Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis
David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !)
Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage :
- A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté.
- A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie)
2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce)
3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce)
4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce)
5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce)
6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie)
7. Sultanahmet (Istanbul)
8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie)
9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie)
10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie)
11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie)
12. Bucarest
13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine)
14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine)
15. Sud ouest de la Crimée
16. Sud de la Crimée
17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine)
18. Odessa - Bucarest (Roumanie)
19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie)
20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie)
21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie)
22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie)
23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie)
24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie)
25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne)
26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque)
27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque)
28. Plzen - Fontainebleau.
Fontainebleau (Seine et Marne, France) ==> Milan ==> Ancône (Toscane, Italie)
Il est 9h20, tout est prêt dans la Kangoo. Nous venons de finir de la charger avec nos derniers sacs, le plus gros des affaires ayant déjà passé la nuit à l'intérieur. Après un court passage dans une superette, afin de s'approvisionner pour cette longue journée de route, nous quittons Champagne-sur-Seine pour une aventure de près d'un mois et cinq mille kilomètres à travers treize pays du sud-est et du centre de l'Europe.
Le premier arrêt sera pourtant rapide : nous faisons halte à la gare de Fontainebleau-Avon où nous avons rendez-vous avec deux voyageurs qui nous avaient sollicités, quelques jours auparavant, sur un site de covoiturage, pour faire le voyage jusqu'à Milan avec nous. Nous arrivons sur place les premiers, seulement quelques minutes avant Pierre, jeune Bellifontain accompagné d'une bouteille de Ricard et d'un petit sac, heureux d'avoir trouvé, au dernier moment, une voiture pour rejoindre sa petite amie italienne à Milan. Le train de notre deuxième compagnon de route arrive rapidement, et Christoph, un étudiant allemand de Leipzig qui parcourt l'Europe nous rejoint. Tout le monde s'installe dans la voiture, et après un passage éclair devant le château de Fontainebleau afin d'exhiber fièrement à notre Allemand l'étendu du patrimoine culturel seine-et-marnais, nous rejoignons l'A6 pour une longue journée d'autoroute.
Sur les premiers kilomètres, nous discutons de tout et de rien, apprenant à connaître nos compagnons d'une journée. Rapidement, le silence s'empare de la voiture et nos compagnons s'endorment.
Nous faisons une petite pause « toilettes » en Bourgogne, puis suivons l’itinéraire conseillé par les panneaux autoroutiers pour éviter les bouchons des grands départs en vacances. Vers 13h30, nous pique-niquons rapidement sur une aire d’autoroute dans le Jura et reprenons la route.
Après quelques bouchons près de l’autoroute « des Titans » en travaux, et nous empruntons le tunnel sous le Mont-Blanc vers 17h, puis nous descendons les Alpes italiennes par la vallée d’Aoste et ses innombrables tunnels. Les paysages sont plus plats lorsque nous nous arrêtons pour refaire le plein, à quelques dizaines de kilomètres de Milan que nous atteignons à 19h.
Nous arpentons la ville de 19h à 20h à la recherche de la porte de Geneva, où Pierre doit retrouver sa copine italienne. Arrivé à bon port, ce dernier nous offrira une bière pour célébrer notre voyage, et nous ne bouderons pas cette petite heure de repos. Christoph nous offre l’hébergement à Leipzig pour le jour où nous y ferons peut-être escale, et nous quitte à la recherche d'une auberge de jeunesse pour passer la nuit avant de rejoindre Venise. Pierre rejoint sa copine à quelques centaines de mètres de là.
Nous rabattons les sièges arrière désormais inutiles et quittons Milan peu avant 21h. Nous ne ferons qu’une pause, près de Bologne, pour changer de conducteur. Nous ne nous arrêtons pas pour dîner, David utilise les restes du déjeuner pour préparer des sandwichs que nous mangeons sur la route. Nous arrivons enfin au port d’Ancône, épuisés, à 1h du matin. Nous tournons un peu dans le port avant de trouver un coin isolé où passer notre première nuit, à l'intérieur de la voiture, près d’un hangar à voiliers.
Ancône (Toscane, Italie) ==> Quelque part dans l’Adriatique.
Nous sommes réveillés par le soleil à 8h30. Nous avalons en guise de petit déjeuner le reste du camembert de la veille, bien coulant : il fait déjà chaud.
Nous allons faire quelques courses dans le centre d’Ancône afin d’avoir de quoi déjeuner et diner dans le ferry. Nous faisons le plein d’essence avec difficulté : c’est dimanche, il faut passer par un système de service automatique sans carte bleue, inconnue en France.
Nous retournons au port où nous récupérons nos billets réservés, avant de faire une petite sieste sur un parking ombragé en compagnie d’autres voyageurs, essentiellement des Turques qui rentrent au pays pour les vacances. A 11h, nous rejoignons le quai d’embarquement, au moment où le ferry entre dans le port, en retard. Le temps de débarquer les passagers en provenance de Grèce et vers 12h30 David embarque sur le ferry en piéton afin de réserver un espace où installer notre matelas pour la nuit. Dix minutes plus tard, je l’aperçois sur un pont du navire, m’indiquant par de grands gestes le numéro du pont où le rejoindre : le bras tendu huit fois, ça sera le pont 8. Pendant ce temps, les voitures, caravanes et camions partant pour Patras embarquent. La Kangoo n’embarquera qu’aux alentours de 14h. Je rejoins David à notre emplacement avec mon sac et le matelas gonflable, que nous gonflons rapidement pour marquer notre territoire.
Nous pique-niquons à notre emplacement, affamés, alors que le ferry quitte le port avec plus d’une heure de retard. Sitôt les sandwichs avalés, nous filons à la douche qui nous fait le plus grand bien. La nuit ayant été courte, nous faisons une petite sieste, avant d’être réveillés par le soleil déclinant, vers 17h30. Nous choisissons de nous installés dans le salon à l’avant du ferry, où les fauteuils sont confortables et où il fait frais. Nous y boirons quelques bières pour moi et boissons glacées pour David, en lisant où en regardant les navets américains sur la télé du salon. Nous ne quitterons nos places que pour aller manger les restes du pique-nique du midi, vers 21h. Nous nous couchons peu avant minuit.
Images : 1. étape ; 2. Embarquement dans le ferry ; 3. départ du ferry d'Ancône
Le réveil sonne à 5h, heure d'arrivée prévue, mais je me rendors car nous ne sommes visiblement pas encore proche de l'arrivée. Vers 6h30, David est réveillé par le haut-parleur qui annonce notre arrivée imminente. Ni une ni deux, nous filons prendre une douche rapide, nous rangeons nos affaires dans nos sacs et descendons à la voiture.
A 7h30, nous débarquons sur le port d’Igoumenitsa, que nous connaissons pour y avoir déjà débarqué l’été précédent lors de notre voyage en Albanie. Nous trouvons donc rapidement l’autoroute en direction d’Ioannina. Quelques kilomètres plus loin, nous décidons de nous rendre au site archéologique de Dodone par les petites routes. Nous nous perdons et ne parvenons à nous situer que très tard, à quelques kilomètres de la frontière albanaise, c'est-à-dire loin de notre objectif. Nous rejoignons finalement Ioannina, d’où nous reprenons l’autoroute vers Igoumenitsa (heureusement sur quelques kilomètres seulement). Le site de Dodone est très bien indiqué et se situe non loin de l’autoroute. Nous l’atteignons à 10h30. Le site est désert, et nous n’y verrons que des archéologues, aucun touriste. Le site se résume à un très beau et grand théâtre antique. Les quelques ruines qui l'entourent ne présentent que peu d’intérêt.
Nous reprenons l’autoroute dans l’autre sens et sortons à Metsovo en vue d’y déjeuner. La ville de montagne, certainement autrefois charmante, est remplie de touristes et de boutiques de souvenirs. Nous ne nous arrêtons même pas, et faisons route vers les Météores en espérant trouver sur la route un petit restaurant dans un village.
Nous le trouvons à Panagia, petit village juste après Metsovo : nous déjeunons sur une terrasse d’un petit café où quelques vieux discutent en sirotant des bières. Salades grecque, brochettes et frites, accompagné de quelques bières, le tout pour quelques euro.
Nous reprenons la route, et nous arrêtons faire une sieste sur une aire de pique-nique à l’abandon. Nous repartons à 14h et arrivons trente minutes plus tard aux Météores. Petite pause à Kastraki, au pied des Météores, pour se ravitailler, puis nous grimpons la route qui permet l’accès aux différents monastères. Nous nous arrêtons à Roussanou, prenons quelques photos sans visiter le monastère, puis au Monastère des Grands Météores que nous visitons, et enfin au monastère de Varlaam.
Nous reprenons la route vers l'est et descendons sous une chaleur écrasante jusqu’à Larisa, avant de reprendre la direction du nord par la vallée du Tembi. Nous visitons en fin d’après midi le petit village pittoresque de montagne d’Ampelakia qui surplombe la vallée, reprenons la route qui passe entre les Monts Olympe et Ossa, puis nous la quittons pour rejoindre les côtes de la Mer Egée à Stomio où nous arrivons à 19h. Nous faisons quelques petites courses pour le dîner puis nous allons nous baigner sur la plage qui se vide. Après une douche rapide, nous nous installons sur le port où nous mangeons des pâtes à la sauce tomate. La nuit tombe et les moustiques nous chassent. Nous allons tout de même boire une bière dans un bar avant de nous installer au bord de la mer, entre deux familles de Rom qui ont planté leur tente. Nous installons la moustiquaire pour pouvoir laisser les portes ouvertes afin d’avoir un peu d’air.
Images : 1. étape ; 2. amphithéatre de Dodone ; 3. paysage dans les Météores ; 4. Ampelakia
Stomio (Thessalie, Grèce) ==> Dion (Macédoine, Grèce==> Virginia (Madédoine, Grèce) ==> Psakoydia (Chalcidique, Grèce)
Nous nous levons, réveillés par le soleil, à 7h30. Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, parmi des familles de Roms qui ont établi leur campement autour de nous, sur ce parking en terre à quelques mètres de la plage. Nous nous baignons alors que des voitures de police débarquent sur le parking pour chasser le camp rom. Notre voiture passe inaperçue, nous nous lavons sur une douche de plage et reprenons la route vers Thessalonique. Nous quittons la Thessalie pour la Macédoine, faisons le plein et nous arrêtons sur le site antique de Dion, au pied de l’Olympe. Le site est vaste et une partie est partiellement inondée par les marais. Les touristes sont plus nombreux qu’à Dodone, mais ne se bousculent pas. La visite est longue et les ruines bien conservées.
Nous repartons à 12h30, vers la petite ville de Katerini où nous souhaitons déjeuner. Mais nous n’arrivons pas à nous garer dans le centre ville, et décidons de trouver un village plus modeste, sur la route du site de Vergina. Aucune indication, nous quittons Katerini par des petites routes de montagne. Nous nous arrêtons dans un petit village, sur la terrasse ombragée d’un petit bar où discutent des vieux. Nous parviendrons à commander une salade grecque et des bières à l’aide d’un grec germanophone assis à la terrasse. A la fin du repas, nous demandons notre chemin pour nous rendre au site de Vergina. Le germanophone nous propose alors de de le suivre en voiture sur quelques centaines de mètres pour nous mettre sur la route. Il nous expliquera le reste du trajet en allemand, que nous ne parlons ni David ni moi. Nous comprendrons cependant « Linke », et ça sera suffisant puisque 30 minutes plus tard, nous nous garons sur le grand parking désert du site archéologique, en Macédoine grecque.
Nous sommes heureux, par cette chaleur étouffante, de visiter un tumulus. Celui de Vergina est parfaitement aménagé en musée frais et sombre. Outre les différents objets découverts dans les tombes, on y découvre deux grands tombeaux (gigantesques portes closes entourées de colonnes), dont celle du père d’Alexandre le Grand, Philippe II.
