Passages de frontières

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XR
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
EL Elhine Globetrotter ·
Bonjour Xavier,

J'habite à la pointe de la Bretagne. J'y suis née, j'y ai grandi... La frontière la plus proche d'ici est à 800 km ! C'est la frontière près de laquelle tu as grandi... Tu imagines bien qu'une frontière a une toute autre dimension pour moi ! Moi, ce sont les trains qui partent et les avions qui volent qui m'ont toujours fait rêver. [;)]

La 1e fois que j'ai eu l'impression de passer une frontière : j'avais 8 ans, et je partais en vacances avec mes parents (pour la 1e fois, et quasiment la seule fois) en Vendée. Soudain les toits des maisons étaient rouges !!!!!!!!

Adolescente, je suis allée en Allemagne (échange culturel). 1e fois que je passe une frontière administrative. Maubeuge !!! C'était en 1983, hein ! Il y avait donc des postes-frontières entre les pays d'Europe. Mais je n'ai aucun souvenir du passage de la frontière. Je me souviens juste que, dans ce petit patelin sans intérêt, on s'est arrêté dans un café glauque où on a pris un tit déj' tout aussi glauque. Par contre, j'ai sentie que j'avais franchie une frontière, quelques centaines de km plus loin, quand j'ai entendu parler allemand en permanence autour de moi. Et aussi devant un petit déj allemand. Et aussi la monnaie !

Depuis, mon lien aux frontières s'est confirmé : je suis insensible aux frontières administratives, mais j'adore être décalée culturellement. Ça m'oblige à mettre un peu de côté mes propres références. Et j'adore ça. Franchir des frontières culturelles : c'est ça qui me fait voyager.

La 1e fois que j'ai quitté l'Europe : Maroc, il y a 11 ans. Le moment où je suis descendue en minibus vers Ouarzazate, j'ai été subjuguée par les paysages. Quelque chose m'a littéralement saisie. Ce désert, cet espace... et des gens y vivent ??!!! En descendant du minibus devant un paysage magnifique, j'ai su, à ce moment précis, que je reviendrai, que je voyagerai, que je rencontrerai d'autres cultures. Donc des gens. Surtout des gens.

Je ne suis toujours pas fascinée par les frontières administratives. D'autant plus qu'elles se ressemblent assez, en ce qui me concerne : des bureaux de douanes dans des aéroports ! Bon, OK, à Atar, en Mauritanie, ça a été exceptionnel, quand même. J'ai adoré !

La monnaie est aussi pour moi un symbole fort. A Malte, j'ai pas aimé parler en euros... [:/]

Enfin voilà mon rapport aux frontières. Tu vois, Xavier, la frontière belge ne m'a vraiment pas fascinée ; pourtant c'est la première que j'ai franchie ! [;)]

Cordialement, Murielle
... là-bas si j'y suis...
XR Xrctn Veteran ·
Merci de partager ces precieux instants de decouverte... que ce soit en traversant une frontiere physique ou culturelle ! PS: Je regrette seulement que lors de ton passage à Maubeuge tu n'aies pas vu le clair de lune... car vraiment...
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
EL Elhine Globetrotter ·
le clair de lune !!! si si, ça me dit quelque chose ! Je crois voir l'enseigne... Mais...c'est pas le nom du fameux café glauque ?...
... là-bas si j'y suis...
XR Xrctn Veteran ·
la reponse: https://www.youtube.com/watch?v=nH-brpgXyZ4
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
SO Songhai73 Globetrotter ·
Bonjour mon meilleur souvenir de frontière je l'ai eu assez petite quand on partaient faire des balades à pied sur les sommets des Alpes ! je me souvient du bonheur ressenti en posant le pied après le panneau "Suisse " au sommet de la vallée d'Abondance en Haute Savoie , j'avais 8 ans environ ... j'ai tester avec mes enfants c'était pareil , ils sautaient d'1 côté puis de l'autre , épatés d'être à la fois en Suisse et en France ! depuis les frontières ont toujours ce doux souvenir pour moi , et me permette de relativiser l'attente et les tracasseries administrative ! prochaine frontière dans quelques jours ! Maroc pour la 21 eme fois ! francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran
XR Xrctn Veteran ·
Extraordinaire coincidence Songhai/Francia et je suis sur que tu apprecieras ce qui suit...

Cette obsession des frontières m’a laissé de nombreux souvenirs, certains plus marquants que d’autres. Voici un pot-pourri chronologique de quelques passages de frontières inoubliables.

Le plus sportif : Aout 1973, lors d’un camp de vacances, une randonnée en montagne entre Morzine et Champéry en Suisse est proposée. C’est l’occasion de découvrir des paysages montagnards époustouflants (un vrai décor à la Belle et Sébastien !), l’ambiance chaleureuse des chalets-refuges et des fondues bien arrosées. Sur un versant rocailleux au milieu de nulle part, nous tombons sur un marqueur en bois décoré d’un côté du drapeau suisse et de l’autre du français. Ouah, c’est ma première fois que je vois une borne internationale ! Dans un état d’excitation qui surprend les autres marcheurs, je commence à en faire le tour plusieurs fois rien que pour le plaisir de m’entendre dire « En France, en Suisse, en France, en Suisse… ». Pour certains j’ai du passé pour un débile profond, d’autres ont mis ca sur le compte de l’altitude. Mais ce qui m’a davantage surpris c’est le fait que nous n’avons jamais rencontré de douaniers aussi bien à l’aller qu’au retour… Nous avions suivi un vrai chemin de contrebandiers…

Le plus émotionnel : Aout 1974, je viens de prendre pour la première fois l’avion et d’atterrir sur un nouveau continent. JFK airport. Je présente fièrement mon tout nouveau passeport aux pages déjà cornées à force de l’ouvrir depuis les deux derniers mois, à la page où est apposé mon tout premier visa. Qu’est-ce qu’il est beau avec ce dégradé de couleurs et imposant avec cet aigle aux ailes déployées.

Le douanier américain me demande pour la troisième fois ce que je viens faire of US of A. « Me, learn English with a family » je bafouille péniblement. « Yes Buddy, you’ll need it !» qu’il marmonne en levant les yeux au ciel, enfin au plafond. Dehors je découvre émerveillé les bagnoles américaines plus grandes que des salles à manger, les taxis jaunes et les sirènes comme au cinéma. D’ailleurs je suis comme dans un film. L’Amérique, l’Amérique, je veux t’avoir… et aujourd’hui je t’ai !

Le plus religieux : Décembre 1974, avec deux copains, nous venons d’arriver en camion à Rome où nous passons quelques jours. Visite des monuments et parmi eux la Place Saint-Pierre surveillée par les célèbres Gardes Suisses en costumes bariolés et bouffants comme au Moyen-Age. Nous allons voir les timbres à la poste vaticane située dans un coin de la place. L’un des clients nous apprend que nous sommes au Vatican et non plus en Italie. Ah bon, le Vatican est un pays ??? Sans le savoir je viens de visiter un treizième pays. Alléluia !

Le plus bordélique : Aout 1976, mon copain de classe Roman et moi décidons de prendre une carte Inter-rail qui permet de voyager partout en Europe pour 360 Francs. Arrivés à Istanbul nous nous rendons au Pudding Coffee (le célèbre point de rendez-vous des Hippies en route pour les z’Indes) et tombons sur une annonce : Bus Istanbul-Teheran pour une poignée de dollars. Nous nous regardons : « Chiche ? ».

Et nous voilà embarqués pour un voyage de trois jours en bus. Au milieu du deuxième jour, juste après été éblouis par la splendeur du Mont Ararat au sommet enneigé, nous arrivons à Bazargan, la frontière entre la Turquie et l’Iran. C’est le foutoir le plus complet, embouteillages monstres, un vrai bazar quoi ! Les douaniers sont débordés et visiblement pas très commodes.

Au poste turc, tout le monde descend et récupère les bagages pour les faire inspecter dans un grand hall. Ca gueule, ça s’engueule de partout et dans toutes les langues. Les sacs à dos des Hippies sont passés au peigne fin et le contenu des valises et cartons mal ficelés des émigrants de retour au pays sont étalés partout. C’est long. Enfin tout le monde est autorisé à remballer puis à remonter dans le bus après avoir remis les bagages dans les coffres. Nous franchissons l’arche turque et même pas cent mètres plus loin on remet ça. Déchargement, re-gueulantes et nouvelle inspection encore plus pointilleuse car ici les douaniers sont encore plus tatillons. Derrière eux, un immense portrait du Shah surveille cette cohue semi-organisée. En-dessous du portrait, un message peint sur le mur informe les visiteurs que le trafic de drogue est puni par une condamnation à mort. Quelques Hippies avalent de travers mais passent au travers.

Près de trois heures plus tard nous finissons par passer sous l’arche ornée du drapeau iranien. Je sais maintenant qu’il ne faut pas toujours se fier aux premières impressions car l’Iran s’est avéré être l’un des pays les plus merveilleux et accueillant que je n’ai jamais visité.

Le plus inattendu : Janvier 1977, ça y est cette fois je m’envole seul pour un périple de plusieurs mois en Asie du Sud-Est. Mélange d’excitation et d’appréhension. Le vol AR le moins cher que j’ai trouvé pour aller à Bangkok part de Londres. 1,800 FF avec une compagnie inconnue Bangladesh Biman. C’est l’occasion de gouter mes premiers curries et d’admirer les beaux saris colorés des passagères. Arrêt à Dacca. Les quatre autres passagers de l’avion qui comme moi continuent vers Bangkok apprennent que la connexion n’aura pas lieu aujourd’hui, ni demain… peut-être après demain !?

Nous sommes donc en transit forcé pour une durée indéterminée ! La cause : l’un des trois avions est sorti de la piste ( !) et les rotations ne peuvent plus être assurées. La compagnie nous prend en charge en pension complète pendant toute la durée du séjour. Mais pour en arriver là il en aura fallu des négociations d’abord avec le chef d’escale, puis avec son supérieur puis avec les douaniers, puis avec le chef des douaniers… Ne comprenant pas bien l’anglais, je ne suis qu’un témoin plutôt passif. En fait je suis ravi car contrairement aux autres passagers je n’ai pas de contrainte de temps et sans cet incident, je ne serais jamais venu ici !

L’attente dans cette pièce aux murs décrépis est longue. Le ventilateur ne brasse que de l’air chaud et humide. Derrière la baie vitrée, une foule nous regarde le visage collé aux vitres. Apparemment on ne doit voir beaucoup d’étrangers par ici, j’ai la désagréable impression d’être un poisson exotique dans aquarium que l’on observe attentivement. Nouveaux pourparlers pour trouver un taxi. Finalement nous pouvons partir mais il faut laisser les passeports à l’aéroport sous la garde du chef des douaniers. Nouveaux palabres mais rien à faire « C’est la loi. » décrète l’officier supérieur. « Vous n’avez pas de visa, vous êtes en transit donc les passeports restent ici dans le tiroir de mon bureau. »

Pendant trois jours, alors que je visite Dacca de fond en comble, je prends la claque de ma vie. Le dépaysement est total, je n’avais jamais vu autant de vie, de pauvreté, de sourires, de décrépitude, de couleurs, d’énergie, nulle part auparavant je n’avais été autant le centre d’attention (trop même), jamais je n’avais vu autant d’embouteillages, entendu autant de bruit (je n’ai jamais oublié l’extraordinaire vacarme des milliers de sonnettes des trishaws), respiré autant de gaz d’échappement, vu autant d’arbres en fleurs, humé autant d’odeurs et de parfums et jamais je n’avais eu aussi chaud. Bref tout m’est tombé d’un coup sur la tête.

