Parfums et ambiance du Laos

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Une seule ambition en écrivant ce récit : partager avec vous mes sentiments et quelques anecdotes de notre voyage au Laos. Même si, pour des raisons de temps, nous avons choisi un parcours assez classique, Vientiane, Vang Vieng et Luang Prabang, nous sûmes très vite que nous reviendrions au «royaume du million d’éléphants.»

Quel contraste quand à la descente des avions successifs qui nous amenèrent de Paris à Vientiane, le temps pressé, le temps stressé s’évanouit subitement pour laisser la place au temps long, délicat et si doux à saisir. Déjà un autre monde, celui du temps de vivre. Au Laos il faut savoir prendre son temps. Le temps de voguer sur le Mékong, le temps de vivre les moments d’un village, le temps d’apprécier la culture locale. Il y a une part de mystère et de discrétion qui séduit au Laos. Pas de mer au Laos mais l’eau est partout : le Mékong et ses affluents qui traversent le pays ne jouent pas qu’un rôle économique. Ces fleuves et rivières sont des lieux d ‘échanges, de vie de tous les jours et depuis toujours, comme un berceau de civilisation.

Ce récit n’a rien d’un guide touristique. C’est une modeste transmission du bonheur et de l’émerveillement qui nous ont transportés tout au long de notre rencontre avec ce pays si serein, chaleureux et accueillant.

Bienvenue dans les coulisses de nos souvenirs.

Nous quittons Paris par un temps maussade, gris et glacial pour nous retrouver 11 heures plus tard dans l’ambiance agitée et tellement occidentale de l’aéroport ultra-moderne de Bangkok. Heureusement la traditionnelle soupe thaïlandaise du snack du premier étage (celle au magret de canard, la meilleure !) nous donne un avant-goût de l’Asie. Cette soupe est devenue pour nous une habitude à chacun de nos passages dans cet aéroport. Transit, transfert et après un nouveau vol d’une heure nous sommes à Vientiane. 30° de différence avec Roissy, de quoi regretter de ne s’être changé à Bangkok ! Pour l’obtention du visa, un vrai gag à la Tati ! Quatre personnes dont deux en uniforme, derrière leur guichet et qui se passe consciencieusement nos passeports. Les uns tamponnent avec frénésie, les autres agrafent avec soin, les derniers font payer avec insistance. Mieux vaut être rapide car il n’y a aucun rapport entre la vitesse de sortie des passagers de l’avion et le calme olympien de ces fonctionnaires, souriants malgré tout.

C’est la nuit tombée que le taxi nous dépose devant le guest-house que nous avions réservé. A la vue du bâtiment délabré, je lui demande de nous attendre afin de vérifier si nous sommes au bon endroit. Je ne me vois pas du tout passer une seule nuit dans ce taudis ! [:/]Longue discussion entre le propriétaire des lieux et le chauffeur. Nous ne sommes pas à la bonne adresse. La discussion se prolonge comme si l’autre adresse, la bonne, était tout à fait à l’autre bout de Vientiane. Elle est au coin de la rue, à exactement 15 mètres ! Là nous sommes attendus par Diamond dans le nouveau guest-house. Même nom, même famille : le chauffeur de taxi est pardonné ! C’est le Dorkett Garden guest-house : accueil très chaleureux et Versailles ! [:)]Diamond s’empresse d’allumer toutes les lumières du jardin et de mettre en route les jets d’eau du bassin au milieu duquel trône une divinité agenouillée. Belle chambre confortable, sacs déposés et ventre toujours creux ! Par crainte que nous nous perdions, Diamond nous accompagne au restaurant de l’un de ses amis. Premier repas, premières senteurs et parfums des épices de l’Asie : par pitié, pas trop spicy…. Trop tard : c’est le remake de «hot lips» toute la nuit ! Lendemain matin : rencontre avec Aurèlie et son mari, les propriétaires. Tous deux Lao-américains venus de l’Orégon. Ils sont revenus au pays et lui, architecte a construit ce guest-house magnifique pour «occuper» Aurèlie qui a une petite fille d’un an. Dorkett Garden, c’est une recherche minutieuse tout en raffinement : jusqu’au savon à la papaye, décoration simple et agréable, tout en bois vernis, des jardins luxuriants aux fleurs magnifiques et, le tout, à deux pas du Mékong, au bout de la rue. Le Talat Sao et les anciens temples ne sont pas très loin non plus. Promis, nous vous ferons de la pub ! Mail à Lonely Planet et diffusion de l’@mail dk_gardenguesthouse@yahoo.com 20$ la nuit pour une chambre magnifique, clim, douche, eau chaude, tv et petit déjeuner.