Nous essayons de faire une photo malgré l’interdiction, et une surveillante nous rappelle à l’ordre. Elle passera la suite de notre visite à nous suivre, nous jouerons au chat et à la souris avec elle et finirons par la piéger en nous séparant.
Nous poursuivons notre route vers l’ouest et les tombes macédoniennes de Levkadia, que nous trouvons toutes fermées. Nous reprenons la route vers l’est cette fois pour découvrir les ruines de l’ancienne Pella, où est né Alexandre Le Grand. Nous nous perdons en suivant les quelques panneaux, et finissons par trouver un site laissé à l’abandon et fermé. Plus loin sur la route, nous trouvons d’autres panneaux indiquant le musée et des tombes, mais il est tard et nous abandonnons l’idée de découvrir cette cité.
Nous filons vers Thessalonique, que nous contournons, sans la découvrir faute de temps, pour trouver un lieu où dormir en Chalcidique. Petit arrêt dans une supérette (Carrefour) à 20h pour acheter quelques courses, et nous roulons vers Sithonia, une des trois presqu’îles de la région. Nous nous arrêtons au nord de celle-ci, dans le village littoral de Psakoydia.
Le vent souffle fort et nous nous éloignons à 50m de la mer pour manger nos pâtes à la carbonara et notre reste de jambon et de tsadziki. Nous nous baignons dans une mer chaude alors que la nuit tombe. Traditionnelle douche sur la plage, puis nous allons boire quelques bières sur la terrasse d’un bar de plage. Nous y sommes bien et restons jusqu’à près de minuit, avant de rejoindre la voiture, garée sur la petite jetée qui domine la plage. Sitôt arrivé, le vent se lève et souffle en tempête. Nous devons fermer les portes et nous résigner à subir la châleur. La voiture tangue sous les rafales, plein vent sur la petite jetée qui ne doit pas faire plus de dix mètres de large. Nous ne sommes pas rassurés lorsqu'un orage éclate quelques minutes plus tard. Enfin, le vent et la pluie se calment et nous parvenons à nous endormir.
Images : 1.Etape ; 2.Installation pour la nuit à Stomio ; 3. Mosaïques, site de Dion ; 4. La jetée où nous avons passé la nuit à Psakoydia
Réveil difficile à 8h, après une nuit agitée, dans la voiture garée sur la petite jetée au bout de la plage de Psakoydia. Il fait déjà beau et chaud, David se baigne. Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, et reprenons un bain de mer rapide avant notre habituelle toilette à la douche de plage. Nous reprenons la route pour traverser la Chalcidique, sans pénétrer dans ses doigts. Nous longeons de superbes criques, sur une côte rocheuse, mais ne nous y arrêterons pas à notre grand regret. Nous perdons de vue la mer dans un petit village, et nous retrouvons perdus dans les montagnes. Nous finissons par retrouver notre chemin mais profitons de la douceur de la montagne et de l’ombre de ses forêts de pins pour déjeuner. Nous redescendons ensuite vers la mer et retrouvons la côte. A Stavros, nous pénétrons en Thrace.
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons admirer le Lion d'Amfipoli, monument de l’époque macédonienne, puis nous quittons la côte à la recherche d'une grotte à visiter près de Drama, à l’intérieur des terres. A Drama, nous confondons les villages de Prosotsani (où la grotte se trouvaient) à l’ouest et de Paranesti (où je pensais qu’elle se trouvait) à l’est, et ne nous apercevrons de notre erreur qu'après avoir fait une cinquantaine de kilomètres dans la mauvaise direction, en demandant de l'aide à des autochtones circonspects. Nous n’avons pas le courage de faire demi-tour et continuons notre route vers Xanthi. Nous nous arrêtons boire une bière dans le village visiblement touristique mais désert de Stavroupoli, puis un petit orage éclate sur la route vallonnée jusqu’à la ville de Xanthi que nous traversons sans nous arrêter. Nous roulons alors sur une grande plaine lagunaire jusqu'au littoral que nous ne pouvons pas suivre de près à cause des différentes lagunes qui le bordent. Des routes en cul-de sac permettent de rejoindre de longues plages. Nous suivons la direction de Maronia, la route finit par rejoindre la mer alors que la côte devient plus rocheuse.
A Maronia, nous suivons une piste pour nous rendre au site archéologique. Nous nous arrêtons alors que la piste surplombe les ruines d'un amphithéâtre en contre-bas, fermé mais visible. Nous nous rendons à Agios Charalampoulos, petit port près du site dans lequel errent des bandes de chiens errants, et jetons un œil sur les vestiges archéologiques en plein cœur du village. Nous trouvons une pelouse tranquille où passer la nuit, au dessus d'une petite plage de galets jonchée de détritus en tout genre. Nous descendons mais les oursins nous empêchent de nous baigner. Une douche improbable au milieu des galets nous permet d’être propres pour aller manger dans le petit restaurant du petit port. Nous y ferons un véritable festin : salade grecque, dorades, patates... Nous en aurons pour plus cher que d’habitude, mais cela en valait la peine. Nous retournons sur la pelouse près de notre petite plage et nous déplions la tente pour la première fois du voyage.
Images : 1. Chalcidique ; 2. Passage d'un troupeau de chèvres sur une route de Chalcidique ; 3. Lion macédonien d'Amfipoli ; 4. Notre installation à Aghios Charalampoulos ; 5. Etape
Nous sommes réveillés assez tôt par les moustiques, David ayant eu la bonne idée d'ouvrir la moustiquaire, au milieu de la nuit, pour avoir moins chaud. C’est donc tôt que nous partons à la recherche d’une plage sans oursin où nous rafraîchir Nous reprenons la piste qui, la veille, nous avait amenés aux ruines de l'amphithéâtre, et la poursuivons dans l'espoir de rejoindre Alexandroupoli par la côte. Nous nous arrêtons près de falaises, en bas desquelles les petites plages désertes ne disposent pas de douche, ce qui nous pousse à continuer notre piste. Celle-ci est de plus en plus mauvaise. Nous passons ensuite entre les fortifications de l’ancienne Maronia, puis devant son acropole sur une colline rocheuse. Nous continuons la piste, sans nous arrêter, alors qu'elle devient de moins en moins praticable. Un quart d’heure plus loin, la piste est barrée et interdite. Nous devons faire demi-tour, après plus d’une heure de piste. Sur le retour, nous nous arrêtons au niveau de l’acropole de Maronia, dont il ne reste plus grand-chose, et suivons les panneaux pour découvrir une porte de la cité antique, après quelques minutes de marche sur des chemins entre les rochers. Nous suivons également le chemin fléché pour voir les restes d’un pressoir à vin (c’est dans cette cité qu’Ulysse aurait acheté le vin pour saouler le cyclope), mais nous renonçons quand les indications fléchées deviennent hasardeuses. Nous reprenons la piste, croisons quelques vaches surprises de croiser des Français dans le coin, et nous retrouvons à 2 km de notre point de départ.
Nous prenons cette fois une route goudronnée, achetons de quoi petit déjeuner dans le nouveau village de Maronia, et tentons de suivre le littoral derrière les collines qui le séparent de la route. Nous finissons par croiser l’autoroute que nous empruntons pour rejoindre la côte à Makri, près d’Alexandroupoli. Nous longeons le littoral vers l’ouest à la recherche d’une plage dotée de douches, et nous finissons par en trouver une où nous nous baignons rapidement avant de nous laver.
Nous revenons vers l’est et le village de Makri, à la recherche de la grotte du Cyclope, où Ulysse et ses compagnons ont été emprisonnés selon l'Odyssée. Nous la trouvons grâce aux indications d'autochtones. Il faut prendre une toute petite piste et se garer au bout pour emprunter un chemin piéton (où nous croisons une petite tortue) qui se termine à un petit site archéologique où l’on ne voit rien (les ruines sont protégées par de la tôle), près duquel un petit sentier descend vers la grotte. Il faut une lampe torche pour voir à l'intérieur de la grotte qui n’est pas très profonde, et qui ne présente que peu d’intérêt, mis à part la légende du cyclope et surtout le site où elle se situe : celle-ci surplombe la mer et la vue y est magnifique.
Nous reprenons la route à midi en direction de la Turquie, traversons Alexandroupoli sans nous y arrêter : nous devons être à Istanbul le soir même ! Nous fonçons vers la frontière. Nous nous arrêtons tirer de l’argent liquide à Feres, dernière ville grecque avant la Turquie, afin d’éviter les frais bancaires de retrait hors Union Européenne. Nous déjeunons entre Feres et la frontière, dans une forêt de pins près d’une base militaire.
Entre 14h30 et 15h, nous traversons la frontière gréco-turque sans complication. Nous traversons la partie européenne de la Turquie sur une 2X2 voies très roulante. A Tekirdag, la route rejoint la côte : jusqu’à la banlieue d’Istanbul, nous roulons sur une grande route coupant en deux les villes : à gauche, les centre-villes, à droite les plages, auxquelles les piétons accèdent grâce à de grandes passerelle au dessus de la nationale. A 17h, nous sommes dans la grande banlieue d’Istanbul.
La signalisation nous propose de rejoindre Istanbul par l’autoroute. En effet, la Nationale que nous empruntons depuis la Grèce rejoint l’autoroute Edirne-Istanbul et la longe jusqu'à la capitale. Il est tard et nous choisissons de finir le voyage par l’autoroute, mais arrivés à la barrière de péage, nous comprenons qu'il faut une carte pour l'emprunter. Des vendeurs à la sauvette nous en proposent à 50 € et nous refusons évidemment. Impossible de faire demi-tour, nous craignons d'être piégés, mais découvrons finalement une petite route qui permet de faire demi-tour en passant sous l'autoroute.
Nous reprenons donc notre nationale. Le centre d’Istanbul n’est pas indiqué, nous ne disposons ni de carte routière précise, ni de guide, ni de monnaie turque. Nous décidons de suivre la direction de l’aéroport international, et d'y changer des Euro en Livres turques. Nous y achetons le Lonely Planet sur Istanbul, doté d’une carte sur laquelle nous trouvons la rue de l’auberge de jeunesse que nous avait indiquée Lulu la veille par téléphone.
Nous reprenons la route, mieux équipés, et longeons la mer jusqu’au centre d’Istanbul. La côte est bordée de longs parcs où les Stambouliotes viennent pique-niquer avec barbecue et de quoi faire le thé. A gauche, les ruines du large mur byzantin protègent la ville. Nous traversons par erreur le pont qui nous mène aux quartiers nord de la ville, et nous le reprenons dans l’autre sens. Des dizaines de pêcheurs avec de grandes cannes s’y pressent.
Nous pénétrons dans la vieille ville par une brèche dans le mur d’enceinte et cherchons notre hôtel dans le dédale de rue à la circulation anarchique alors que la nuit tombe. Nous gardons difficilement notre sang froid, fatigués par une longue journée de route. Nous trouvons un parking gardé où nous laissons la voiture pour continuer à pied nos recherches. Nous trouvons facilement notre hôtel, revenons chercher les affaires dont nous avons besoin ainsi que notre sac de linge sale, et prenons quartier dans une chambre de 6 lits dont nous sommes les seuls occupants. Dans l’auberge de jeunesse, un groupe de jeunes français rentre d’une journée de visite. Le stress retombe, et nous prenons notre première véritable douche tiède du voyage en chantant. Nous allons manger dans un kebab voisin, et rentrons à l’hôtel. Nous ne profitons que quelques minutes du wifi de l'hôtel avant d’aller nous coucher dans une chambre chaude et spartiate qui nous semble cependant du grand luxe par rapport aux nuits précédentes.