Trois mois plus tard, alors que je fais le chemin en sens inverse, la même situation se représente. Deux jours d’attente à Dacca au frais de la princesse, mais cette fois c’est le milieu de janvier et il caille drôlement !

Le plus sympathique : Avril 1980, après une journée de galère en bus, Rosemary et moi atteignons enfin le poste frontière salvadorien juste avant qu’il ne ferme. Les touristes n’étant pas nombreux en cette période mouvementée (nous sommes en pleine guerre civile), les jeunes douaniers désœuvrés sont plutôt surpris de nous voir débarquer. Curieux et bavards (et surement aussi envieux) nous entamons une longue discussion sur nos vies respectives, nos espoirs, nos aspirations, l’état du monde… etc. La nuit est tombée mais il fait doux, la lune se reflète sur la petite rivière-frontière. Les douaniers nous accompagnent sur le pont mais s’arrêtent au milieu, ils n’ont pas le droit d’aller plus loin. Nous poursuivons nos bavardages jusque tard dans la nuit dans le no man’s land. Quand nous arrivons enfin au poste hondurien, celui-ci est fermé depuis longtemps mais on nous laisse dormir sur le banc près du lampadaire, point de rendez-vous de tous les papillons de nuit des environs.

Le plus laborieux : Avril 1980, quelques jours plus tard nous quittons le Honduras… enfin c’est ce que nous croyons car une fois arrivés au poste frontière les douaniers nous annoncent que la frontière est fermée… pour cause d’élections nationales. Une vingtaine de personnes attendent mais nous sommes les seuls étrangers. Commencent d’interminables palabres mais les douaniers sont intraitables, ils obéissent aux ordres un point c’est tout. Mais ils ne connaissent pas encore ma Casablancaise (Rosemary, qui en plus parle couramment l’espagnol). A force de persévérance, elle réussit par convaincre le plus haut gradé de nous laisser téléphoner à l’ambassade à Tegucigalpa. Le gars au bout du fil nous annonce qu’il va voir ce qu’il peut faire pour nous.

Sur ces entrefaites arrive un mec (un Américain) sur une super moto à trois roues. Il est parti d’Alaska il y a une paire de mois et espère relier la Terre de Feu. Quand on lui annonce que la frontière est fermée, il répond « No fucking way ! ». Lui aussi entame de longs pourparlers (mais en anglais !) avec le plus haut gradé qui a de la peine à garder son sang-froid. Nous suggérons au biker d’appeler lui aussi son ambassadeur. Une heure plus tard, le téléphone sonne dans le bureau du gradé. Le Ministère de l’Intérieur vient de le contacter : « Les étrangers peuvent passer ! » annonce-t-il surement soulagé de se débarrasser de sacrés emmerdeurs. Nous ne saurons jamais lequel des deux ambassadeurs aura eu le plus d’influence… mais nous avons quand même une petite idée !

Le plus surréaliste : Avril 1980, nous venons donc de quitter le Honduras et marchons la centaine de mètres qui sépare le poste nicaraguayen. Quand nous arrivons, l’Américain vient de démarrer dans un nuage de poussière. Le petit poste frontière est tenu par des jeunes Sandinistes aux allures de guérilleros armés de mitraillettes. C’est vrai que Somoza a dû quitter le pays précipitamment il y a quelques de mois et que les Sandinistes ont gagné la révolution. Mais voir ces gamins avec ces fusils n’a rien de très rassurant. Le chef, qui ne doit pas avoir plus de 20-22 ans, épluche nos passeports à la recherche de nos visas. Ils sont en règle mais son interprétation de la date de validité du visa ne correspond pas à l’interprétation de l’ambassade à Mexico.

« No pasaran » qu’il déclare (normal pour un révolutionnaire !) à part que nous ne sommes pas d’accord. Nous sommes tombés sur un jeune capitaine beau et con à la fois !!! « Vous devez retourner au Honduras et faire une demande de visa à Tegucigalpa. » Et voilà ma Casablancaise qui, déjà chauffée à blanc par les Honduriens, lui explose à la figure comme une grenade d’abord en lui expliquant que la frontière de l’autre côté est fermée, que nos visas sont valides et que nous sommes au Nicaragua pour voir la révolution en route…etc. On le sent vaciller mais pas question de prendre la face devant les petits moujiks… « OK 72 heures de transit et nous passerez au Ministère de l’Intérieur pour valider votre visa ». Bref pas vraiment le meilleur accueil.

To be continued...
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
EL Elhine Globetrotter ·
réponse à la video !

Je ne connaissais pas !!!! (oui, je sais, mes classiques... )

Mais dis, du coup, y aurait-il (ou y aurait-il eu) un commerce avec une enseigne "le clair du lune" à Maubeuge ? j'en ai un vague souvenir...
... là-bas si j'y suis...
XR Xrctn Veteran ·
C'est fort probable. Merci Bourvil d'avoir mis Maubege sur la carte et d'avoir rendu son clair de lune... immortel.
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
FD FDB Globetrotter ·
Re,

je viens agrandir les rangs de ceux qui s'extasient en passant une frontière et je fais également partie de ceux qui s'amusent à avoir un pied dans un pays et l'autre dans un autre [;)]

mon souvenir le plus sympa, la frontière Argentine-Chili au Paso de Jama, où les conducteurs de camions qui passaient s'amusaient à nous voir pendant notre séance photo "un pied dans chaque pays" en nous saluant sympathiquement d'un coup de klaxon.

les passages en bus/voiture retiennent également toute mon attention car même si les paysages ne changent pas forcément tout de suite, on voit en général assez rapidement la différence dans tout le reste.

quant aux arrivées en avion... je dois avouer que j'ai toujours des frissons lorsque je m'apprête à poser le pied sur un territoire inconnu pour la première fois, et ceci dès la descente de l'avion.

Faby
SO Songhai73 Globetrotter ·
Extraordinaire coincidence Songhai/Francia et je suis sur que tu apprecieras ce qui suit...

Le plus sportif : Aout 1973, lors d’un camp de vacances, une randonnée en montagne entre Morzine et Champéry en Suisse est proposée. C’est l’occasion de découvrir des paysages montagnards époustouflants (un vrai décor à la Belle et Sébastien !), l’ambiance chaleureuse des chalets-refuges et des fondues bien arrosées. Sur un versant rocailleux au milieu de nulle part, nous tombons sur un marqueur en bois décoré d’un côté du drapeau suisse et de l’autre du français. Ouah, c’est ma première fois que je vois une borne internationale ! Dans un état d’excitation qui surprend les autres marcheurs, je commence à en faire le tour plusieurs fois rien que pour le plaisir de m’entendre dire « En France, en Suisse, en France, en Suisse… ». Pour certains j’ai du passé pour un débile profond, d’autres ont mis ca sur le compte de l’altitude. Mais ce qui m’a davantage surpris c’est le fait que nous n’avons jamais rencontré de douaniers aussi bien à l’aller qu’au retour… Nous avions suivi un vrai chemin de contrebandiers….

tu n'as pas été le seul débile profond crois moi ! [;)] et oui les frontières sont bien poreuses

autre anecdote pour moi en décembre 2007 : voyage au Mali , arrivée à " l'Aéroport International de Mopti " , ça fait sourire déja vu la taille du "hangar " ...pas de détecteur ..on passe tranquille ! au retour j'ai une bouteille d'eau dans mon sac à dos , mon couteau "Opinel "[:P] , pas plus de détection !..on patiente , il fait chaud , je ressort , je papote et re papote avec nos potes Maliens qui nous ont accompagnés ...le temps passe et bien sur je suis la dernière , on vient me chercher je court , manque de louper le départ ! et de plus je n'ai pas fait tamponner mon passeport ...pas grave , point de tampon de sortie ! tout ce passe bien c'est le 24 décembre , on nous attend à la maison pour le réveillons ...arrivé vers 23h .. ma famille a l'air bizarre ...4 Français viennent d'être tuer en Mauritanie [:/] depuis c'est la psychose pour beaucoup ! francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran
XR Xrctn Veteran ·
Je poursuis mon enumeration...

Le plus oppressant : Décembre 1978, je viens rendre visite à une amie qui étudie à Berlin. Quelle ville étonnante, dégoulinante de lumières (peut-être pour faire oublier ses façades tristes) et aérée avec d'immenses parcs et de superbes forêts. Un étrange mélange d'atmosphères ; outrageusement capitaliste et en même temps anarchiste, pacifiste mais pleine de militaires, jeune mais remplie de petits vieux. Définitivement une ville de contrastes ! Mais je n'avais encore rien vu !

Check Point Charlie. Une cabane toute en longueur occupée par des militaires des trois pays alliés et un panneau en quatre langues pour nous informer que nous quittons le secteur américain. En face une espèce de mirador au milieu de la rue, des soldats qui observent tout ce qui bouge avec des jumelles, des chicanes et le mur cachant l'autre côté de la rue.

Après avoir payé un visa pour la journée, changé (obligatoirement) une vingtaine de Deutsch Marks et rempli des formulaires, j'attends patiemment de pouvoir passer une personne à la fois dans une petite guérite remplie de miroirs. Derrière des vitres, le garde-frontière, assis sur une chaise surélevée est sérieux comme un pape constipé. Il épluche soigneusement les pages du passeport en jetant discrètement des coups d'œil sur les miroirs. Tout est fait pour intimider le pauvre touriste et en même temps lui donner le frisson qu'il est, d'une certaine manière, venu chercher. Le tampon est apposé sèchement et l'autre porte s'ouvre soudainement et automatiquement.

Le point de non-retour est atteint ; je pénètre dans un monde inconnu où tout parait bien terne et oppressant. La transition est phénoménale. Une même rue coupée par un mur mais deux univers diamétralement opposé.

L'année suivante, je me retrouve de nouveau à Berlin Est mais en venant cette fois de Prague. Pas moyen de trouver le point de passage pour retourner à Berlin Ouest. Pas d'autre choix que de demander à des passants comment faire pour passer de l'autre côté. Jamais je ne me suis senti aussi mal à l'aise de ma vie.

