Dès qu'il atteint l'age de trois ou quatre ans, ses parents commencent à lui expliquer qu'il devra se comporter de façon exemplaire et travailler très dur à l'école. "Plus tard, tu deviendra quelqu'un d'important et tu aura un bon métier, comme papa..." Renouvellement éternel du cycle de la vie dans sa plus grande routine, le gosse devra comme ses parents, travailler, se marier et avoir lui même une ribambelle de petits morpions.
Lorsqu'il commence à se forger son véritable caractère, le gosse est l'objet d'une curiosité maladive de la part de ses premier maîtres et maîtresse d'école..."Eh toi, que veux tu faire lorsque tu sera plus grand mon chéri ?" Tout timide, il lève sa tête blonde, esquisse un sourire et affirme vouloir devenir explorateur. "Ce n'est pas possible, il faut choisir un vrai métier mon petit, que pense tu de pompier ou de policier ?"
L'adolescence approche, le gosse n'en ai plus vraiment un. Il sait ce qu'il veut, il sait ce qu'il aime, mais on lui reproche d'être dans ses plus profondes chimères. "Redescend un peu sur terre veut-tu ? Ce n'est pas cela qui va te nourrir. Si tu veux avoir une maison, une femme et des gosses, tu dois suivre la même voie que tout le monde". Une maison ? Une femme ? Des gosses ? Est-ce vraiment ce qu'il désire ?
L'age adulte, l'indépendance. Il travaille dans une bonne entreprise, à rencontrer une fille assez intéressante mais à toujours cette envie. Cette envie de s'enfuir, s'enfuir loin de cette carricature du bonheur parfait, du lendemain sûre. Ses amis se moquent de lui : pourquoi aimerai t’il partir loin de cette société si parfaite et son confort matériel indispensable ? Il persiste, pour lui l'argent fais sans doute le bonheur des uns mais rend forcement con.
Le jour est arrivé, face à lui même, à ses rêves de gosse qu'on a depuis trop longtemps étouffé, il s'en va. Sans regret, il laisse derrière lui son travail, sa famille, ses prétendus amis et sa douce compagne. Il ne le regrettera pas, personne ne le l’a jamais compris, tout le monde le croit fou. Il se sait différent, rêveur et passionner, et ne demande désormais qu'à jouir de ce que tous les autres auront manqué.
Dites... Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e), mais vous préferez quand même pas partir avec votre prince ou princesse adorée??? (quand vous en avez un...;))
J'préfère partir seule que pas du tout, mais avec un prince aimant et aimé, c'est quand même mieux! (surtout si on trouve une plage déserte...;))
Enfin, avis tout à fait perso...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Aie, question difficile…
J’ai justement eu l’occasion de me la poser plusieurs fois et tous récemment pendant de longues heures qui s’éternisent sans jamais être vraiment décidé. Bien sur lorsqu’il s’agit d’un voyage d’un ou deux mois on ce dit qu’il faut varier les plaisirs ou je ne sais quelle autre excuse pour ne revoir sa belle que quelques semaines plus tard !
On peut aussi faire de merveilleux voyages à deux : Je ne parviens pas à savoir pourquoi, mais c’est différent. On en à parler, et ce qui en ressort c’est que je me sens moins libre ! La première sensation que je recherche en voyage, c’est ce sentiment incroyable de liberté que l’on retrouve à chaque croisement de route ou devant ces paysages qui nous donne l’impression d’être assis sur le rebord du monde. Eh bien bizarrement, je me sens moins libre, moins insouciant avec elle qu’avec n’importe qui d’autre. (et ça, on la comprend, elle a du mal à l’accepter) La raison, je la connais un peu finalement : je ne me préoccupe pas que de moi, inconsciemment je doit faire attention à sont bien être… C’est bien aussi, mais c’est pas pareil.
Il y a aussi des cas inextricables : "elle ne peut pas m’accompagner pour un voyage d’un an." Là c’est une question de priorité, mais ça me semble un choix insurmontable…
Ne vous attachez pas trop à la vie, vous n’en sortirez pas vivant...
Si, si, il faut s'attacher à la vie (même si on n'en sort pas vivant...) : les années passent si vite, trop vite, croyez-en ma vieille expérience... et vivez à fond chaque jour comme si c'était le dernier... Je sais que ce que j'écris ici est d'une banalité extrême... mais je le pense sincèrement.
Bons voyages... en solitaire, ou à deux, ou à plusieurs !
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Euréka ! il a enfin pu dire : je... j'ai envie... je fais... et il a fait fi des ... tu devrais... tu dois faire... tu dois penser comme ... tu ne peux pas y arriver...
Dans le périple de tes envies... peut-être rencontreras-tu la dulcinée qui respectera tes choix et les partagera ! Je te le souhaite de tout coeur ! Et si ça n'est pas le cas tu rencontreras plein de voyageurs qui sont aussi considérés comme fous, inconscients... sans maison ni enfant ni travail fixe mais avec des envies de réaliser les rêves les plus fous !
