Retour de 8 jours en Côte d'Ivoire en février 2020
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
AV
Bonjour

Habitués à voyager surtout en Asie, Amérique du Nord et du sud, nous voulions découvrir l'Afrique subsaharienne, ses traditions et ses villages apres juste un séjour au Kenya il y a 2 ans mais plutot consacré aux safaris. On voulait un pays peu perverti par le tourisme de masse et pas tres loin pour un voyage de 8 jours. Des billets d'avion trouvés avec la TAP pas très chers (280 euros de Toulouse) ont fini de nous convaincre de choisir la Cote d'Ivoire.Mais qui dit peu touristique dit aussi peu de retour par les touristes. Doù les difficultés de préparer à l'avance ce périple d'autant qu'il n'existe qu'un guide papier (le petit futé). Pour aider les futurs voyageurs, je vais vous résumer nos 8 jours en Cote d'Ivoire. Tout d'abord, nous avons voyagé à 6, mes 3 grands garçons agés de 16 à 20 ans, leur cousin de 21 ans, ma femme et moi meme. Il a été très difficile de trouver une voiture pour 6 sans chauffeur, solution que j'aurai sans doute priviligiée (ayant conduit dans presque tous les pays que nous avons fait) si ça avait été possible mais à tort. Nous avons donc fait appel à Ismael (merci Pascal ROTHER qui m'a donné ses coordonnées) qui nous a trouvé une voiture et un chauffeur, Thimothée avec qui le courant est vraiment bien passé, qui a été parfait dans son rôle (ni trop effacé ni trop exubérant). Je ne peux que vous le conseiller. Par contre ce n'est pas un guide mais seulement un chauffeur. C'est moi qui avait établi toutes les étapes et réservé tous les hotels. Il ne connaissait pas tous les lieux et le GPS maps.me a été précieux. Par contre l'intéret de voyager avec un chauffeur est de nous expliquer les us et coutumes du pays et mieux appréhénder comment vivent les ivoiriens. D'autre part, les trajets sont longs et fatigants ce qui a permis de nous reposer pendant qu'il conduisait.

Assez de bla-bla, place au récit de notre voyage (vous pouvez voir les photos de notre voyage sur ce lien https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9

J1 Arrivée à Abidjan à 23h15. Chaleur accablante plus de 32° à minuit. Premier contact avec Timothée, notre chauffeur, qui nous accompagne à notre hotel, assez loin de l'aeroport, au nord de la ville pour ne pas avoir à traverser Abidjan et ses célèbres embouteillages le lendemain matin car une longue route nous attend. Hotel Bonté divine : correct

J2 Abidjan- Man Depart assez tot à 8h (c'est diffile plus tot avec mes grands ados) pour une longue route qui nous attend. Heureusement car un incident mécanique (pb de boite à vitesse) nous a obligé à nous arreter 1 heure apres le depart avec une réparation de fortune par un garagiste sur le bord de la route (où probablement nous nous serions pas arrétés si nous avions été seuls). Le super garage :





Ce qui nous a permis un premier contact avec les enfants (mais ausssi de perdre 1h30)















Après réparation, on reprend la route direction Yamoussoukro et sa basilique. Officiellement capitale politique de la Côte d'Ivoire depuis mars 1983, Yamoussoukro, ou familièrement «Yakro», est surtout le village natal du président Houphouët-Boigny.

Juste devant l’entrée de la Présidence, il y a le Lac aux caïmans. C’est un lac artificiel installé sur demande de l’ancien Président et qui longe le site comme une clôture



La Basilique Notre-Dame de la paix La Basilique de Yamoussoukro estLA PLUS GRANDE AU MONDE. (Eh oui, plus grande que la Basilique St Pierre du Vatican).







On reprend la route et on s'arrete dans un petit maquis en bord de route .





Apres cette halte, on reprend la tres longue route vers Man avec une route particulièrement défoncée avec des nids "d'éléphants " comme ils disent. Heureusement quelques scènes nous distraient de ce long voyage.