Images : 1.Etape ; 2.Site de Maronia ; 3.Fin de la piste de Maronia ; 4. Grotte du cyclope à Makri ; 5. Frontière gréco-turque
Nous nous levons à 9h30 après une bonne nuit. Nous prenons notre douche et notre petit déjeuner dans l’auberge en prenant notre temps. Nous laissons notre linge à laver et ne quittons l’hôtel qu’à 10h30 en direction du cœur touristique de la ville.
Nous arrivons très rapidement à la Mosquée Bleue que nous visitons parmi de nombreux touristes, essentiellement du monde musulman. Nous découvrons pour la première fois du voyage des sites touristiques surpeuplés. Des gardiens pressent les visiteurs à se déchausser pour fluidifier la circulation des touristes et distribuent sacs plastiques pour les souliers et paréos pour cacher jambes et décolletés de ces dames.
La longue place devant la Mosquée Bleue fût autrefois l’hippodrome de Byzance et les obélisques autour desquels les chars devaient tourner s’y dressent encore aujourd’hui.
Quelques dizaines de mètres plus loin, devant un petit parc, nous découvrons Sainte Sophie de Constantinople, immense église orthodoxe transformée en mosquée après l’invasion ottomane. Nous la visitons un long moment. Une rampe permet d’accéder au balcon du premier étage duquel la vue sur l’intérieur de l’édifice est superbe. On peut y observer quelques mosaïques orthodoxes conservées.
En sortant, nous passons devant le palais Topkapi sans y entrer : nous n'avons plus de monnaie. Nous trouvons une agence de change et quittons le cœur touristique pour manger dans un kebab bon marché. Nous suivons l’itinéraire proposé par le Lonely Planet mais renonçons à longer le grand rempart byzantin en plein cagnard. L’itinéraire se termine finalement au Palais Topkapi que nous décidons cette fois de visiter. Je dois faire la queue 20 minutes en plein soleil pour obtenir des tickets, et mon tee shirt en ressortira trempé. Le site est bondé de touristes et la visite des salles transformées en musée est un calvaire tant on y piétine et tant il y fait chaud. Le palais en lui-même vaut tout de même le détour. Nous n’avons pas le courage de payer le ticket supplémentaire pour visiter le harem, surtout que nous avons explosé notre budget depuis notre arrivée à Istanbul.
Nous rentrons à l'auberge, et après une nouvelle douche, je passe du temps sur internet pendant que David se promène dans le quartier. A 19h30, nous retournons dîner au kebab de la veille. Nous avions prévu de sortir mais le courage manque et la fatigue à raison de nos ambitions. Nous passerons un peu plus d’une heure dans un bar à narguilé avant de rentrer dormir dans notre chambre où un Chilien s’est installé.
Istanbul (Turquie) ==> Rezovo (sud de la Mer Noire, Bulgarie)
Nous nous levons à 8h, et après une douche, nous sortons visiter le quartier du Bazaar, à l’ouest de Sultanahmet. Nous nous arrêtons prendre un petit déjeuner dans un petit bar de rue : jus d’orange et pâtisseries pour trois fois rien. Nous nous rendons au Grand Bazaar, grand quartier couvert pavé de mosaïque dévoué aux commerces en tout genre, et surtout touristique. Nous hésitons à acheter un narguilé, mais renonçons car nous sommes mal à l’aise avec le marchandage. Nous sortons du Grand Bazaar et nous perdons dans les rues commerçantes alentours. Nous retrouvons finalement notre chemin et passons devant quelques mosquées avant de rentrer à l’hôtel en longeant le tramway.
Nous y rassemblons nos affaires, récupérons notre linge, prenons une dernière vraie douche (avant longtemps…) et quittons l’auberge. Nous déjeunons au Burger King (pas très bon), récupérons la voiture au parking et reprenons la route. Premier objectif : quitter Istanbul. Malgré les bouchons, nous réussissons à récupérer l’autoroute en direction d’Edirne. Les choses se compliquent lorsque nous nous retrouvons au premier péage. Une petite camionnette sert de boutique pour acheter les cartes. Nous demandons comment faire demi-tour afin de passer par les nationales, mais le caissier ne parle que turc. Il finit par nous faire signe d’avancer sur l’autoroute et de négocier à la sortie. Nous empruntons donc l’autoroute sur quelques kilomètres et prendrons la première sortie. Là, des barrières empêchent de sortir sans carte. Les bureaux de la société qui gèrent les autoroutes sont fermés, mais une des barrières est ouverte et nous décidons de passer (nous n’avons pas trop le choix). Une alarme retentira quelques secondes dans l’indifférence générale. Les caméras de sécurité ont certainement eu le temps de récupérer le numéro de ma plaque d’immatriculation, mais nous aurons quitté le pays avant qu’ils ne traitent la contravention.
Nous devons maintenant rejoindre la Bulgarie par le poste frontière le moins fréquenté, accessible par de petites routes, sans carte précise… Nous mettrons un certain temps à trouver notre route et la signalisation d’un nom de ville indiquée sur notre carte. Une erreur de trajet nous fait faire un détour de 50 km, mais nous arrivons finalement à la frontière bulgare par une bonne route à 18h. Nous la traversons en une demi-heure, après un passage étrange dans une flaque d’eau censée décontaminer nos roues du côté bulgare (nous paierons ce service obligatoire). La douane bulgare nous fait ouvrir le coffre, et comprend que nous sommes des touristes campeurs. Nous passons sans que la fouille ne soit davantage poussée.
Côté bulgare, la route se dégrade fortement. Nous décidons de nous rendre dans l’extrême sud du pays pour la nuit, et prenons la direction de Tsarevo (une autre route part vers Burgas plus au nord). La route de moyenne montagne est très mauvaise et on progresse très lentement. Nous nous arrêtons remplir d'eau nos bidons à une source. Des panneaux « Vinietka » nous apprennent qu’il faut acheter une vignette pour rouler sur les routes bulgares. Nous croisons un barrage de police, on nous fait signe de passer mais nous nous arrêtons pour demander où acheter cette vignette. Il faut aller jusqu’à Tsarevo, dans une station service. Il nous faudra plus d’une heure et demie avant de rejoindre le bourg littoral, dont nous ferons un petit tour rapide en voiture. David tire une centaine de Leva dans une banque, et nous reprenons la route vers l’extrême sud du pays.
A Ahtopol, nous nous arrêtons faire le plein et acheter la fameuse vignette pour quelques euro. Nous continuons la route qui se dégrade de manière conséquente : il faut rouler sur le bas côté en graviers lorsque l’on croise une voiture. Nous arrivons finalement à Rezovo avant la tombée de la nuit. Nous descendons par une piste à la plage et débouchons sur un petit parking à l’embouchure d’une rivière. De l’autre côté de la rivière, le drapeau turque. En face, sur notre parking, un grand drapeau bulgare lui répond. Deux miradors se font face à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Nous prenons des photos avant qu'un panneau nous apprenne que c'était interdit. Nous descendons à la plage de galets. Il n’y a pas de douche, nous ne nous baignerons pas ce soir. Nous quittons ce petit parking pour rejoindre le village et chercher un coin où camper. Nous trouvons une piste qui s’écarte vers les falaises. Nous nous arrêtons dîner au bord de celles-ci. La nuit tombe, nous nous douchons grâce à notre bidon d’eau, avant de préparer la voiture pour y passer la nuit.
Alors que la nuit est tombée, nous décidons d’aller chercher à pied un bar où fêter le 14 juillet. Nous redescendons sur la crique où nous étions allés à notre arrivée et entrons dans un petit bar de plage fait de bric et de broc. Nous y buvons 1 L de bière chacun pour 5 leva, soit 5 euro. Le patron, un barbu type vieux loup de mer, laisse David ouvrir sa deuxième bière avec un décapsuleur… en forme de phallus, ce qui fera rire la clientèle composée d’une quinzaine de personnes. Le bar se vide et nous rentrons dormir à la voiture après une petite promenade dans le village.
Images : 1.Grand Bazaar ; 2. Quartier commerçant d'Istanbul près du Grand Bazaar ; 3. Frontière turco-bulgare ; 4. Frontière (infranchissable) entre la Bulgarie et la Turquie, sur la Mer noire. 5. Etape
Rezovo (Sud de la Mer Noire, Bulgarie) ==> Sozopol (Mer Noire, Bulgarie) ==> Nessebar (Mer Noire, Bulgarie) ==> Obzor (Mer Noire, Bulgarie)
Nous sommes réveillés par le soleil vers 9h30. Nous rangeons rapidement et retournons vers Ahtopol pour trouver de quoi petit-déjeuner. Nous y achetons une bouteille de jus d’orange et des pâtisseries bien grasses que nous ne parviendrons pas à finir. Nous allons à la plage mais les douches pourtant présentes sont à sec. Nous reprenons la voiture, faisons une deuxième tentative sur la même plage quelques centaines de mètres plus loin, mais le constat le même.
Nous reprenons donc la route vers la station balnéaire suivante. Nous nous arrêtons à Primorsko. Je décide d’aller me baigner mais le soleil tape déjà trop fort pour David qui va prendre une bière dans un bar. La plage est bondée, avec des boîtes de nuit un peu partout. Je prends mon premier bain, rapide, dans la Mer Noire, me rince après avoir fait la queue à l’unique douche de plage, et rejoints David au bar. Après une bière, nous repartons en direction de Burgas.
Avant Burgas, nous nous arrêtons à Sozopol, petit village perchée sur une presqu’île rocheuse. Beaucoup de boutiques touristiques mais peu de touristes. Belle vue sur la baie et la Mer Noire. Nous en faisons rapidement le tour et repartons. Nous évitons Burgas pour nous arrêter à Nessebar, où nous resterons une quarantaine de minutes : comme Sozopol, Nessebar se situe sur une presqu’île rocheuse. On peut y admirer de nombreuses belles petites églises plus ou moins en ruine. Ce sont les seuls bâtiments que l’industrie touristique n’a pas envahi. Le village est en effet bondé de touristes essentiellement slaves, et le rez-de-chaussée des vieilles maisons leurs sont en totalité consacrés, ce qui donne une atmosphère de parc d’attraction. Nous ne nous y attardons pas.
Nous continuons à longer le littoral bordé d’immenses stations balnéaires, vers le nord, mais sommes piégés dans un cul de sac au bout duquel se dresse un immense complexe touristique en forme de château fort, entouré de piscines avec toboggans gigantesques. Nous revenons sur nos pas, retrouvons la route de Varna, qui quitte la côte vers des collines. Nous nous arrêtons boire une bière dans un bar au pied d’une source pendant que le faible débit de celle-ci remplit notre bidon.
Nous nous arrêtons à Obzor, petite station balnéaire, où nous cherchons un coin pour nous laver et passer la nuit. La plage étant dépourvue de douche, nous quittons le village vers les terres par une petite piste au bout de laquelle nous nous lavons avec le bidon d’eau. Nous revenons au village, propres, alors que la nuit tombe. Nous mangeons dans le centre, du porc accompagné d’une bouteille de mauvais vin bulgare trop tiède et décidons d’aller au Pink, bar « moderne » à cocktails sur la plage. J’en boirai quatre, David six. Nous quittons alors le bar vers un autre plus grand, d’où on peut entendre de la musique. Un dj anime la soirée et des groupes de jeunes dansent. Un peu allumés par les cocktails, nous les rejoignons. Je quitte la piste de danse à 2 h du matin, récupère mon sac de couchage et m’en vais passer la nuit sur la plage. David restera danser encore quelques dizaines de minutes avant d’aller s’écrouler sur le siège conducteur de la voiture.