Diamond est adorable : elle nous réserve le bus VIP pour nous rendre, le lendemain, à Vang Vieng, passe des coups de fils pour un guest-house pour notre prochaine étape et va jusqu’à négocier le prix du tuk-tuk pour visiter le Pha That Luang (10, 000 kips pour deux – 80 cents d’€). Nous sommes tout de suite séduits par ce temple qui domine la ville au bout des « Champs Elysées » de Vientiane. Il symbolise à la fois la religion et la souveraineté du pays. Très peu de monde, juste un moine novice avec qui Daniel entame déjà la conversation !

Nouvelle négociation avec un tuk-tuk qui doit nous emmener au Patuxai : premier prix 30, 000 kips mais face aux experts que nous sommes grâce à Diamond, il accepte nos 10, 000 kips pour deux. Le français d’Arcachon qui se trouve déjà dans le tuk-tuk a négocié dur pour obtenir 20, 000 kips pour lui tout seul. Il n’est pas fier ! Au Patuxai, pas la peine de monter en haut de « l’arc de triomphe » Envahis par la poussière, des étalages de souvenirs à chaque étage et, au sommet, une vue loin de ce que les guides promettent !

Promenade sur le Th Lan Xang, les fameux « Champs Elysées ». Visite à l’autorité touristique nationale du Laos où nous sommes immédiatement reconnus comme français. Mais comment sait il ? Allures, vêtements, signes particuliers, the french touch !!! Très sympa, de toute manière !

Un peu plus loin, c’est la découverte du marché Talat Sao. Flâneries parmi tous les étals d’étoffes, de vêtements, de bijoux, d’appareils électriques et électroniques. Il semble que l’on puisse tout trouver ici ! Mieux que chez Casto ! ! Je deviens « folle » au premier étage, chez les orfèvres. Mais il y trop de choix, ça tue l’envie…. Je n’achète rien. [:P]Daniel, dans son coin, attend en faisant la conversation avec un agent de police.

Nous nous installons pour déjeuner au milieu du marché parmi toutes les savoureuses préparations culinaires, très colorées et parfumées et nous dégustons une délicieuse Larb Tao (soupe de nouilles et bœuf) et une beerlao (3$ pour nous deux). Ambiance sympa, animée mais qu’est ce qu’il fait chaud ! [:|]Recherche ventilateur désespérément ! Ne pas manquer de visiter la cuisine ! En plein air, ouverte au passage de centaines de badauds, des assiettes et des verres empilés n’importe comment : de quoi faire fuir la plupart de nos amis plus « continental cuisine »[:P]

En route vers le Palais présidentiel, visite des Vat Si Saket et Haw Pha Kaew, de la marche et encore de la marche sous un soleil accablant et 100% d’humidité ! On n’en peut plus ! Retour au guest-house. Douche et sieste bien méritées.

Ne ratez pas les magnifiques coucher du soleil sur le Mékong, insistent les guides. Devant nos beerlao nous attendons ce moment magique. Dommage, trop de brume.[:(] En repartant nous assistons à un cours de gym tonic avec au moins une centaine de filles, plus ou moins douées mais bien coordonnées. Heureusement car la place manque !

Arrêt massage au White Lotus, pour gâter nos pauvres pieds meurtris par les kilomètres parcourus depuis le matin. Le rêve à l’état pur : ambiance feutrée, musique douce, la voix harmonieuse de Bocelli et en prime, une promotion : massage des bras et de la tête pour le même prix. Une heure de bonheur ![:)]

Pour dîner, nous suivons les conseils de Lonely Planet. Leur coup de cœur nous amène au «Bounmala» un restaurant un peu en dehors de la ville. Nous « éclatons » notre budget pour un repas royal : salade aux nouilles, soupe aux pousses de bambou, canard laqué, poisson grillé, riz gluant, boissons et pastèques en dessert, 12$. Combien aurions nous payé à Paris ?

