le camping car avec un croque-monsieur made in Sophie magique. Comme cette nouvelle journée passée. Demain, on trace la route jusqu’à Wanaka et son lac.
J15 - Franz Joseph - Wanaka : Ca ne te plairait pas toi de vivre ici ?
15 avril. C’est l’anniversaire du tonton Jeanjean, mais c’est aussi jour de derby Tavaux – Dole. On va suivre ça de loin, depuis le pays du rugby. A ce propos, impossible d’assister à un match avec les loulous . Mais Sophie scrute le moindre terrain en vue de recrutement possible. C’est pas ça qui manque les terrains. Et des vrais de campagne. Un peu comme celui de la ZI d’Arbois d’il y a 15 ans. Me rappelle d’un match qui avait du être arrêté deux fois : une fois parce que le poteau s’était brisé sur notre tronche, et une autre parce qu’un sanglier avait envahi le terrain. Aujourd’hui, pas mal de route à faire. Mais nous ne sommes pas certains d’arriver au bout. Oscar a de la fièvre depuis 2 jours, on va consulter. Mais comme on est dimanche … Finalement, une pédiatre d’astreinte nous ouvre les portes de l’hôpital Franz Joseph. Diagnostic : angine. Notre loulou n’a pas la grande forme. On hésite à prendre la route, et finalement, on se dit que ce sera sans doute le meilleur moyen pour Oscar de s’endormir. Banco, en moins de 2 minutes. Sophie trace la route jusqu’à Haast. On traverse une longue forêt sans grand intérêt. J’en profite pour piquer du nez pendant 20 minutes.
De 8m de précipitations annuels à ... 50cm
Midi 30, ça commence à crier famine dans le Benzène. L’arrêt à Haast est quasiment obligatoire de toute façon, vu que la ville détient la seule station service à 300km à la ronde. On s’arrête dans un café, prêt à déguster un nouveau burger sans intérêt. Finalement, il sera très bon, et le Coleshaw à la place des frites, ça change ! 14h30, reprise de la route. 130 kilomètres de contrastes. On passe de 8 mètres de précipitations annuels à 50 cm. Alors forcément, la végétation est différente. On passe des forêts luxuriantes et rivières aux eaux turquoises, à un paysage semi désertique. Puis l’arrivée sur les lacs Wanaka et Hawea est magique. D’immenses étendues d’eau entourées de montagnes, à en faire pâlir de jalousie les inconditionnels d’Annecy. On prendra le goûter au bord du lac de Wanaka, avec un Oscar qui semble reprendre goût à la vie. Un petit tour par l’aire de jeu locale et son toboggan de la mort. Quelques courses, et direction le camping. Oscar est désormais en pleine forme. On peut manger dans la salle à manger commune. Quelques Maki pas franchement extra, mais le sourire revenu d’Oscar suffit à notre bonheur. Ainsi que le Te Koko de Malsborough … La soirée se prolongera tard dans le camping car, Oscar et Félix trop heureux de se retrouver ! Demain, petite journée : seulement 70km de route pour rallier Queenstown.
J16 - Wanaka - Queenstown : On n'aurait pas mieux fait de rester deux jours à Wanaka ?
Trop claqué hier soir. Du coup, je me suis endormi en même temps que les loulous. Je vais devoir rattraper le carnet de route dans la journée … Une journée qui débute par un ciel bleu dur que l’on découvre grâce à notre réveil de Félix, désormais bien calé sur 7h30. On a décidé de prendre le temps ce matin. On n’a pas beaucoup de route à faire pour rallier Queenstown, alors pas de panique. On prend d’ailleurs pour la première fois un vrai petit déjeuner avec pain grillé, jus d’orange et tout et tout. Les loulous se font un coup de trampoline, vont admirer les moutons … Et c’est sur les coups de 11h que l’on quitte le camping. On voulait visiter un peu Wanaka, mais on n’avait pas passé la barrière du camping que les loulous s’endormaient. Dans ces cas là, mieux vaut tracer la route. On passera quand même par les beaux quartiers de Wanaka et ses maisons absolument superbes. On imagine la vie ici … Allez, en route pour Queenstown. Il y a deux chemins : le court accidenté, le long plus linéaire. On choisit le long pour le confort des loulous, mais on se plante de direction. Bien nous en a pris. On fera sans doute l’une des plus belles routes que nous avons empruntez jusqu’alors : la Crawn Range Road. A chaque virage en épingle, un nouveau paysage de montagne qui se découvre dans des tons d’automne magnifiques.
Queenstown : la déception
Nous arrivons à Queenstown à midi. Direction le camping pour le repas. Un déjeuner en extérieur au barbecue, ça fait du bien ! Le camping n’est qu’à quelques minutes du centre-ville. En quelques tours de poussette, on y est. Bof. Un peu déçu. Pas de charme : une rue piétonne avec des boutiques sans grand intérêt, un waterfront tout neuf mais mal agencé. On regrette de ne pas être resté une journée complète à Wanaka. Les loulous ont en outre décidé de faire la grève de la sieste. A 17h30, on regagne le camping, avec un passage au resto indien pour un menu à emporter divin. 18h30, tout le monde a fini de manger ! Toilette, quelques minutes de jeu dans le lit, et on éteint les lumières à 19h30. Oscar et Félix ne demandent pas leur reste. Nous, on serait bien restés vers eux, mais avec deux jours de carnet de voyage en retard, on trouve les ressources pour s’extirper de la couette ! Demain, direction les fiords.
J17 - Queenstown - Te Anau : Journée de transition avant l'attaque des fiords
« Je me couche tôt, je me lève tôt ». Telle est la devise du jour de Félix. Pas celle d’Oscar. Résultat : le premier braille à 6h30, le second à 8h45. Bonjour le décalage ! Ma fois, on fera avec ! Et on est surtout content que notre Oscar ait pu récupérer avec cette grande nuit de sommeil. On avait prévu de partir tôt, mais du coup, on ne décolle qu’à 9h45. Félix se rendort immédiatement, Oscar est en pleine bourre : normal quoi ! On dit au revoir à Queenstown, sans grand regret. La ville ne nous a pas vraiment séduits, même si son environnement est splendide. On y regoûte d’ailleurs ce matin avec cette belle lumière et toujours ces reflets d’automne. Magnifique route durant 40 kilomètres le long du lac Wakatipu. Puis changement de décor lorsqu’on attaque les Eyre Mountains. C’est un peu plus terne, mais quelle nature encore. Pas une âme qui vive à des kilomètres à la ronde, et pourtant, toujours ces champs de moutons un peu partout. Mais où sont les fermes ??? Oscar s’étant endormi vers 11h, on décide de rallier Te Anau d’une traite. Sophie, toujours à la manœuvre, fait chauffer une fois de plus le Mercedes. Tiens d’ailleurs, après le bouchon des toilettes perdu à Wellington, on a cette fois pété la sortie des eaux usées … Ça craint …
Les loulous en mode ''all blacks’’
Après 2h30 de route, on arrive à destination dans le superbe camping de Te Anau. Il fait beau, on termine les restes de l’Indien de la veille dehors, sous le soleil. Après avoir tenté en vain de recoucher les loulous pour une vraie sieste, direction la ville. Objectif : réserver notre croisière dans les sounds du lendemain. La ville de Te Anau est relativement morte à cette saison. Ce sont les soldes. Même les restos s’y mettent ici, avec des rabais de 20% ! On craque sur deux paires de casquettes All Blacks et quelques autres souvenirs. Oscar, quant à lui, a bien du mal à retrouver la forme ; après l’angine pas encore guérie, ces sont les dents qui le travaillent. Ronchon le monsieur ! Un collier d’ambre, une petite crème qui va bien … Y’a plus qu’à prier pour qu’il s’en sorte, car le pauvre a du mal à apprécier cette partie du voyage. 17h30, on réserve enfin la croisière du lendemain : on se fait plaisir, et on prend le top du top. La journée risque d’être magique ! En attendant, retour au camping, biberons, et dodos à 19h15. Les loulous ont une fois de plus zappé la sieste de l’après-midi et sont claqués. En ce qui nous concerne, nous terminons la soirée à l’avant du camping-car, pizza-binouze au menu !