Se donner les moyens de réussir son rêve... " Où que tu ailles, vas-y avec tout ton coeur". CONFUCIUS
Félicitation pour ton départ (sa c'est bien un CEDRIC), je reconnait une partie de ma vie dans tes ligne (perso c'était marin, alors pour un parisien tu imagine!!!!), mais je crain la suite de l'histoire, voir sa me fait un peut peur, j'en suis a la poste adolessance avec la rencontre de la fille (comme dit si bien la belle pub pour une banque) ...
Avez vous regarder mirelle dumas hier soir (désolée pour les non francais ...), avec Laurence de la Ferrière, Sylvain Augier et tant d'autres ???, il ont vecu et vive pour leurs passion, leurs aventures, leurs explois, comment font il pour suporté le regard des autres (je sait c'est facile a dire ....), mais surtous comment font il pour vivre de leurs explois ou aventure ???
Bonne journée a Tous, et vive l'aventure !!!!
Philo
"J'ai refait tous les calculs, notre projet est irréalisable, il ne nous reste plus qu'une chose à faire, le réaliser". Latecoere
dyslexique
"Il persiste, pour lui l'argent fais sans doute le bonheur des uns mais rend forcement con. "
Facile à dire, quand on peut voyager; moins évident a raconter devant des gens qui mangent a peine a leur faim, devant des parents qui voudraient tant offrir a leurs enfants un vrai foyer, une autre possibilite que de travailler des que possible.
Bon voyage, bonne fuite.
« Si tu ne sais pas où tu vas, tu n'es pas prés d'y arriver » Proverbe Targui
"Il a rompu avec les conventions de son milieu : il s'efforce de mettre dans sa vie une vibration particulière et l'idée qu'il se fait de la couleur ; il essaie peut-être même de la modeler selon ses idées personnelles. Il se peut qu'il soit sur la voie d'un chef-d'oeuvre, nous n'en savons rien ; mais, notez bien, s'il y parvient, personne ne s'en apercevra : ce sera un chef-d'oeuvre pour lui seul.
Et lui même n'en aura une vue d'ensemble que sur son lit de mort. Il y a quelque chose de beau là-dedans".
Joseph Conrad, "La flèche d'or"
Désolé, je n'aime pas beaucoup citer, mais cet extrait me va droit au coeur. C'est un beau texte, pour tous les amateurs d'absolu.
Je suis d'accord avec toi, Zakh, mais je pense que la question n'est pas tant "de jouir de ce que tous les autres auront manqué" (je n'aime pas citer[;)]) et de se confronter à eux, mais davantage de faire son propre bout de chemin. Les autres n'ont pas grand chose à voir là dedans.[:|]
Bonjour à tous, j'espère que mon message paraitra car je suis nouveau sur le Forum.
Je comprend tout à fait cette fable car je suis dans cette situation, mais ce qui peut faire peur, c'est le manque de moyens et la peur de l'inconnu dans 2, 5 ou 10 ans.
Xavier.
Pour savoir, il n'y a qu'une chose à faire, y aller...
"Si, si, il faut s'attacher à la vie (même si on n'en sort pas vivant...) : les années passent si vite, trop vite, croyez-en ma vieille expérience... et vivez à fond chaque jour comme si c'était le dernier..."
Je l'a déjà cité ... mais il me semble que parfois il n'est pas vain de réécrire ce qui est parlant.
Oui fabricia : "mieux vaut rajouter de la vie aux années que des années à la vie" (proverbe chinois)
Oh! que oui ...pour bien des personnes nous sommes pris pour de doux rêveurs ...ou de légers fous dont la vanne de sécurité (bien consensuelle) vient de lâcher!!! Pif paf poufff !!![;)]
C'est sur que lorsque l'on ne répond pas par l'affirmative ...à des questions bien "matérialistes, sécurisantes, figeantes", posées par son entourage, du genre : à quand enfin l'achat de ta future maison, à quand ta future promotion ?
Pas plus tard qu'il y a quelques semaines ...un ami m'a dit "vis à l'heure belge au lieu de vivre à l'heure africaine ou je ne sais qu'elle autre heure du monde", un autre encore plus proche m'a dit "sors de ta bulle, arrête de planer et repense un peu comme tt le monde" ...
Mais penser comme qui ?
Chercher et tenter de trouver son mektoub, son chemin ...sa légende personnelle ...c'est déjà pas si mal ...
Chaque destin ...chaque route est personnelle, elle ne peut être faite que d'équilibre que si elle répond à son fort intérieur et si elle croise celle d'autres en tte harmonie ...sans jamais s'enliser ...
Extrait de Paulo Coelho "l'alchimiste"
"il se trouvait à 2 heures à peine, en bateau, des plaines d'Andalousie, mais entre lui et les pyramides il y avait un désert. Il comprit que la situation pouvait être envisagée aussi de la manière suivante : en vérité, il se trouvait maintenant à 2 heures de moins de son trésor. Même si pour faire ce trajet de 2 heures, il avait dû mettre tout près d'une année entière."
Alors planage, fuite ou mektoub ...la clé de la réponse est en chacun d'entre nous!