Avec l'incident mécanique nous avons du rouler de nuit ce qui est fortement déconseillé d'après ce que j'avais lu en raison de coupeurs de route (mais pas vus heureusement). Les seuls coupeurs de route que nous ayons vus, ce sont les gendarmes à l'entrée et sortie des grandes villes qui nous arretaient presque systematiquement pendant tout le voyage pour nous extorquer de l'argent. Ils vérifiaient tout pour trouver une faille (soit une perte à chaque fois de 10-20 mn) et malgré l'absence de délit et de possibilité de mettre une contravention, ils nous demandaient à chaque fois de l'argent. Nous avons fait semblant de pas comprendre et n'avons jamais payé. Mais cette corruption nous a gaché une partie du voyage (et fait perdre pas mal de temps).

Hotel Amoitrin à Man très bien avec piscine
AV Av31 Regular ·
J3 Marché de MAN et pont de liane de LIEUPLEU

Le lendemain matin, pendant que Timothée s'occupe de finir de faire réparer la voiture, nous allons faire un tour au marché de Man avec une explosion de couleur. Le bâtiment en dur qui l'abritait a brûlé en 1997, la veille de la fête de la Tabaski. C'est là qu'étaient regroupés la plupart des artisans, aujourd'hui dispatchés à l'intérieur de la ville.







































AV Av31 Regular ·
J3 Suite Marché de MAN et pont de liane de LIEUPLEU

Apres le marché, direction Danane pour voir un pont de liane (route mauvaise). Selon les gardiens de la tradition, le pont de liane est construit avec les meilleures lianes de la forêt, séchées pendant des semaines, voire des mois. Une fois les lianes bien sèches, il revient aux initiés de construire le pont en une seule nuit. Le soir de la construction du pont, toutes les familles du village apportent de la nourriture qu’elles déposent au bord du fleuve sur lequel sera suspendu le nouveau pont et chacun rentre dans sa maison. Car il est strictement interdit à toute personne non initiée de voir la construction du pont, sous peine de sanction mystique. C’est le matin, au réveil, que tous trouveront un nouveau pont prêt à l’emploi sans aucune forme de procès. Construit pour aider les villageois à relier leur village à leurs champs, le pont de liane subit une utilisation intense et sans interruption. Pour plus de sécurité, il est renouvelé chaque année au mois d’aôut. Par respect pour les initiés (qui restent inconnus des villageois eux-mêmes) qui l’ont construit et tout le mystère autour de celui-ci, les interdits varient d’un pont à un autre mais l’interdit commun à tous les ponts c’est de se déchausser avant de les traverser. Le pont de Vatouo, qui reste en l’occurrence le plus haut et le plus long pont de liane du pays, ajoute à cette interdiction celle d’emporter avec soi du chewing-gum sous quelque forme que ce soit, même s’il est emballé dans un sac. Il ne reste plus que cinq ponts de liane encore en état dans la région du Tonkpi. Ils sont tous localisés dans la zone de Danané. Tous alignés sur le fleuve Cavally, ils sont aussi beaux les uns que les autres. Les plus célèbres sont ceux de Lieupleu et Vatouo. Celui de Lieupleu est situé au même niveau que le village, dans une zone où le fleuve Cavally atteint sa vitesse de croisière dans son profond lit, ce qui offre un spectacle superbe, époustouflant. Quant à celui de Vatouo, il est le plus long et il est légèrement plus en hauteur par rapport au village, ce qui offre une vue plus spectaculaire de part en part du fleuve.

Nous avons choisi de voir le pont de Lieupleu (il faut compter 1h30-2h de route depuis Man) ce qui a permis de voir la vie du village autour du fleuve. Mais un pont en dur a été construit en parallèle pour moins abimer le pont en liane ce qui enlève un peu de charme.

































Retour à Man Hotel Amoitrin
AV Av31 Regular ·
J4 Man-Odienne en passant par Biankouma et Silakoro

Visite avant de partir de Man de la cascade de Zadepleu, décevant car en saison sèche tres peu de débit d'eau

Sinon en saison des pluies ça donne ça (photo prise sur le site)



Puis on va voir les singes de la forêt sacrée de GBÊPLEU à la sortie de Man.

Jouxtant un petit cimetière, cette forêt abrite une population de mones de Campbell qui, selon certaines légendes, seraient les descendants d'êtres humains transformés en primates pour échapper aux colons. Il est strictement interdit de pénétrer dans le sanctuaire boisé où résident ces singes, animaux-totems des Yacoubas. On peut cependant s'arrêter en bordure de route et, après avoir préalablement fait provision de quelques bananes, de pain ou d'épis de maïs, entamer les travaux d'approche afin d'attirer les gourmands animaux à la lisière du bois, encouragées par les sifflements et claquements de langue des guides locaux.