Le plus Invisible:Si nos jours, la plupart des frontières européennes sont invisibles, en Décembre 1982, alors que je découvre pour la première fois la Cote d’Azur, ce n’était pas encore le cas. Comment ne pas tomber de suite sous le charme de la Cote d’Azur : soleil, mer et palmiers en plein hiver le tout sur fond de montagnes enneigées, comment est-ce possible ? Eblouis, nous suivons la route du bord de mer, Villefranche, Beaulieu, St Laurent, Cap-d’Ail… Tout à coup je remarque que les trottoirs sont plus hauts et surtout plus propres. Que se passe-t-il donc ? En fait nous venons de pénétrer dans la Principauté de Monaco. Quelques centaines de mètres plus loin, à voir cette forêt de beaux immeubles, il n’y a plus aucun doute possible : nous sommes bien dans un autre pays !

Le plus cocasse : Aout 1985, nous venons de traverser la ville de Vršac et roulons au milieu des champs de maïs en direction de la frontière. Au poste yougoslave, les douaniers tamponnent nos passeports sans même les regarder. Quelques mètres plus loin, les douaniers roumains inspectent lentement les quatre camions et les deux voitures de touristes qui attendent devant la barrière. Ils sont un peu surpris de voir arriver dans une R5 toute cabossée et rouillée, ce jeune couple et leur gamine de trois ans. Ils le deviennent encore plus quand nous leur tendons deux passeports français et un britannique. Candice étant née à Londres (avant que Thatcher ne change les lois), nous avons pu lui faire faire un passeport avant de quitter la Grande Bretagne alors qu'elle était encore bébé. Elle a donc un passeport avec une photo prise à l'âge de trois mois ! Cette situation les intrigue et semble les dépasser complètement. Conciliabules dans le bureau du chef qui n'arrête plus de retirer sa casquette pour se gratter la tête. Les douaniers chargés de la fouille oublient d'inspecter la voiture pour venir commenter ce cas de figure improbable.

C'est qu'ils ne savent pas trop quoi faire. L'un d'eux parle le français et demande : « C'est bien votre fille ? » « Bien sûr c'est bien notre fille… Vous voyez, elle a le même nom de famille. » Argument faible mais qui produit un certain effet. « Elle ressemble pas à la photo. » « Si si, regardez bien, c'est bien elle. » Evidemment entre un bébé, tenu à bout de bras pour prendre la photo, et la petite fille blonde de trois ans qui se demande pourquoi tout le monde l'observe, il y a une très grande différence.

Re grattage sous la casquette. « Mais pourquoi elle a un passeport diffèrent du votre ? » « Ben, parce qu'elle n'est pas née dans le même pays ! » Je sens qu'ils vont tomber à court de questions. Mais pas encore. « Pourquoi vous venez en Roumanie ? Vous avez de la famille ? » « On nous a dit que c'est un beau pays, faut-il avoir de la famille pour visiter votre pays ? » Ah la bonne vieille technique de répondre à une question par une autre question…

Le chef finit par appliquer un beau tampon à l'encre jaune à peine lisible en nous souhaitant : « Bon voyage en Roumanie » puis ajoute en direction de Candice : « Bye bye little baby girl. » C'est qu'en plus il a de l'humour !

Le plus accommodant : Juin 1995, après sept longues années sans quitter l'Australie, il est grand temps que les choses changent. C'est notre premier grand voyage à cinq. Après deux grosses frustrations d'affilé, c'est-à-dire des arrêts où l'on ne peut pas sortir des salles de transit, à Sydney puis à Honolulu, nous arrivons à Vancouver où nous passons plusieurs jours chez des 'vieux' amis. Bien évidemment, il y a longtemps que j'avais repéré que Vancouver n'est situé qu'à quelques kilomètres de la frontière et il était donc hors de question que je ne la franchisse pas. Sept ans d'abstinence, c'est long !

« Eh, les filles, vous ne voulez pas aller en Amérique pour la journée ? » 'Bercées' depuis des années par des séries américaines, je savais que j'avais là un bon argument pour convaincre les trois filles. Ensuite, il me suffirait de mettre ça au vote familial et bingo, la plus récalcitrante des cinq n'aurait pas vraiment le choix… Du grand art de diplomatie !

Je loue la voiture pour la journée et nous filons vers Blaine. Je montre fièrement la belle Arche de la Paix qui marque la frontière entre le Canada et les Etats Unis, mais elle ne les impressionne pas. Nous descendons de la voiture pour nous rendre aux bureaux des douanes américaines, tout excités. Après avoir rempli nos formulaires nous tendons cinq passeports australiens flambant neufs. Le douanier tourne les pages avec l'air de chercher quelque chose… qu'il ne trouve pas. « But you haven't got a US visa ? » « Do we need one, we're all Australians and it's only a day trip ? » Le gars prend une mine navrée mais nous confirme qu'il ne peut rien faire, il faut un visa. Ah la gueule, oh la honte, aie la déception. Mais Daddy à la rescousse quand je demande : « What about if we show you a French passport with the kids on it? » « Yes, that will do. » annonce-t-il avec un grand sourire.

Ouf, je l'ai échappé belle ! En plus la journée à Bellingham fut parfaite.

Le plus économique : Avril 1998, nous reprenons nos voyages à cinq. Cette fois nous allons moins loin mais le dépaysement n'en est pas moins total. Nous venons de prendre la navette qui emprunte le Pont de l'Amitié qui enjambe le Mékong et arrivons devant les bâtiments tout neufs de l'immigration laotienne. Il y règne en ce Lundi de Pâques une belle cohue. Après d'interminables palabres et de nombreuses d'allées et venues entre les différents guichets, il en ressort qu'il faut débourser US$50 pour chaque visa plus un dollar supplémentaire car c'est un jour férié ?! Sacré trou dans le budget !

Forts de notre précédente expérience aux Etats Unis, nous remplissons de nouveaux formulaires et présentons nos passeports français qui incluent également les filles. Pas de problème. Nous sommes évidemment ravis d'avoir pu économiser US$153 aussi facilement.

Au bureau de change juste à côté, nous changeons une coupure de US$50 et nous nous retrouvons avec 165000 Kips en forme d'épaisses liasses de vieux billets de 1000 Kips. Pas facile à mettre dans le sac à main ! Nous apprenons également qu'au Laos, il n'existe que des billets de 100, de 500 et de 1000 Kips. Heureusement ici on ne s'embête pas avec les pièces de monnaie. C'est donc au Laos que nous sommes devenus pour la première fois de vrais millionnaires. What a feeling !!!

To be continued...
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
PA Pascasa Regular ·
Hello ! Pour répondre à la première question "pourquoi devient-on accro au voyage ?"...je ne sais pas... Dans ma famille, nous voyageons depuis 3 générations non stop : Mamie (88 ans) qui vadrouille depuis plus de 70 ans et encore maintenant deux à trois fois par an, Pascale (59 ans) idem tous azimuts, Fabien (32 ans) qui suit le mouvement depuis une quinzaine d'années. Voyage génétique ? Quant à passer une frontière, n'est-ce pas déjà ouvrir sa porte, traverser la rue et aller vers l'étranger de l'autre côté ? Je suis bénévole dans une ONG et vais à la rencontre de migrants européens tous les jours dans ma ville. Au travers de nos échanges, j'écoute leurs histoires personnelles et voyage en passant d'un pays à l'autre. De fait, lorsque je suis à l'étranger parfois très loin de chez moi, je me sens rarement "étrangère", souvent étonnée et touchée de l'hospitalité donnée simple et chaleureuse, davantage attachée à nos ressemblances qu'à nos dissemblances. Au-delà des limites, il n'y a pas de frontières...pour qui veut bien les franchir ? Amitiés, Pascale
PI Pierroro Globetrotter ·
J'ai trouvé beaucoup de plaisir à lire les péripéties de vos passages à différentes frontières et je souhaite que vous en traversiez encore plusieurs autres.

Mais ... l'Amérique ne se réduit pas aux USA, le Canada est en Amérique : « Eh, les filles, vous ne voulez pas aller en Amérique pour la journée ? »[;)]
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
XR Xrctn Veteran ·
Merci Pierro ! Bien sur que je sais que l'Amerique c'est bien plus que les Etats Unis... d'Amerique et que le terme inclut aussi le Mexique et le Canada.[:)] Et puis tu sais bien que... depuis Tintin en Amerique (et surement avant) les Etats Unis et Amerique c'est kifkif.... et que seuls les Canadiens tiquent a cet abus de language !!! (only kidding of course)

Par contre j'ai un dilemme a propos des Bahamas qui ne sont pas consideres comme faisant partie des Caraibes donc de l'Amerique Centrale...??? Sont-ils au nord oui ou non ???

Puisque que nous sommes dans les histoires de continents... En France quand j'etais gamin on apprenait qu'il y avait 5 continents - Europe - Asie - Afrique - Amerique - Oceanie... les cas des poles Arctique et Antarticque etait toujours flou. Quelle fut donc ma surprise quand mes gamines n'ont dit qu'en Australie on leur apprend qu'il y a encore plus de continents : Europe - Asia - Africa - North America - South America and Australia (on ne sait pas ou classer la Nouvelle Zelande ni les iles du Pacifique apparemment !?) + Arctic and Antarctic. Ah la geographie, c'est bien compliqué !!!

Quant aux autres passages de frontieres... ils arrivent !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
XR Xrctn Veteran ·
Le plus kafkaïen : Janvier 2002, nous venons d’atterrir à Brunei. Une chaleur humide nous tombe dessus alors que nous parcourons les couloirs carrelés du petit aéroport. L’attente devant les guichets des douanes semble interminable. Le remplissage des fiches d’immigration a été laborieux et tous les passagers de l’avion sont maintenant devant nous !

Enfin, notre tour arrive. La douanière dont le foulard bleu est assorti à son uniforme rentre lentement mais surement nos données dans son ordinateur puis nous demande un dollar de Brunei (0,60 Euro) par personne pour le visa (surement l’un des moins chers au monde !). Seul hic il faut payer cash en monnaie locale ou en dollar singapourien. Bien évidemment nous n’avons ni l’un ni l’autre.

Je lui demande donc où je peux changer quelques dollars australiens. « Au bureau de change qui est un peu plus loin. » répond-t-elle. Je me dirige donc dans la direction indiquée. « Où allez-vous ? » qu’elle me lance. « Ben changer de l’argent ! » « Mais vous ne pouvez pas passer, vous n’avez pas de visa ? » réplique-t-elle. ??? Je la regarde ahuri sans savoir si elle plaisante ou pas. Non elle ne plaisante pas. Je demande donc à un jeune mec qui assiste à la scène s’il peut changer les 20 dollars australiens que je lui tends. Sympa, il y va mais revient quelques minutes plus tard en me disant qu’il faut une pièce d’identité pour changer de l’argent !!! ??? Comment allons-nous nous sortir de cette situation ubuesque ? Long moment de flottement suivi de regards interrogatifs. Finalement elle accepte que j’aille jusqu’au bureau de change mais accompagné d’un de ses collègues. Comme si j’allais filer en douce dans ce bien curieux pays en laissant mes quatre nénettes bloquées à la douane ?!