Je note pour la douche et votre idee de la piscine en plastique! Ainsi que pour le tuyau pour la WI-Fi dans les Top10, de toutes facons j'imagine que sur 7 nuits on sera oblige de passer par un camping commercial au moins une nuit? Desolee j'ai encore une question pratique, pour le frigo, comment ca se passe? Il se recharge en roulant? Si on est pas branche la nuit, ca reste frais quand meme? Encore merci pour les infos et votre carnet de voyage!
Ah oui, super pratique la piscine en plastique pour la douche ! Oui, vous serez sans doute obligé de passer par un camping pour plusieurs raisons : recharger l'électricité, vider le bac des toilettes, recharger l'eau. Nous nous sommes arrêtés chaque soir car on préférait dormir en camping plutôt qu'à l'extérieur, mais en gros, il faudra vous y arrêter toutes les trois nuits pour faire les vidanges et le plein. Pour le frigo, j'avoue qu'on ne s'en est pas beaucoup soucié, vu que l'on se branchait toutes les nuits. Mais à priori, pas de soucis si vous restez 2/3 jours non branchés, le frigo fonctionnera encore !
J18 - Fiordland, Milford Sound : Soleil, fiords, cascades, mer bleue turquoise : c'est ici le paradis ?
Le réveil est un peu rude ce matin. 7h, une longue journée nous attend. On a RDV à 11h45 à Milford Sound pour notre croisière dans les fiords. On attaque donc les 120 km de route qui nous séparent de Te Anau à l’embarquement à 8h45, avec un Oscar qui semble en forme. Il fait grand soleil, mais ça pince : 1°C, on n’avait plus l’habitude ! On mesure toutefois notre chance car la région est réputée pour être humide. On dit ici qu’il pleut deux fois par semaine : la première fois pendant trois jours, la seconde pendant quatre jours ! La route pour atteindre Milford Sound est splendide. De nombreux stops sont possibles pour immortaliser notre passage, mais les loulous dorment et nous nous contentons d’en prendre plein les yeux : des tunnels d’arbres, des grandes prairies d’herbes jaunes, et surtout, ces énormes blocs de roches qui nous entourent sans cesse. La montagne semble avoir été taillée à coups de serpes. Avec un peu d’avance, on s’octroie une petite pause à « the Chase » à 10km de l’arrivée. Les loulous sont réveillés, et on les emmène voir une petite cascade au milieu d’une forêt magique. L’ambiance est là, et il y a même un Kéa pour nous accueillir. Pour la plus grande joie d’Oscar et Félix.
Cascades + éclaboussures = fous rire !
On a pris un peu trop notre temps, et du coup, on est limite pour repartir. Les 10 derniers kilomètres se font au pas de course, tout comme le repas des loulous, torché en 5 minutes chrono, dans les sièges auto. On arrive finalement au comptoir d’embarquement à 11h45, just in time. On s’installe à l’arrière pour ne gêner personne, et on attaque le BBQ lunch compris dans la traversée. C’est vite avalé (avec l’aide des loulous), car on veut profiter de la croisière. Les fiords, une première pour nous. Ca ressemble beaucoup aux Sounds de Marlborough, mais en 10 fois plus gigantesque. Les chenaux sont étroits, et les falaises abruptes se succèdent, laissant ci et là passer quelques chutes d’eau splendides. C’est difficilement transmissible, mais l’ambiance est géniale. Les loulous s’en donnent à cœur joie, notamment quand le bateau s’approche au plus près des cascades : éclaboussures et fous rires ! On aura même eu la chance de voir quelques otaries à fourrure. 15h : fin du trip. Un vrai bon moment, même si on ne l’a pas effectué au meilleur moment pour les photos. Mais au moins, les deux moineaux ont été adorables. Oscar s’est endormi à mi-parcours, Félix a réussi à tenir jusqu’au bout mais il a sombré dès le débarquement. On reprend la route dans l’autre sens, et de nouveau 120km à avaler. Pour notre plus grand bonheur, tant cette route est splendide.
Les restes du resto indien, encore et toujours ...
Arrivée à Te Anau sur les coups de 17h30 : un petit tour à l’aire de jeu locale – petit tour, car ça caille au bord du lac ! – et retour au camping. Ce soir, on dîne dans la salle à manger commune. On continue les restes du resto indien d’il y a deux jours (on avait vu large, on c’est pas fini !), et dodo à 20h. Les loulous sont exténués et s’endorment immédiatement. Nous aussi d’ailleurs, et ce n’est que vers 22h que nous nous réveillons pour nous mettre à l’avant du camping car et écrire notre journal de bord. Vite fait, car demain, la plus grosse journée de route est au programme : près de 400 km pour remonter vers le nord et entamer notre derrière semaine de voyage. Déjà …
Première série de photos avec la (splendide) route vers les fiords. La série dans les fiords dans le post suivant.
J19 - Te Anau - Aoraki Mont Cook : d'un paradis à l'autre ...
Plus qu’une semaine. Oscar et Félix semblent vouloir en profiter, et se sont levés tus les deux à 7h. Tant mieux, on a une longue route à faire, et plus tôt nous serons partis, plus tôt nous serons arrivés. Le temps de faire le plein d’eau et les vidanges, nous voilà sur la route avant 9h. Le temps est gris, on a vraiment eu de la chance d’voir ces deux jours de soleil pour visiter les fiords. Nous connaissons la route que nous empruntons ce matin, puisque nous l’avons faite dans l���autre sens durant 170km. Et toujours cette même impression : les bords du lac Wakatipu, à l’approche de Queenstown, sont vraiment magiques. Mais avant, c’est une longue route pas franchement très excitante. C’est l’occasion d’écouter l’album Idéal Standard de Jean-Louis Aubert. Ça ne fait à peine que 50 fois qu’on doit l’écouter depuis le départ, vu qu’on n’a pris que 5 CD avec nous … C’est bien Jean-Louis Aubert, mais au bout d’un moment, ça saoule. Un peu comme les Télétubies que l’on regarde en boucle le soir. Je ne les supporte plus ces 4 bestioles affreuses. C’est d’une débilité. Et pourtant, les loulous adorent. Va comprendre …
Sophie teste enfin l'agneau néo-zélandais
11h15, on a bien roulé. Il ne reste plus que 140km avant de rallier l’arrivée du jour. On peut se permettre de faire une bonne étape pour midi, avec le soleil qui est revenu. Ca tombe bien, on est dans la région des vins de Central Otago. On s’arrête au hasard devant le premier établissement proposant dégustation de vin et restaurant. La dégust ne s’avérera pas du niveau de Claudy Bay dans les Marlboroughs, mais on retiendra quand même un bon Pinot Gris et des Pinots Noirs intéressants. En revanche, le repas va se révéler être le meilleur depuis notre arrivée. Sophie teste enfin l’agneau néo-zélandais, et il faut avouer que ses côtelettes aux petits pois à la menthe sont tout simplement divines. Quant à moi, je reste dans le classique avec un burger de poulet parfait. Le cadre est magnifique, avec une terrasse plein sud et des loulous qui peuvent se dégourdir les jambes. Un vrai bon moment de détente ! 13h30, on reprend la route. Les loulous ont déjà bien dormi le matin, mais ils replongent rapidement. Ils ne verront ni les vignobles, ni les magnifiques gorges de Wanakau aux eaux turquoises. A hauteur de Cromwell, on bifurque sur la SH8 et ses paysages désertiques une fois de plus déroutants (tout est jaune !), direction le Mont Cook. On avait comme objectif de s’approcher au plus près du mont, en fonction des loulous. On ira finalement jusqu’au pied du plus haut sommet de Nouvelle-Zélande !