Images : 1. Lieu de campement, à Rezovo ; 2. Athopol ; 3. Sozopol ; 4. Nessebar ; 5. Nessebar ; 6. Obzor ; 7. Etape
Obzor (Mer Noire, Bulgarie) ==> Forêt Pétrifiée (Varna, Mer Noire, Bulgarie) ==> Choumen (Nord de la Bulgarie) ==> Madara (région de Choumen, Bulgarie) ==> Vama Veche (Extrème sud des côtes de la Mer Noire, Roumanie)
David me retrouve sur la plage alors que je somnole vers 8h. Nous avons la gueule de bois et nous prenons un bain de mer pour nous rafraîchir les idées, avant de retourner à la voiture. Je suis dans un meilleur état que David, et conduis en direction de Varna, où nous ne nous arrêtons pas (nous prévoyons de le faire au retour). Nous quittons la côte pour nous diriger vers l’intérieur des terres en direction de Choumen. Nous nous arrêtons faire des courses dans un tout petit supermarché de village, près de la Fôret Pétrifiée, que nous visitons. A l’entrée, une rapide présentation du site nous est faite en français par une jeune femme. Les rochers seraient imprégnés d’une énergie thaumaturge et elle nous conseille d’y marcher pieds nus… Le site est intéressant et étonnant mais le sable trop chaud pour se déchausser.
Nous repartons vers Choumen, mais vers midi et demi, la cuite de la veille nous rattrape et nous sommes pris d’un coup de fatigue. Nous faisons une sieste d’une demi-heure sur le bord de la route, à l’ombre des arbres. Puis nous déjeunons un bon plat de pâte pour éponger tout cet alcool, et nous reprenons la route vers 15h.
Nous atteignons Choumen trente minutes plus tard. Nous nous garons et nous promenons dans un centre ville très aéré. Nous visitons le musée où nous sommes seuls (la conservatrice nous allumera les lumières). Nous reprenons la voiture et grimpons jusqu’au gros monument de béton qui surplombe la ville, le Monument des Fondateurs. Un large escalier permet de rejoindre le monument depuis la ville, mais le trajet tient de l’exploit sportif après la nuit que nous avons passée.
Nous sommes agréablement surpris par le monument. A l’entrée, on nous distribue un document explicatif en français. Il est en réalité composé de plusieurs grands blocs de bétons qui semblent ne faire qu’une masse de loin. Au centre de ces blocs de bétons, plusieurs immenses bas-reliefs représentant les différents moments clés de l’histoire bulgare. En face, une immense mosaïque. Au dessus des blocs, un énorme lion surveille la plaine de Choumen. Nous sommes impressionnés et ne regrettons pas la visite.
Il est tard et n’allons pas voir la forteresse médiévale. Nous retournons vers Varna. Au passage, nous nous arrêtons au site de Madara. Sur une falaise, un bas-relief datant de plusieurs siècles représente un homme à cheval chassant un lion. Près de celui-ci, des grottes dont certaines sont transformées en église. L’orage se met à gronder, et nous ne nous attardons pas. .
Nous repartons vers Varna, avec l’objectif de dormir en Roumanie, sur la Mer Noire. Alors que nous atteignons Varna, où nous n’avons pas le temps de nous arrêter, l’orage redouble alors que la nuit tombe. A partir de Baltchik, l’orage gronde franchement et la pluie redouble d’intensité. A quelques kilomètres de la frontière, ça se transforme en déluge et nous devons nous arrêter une minute avant de repartir à faible allure, tant la visibilité est faible. L’orage se calme alors que nous atteignons la frontière. Nous traversons rapidement la frontière déserte, même si le douanier roumain nous fera ouvrir le coffre pour une fouille peu approfondie.
Nous arrivons tout de suite après la frontière à Vama Veche vers 22h. La pluie s’arrête même si l’orage gronde au loin. Nous nous garons dans le village et nous rendons dans un petit restaurant de la rue principale où nous dînons Sur les tables de gauche et de droites, ça parle français. Nous échangerons quelques mots avec ceux de gauche, qui nous indiqueront les lieux où planter la tente. Vame Veche est un petit village littoral, décrit comme le lieu de vacances de « jeunes rockers sans le sous » par le Routard. Les deux extrémités de sa grande plage sont squattées par les tentes en camping sauvage, tandis que des bars occupent le centre. Les bars et les vacanciers ne ressemblent pas à ceux des autres stations : étrange mélange d’hipies, de punks, de gothiques, de rastas, de nudistes, de familles plus classiques en vacances. Tout ça en bonne entente, et en totale liberté. Nous allons jeter un œil à la plage pour voir où nous allons nous installés et choisissons l’extrémité sud de la plage. Nous nous y rendons en voiture, sur un chemin à moitié inondé par l'orage, installons la tente un peu au hasard dans l'obscurité et nous endormons rapidement, trop fatigués pour rejoindre les fêtards sur la plage centrale.
Images : 1. Etape ; 2. Forêt Pétrifiée, près de Varna ; 3. Centre-ville de Choumen ; 4. Monument à Choumen. En arrière plan, sur la colline, le Monument des Fondateurs ; 5. Centre-ville de Choumen ; 6. Monument des Fondateurs ; 7. Monument des Fondateurs ; 8. Monument des Fondateurs ; 9. Bas-relief de Madara
Peu avant 9h, nous sommes réveillés par le vent. Pourtant, il fait beau, et je me rends à pied dans le centre du village afin d’acheter quelque chose à grignoter pour le petit déjeuner. Les trois quarts des rayons des petits magasins sont occupés par des bouteilles d’alcool ou des cigarettes. Je trouve quand même une bouteille de jus de fruit et des viennoiseries. Le chemin de terre qui longe la plage porte encore les stigmates de l’orage de la veille.
Après manger, je me baigne rapidement, bien que la mer soit agitée. Il fait bon, le soleil semble taper moins fort que dans le sud de l’Europe, et nous en profitons jusqu’à midi. Nous plions la tente, rangeons la voiture, prenons une douche au bidon, et reprenons la route avant 13h.
Nous nous arrêtons à Constanta afin de visiter le musée d’histoire, après avoir changé quelques Euro en Lei roumain. Le musée est intéressant et comporte des explications en français sur les premiers étages (préhistoire, antiquité et moyen âge). Le dernier étage, consacré à l’histoire moderne du pays, ne comporte que des explications en russe et semble plus fouillis.
Il est plus de 14h et nous commençons à avoir faim. Nous recherchons un restaurant bon marché autour du musée, mais n’en trouvons que de chics. Nous partons en voiture à la recherche d’un kebab ou d’une friterie, mais ne trouvons rien. Nous finissons par tomber sur un Mac Do, où nous déjeunerons affamés. Nous constatons que les prix y sont largement inférieurs à ceux pratiqués dans les Mac Do français.
Nous retournons près du musée pour visiter un petit musée construit sur les ruines de vestiges romains, où l’on peut admirer une gigantesque mosaïque.
Nous quittons Constanta au milieu de l’après-midi et prenons la route du nord pour visiter le site archéologique d’Histria, dans le delta du Danube. Nous empruntons une bonne route jusqu’au delta puis des plus mauvaises à travers des villages et des marais jusqu’au site. C’est la fin de la journée, le site est désert. De hautes herbes poussent entre les ruines vastes et bien conservées. Le site mériterait d’être mieux aménagé et expliqué.
Nous repartons vers 19h pour Bucarest où nous voulons dormir au camping. Nous reprenons la route en sens inverse, jusqu’aux environs de Constanta où nous nous arrêtons dans une pharmacie acheter de la Biafine pour les coups de soleil récoltés sur la plage le matin même. La pharmacienne donnera à David une sorte de mousse qu’il s’appliquera sur ses brûlures.
Nous prenons l’autoroute après avoir traverser des villages peuplés de Roms. La nuit tombe alors que nous sommes encore loin de Bucarest. Nous atteignons la ville après 22h. Nous cherchons le camping, trouvons la bonne route mais nous trompons de sens. Nous sommes obligés de faire demi-tour. Nous achetons des sandwichs dans une station service, et les caissières se mobilisent pour nous faire un plan d’accès au camping. Nous reprenons la route de Bucarest, traversons le périph’ (centura) d’où nous venons, et sortons juste avant le Carrefour. Nous atteignons le camping après 23h, exténués. Le terrain destinés aux tentes n’est pas très grand et est occupés par un groupe d’adolescents français. Nous sommes obligés de planter notre tente à côté des leurs. Nous nous endormons au son de leurs discussions et de leurs éclats de rire.
Images : 1. Etape ; 2. Notre bivouac à Vama Veche ; 3. Poupée gonflable pendue à Vama Veche ; 4. Centre de Vama Veche ; 5. Centre de la plage de Vama Veche ; 6. Musée de Constanta ; 7. Constanta ; 8. Site archéologique d'Histrie ; 9. Site archéologique d'Histrie ; 10. Site archéologique d'Histrie
Je me réveille vers 8h30 et laisse dormir David. Je range et fais un peu de ménage dans la voiture, puis vais sur internet grâce au wifi du camping. David se lève une heure plus tard. Nous nous lavons, traînons et partons finalement pour le centre de Bucarest vers 10h30.
Nous arrivons dans le centre, mais s’y garer semble difficile. Nous retournons vers la périphérie et nous garons (à la roumaine…) près de la Place de la Victoire d’où un métro nous ramène dans le centre vers 12h30. Nous marchons quelques minutes dans le centre historique et trouvons un restaurant où nous mangeons. Nous avons les yeux plus gros que le ventre, les salades que nous commandons en entrée se révèlent être de vrais plats, et David doit finir mon assiette. Il est déjà 14h30 quand nous repartons, repus. Nous marchons difficilement jusqu’au palais de Ceausescu, où nous pénétrons (sans le visiter), après avoir vu un petit monastère préservé. Nous retournons dans le centre historique, visitons une belle petite église et buvons une bière dans un passage couvert rappelant les passages parisiens.
Nous passons par la Place de la Révolution, puis revenons à pied jusqu’à la voiture. Nous rentrons au camping où je dépose David avant de partir en voiture pour l’aéroport tout proche où je dois aller chercher Lulu, ma compagne, qui va faire une partie du voyage avec nous.
Lulu sort des douanes peu avant 20h, et nous passons à Carrefour faire des courses pour le soir et le lendemain avant de rentrer dîner au camping. Un français marié à une roumaine a installé sa tente tout près de la notre. Il est bavard et nous fait partager un alcool de prune roumain pour digérer notre repas. Nous nous couchons peu après 22h.
Images : 1. Etape ; 2. Centre historique ; 4. Palais de Ceausescu ; 5. Passage "parisien"
Bucarest (Roumanie) ==> Rive du Prut (Moldavie) ==> Odessa (Ukraine)
Nous nous levons assez tard, vers 9h30. Après notre douche, et la voiture rangée, nous repartons vers 10h30. Nous empruntons l’autoroute en direction de Constanta sur une centaine de kilomètres avant de sortir vers le nord et la frontière moldave que nous rejoignons en début d’après-midi à Galati. Le passage de la frontière est plus long que d’habitude. Il y a plus de monde. Nous payons une taxe écologique de près de 2 euros à l’entrée de la Moldavie.
Peu après la frontière, vers 15h, nous nous arrêtons déjeuner le long de la rivière Prut. Nous reprenons la route vers le nord-est. Nous nous perdons dans un village et demandons notre chemin à un type visiblement ivre dont nous aurons du mal à nous débarrasser (il s’accroche à la portière). La route se dégrade passablement lorsque nous quittons la direction de Chisinau. Bien que ce ne soit pas une piste, la route est sur plusieurs dizaines de kilomètres minées de nids de poules immenses et il faut zigzaguer à faible allure pour les éviter.
La nuit tombe avant que nous n’arrivions à la frontière. Nous quittons le territoire moldave pour l’Ukraine par une autre frontière que celle prévue. Le douanier nous demande 10 € de taxe écologique pour sortir. Nous essayons de demander à quoi cela correspond, demandons un reçu sans rien obtenir. Il est tard, nous ne savons pas si cette taxe est officielle ou non. Nous payons et quittons la Moldavie. Les choses se passent mieux côté ukrainien, bien que la fouille soit de loin la plus poussée du voyage.