Trois semaines plus tard, sur le chemin du retour nous repassons à Brunei. Cette fois, nous sommes bien préparés puisque quand nous sommes repartis j’avais pris soin de prendre des formulaires de douane (que nous avons remplis dans l’avion) et surtout j’avais conservé quelques dollars locaux en prévision…

Quelle efficacité, d’ailleurs nous sommes les premiers à passer. Derrière nous, un couple d’étrangers est en train de revivre la même scène que nous avons vécue à l’aller. Je leur tends deux billets d’un dollar de Brunei en leur disant : « Please, take them, it will simplify your life, trust me. »

Le plus cool : D’Aout 2004 à Mars 2005, ma passion pour les frontières prend une tournure tout à fait surprenante et complètement inattendue. En effet, je viens de signer un contrat avec les Nations Unies et me retrouve à Dakar au Sénégal pour travailler sur un projet de démarcation entre le Nigeria et le Cameroun. Le rêve devient réalité.

Ce passionnant travail nécessite de nombreux déplacements entre les trois pays et comme tout voyageur se déplaçant fréquemment, j’apprends vite quelques petits trucs pour faciliter les passages aux douanes et éviter les longues queues. Par exemple, je m’assure de toujours emporter des fiches des douanes remplies d’avance, de repérer les douaniers que j’ai fini par bien connaitre, de porter certains vêtements, d’éviter les lacets... etc.

Tout cela se passe donc comme sur des roulettes. Mes arrivées et départs de l’aéroport de Dakar sont même parfois ponctués d’un chaleureux : « Salut chef, encore en vadrouille. »

Et puis un jour, grande commotion dans la salle des arrivées. Le foutoir le plus complet, les queues n’avancent pas, les passagers s’impatientent et râlent et les douaniers, complétement désemparés, se lamentent.

L’explication se propage parmi les voyageurs dans un brouhaha grandissant. Consternation quand l’on apprend qu’un nouveau format des fiches de douanes est en place depuis hier. Les compagnies aériennes n’étant pas informées, le personnel de bord a distribué à leurs passagers les anciens modèles, d’où cette cohue indescriptible pour d’abord trouver le nouveau formulaire et ensuite pour trouver un espace (et un stylo) pour le remplir.

Deux heures plus tard, le douanier aux yeux cernés articule péniblement « B’jour chef, bienvenu à la maison ».

Quant à moi, il va falloir maintenant que je liquide toutes les fiches que j’avais remplies la semaine dernière… pfft !

Le plus officiel : Par contre le changement de décor et de décorum ne pourrait pas être plus radical dès que j’arrive soit au Nigeria soit au Cameroun. Là, ce n’est pas l’individu qui débarque mais un membre d’une délégation officielle que l’on accueille. Une sacrée nuance que je ne tarde pas certes à apprécier mais qui me met parfois mal-à-l’aise.

Evidemment personne ne va se plaindre d’être invité à rejoindre le salon d’honneur pendant que les formalités douanières sont effectuées et que les bagages sont directement transférés jusqu’à l’hôtel. Ça c’est super cool ! Mais la contrepartie est le protocole qu’il faut suivre et qui peut parfois être pesant.

C’est particulièrement le cas lors des déplacements sur le terrain nous ne faisons pas vraiment dans la discrétion car nous sommes, pour des raisons de sécurité toujours accompagnés d’une escorte militaire soit d’un pays soit de l’autre. Des motards, toutes sirènes hurlantes, nous ouvrent la route pour nous permettre de traverser en trombe des villages en laissant des nuages de poussière sur notre passage. Mais bon ce n’est pas tous les jours non plus que des douaniers se mettent au garde-à-vous à mon passage !!!

Le plus poli : Février 2005, je termine un petit séjour bien agréable en Gambie mais au lieu de rentrer en avion comme prévu, c’est par la route que je rentre à Dakar. Une sombre histoire de vol annulé. Le taxi me dépose devant le poste frontière complétement désert. Il est tenu par une charmante douanière qui semble vouloir faire la causette. Elle me pose toute une série de questions à propos de mon trop court séjour : qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que j’ai vu, qu’est-ce que j’ai aimé, est-ce que j’ai bien mangé… ? Enfin elle ne rend mon passeport et ajoute : « Merci d’avoir visité la Gambie. »

C’est bien la première (et unique) fois qu’un(e) douanier(e) me remercie. J’en suis tout retourné.

Le plus chaotique : Mars 2005, après sept mois de passe-passe entre Dakar, Ndjamena, Abuja et Yaoundé, il est temps de rentrer à la maison. Mais d’abord je tiens à voir cette anomalie géologique que j’avais repérée sur une carte du nord de la Mauritanie : le célèbre Guelb er Richât. Le chemin du retour passe donc par Nouakchott.

Nous ne sommes qu’une trentaine de passagers à descendre mais quelle sacrée bousculade pour attraper la dizaine de formulaires d’immigration qui traine sur un comptoir. Incroyable mais vrai, il n’y a pas assez de formulaires pour tout le monde ?! L’un des douaniers moustachus nous assure que d’autres formulaires sont en route sans toutefois préciser quand !

Pour le moment la priorité est de récupérer la valise et au milieu de cette pagaille ce n’est pas une partie de plaisir. Curieusement apparaissent une dizaine de jeunes gens proposant ces fameux formulaires/sésames. L’un d’eux me prend sous son ‘aile’ et m’aide à remplir le formulaire puis à jouer les gros bras devant le guichet qui résiste vaillamment aux assauts répétés des voyageurs et de leurs nouveaux chaperons. Le douanier se contente de mettre mon passeport sur la pile en poussant une gueulante.

La tension monte d’un cran quand il part avec la pile de passeports vers un autre guichet situé à un autre bout de la salle. Il est de suite poursuivi par une meute de passagers affolés, leurs chaperons et les porteurs. Un de ses collègues (celui-ci à des épaulettes) prend le relais mais dans sa précipitation lâche la pile de passeports et de formulaires qui se mélangent par terre sous nos yeux horrifiés. Concert de protestations, Il évite de justesse un piétinement fatal.

Vexé, il nous fait parcourir au pas de course un véritable parcours du combattant à travers tout l’aéroport. Dans le vain espoir de nous semer, il n’hésite pas de passer par des petites portes, d’emprunter des tourniquets et même de marcher à contrecourant au milieu d’une file de passagers en train d’embarquer. La course poursuite se termine finalement devant un minuscule bureau. Là, le gradé confie les passeports à un douanier complètement hébété en franchement affolé en voyant la petite foule passablement énervée s’agglutiner devant la porte de son bureau. Après quelques minutes d’âpres discussions, nous apprenons que ce n’est pas lui qui a les tampons nécessaires, lui n’a que l’encre rouge !!!

Nouvelle attente, nouveaux énervements, enfin arrivent trois douaniers munis des tampons. Une nouvelle ruée s’ensuit pour essayer d’être le premier devant la vitre du guichet. Fatigué par cette éternelle bousculade, je reste cette fois à l’écart pour observer cette mascarade.

Je crois bien que tout ce cirque n’a qu’un but : nous soutirer quelques sous supplémentaires. Cette histoire de formulaires manquants ne bénéficie qu’à ces jeunes apparus de nulle part et surement de connivence avec les douaniers

Cette comédie et ces allers-retours sont un bon moyen pour accroître la tension et faire monter les enchères. Les passagers importants et réguliers, connaissent la marche à suivre (comme par exemple, placer un billet à la bonne page). D’ailleurs ils ont disparu depuis belle lurette et sont passés discrètement sans encombre. Il ne reste en fait que les passagers étrangers et les passagers mauritaniens les plus ordinaires.

J’assiste donc, mi-amusé et mi-dégoûté, à la distribution des passeports fraichement tamponnés. Une distribution faite à contrecœur car les bénéfices espérés ne semblent pas avoir été à la hauteur des espérances des douaniers. Ah, maudits étrangers qui ne connaissent rien aux coutumes douanières locales…

Finalement, plus de deux heures plus tard, je me retrouve sur le parking de l’aéroport en train de donner un billet de CFA 1000 à mon chaperon (qui en plus il me fait la gueule !). Il ne me reste plus qu’à attendre la voiture envoyée par l’hôtel… Inch Allah !

Une fois encore, il ne faut pas se fier aux premières impressions car la Mauritanie est un pays magnifique et les Mauritaniens ont vraiment le cœur sur la main.

Le plus imprévu : Novembre 2006, une trouée dans la couche de nuages me permet soudainement d’apercevoir un bout de bleu émeraude, une bande de sable blanc et des champs de canne à sucre. Nous venons d’atterrir à l’aéroport de Plaisance sur l’Ile Maurice. Rien de remarquable à part que normalement nous devrions être… à Dubaï !

Flash-back de 9 heures. Nos vacances commencent (comme souvent !) à l’aéroport de Perth. Cette fois nous avons en poche un billet d’avion pour Londres via Dubaï avec Emirates. Seulement voilà, les choses ne se passent pas comme prévu puisque le vol de Londres est purement et simplement annulé. Commencent alors de longues palabres avec le chef d’escale pour le convaincre de nous transférer sur un autre vol. Quelques litres de salive plus tard, nous embarquons, direction Londres via l’Ile Maurice ?!

L’escale ne dure que six heures mais plutôt que de rester à l’aéroport nous décidons d’aller faire un petit tour et découvrir un petit bout de cette ile, parait-il paradisiaque. En prime, il y a un passage aux douanes et un tampon supplémentaire… Ca j’aime ! J’aime aussi la tête du douanier qui me demande combien de temps je compte rester à Maurice. « Six heures, Monsieur ! »

C’est parfois fou ce que l’on peut faire et voir en en six heures… Le chauffeur de taxi, particulièrement sympa, à qui nous exposons notre problème de temps y est aussi pour beaucoup. Ainsi grâce à lui, nous nous sommes baladés sur la plage définitivement paradisiaque de Blue Bay, nous avons pris un super petit déjeuner en regardant les pêcheurs devant l’Ile aux Aigrettes, visiter la pittoresque ville de Mahébourg, découvert de charmantes petites anses et admiré l’imposante montagne du Vieux Grand-Port. Ce très bref aperçu nous a donné envie de revenir car maintenant nous pouvons le confirmer : Maurice est bien un bout de paradis… et puis ils ont aussi des beaux tampons !!!

Le plus isolé : Mars 2008, quelques heures après avoir quitté Puerto Natales et traversé des paysages somptueux de lacs et de montagnes aux sommets enneigés, nous arrivons enfin à Cerro Castillo, un hameau aux maisons en bois aux toits bleus sorti de nulle part, qui fait également office de poste frontière. La trentaine de passagers descend rapidement pour se mettre à l’abri du vent glacial (genre Mistral à la puissance 3) dans un petit chalet en bois. En attendant notre tour, nous regardons les prospectus touristiques vantant les merveilles de la nature dans cette partie du sud du Chili et observons nos ‘camarades’ de bus en essayant de deviner leur nationalité. Les uns après les autres nous regagnons au pas de course le confort relatif du bus.

