Juste quelques petites précisions historiques et techniques pour ceux que ça peut interresser
Une photo sépia est une photo virée, cad par un procédé chimique. On est loin de l'image numérique qui dans ce cas n'est qu'une image en couleur marron.
Quand on faisait ce travail, ce n'était pas pour donner une autre teinte à la photo, mais pour la conserver, car les papiers du début du XX° siècle ne donnaient pas les mêmes garanties de conservation que ceux d'aujourd'hui. Mais quand on a eu des papiers stables, le virage a été abandonné, car il était impossible d'obtenir la même tonalité 2 fois de suite, et en plus, ça allongeait la durée du travail.
Il existe un tas d'autres virages : à l'or, au cuivre, au platine, au sélénium pour ne parler que de ceux qui sont encore assez couramment pratiqués au labo NB. Un plus pour la conservation, mais aussi pour l'esthétique. Le virage à l'or après un virage sépia donne des tons rouge brique, et il est possible de ne virer qu'une partie de la photo. Le plus courant aujourd'hui est le sélénium qui reforce dans un premier temps les noirs de l'image et donne un peu plus de contraste, et qui ensuite donne des tons légèrement pourpres (que personnellement je n'aime pas). Généralement, on arrête l'action chimique avant cette teinte pourpre.
Ceci pour la photo argentique classique, mais en ce qui concerne les procédés anciens tels le papier salé, papier albuminé (encore pratiqués par quelques mordus), la teinte sépia est naturelle, donnée par le nitrate d'argent. La difficulté est justement d'atténuer cette tonalité. La solution est le virage à l'or. Toutes les photos sépia d'avant 1880 que vous pouvez voir dans les musées (Orsay....) ou dans les galeries sont obtenues par ce procédé de virage. Celles qui n'ont pas été virées à l'or ne se sont pas conservées.
Maintenant, sous photoshop, pour obtenir du marron à partir d'une image numérique en couleur, on désature, puis on ajoute du rouge et du jaune (doser selon ce que l'on souhaite).
J'espère ne pas vous avoir trop ennuyés avec ces explications.
humm...
vous preferez la vanille ou le chocolat ?
reponse: Le chocolat (de l'aztèque chocoatl, boisson de cacao) est une matière comestible, issue de la fève de cacao. Originaire du Mexique où il était consommé par les Aztèques, le chocolat a été rapporté en Europe après la découverte de l'Amérique. Il contient un alcaloïde, la théobromine, très proche de la caféine et de la théophylline. Le chocolat est un aliment particulièrement énergétique car il contient beaucoup de glucides et de lipides. Idéal pour pallier un petit coup de pompe. Inconvénient, il est riche en calories : 500 kcal pour 100 g (550 kcal dans le chocolat au lait). Pour rappel, les besoins moyens d'une femme qui sont de l'ordre de 1 800 à 2 000 kcal/jour. Bref, 100 grammes de chocolat noir mangé apportent un quart des besoins quotidiens... Si la vitamine E contenue dans le chocolat noir est bénéfique sur le vieillissement, ce sont surtout la centaine de substances chimiques anti-oxydantes (polyphénols, tanins, flavonoïdes...) découvertes dans les fèves de cacao qui sont à l'origine de ses qualités. Ces substances posséderaient de multiples vertus : stimulant cardiaque, décontractant musculaire, lutte contre les dépôts de mauvais cholestérol sur les parois des artères, etc. Durant la période aztèque, le cacao a la réputation d'être un excitant sexuel. La boisson est préparée avec une bonne quantité d'épices, qui ont, elle aussi la même réputation que le chocolat : avec des clous de girofle, du piment et du poivre.
On raconte qu'au XVIIe siècle les indigènes indiens s'enduisaient les zones érogènes d'une bouillie de cacao pour que leurs baisers soient encore plus doux. En 1624, un théologien fait paraître un écrit condamnant toute consommation du divin breuvage dans les couvents, puisque celui-ci échauffe les esprits et les passions. La grande période des courtisanes est propice à une forte consommation de chocolat. On dit que Madame du Barry ne manquait pas de servir une bonne tasse de chocolat mousseux à ses amants. À Marseille, le marquis de Sade organisa un bal sulfureux, ou il distribua en quantité des pastilles de chocolat fourrées à la cantharidine, un puissant alcaloïde congestionnant. Si on en croit les écrits de Mme de Hausset, Madame de Pompadour aurait absorbé régulièrement d'énorme quantité de chocolat ambré pour s'échauffer le sang, d'autant que Louis XV lui reprochait régulièrement d'être " froide ". De nos jours, le chocolat est considéré comme d'un aliment tonique, qu'il fait bon déguster juste pour le plaisir...