Jusqu’à il y a quelques semaines, cette destination m’était complètement inconnue. Hervé, lui, en tant que plongeur en avait entendu parler…..alors cette destination si confidentielle s’est rapidement imposée à nous. Puisqu’elle était si peu connue (du moins par les Français), elle devenait d’autant plus attirante. Alors, c’était décidé, du 12 février au 23 février 2008, nous irions à Bonaire.
Après neuf heures de vol depuis Amsterdam, voilà cette petite île de 30kms de long et de 5 à 11kms à l’endroit le plus large, peuplé de 12000 habitants et qui fait partie avec Aruba et Curaçao des Antilles Néerlandaises à 80 kms au large du Venezuela.

La version accompagnée de photos est ici : http://sites.google.com/site/nosvoyagesenimages/
La carte générale de Bonaire (Merci Marie mlefevre pour le lien vers la carte).
Nous arrivons de nuit le 12 février 2008. Ce n’est donc que le lendemain que nous découvrons réellement notre hôtel, son environnement et les premières vues de l’île. Notre port d’attache pour ces dix jours est l’ Eden Beach Resort, un petit hôtel familial où nous avons réservé un studio. Petite plage, piscine, club de plongée et centre d’activités divers complètent l’équipement.
La vue depuis notre terrasse.
Coucher de soleil sur Klein Bonaire, îlot en face de notre hôtel.
Si nous sommes venus à Bonaire, c’est principalement pour la plongée (Hervé) et le snorkeling (moi).
A LA DECOUVERTE DES FONDS SOUS- MARINS.
Ici on plonge « en toute liberté », c’est-à-dire qu’après une plongée d’évaluation qui fait office de réadaptation, il suffit de se servir en bouteilles d’air ou de Nitrox (plongées illimitées), les charger dans le pick-up et c’est parti ! Mais il faut avoir son badge (25USD pour les plongeurs, 10USD pour les snorkeleurs), les fonds sous marins sont classés « national marine park »
Le pick-up que nous avons loué.
Tout autour de l’île, mais principalement sur la côte ouest, les spots de plongée et/ou de snorkeling sont matérialisés par des pierres peintes en jaune marquées du nom du lieu, comme celle-ci par exemple.
Les plongées se font du bord, à partir du récif ou plus rarement d’une petite bande de plage. Hervé étant seul à plonger, il se trouve à chaque fois un ou des partenaires comme ce groupe d’Américains avec lesquels il a plongé plusieurs fois. Ici, ils se mettent à l’eau à Andrea II.
Pendant ce temps (50mn à 1h), je nage en surface avec palmes, masque et tuba et je me régale. En plus des poissons habituels (perroquets, anges, trompettes, papillons, coffres, porcs-épics……), j’ai fait plusieurs jolies rencontres : - deux tortues à Hilma Hooker - une raie–aigle à Angel City - trois tortues à Playa Frans.
Je laisse la parole à Hervé pour vous donner ses impressions de plongeur :
Ici c’est vraiment le Paradis des plongeurs et encore plus pour ceux qui ont le mal de mer. Les fonds me rappellent la Mer Rouge d’il y a 20 ou 30 ans avec les éponges en plus.
Bonaire a été la première réserve marine des Antilles (1969) et il est strictement interdit de pratiquer la chasse sous marine. La pêche est quasiment inexistante sous quelque forme que ce soit, les « Bonairiens » ayant très vite compris que leur richesse dépendait plus du tourisme écologique que de quelques poissons.
Bref, c’est un véritable enchantement de côtoyer cette faune intacte dans une eau claire : la visibilité lors de notre voyage (février) était de 30 bons mètres. A noter qu’aucune rivière ne se déverse dans la mer, aucune industrie ni agriculture ne pollue les eaux. La température de l’eau est de 27°, une petite combinaison de 3mm est largement suffisante mais nécessaire car attention au corail de feu omniprésent. Il est d’ailleurs interdit de toucher ou de ramasser quoi que ce soit, de vivant ou de mort. Les gants sont interdits en plongée.
On y rencontre par exemple des coraux cornes de cerfs, très délicats sur la qualité de l’eau, que l’on ne voit plus beaucoup depuis de nombreuses années.
Peu de courant mais des dérivantes possibles d’un site à l’autre, car peu éloignés l’un de l’autre le retour se faisant à pied ou en stop, la solidarité entre plongeurs fonctionnant très bien.