La barrière rouge et blanche se lève enfin et nous poursuivons notre voyage sur une route en terre. Les forêts sont remplacées par des collines pelées. Quelques kilomètres plus loin apparaissent d’autres bâtiments, blancs ceux-là. Un drapeau argentin claque fièrement au vent.

De ce côté-ci, le chalet est trop petit pour contenir tout le monde. Il faut donc faire la queue dehors et grelotter (le Mistral argentin est encore plus glacial que le chilien !!!). Autres douaniers, autres uniformes mais ceux-ci paraissent bien trop grands et de forte mauvaise qualité pour ces pauvres jeunes recrues. A l’évidence, nous sommes leur unique divertissement de la journée et ils en profitent pour prendre tout leur temps et surtout pour mater les jolies touristes scandinaves qui nous accompagnent. Derrière l’unique comptoir, on aperçoit un salon avec de grands canapés où sont affalés des jeunes soldats en train de regarder des dessins animés. L’ambiance est plutôt cosy… Mais c’est surement ce qu’il faut à ces pauvres bougres pour survivre dans un tel isolement et supporter cet ennui infini. Je me demande ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter une mutation au fin fond de la Patagonie ?

Tout le monde remonte dans le bus. Deux douaniers baissent la chaîne et nous font des grands signes d’adieu. Nous les laissons à leur triste solitude.

To be continued...
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
AM Ambre1961 ·
Bonjour mon meilleur souvenir de frontière je l'ai eu assez petite quand on partaient faire des balades à pied sur les sommets des Alpes ! je me souvient du bonheur ressenti en posant le pied après le panneau "Suisse " au sommet de la vallée d'Abondance en Haute Savoie , j'avais 8 ans environ ... j'ai tester avec mes enfants c'était pareil , ils sautaient d'1 côté puis de l'autre , épatés d'être à la fois en Suisse et en France ! depuis les frontières ont toujours ce doux souvenir pour moi , et me permette de relativiser l'attente et les tracasseries administrative ! prochaine frontière dans quelques jours ! Maroc pour la 21 eme fois ! francia

[;)]En parlant de frontières.... il y a quelques années, mon mari et moi sommes descendus en France en passant par le Lac Leman et je ne sais plus exactement dans quelle ville, il était indiqué "le saut du Doubs", nous nous y sommes rendus. J'adore les cascades ! Et là, le Doubs était à sec, en Août évidement. Nous étions sur la rive Française et de l'autre côté de la rivière, c'était la Suisse. Mon mari a profité qu'il n'y avait plus d'eau pour passer sur les gros cailloux et s'est rendu en Suisse, à pieds et en 15 secondes !!!! C'est vraiment mon grand souvenir de frontières !!!!
On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va. » Christophe Colomb.
PI Pierroro Globetrotter ·
Envoi d'un MP pour appréciation des aventures rocambolesques du Don Quichotte des frontières.
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
PI Pierroro Globetrotter ·
J'y vais donc de mes expériences à différents postes frontaliers :

République dominicaine - Haïti : il faut voir le bordel au poste douanier ayitien : nous sommes six dans notre groupe, les 6 oeuvrant pour une ONG canadienne, et les douaniers se passent les passeports de l'un à l'autre, gueulent, s'énervent, courent, vont, viennent, reviennent, partent, repartent et toujours nos passeports se promènent d'une main à l'autre et il faut bien garder l'oeil ouvert sur nos passeports qui changent continuellement de main et aucun ne prend la décision de nousl aisser passer jusqu'au moment où un jeune garçon, un ti-moune, nous explique que le "capitaine" fait actuellement sa sieste et que pour le ramener au travail il faut mettre la main dans notre poche!!!

Burkina Faso - Mali : notre chauffeur ce matin-là roule à tombeau ouvert pour arriver tôt et avant la cohue à la douane malienne. Suprise! Il y a déjà congestion au poste.Tous les voyageurs, certains y sont depuisplus d'une heure, sont retenus à un petit poste par un subalterne qui attend que son "chef" de son bureau "officiel" à quelque 300 ou 400 mètres plus loin, qui prend son petit-déj à l'extérieur en rigolant avec des amis lui fasse le "grand signe" qu'il est prêt à nous recevoir. À 35-40C et le soleil tape, on est bien averti que nous, nous ne pouvons pas rigoler! Finalement 45 minutes plus tard, le chef s'est levé et a fait "le grand signe" et nous, tous les voyageurs, nous sommes faits petits pour ne pas perturber la digestion du "chef".

Canada-USA : mon épouse et moi nous rendons en Rép. dominicaine et prenons un vol en partance des USA, à Burlington, Vermont. Nous utilisons mon automobile pour la partie terrestre et notre fille nous accompagne pour ramener la voiture. Belle journée d'automne indien, j'en profite pendant la matinée pour laver l'auto et faire une petite inspection mécanique. Tout est impeccable. Nous partons. Nous roulons doucement. Nous arrivons à la douane américaine. Les formalités d'usage vont bon train jusqu'au moment où le douanier me demande s'il est normal de rouler au Québec sans plaque d'immatriculation. Je ne comprends pas ou plutôt j'essaie de comprendre ce qu'il veut insinuer. À son invitation - car aux douanes de l'Oncle Sam , il vaut mieux attendre d'être invité à bouger - je descends de l'auto, me rends à l'arrière pour constater que la plaque n'y est plus! J'ai perdu la !"/$%?& de plaque d'immatriculation, sur la route, entre la maison et la frontière américaine. Et nous avons un avion à prendre d'en moins de 3 heures. Aussi, il est irréaliste de retourner ... sans rater notre vol. On ne rit plus! Après vérification et re-vérification et re-re-vérification sur son ordinateur, l'agent douanier m'invite alors à le suivre à l'intérieur du poste et là il me remet un feutre et un carton et me dit d'y inscrire le numéro de la plaque et me tend le ruban adhésif pour le faire tenir dans la lunette arrière ... et nous souhaite bonne route et bonnes vacances. Je vous laisse deviner les emmerd.. de notre fille, à son retour au Canada, quand elle s'est pointée à la douane!!!
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
PI Pierroro Globetrotter ·
Concernant les Bahamas, je suggère que nous nous y rendions pour prendre une décision "officielle" ... autour d'une bonne bière bien fraîche!

Et pour "Tintin en Amérique", je veux bien croire mais tu ne te souviens pas de "Le Manitoba ne répond plus"?
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
XR Xrctn Veteran ·
Excellent... J'espere que tu avais ecrit au dessus de lettres et chiffres "Je me souviens"...

Quant aux Bahamas j'y suis alle... en 1980. Ca avait ete d'ailleurs laborieux car l'avion avait ete oblige de retourner a Miami pour cause d'orages. Je passe sur les perturbations... nous avions bien cru que notre derniere heure etait arrivee. Quelques heures plus tard nous sommes repartis de Miami pour atterrir a Nassau sous un soleil radieux. Je peux meme dire que c'est le passage de la frontiere le plus musical que je connaisse car il y avait meme un orchestre dans la salle des arrivees pour nous mettre dans l'ambiance.

Pour la biere fraiche... volontiers ! Nous en avons plein d'icy cold ones down under... hint!!!
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
SO Songhai73 Globetrotter ·
[;)]En parlant de frontières.... il y a quelques années, mon mari et moi sommes descendus en France en passant par le Lac Leman et je ne sais plus exactement dans quelle ville, il était indiqué "le saut du Doubs", nous nous y sommes rendus. J'adore les cascades ! Et là, le Doubs était à sec, en Août évidement. Nous étions sur la rive Française et de l'autre côté de la rivière, c'était la Suisse. Mon mari a profité qu'il n'y avait plus d'eau pour passer sur les gros cailloux et s'est rendu en Suisse, à pieds et en 15 secondes !!!! C'est vraiment mon grand souvenir de frontières !!!!

Bonjour c'était un questionnement pour moi et mes enfants plus tard : pourquoi des frontières ? pourquoi des douaniers ? et maintenant pourquoi des murs ? mais la c'est encore plus complexe ![:/] francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran
XR Xrctn Veteran ·
Effectivement pourquoi ? Ceci dit elles (les frontieres) ne datent pas d'hier. En Australie, la limite du territoire de certains clans s'arret(ai)ent aux endroits ou le sable changeait de couleur !!! C'est vrai que nous n'avons pas beaucoup de rivieres par ici !!!
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
FE Fexon Globetrotter ·
[;)]En parlant de frontières.... il y a quelques années, mon mari et moi sommes descendus en France en passant par le Lac Leman et je ne sais plus exactement dans quelle ville, il était indiqué "le saut du Doubs", nous nous y sommes rendus. J'adore les cascades ! Et là, le Doubs était à sec, en Août évidement. Nous étions sur la rive Française et de l'autre côté de la rivière, c'était la Suisse. Mon mari a profité qu'il n'y avait plus d'eau pour passer sur les gros cailloux et s'est rendu en Suisse, à pieds et en 15 secondes !!!! C'est vraiment mon grand souvenir de frontières !!!!

Bonjour,

Alors, vous étiez à côté du Lac des Brenets et vous étiez à Villiers-le-lac... Je l'ai fait aussi ... mais de Suisse à France...

Cordialement.
AM Ambre1961 ·
[;)]merci à toi pour les précisions !!! J'espère que tu as ressenti cette agréable sensation de liberté !!!!! Bisous. Nadine.
On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va. » Christophe Colomb.
FE Fexon Globetrotter ·
Bonjour,

Je me permets aussi de participer à la conversation...

La plus insolite pour moi a été les frontières entre Baarle-Hertog (B) et Baarle-Nassau (NL) Le village est morcelé de parcelles belges et néerlandaises...

Ci-dessous la porte d'entrée (n°33) donne sur les Pays-Bas et le salon se trouve en Belgique... On remarquera le n°3 qui est la numérotation belge dans cette rue...

Borne frontière au millieu du village...

@ambre: oui j'ai adoré! se retrouver en France sans voir de douaniers c'était marrant à l'époque...
AM Ambre1961 ·
Oui, je connaissais l'histoire du salon en Belgique et de ce village "à part" Mais je ne l'avais jamais vu. Merci à toi pour tes photos, chouette information.
On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va. » Christophe Colomb.
XR Xrctn Veteran ·
D'autres souvenirs de passages de frontieres...

Le plus chaleureux : Septembre 2009, Notre chauffeur nous fait signe de monter dans la camionnette maintenant vide. Nous quittons Qaa, le poste frontière libanais et le laissons volontiers à son embouteillage de voitures et minibus et à son éternelle bousculade de travailleurs syriens jouant des coudes devant le guichet vitré protégeant la demi-douzaine de douaniers visiblement débordés et déjà fatigués.

Le poste frontière syrien est encore à quelques kilomètres, au bout de cette longue ligne droite bordée par endroits de camps de réfugiés reconnaissables aux alignements de tentes. Certaines sont munies de paraboles rouillées, indices que ces camps en toile ne datent pas d’hier...

