De l’outback à l’Europe

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PA
A force de grillages et de planches clouées en travers de l’entrée la mine a été barricadée, bien qu’avec la neige qui va tomber pendant tout l’hiver et rendre l’endroit inaccessible cette précaution se révélera inutile. Personne ne risquera des éboulis dans la galerie principale, personne ne tombera dans le puits. Pendant des jours il a emballé ses provisions, mettant à l’abri des souris et des rats celles qu’il laissera dans la « maison » de la montagne, rangeant dans des cartons et chargeant dans le vieux Toyota celles qui seront à emporter vers l’outback. « Wish you were here !” Il n’a pas pu s’empêcher de lancer ce petit message à travers la planète. « Tout est si facile quand tu t’en mêles ! » En France à la même heure il fait nuit et « elle » dort. C’est ça, le plus facile : ne pas être concernée. Et pourtant sa vie est là-bas. Mais pour que sa vie s’en retourne « là-bas » c’est ici qu’il faut ramer, ici où personne ne ramera à sa place, ici où rien n’est facile hormis roupiller un bon coup pour reprendre des forces ou tout simplement lâcher prise, laisser voguer la galère. Elle envoie des messages, elle répond aux siens, et elle ronge son frein. Il a fait un premier voyage hors du dédale des montagnes avec le camion chargé à bloc. Les pistes étaient boueuses mais moins qu’il ne s’y était attendu. Bill roulait devant avec son véhicule ; à eux deux ils étaient équipés pour sortir de tous les bourbiers et dégager la piste des gommiers tombés en travers. La femme de Bill mordait son mouchoir pour s’empêcher de crier. Et si elle redoutait davantage les égratignures sur le véhicule que la panne sur la piste, c’est bien la hantise de la chute libre dans le ravin qui lui faisait étouffer ses hurlements. La femme de Bill se laisse aller à la panique. Parce que Bill est là pour la récupérer avant la noyade. Heureux, aimant, puissant, et résigné. Lui sait que le ravin n’est pas un danger. Parce qu’ils roulent au pas. Mais il sait tout autant que la moindre souris dans l’habitacle occasionnera une véritable panique. Alors, à chaque instant, il est prêt à entourer de ses deux bras musclés sa compagne de cinquante années de voyages variés et à la rassurer. Et Blue rit à travers ses larmes. Tout soudain semble si puéril. Mais deux jours plus tard, tout recommencera. Pour un ravin ou une égratignure. « All went ok ». Le conducteur du camion envoie un message en France. Il est détendu à présent, car il sait qu’en des circonstances contraires ils auraient pu mettre deux jours à sortir des montagnes, et il veut rassurer sa compagne qui à 17.000 km de là se faisait du mouron sans en avoir l’air. Si par son travail elle avait réalisé un excellent chiffre d’affaire dans le mois qui a précédé elle aurait sauté illico presto dans un avion pour accompagner les trois semaines qui vont de la montagne à l’outback, tous transferts confondus. Mais des clients se sont désistés, et d’autres ont repoussé leurs projets. Faut pagayer sinon y’a même pas de quoi croûter ! Blue envoie un message simultanément : « on te voit quand ??? » De France on répond : « bientôt ! bonne chasse aux saphirs ! Je vous aime!» Car Bill et Blue partent fossicker pendant deux ou trois mois à présent…

Il a convoyé le camion et le van jusque vers l’outback, un de ses amis suivant avec le Toyota et la remorque. Près de 1500 km. « Je n’ai pas oublié ton carton ! » Elle avait laissé tout un carton d’affaires : boots, vêtements, connectique, bouquins. Elle les retrouvera dans l’outback, le plus rapidement possible. « Charlie et John à dîner ! Je t’aime ! » Le dernier dîner avec Charlie et John, c’était pour leur faire découvrir des spécialités françaises : escargots et cuisses de grenouille. « Devant la dame » les compères avaient fait bonne figure, avalant – stoïquement et probablement sans les mâcher – les immondes délices gastronomiques. « Ca a bien marché, mon blanc de poulet panné au persil et mes huîtres en beignets, non ? » Il était tout content de son subterfuge bon enfant. Le lendemain, Charlie vint boire le thé et grignoter quelques petits gâteaux maison, biens moins suspects que les mollusques. « Tu sais que – escargots ou non – cette simple idée m’a rendu malade toute la nuit ? » Bon. La prochaine fois il faudra leur en faire goûter « pour de vrai » ! All right mate, mais toi d’abord ! Il arrive dans moins de deux jours et mes garde-manger sont remplis à ras-bord de very french gastronomy ! Escargots et cuisses de grenouilles compris !