Départ pour Vang Vieng.

Diamond s’est occupée de tout : le tuk-tuk pour nous emmener à la gare routière pour un départ à 9 heures, un petit déjeuner simple mais suffisant, un petit paquet de «goodies» pour le voyage : chips de bananes séchées, et un paquet de café du Laos. Une vraie mère pour nous ! Faute de clients, le bus est retardé. Nous ne partons qu’à 10h30. Ce n’est pas grave, et nous nous apprêtons à faire un tour quand on nous rappelle : départ dans 10 minutes ! Faudrait savoir ! A la gare, quelle frénésie ! Il y a des gens partout, qui vont et viennent, des sacs, des cageots, un vrai capharnaüm. Le chargement des bus est un spectacle incroyable. Des paquets envoyés adroitement vers le toit, des motos hissées sur le porte-bagage, quelle technique ! Où sont les cages à poules ? Il fait une chaleur insupportable et nous attendons dans la poussière que soulèvent des dizaines de tuk tuk qui arrivent, déversent leur chargement de passagers et de bagages et repartent. 2 heures ! Ne nous énervons pas ! Finalement le bus annoncé à 9 heures, retardé à 10h30 et avancé ensuite à 9h30 partira à 11heures ! Oublions nos valeurs occidentales et prenons les choses comme elles viennent, après tout, nous sommes en vacances ! Trois heures de route, dans un bus dont les suspensions brillent par leur absence, trimballé de gauche à droite, une clim qui rend l’âme au bout d’une heure, des banquettes couvertes d’une housse plastique qui nous colle à la peau moite de chaleur et une musique à tue tête du dernier tube laotien ! Je réalise alors que mon profil de routard bourgeois s’oriente de plus en plus du côté bourgeois et s’éloigne inexorablement du routard ! C’est décidé, pour 1$ de plus nous prendrons le mini bus pour aller à Luang Prabang, notre troisième étape !

Vang Vieng : village écrasé par le soleil et des travaux partout ! [:|]Les rues sont complètement défoncées pour l’installation du tout à l’égout : quel luxe ! Le site est cependant d’une beauté saisissante. Nous sommes sous le charme de ces paysages majestueux qui nous rappellent beaucoup Guilin, en Chine avec ses montagnes en forme de pomme de pin. Saisissant spectacle que ces immenses pics de rochers au milieu desquels la nature reprend ses droits en dressant des arbres accrochés comme par miracle. Nous restons au Bungalow Thavonsouk, dans un cadre magnifique, directement sur le Nam Song, la rivière qui traverse le village et près du pont en bambou. Un de ces ponts qui semble tenir par hasard sur ses piles de bambous et sur lequel passent des centaines de personnes, des vélos chargés à outrance et même des motos. Le pont a été construit par les villageois et c’est pourquoi c’est un pont….à péage ! Tout se paye au Laos, certes pas cher, mais on paye pour n’importe quoi. Pour traverser la rivière on doit débourser 0, 55 cents d’euros pour l’aller et le retour. Nous sommes à la saison sèche et pour faire des économies beaucoup traversent à pied. La rivière doit faire à peine 50 centimètres de profondeur en son milieu. De l’autre côté, nous faisons une merveilleuse balade de quelques heures dans la nature, à travers des rizières desséchées, et quelques fermes isolées. Visite de grottes pour lesquelles il faut encore payer. Les pancartes indiquent « grottes à 600m » et nous parcourons près de 6 kilomètres pour les atteindre ! Belle promenade, juste avant la tombée de la nuit.