Terminus devant l’arche nous souhaitant (j’imagine) la bienvenue en Syrie. Nous trainons nos valises une centaine de mètres, jusqu’aux bâtiments administratifs arborant drapeaux étoilés et portraits géants du président actuel Bachar El-Assad et de son père Hafez El-Assad.

Nouvelle sacrée mêlée devant les guichets. J’interpelle un douanier en civil qui sort précipitamment de l’un des bureaux et lui montre nos passeports en tout faisant les yeux ronds et en haussant les épaules. Compréhensif, il va nous chercher des formulaires et parler à l’un des douaniers en uniforme en nous montrant du doigt. Il revient vers nous et ajoute avant de filer dehors au pas de course : « You fill up these forms and give them to this man, only this man. Welcome to Syria. »

Le douanier en uniforme en question, surement soulagé de s’occuper d’une paire d’étrangers perdus plutôt que de ses compatriotes excités, nous attire à l’écart pour vérifier la validité de nos visas et ajouter un tampon en nous souhaitant lui la bienvenue en Syrie. Ma parole, c’est une véritable manie ici… très sympathique d’ailleurs !

Moins de dix minutes plus tard nous retrouvons dehors au milieu de la cour écrasée de chaleur. En face, un petit bureau de change ouvert nous permet d’échanger nos livres libanaises contre des livres syriennes. Deux jeunes douaniers nous regardent tirer nos valises en souriant et nous lance dans un bel ensemble un « Welcome » guttural.

Derrière la barrière ouverte, trois minibus attendent les clients. Le chauffeur du premier, habillé d’une djellaba et d’un veston ouvert sur une belle bedaine, nous fait comprendre tout en s’essuyant la moustache avec son foulard à damier rouge et blanc, qu’il va à Homs, la grande ville la plus proche. « Welcome » ajoute-t-il en nous indiquant deux sièges vides.

Je ne sais pas si ce sont des consignes du Président mais pendant toute la durée de notre séjour, ce sera le mot que nous entendrons le plus souvent, partout et tout le temps. A de nombreuses reprises, des gens n’hésiteront pas à traverser la rue juste pour nous souhaiter la bienvenue et nous remercier de visiter leur pays avant continuer leur chemin. Cette amabilité, gentillesse et curiosité discrète, m’ont constamment rappelé un autre pays particulièrement chaleureux : l’Iran.

Voir ce que ce si beau pays (la Syrie) devient me fend profondément le cœur.

Le plus sexy : Juin 2012, le train démarre lentement dans la nuit. Par la fenêtre, je vois des soldats chinois, alignés à intervalles réguliers sous la pluie, saluer au garde-à-vous notre train qui quitte la mère-patrie. Quelques minutes plus tard, nouvel arrêt dans une gare déserte et lugubre, péniblement éclairée par quelques néons. Nous venons d’entrer en Mongolie.

Après une longue attente dans un silence seulement troublé par les gouttes de pluie qui frappent les vitres, quelques bruits de locomotive suivis par des bruits de bottes et des rires de jeunes femmes annoncent un semblant d’activité. Une porte s’ouvre, quelques voix chantantes approchent. Trois petits coups à la porte de notre compartiment et nous voyons apparaitre une Miss Monde suivie d’une Miss Univers. Rouge aux lèvres, yeux maquillés, mini-jupe et bottes à haut-talon, seules les épaulettes et la casquette révèlent que nous avons à faire à des douanières. « Your passports and immigration forms, please. » gazouille l’une d’elles pendant que l’autre fait semblant d’inspecter nos valises. Elles disparaissent dans le couloir et reviennent une petite heure plus tard avec nos passeports dument tamponnés. « Good night ! » murmure Miss Monde… ou peut-être est-ce Miss Univers ! You bet !

Quelques beaux rêves plus tard, je tire les rideaux pour découvrir le Désert de Gobi dans toute son immensité.

Le plus fantôme : Juin 2012, le train relie Moscou à Minsk (et nous par la même occasion !). Au milieu de la nuit, le train s’arrête un long moment à ce qui me parait être la frontière mais personne ne vient contrôler qui ou quoique ce soit ?! Au petit matin, un peu avant de débarquer à Minsk je demande, légèrement inquiet, au contrôleur si nous devons présenter nos passeports à quelqu’un ; je n’ai pas particulièrement envie d’être considéré illégal et de me retrouver dans les cachots dans la dernière dictature d’Europe. Il me rassure en m’informant que les formalités douanières entre la Biélorussie et la Russie ont été supprimées. A chacun son espace Schengen !

Et dire que ce fut la croix et la bannière pour obtenir ce visa biélorusse. La Biélorussie n’ayant pas d’ambassade à Canberra, il nous avait fallu envoyer nos passeports à Djakarta en recommandé, une opération stressante qui nous avait couté quatre fois le prix du visa !!! Mais qu’est-ce que je ne ferais pas pour franchir des frontières… mêmes fantômes et qui plus est en pleine nuit pour au final ne rien voir du tout ?! Un petit arrière-gout d’arnaque !

Mais grosse différence, une paire de jours plus tard, lorsque nous nous rendons à l’aéroport de Minsk, un tout nouveau bâtiment en acier et en verre qui sent encore le neuf. Vu le peu de vols, on ne se bouscule pas vraiment dans le terminal régulièrement patrouillé par des soldats armés aux mines patibulaires. Alors que je tourne en rond à la recherche des toilettes, deux soldats me demandent ce que je fais. « I’m looking for the toilets. To-a-let » je réponds. Alors que je m’attends à ce qu’ils m’indiquent une direction, l’ainé des deux dit : « Passport. » « No, toilets. » « Passport. » traduit le second larron. « What, I need a passport to go the toilets ?!?! » Ah, voilà donc pourquoi on a besoin d’un visa en Biélorussie… pour aller faire pipi !!! « Passport. » insiste l’ainé. « No, not with me, in my bag with my wife. » en pointant du doigt derrière eux, des sièges tout au fond… et en découvrant soudainement un petit panneau avec une silhouette d’homme et en-dessous des lettres : W C. Je les plante là. Il était temps. En me séchant les mains, je me demande si les deux rigolos ne m’attendent pas derrière la porte, prêts à m’embarquer… Mais non, ils sont partis patrouiller ailleurs.

On appelle les passagers pour Varsovie… Une queue se forme devant des vitres fumées gardées par une employée et soldat. Les voyageurs disparaissent, un à la fois, derrière la porte en verre opaque qui s’ouvre et se referme automatiquement. On se croirait de retour à Berlin Est. A mon tour de découvrir ce qu’il se passe de l’autre côté. Un mec en uniforme me demande de laisser mon bagage sur le tapis roulant de la machine aux rayons-X, de donner mon passeport au douanier installé derrière lui et ma carte d’embarquement à une hôtesse. Coup triple donc… pas mal ! Fort pratique en tout cas pour éviter d’autres longues queues.

Ah, en Biélorussie, on a peut–être pas de démocratie mais on a des idées !

Le plus surprenant : Septembre 2013, décidément on me retrouve encore dans un train ! Celui-ci traverse un vaste tapis jaune de rizières et approche de la rivière Yalou qui sépare la Corée du Nord et la Chine. Notre compagnon de compartiment, jusqu’à présent silencieux pointe les montants d’un immense pont en construction et au-delà une multitude de buildings modernes que l’on commence à apercevoir au loin et annonce : « Dandong. » Le contraste entre les deux rives qui séparent les deux pays est saisissant : champs d’un côté, alignements d’immeubles de l’autre. Puis viennent les premières banlieues décrépies et les usines de la ville de Sinuiji.

Le train finit par s’arrêter complètement. Les passagers des autres wagons envahissent les quais puis disparaissent vers les passerelles. Le personnel militaire fait quelques va-et-vient puis se décide à monter dans le train pour inspecter les bagages et embarquer les passeports.

Le douanier et notre compagnon de compartiment semblent bien connaitre et entament une longue discussion ponctuée de quelques bonnes rigolades avant que ce dernier s’éclipse soudainement dans le couloir. Le douanier commence à examiner nos valises et surprise commence à parler en français en voyant le passeport de mon frère. Evidemment le fait que deux frères puissent avoir des passeports de différentes nationalités le surprend un peu mais certainement pas autant que les paquets de Gauloises Made in Germany recouverts de messages de santé en russe (elles ont été achetées à un duty free de Moscou) qu’il trouve dans l’un des sacs. Il finit par s’assoir sur l’une des couchettes et lance quelques plaisanteries en remplissant des formulaires. Curieusement il fait trainer les choses.

Pas très vifs à la détente, nous finissons par comprendre qu’il attend quelque chose. Nous lui proposons quelques paquets de cigarettes qui filent discrètement au fond de sa poche. Comme par magie la fouille des bagages cesse de suite, avant même qu’il ne commence l’inspection des appareils photos. Les voyageurs du compartiment suivant ont surement la malchance d’être des non-fumeurs car les seuls mots que leur douanier prononce sont : « Delete photo, delete photo. »

Quand notre compagnon de compartiment revient, il a un sourire en coin et nous demande « Combien ? » en nous montrant son paquet de cigarettes ! L’attente est longue et l’unique distraction consiste à regarder ces pauvres terrassiers (et terrassières !) sans pelles, ni gants en train de mettre des cailloux sur des chiffons et de les balancer sur les remblais. Deux heures plus tard, arrivent enfin premiers signes de mouvements. Nouvelle locomotive et changement de voie. Les douaniers remontent et distribuent les passeports au petit bonheur la chance.

Le soleil se couche alors que nous franchissons le pont de l’amitié sino-coréenne édifié vers la fin des années trente… par les Japonais. L’autre pont, construit vers 1910, fut en partie détruit par les Américains au début de la guerre de Corée et n’a jamais été reconstruit. Je ne sais pas si l’on y danse dessus mais, à voir le nombre de touristes, on s’y promène. Ce ‘pont cassé’ est devenu l’attraction touristique de Dandong car il offre une vue la imprenable sur la Corée du Nord.

En l’espace de quelques minutes nous changeons d’univers. Nous laissons derrière nous la tristesse, la désolation et les pénombres et arrivons dans une orgie de néons, une débauche de richesse et de modernité. Quel extraordinaire contraste.

Quelques minutes plus tard le train s’arrête dans la gare ultra moderne de Dandong. Notre compagnon nous salue, il est arrivé à destination. Nouveaux formulaires à remplir et nouveau défilé de douaniers, ceux-ci sont moins sympas mais bien plus efficaces, surtout ils ne nous demandent rien.

Nouvelle longue attente, d’autres wagons sont rattachés au notre, reste à trouver la locomotive. Je retrouve le cérémonial des contrôleurs chinois qui se mettent au garde-à-vous devant chaque porte du train et celui du chef de gare qui salue tout ce qui bouge et lance des coups de sifflet dans toutes les directions. Le train s’ébranle lentement et passe en revue les immeubles illuminés par de savants effets de lumières.