Chambre avec vue sur le Mont Cook, pas mal !
On fera donc 100km de plus que prévus, les loulous ayant décidé de s’octroyer cette journée pour récupérer. Il n’y a pas de camping au Mont Cook. On a donc deux possibilités : rebrousser chemin et aller chercher celui à 25km de là (camping sauvage interdit ici), où prendre un hôtel. Allez, ça nous changera de dormir dans un bon lit ! Et puis une chambre avec vue sur le Mont Cook, ce n’est pas désagréable. Les loulous nous donnent raison rapidement : ils courent partout dans l’hôtel, et se font notamment une joie de grimper sur tous les canapés de la salle commune. C’est sûr, Oscar n’est plus malade ! Nous déjeunerons à l’hôtel, les 2 zozos faisant une fois de plus leurs stars. 20h15, dodo dans leurs petits lits, une première depuis 3 semaines ! Quant à nous, on savoure le bonheur d’un vrai sommier, après une vingtaine de jours à dormir sur des lattes en bois pas franchement confortables. Et demain, on se fait un petit dej face au Mont Cook : elle n’est pas belle la vie ?
Bonjour,
Je ne connais pas les camping cars NZ mais sur les modèles européens et nord américains, le frigo peut fonctionner soit sur la batterie lorsqu'on roule ( ou alors si tu as des batteries alimentées par panneaux solaires), sur l'éléctricité quand on peut se connecter dans un camping ou alors sur le gaz, propane en réservoir aux USA/Canada et bonbonnes de gaz en Europe. En Europe il faut permuter manuellement les sources d'approvisionnement, en Amérique du Nord le frigo fait ça tout seul en général.
J20 - Mont Cook, Lake Tekapo, Géraldine : La "round n'about" passe partout ... ou presque !
Dormir pendant trois semaines tous les jours dans le même lit que son papa et sa maman, on s’y habitue. A 1h du matin, c’est donc la crise de larmes, Oscar e Félix perdus dans leurs petits lits. Allez, on verra au retour pour rétablir l’autorité. Félix prend place aux côtés de papa, Oscar se cale contre maman. Nous, ça nous va bien ! Et la nuit dans un vrai lit est quand même réparatrice. Lever à 7h30, pour une fois sous l’impulsion d’Oscar. Pas question de se presser aujourd’hui. On veut d’abord profiter de l’hôtel, et notamment de la splendide vue sur le Mont Cook. Le soleil éclair l’autre versant ce matin. Idéal comme spectacle en prenant le petit déjeuner ! Les loulous continuent de s’éclater sur les canapés. Ce matin, ils se sont pris de passion pour une bande dessinée écrite en norvégien. Tellement passionnés que nous avons piqué le bouquin. Pas bien … En même temps, quand on fait le bilan, on a déjà laissé pas mal de choses sur la route néo-zélandaise : un doudou (la cata du jour 7 …), une paire de tongs (faut le faire quand même pour paumer des tongs …), les livres d’Oscar et Félix (sont restés dans l’avion), un biberon, une paire de lunettes de soleil … Bref, nous revoilà partis sur les coups de 10h, direction les pentes du Mont Cook. Le soleil est une fois de plus au RDV, avec la fraîcheur qu’il faut pour une bonne balade en montagne. Une première tentative en direction de Blue Lake et de Tasman View accouche d’un échec : inaccessible en poussettes malgré nos efforts. Je m’y rends donc seul, pendant que Sophie rebrousse chemin avec le convoi.
Green Lake en guise de Blue Lake
Blue Lake s’est finalement transformé en Green Lake, pas franchement intéressant. La vue sur Tasman Mount est e revanche sympa, avec des restes de glace qui flottent sur le lac en contrebas. Allez, je redescends rapidos et rejoint la famille, direction la Tasman River. Cette fois-ci, aucun problème avec la poussette. Elle accède sans problème à la Tasman River, après 25 minutes de marche chaotique. Vraiment un bon achat cette « Round About ».Le point de vue est identique à celui de Tasman View, sauf que cette fois-ci, nous sommes en contrebas. Les loulous se sont endormis dans la poussette, on en profite pour faire quelques photos et pour tester notre filtre polarisant. Midi, retour au camping-car. Félix se réveille, mais Oscar a choisi de dormir encore. Le repas se fera donc en décalé. En plein milieu des montagnes, avec une salade de riz, on est au paradis ! 13h30, on reprend la route. Nous avons 150km pour rallier Fairlie, notre prochaine étape. Lais dès la sortie d’Aoraki – Mont Cook, on tombe sur un troupeau de mouton en pleine transhumance. On voulait en croiser un, on n’est pas déçu : plusieurs centaines d’animaux, peut-être plusieurs milliers, qui s’étalent sur 500 mètres de route, ça impressionne ! Le cheptel est encadré par 5 ou 6 bergers, et une douzaine de chiens. Le spectacle est sensationnel, avec les chiens qui courent partout pour faire avancer les moutons. Nous resterons ainsi bloqués pendant près d’une demi-heure, à rouler au pas. Oscar et Félix ont pris place sur mes genoux pour assister au spectacle : ils en ont dit des bêêêêêêê !!! Fins excités, ils ne parviendront pas à retrouver le sommeil par la suite.
Une lumière du soir absolument magique
Nous serons contraints de nous arrêter à Lake Tekapo pour le goûter à 15h. Une bien belle étape, même si le lac ne remplit pas toutes les promesses du guide. Oscar et Félix auront néanmoins trempés leurs panards dedans. De quoi les exciter encore plus ! 16h, reprise de la route : plus que 50km à faire. Mais cette fois, les moineaux sont exténués, et ils plient dès les premiers tours de roue. On quitte les paysages désertiques en moins de 10km pour retrouver des pâturages et des cultures. C’est d’ailleurs la première fois que nous en voyons. Tout redevient vert l’espace de quelques kilomètres. Arrivés à Fairlie, les loulous dorment toujours. Allez, on pousse un peu plus loin, c’est toujours de la route en moins pour le lendemain. On fera 50 bornes de plus avec un stop final à Géraldine. Une route vallonnée sans prétention mais avec une lumière du soir absolument magique. On finira la soirée dans le camping-car avec du classique : des bibs, puis les loulous dans la capucine pendant que l’on avale les excellents restes du resto indien (oui oui, y’en reste encore !), ces p… de télétubies, et dodo à 20h15. Encore une belle journée quoi !