Le lendemain, journée très sympa sur le Nam Song. Nous choisissons la formule kayak avec visite de grottes et de quelques villages. On partage notre jumbo (gros tuk tuk) avec un groupe de jeunes israéliens, qui viennent juste de quitter l’armée. Longue conversation amicale et grand étonnement quand Daniel leur dit qu’il habitait à Jaffa en 1948 ! Non, ce n’est pas une blague ! C’est tellement loin pour eux, ils ont tout juste 20 ans. Je ne sais pas ce qui les étonne le plus : qu’il soit «si vieux» ou qu’il soit encore «routard» à son âge !!![:P] Nous passons la journée avec un couple d’anglais de Liverpool, (évocation de notre voyage d’il y a 35 ans pour nous recueillir au sanctuaire des Beatles) Ils sont sur la route depuis 3 mois et nous les retrouverons quelques jours plus tard à Luang Prabang. Journée délicieuse : la première grotte nous rappelle les plongées que nous avons faites dans les cénotes au Mexique, mais ici la balade se fait en chambre à air, en tirant sur la corde fixée sur la paroi. C’est amusant et la baignade en fin de parcours est une belle récompense rafraîchissante ! Rien de très compliqué pour pagayer en kayak, le Nam Song à cette époque est un cours d’eau assez calme, pas réellement de forts rapides mais on trouve quand même le moyen de se retourner. Quelle honte ! Daniel en perd sa casquette, sa chevalière et sa fierté ! L’eau est pure et transparente et les paysages que nous traversons sont magnifiques. Au détour d’un bras de la rivière, un véritable centre d’attraction aquatique avec des plongeoirs géants, des buvettes où le beerlao coule à flots (on y retrouve nos israéliens dans un état…un peu avancé) Le site est un peu dénaturé par ce Disneyland rustique fait de cordages et de bambou, mais l’expansion du tourisme et l’amélioration de la vie des habitants de la région peut excuser ce «débordement » ! Nous avons cependant passé une excellente journée ! Rien à regretter !

Nouveau voyage (en mini bus cette fois) que nous traduisons aujourd’hui en Vraiment Inconfortable et Pourri !!! Six heures difficiles, toujours sans clim et moi, sur un strapontin ![:/] mais nous sommes éblouis par les somptueux paysages montagneux que nous traversons.[:)]

Nous arrivons à Luang Prabang en fin de journée. Luang Prabang, un site privilégié, niché entre les montagnes. Nous sommes tout de suite séduits par l’architecture coloniale des maisons anciennes et les nombreux temples. Ce qui nous surprend également et que l’on ressent immédiatement, c’est ce sentiment de tranquillité que dégage le goût exquis de la décoration des villas transformées en guest- houses, en restaurants, en boutiques d’artisanats ou en galeries d’art. On sent le tourisme mais on conserve le pittoresque. Nous logeons au Senesouk guest house, ancien magasin colonial, face au temple Vat Saen avec un balcon en bois vernis où nous serons en première loge pour la procession des bonzes au petit matin.

Premier aperçu de Luang Prabang : nous montons au Phousi qui domine la ville et d’où la vue est splendide. Au pied de l’immense escalier qui mène au sommet, nous achetons une petite cage avec deux minuscules oiseaux à une vieille dame qui nous fait comprendre que nous devons leur redonner la liberté, ce que nous sommes heureux de faire immédiatement. Nous les regardons s’envoler au milieu d’une végétation luxuriante. Cette tradition qui est supposée apporter le bonheur et que nous avons souvent rencontré en Asie ne me plait pas beaucoup, surtout si l’on voit les cages s’accumuler avec leurs habitants dans des sacs poubelles pour être vendus le lendemain ! Notre bonheur peut-être, mais le leur, sûrement pas ! De même la pratique de garder des singes attrapés dans la jungle et attachés à un arbre par des cordes ou des chaînes me révolte. Les concessions culturelles inévitables ! En y repensant, on n’aurait peut être pas dû acheter ces petits oiseaux. On se souvient tout d’un coup de la grippe aviaire et on s’empresse de se laver les mains. Nouveaux réflexes !