To be continued...
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
PI Pierroro Globetrotter ·
Xavier, je commence a penser que tu es de Marseille plutot que de Perth!!!!! Moi, pour avoir traverse des frontieres, excluant Canada-USA, surement plus d'une centaine de fois, je n'ai que trois maigres aventures tandis que toi .....
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
XR Xrctn Veteran ·
Xavier, je commence a penser que tu es de Marseille plutot que de Perth!!!!! Moi, pour avoir traverse des frontieres, excluant Canada-USA, surement plus d'une centaine de fois, je n'ai que trois maigres aventures tandis que toi .....

Je suis sous le choc… dire à un Chti qu’il est de Marseille c’est bien pire que dire à un Canadien qu’il est Américain.

Alors Pierroro soit la géographie de la France n’est pas ton forte soit tu as la mémoire qui flanche car la première phrase de ce post est bien:

…Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge…

Je te fais remarquer que ces histoires de frontières s’étalent sur plus de quatre décades et qu’elles sont davantage des anecdotes que des aventures. Elles relatent des situations (100% véridiques – j’ai des témoins !!! non mais…) et rencontrées par de nombreux autres voyageurs. Mais peut-être ces derniers n’ont pas la même passion, obsession, observation, ou inspiration ni même l’envie de raconter que moi. Et puis, beaucoup de mes nombreux passages de frontières ont été… sans histoire. Pourtant ils sont tous au fond de ma mémoire, toujours prêts à remonter comme celui-là tiens.

Avril 1980. Je voyage avec un passeport périmé en Espagne et au Portugal. A ma demande le douanier espagnol met un tampon sans s’apercevoir que le passeport est périmé. Le douanier portugais lui refuse en expliquant qu’il ne peut pas. Devant ma déception, il retourne dans sa guérite, tamponne un formulaire et me ledonne. S’il savait combien de fois j’ai pensé lui (et le remercie encore maintenant) en regardant ce petit bout de papier que j’ai précieusement conservé dans un vieux passeport. Depuis j’ai oublié la tête du douanier espagnol mais pas celle du portugais. Tu le vois rien d’aventureux là-dedans, juste une petite histoire d’un passage d’une frontière.

Si tu regardes dans ton (tes) passeport(s) les différents tampons douaniers et que tu fermes les yeux (ca marche mieux avec les yeux fermés !) eh bien je te parie que plein de souvenirs anodins vont revenir. Maintenant, à toi de trouver les mots… et tu verras tu n’auras pas besoin d’être de Marseille !
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PI Pierroro Globetrotter ·
C'était dit sans méchanceté ...et je savais que tu réagirais[;)] Je voulais juste te "tirer la pipe", te taquiner en québécois!

Concernant la géographie, sérieusement, celle de la France, je la connais assez bien. J'ai suffisamment sillonné l'hexagone et dans tous les sens. Au cours des 8 dernières années, nous y sommes 10 fois. Mais j'avoue que le "pays" des Chtis, je le connais peu![:/]
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XR Xrctn Veteran ·
C'était dit sans méchanceté

Je m'en doutais... idem pour moi d'ailleurs

...et je savais que tu réagirais...

A coup sur ! Marseille... tssst !!!

"tirer la pipe", Mais j'avoue que le "pays" des Chtis, je le connais peu![:/]

Une bien curieuse expression... mais mieux vaut l'eviter quand tu descendras au Carlton de Lille !!! Sinon il n'est jamais trop tard pour bien faire (visiter le Noooord). Tu verras, il y a quelques belles frontieres et puis l'autre coté vaut tellement la peine !!! Mais ca tu le sais deja.
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
PI Pierroro Globetrotter ·
Ne nous raconte pas maintenant que tu as croisé Dodo la Saumure à un poste frontière! :-))
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
XR Xrctn Veteran ·
Ben justement....
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SO Songhai73 Globetrotter ·
bonjour en tout cas je viens de passer très rapidement la frontière Marocaine à Agadir ! 7 douaniers pour tamponner nos passeports ... ils mettent le paquet en ce moment ! mais mes passages "les plus rapides et VIP " à Agadir datent d'il y a 15 ans quand j'avais la chance d'avoir un ami qui travaillait à la douane de l'aéroport ... passage VIP ça me gênait un peu , car je n'ai pas du tout l'esprit VIP et encore moins le look ! mais je crois que c'est surtout mon ami qui était content ![;)] en tout cas j'ai trouvé le soleil , mais journée bien venté . on va se faire un petit barroud dans le sud , on va mettre le chèche pour protéger nos petits yeux ! francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion! Khalil Gibran
XR Xrctn Veteran ·
Quant moi, je termine avec ces deux derniers passages... en attendant les prochains !

Le plus vertigineux : Juin 2014, nous venons de terminer la visite du parc national des chutes Victoria (Mosi-oa-Tunya - la fumée qui gronde – dans le langage local) côté zambien. De Boiling Point, situé tout en bas de l’une des gorges, nous avons pu admirer cet élégant pont en fer qui relie la Zambie au Zimbabwe. Construit en Angleterre puis transporté par bateau jusqu’à Beira au Mozambique et enfin en train jusqu’à Victoria Falls, il fut inauguré en 1905 seulement quatorze mois après le début des travaux une impressionnante prouesse technologique et humaine pour l’époque.

Une frontière au milieu d’un pont… il ne m’en faut pas plus pour me décider d’aller voir ça de plus près ! Nous passons donc par le poste zambien où une douanière tamponne un bout de papier qu’il faudra rendre au retour. Ce sésame nous permet de remonter la longue file de poids lourds chargés de lingots de cuivre qui attendent, juste avant le dernier virage en pente, leur tour pour traverser ce pont à voie unique. Une voie de chemin de fer partage également ce pont long de 198 mètres. Le trottoir pour piétons est étroit et mieux vaut se serrer au grillage dès que l’un de ces mastodontes l’emprunte. Gare aux secousses également…

Au milieu du pont une ligne indique la démarcation entre les deux pays et deux petits panneaux verts nous informent que nous entrons en Zambie ou bien au Zimbabwe. Un pied dans un pays, l’autre dans un autre… J’adore ! J’en oublie presque la vue spectaculaire qui m’entoure et les embruns qui m’arrosent dès qu’un coup de vent souffle dans la mauvaise direction. D’un côté le bouillonnement des chutes qui se précipitent dans le cul-de-sac de Boiling Point auréolé d’un arc-en-ciel quasi permanent, de l’autre une gorge profonde où s’échappent, 128 mètres en dessous de nous, les eaux tumultueuses du Zambèze.

C’est au milieu du pont que se trouve également une petite cahutte pleine de monde. C’est de là que les amateurs de sensations fortes s’élancent dans le vide, les pieds retenus par un élastique. Je suis pris de vertiges et de picotements rien qu’à les regarder. Sauter comme ça, même sur une frontière trop peu pour moi ! Je préfère poursuivre jusqu’au bout du pont simplement pour le plaisir de toucher une motte de terre… zimbabwéenne.

Quelques jours plus tard, nous referons le même petit tour sur ce pont mais dans le sens inverse… Cette attraction pour les frontières est vraiment dans mon sang. Et puis jamais deux sans trois car au dernier jour de notre séjour à Victoria Falls, nous repasserons sur ce pont… en voiture cette fois, pour rejoindre l’aéroport de Livingstone et définitivement quitter ce magnifique endroit.

Le plus unique : Juin 2004, une heure après avoir quitté Livingstone ce matin, le taxi tourne à gauche et prend la direction du Kazungula ferry. Nous remontons une impressionnante file de camions garés sur le bas-côté de la route et qui attendent de pouvoir emprunter le ferry. Une attente qui peut durer une semaine affirme le chauffeur. Nous arrivons au poste zambien situé sur la rive nord du Zambèze. Grâce au chauffeur, qui semble connaitre tout le monde, les formalités ne trainent pas. Idem pour trouver un petit bateau à moteur pour traverser le fleuve et rejoindre l’un des trois pays en face, en l’occurrence le Botswana, qui pour la petite histoire partage avec la Zambie l’une des plus petites frontières internationales (environ 150 mètres). Amusant également de penser que pour un pays sans accès à la mer, l’une de ses frontières est maritime enfin fluvial plutôt.

Je me trouve en effet dans un endroit unique au monde, un véritable paradis pour le cartographe et « border freak » que je suis. Imaginez un endroit où l’on peut voir quatre pays en même temps. Ouah x 100 ! En effet le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe se rejoignent en un point unique (quadripoint) c’est tout au moins l’impression que l’on a quand l’on regarde une carte à petite échelle car en réalité il ne s’agit pas vraiment d’un quadripoint (tristement il n’existe pas de quadripoint international) mais de deux tripoints distants l’un de l’autre d’une paire de centaines de mètres.

Depuis que je suis adolescent je rêve d’être ici, depuis que j’ai attrapé cette folie des frontières qui me fait parcourir le monde. Je touche enfin mon Holy Graal. Je ne sais plus où donner de la tête et je photographie tout ce que je vois pour être certain qu’il ne s’agit pas d’un rêve. La fièvre me gagne ! D’ailleurs même les gamins vendeurs de souvenirs ont cessé de m’importuner en me proposant leurs statuettes en bois… Craignent-ils une contagion ou peut-être ont-ils déjà croisé des doux-dingues dans mon genre et respectent-ils leur transe ?

Ce que j’admire, la larme à l’œil, n’a pourtant rien d’extraordinaire, deux rives séparées par un grand fleuve, des pylônes électriques, des iles marécageuses, un bras de rivière, un débarcadère en construction, des camions et deux ferries plats qui font le passe-passe d’une berge à l’autre. N’empêche quel pied.

La traversée se fait sans histoire et ne dure que quelques minutes. Un pays s’éloigne mais trois approchent ! Nous débarquons dans celui du milieu, dans les hautes herbes proches d’une espèce de parking goudronné où se rassemble le prochain quota de véhicules prêts à embarquer pour la Zambie que nous venons de quitter.

Le taxi botswanais et sa chauffeuse nous attendent déjà à l’ombre d’un grand arbre. Je continue mon mitraillage photographique sous les regards indifférents des chauffeurs de poids-lourds qui sirotent un café en patientant. A gauche, de l’autre côté de la rivière Chobe et une petite ile déserte qui forme la pointe de la Namibie, à droite de l’autre côté du parking et au pied du pylône : le Zimbabwe. Il faut que j’aille voir. Je fais quelques pas dans les hautes herbes séchées en espérant que les serpents ont d’autres touristes à fouetter. Je crois avoir trouvé une borne mais il ne s’agit que d’une termitière. En fait la borne en béton avec son matricule est juste derrière moi. « Heaven, I’m in Heaven » que je chantonne (je n’ose pas danser comme Fred Astaire mais le cœur y est !!!) avant de revenir à la voiture. Rosemary a déjà prévenue la chauffeuse que j’étais en plein delirium profond des frontières. Celle-ci la rassure de suite en précisant que je ne suis pas le premier cas qu’elle rencontre.

