Nomade ad vitam aeternam

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Original post
PA
Bonjour!

Je voulais savoir si certains d'entre vous avez déja pensez à devenir des nomades pas pour un temps mais pour tout une vie.

En dehors de l'aspect survie élémentaire où je pense qu'une reserve d'argent minimale permet d'entreprendre ce changement d'état, je voulais savoir ce que la vie pourrait être pour vous d'un voyageur sans attache qui va de ville en ville et de pays en pays jusqu'à sa fin.

J'ai personnelement déja imaginé une telle vie, mais je n'ai bien sûr pas ce capital de départ pouvant m'assurer de ne pas tomber dans la mendiantise. Cependant étant quelqu'un de peu d'attache (et peu attachant dirait certains), cette vie sans repères m'attire.
"In the world according to Garp we are all terminal cases" J. Irving
MI Mingan ·
BELLE FIN D'ANNEE....... AVEC UNE QUESTION PAREILLE !!!!!! [:|]

C'est quand même une idée qui m'a traversée l'esprit ................ Tant " le retour en France " me semble difficile et problématique. Non pas que ce choix soit compliqué ( sans doute une solution de facilité ) ET pour l'instant une obligation, mais je ne compte pas essayer de prolonger plus qu'il ne faudrait, ce séjour " au pays ". ALORS

"Vivre en nomade" me semble un rêve que je voudrai bien pouvoir un jour réaliser : Rêve de vivre libre, vivre dehors, vivre de rencontres, vivre la vie des gens rencontrés, le partage des choses, la découverte .. plus, plus, plus ;

Que deviens t-on ici ? si ce n'est retrouver ce qui nous en à fait partir + les difficultées ajoutées aux années d'absence..... pour quel résultat ???

Alors oui ; vagabonder dans ce monde infini, que l'on explorera jamais assez tant il est vaste, différent, interressant, multiple, qu'une vie n'y suffira pas de toute façon. Let's go...... yallah................
mingan
PA Padux ·
A la relecture c'est vrai que c'est posé de façon plutôt morne, mais c'était pas l'idée.

Je vois bien sûr le "vagabondage" comme quelque chose de très positif. C'est même pour moi l'utopie: maintenant que les sciences nous ont permit cette état d'��volution de la medicine et de la technique, je ne vois pas ce qui nous empeche de redevenir les nomades d'autrefois. Bien sûr les frontières entre les Etats et on a un peu perdu notre instinct de chasseur et pêcheur. Mais il existe cependant une forte actuelle du nomadisme : 3 visas trois mois par pays, travaillé pour se payer le minimum pour changer de pays. Il s'agit ici d'un etat toutefois de pauvreté et je comprend que une énorme majorité de personnes n'y voit pas leur utopie.
"In the world according to Garp we are all terminal cases" J. Irving
TH Thartampion Regular ·
L'idéal pour mener ce genre de vie est d'avoir une compétence qui peut être utile partout. De l'artisanat? de la médecine? de la plomberie? de la musique? va savoir..mais en tout cas avoir quelque chose qui permette de retomber sur ses pattes quelque soit l'endroit ou l'on passe. (sans tomber dans la "mendiantise") Parce que si tu te balades et ne survis que grâce à la chasse et la cueillette, tu seras de toute manière perçu comme mendiant dans les endroits que tu traverseras, voire comme parasite, ce qui ne manquera pas de provoquer certaines situations désagréables.