J21 - Géraldine - Hanmer Springs : 35°C : la température idéale pour barboter
Et bing ! Encore une chute de lit pour Oscar en pleine nuit. Mais cette fois-ci, pas de bobo. Ca ne l’a même pas réveillé ! On l’a ramassé quand même … Lever à 7h ce matin. On est un peu en vrac ce matin. Après le biberon, on se recouche et on laisse les loulous gambader dans le camping-car. Visiblement, ils n’ont pas besoin de nous à les entendre rigoler au volant du benzen ! On quitte Géraldine vers 9h, après un passage à la Bakery pour un excellent capuccino et deux cookies. Le soleil ne nous quitte plus désormais. Blasés de Jean-Louis Aubert, on a choisi de mettre la radio ce matin. « It’s the final countdown … » Whaaaa … je ne savais pas que Europe était encore écouté quelque part dans le monde ! La route vers Christchurch, longue de 120km, se résume en une longue ligne droite perçant la plaine, pas franchement existante. C’est l’occasion pour nous de parler de tout et de rien. On se dit qu’il faudra faire un régime au retour. Qu’il ne nous reste plus que 5 jours. Ça pue quand on commence à compter les jours. Non, non, non : j’y pense pas, j’y pense pas, j’y pense pas ! Allez, je me colle sur l’ordi pour rattraper le retard dans le carnet de voyage des 10 premiers jours. Les loulous, eux, ont déjà entrepris une sieste qui durera 2h. Arrivé à Christchurch, on tente de remarquer les stigmates du tremblement de terre de 2010. On ne verra rien, en contournant la ville par l’ouest.
J'y pense pas, J'y pense pas, J'y pense pas ...
On passe devant l’aéroport, celui que nous fréquenterons dans quelques jours : non j’y pense pas, j’y pense pas, j’y pense pas ! Les loulous réveillés, on fait un stop au nord de Christchurch. On a repéré une espèce de pizzérias avec une aire de jeux pour enfants et des animaux parqués. On y passera un superbe moment. Les loulous sont au paradis dans un grand par cet nous laissent quasiment pour la première fois manger peinards. Dommage que la pierrade n’ait pas été à la hauteur du moment ! Un coq nous tient compagnie. Belle séance de rigolade lorsqu’il vient picorer les restes de Félix dans sa cuillère ! Pour digérer, on part donner à manger aux autres animaux du coin : des chèvres, des alpagas, des poneys. Oscar et Félix sont aux anges, et tendent des brins d’herbe du bout des doigts, légèrement impressionnés ! 13h30, on reprend la route, avec 80km pour rallier la station thermale de Hanmer Springs. Trop peu pour endormir les loulous après la bonne sieste du matin. D’ailleurs, ils ne dormiront pas du tout de l’après-midi. Passés les vignobles de Waipara, on retrouve e relief vallonné que l’on aime. Nous arrivons à Hanmer Springs vers 14h30. Après installation au camping, on part à la visite de la ville. Le Hanmer Springs Thermal Pool ans Spa est accessible aux bébés. Let’s go ! On est d’abord surpris que tout se passe en extérieur. Il fait grand soleil, mais une vingtaine de degrés maxi. Le complexe est immense, et nous sommes samedi. Tout Christchurch s’est donné RDV ici. On se fait une petite place dans une des piscines naturelles du site. Une eau à 35°C, parfaite pour les loulous. Munis de leurs maillots de bains, les voilà partis dans nos bras pour une bonne demi-heure de baignade. Un grand moment de bonheur.
Oscar et Félix font du charme aux charmantes hôtesse...
Oscar gigote dans tous les sens, passe son temps à plonger la tête sous l’eau et à faire des sauts avec papa. Félix, toujours un peu plus craintif, met du temps avant à son tour de s’éclater à patauger dans l’eau. Vraiment un bon moment. Cassés, ils ne disent pas grand-chose lorsqu’on les installe dans la poussette. Il est 17h30, et on ne sait pas trop quoi faire, vu qu’ils n’ont rien dormis de l’après-midi. On se tente quand même un petit apéro dans un bar. On verra bien … Finalement, on y passera la soirée. Oscar et Félix joueront leurs plus beaux tours de charmes aux non moins charmantes serveuses. Mais où vont-ils chercher cette énergie ? Un bon petit plat de pub, une bonne pinte : bref, une très belle soirée. Retour au camping-car vers 20h. Les loulous sont toujours aussi excités, et il nous faut quelques minutes pour les calmer avant un dodo qui lui ne mettra pas longtemps à venir. Quelle belle journée encore ! Demain, direction Kaikoura pour tenter d’observer les baleines et les dauphins …
J22 - Hanmer Springs - Kaikoura : Une bière à 10h du mat, ça augure une bonne journée ...
Panne de gaz cette nuit. Du coup, pas de chauffage et 0°C dehors. On se les est caillées grave cette nuit. Sophie avait transformé Oscar en momie avec une couverture. Avec Félix, on a adopté une autre stratégie : celle des montagnards. Serrés l’un contre l’autre, pour se tenir chaud mutuellement. Finalement, on a passé une super nuit ! Lever à 7h30. Vu la température ambiante, on tarde à sortir de la couette. Et on ne décolle que sous les coups de 10h. C’est dimanche aujourd’hui. Tiens, d’ailleurs, c’est le premier tour des présidentielles en France. No comment. Allez, dimanche, on se fait un petit dej différent. Ce matin, ce sera un muffin breakfast : pain de mie, bacon, œuf et cheese. Délicieux, quoi que pas très pratique en conduisant. La route vers Kaikoura est splendide. Il faut dire qu’on a pris un itinéraire « bis », et que nous ne croisons pas un chat. Un virage un peu serré et patatras, la porte du frigo s’ouvre pour la énième fois du voyage. Sauf que cette fois-ci, une bière en fait les frais et commence à se vider sur le sol. Pas le choix : pour ne pas gâcher, je me dois de me l’enquiller. A 10h30, la première gorgée a un peu de mal à passer, mais on s’y fait très vite. On arrive à Kaikoura avant midi. D’un côté, la mer bleue turquoise ; de l’autre, les montagnes enneigées : splendide ! Les loulous avalent leur pot de spaghetti bolognaise (vivement le retour à la maison et à la vraie cuisine de mamy …), et nous, nous terminons enfin les restes de l’indien.
Le bateau, interdit aux moins de 3 ans : la poisse ...
Après un passage en station-service pour recharger la bouteille de gaz, direction le i-center pour programmer nos activités. On a décidé de rester deux jours ici, avec plein de choses à faire : nage avec les dauphins ou les otaries, observation des baleines et des cachalots … Mais à notre arrivée, c’est le coup de massue : pas un opérateur n’accepte de prendre les enfants en dessous trois ans. On doit mettre une croix que notre croisière et sur l’observation des baleines. A moins que … A moins que nous ne payons très cher pour une observation par hélicoptère. Banco ! On est venu pour voir des baleines, on en verra ! On débourse près de 700 dollars pour les 4 (on aurait pu payer un peu moins cher, mais quitte à faire, on a loué l’hélico pour nous tout seul !), et on programme ça pour le lendemain, à 9h30, pour bénéficier d’une belle lumière sur la péninsule de Kaikoura. Une petite folie, et c’est tout excités que nous sortons du i-center. Direction la péninsule pour une balade conseillée par l’office de tourisme. Quelle balade ! Ca grimpe sec au départ (mes mollets me le rappellent encore ce soir …), mais cela valait le détour. On longe la péninsule avec une vue sur la mer absolument splendide. Malheureusement, avec la poussette, on ne peut pas approcher des otaries qui ont colonisé le coin. A la place, on propose des vaches à Oscar et Félix. L’effet est tout aussi réussi. Là goûter se fait tout en haut de la péninsule. Les loulous semblent apprécier ! La balade aura duré finalement 2h. Les loulous n'en ont pas perdu une miette, et ont une fois de plus zappé la sieste.
La bonne surprise du jour, à 10 mètres de nous !