Nous n’avons pas été à Klein Bonaire mais la plongée n’y est parait-il guère différente.
Finalement, plutôt que des longs discours, place aux images…voilà quelques illustrations de nos ballades sous marines.
Anémone.
Poisson ange royal.
Bébé mérou.
Chevrettes.
Corail rouge.
Corail cerveau.
Corail cerveau (bis).
Poisson porc-épic.
Poisson trompette.
Lut jan-chien.
Corail mou.
Ronco fish.
Corail étoilé rose.
Poisson coffre.
Poisson ange français.
Éponge tubulaire.
Huître perlière.
Labre créole.
Cherchez le mérou.
Cherchez le plongeur.
Maître d'école et perche à rayures bleues
Perche à rayures bleues (bis).
Salmonettes.
Vers turbicoles "sapins de Noël".
Le résumé de nos impressions se lit tout simplement sur la plaque minéralogique des voitures de l'île. Oui, incontestablement, « Bonaire is a…..
Bonaire vaut également pour ses paysages et sa faune terrestres très différents des autres îles antillaises. Ici très peu de palmiers ou de cocotiers (sauf ceux plantés près des hôtels). Bonaire se révèle très particulière. Alors suivez nous dans un petit tour de l’île…
A LA DECOUVERTE DES PAYSAGES TERRESTRES.
Commençons par explorer le sud de l’île.
Ici, c’est le plat pays couvert de marais salants
Notez cette couleur rose : est-ce pour cela que la plage toute proche porte le nom de Pink Beach ? à moins que ce ne soit en rapport avec les flamands roses qui la survolent ?
Coucher de soleil à Pink Beach.
Le sud concentre effectivement à Pekelmeer la majorité des flamands-roses de l’île (mais on en peut en voir à plusieurs autres endroits de l’île).
Parfois on les voit prendre leur envol vers le Venezuela.
Dans l’extrême sud très sauvage, l’océan rugit et vous éclabousse de ses embruns.
Parfois, sur la grève, la laisse de mer inspire quelques sculpteurs anonymes.
Au sud – est : Lac Bay.
Une partie du « Lac » est réservée au windsurfing, une autre à des activités guidées de kayaking dans la mangrove, une dernière est une réserve protégée.
La route non goudronnée qui mène à cette zone de mangrove livre quelques paysages un peu irréels
Pour pouvoir accéder à la mangrove, il est indispensable de se joindre à un groupe pour deux heures de balades en kayak suivi de snorkeling dans cet environnement très protégé. C’est ce que nous avons fait, mais tout de même très cher pour ce que c’est (45USD /pers.)
Dans le dédale de la mangrove.
Sous l’eau dans la mangrove
Le nord-est : Bocca Onima.
C’est ici qu’on se rend le mieux compte du caractère singulier de Bonaire : son aridité…et une végétation faite de broussailles et de cactus.
Au milieu de cette végétation, les lézards sont rois, ça grouille littéralement.
Les ânes (sauvages) sont légion dans ces contrées arides : ils sont les descendants de l’époque où le commerce du sel avaient besoin de leurs services.
La côte nord-ouest : de Kralendijk à la limite du parc national.
Contrairement au sud, le paysage au nord devient plus montagneux, mais toujours empreint de cette végétation si emblématique de broussailles et cactus. En quittant la ville principale Kralendijk vers le nord, la route surplombe la mer et livre quelques très belles vues.
1000 steps porte bien son nom. On accède à cette plage par 64 marches, mais au retour, surtout avec une bouteille de plongée sur le dos, c’est courageux !!!
Vue vers le nord depuis 1000 steps.
A Ol’ Blue.
Au lieu-dit Karpata, les ruines de quelques bâtiments historiques.
Un arbre « remarquable » près de Karpata.
Enfin à la limite du parc national qui couvre le nord de l’île, un petit bout du monde (accessible par une dirt road) : Playa Frans où vivent un couple d’Américains et un pêcheur. C’est là, en snorkeling, que nous avons la joie de voir trois tortues.
En revenant sur nos pas, une petite incursion vers Gotomeer, un autre sanctuaire pour les flamands-roses.
Sur le bord de l’étang, les lézards aussi ont élu domicile.
Le nord : Washington Slagbaii National Parc (carte ici).