Nomade à plein temps? perso j'aime retrouver certaines personnes et une certaine stabilité après des périodes d'errance, mais l'idée est belle.
MI Mingan ·
Bonsoir : me re-voila après un temps d'absence sur le forum... Je retrouve les questions existentielles de, celui , de ceux, qui veulent partir, pour retrouver la vie d'avant, la vie simple , les rencontres, le partage, et + si affinités.... Nous sommes donc si nombreus à se débattre dans le " pourquoi l'on reste ? pourquoi l'on ne partirai pas pour autre chose ? ou autre part de différent, de mieux. ? " c'est assez important pour m'interpeller... Oui je suis partie. Avec un aller-retour qui c'est transformé en aller simple = Jamais regretté . Je voudrai dire aux adeptes de changement " allez-y, lancez vous dans la belle aventure, même pas peur, les déplacements quelqu'ils soient laissent des traces et des souvenirs que vous seuls vivrez, et que vous partagerez ensuite, pour donner à tous l'idée un jour de virer de cap. Ce moment est sans doute venu pour quelques uns de Vous. Alors pour ceux qui restent, SVP, donnez leur à vivre Vos aventures, Vos découvertes, Vos amitiés, Vos ressentis, Vos impressions... Quand il n'est plus envisagable, pour quelque raison que ce soit, de faire partie des voyageurs, Partager avec eux les moments forts " de nos voyages" revient à voyager aussi : DONC Il faut y aller. Rien ne doit vous retenir. Les choses que l'on croyaient essentielles se diluent vite au fil du voyage. elles n'ont plus la même importance, on en vient à se demandre porquoi on est pas parti plus tôt... Comme la vie : Elle ne revient pas.. la réponse est donnée.
mingan
MA Mandolpierre Veteran ·
bonjour avec un peu de retard je repond. 11 ans que je suis plus ou moins nomade, louant comme beaucoup mon appart pour vivre. jai commence sans y penser, a 45 ans, pour fuir un ennui et une situation hyper conflictuelle, apres avoir entendu quelqun parler de son experience a la radio. jai continue car a chaque retour je retrouvais cet ennui et ces conflits, l'intolerance, le plaisir de faire du mal. et la misere partout, tous ces mendiants. je n'ai pas un ressenti de la france tres agreable. ma vie cest des errances de 6-8 mois, treks longs genre compostelle, ou circuits a velo, avec des periodes de repos de 6 mois, dont 1 mois a visiter famille et amis, et les autres a louer une chambre dans un appart partage, en espagne ou au portugal, jamais dans la meme ville dune annee sur lautre. quest ce ca donne ? dun cote une vie sans souci, sans probleme, ou je ne vois que le meilleur, le plus beau des paysages, des villes, des musees, spectacles, etc... et des relations tres courtes avec des gens que je ne reverrai jamais, que je peux quitter a tout instant, donc pas de possibilite de conflit, de pression, pas besoin de jouer un role, je suis moi meme, comme ci comme ca. et pas de projets, d'objectifs, rien a atteindre ou a realiser, donc pas de tension, pas beaucoup de reflexion ni de calcul. autre vision tres peu damis, essentiellement des contacts internet, de la solitude humaine, que je remplace par un amour profond pour la nature, tres peu de sexualite, une vie coupee en morceaux, sans continuite, par exemple impossible de pratiquer un apprentissage, art martial ou artisanat ou etudes. lactivite se reduit a des choses simples, muscu piscine, lectures au hasard des livres trouves, marcher, creation repetitive, avec peu dinnovation. pas de vie sociale, car a chaque fois il faut recommencer a zero, nouveaux amis, contacts sociaux pour realiser des choses ou presenter ce quon fait, je suis simplement spectateur; je pourrais un peu changer cela en participant a des activites caritatives lorsque je me pose; mais quand je bouge, personne ne m'attend, et comme je nai pas de date darrivee, pas de pub possible, pas de contrat-tournee. et aussi le pb de la langue, qui limite la communication et la vie sociale : pas de rencontres dans les bars par exemple. une realisation, mon mode de vie, et une communication, le site. et pour moi une accumulation de connaissances sur les pays, les cultures, les plantes, les animaux, la geologie, etc... mais ca je ne le partage pas, pas le temps, pas l'occasion. en fait le mythe du nomade a change. jusqua la fin de la guerre 39-45, les nomades, hobos, battlers, gitans, chemineaux, etaient toleres, nombreux, et pouvaient vivre de mendicite, de "RMI" et de travail saisonnier ou d'artisanat simple. ils pouvaient se poser dans des aires communales ou abandonnees, en groupes. maintenant le nomade est un anachronisme, un devie, sans espace de vie, sans lieux de rencontre, et nous sommes peu nombreux. le velo me permet detre tolere, alors qua pied jetais souvent chasse ou insulte. le nomade na plus droit au RMI (absence de residence et de lieu de pointage), et le travail saisonnier devient rare, lartisanat ne rapporte plus guere. Ce nomadisme existe encore un peu en Australie, pour les backpakers de moins de 30 ans, en camionette. autre chose, jai peu a peu acquis des habitudes, des usages, des gouts, de tous les pays que jai visite, comme mettre des glacons dans le vin (argentine), et je ne comprend plus plusieurs obligations (la mode, diner a 19h30) ou coutumes europeennes; ce qui fait que je suis un etranger partout; et bien sur la politique ou les evenements de tel ou tel pays ne me concernent guere, et en plus je nai pas si souvent internet pour les suivre. donc je ne participe guere aux conversations des locaux. mes centres dinterets sont tout autre.