De retour au parking, on jette un dernier regard sur la baie, que le soleil termine d’éclairer. On s’apprête à partir quand tout à coup, je dis à Sophie : « heu, tourne toi, tu vois rien là ? » « Où ça ? » « Ben là, juste derrière toi, à 10 mètres ! » Une otarie ! Un beau morceau en train de s’étendre. Puis un second juste derrière en train de faire la sieste. Hop, on ressort l’appareil photo, et on place Oscar et Félix au premier plan. Ils ne semblent pas spécialement impressionnés. En tous cas, moins que nous, car on ne fait pas franchement les fiers à côté de ces bestioles. On restera finalement une bonne demi-heure à les observer en train de bailler, de dormir, de nager … Ça semble avoir une vie sympa une otarie. C’est donc dans la bonne humeur de cette rencontre inattendue que nous regagnons le camping. Les loulous luttent pour ne pas dormir. Mais 18h, c’est plus l’heure ! Arrêt au japonais pour quelques sushis pour le soir, biberons, et dodo à 20h. En moins de 3 minutes, les loulous sombrent dans un profond sommeil. On met le carnet de voyage à jour, on fait quelques lessives, et à notre tour de regagner le lit. Demain, encore une belle journée qui se prépare avec ce fameux vol en hélicoptère, et la visite de l’aquarium pour les loulous.
J23 - Kaikoura - Péninsule de Banks : 20 mètres, 40 tonnes : good morning Milady !
D’abord, ça fait du bien de dormir au chaud ! Le chauffage fonctionne de nouveau, mais ça n’empêche pas Félix se réveiller tout le monde à 6h45. Il semble pressé d’aller voir les baleines … Le temps de faire les toilettes, de prendre notre cappuccino et notre muffin, et on se pointe sur la piste de décollage des hélicos à 9h15. On a du mal à tenir les loulous lors du briefing. Vont-ils apprécier l’hélico ? Décollage à 9h45. Sophie se place devant, aux côté du pilote. Avec les garçons, on occupe les trois places arrière. Félix le trouillou sur mes genoux, Oscar à mes côtés, sur une place de grand. Et c’est parti ! Décollage en douceur, les loulous ne disent rien, c’est tout bon ! De toute manière, avec le bruit des hélices et les casques sur les oreilles, on ne les entend pas … La mer vue du ciel est d’un bleu turquoise éclatant. Et la péninsule, au lever du soleil, est absolument magique. Les photos sont compliquées, avec les reflets des vitres de l’appareil, mais peu importe, on en prend plein les yeux. Apparaissent alors les premiers dauphins. Par centaines ! On les voit de loin, mais leur ballet est féérique. Puis notre pilote part à la traque de « The Whale ». Il tourne, il cherche. Un peu comme John, notre Ranger de Sabi Sand en Afrique du Sud, qui se faisait un devoir de trouver les big five chaque jour. Près d’un quart d’heure sans rien voir … Il communique par radio avec les bateaux et les avions des alentours. Il semble avoir repéré sa proie : « il y en a une dans le coin. Je pense qu’elle va apparaitre dans quelques minutes. » Gagné ! L’animal fait surface et déploie sa longue carcasse à la surface de l’eau. Une « Sprerme Whale » d’environ 40 tonnes qui vient rependre sa respiration. On ne peut être qu’admiratif devant ce spectacle. « Whaaaaaaa » comme disent Oscar et Félix, estomaqués en voyant la baleine, ou plutôt le grand cachalot. Eux aussi s’en mettent plein les yeux à ce moment.
Un des moments les plus forts de notre périple
On tournera quelques minutes autour d’elle, à une distance respectable pour ne pas la gêner. Puis retour au bercail. Félix a vu ce qu’il voulait voir, il s’endort dans mes bras avant que l’hélico ne se pose. Un atterrissage en douceur, au millimètre. Quelle expérience ! A n’en pas douter un des moments les plus forts de notre périple. Exténués, les loulous reprennent place dans le camping-car. Félix dort toujours, et Oscar emboîte le pas dès les premiers kilomètres. Il nous reste deux jours plein de voyage, et nous avons bouclé le programme initial. Deux jours de bonus donc que nous décidons d’occuper en prenant la route de la péninsule de Banks. Elle a l’avantage d’être à seulement 80km de Christchurch et de notre aéroport, et surtout, elle est réputée pour l’observation des dauphins. Peut-être qu’ils accepteront les bébés là bas ? On croise les droits, et on trace la route. A midi, les loulous nous demandent une pause. Le hasard fait bien les choses durant ce voyage, nous sommes à Waipara, une région viticole. On s’arrête dans la première Winery que l’on croise. Encore un cadre enchanteur, avec un soleil splendide. Quelle belle idée d’avoir couplé toutes les caves de Nouvelle Zélande à des restaurants ! Les loulous s’éclatent dans le bac à sable, pendant que nous dégustons un superbe plateau de produits régionaux : saucisses, fromages, saumon, charcuteries, salades, fruits frais … le tout arrosé d’un Chardonnay du domaine. On est tellement bien, et les loulous aussi, qu’on y restera 2h30 ! A 15h, on reprend donc la route, direction la péninsule de Banks. On traverse Christchurch sans encombre, et arrivons à bon port vers 17h45. Le soleil se couche sur la baie, nous avons juste le temps d’apprécier le spectacle depuis notre camping idéalement situé. La soirée se déroulera dans le camping-car, avec Oscar et Félix en pleine forme : fous rires sur fous rire, ils deviennent de plus en plus complices. Vraiment un régal que de les avoir vu évoluer durant ce petit mois de rêve … Aller, dodo, demain, dernière vraie journée de vacance, le dernier jour étant consacré au rangement et à la remise en ordre du véhicule (Y’a du boulot !)
J24 - Péninsule de Banks - Christchurch : Rencontre avec Murfy, le zonar de la péninsule
Les meilleures choses ont une fin. C’est notre dernière vraie journée en Nouvelle-Zélande. Demain sera consacré au rangement et à la remise en état du camping-car. On a donc la ferme intention d’en profiter au maximum. Lever à 7h15, comme d’hab. La vue sur le splendide village d’Akaroa depuis le camping-car est une des plus belles de notre périple. On prend notre temps ce matin, notre croisière dans la péninsule de Banks étant prévue à 12h45. A 10h, on décolle et on visite le village d’Akaroa. Quelle douceur de vie ! Une vraie petite station balnéaire comme on les aime. L’été, ça doit être infernal, mais à cette saison, c’est magnifique. Quelques boutiques, un petit resto au bord de la mer, et il est déjà temps d’embarquer. Nous ne sommes qu’une poignée à monter à bord, il fait grand soleil. Encore des conditions parfaites ! Murfy, le chien des propriétaires du bateau, est également du voyage. Outre le fat de distraire Oscar et Félix, il a la capacité d’entendre les ultrasons émis par les dauphins. Pratique ! La péninsule de Banks se découvre rapidement, dans une eau turquoise splendide. On croise une belle colonie de cormorans sur les rochers, puis Murfy s’agite. Pas de doute, il a repéré des dauphins. Tous sur le pont ! Quatre dauphins d’Hector, les plus petits dauphins du monde, ont choisi note bateau comme terrain de jeu. Ça tourne autour, ça passe dessous … Les loulous sont aux anges, et nous aussi. On tente quelques photos, mais l’exercice est délicat : d’abord parce qu’avec un loulou dans un bras et le 70/200 dans l’autre, c’est pas simple. Mais surtout parce que ces petites bestioles, ça trace ! Bien plus qu’un Max Pacot et même un Aurèle Bonjour de Bobin ! Pas grave : l’essentiel est de profiter de l’instant, et on en profite à fond. Quand le bateau accélère, les dauphins s’excitent. Pas question de nous laisser nous échapper. Ils nous suivent, sautent, virevoltent : magique !
Après les dauphins, les otaries !