Il a donc fermé la mine du Victoria, déménagé ses quartiers d’hivers vers l’outback du New South Wales et les gisements d’opales, et puis…

Et puis il est descendu vers la petite ville et il a passé quelques jours à régler un an de paperasserie. Fait l’aller-retour Melbourne pour rendre visite à ses enfants et à ses amis, refait un voyage vers la mine (il n’avait pas neigé dans l’intervalle) pour récupérer quelques affaires de plus, rendu visite à un vieux mineur avec qui il a prélevé et concassé quelques échantillons de minerai dans un endroit reculé – et passé une journée à se dégager de la boue – refait un aller-retour Melbourne, récupéré de ses enfants le parfait attirail du voyageur long-courrier (oreiller gonflable, boules Quies, somnifères, recommandations), bouclé sa valise. « Waiting for bus to Sydney. Love you!” Une nuit entière de bus jusqu’à Sydney. Une journée et une nuit chez son plus vieil ami. Et puis, l ‘aéroport, l’escale à Singapour et… « Plus que quelques heures à présent ! »

« President Chirac being too busy with soccer world cup sends me to welcome you….. » Quelle est ma plus jolie robe ? Non pas la plus jolie, mais celle qui allie l’esthétique à la circonstcance…. ? Chouette, il y en a une ! Quoi ? Il me reste deux devis compliqués à élaborer et un peu de ménage à faire ? Qu’à cela ne tienne, j’ai aussi un peu de lecture en attente ! Le téléphone sonne ? Mais qu’est-ce qu’ils ont donc tous à vouloir caramboler leur urgences un 1er juillet ? Ok, pani pwoblem, je vous ponds ça dans la soirée…. la nuit sera longue…

Chut… silence… le soleil brille et j’écoute mes tomates mûrir…. Là-bas le soleil va se lever sur l’avion qui va décoller.

C’était mon « millième ». Une fantaisie. Peut-être.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
LA Laneige Regular ·
"Fantaisie" délicieuse !.....tu m'as littéralement embarqué, emballé, enjoué....quelques lignes d'écriture pour "rendre" des kilomètres d'aventure ?...quelques mots ça et là pour fleurter avec les souvenirs peut être, .. en tout cas, avec une bien jolie plume...qui, gracile nous caresse au coeur...délectable et "mordant"[;)] CONGRATULATIONS FOR THE 1000 !!!!

amicalement Nadège
"Il y a assez sur Terre pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire l'avidité de chacun" GHANDI"

"Heureux le voyageur, qui en parcourant le monde trouvera son âme et en s'ouvrant à lui trouvera son coeur"...
PA Pataugas Veteran ·
Merci Nadège-laneige, et mes plus joliment complices pensées![;)]
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
PO Pondy Veteran ·
Patience, patience plus que quelques heures....... Dans cette attente fébrile, tu crées pour nous tous le magnifique collier d'opales que chaque mot égrène et, qui feront de toi, bientôt maintenant, une Femme-Kangourou bondissante et heureuse.

Dom.
PA Pataugas Veteran ·
[;)][:)]Oui... Après une bonne sieste je n'ai plus qu'à travailler à présent jusqu'à deux heures du mat' (café à la rescousse), et ensuite faire ce trajet tranquille sous les étoiles jusqu'à l'aéroport de Francfort...[:)] zdoiiiing! zdoiiiing!!!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
CA CatherineGil Globetrotter ·
Superbe texte : un pied en Australie, un pied en France .