Nous ne savons pas où nous sommes. Nous croisons une route qui semble assez importante et nous demandons à un policier où nous sommes et la direction d’Odessa. Celui-ci nous indique la route sans se montrer des plus agréables. Je finis par repérer où nous sommes sur la carte. Nous devons retraverser une enclave moldave sur quelques kilomètres pour nous rendre à Odessa. Nous sommes inquiets, mais on découvre qu'il n’y a pas de vrai poste frontière sur cette route qui passe sur quelques centaines de mètres en Moldavie : à la sortie de la l’Ukraine, un militaire (moldave ? Ukrainien ?) nous remet un papier indiquant notre nombre (3 personnes dans la voiture), et nous repartons. A la sortie, nous remettons ce papier à un autre militaire qui nous laisse passer. Trente kilomètres plus loin, nous arrivons à Odessa.
Comme d’habitude, nous nous perdons dans la ville en pleine nuit. Nous repérons un hôtel sur le guide, près de la gare. Nous nous faisons indiquer la gare et trouvons l’hôtel, qui nous loue une chambre pour la nuit pour 350 grivnas (35 €). Nous tirons de l’argent près de la gare, je mange un kebab et nous retournons à l'hôtel nous coucher dans notre petite chambre climatisée et propre.
Images : 1. Etape ; 2. Route moldave ; 3. Cul de sac moldave ; 4. Fan de Zizou en Moldavie ; 5. Transport moldave ; 6. Train moldave ; 7. Route moldave
Nous nous levons vers 9h30, prenons notre douche et quittons l’hôtel à 10h30. Nous tournons dans la ville à la recherche de panneaux indiquant Mykolaev, et perdons plus d’une heure. Nous sommes renseignés par une employée d’un magasin où nous faisons quelques courses pour le petit déjeuner. La jeune fille, souriante, ancienne fille au pair à Pau, traduit les indications d’une cliente pour trouver notre chemin. Nous perdons plus d’une heure pour sortir de la ville dans la bonne direction.
Nous quittons la ville par un quartier de grands ensembles desservi par un vieux tramway rouillé, puis nous passons entre la mer et une grande lagune où se confondent pêcheurs et kitesurfeurs.
Nous traversons Mykolaev, contournons Kherson, et arrivons dans l’après-midi en Crimée. La route est médiocre, et on y trouve de tout : de vieux camions crachant des fumées noires roulant à 70 km/h et de vieilles lada tirant des remorques pleines de fruits, comme de gros 4X4 fonçant à 150 km/h et doublant des files entières de voitures sans aucun respect du marquage au sol ou même du bon sens. Nous nous arrêtons tard, dans un restaurant sur le bord de la route, pour déjeuner. Les cartes sont en russe et les serveuses ne parlent ni français ni anglais, et je prends une pizza avec Lulu tandis que David choisit une salade au hasard.
Nous reprenons la route vers le sud de la Crimée. La nuit tombe peu après avoir contourné Simferopol si bien que nous trouvons difficilement l’hôtel où nous devons camper, et pour cause : celui-ci se trouve sur un chemin de terre auquel on accède par de petites routes près de voies ferrées. Le portail ne diffère pas de celui des autres maisons du village, mis à part un minuscule écriteau où est inscrit le nom de l’hôtel.
Nous nous arrêtons, désespérés, à l'endroit où l'hôtel doit se trouver selon mon plan. Notre hôtesse, qui nous attendait, vient à notre rencontre, sans quoi nous aurions sans doute pas remarqué l’écriteau. Cette dernière nous fait (en russe) la visite de son jardin où nous pouvons planter la tente, de la cabane où se trouvent les WC, ainsi que de la douche. Une partie des bâtiments est occupée comme chambre d’hôtel par d’autres clients. Près de notre tente, une grande table en bois à l’ombre nous est destinée. L’installation est sommaire mais la patronne a le sens de l’hospitalité et nous ne paierons qu’une bouchée de pain : moins de 12 € les trois nuits, pour trois personnes. Nous installons notre campement, et indiquons à notre hôte que nous comptons aller dîner à Sébastopol. Celle-ci nous incite à nous rendre à Lioubimovka, un village plus proche, au bord de la mer, ce que nous ferons.
Nous trouvons le village, à une dizaine de minutes de l'auberge, dans la nuit, grâce aux indications données par notre hôtesse. Nous trouvons un bar de type oriental (tapis, canapés…) où le serveur parle un anglais parfait. Je mange du poisson, Lulu des brochettes de poulet et David des Manti, sortes de gros Pilmini. Nous rentrons alors que l’air se rafraîchit et nous couchons repus. Nous avons besoin du duvet pendant la nuit.
Images : 1. Etape ; 2. Lagune entre Odessa et Mikolaiev
Nous sommes réveillés par la chaleur dès 8h30. Notre hôtesse nous amène une bouilloire ainsi qu’à chacun une pêche. Nous n’avons pas encore fait les courses et elle nous donne du café et du thé.
Nous prenons la route avant 10h en destination du Sébastopol où nous voulons nous baigner avant qu’il ne fasse trop chaud. Nous nous y perdons sans y trouver de plages. Nous sortons de la ville vers l’ouest et trouvons finalement une plage que nous atteignons après une petite marche. La petite plage, fermée par des murs, est bondée. Lulu et moi nous baignons quelques minutes et nous repartons. Nous repartons vers Balaklava où nous arrivons à 12h30. Nous nous garons derrière un bâtiment délabré, guidé par un enfant, gardien du parking, que nous avons du mal à comprendre. Nous paierons 10 grivnas pour les deux heures où nous restons.
Le soleil tape fort et David, toujours pas remis de ses coups de soleil roumains, préfère rester boire une bière à l’ombre dans un bar tandis que je me promène avec Lulu le long de l’anse. A Balaklava, la mer rentre dans les terres entre deux collines, offrant un abri naturel aux diverses flottes (armées, pirates) au fil des siècles. Nous ne visitons pas l’abri anti-nucléaire de l’autre côté de la baie.
Nous rejoignons David et nous rendons dans un restaurant de poissons où nous avons du mal à nous faire comprendre.
Nous repartons après avoir payé notre petit gardien de parking, et prenons la route vers Batchissaraï. Nous souhaitons visiter le site troglodytique de Mangoup-Kalé, mais nous comprenons en bas de celui-ci qu’il faut marcher deux heures aller-retour afin de s’y rendre. Des guides proposent de nous amener et de faire la visite en jeep mais le prix nous parait trop important et nous renonçons. Nous reprenons la route de Batchissaraï, entre de grands rochers calcaires. Nous parvenons dans la petite bourgade où nous visitons le Palais des Kahn, qui nous rappelle Istanbul.
Lorsque nous sortons, il est trop tard pour nous rendre au Monastère Ouspenski et à la cité troglodytique de Tchoufout-Kalé, à mon grand regret. Nous décidons d’aller chercher une plage, au nord de Sébastopol, près de Katcha. Nous en trouvons une vers 19h, au pied de grandes falaises qu’il faut descendre par un petit sentier. En bas, de nombreuses tentes sont plantées. Je me baigne avec Lulu, sans nous attarder dans l’eau car il y a de petites méduses.
Nous séchons sur la plage et reprenons la voiture jusqu’à Katcha où nous faisons des courses pour le soir. Nous rentrons à l’hôtel. Je prépare à manger pendant que Lulu me fait une petite lessive à la main. Nous dînons alors que la nuit tombe. Nous sommes trop fatigués pour sortir boire un verre, bien que ce soit samedi soir. Nous nous couchons dans la fraîcheur des nuits ukrainiennes.
Images : 1. Etape ; 2. Balaklaba ; 3. Entre Balaklava et Batchissaraï ; 4. Palais de Batchissaraï ; 5. Plage près de Katcha ; 6. Notre salle à manger perso au "camping"
Nous sommes encore une fois réveillés par un soleil de plomb vers 8h. Nous déjeunons tandis que David dort encore. Il finit par se réveiller et Lulu et moi partons à la plage tandis que ce dernier déjeune et se prépare tranquillement.
Nous nous rendons à Lioubimovka, la plage la plus proche. C’est une grande et large plage de sable, où il y a déjà du monde en ce dimanche matin. Nous nous baignons, et profitons un peu du soleil sur la plage, mais celui-ci nous chasse rapidement, dès 10h. Nous rentrons chercher David à l’auberge. Celui-ci, sensé faire sa lessive, à renoncer à cause du soleil et surfe sur internet.
Nous reprenons tous la route pour Yalta. Il était prévu d’y aller par les montagnes, mais la carte routière est mauvaise et nous rejoignons la route prévue pour le retour, le long du littoral entre Sébastopol et Yalta. Cette route longe la mer, à flanc de falaise, offrant un paysage magnifique.
Nous arrivons à Yalta vers 12h30 et nous garons près de la rue Pouchkine, ombragée. Nous nous y promenons, jusqu’au Quai Lénine qui borde la mer. Ce dernier est en plein soleil et nous renonçons à l’emprunter. Nous faisons demi-tour et déjeunons dans un petit restaurant où nous sommes accueillis en français.
Après manger, nous nous rendons le ventre lourd à la maison de Tchekhov, par une marche d’un kilomètre en côte. A l’entrée de la datcha, nous prenons le guide d’explication en français mais cela ne semble pas plaire à la gardienne qui nous le reprend en nous faisant une visite expéditive en russe. Nous nous promenons dans le jardin ombragé, puis entrons dans le musée où la chaleur est étouffante. Nous resterons regarder une vidéo russe racontant la vie de Tchekhov à Yalta. La gardienne nous proposera de le revoir en anglais, mais nous partons.
De retour à la voiture, il est trop tard pour aller jusqu’à Soudak et sa forteresse, à l’est de la Crimée, et nous décidons de nous rendre au Palais Livadia où s’est tenu le sommet de Yalta entre Roosevelt, Churchill et Staline. Nous le trouvons facilement, sur la route retour vers Sébastopol, mais un homme nous demande 40 grivna de parking, et nous décidons de partir alors que celui-ci baisse le prix à 30.
Nous prenons une petite route qui longe la côte et nous arrêtons prendre des photos du Nid d’Hirondelle, petit château perché sur une falaise dominant la Mer Noire. Cette fois-ci, nous arriverons à ne pas payer le parking, notre arrêt n’excédant pas cinq minutes.
Nous reprenons la route vers Sébastopol, où nous arrivons en début de soirée. Nous revenons avec difficulté à l’hôtel où nous laissons David à sa lessive tandis que nous retournons à la plage de Lioubimovka nous baigner, au coucher du soleil. Nous partons lorsque celui-ci a entièrement disparu. Nous passons dans un petit magasin acheter de quoi dîner. Nous nous arrêtons un peu plus loin, au bord de la route, acheter une pastèque.
Au camp, nous dînons, nous lavons et allons nous coucher, nous dans notre tente, David dans la voiture.
Images : 1. Etape ; 2. Plage de Yalta ; 3. Maison de Tchekhov ; 4. Sud Crimée ; 5. "Nid d'hirondelle" ; 6. Couché du soleil sur la plage de Lioubimovka
Nous nous levons tôt afin d’arriver à Odessa assez tôt pour la visiter. Nous rangeons le campement, David doit retirer son linge bien qu’il soit encore humide. Il finira de le faire sécher dans la voiture.
Nous disons adieu à notre hôtesse qui a été si accueillante, et cette dernière serre Lulu dans ses bras pour lui dire au revoir. Nous reprenons la même route qu’à l’aller, en passant par Simferopol, Irmansk, Kherson et Mikolaiev (près de laquelle nous déjeunons dans un petit snack sur le bord de la route), avant d’arriver à Odessa vers 17h30. Nous nous garons pour 10 grivnas de l’heure dans le centre ville, et visitons le centre historique de la ville, dont le fameux escalier Potemkine connu pour la scène du landau dans le film d’Eisenstein.