Allez, on les laisse, et on part chercher la colonie d’otaries du coin. Elles sont une vingtaine à se prélasser sur les rochers. On approche au plus près. L’une d’elle prend la pause, les autres dorment, à peine dérangées par notre arrivée. Là encore, les loulous sont au paradis. Oscar n’a qu’une idée en tête : repérer les otaries avant tout le monde : « là, là, et là » avec son petit doigt, engoncé dans son gilet de sauvetage. Bref, encore un grand moment. Deux heure plus tard, nous revoici au port. Il est 15h et les loulous sont exténués. On donne le gouter et on reprend la route, direction Christchurch. Cette foi, ça sent vraiment la fin … Les loulous s’endorment instantanément. Moi, je lutte en me concentrant sur les splendides vues sur la péninsule, mais tombe lorsque le relief devient sinueux et les paysages plus traditionnels. La nostalgie commence déjà à s’installer …
Une promesse : y revenir dans 15 ans ...
Cette fois-ci, on entre vraiment dans Christchurch. Et les stigmates du tremblement de terre sont désormais visibles : des rues barrées, des immeubles rasés, des ruines, des chantiers un peu partout … Arrivés à 18h au camping, les loulous se sont offerts 1h30 de sieste. On va pouvoir sortir ce soir ! Un petit resto italien jouxte le camping et fera l’affaire. Une soirée sympa, avec une aire de jeu pour les enfants qui nous arrange bien. Retour au camping-car vers 21h. Tour le monde part au dodo. Dans le creux de leurs oreilles, comme tous les soirs, on n’oublie pas de refaire la journée avec Oscar et Félix. Ils ne s’en souviendront sans doute pas de ce qu’ils ont vu. Resteront les photos. Et peut-être l’envie d’y retourner ? On leur promet de revenir dans quinze ans, s’ils le souhaitent, pour revivre cette aventure. Allez, au lit, demain, faudra être en forme pour faire tout ce que l’on a prévu.
J25 - Christchurch : Anzac day ! On dépensera nos derniers dollars à l'aéroport !
Last day in New-Zeland. Le réveil est forcément un peu plus dur. Sophie me glisse qu’elle est quand même contente de rentrer. Moi pas. J’y serais bien resté un mois de plus. La journée est consacrée au rangement. Sophie s’y colle le matin, pendant que je m’occupe d’aller promener les loulous. On est proche d’une zone commerciale, c’est l’occasion de dépenser nos derniers dollars. Pas de bol sur le premier magasin : un panneau indique une fermeture exceptionnelle. Et dans les autres, il ne semble pas avoir d’âme qui vive. Zut, on est le 25 avril, c’est férié ici ; Anzac Day. D’après ce que j’ai compris, c’est la célébration d’un évènement durant la seconde guerre mondiale. Avec Oscar et Félix, on tombe d’ailleurs sur le défilé du coin. Cornemuse et habits traditionnels, une fleur rouge sur le cœur, les habitant semblent attachés et respectueux du moment. En ce qui nous concerne, la matinée shopping tombe à l’eau. Les loulous s’étant endormis, je rentre au camping aider Sophie. Je fais les dernières vidanges du camping-car, Sophie essaie de boucler les bagages : ça rentre juste ! A 11h30, on décolle. On a trois choses à faire aujourd’hui : passer par le centre-ville de Christchurch et voir l’étendue des dégâts du tremblement de terre de 2011, filer au zoo pour faire plaisir aux enfants, et rendre le camping-car. Vraiment terrible ce tremblement de terre ; ce que nous avions vu la veille avec quelques bâtiments détruits n’est rien par rapport à ce que nous observons ce matin. L’hyper centre de Christchurch est dévasté. Il n’y a plus rien. C’est une ville fantôme, fermée à la circulation et au public. Même les bâtiments qui semblent intacts ont été désertés, laissant entrevoir à l’intérieur des meubles sans dessus-dessous. Terrifiant.
Wild Dogs : l'Afrique du Sud nous rappelle ...
Sur le chemin du zoo, la vie reprend son cours. Beaucoup de bâtiments sont en travaux, avec souvent des tasseaux pour tenir les clôtures ou des pans de murs. Le zoo de Christchurch n’a rien à voir avec celui de Wellington. Beaucoup plus grand, mais aussi nettement moins bien entretenu. Par contre, on voit les animaux de près. Et quels animaux ! Des lions à moins de 2 mètres, des tigres, des rhinos, des wild dogs, des guépards … Les loulous eux, préfèrent la compagnie des moutons et des lapins. Ils choisissent malheureusement de s’endormir avant la sortie du zoo. On est bloqué … On refait quelques photos, on prend un verre … 17h, les loulous sont enfin opérationnels. Nous, on stresse car du coup, in est en retard pour déposer notre camping-car chez United. On fait fissa, Sophie se prend un dos d’âne à 100km/h et fait un saut digne des meilleures course-poursuites de séries américaines, et nous voilà chez United à 17h25. Tout est closed. Pour cause d’Anzac Day, l’agence a fermé à 16h30. Tant pis, on se lèvera un peu plus tôt demain matin … On avait en effet choisi de dormir à l’hôtel cette nuit pour avoir du temps le lendemain pour prendre un bon petit déjeuner, c’est raté ! Nous voilà donc dans notre beau 4* en camping-car, la classe !
Une nuit d'hôtel pour bien récupérer avant les 23h d'avion du lendemain ...
L’hôtel étant équipé d’une piscine intérieure, nous voilà partis avec les combinaisons des loulous. Malheureusement, le bassin est bien trop froid pour eux. Et le Spa trop chaud. On fera donc juste trempette, avant de se replier vers la baignoire de la chambre pour un bon bain : y’avait besoin ! Dernière soirée, on a choisi d’en profiter et de faire le resto de l’hôtel. En pyjamas, Oscar et Félix vont une fois de plus amuser la galerie, pendant que nous dégusterons un bon saumon gravelax, suivi d’un filet d’agneau pour Sophie et d’un filet de bœuf pour moi. Succulent ! 21h, les loulous sont out. On regagne notre chambre pour un dernier dodo néo-zélandais. Crevés aussi, on repousse l’écriture du carnet de voyage au lendemain. Un lendemain que nous appréhendons forcément, avec de nouveau 23h d’avion pour rentrer. Mais c’est le prix à payer pour avoir vécu cette splendide aventure. Demain, dans le carnet du jour, on fera le bilan. A n’en pas douter, il sera très positif …
J26 - Retour en France et bilan : 4 750 kilomètres et des souvenirs plein la tête ...