[:)], Je souris parce que ce texte bien trop musclé pour être qualifié " d' écriture de femme " n'a été salué jusqu'à présent que par des femmes. L'homme "mulot" craindrait-il la femme kangourou ?
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
LE Lepiaf Globetrotter ·
Je souris parce que ce texte bien trop musclé pour être qualifié " d' écriture de femme "

Ah bon, il y aurait une écriture de femme et une écriture d'homme ?

J'ai lu le texte le jour de sa publication, comme beaucoup d'autres sans doute, mais je ne commente pas tout ce que je lis (heureusement, se dira le lecteur de ce commentaire et il aura bien raison).
CA CatherineGil Globetrotter ·
Ah bon, il y aurait une écriture de femme et une écriture d'homme ?

C'est absolument indéniable pour qui s'intéresse, même de très loin à l'écriture [:)]
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

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YO Youpi88 Globetrotter ·
J'ai rien compris.....désolé....manque un peu de contexte non ? Peut etre fallait-il te connaitre avant de lire ? [:/]

Cela dit c'est bien écris, bien que très haché, mais j'ai toujours du mal à comprendre...je dois pas être très fin alors.

Ne prend pas mal mon message, surtout pas, je dis juste mon sentiment. [:P]

Ah oui au fait, HAPPY MILLIEME MESSAGE
LE Lepiaf Globetrotter ·
C'est absolument indéniable pour qui s'intéresse, même de très loin à l'écriture [:)]

Un concentré de CatherineGil en une courte phrase, bravo. Tu ne te sens pas trop seule tout là-haut ?

Il n'empêche que j'aimerais bien que tu expliques ce qui différencie une écriture féminine d'une écriture masculine, plutôt que de m'asséner un "c'est absolument indéniable". Ce genre de formule éveille tout de suite ma méfiance. Bien que ne m'intéressant pas à l'écriture, même de loin, je lis pas mal de livres sans m'attacher au sexe de l'auteur.
YO Youpi88 Globetrotter ·
J'attends comme toi une réponse car je vois pas non plus de différence entre une écriture d'homme et une écriture de femme....

Suspens !!! [;)]
PO Pondy Veteran ·
Bonjour, Bien sûr qu'il y a une écriture indéniablement féminine, c'est à partir de 1974 qu'on a commencé a reconnaitre l'écriture féminine comme terme littéraire en relation avec un courant. L'étude sémantique admet que la femme écrit avec une conscience féminine ou féministe reconnue par les lecteurs ou par la critique. Remodelage littéraire qui sert de véhicules adéquats à la sensibilité féminine. L'écriture féminine a été un bouleversement dans le champ littéraire dès le début du XXe siècle.

Je n'en dis pas plus long, parce que j'ai tout "pompé" sur http://www.ditl.info/arttest/art5940.php qui explique tout bien mieux que moi.

Ca m'énerve que l'on ne puisse différencier à la seule lecture d'un texte le sexe de l'auteur. Parfois et c'est très rare des auteurs masculins se sont essayés à écrire en se mettant dans la peau d'une femme. Bien entendu je ne me rappelle plus du nom de ces auteurs, alors ne me le demande pas.

PS : le temps que je tape mon p'tit truc, Youpi se pose la même question, alors ma réponse est pour les deux
LE Lepiaf Globetrotter ·
Merci de ta réponse et du lien. Mais il s'agit d'une approche féministe. Ma question était beaucoup plus prosaïque, je m'étonnais qu'il soit possible de distinguer à la lecture d'un texte si l'auteur était une femme ou un homme, en réaction à la phrase de CatherineGil ce texte bien trop musclé pour être qualifié " d' écriture de femme "

des auteurs masculins se sont essayés à écrire en se mettant dans la peau d'une femme

L'inverse est vrai aussi, ne serait-ce que l'utilisation d'un pseudo masculin pour arriver à se faire éditer.
PO Pondy Veteran ·
Ben voilà, il va me falloir expliquer, tout ce que je ne sais pas faire à l'écrit[:/]