Après une petite bière dans un snack, nous reprenons la voiture et rejoignons l’hôtel Tokyo où nous avions dormi, quelques nuits auparavant. Il faut attendre une quarantaine de minutes pour avoir la chambre, et nous en profitons pour aller dîner à Mac Do près de la gare. Nous revenons, retrouvons la même chambre que la fois d’avant, prenons une bonne douche, regardons les infos à la télé, naviguons sur internet et finissons par nous coucher avant 23h.
Images : 1. Etape ; 2. Circulation dans le sud de l'Ukraine ; 3. Parc à Odessa ; 4. Escalier Potemkine (ça a bien changé !) ; 5. Tramway à Odessa
Nous nous levons tôt afin de ne pas arriver trop tard le soir au camping de Bucarest. Nous quittons difficilement Odessa après avoir fait quelques courses pour le petit déjeuner dans un magasin en périphérie.
Échaudés par notre traversée de la Moldavie trois jours auparavant, nous décidons d'y rouler le moins possible et de préférer la Bessarabie, enclave ukrainienne entre la Moldavie et la Mer Noire. Pour l'atteindre, nous devons traverser, comme à l'allé, un petit bout de Moldavie, sans pour autant passer de véritable poste frontière : la route nationale traverse ce territoire sur cinq kilomètres, sans véritable sortie vers le reste de la Moldavie. Des militaires moldaves s'assurent juste qu'il y a autant de personnes dans le véhicule à la sortie du pays qu'à l'entrée.
Après cette partie étonnante, nous traversons la Bessarabie jusqu'à Izmail. Là, nous ne trouvons pas la route de Reni (frontière à quelques kilomètres) qui nous permettait de rejoindre la Roumanie en ne restant que deux kilomètres en Moldavie. Nous faisons un détour d'une trentaines de kilomètres et passons finalement la frontière en début d’après-midi à Bolhrad, en une heure, le temps que les douaniers ukrainiens s��assurent que nous ne sortons pas d’objets archéologiques du pays.
Nous arrivons à Vulcanesti côté moldave et faisons rapidement la trentaine de kilomètre qui nous sépare alors de la Roumanie. Le passage en Roumanie près de Galati est un peu plus long mais se passe sans problème.
Nous prenons la même nationale qu’à l’aller, mais cette fois vers le sud, et rejoignons l’autoroute à cent kilomètres de Bucarest. Nous passons au supermarché (Carrefour) faire des courses (nous sommes affamés) pour le dîner, que nous prenons au camping de Bucarest avant de nous être réellement installés : saucisson, poulet grillé et frites, accompagné de quelques Ciuc fraiches (bières roumaines). Nous discutons un peu, montons le camp et nous couchons.
Nous nous offrons une grasse matinée après les deux longues journées de voiture. Nous nous levons vers 10h, et prenons tranquillement notre petit déjeuner. Nous faisons notre lessive dans les grands éviers du bloc sanitaire, et mettons le linge à sécher au soleil.
Je pars avec Lulu à l’aéroport. Elle est inquiète, et bien que son avion ne parte que dans le milieu de l’après-midi, nous allons chercher son billet à l’aéroport tout proche, en fin de matinée.
Au retour, nous déjeunons, avant d'y retourner quelques dizaines de minutes plus tard pour déposer Lulu dont l’avion part à 15h30. Je la laisse après l’enregistrement des bagages.
Je rentre au camping alors que David a déjà plié le campement. Le linge est sec, nous rangeons tout dans la voiture, et nous repartons après une douche, en direction de la Transylvanie au nord à 15h30.
A partir de Ploiesti, le paysage change et nous grimpons dans les montagnes. Nous arrivons à Rasnov en Transylvanie à 18h, et y visitons le château, perché sur une colline surplombant le village. Nous nous garons près du parking (et évitons ainsi de payer) et grimpons à pied jusqu’au château tandis que les quelques touristes prennent un petit train. Nous sommes au château en moins de 10mn. Celui-ci s’avèrera quelque peu décevant et nous ne nous y attardons pas. Nous redescendons et prenons la route vers l’ouest et Bran.
Nous arrivons à 20h à Bran et nous installons dans le Vampire Camping (référence à Dracula comme partout en Transylvanie). Le camping est grand et la clientèle est rare. Nous installons notre tente, allons boire une bière dans le bungalow bar, et revenons nous préparer à manger. Après le dîner, nous faisons deux parties de pétanque sur un terrain plus que bosselé, et retournons boire une bière au bar à la tombée de la nuit. Il n’y a pas grand monde, et nous rentrons à la tente. Nous regardons Ratman, un film d’horreur que nous rêvons de voir depuis que nous avions trouvé la cassette vidéo dans un vidéo club quinze ans auparavant, sans la prendre. Le film s’avère évidemment être très mauvais. Nous nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Dans l'enceinte du château de Rasnov ; Château de Rasnov
Nous sommes réveillés par le soleil à 8h30. Nous prenons un petit déjeuner léger avec ce qu’il nous reste, rangeons la voiture, prenons une douche et partons pour le château à quelques kilomètres du camping.
Nous y arrivons avant 10h. Il y a du monde, le château est bien restauré et aménagé. Au pied, beaucoup de boutiques touristiques exploitant le phénomène Dracula. Le circuit nous fait parcourir les différentes pièces du château, aménagé comme au début du XXème siècle. Un étroit passage secret nous permet de changer d’étage. Nous finissons la visite par la cour du château.
Nous reprenons la route et rebroussons chemin jusqu’à Brasov, en repassant par Rasnov. Nous visitons le centre ville de Brasov organisé autour d'une grande place, mangeons dans un restaurant bon marché, et reprenons la route pour Prejner, à quelques kilomètres de là.
Le site de Prejner est classé par l’Unesco, et il le mérite. Au centre du petit village se dresse une grande église fortifiée assez différente de celles que nous visiterons les jours suivants dans la région. En effet, les remparts qui protègent la petite église sont parsemés de petites cellules numérotées, qui étaient attribuées à chaque famille du village quand celles-ci venaient s’y réfugiés en cas d’attaque. La visite du site est très libre, et on s’aventure dans des passages à l’intérieur des remparts, des petits escaliers de bois qui semblent peu sécurisés… Tout ça sans touriste ou presque.
Nous quittons Prejner et prenons la route vers le nord-ouest. Nous quittons la route principale pour rejoindre le village rural de Viscri, lui aussi classé patrimoine de l’Unesco. La petite route qui y mène et assez mauvaise mais largement praticable. Nous buvons une bière dans le café du village avant de visiter son église fortifiée, très représentative des centaines d’autres qui se répartissent dans la région. Là encore, la visite est assez libre, et l’ascension de la tour de guet n’est pas rassurante.
Nous reprenons la route jusqu’à Sighişoara. Là, nous nous rendons au camping, mais celui-ci est petit et les tentes sont les unes sur les autres. Nous repartons, faisons quelques courses pour le soir, et partons dans les villages de campagne chercher un coin où dormir. Nous traversons ainsi par hasard le petit village de Boiu, où les autochtones nous dévisagent surpris. Juste après celui-ci, la route se transforme en piste. Non loin d’un grand bâtiment agricole, nous trouvons une aire d’herbe coupée où il semble que l’on ne gênera pas. Nous y dînons alors qu’une carriole de foin tirée par des chevaux passe à côté de nous sans que nous semblions les déranger. De rares voitures passeront dans la soirée en nous saluant. Après manger, la nuit tombe, les moustiques attaquent, nous nous réfugions dans la tente, regardons Route Irish de Ken Loach, et nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Vue du château de Bran ; 3. Cour du château de Bran ; 4. Brasov ; 5. Cellules dans l'enceinte de l'église fortifiée de Prejmer ; 6. Eglise fortifiée de Viscri ; 7. Village de Viscri
Nous nous réveillons à 8h30. Après le petit déjeuner, nous rangeons les affaires et faisons la vaisselle de la veille. Nous repartons à 9h30, en direction de Sighişoara à une dizaine de minutes de là.
Nous nous garons dans le centre de la ville et rejoignons la citadelle par les rues piétonnes en passant sous la grande horloge que nous escaladons. Sur les murs d’un café, une pancarte indique que le petit immeuble est celui où est né Vlad Tepes, plus connu sous le nom de Dracula. Nous découvrons les différentes tours qui se dispersent le long des remparts : chacune d’elles était entretenue par une corporation de métier. Nous grimpons à l’aide d’un escalier couvert en bois jusqu’à une petite église dont on visite la petite crypte qui serait en fait l’ancienne église sur laquelle la nouvelle a été construite. Nous nous promenons dans le joli petit cimetière à côté de l’église, et redescendons le long des remparts. Nous buvons une bière dans un café au pied de la citadelle et rejoignons la voiture. Nous y découvrons une amende de stationnement.
Nous reprenons la route vers le sud ouest et quittons une nouvelle fois la route principale pour nous rendre à Biertan, petit village classé au patrimoine de l’Unesco, pour son église fortifiée. Nous y mangeons dans le restaurant d’une pension où nous y rencontrons avec un Français venu travailler en Roumanie avec lequel nous échangeons quelques mots.
Après manger, nous visitons l’église fortifiée. C'est le midi et celle-ci est fermée mais nous pouvons gratuitement pénétrer à l’intérieur des remparts qui la protègent.
A 14h, nous reprenons la route vers Sibiu où nous faisons halte à 16h. Dans le centre de Sibiu, trois places se succèdent, proches. La première que nous découvrons est la plus petite. Nous accédons à la seconde par un passage couvert. Celle-ci, un peu plus grande, est bordée de beaux bâtiments à arcades. On accède à la troisième place par un nouveau passage. Cette dernière, beaucoup plus grande, est bordée de vieilles maisons et d’un grand palais. Au centre de la place, piétonne, des enfants jouent dans de grands jets d’eau. Nous nous promenons dans une grande rue piétonne avec de nombreux bars, et revenons à la grande place y boire une bière avant de retourner à la voiture.
Nous partons vers l’ouest et quittons la route principale pour traverser les petits villages pittoresques de la Marginimea Sibiuli. Les villages pittoresques avec des vieux assis devant leurs maisons de pierres se succèdent : Cristian, Orlat, Sibiel, Saliste, Tilisca… A Poiano Sibiu, à l’heure de la sortie de la messe, nous nous arrêtons faire quelques courses dans un petit magasin où une dame nous aide à nous faire comprendre.
Nous cherchons notre chemin pour rejoindre la route principale, nous engageons sur une piste à travers le village mais une vieille nous conseille en anglais de faire demi-tour et de rejoindre la route à Tilisca. Nous suivons ses conseils, mais alors que nous descendons la montagne, il se met à pleuvoir. Arrivés à Tilisca, c’est un vrai déluge. Nous décidons de nous arrêter dîner dans un restaurant routier et envisageons de trouver un hôtel pour le soir, vu les trombes d’eau qui s’abattent sur la région. Mais après manger, la pluie s’est calmée et nous décidons d’aller chercher un coin où planter notre tente.
Nous revenons vers Sibiu. A Cristian, nous reprenons la route vers Orlat et partons vers le petit village de Gura Râului, au pied des montagnes. Nous traversons le village encaissé, et à la sortie de celui-ci, nous voyons une petit pré entre la petite rivière et la colline. Nous nous y garons, installons la tente, regardons Invictus et nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Sighisoara ; 3.Sighisoara ; 4. Sighisoara ; 5. Biertan ; 6. Sibiu ; 7. Sibiu ; 8. Sibiu ; 9. vieille à Sibiu ; 10. village de la Marginimea Sibiuli ; 11. Marginimea Sibiuli
Gura Raului (Transylvanie, Roumanie) ==> Câlnic (Transylvanie, Roumanie) ==> Grotte de l’ours (Chiscau, Crisana, Roumanie) ==> Derecske (Hongrie) ==> campagne près de Debrecen (Hongrie)
Nous nous levons à 9h, réveillés par les cloches des vaches, sur la colline de l’autre côté de la rivière. Nous y apercevons des remontées mécaniques, signe que la montagne est utilisée pour le ski l’hiver.
