18/09/2019 : Kgalagadi
Le soleil n’est pas encore levé lorsque nous quittons Nossob pour le point d’eau de Rooikop, quelques kilomètres au sud, où un léopard a été vu la veille. Nous restons une quinzaine de minutes, mais aucun animal ne se présente.

Nous poursuivons jusqu’à la boucle de Marie Se Draai. Des traces de félins sont clairement visibles sur la piste, mais aucun ne se montre, juste des koudous, des springboks et des gemsboks. Un bel autour surveille le point d’eau.



Nous retournons vers Nossob, car le trajet qui nous attend aujourd’hui jusqu’à Sizatswe est assez long. Au passage, nous nous arrêtons quelques instants à Rooikop au cas où le léopard aurait décidé de se montrer… mais non ! Mais alors que nous avons à peine quitté le point d’eau, nos amis qui suivent juste à cent mètres derrière hurlent dans le talkie-walkie « Le léopard arrive !!! ». Rapide marche arrière, en faisant attention à ne pas effrayer l’animal, nous restons à distance. Il se désaltère trois minutes, puis repart et disparait derrière les grandes herbes. Il fallait vraiment être là au bon moment, cela se joue à quelques secondes près !


Au nord de Nossob, nous arrivons à l’endroit où la veille nous avions aperçu un couple de lions. Incroyable, ils n’ont pas bougé ! Le mâle est toujours bien planqué derrière un arbre, et la femelle un peu plus visible. Ils semblent avoir toujours avoir à manger et ne sont prêts de quitter les lieux. Un peu comme hier, la lionne se lève est va s’allonger une vingtaine de mètres de là. Un vautour observe la scène.



Plus loin, un peu avant Polentswa, nous distinguons un animal couché sur la piste. Nous nous arrêtons à bonne distance et scrutons la bête aux jumelles : c’est une lionne ! Nous avançons lentement jusqu’à nous retrouver à sa hauteur (heureusement que la piste est assez large ici). Elle ne bouge pas d’un poil, elle n’ouvre pas un œil ! Nous restons un bon moment et l’observons sous toutes les coutures : elle a des mouches dans les narines. Mais comme elle semble profondément endormie, nous décidons de poursuivre notre chemin.





A Kannaguass, nous quittons les bonnes pistes sud-africaines en direction de Kaa tout au nord. Pour la première fois, nous sommes confrontés au sable profond des pistes botswaniennes. Côté sable, pas de problème particulier, la Toyota Hilux passe bien partout. Le problème est surtout que la piste est souvent étroite et bordée d’acacias aux épines acérées : difficile d’éviter les griffures sur la carrosserie toute neuve ! Nous surprenons des gemsboks et steenboks en bordure de piste qui semblent ne pas être très habitués au passage de véhicules. La conduite nécessite une attention de tous les instants et est donc plutôt fatigantes pour les conducteurs inexpérimentés que nous sommes. Par deux fois, dans des endroits où l’environnement est plutôt dégagé, nous nous arrêtons une dizaine de minutes pour nous reposer un peu, tout en restant attentifs à la présence éventuelle de prédateurs.



Il nous faudra trois bonnes heures pour rallier Kaa depuis Kannaguass. Peu avant d’arriver, le 4x4 de nos amis fait un drôle de bruit. Après un rapide examen, il s’avère que la plaque de protection sous la voiture s’est en partie détachée. Malgré son épaisseur, elle est maintenant complètement pliée sous le véhicule et frotte le sol. Nous décidons d’aller jusqu’à Kaa Gate avant d’intervenir. A peine arrivés, les rangers nous prêtent immédiatement assistance pour dévisser les écrous restants et enlever complètement la plaque. Vue son épaisseur, impossible d’envisager de la remettre en état nous-mêmes. Tant pis, les amis devront s’en passer jusqu’à la fin du voyage !


Normalement, nous devrions poursuivre la piste jusqu’à Sizatswe où nous avons une réservation pour ce soir. Il existe pourtant deux emplacements de camping à Kaa, mais ce sont des emplacements de secours pour ceux qui se présenteraient à l’entrée de Kaa Gate depuis l’extérieur sans n’avoir rien réservé. Depuis le début, nous avons envisagé de négocier avec les rangers pour pouvoir camper à Kaa. Déjà parce que Sizatswe ne dispose d’aucun équipement, même pas de toilettes sèches. Mais aussi parce que demain un long trajet jusqu’à Ghanzi nous attend, et que partir de Sizatswe prendrait une heure supplémentaire. Etant donné que la journée est déjà bien avancée, les rangers acceptent sans difficulté. Super ! En plus, nous pouvons profiter de sanitaires très corrects avec eau courante et douche.
Avant la tombée de la nuit, il nous reste un peu de temps pour nous rendre à un point d’eau situé à une dizaine de kilomètres : nous y voyons que des koudous, des springboks et des gnous. De retour au camp, nous avons la visite d’un ratel peu farouche.

Après cette longue journée pleine de rebondissements, nous dégustons un peu d’Amarula.