En face se trouve une école et nous devenons à la place des singes l'attraction avec tous les enfants qui viennent nous voir



















Nous prenons enfin la route d'Odienne. En chemin, une petite halte pour recharger les accus (en fait un petit coup de gnole et ça repart)





Nous pouvons repartir direction le village de Biankouma
AV Av31 Regular ·
J4 Man-Odienne : le village de Biankouma .

On peut indifféremment dire «Biangouiné» ou «Biangouin» pour désigner la même ville, «Biankouma», à une cinquantaine de km de Man. Le vieux village de Biankouma(à cote de la nouvelle ville) est caractéristique de l'habitat Yacouba.

A l'image de la plupart des villes de l'ouest, Biankouma est située sur un flanc du Mont Bian. D'où : «Bian-gouin» ou «Biangouiné» ou encore «Bian-kouma», pour dire «Village situé au sommet du Mont Bian». La situation de l'ancien village de Biankouma, en altitude, permettait autrefois aux habitants des lieux d'identifier aisément, et de voir venir de loin des éventuels envahisseurs. La ville n'aurait changé de site, selon les témoignages des anciens, que quelques années après la capture de l'Almamy Samory Touré à Guélémou (sous l'iroko en Yacouba) en 1898, l'un des 77 villages de la sous-préfecture de Biankouma.

Les Yacouba de Biankouma, malgré le modernisme, gardent encore jalousement leurs valeurs ancestrales. Les maisons d'habitation à Biankouma village sont des cases rondes construites à partir de terre argileuse. Elles sont couvertes de pailles. La case principale est habitée par le chef de famille. Elle est entourée par des cases «femelles» qui accueillent les femmes et les enfants. Chacune d'elles est caractérisée par deux issues : l'ouverture principale (la porte d'entrée) et l'issue de secours (moins grande et ouverte du côté des cases des épouses). Dans cet environnement, la case sacrée est facilement identifiable. Entourées d'arbres géants aux feuilles larges et palmées, sa devanture est tapissée de larges pierres. Outre sa fonction de tribunal ou d'autel pour les sacrifices, la case sacrée est un véritable musée traditionnel où sont jalousement conservés les objets très anciens : les arcs, les lances, les boubous de guerre, les gibecières, les cuillères en bois, les fétiches, les ustensiles de cuisine….

Le «locataire» de la case sacrée est une personne adulte, sage et discrète, qui a un respect scrupuleux des valeurs traditionnelles. Entourés de personnalités parmi les plus sages du village, il a la lourde tâche de réguler la vie des habitants. Il est la courroie de transmission entre le peuple et les ancêtres. Celui qui dirige la case doit avoir plusieurs totems. Les femmes n'y ont pas accès. Ce qui est décidé dans la case est exécutoire pour tout le village. La responsabilité de la case se transmet d'oncle à neveu. Lorsqu'une personne importante décède (une personne qui a accès à la case), par exemple, on attend sept jours avant d'annoncer la nouvelle au village. C'est par une métaphore que la nouvelle est annoncée aux habitants. «On ne doit pas dire qu'il est mort, on dit, en pareille circonstance qu'il a enlevé les chaussures, et tout le monde comprend».

Avant de visiter le village, on doit se présenter au chef du village. Ca tombe bien, il est en réunion avec tous les sages du village qui reçoivent les villageois qui font part de leur doléance. Après ces présentations officielles (mais aussi leur avoir donné un cadeau), on peut visiter le village avec le guide officiel du village et toujours entourés par tous les enfants du village.







































Après cette visite, départ vers le village de Silakoro.
HA Hakimovic Regular ·
Je vous remercie beaucoup pour ce magnifique carnet de votre 🤗 J attend avec impatience la suite La Côte d’Ivoire est juste superbe
AV Av31 Regular ·
Merci beaucoup pour ces encouragements. Je sais que j'ai au moins un lecteur. Thierry
CA Capiste Veteran ·
Il y en a au moins deux.je ne pensais pas qu'il y avait des femmes entièrement voilées en CJ,
AV Av31 Regular ·
J4 Man-Odienne : le village de Silakoro

Puis direction le village de Silakoro, situé à 16 km de Touba, dernier bastion de l’animisme du Mahou, qui est célèbre pour sa mare aux Poissons Sacrés. Les Silures de Silakoro sont censés incarner l’âme des ancêtres. La mare est de ce fait le lieu de culte des villageois

Comme d'habitude nous sommes accueillis par tous les enfants du village.