Le marché d’artisanat, installé le long de Th Sisavangvong tous les soirs nous enchante. Une ambiance chatoyante à la fin du jour avec des ampoules électriques qui s’allument les une après les autres. On y vend de tout : des céramiques, les fameuses lampes en bambou, des bijoux et beaucoup de soieries, draperies et des couvertures. Souvent des coups de foudres pour de beaux souvenirs qui termineront leur existence au fond d’un placard, une fois de retour à la maison ! Une paire de pantoufle pour Daniel ! Devant le charme et la grâce des petites filles qui se baladent avec leur plateaux remplis de bijoux et de verroteries, je me trouve en possession d’une belle collection de bracelets de toutes les couleurs. En guise de remerciement, un si beau sourire.

Chaque matin, vers 6 heures les moines défilent pour l’aumône. Des boulettes de riz que des croyants leur glissent dans leur gamelle. Une procession qui se déroule dans une grande sérénité dans le silence du matin. Certains touristes se mêlent aux croyants : un peu déplacé à mon goût, comme cet américain, seul à Luang Prabang, et qui s’est trouvé en manque de bras pour à la fois donner les offrandes et prendre des photos ! Comique mais sympa, l’américain, notre voisin de chambre !

Les fameuses grottes de Pak Ou se trouvent le long du Mékong à l’embouchure de la Nam Ou. Fleuve impétueux, avec une vie très intense et animée, pêcheurs, baignade, lessive, et même quelques chercheurs d’or. Rien de très exceptionnel mais à voir tout de même pour prendre la mesure de l’importance du Mekong dans la vie quotidienne de ses riverains. Démenti ! On m’avait signalé sur le forum lors de ma préparation le vol de tous les bouddhas des grottes. Je peux vous garantir qu’il en reste, et des milliers ![;)] Arrêt dans plusieurs villages qui bordent le Mékong, où les habitants distillent le lào-lào local (alcool de riz), pratiquent le tissage des cotonnades et des soieries, et fabriquent le papier saa fait d’écorce de mûrier et confectionnent les grandes étoiles en papier éclairées de l’intérieur par des bougies et que l’on accroche devant sa maison.

Retour au centre ville : visite du Palais Royal, construit au début de la période coloniale française avec ses magnifiques jardins, promenade tranquille qui nous emmène de Vat en Vat, balade nonchalante sur les berges du Mékong et du Nam Ou, derniers achats dans les boutiques sur le Sisavangveng. Tout contribue à ce sentiment de calme et de bien être qu’offre la ville de Luang Prabang.

Just for fun (et pour la photo), nous prenons un tuk-tuk, genre rickshaw pour aller au Vat Xieng Thong, temple somptueux, véritable havre de paix, tout près du Mékong et dans un cadre reposant et verdoyant. Nous sommes un peu surpris par le contact chaleureux des bonzes, loin de la sévérité et des contraintes que nous pensions attachées à la pratique du bouddhisme. Ils engagent facilement la conversation, plaisantent avec nous et sont curieux de nos us et coutumes. Un groupe, à l’ombre étudie et nous les aidons pour un devoir d’anglais. D’autres étudient les civilisations et nous posent des questions sur la Sorbonne, s’étonnent que tous les élèves n’étudient pas dans cette université. Ils sont heureux d’échanger les quelques mots de français qu’ils possèdent. Le soir au Vat Sene nous participons discrètement à la cérémonie de la prière et retrouvons les bonzes novices rencontrés le matin. Ils nous font un signe de bienvenue.

Un après-midi délicieux aux chutes Tat Kuang Si. Nous partons à 2 dans un tuk-tuk et au bout du parcours nous sommes 8. Nous prenons en stop 3 grand mères avec qui nous avons bien « parlé », uniquement par gestes. Elles veulent savoir si nous sommes mariés et elles s’étonnent des cheveux tout blancs de Daniel, et lorsque j’ote ma casquette pour lui faire comprendre que moi aussi, ça commence, l’une d’elles nous fait comprendre qu’à 73 ans elle n’a pas un cheveux blanc ! A 10 km des chutes on récupère 2 hollandais et un anglais en panne. Plus on est des fous, plus on rit ! Malgré le monde, beaucoup de locaux, car nous sommes dimanche, nous arrivons à nous isoler pour prendre quelques photos et pour nous baigner dans ces bassins d’une belle couleur turquoise.