Nous reprenons la route dans le sens inverse, nous arrêtons dans le village acheter de quoi petit-déjeuner et rejoignons la nationale pour repartir vers l’ouest. Nous nous arrêtons à Câlnic pour visiter l’église fortifiée, assez semblable aux autres, avec un sellier en plus pour le vin.
Nous reprenons la route vers l’ouest et à Deva, nous empruntons une petite route qui file vers le nord ouest et Oradea, à travers les Monts Apuseni. Nous nous arrêtons déjeuner dans les champs.
A 16h, nous nous arrêtons à la Grotte de l’Ours. Le préposé au parking nous indique de prendre un pull, et nous suivons son conseil. Nous grimpons à pied en une dizaine de minutes jusqu’à l’entrée de la grotte, protégée par un grand bâtiment moderne. Nous payons et attendons que le groupe soit assez important pour qu’un guide nous conduise dans la grotte. C’est le cas un quart d’heures après notre arrivée, et nous y pénétrons. Il n'y fait qu'une dizaine de degrés. La visite est en langue roumaine, et nous ne comprenons évidemment rien. Un Roumain parlant français nous fait de temps en temps une traduction sommaire. La grotte est assez vaste et intéressante sans être exceptionnelle. Elle tient son nom à un squelette d'ours conservé au centre de la grotte. La visite dure une quarantaine de minutes, et nous redescendons au parking par une route où se succèdent les petits stands de souvenirs.
Nous repartons vers le nord-ouest à 17h30. Nous passons à Oradea sans nous arrêter, puis nous parcourons rapidement les quelques kilomètres vers l’ouest qui nous séparent de la Hongrie.
Nous prenons la route de Debrecen, et nous arrêtons à Derecske afin de tirer des Forints, monnaie locale. Nous n'y trouvons pas de restaurant, et reprenons la route vers Debrecen. Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un motel restaurant et nous y arrêtons. Nous avons du mal à nous faire comprendre, la langue hongroise ne ressemblant ni à une langue slave ni à une langue latine. De toute manière, il n’y a qu’un seul menu, et n’avons pas à choisir. Ainsi, nous mangeons une soupe avec des morceaux de viande et un plat de pâtes à la crème. Nous apprécions le repas mais il fait très chaud et suons à grosses gouttes. Dans la pièce presque vide, le patron zappe à la télé. Nous voyons défiler à notre grand étonnement le film français Taxi, un autre film avec Louis de Funès, puis Fort Boyard. Mais le tenancier n’est pas francophile et choisit finalement un match de foot local.
Nous sortons du restaurant, heureux de prendre l’air. Nous reprenons notre chemin à la recherche d’un lieu où dormir. Nous quittons la route principale peu avant Debrecen dans un petit hameau au hasard. Nous traversons le hameau, la route se transforme en chemin, qui se rétrécit au fur à mesure que nous progressons. Nous traversons un bois, longeons plusieurs fermes où des chiens nous chassent, et trouvons finalement une grande aire d’herbe à l’entrée d’une forêt. Nous installons la tente, nous lavons (à l’eau gazeuse, achetée à Derecske, nos réserves d’eau étant vides), regardons Irréversible sur l’ordinateur et nous endormons.
Images : 1. Etape ; 2. Bivouac à Gura Raului ; 3. Câlnic ; 4. Grotte de l'Ours ; 5. Bivouac près de Debrecen
Campagne près de Debrecen (Hongrie) ==> Debrecen (Hongrie) ==> Tokaj (Hongrie) ==> Eger (Hongrie)
Nous nous levons vers 9h, rangeons les affaires et partons. Nous retrouvons avec difficulté la route de Debrecen, où nous nous garons près du centre-ville. Près du parking, nous achetons de quoi petit déjeuner dans un petit magasin. Je n’aime pas ma pâtisserie et la donne à David. Nous nous promenons une demi-heure dans le centre ville aéré et presque désert en ce dimanche matin. Nous regagnons la voiture et reprenons la route vers Tokaj.
Nous arrivons en fin de matinée à Tokaj, petite ville dédiée au vin, au pied d’une colline. Nous trouvons une cave et y descendons. Une carte propose la dégustation de plusieurs vins blancs différents, par verre de 5 cL. Nous en dégustons chacun 5 ou 6 différents, en finissant par un vin un peu plus cher que les autres. Nous achetons chacun une bouteille de demi sec parmi les vins que nous avons gouttés pour l’offrir à nos parents respectifs.
Nous sortons de la cave à 13h, sans avoir mangé, et les effets du vin se font sentir. Nous déjeunons dans un restaurant sur la petite place centrale de la ville en dégustant une bière, puis nous nous étendons sur l’herbe au bord de la rivière pour digérer, à côté de pêcheurs.
Digestion faite, vers 15h, nous reprenons la route vers Eger. Nous traversons la ville de Miskolc et nous y perdons avant de retrouver notre chemin. La route entre Miskolc et Eger est montagneuse. Nous nous arrêtons à une source remplir quelques bouteilles d’eau.
Nous arrivons à Eger en fin d’après midi, et décidons de rejoindre un camping et de ne visiter la ville que le lendemain. Nous en trouvons un peu éloigné du centre, et nous nous installons. Le ciel s’assombrit et l’orage menace, et nous décidons, bien qu’il soit à peine 19h, de préparer le dîner avant le déluge. Mais l’eau des pâtes ne boue pas encore lorsque des trombes d’eau s’abattent sur le camping. Nous nous réfugions dans la cuisine ouverte du camping et y mangeons. La pluie cesse, je traîne sur internet et fais la vaisselle pendant que David se rase.
A l’entrée du camping, il nous avait été donné un bon pour une consommation gratuite au bar à vin en face du camping. Nous décidons donc de nous y rendre. Nous buvons notre verre de vin devant la télé où sont diffusés les jeux olympiques. Nous commandons un deuxième verre de vin alors qu’un nouvel orage gronde au loin. Tout à coup, la télé s’éteint en plein milieu d’une course de natation féminine où la Française est en tête. Quelques minutes plus tard, l’orage éclate, et nous nous réfugions avec les autres clients sur la table la moins exposée du bungalow ouvert. Mais l’orage redouble et le vent souffle en tempête. Nous sommes alors obligés de nous réfugiés dans les toilettes du bar. Nous attendons ainsi près d’une heure que l’orage se calme, avec la crainte que la tente se soit envolée au camping. Le patron, dépité, nous offre un fond de Palinka, eau de vie locale. D’après lui, c’est le deuxième orage violent de l’année, mais il n’y en avait pas eu des semblables ces dix dernières années.
Il est 22h passé quand la pluie se calme suffisamment pour que l’on court jusqu’à notre tente, avec d’autres clients. Le chemin est gorgé d’eau et nos pieds s’enfoncent dans la boue. La tente n’a pas bougé, nous sommes soulagés. Nous nous y réfugions, regardons la première demi-heure de Super 8 avant de nous endormir au son de la pluie sur notre toile de tente.
Nous nous levons vers 9h, petit-déjeunons et allons sur internet quelques minutes grâce au wi-fi du camping. Nous rangeons nos affaires puis discutons une vingtaine de minutes avec une famille savoyarde qui nous avait promis la veille de nous montrer leur guide du Routard sur la Hongrie. Il nous incite à nous rendre aux termes, spécificité insolite hongroise. Nous discutons également de nos voyages respectifs. Nous les quittons, prenons une douche, et allons nous garer dans le centre d’Eger.
Nous visitons d’abord sa cathédrale, puis nous nous rendons dans le centre ville piéton, autour d’une jolie petite place. Nous grimpons ensuite au château, qui nous déçoit. Outre les remparts, il ne reste pas grand-chose de l’édifice. Dans la ville, nous pouvons constater les séquelles de l’orage de la veille : de nombreuses branches cassées jonchent le sol ça et là.
Nous redescendons dans le centre-ville historique, plus intéressant que le château, et déjeunons dans un restaurant sur la place. Au milieu du repas, il se met à pleuvoir et nous nous réfugions sur une terrasse couverte dans l’arrière cour du restaurant.
Nous regagnons la voiture et cherchons les fameux termes. Nous les trouvons près de la piscine municipale, payons les droits d’entrée puis le vestiaire. Le complexe est composé de plusieurs piscines extérieures, chacune différente par la température ou la nature de l’eau. Le bain le plus populaire est le bain chaud. La profondeur ne dépasse pas 1m30, le public est assis, discute en se relaxant. D’autres bains proposent des bulles ou des jets d’eau. Nous y restons environ 2h, et repartons.
Il est près de 17h quand nous prenons la route vers la Slovaquie. La frontière n’est pas différente d’une frontière entre deux départements, en pleine campagne. Nous roulons vers Roznava et nous arrêtons bivouaquer le long d’une rivière au pied des montagnes près de la ville. Nous dînons, regardons la fin du film Super 8 et nous couchons, alors qu’il est encore tôt.
Images : 1. Etape ; 2. Cathédrale d'Eger ; 3. Centre historique d'Eger ; 4. Bivouac près de Roznava, en Slovaquie
Nous nous réveillons vers 8h30, déjeunons, rangeons et reprenons la route. Nous traversons les montagnes du centre du pays, puis les redescendons au nord. Nous roulons vers l’est, traversons le centre ville de Levoca, sans nous y arrêter, puis arrivons à Spissky Hrad, grand château médiéval situé au sommet d’une grande colline rocheuse, et que l’on peut apercevoir de loin. Le parking se trouve sur la colline, mais il faut encore grimper au sommet à pied pendant quelques minutes pour atteindre le château. Celui-ci est très bien conservé, que ça soit le donjon ou les remparts. La visite est très intéressante. Dans une grande pièce, un trio de jeunes musiciens habillés à la mode médiévale joue des morceaux célèbres à la manière baroque. David reconnaîtra du Michael Jackson.
Le château visité, nous reprenons la route vers le nord est et la ville de Bardejov. Nous nous arrêtons après Presov dans un restaurant au bord de la ville. C’est un self service à volonté, pour 4 €. Nous mangeons en accompagnant notre repas d’une sorte de coca local au goût de réglisse et que tout le monde semble prendre : le Kofola.
Nous reprenons la route et arrivons en début d’après-midi à Bardejov. Le vieux quartier est restreint, autour d’une grande place vide au centre de laquelle trône un bâtiment médiéval occupé par un musée. Autour de la place s'organisent de belles maisons et une grande église. Nous la visitons ainsi que sa tour de laquelle nous avons une belle vue sur la ville. Nous redescendons, buvons une bière dans un des cafés qui bordent la grande place, et retournons à la voiture.
La Pologne n’est qu’à quelques kilomètres, et nous l’atteignons rapidement. Là encore, la frontière, en pleine campagne, n’est plus réellement matérialisée. Nous n’avons plus d’essence et traversons des villages sans l’ombre d’une station. Nous nous en faisons indiqués une et finissons par faire le plein, soulagés. Nous roulons vers l’ouest et Auschwitz. Le long de la route, des maisons à perte de vue. Parfois dispersées, parfois plus regroupées au centre des villages, mais pas un kilomètre sans une construction. Les champs et les bois se trouvent derrière les maisons, sur le flanc des collines.
Nous nous arrêtons près d’une rivière large mais peu profonde (pas plus de 30cm) et hésitons à nous installés sur un îlot pour la nuit. Nous renonçons sagement, continuons notre route, que nous quittons quelques kilomètres plus loin. Nous tournons dans les villages à la recherche d’une pelouse où planter la tente, et nous finissons par nous installer dans un pré desservi par un chemin de terre. Il est 18h, il se met à faire froid, nous devons sortir les pulls. L’eau des pâtes a du mal à chauffer, mais nous finissons par manger, avant de nous réfugier dans notre tente. Je garderai mon sweat et mes chaussettes pour passer la nuit. Nous regardons La Guerre des Bouton versions 2012 (assez médiocre) avant de nous coucher.