Catherine a peut-être écrit le terme "musclé" non en référence aux biceps masculins mais aux mots emplis de force loin de la mievrerie fréquente féminine (un peu comme moi par exemple[:/])

Le cerveau, c'est quèque chose qui me passionne. Chez moi c'est la circonvolution de Vernicke (le langage) qui fonctionne à cent à l'heure. Chez l'homme, il y a le néencaphale : cerveau conscient et rationnel mais aussi l'archencephale le cerveau instinctif. P'têtre qu'il faudrait demander à un neuropsychiatre si l'une des zones est plus développée chez l'homme que chez la femme

Dom.
GI Gildadesiles Globetrotter ·
il y a un auteur américain qui, je trouve, a une sensibilité très féminine, c'est Douglas Kennedy, mais ceci n'engage que moi, je trouve qu'il a une façon de décrire les femmes, très féminines...
DO Dolma Globetrotter ·
Hum ! Tu trouves encore du plaisir à la simple lecture d'un texte DO ou bien tu décortiques tout pour savoir de quel cerveau il est issu ?

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
PO Pondy Veteran ·
Oui, mais bien sûr, j'aime beaucoup le lire. Merci de réveiller mon amorphe mémoire

Dom
CA CatherineGil Globetrotter ·
Faudrait savoir . Lorsque je me donne la peine de répondre en argumentant ma réponse, tu y trouves la preuve que je cherche la polémique et si je n'argumente pas, tu y trouves la preuve que " c'est typiquement de moi "

Sur ce coup, comme je souriais béatement et que je comprends mal pour quelle raison tu t'es senti visé ( quoi que [:)] ) je m'offrirai le loisir de ne pas "polémiquer ".
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

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LE Lepiaf Globetrotter ·
Catherine a peut-être écrit le terme "musclé" non en référence aux biceps masculins mais aux mots emplis de force loin de la mievrerie fréquente féminine (un peu comme moi par exemple[:/])

He bien justement, je trouve que c'est trop simple et réducteur que de penser cela. Je vais prendre un contre exemple sur ce forum : pataugas a effectivement une écriture directe et incisive, "musclée" si on veut, en revanche l'écriture d'Alan correspond au schémas reçus de l'écriture féminine. Plus j'avance en âge, et plus les idées reçues sur les différences entre hommes et femmes tombent les unes après les autres. A part les différences physiques comme la force musculaire et la possiblité d'enfanter, je pense qu'il y a une telle variété d'individus qu'il est faux de vouloir classer entre féminins et masculins. Le plus curieux, c'est que ces idées reçues sont perpétuées autant par les hommes que par les femmes alors qu'elles sont souvent au désavantage de ces dernières, comme par exmple le sens de l'orientation qui serait meilleur chez les hommes comme je l'ai lu sur ce forum de la plume d'une femme.
LE Lepiaf Globetrotter ·
Faudrait savoir . Lorsque je me donne la peine de répondre en argumentant ma réponse, tu y trouves la preuve que je cherche la polémique et si je n'argumente pas, tu y trouves la preuve que " c'est typiquement de moi "

Sur ce coup, comme je souriais béatement et que je comprends mal pour quelle raison tu t'es senti visé ( quoi que [:)] ) je m'offrirai le loisir de ne pas "polémiquer ".

Peut-être pourrais-tu trouver un juste milieu ?
CA CatherineGil Globetrotter ·
Mais, tu expliques très bien justement [:)]

L'écriture féminine a, comme l'écriture masculine ses qualités spécifiques et ses défauts spécifiques, la mièvrerie est un "défaut" typique de l'écriture féminine. Le texte de Geneviève lui n'est pas mièvre pour deux sous .

Remarquer qu'il y a des différences entre féminin et masculin, n'est en rien anti égalitaire bien au contraire : l'aricle premier de la Déclaration des Droits de l'Homme est là pour le souligner => tous les individus sont libres et égaux en droits quelles que soient leurs différences ( couleur, religion, sexe, opinions politiques, nationalités ect...) C'est dans la reconnaissance et le respect des différences que se trouve la véritable égalité, pas dans l'uniformité. Souligner une différence n'est pas établir une hiérarchie.