Au retour, arrêt dans un village où se déroule la fête du dimanche. Nous sommes les seuls « farangs » et nous sommes accueillis avec beaucoup de sympathie. Les femmes sont habillées en vêtements traditionnels, un orchestre joue de la musique locale et pour danser, il vaut mieux connaître les pas ! Un peu «square dance» ! Nous n’avons pas prit le risque de nous ridiculiser ! De retour d’une belle journée par une route que nous n’oublierons pas de si tôt ! Poussière, secousses dans tous les sens, mais nos yeux remplis de paysages magnifiques, de belles rizières bien vertes, villages typiques et d’une population accueillante si souriante et si aimable.

Passage obligé avant notre départ pour notre croisière plongée dans les Similans : massage et sauna traditionnel au Lotus de Laos. What a dream! Douche-massage aux huiles essentielles, contact d’appui par les billes et pierres plates chauffées par la vapeur, 20 minutes de sauna pour éliminer tous les toxiques, douche froide et une sensation de bien être, une heure et demi de détente inoubliable. On prend vite goût !

En conclusion, nous, amoureux de l’Asie depuis si longtemps, nous pouvons rajouter, sans hésiter, le Laos aux plaisirs que nous apporte cette région du monde. Nous avons fait un parcours certes classique, nous ne sommes pas vraiment sortis des sentiers battus et il nous reste à parcourir les régions sauvages du nord, le Boloven et le sud. Nous avons eu notre échantillon, en quelque sorte. Mais un échantillon des plus attrayants, des plus délicieux. De ceux qui donnent plus que l’envie de revenir, de ceux qui vous en procure le besoin et presque le devoir ! mars 2006
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Heureux qui comme Ulysse....
OM Ombelles ·
merci mida, j'ai pas encore lu mais je l'emmene dans mon sac pour partir le 8 avril j'imprime et peut-être j'aurais des questions après.

J'en profite pour remercier tout les ceuces qui on fait des carnets, c'est un vrai bonheur

me^me que finalement on n'aurait plus besoin de partir non je blague

Estelle
ESTELLE
MI Mida Veteran ·
Bon Voyage Estelle. Je suis encore sur mon nuage.

Je suis entrain de faire un site pour pouvoir joindre le photos. J'attends les commentaires de ton voyage aussi, c'est toujours sympa de partager nos bonheurs.
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SE Senmout Veteran ·
Un vrai moment de bonheur;on s'y croirait! Décidemment le Laos sera vraiment notre prochaine destination! merci!!!!!!!!
il lui suffisait de voir une carte pour se mettre à l'étudier avec passion, puis, invariablement, il commençait à projeter quelque nouveau voyage impossible, qui, parfois, se transformait en réalité. » PAUL BOWLES : « Un Thé au Sahara »
LE Lekoly Regular ·
Bonjour,

Je partage votre sentiment et j'ai retrouvé dans votre récit mes souvenirs ravis de ce parcours.

Les habitudes de négociation (là et ailleurs) des prix viennent de ce que la population locale est plutôt démunie, et doit négocier pour faire correspondre les prix à payer avec l'argent dont elle dispose.

Mais ce n'est pas une obligation. Gagner quelques centimes d'euros sur une course en tuk-tuk n'est pas forcément une grande victoire. C'est juste profiter de sa misère. Après la location de sa machine et le carburant, il ne lui reste presque rien. Le conducteur doit travailler 15 à 20 heures par jour. Tous les jours...

Jeunes à sac à dos, vous devez faire attention à toute dépense. Ok !

Mais quadra ou quinquas établis, ne soyez pas mequins. Avez-vous négocié 50% du prix de la course avec un taxi parisien ou new-yorkais ?? Est-il plus méritant ? Le pays vous offre sa gentillesse, ses paysages et un séjour à un prix très réduit. Apportez quelque chose aussi. Juste un peu de générosité.
"Notre liberté est menacée par le besoin de sécurité ..... et la sécurité elle-même est menacée par le souci obsédant qu'on en a." Norbert Bensaïd
LO LoloR Regular ·
Merci Mida, pour ce joli carnet de voyage ! Il m'a donné un petit goût de Laos, avant mon départ pour le "royaume du million d'éléphants", jeudi, et j'espère retrouver cette ambiance si bien décrite, sur place. J'aurai une pensée pour vous, lors du coucher de soleil sur le mékong, qui je l'espère ne sera pas trop brumeux !! [;)] Merci, laurence.
MI Mida Veteran ·
Veinarde Laurence Je te souhaite un très bon voyage et suis heureuse que j'ai pu te donner un avant goût de ce merveilleux pays qu'est le Laos. J'attends tes commentaires aussi.[:)]
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MI Mida Veteran ·
Bonjour