Le parc ouvre de 8h à 17h : les badges pour la plongée sont également valables pour l’entrée du parc.
Le point culminant de Bonaire, le Brandaris (241m) se trouve dans le parc. Comme nous avons prévu de le gravir, il nous faut prendre la « short route », ce qui nous fait louper la côte extrême nord de l’île (la route est en effet en sens unique).
Vers 8h30, nous franchissons la guérite d’entrée.
A 9h, nous sommes au pied du trailhead du Brandaris. La randonnée (2H A/R) démarre en douceur sur un large chemin, dans une forêt de broussailles d’où émergent cactus et arbres dénudés.
Les premières collines sont en vue et le sentier devient plus escarpé.
Le soleil tape, et le vent fait plier les arbres.
On commence à prendre de la hauteur.
Ça y est, le sommet est en vue !
Enfin, l’île s’offre à nous d’en haut. Au loin, les plages de Slagbaai et Funchi que nous atteindrons plus tard dans la journée. A l'horizon, on devine l'île voisine de Curaçao.
Dans la descente, nous découvrons ces jolies fleurs de cactus.
De retour à notre pick-up, nous poursuivons jusqu’à Put Bronswinkel, un trou d’eau susceptible d’attirer oiseaux et iguanes.
Les perruches sont nombreuses à piailler dans ce coin, mais pas évident de les photographier.
En revanche, l’iguane pose carrément.
Nous atteignons bientôt Playa Funchi.
Un petit plongeon dans cette eau turquoise n’est pas de refus après notre grimpette de la matinée.
A Salina Wayaka, les flamands-roses côtoient les pélicans.
Mais sur la plage du même nom, seuls les pélicans occupent les rochers.
La plage, à cet endroit, est idyllique….et l’eau délicieuse.
A Salina Slagbaai, les flamands-roses se laissent observer de plus près à condition de ne pas quitter son véhicule.
Nous quittons le parc après une dernière traversée de la pampa.
Que ce soit dans l’eau ou sur terre, Bonaire est étonnante !
Si notre récit et nos photos vous donnaient l’envie de venir à Bonaire, voilà quelques informations pratiques complémentaires.
INFORMATIONS PRATIQUES :
Bonaire est desservi au départ de l’Europe depuis Amsterdam par KLM en vol régulier.
Une location de pick-up est pratique pour les plongeurs, mais ne faites pas comme nous, réservez d’avance. Nous avons eu avec difficulté la dernière voiture de l’île et au prix fort. Sinon comptez entre 35 et 45 $/J
L’île offre un grand choix d’hébergements dans toutes les catégories de 75 $ à 300 $/J. L’Eden Beach se situe dans la catégorie intermédiaire.
Côté ravitaillement, plusieurs supermarchés et épiceries dans l’île. La nourriture est chère dans l’ensemble comme dans toutes les îles où tout est importé.
Côté restauration, toutes les cuisines sont représentées : internationale, mexicaine, argentine, chinoise, italienne, néerlandaise….Nous avons gouté un excellent mahi-mahi à la sauce chili au Wil’s Tropical Grill dans un cadre très sympa.
Le prix des plongées est imbattable : 12, 5 $ la bouteille et 25 par jour sans limite pour l’air et 15 et 30 $ pour le Nitrox. Il est habituel de voir les addicts partir avec 2 blocs chacun le matin et 2 autres blocs l’après midi et pourquoi pas une petite dernière de nuit vers 19h !!! Certains hôtels proposent un forfait tout compris : logement, voiture et blocs à volonté.
Pour préparer le voyage, le site www.infobonaire.com donne tous les renseignements indispensables.
Pour préparer nos sorties-plongées, le guide Lonely Planet « Diving & snorkeling Bonaire » nous a été très utile. On trouve également sur place bon nombre de brochures gratuites très bien documentées : « Bonaire Dive Guide », « Nights Bonaire », « Bonaire Affair ».
Pour conclure, un dernier clin d’œil à l’animal fétiche de Bonaire : le flamand-rose. Ici il est partout.
Sur le fronton des maisons
En guise de boîte aux lettres
En incrustation sur les trottoirs
Nous vous remercions de nous avoir lu jusque là. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires. Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires, nous nous ferons une joie d'y répondre.
Krikri (texte) et Hervé (photos) le 1er mars 2008.


























Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:


A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.