Dolma : il n'est pas besoin de "décortiquer" un texte pour le savourer c'est plutôt une question de sensibilité et d'intuition .

Gidadesîles : Oui, bien sur, certains auteurs masculins ont une sensibilité très féminine et réciproquement, c'est sans doute la raison pour laquelle Marguerite Yourcenard et Cocteau avaient une telle complicité comme en témoigne leur correspondance .
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

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AS Astragale Regular ·
Bien sûr qu'il y a une différence entre une écriture féminine et une masculine et bien sûr que si, il y a des différences entre les hommes et les femmes. C'est typique d'un homme de dire qu'il ne voit plus ces différences. Moi, en tant que femme, je les vois tous les jours. Nos sociétés sont fondées sur cette différence et toute la communication se fait suivant des codes masculins ou féminins. Donc, je suis d'accord: "c'est absolument indéniable pour qui s'intéresse, même de loin à l'écriture" il suffit de lire un peu... exemple: Alexandra David-Neel et Nicolas Bouvier. Ce sont deux de mes auteurs préférés que je lis et relis... et ils écrivent différemment, leurs centres d'intérêt ne sont pas les mêmes, ils ne remarquent pas les mêmes choses, ils ne les expriment pas de la même manière. Et c'est tant mieux, deux genres = deux façons de voir la vie = deux fois plus de richesse intellectuelle. Bonne lecture !
AS Astragale Regular ·
"Catherine a peut-être écrit le terme "musclé" non en référence aux biceps masculins mais aux mots emplis de force loin de la mievrerie fréquente féminine (un peu comme moi par exemple[:/]) "

Mievrerie fréquente féminine .... non mais ce qu'il ne faut pas lire .... faudrait pas généraliser votre cas à l'ensemble des femmes. Toutes ne sont pas mièvres: allez lire d'abord quelques auteurs comme Ella Maillart, Muriel Spark, Karen Blixen, Janet Evanovich, Michèle Alliot-Marie .... Vous verrez, ni leurs styles, ni leurs idées, ni leurs témoignages, ni leurs histoires ne sont mièvres.

Pff...
CA CatherineGil Globetrotter ·
Une autre exemple flagrant : " Oasis interdites " de Ella Maillart et le même voyage effectué en même temps puisqu'ils étaient compagnons de voyage " Courrier de Tartarie " de Peter Fleming
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

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DE Deedou Veteran ·
C'est un signe, le 1000ème quelques heures avant le grand saut ! [;)] Hors la polémique féminin / masculin, je dirais que l'on sent le coeur bondir (!) et l'irrépressible appel vers l'aéroport... à travers le vécu de ce transit mine / outback / europe...

Belle vie à cette fantaisie ! [:)]
« Seuls ceux qui risquent sont libres »
AS Astragale Regular ·
Bonsoir,

Suivant votre conseil, j’ai lu Courrier de Tartarie et Oasis interdites l’un après l’autre et c’est vraiment extraordinaire de voir comment deux personnes perçoivent le même voyage de façon complètement différente. Le récit de Flemming est beaucoup plus pressé, « speed » que celui de Maillart. Elle voit plus les détails, les paysages ; elle est plus lyrique que lui. Il est plus rationnel qu’elle et beaucoup plus préoccupé par les détails pratiques de cette expédition. J’aime bien la façon dont leurs loisirs focalisent leur attention sur tel ou tel détail, lui est plutôt chasse et obnubilé par le record alors qu’elle vit plus au jour le jour, tranquillement. Elle est plus nomade dans l’esprit que lui. Mais j’ai aimé les deux récits, merci pour ce conseil de lecture ! A bientôt.
CA CatherineGil Globetrotter ·
Super ! Je sis ravie que vous ayez pris autant de plaisir que moi à lire ces deux récits "parallèles" .
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

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