Oui, tu as raison pour les habitudes de négociation, saches tout de même que souvent ils attendent de nous une discussion sur le prix. Je suis d'accord que quelques centimes d'euros ne changent rien pour nous mais je ne sais pas pourquoi nous devons payer plus cher lorsque nous connaissons le prix vraiment pratiqué. C'était juste pour la "petite histoire" et je suis désolée si s'était mal pris. Les pourboires sont rarement pratiqués au Laos et nous avons toujours laisser quelque chose partout ou nous sommes passés, geste très apprecié par les Laotiens.
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LE Lekoly Regular ·
Bonsoir Mida,

Désolé à mon tour car je crains d'avoir été un peu lapidaire. Je ne veux surtout pas donner de leçon. Mais j'avoue que je ne peux m'empêcher d'être sincèrement géné lorsque des vacanciers négocient les prix avec les plus pauvres. Je crois des chauffeurs de tuk-tuk qu'ils s'attendent plus à la négo qu'ils ne l'attendent...! Et je ne crois pas qu'ils seraient vexés si cela ne se produisait pas ! Quant aux pourboires, l'habitude n'en est pas répandue car les gens ne sont pas assez riches ! Bien sûr, je ne m'adressais pas à toi que je ne connais pas. Je parlais en général de comportements que je vois à Madagascar, pays pauvre, très pauvre, où les blancs (sauf rares exceptions) discutent le prix du taxi pour quelques centimes, mais pas la chambre d'hôtel 3* pas vraiment bon marché... et en Asie. J'ai beaucoup de respect pour ces gens qui travaillent beaucoup sans aucune sécurité, sans aucune retraite. Ils s'acharnent pour réussir à vivre et faire vivre leur enfants qui les aideront plus tard. Leur courage m'impressionne.
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KA Kalkan Regular ·
jolie carnet de voyage mida merci pour la description et l'ambiance des villages, que j'ai retrouvé pour ma part juste sur la rive opposée j'ai noté votre adresse à vientiane merci pour ce voyage kalkan
"tujoh gunong sembilan lautan sept montagnes , neuf mers kalau ta-mati sahaya turutkan si je ne meurs , j'explorerai " pantoun
MI Mida Veteran ·
Cela me fait plaisir de partager mes instants de bonheur avec les gens qui aiment la même chose que moi. Tu parles de quelle rive? La Thailand ou le Vietnam? ou ai je mal compris?
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MI Mida Veteran ·
Sorry, j'ai compris je lis ton carnet de suite et je reviens vers toi.
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CI Circe78 ·
bonjour!

nous etions en train de regarder le site et voila que nous tombons sur votre recit!quelle surprise, nous avons fait exactement le meme parcours que vous en janvier! Arrivee a Vientiane le tuk tuk nous a depose a dorket guesthouse alors que nous cherchions dorket garden guesthouse ou nous avons passe 2 nuits dans cet adorable hotel! Phet (Diamond) nous a aussi tres bien materne et nous avons partage un diner avec la famille le premier soir! C est marrant j avais l impression de revivre notre sejour a travers votre recit (bus local puis vip...massage au meme endroit, meme hotel et meme programme a Vang Vien etc etc) si ce n est que nous avons continue notre voyage a Don Kong et Vat Phou a Champassak, qui sont aussi a voir!!! Nous restons sur motre faim pour le plateau des Bolovens, notre visa n ayant pu etre prolonge au dela des 15 jours reglementaires. Nous avons fini par Bangkok afin de ne pas avoir un "choc" en rentrant a Paris! PS: nous aussi on est friands du snack du premier etage de l aeroport!!! a bientot!
ailleurs est plus beau que demain
MI Mida Veteran ·
Ai je copié[;)]!!