La nuit à l’hôtel a été plutôt bonne. Félix a réussi à tomber du lit une fois, mais comme son frangin, ça ne semble pas le réveiller ! On avait mis le réveil à 6h30, mais il n’a pas marché. Heureusement, Sophie a ouvert les yeux à 7h. La toilette est rondement menée, et nous voilà chez United à 8h pour rendre le Benzen : 4 750km parcourus, pas mal ! Sophie a quelques sanglots dans la gorge qu’elle contient tant bien que mal en voyant partir son camion. C’est un peu le début de la fin de l’aventure … On nous conduit à l’aéroport, largement dans les temps. Le check in se fait en quelques minutes. Il nous reste quelques dollars, on les dépense en achetant deux trois souvenirs, des t-shirts et des polaires All Blacks pour les loulous notamment. A midi, nous voilà dans l’avion. Les loulous secouent le bras et disent « Bye bye » à la Nouvelle-Zélande. Nous aussi, avec la ferme intention d’y revenir un jour. Mais il y a tant de choses à voir dans le monde : on veut aussi partir au Japon, en Asie pus globalement avec l’Inde, le Laos, le Cambodge, l’Indonésie. L’Amérique du Sud aussi que nous ne connaissons pas : le Costa Rica, le Chili ou encore l’Argentine nous attirent. Le Canada aussi. M’enfin, c’est pas pour tout de suite. Va falloir renflouer les comptes … En attendant, il faut rentrer. Belle surprise dans l’avion : nous avons la rangée pour nous. C’est quand même plus confortable. Du coup, le voyage jusqu’à Singapour ne pose aucun problème, même si les loulous ne dorment pas beaucoup. L’attente a Changi Airport est en revanche interminable. 6h, on aurait mieux faire de prendre une chambre d’hôtel, comme à l’aller. Les loulous sont crevés, mais pas simple de trouver le sommeil dans la poussette et dans un aéroport forcément bruyant et lumineux. Notre second vol est programmé à minuit, mais pour nous, c’est 4h du matin. Dur dur de tenir éveillé … Et dur dur de devoir réveiller Oscar et Félix pour monter dans l’avion … De nouveau 13h à tenir. Réveillés en plein milieu de leur nuit, les loulous ont du mal à retrouver le sommeil. Ils sont même en pleine bourre après 2/3 heures de vol, alors que tout le monde essaie de dormir dans l’avion. Compliqué … D’autant qu’à chaque fois que l’on parvient à en endormir un, on doit le relever pour le prendre sur nos genoux pendant les périodes de turbulences. Bref, 13h longues longues longues, puis un atterrissage en douceur à Paris.
''Un mois exceptionnel, gravé dans nos mémoires à jamais''
Il fait 10°C et gris dehors. Le bus jusqu’à Paris est une nouvelle découverte pour Oscar et Félix qui se régalent derrière les vitres. A 9h30, on est gare de Lyon, et de nouveau 2h30 d’attente. On fait un premier arrêt brasserie, puis un tour de poussette pour endormir les loulous qui sont censés commencer une nouvelle nuit néo-zélandaise. Ca marche sur le coup des 11h. Un café au Mercure, et on prend le TGV direction Baverans. Les loulous ne verront rien du voyage, endormis dans nos bras. Nous en profiterons nous aussi pour piquer du nez, minés par les 36 dernières heures passées sans dormir. A Dole, la famille Garcia est là pour nous accueillir. On s’embrasse, on parle (beaucoup). Et on rentre à Baverans. Ca caille dans la baraque. Faut tout décharger, tout ranger. Et donner quelques baffes aux loulous pour ne pas qu’ils se rendorment et reprennent le rythme français. C’est dur. Même le bain est compliqué. A18h30, on ne peut plus les tenir. Il faut les coucher. Nous, on se fait un plat de pattes. C’est rapide. Je m’endors dans mon assiette. A 19h15, je suis dans mon lit. Sophie fait sa maligne sur facebook, fière de pouvoir tenir encore le coup. Mais un quart d’heure plus tard, elle me rejoint. La fin de l’aventure, le retour au quotidien. Bilan : un mois exceptionnel, gravé dans nos mémoires à jamais. Très peu de négatif : la météo dans la Bay of Island et dans les Malborough Sounds et deux croisières annulées ; l’odeur de friture un peu partout ; ces satanées sandflys qui sévissent quasiment partout sur l’île du sud, la douche du camping-car exagérément ridicule ; la perte du doudou d’Oscar ; son angine à mi-parcours et une semaine un peu compliquée. La liste des points positifs est en revanche très riche. En vrac : dormir avec ses loulous tous les soirs, et se faire réveiller par un gros câlin chaque matin ; prendre son café et ses muffins chaque matin en conduisant ; vivre des moments inoubliables : le survol de Kaikoura en hélico et la rencontre avec la baleine, la croisière magique dans les fjords la traversée des moutons à Aoraki, la vue sur le Mont Cook depuis notre lodge, les rencontres avec les otaries, le fantastique musée te papa à Wellington, la croisière dans la péninsule de Banks et la rencontre avec les dauphins, se baigner dans une eau naturelle à 35°C, Hot Water Beach et nos loulous qui découvrent la mer … ; en vrac toujours : la montagne, la montagne, la montagne ; les gens, adorables de gentillesse ; les maisons néo-zélandaises ; la propreté, partout ; les prix ; les couleurs automnales ; la formule camping-car, idéale pour visiter le pays, surtout avec des jeunes enfants ; la chaîne de camping Top Ten ; Internet sans fil partout ; le nombre incalculable de Whaaaaa prononcés par Oscar et Félix ; se laisser conduire tout au long du voyage ; Dolorès le GPS ; les wineries et leurs restos ; la Round N'About ; l’accessibilité du pays : la poussette est passée partout, même sur les pentes du Mont Cook ; et sans doute plus que tout le reste : prendre enfin le temps de voir ses enfants grandir. Un voyage extraordinaire en somme.
Votre voyage est vraiment le voyage d'une vie! Vos photos sont toutes plus belles les unes que les autres! La NZ est vraiment un pays magnifique. Nous avions eu un vrai coup de coeur l'annee derniere. Je reviendrai vers vous si j'ai d'autres questions concernant le camping car, d'ici la bonne continuation!
Merci Marcetflo ! Mais j'espère bien que ce ne sera pas notre voyage d'une vie ! On avait fait l'Afrique du Sud il y a trois ans, les Etats-Unis il y a 6 ans, et dans trois ans, ce sera sans doute un pays d'Asie. Pas de soucis, n'hésitez pas si vous avez besoin d'un conseil camping-car ou autre, si je peux y répondre, ce sera avec plaisir !
Merci à vous pour ce magnifique récit de ce merveilleux voyage.
Devant passer 4 semaines en NZ avec ma femme et mes enfants (6 et 9 ans) au printemps prochain, j'avais déjà identifié United Campervan (et leur filiale Alpha Campervan) et le modèle que vous avez utilisé. Ce modèle est seul que j'ai trouvé ayant les ceintures de sécurités pour les passagers juste derrière le conducteur et non pas à l'autre bout du camping car. Je serais intéressé par votre consommation moyenne sur près de 5000 km, ainsi que tout autres conseil ou retour d’expérience sur ce camping car.
Merci d'avance.
C'est en effet un excellent modèle de camping-car, et l'un des rares effectivement à avoir deux places juste derrières celles des passagers avant. Et pour nous, c'était primordial, aucun intérêt de voyager en famille si c'est pour être à l'opposé de la maison !
L'autre avantage : les grandes baies vitrées de chaque côté du véhicule. Quel bonheur d'écarter les rideaux le matin et de voir le soleil se lever sur la mer ou sur la montagne !!!
L’inconvénient : la douche. Elle m'a semblé trop petite, mais peut-être est-ce ainssi dans tous les camping-car ? Elle était en outre mutualisée avec les toilettes, donc après chaque douche, les toilettes étaient trempées. il fallait calfeutrer les produits le papier toilette ... Bref, je n'ai pas trouvé ça pratique. et du coup, on se douchait dans les campings.
la conso, je ne m'en rappelle franchement plus. Mais j'avais été assez surpris, pensant que ce type d'engin consommait plus. Et un gros avantage, l'essence est nettement moins cher là bas que chez nous ...
Attention aux autoroutes ! Nous ne nous étions pas renseigné avant. Il n'y a pas de péages : des radars flashent les plaques d'immatriculation à la sortie, et vous avez ensuite 2 jours pour vous rendre sur un site Internet et payer. Sinon, c'est une amende, qui arrive chez le loueur, et qu'il ne manque pas de vous refacturer lors de la restitution du camping-car. Logique somme toute !
Voilà quelques conseils, mais n'hésitez pas si vous avez d'autres demandes.