Allez une dernière photo de la rive d’en face et nous pouvons nous diriger vers les bâtiments bleus des douanes. Auparavant, il faut prendre bien soin de tremper les chaussures dans un petit bac rempli d’une eau marron… Le Botswana se protège sérieusement de la vache folle… mais pas encore des fous ! Heureusement je sens ma fièvre tomber à mesure que nous éloignons de ce quadripoint magique.

Premiere photo: Prise au Botswana, a gauche le Botswana, en face la Namibie et a droite un bout de la Zambie

Deuxieme photo: Prise de Zambie, le debarcadere au Botswana

Troisieme photo: Prise au Botswana, le debarcadere en Zambie

Quatrieme photo: Prise en Zambie, au gauche du pylone le Zimbabwe, au centre le Botswana et a droite un petit peu de la Namibie
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
FE Fexon Globetrotter ·
Juste pour alimenter la discussion sur les point frontières "tri-point"...



Ci-dessus borne frontière entre la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne....



Ci-dessus, l'illustration de Vaals... point frontière entre la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne
AM Ambre1961 ·
[:)]merci à toi pour ces photos. Je suis Belge et je ne savais pas cela !!!!! Merci pour l'info. Bisous.
On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va. » Christophe Colomb.
CO Cocottte Veteran ·
J'ai lu avec beaucoup de plaisir vos passages de frontières! Que d'anecdotes, et quel talent pour les raconter! Mon grand regret, vivant au Moyen-Orient en ces temps troubles, est de ne pas pouvoir passer les frontières terrestres....

J'en ai néanmoins deux, enfin un et demie....

Passage de la frontière Ouzbékistan/Kirghizistan Venant d'Ouzbékistan, nous avons dû prendre un premier taxi de Ferghana pour nous conduire à la ville frontière, puis encore un autre taxi (très hautement autorisé) pour le kilomètre restant avant de nous retrouver à un poste frontière débordant de.... femmes. Et de paquets de marchandises. Tournant le dos au poste frontière, je prends une photo de la plaine de la Fergana qui s'étend devant moi mais un militaire me tombe dessus et exige à voir mes photos. Rien de compromettant, je peux passer.... Nous nous disons que nous allons y passer des heures et des heures au vu de la longueur des files, et de leur vitesse d'avancée, mais un policier, voyant nos figures d'européennes dépitées, nous fait signe d'avancer et nous colle un formulaire entre les pattes.... en russe! Nous trouvons, scotché sur un mur, le même formulaire rempli en anglais, nous nous en inspirons donc, recomptons les devises que nous sortons du pays (à déclarer) et surtout les petits coupons d'hôtels qui doivent prouver que nous n'avons pas trop fréquenté de locaux... Et puis, nous prenons notre place, bien sagement, dans notre file... Un autre policier arrive, et nous fait signe avec autorité de le suivre jusqu'au guichet. Nous refusons, outrées. Il insiste, fronçant les sourcils. Nous essayons d'expliquer que nous avons le temps, mais nous finissons pas capituler, et passer, franchement honteuses, devant toutes ces personnes qui nous regardent avec un air.... indifférent, en fait. Et au guichet, pas un coup d'œil pour nos coupons d'hôtel que nous avions soigneusement collectés! Côté kirghize, ce sont des fonctionnaires franchement hilares qui nous accueillent. Welcome to Kirghizistan! Quelques jours plus tard, nous apprenons que la frontière est fermée une nouvelle fois. Les tensions sont très nombreuses dans cette région, nous sommes passées au bon moment!

Passage de la frontière intérieure irakienne Celle là, elle devrait te plaire.... La frontière intérieure du Gouvernement Régional du Kurdistan n'est pas vraiment fixée (je parle d'avril 2014). D'Erbil, nous avons décidé de nous rendre à Suleimaniyeh, et pour cela prendre la route la plus rapide (celle qui prenaient tous les kurdes, en fait), qui passe par la banlieue de Kirkouk (très formellement interdite). Kirkouk, qui est sous autorité irakienne. Donc, cette autoroute passe dans une zone, disons, sous contrôle indéterminé. Sur la route, nous passons à un poste frontière tenu par.... des irakiens! Qui nous regardent héberlués, et nous demandent trois fois où nous allons, si nous sommes vraiment sûres que nous n'allons pas à Kirkouk. Non non, promis, vraiment, nous n'avons pas dans nos intentions d'aller dans le reste d'Irak! Il finira par nous laisser passer. Mais la scène qui m'aura le plus étonnée c'est l'échange de poignées de main franchement cordial qui s'est fait entre le peshmerga kurde en tenue, embarqué dans notre taxi, et le militaire irakien.... Quant on connait les tensions entre le gouvernement d'Erbil et celui de Bagdad, c'est assez amusant de voir que sur le terrain.... ils se sentent plus proches qu'on ne pourrait l'imaginer!
"On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées." Hippolyte Taine Mes photos: http://clairette-82.myportfolio.com/projects
XR Xrctn Veteran ·
Merci Claire, Effectivement... j'adore... d'autant plus que je ne les connais pas... encore !!! X
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
CA Cambrousse Globetrotter ·
décembre 2014

c'était des policiers rigolos [;)]

frontière Burkina Faso-Togo - postes en brousse

cote burkinabé - sortie de territoire

" -on ne peut pas vous mettre la sortie" - et pourquoi donc ? - parce qu'on a pas le tampon."

y'avait au moins vingt tampons sur le bureau, mais pas le bon. Il aurait fallu que je remonte à plus de 17 km dans le territoire pour "aller voir"' s'ils avaient le tampon, je leur dit tant pis, je sortirais sans.

2 km plus loin

côté Togo - entrée au Togo

- je voudrais un visa de transit s'il vous plait. (le policier regarde mon passeport, un smarphone en main - un poste frontière en pleine brousse) - vous vous appelez "B... G ..." ? - oui - ha ben .... (une minute) ... c'est ça votre page facebook ?" (en me tendant le smartphone)

bon pas de soucis pour le visa, mais je les ai trouvant relax ces policiers des frontières, des deux côtés.[:)]

et aussi les moins drôles : l'immigration togolaise à Lomé : les plus désagréables (demande de prolongation de visa)

- traités comme des chiens (et encore la spa porterait plainte) - pas de reçu ni récépissé de la remise du passeport - passeport jeté en tas sur une table - remise du visa le lendemain (miracle le passeport n'a pas été perdu) tout aussi désagréable.

je me pose la question : le mauvais caractère est-il un critère de sélection pour la police des frontières au Togo ?
http://afriqueparciafriqueparla.blog4ever.com/ http://chacunsonmaroc.blog4ever.com/
XR Xrctn Veteran ·
Il y a aussi les frontieres vues de haut...



Sur cette photo du golfe d'Aqaba quatre pays se rencontrent. A gauche: l'Egypte et le Sinai A droite: l'Arabie Saoudite En haut a gauche: Israel et Eilat En haut a droite: la Jordanie et Aqaba

Ce vol de jour entre Dubai et Barcelone fut une excellente surprise car un peu plus loin, j'observais du hublot une ex-frontiere: le canal de Suez et la Mer... Rouge.



Ce fut un vol superbe mais j'ai encore de la peine a me remettre du torticoli que j'ai attrape ! A+

PS Je prefere malgre tout traverser les frontieres plutot que les survoler...
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
PI Pierroro Globetrotter ·
Du beau bleu

Et il n'y a rien de drôle, pas de gentils douaniers, pas de tempons oubliés, pas de ... à survoler des frontières
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
CA Cambrousse Globetrotter ·
très chouette ! plus joli que les affreux postes frontières entre Maroc et Mauritanie

coté marocain .....

suivez la "piste"...

on arrive au poste mauritanien...
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PI Pierroro Globetrotter ·
Ça semble plutôt sympathique
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
CA Cambrousse Globetrotter ·
C'est total fun

mais ceci dit, les fonctionnaires des deux cotés sont très gentils et courtois. rien à dire ! [:)]

dommage quand même pour cet état des lieux sinistres[:/]
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XR Xrctn Veteran ·
Sacré no man's land. Il y en a de plus beaux que d'autres... Merci Cambrouse pour ces photos. J'espere que tu en a pris d'autres aux differentes frontieres qui menent au Benin...

Pierroro, tu as raison c'est en fait extremement frustant de survoler ces frontieres que j'adore tant. Mais le plus extraordinaire dans cette histoire est de constater combien les deux ennemis (Israel et l'Arabie Saoudite) sont si proches. Pour ce qui est d'Israel, vu l'etat actuel des choses, je n'ai aucun souhait d'y aller (pourtant quand je suis alle en Jordanie je n'y etais qu'a quelques metres litteralement - le Jourdan n'est pas tres large! voir photo plus bas). Quant a l'Arabie Saoudite, on n'y accepte pas les touristes !

Un jour peut-etre???

Enfin, ce fameux Canal de Suez est peut-etre l'ex-frontiere entre l'Egypte et l'Israel mais il reste malgre tout une "frontiere continentale". La se termine l'Afrique et commence l'Asie (et reciproquement!). Hasta la proxima.

https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
XR Xrctn Veteran ·
D'autres frustrations avec... les frontieres terrestres... fermees !?

Aujourd'hui coup double avec en premier la frontiere entre l'Armenie et la Turquie pres du Mont Ararat. Curieusement le Mont Ararat est le symbole de l'Armenie mais se trouve en Turquie. Photo prise plus tot aujourd'hui au monastere de Khor Virap. Les miradors sont en Armenie et juste apres la riviere (cachee) la Turquie.

Quelques kilometres plus loin rebelote a Yeraskh, avec l'Azerbaijan cette fois. Grosse barricade et guerite gardee, impossible de s'approcher.

Curieux patelin Yeraskh, cul de sac pourtant trois pays se trouvent a moins d'une quinzaine de kilometres (Turquie, Azerbaijan et Iran) voir lien: https://goo.gl/maps/deOPd

A+ X





https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
PI Pierroro Globetrotter ·
Re-bonjour Xavier, le "malade" des frontières[;)]

Je reviens d'un court séjour sur/dans/de (?) votre blog et j'ai refait notre voyage à Cuba ... en votre compagnie. En avril nous avons séjourné 3 semaines à Cuba et avons, mon épouse et moi, mis les pieds dans vos pistes (avec en plus Varadero pour la plage ... après 4 mois d'hiver, nous la méritons, la plage).

PS: nous avons même rencontré des Australiens, oui, oui, nous "Aussies"!
Pierroro Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.) - et je vous remercie par avance pour votre réponse.
XR Xrctn Veteran ·
PS: nous avons même rencontré des Australiens, oui, oui, nous "Aussies"!

Normal ils sont partout... Et nous, nous avions rencontre un charmant couple de Canadiens a Trinidad. Ex aequo donc !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794

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