Ce ne serait pas toi qui m'a indiqué le Dorkett Garden? Quelqu'un du forum m'a donné les cordonnés mais je ne sais plus qui.

Cest vrai notre voyage était trop court aussi mais comme ça on est certains de retourner[:)]
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NA Nancy Regular ·
Bonjour Mida, Que j'ai aimé lire ton récit, coloré, chaleureux et bourré d'émotions ! Et que de souvenirs (notre voyage n'est pas si loin) il a évoqués. Merci de ce partage. [:)]
Nancy
CI Circe78 ·
nous c est un peu grace au recit de voyage de Nancy que notre voyage a ete oriente!!! merci!
ailleurs est plus beau que demain
MI Mida Veteran ·
Bonjour Nancy

Je suis contente de savoir que tu as apprécié mon récit car le tien sur le Laos était mon premier contact avec le forum en préparant notre voyage. Ton aide et tes conseils ont été d'un grand secours[;)] et encore grace à toi j'ai eu envie d'ecrire mes émotions pendant notre séjour. Quel joli souvenir à garder pour plus tard!

Au plaisir de te relire pour un prochain carnet. Quels sont tes projets? Je crois que j'aime presque autant la preparation et l'organisation du voyage à venir.[:)] C'est toujours très excitant de chercher et de se passionner pour un endroit que nous allons découvrir ou redévouvrir.
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NA Nancy Regular ·
Merci à toi et à Circe78. Je le dis souvent : un voyage = 3 plaisirs : la préparation, la réalisation, le partage. Je vois qu'on se comprend ! [:)] Nous rentrons de Tunisie (moins exotique mais non moins riche !). Le carnet arrive, il est en phase de relecture [:P] .... A bientôt .....
Nancy
EL ElPoulpo ·
C’est le Dorkett Garden guest-house : accueil très chaleureux et Versailles ! [:)]Diamond s’empresse d’allumer toutes les lumières du jardin et de mettre en route les jets d’eau du bassin au milieu duquel trône une divinité agenouillée. Belle chambre confortable, sacs déposés et ventre toujours creux !

Tous deux Lao-américains venus de l’Orégon. Ils sont revenus au pays et lui, architecte a construit ce guest-house magnifique pour «occuper» Aurèlie qui a une petite fille d’un an. Dorkett Garden, c’est une recherche minutieuse tout en raffinement : jusqu’au savon à la papaye, décoration simple et agréable, tout en bois vernis, des jardins luxuriants aux fleurs magnifiques et, le tout, à deux pas du Mékong, au bout de la rue. Le Talat Sao et les anciens temples ne sont pas très loin non plus. Promis, nous vous ferons de la pub ! Mail à Lonely Planet et diffusion de l’@mail dk_gardenguesthouse@yahoo.com 20$ la nuit pour une chambre magnifique, clim, douche, eau chaude, tv et petit déjeuner.

J'ai teste ce WE, tout est vrai sauf le savon..un vulgaire savon...pas d'odeur de papaye... decu decu decu ;)

C'est une tres bonne adresse !! Allez y sans crainte et pour le petit dejeuner prefere le sandwich laotien au croissant...

Meric Mida pour l'adresse!

nico

QQes photos de Vientiane ICI
"We refuse to be each other." H.J. Blackham
BA Balata Regular ·
j'ai lu et relu et je suis enchantée... nous partons en Novembre. Juste une question pratique, la Dorkett se trouve où exactement à Ventiane? comme elle n'est pas dans les guides on ne peut pas la localiser. Faut-il réserver longtemps à l'avance? Merci d'avance. Annaïck
.
MI Mida Veteran ·
Bonjour Le Dorkett est très centale. Nous avons tout fait à pied, à part prendre un tuk tuk pour aller jusqu'au Pha That Luang. le mekong, le marché et les temples sont tout autour du guest house. Il vaut mieux peut être reserver, il n' y pas beaucoup de chambres. Un merveilleux voyage en perspective..... j'ai envie de retourner!

Bonne preparation! Cela fait partie des moments agréables du voyage. Michèle
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