En tous cas, vous allez faire un très très beau voyage. Et avec des enfants aussi grands, cela va vous offrir encore plus de possibilités de balades et de découvertes. Bonne préparation de voyage !
Super témoignage, qui illustre le fait que voyager avec des enfants en bas âge, c'est possible !
Niveau budget, combien avez-vous dépensé pour ces 4 semaines, à 4 ?
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
Merci beaucoup pour ces infos. Dernière question, concernant le gaz pour le chauffage, sous quelle forme trouve-t-on les recharges, ces recharges se trouvent facilement, quelle a été votre consommation ?
Je suis certain que les enfants vont en prendre plein la vue pendant ces 4 semaines et pendant le reste de notre voyage, nous partons 6 mois 1/2 faire le tour du monde. Le passage par la NZ va se passer au milieu de notre voyage, et le camping car va leur permettre de retrouver des repaires durant 4 semaines d'affilées.
Génial le tour du monde !
Le gaz, ce sont des bouteilles classiques que l'on trouve dans les stations service, comme chez nous. Nous avons du changer la bouteille quelques jours avant la fin de notre périple. Nous avons donc tenu à peu près 3 semaines, sachant que nous mettions le chauffage quasiment toutes les nuits pour les loulous. Pas très cher de mémoire. En tous cas, c'est pas ce qui ruinera votre budget !
Budget pour les 26 jours sur place : un peu moins de 3000€ pour les vols, 3600€ de location de camping-car (incluant la traversée en ferry entre les deux îles), et 500€ de camping. Et puis un peu pour vivre là bas, en ne se privant de pas grand chose. On va dire entre 2000 et 2500 € de resto, visites, gazoil, souvenirs ...
Soit un budget total qui doit avoisiner les 9000 - 10000 €.
En mode routard, je pense qu'on peut faire : 2500€ pour les vols (on avait choisi Singapore airlines pour le confort), 2500€ de camping-car (en prenant une gamme en dessous), 150€ de camping (en faisant du sauvage et en n'allant dans les camping que pour recharger les batteries) et 1000 € pour le reste sur place. Soit 6000€. Mais pas de baleine vu d'hélico, pas de superbes dégustations dans les wineryes, pas de croisière avec les dauphins, ...
Merci pour ces précisions ! Je pense que le budget excursions/visites est absolument incontournable... à quoi bon partir aussi loin en vacances si c'est pour se priver de tout ? Il est intéressant de voir que vos billets et le camping car vous ont coûté plus cher que ce que vous auriez pu payer - aujourd'hui sans enfants je choisirais la version "routard" (pour les transports exclusivement, pas pour les excursions), mais avec des enfants cela change la donne, et je pense que le confort devient essentiel !
Superbe carnet de voyage en tout cas. Merci pour ce retour.
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
Bonjour Maddy, j'ai une autre question egalement, quelle etait votre vitesse moyenne sur la route avec le camping car? Par exemple pour la route entre Auckland et Tongariror ou la route entre Taupo et Rotorua qui m'ont l'air d'etre des bonnes nationales, vous faisiez du combien? Je n'ai pas l'intention de foncer mais je voulais savoir si c'etait plutot de 80-90 km/h ou du 60 km/h histoire d'avoir une idee realiste des temps de trajet.
Autre question, comment sait on que la batterie doit etre rechargee? Y a t'il un voyant luminuex avant que ca soit la panne? Je pensais faire 1 soir sur 3 dans les campings commerciaux avec powered sites est ce suffisant? 3 jours d'autonomie ca vous semble possible?
Re-bonjour et derniere question, pensez vous qu'il soit possible de faire dormir les 2 enfants de 5 ans et demi et 2 ans et demi dans la couchette dans la capucine au dessus de la cabine du conducteur? Pour des questions pratiques ca serait mieux comme ca on peut profiter du camping car quand les petits sont couches, mais j'ai peut qu'ils tombent car les 2 ont encore besoin d'une barriere de securite...
A votre avis est ce possible de les faire dormir dans le sens de la largeur avec les pieds cote ouverture? Il y a t'il un systeme de securite ou une sorte de filet? Ou bien on peut peut etre faire un systeme avec un sac devant l'ouverture pour eviter les accidents?
Autre question, comment sait on que la batterie doit etre rechargee? Y a t'il un voyant luminuex avant que ca soit la panne? Je pensais faire 1 soir sur 3 dans les campings commerciaux avec powered sites est ce suffisant? 3 jours d'autonomie ca vous semble possible?
Encore merci 🙂
Bonjour,
Je me permets d'apporter déjà quelques éléments de réponse à votre question. Dans un camping car vous avez un tableau avec des voyants qui vous renseignent sur l'état des 2 batteries ( la b. moteur et la b. habitacle), le niveau de votre réserve d'eau claire et le niveau des eaux grises. Si les WC sont un système de cassette il n'y a pas de voyant dédié, si c'est un système de réservoir à vidanger- comme j'ai cru le comprendre dans le récit très agréable de Maddy- vous avez aussi un voyant qui vous situe le niveau. Tous ces voyants vous permettent de décider quand vous devez par exemple vidanger ou reprendre de l'eau, car la consommation de chacun étant variable on ne peut pas dire combien de temps on va tenir avec les différents réservoirs. Pour ce qui est de l'eau propre du réservoir, perso, je ne la bois pas, je l'utilise pour la vaisselle, se laver etc, mais pour boire j'ai 2 petits jerrycans que je remplis tous les jours.
Pour ce qui est de "tenir "entre 2 arrêts en camping: le frigo et la cuisine se font au gaz, pas de problème, l'eau- propre ou sale- ça dépend de votre consommation, idem pour les toilettes. En ce qui concerne l'électricité, il faut savoir que les prises électriques ( pour charger téléphone, ordi etc-) ne fonctionnent que si vous êtes branché, si non il faut les recharger quand vous roulez.Donc tout dépend à quelle vitesse vous videz les batteries de vos appareils, ou de votre utilisation d'un sèche cheveux par exemple, impossible sur batterie à moins d'avoir un modèle spécial cc en 12 V. Pour la lumière un peu d'éclairage le soir ne devrait pas vider vos batteries surtout si vous roulez tous les jours.
Pour les enfants, j'ai fait dormir mes 4 enfants qui avaient alors entre 7 et 14 ans dans la capucine en camping car au Canada, donc au niveau place pas de problème pour 2 enfants, par contre je ne suis pas très sûre pour ce qui est de sécuriser la capucine, je n'ai pas eu à me poser ce problème à l'âge qu'ils avaient. Nous avions une barrière de sécurité démontable à la maison, peut être que si vous avez cela ce serait bien de l'emporter. Je crois qu'il vous faudra l'avis de ccaristes qui ont voyagé avec de plus jeunes enfants que moi.
Je me suis enfin décidé à écrire un vieux carnet de voyage concernant notre voyage en Nouvelle Zélande en 2009. Cette idée a surgi lorsque je suis tombé sur un…
Voilà tout notre voyage, notre voyage a été fait pour nos enfants pour qu'ils apprecient, aient plein de souvenirs de sites, d'animaux, de la Nature... On a…
Carnets de voyage › Nouvelle-Zélande · 138 replies
Le 12 janvier prochain, avec mon épouse, nous partons pour visiter la Nouvelle-Zélande. Retour en France le 8 février. Comme je l’avais fait l’an passé pour…
Carnet de voyage de 41 jours et 6500 km parcourus dans les deux îles de Nouvelle-Zélande en février-mars 2018 Introduction Un voyage en NZ se mérite d'une part…
Je rentre d'un voyage de 4 semaines en NZ. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer ce magnifique voyage. Je répondrai avec…
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.