Images : 1. Etape ; 2. Spissky Hrad ; 3. Spissky Hrad ; 4. Spissky Hrad ; 5. Spissky Hrad ; 6. Bardejov ; 7. Bardejov (vue de la tour de l'église)
Wadowice (Pologne) ==> Camps d’Auschwitz Birkenau (Oswiecim, Pologne) ==> Cieszym (Frontière tchéco-polonaise, Pologne) ==> Modrice (Banlieue de Brno, République Tchèque)
La nuit a été fraîche, mais nous avons pris nos précautions. Nous nous réveillons alors que le soleil réchauffe notre tente. Nous rangeons les affaires, faisons la vaisselle de la veille, petit-déjeunons, et repartons vers le site d’Auschwitz-Birkenau, dans la ville polonaise d’Oswiecim. Nous y arrivons à 10h30 et nous garons sur le grand parking. Beaucoup de touristes sont présents. Nous trouvons une poste à l’intérieur de l’entrée du site, et David en profite pour envoyer ses cartes, achetées en Hongrie et écrites en Slovaquie. Nous passons à la caisse du site à 10h35, 5mn après le départ du groupe français de 10h30. Nous devons attendre 12h15 le départ du prochain groupe francophone ! Je vais à la voiture chercher l’ordinateur et mes notes afin d'avancer dans la rédaction du carnet de voyage, ainsi que des livres et nous patientons une heure et demi à l’entrée. A l’heure prévue, notre guide nous fait entrer. Nous sommes séparés en deux groupes francophones d’une vingtaine de personnes. La guide nous apprend que la visite dure 4h ! Nous visiterons le camp d’Auschwitz, puis prendrons une navette qui nous amènera à celui plus récent d’Auschwitz-Birkenau. Tout çà le ventre vide !
La visite est intéressante mais difficile. Les visages se ferment au fur à mesure, certains pleurent, d’autres sont assommés. Dans les baraquements du premier camp, un musée retrace la vie des prisonniers, avec photos et objets divers ayant appartenu aux détenus. Le plus marquant reste sans doute l’énorme tas de cheveux ainsi que celui de chaussures provenant des détenus. La visite du premier camp se termine par celle de la petite chambre à gaz et des fours crématoires adjacents
.
A 14h15, la guide nous laisse quinze minutes avant de prendre une navette nous amenant au deuxième camp, beaucoup plus vaste, d’Auschwitz-Birkenau. Nous en profitons pour boire un peu d’eau et grignoter des chips.
Nous arrivons donc avant 15h au deuxième site, beaucoup plus vaste et aéré. Nous y longeons le chemin de fer construit peu avant la fin de la guerre, jusqu’aux ruines des deux grandes chambres à gaz dynamitées par les nazis avant la libération du camp. Entre les deux ruines est bâti un mémorial.
Nous revenons à l’entrée du camp en traversant le quartier des femmes. Nous visitons deux baraques aux lits superposés, une en brique et une en bois. Nous terminons la visite par une baraque destinée aux « sanitaires ».
Nous reprenons la navette pour le premier camp et repartons à 16h30, direction la République Tchèque. Nous nous arrêtons à la ville frontalière de Cieszyn, côté polonais, pour manger, malgré l’heure. Le centre-ville est mignon, nous « déjeunons » dans un restaurant sur la place.
Nous repartons, et 100 mètres plus loin, traversons la frontière en même temps qu’une rivière, et entrons dans la ville tchèque de Cesky Tesin. Nous prenons une grande route puis une autoroute vers l’ouest, direction Brno.
A 20h30, à quelques kilomètres de Brno, nous quittons l’autoroute pour découvrir le champ de bataille d’Austerlitz. Nous nous arrêtons près d’une plaque représentant un plan de la bataille. Grâce à ce plan que nous photographions, nous parvenons à la tombée de la nuit au monument de Pracky Kopek, sur une colline en pleine campagne. Deux couples d’amoureux profitent de la vue sur Brno et sa région, l’un sur le monument, l’autre sur la pelouse au pied de ce dernier.
La nuit est tombée lorsque nous repartons vers Brno, à une quinzaine de kilomètres de là, à la recherche d’un camping. Les indications du Lonely Planet sont trop vagues et surtout elles sont écrites pour les piétons s’y rendant en transport public. Nous quittons Brno pour Modrice où le guide indique un second camping. Nous trouvons le lieu, mais depuis 2001, le motel camping s’est transformé en motel tout court. Nous campons donc sur une pelouse, le long d’un chemin qui longe des jardins, alors que la soirée est bien avancée.
Images : 1. Etape ; 2. Mur d'exécution à Auschwitz ; 3. Auschwitz ; 4. Auschwitz-Birkenau ; 5. Auschwitz-Birkenau ; 6. Auschwitz-Birkenau ; 7. Monument de la bataille d'Austerlitz
Modrice (Banlieue de Brno, République Tchèque) ==> Telc (République Tchèque) ==> Jihlava (République Tchèque) ==> Kutna Hora (République Tchèque) ==> Salnec (près de K. Hora, République Tchèque) ==> Prague (République Tchèque) ==> Plzen (République Tchèque)
Nous nous levons tôt, à 7h30, pour ce dernier jour de visite. Nous rangeons rapidement les affaires et prenons l’autoroute en direction de Prague. Rapidement, nous la quittons pour nous rendre à Telc, petite ville au milieu de l’eau, classée au Patrimoine de l’Unesco. Nous y arrivons avant 10h.
Le centre ville historique se résume à une assez grande place autour de laquelle sont bâties des maisons au style architectural unique, ainsi qu’une église (au sommet de la tour de laquelle nous grimperons) et un petit château transformé en musée (que nous ne visitons pas). Au centre de la place, une statue, une fontaine, et plus loin, un tout petit jardin.
Nous quittons la ville vers 11h30. Nous empruntons des petites routes en direction du nord, nous nous perdons dans la campagne parsemée de petits lacs et rejoignons Jihlava où nous faisons halte pour déjeuner. Nous trouvons un bar à steak offrant le wifi, et nous pouvons avant le repas trouver l’adresse d’un camping à Plzen et préparer le trajet pour y accéder, pour le soir.
Après manger, nous reprenons la route vers le nord. Nous arrivons en début d’après-midi à Kutna Hora. Nous nous garons, faisons un tour dans le centre ville qui n’a rien d’exceptionnel, trouvons un plan sur lequel nous trouvons l’ossuaire de Salnec que nous voulons voir. Nous reprenons la voiture et rejoignons l’ossuaire à quelques kilomètres de là. Il s’agit d’une petite église décorée intégralement d’os humains (dont de nombreux crânes). Dans les coins, quatre grands tas d’os organisés. Nous lisons sur la feuille plastifiée écrite en français que l’ossuaire serait composé d’os de plus de quarante mille hommes et femmes. Le résultat est spectaculaire.
Nous reprenons la route pour Prague, dont nous atteignons le centre vers 17h30. Nous n’avons pas le temps de nous y arrêter : nous avions choisi d'éviter les capitales, peu pratiques à visiter en voiture et dont les visites sont chronophages. Nous traversons quand même le centre historique non piéton pour en avoir un aperçu. Nous croisons une équipe de sport en survêtement, accompagnée d’un staff imposant nous faisant penser qu’il s’agit d’une grosse écurie. Une centaine de mètres plus loin, nous trouvons, garé, le bus du club italien de Parme.
Nous quittons Prague par l’ouest et regagnons l’autoroute. Nous fonçons vers Plzen et le camping que nous avons trouvé sur internet le midi même. Nous n’entrons pas dans la ville, faisons des courses pour le petit déjeuner et le pique-nique du lendemain dans un grand Tesco, faisons le plein d’essence, et rejoignons le camping, autour d’un lac que les baigneurs quittent en cette fin d’après-midi.
Au camping, nous sortons toutes nos affaires pour les séparer. Ce sera ça de moins à faire le lendemain soir, quand nous serons épuisés par une journée passée sur l’autoroute. Nous dînons, allons boire une bière au bar, puis nous allons faire la vaisselle avant de nous coucher dans notre tente. Nous en profitons également pour régler les derniers détails et rendez-vous avec les co-voyageurs que nous devons passer prendre le lendemain.
Dans la nuit, nous sommes réveillés par un groupe de 3 jeunes s’amusant à faire de la boxe en parlant assez fort, sans se soucier du sommeil des autres campeurs. David finira par leur demander d’arrêter, alors qu’ils jouent à quelques mètres seulement de notre tente. Quelques minutes plus tard, il se mettra à pleuvoir abondamment et le calme reviendra sur le camping.
Images : 1. Etape ; 2. Bivouac à Modrice ; 3.Telc ; 4. Telc ; 5. Telc ; 6. Ossuaire de Selnec, Kutna Hora ; 7. Ossuaire de Selnec, Kutna Hora ; 8. Prague 9. Equipe de football de Parme en visite à Prague
David se réveille à 8h30. Nous sommes en retard, et rangeons le plus rapidement nos affaires. Nous quittons le camping vers 9h. C'est le jour du retour. Sur le chemin, nous devons prendre trois co-voyageurs qui ont fait appel à nous cette dernière semaine :
•Un co-voyageur d’Heidelberg en Allemagne à Reims
•Brice, Un co-voyageur de Reims à Savigny-le-temple
•Myriam, Une co-voyageuse de Reims à Fontainebleau
Nous prenons l’autoroute à Plzen, traversons vers 10h la frontière allemande. Ca roule bien, malgré quelques travaux. Nous rejoignons Heidelberg et sa gare où nous récupérons un étudiant français en Erasmus à Munich et de retour chez lui pour le mois d'août.
Nous arrivons à Reims en milieu d'après-midi. Nous déposons notre compagnon de voyage, et nous arrêtons laver la voiture dans une station : nous sommes en avance sur notre rendez-vous avec Brice et Myriam à la gare de Reims.
Nous arrivons avec difficulté à la gare, aidés par un jeune qui nous proposera de le suivre après nous avoir pourtant klaxonnés. Nous récupérons nos deux co-voyageurs avec qui nous faisons connaissance, et roulons jusqu'en région parisienne. Nous passons à Savigny déposer Brice puis à Fontainebleau pour Myriam. Nous sommes à Champagne-sur-Seine en début de soirée. David récupère ses affaires dans le coffre et repart chez lui dans sa voiture.
Un beau récit d'un dense et intensif parcours me remémorant bien des souvenirs et m'ouvrant qqs portes pour notre voyage de cet été en République Tchèque.
Merci tout d'abord pour ton récit, et le travail de composition! Tu as dû y passer quelques heures ... mais du plaisir pour toi et tes lecteurs.
J'ai vu que tu étais passé par la Roumanie ou je veux aller fin mai.
Je recherche des coéquipiers, suite à l'annonce en lien ci-dessous:
ICI
Si tu as des connaissances qui recherche un voyage original, merci de m'en faire part.
Fred!
Et bien le confinement a de beaux jours devant lui! Chose promise, chose due (publier une journée de vadrouille par jour de confinement)! Après le carnet sur…
Je reviens, avec "Breihzane", d'une voyage de plus de deux semaines dans la moitié Sud de l'Albanie. Ceux qui me connaissent un peu ne seront pas surpris par…
J'entame ce carnet pour un voyage de 3 semaines en Ukraine, entre Kiev, Lviv, et Odessa. Notre but, comme souvent, n'est pas de courir un marathon touristique…
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Un petit carnet pour une petite semaine avec un petit budget dans un petit endroit et un petit peu de soleil en cette fin d'Octobre 2012? Voilà notre cahier…
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.