le reve du heros de la grande aventure, du voyageur qui revient et se reintegre comme prof de fac en costume cravate, est une illusion, tres peu de gens sinteressent a mes voyages, cest trop different comme mode de vie.

ceci etant ces 11 ans sont la meilleure partie de ma vie, le seul manque ayant ete une compagne.

maintenant je suis un peu las, tres fatigue physiquement et mentalement, et jenvisage de revenir me reposer chaque annee dans la meme ville, pour me faire un reseau d'amis, et des contacts pour presenter ce que je fais, et pour avoir mes petites habitudes, mes objets, un peu de confort. car une chose tres epuisante est tous les jours de trouver ou dormir (je campe souvent sauvage) et ou se trouvent les produits dans le supermarche, et de vivre dans des aparts un peu delabres, un decor impersonnel, ou dans une tente.

a + pierre
tout le monde prétend que la Terre est ronde, mais ne le croyez pas, en fait elle est plate bien sûr! http://mandolpierre.overblog.com
RO Rouxy Regular ·
Salut, tu présentes bien les pour et les contres de manière réaliste; concernant l'absence ou non d'une compagne ça peut être pesant, cela dit vivre en circuit fermé avec la même personne en permanence peut aussi être destructeur... d'autres butinent des conquêtes éphémères qui peuvent laisser un goût de solitude également; bref il n'y a pas de vie parfaite, j'espère que ton post sera lu de manière attentive par de jeunes gens [:)]

@+[;)]
PA Padux ·
Je lis tout ce que vous marquez et y trouve quelques réponses.

Là où mon avis diffère c'est sur la question de la solitude. Le nomadisme est la base un phénomène de déplacement de groupes, et c'est en sens que je le voyais. Bien sûr il s'agit d'une reflexion, que j'ai moi même designée comme utopiste, donc il est difficilement imaginable 3/4 amis vouant un destin pour une vie de vagabondage.

Enfin sur la question du couple, j'suis plutôt éloigner de ce modèle, disons cela. L'amour était à mon sens quelque chose de très éphemère.
"In the world according to Garp we are all terminal cases" J. Irving
MA Mandolpierre Veteran ·
bonjour

effectivement le nomadisme est a l'origine un mode de vie en groupes. Et c'est ce qu'essayent de reconstituer les hotels type backpakers ou auberge de jeunesse. mais comme je le dis dans mon premier post, le nomade, par culture traditionnelle ou moderne, est de nos jours consideré comme un dévié, dans tous les pays, il n'est plus guére toleré, et son nombre se reduit a une peau de chagrin. il devient donc tres difficile de trouver des compagnons, soit pour faire un bout de chemin ensemble, soit au lieu de repos.

2 livres qui pourraient t'interesser http://anzlitlovers.com/2012/02/02/the-battlers-by-kylie-tennant-read-by-jacklyn-kelleher/ sur les battlers en Australie et "les vagabonds du rail" par Jack London en anglais "the road" sur les hobos en amerique du nord

a + pierre
tout le monde prétend que la Terre est ronde, mais ne le croyez pas, en fait elle est plate bien sûr! http://mandolpierre.overblog.com

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