Petit tour du village























Puis direction la mare aux silures ....







Mare aux silures qui est plutot un trou rempli d'eau vaseuse. Et point de silures nous ne vîmes malgré de nombreux morceaux de pain envoyés dans l'eau. Mais ce n'est pas grave, la raison essentielle de notre venue dans ce village n'était pas ces poissons sacrés mais j'avais prévu une démonstration de danse Yacouba gué gblin par le village.
AV Av31 Regular ·
Bonjour Le nord de la Cote d'Ivoire, frontalier avec le Mali et le Burkina Fasso, est à majorité mulsuman. Mais il est vrai que nous n'avons vu dans cette région que de façon exceptionnelle des femmes entièrement voilées avec une burka. Cordialement, Thierry
AV Av31 Regular ·
J4 Man-Odienne : le village de Silakoro suite

La raison essentielle de notre venue dans ce village est que j'avais prévu une démonstration de danse gué gblin (40000 CFA à donner au chef du village) ou danse du masque d'échassier. Le groupe des danseurs et chanteurs du gué gblin "masque long", plus connu sous le nom de masque d'échassier est originaire du pays yacouba. Juchés sur des échasses de plusieurs mètres de haut, les danseurs exécutent mille acrobaties périlleuses. Gué gblin, grand masque sacré, détient deux pouvoirs : - un pouvoir spirituel, surnaturel, qui lui confère le pouvoir de communiquer avec les génies et d'en être le porte parole, - un pouvoir temporel qui lui confère agilité, adresse, et qui lui permet d'exécuter des acrobaties peu communes dont il émerveille son public. Le porteur du masque gué gblin subit une initiation rigoureuse et secrète, et nul de son entourage ne doit savoir qu'il est détenteur du secret gué gblin, pas même son épouse. Le chanteur tambourineur qui l'accompagne invoque d'abord la grâce des génies avant que l'échassier ne commence à danser. Ces incantations mettent notre masque directement en communion avec les génies protecteurs qui lui disent ensuite les pas à exécuter. Le masque n'est pas une simple expression artistique ; il est l'élément fondamental de l'organisation de la société traditionnelle du fait qu'il est l'intermédiaire entre les hommes et dieu, le garant de la stabilité. Le masque échassier participe à toutes les manifestations de la cité, sa fonction sociale est prééminente. Son pouvoir mystique fait de lui un être respecté, voire craint. Il est aussi le juge suprême du tribunal traditionnel.

Voici quelques photos. Je n'arrive pas à télécharger mes videos (que vous pouvez voir sur https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9)









































Puis départ vers Odienne Hotel Sarah à Odienne tres bien avec piscine
CA Capiste Veteran ·
J'y suis all�� en....1962, ce qui nous surprenait déjà à l'époque c'est le nombre d'enfants dont on croyait naïvement que l'indépendance récente leur permettrait d'améliorer leur vie.Les faits ont démontré le contraire et la plupart de ces enfants n'ont guère de perpectives.Ce fait est liée à des raisons entremêlées coutumes/religieuse/tribale.A l'époque l'explication était surtout qu'avoir de nombreux descendants(dont beaucoup mourraient en bas âge) permettrait d'assurer la vieillesse des anciens.Désormais, globalement la population vit, un peu moins mal et plus longtemps, certains ont des revenus disons corrects(pour l'Afrique) et font vivre toute la famille sans que le nombre de naissances diminue, on peut se demander aujourd'hui quelle en est la raison.Ayant formé pendant quelques années des cadres africains je me suis toujours interrogé sur leur motivation, la plupart m'ont avoué que si ils obtenaient un bon poste dans l'administration ils feraient vivre quasiment tout un village.
AV Av31 Regular ·
J5 Odienne-Khorogo en passant par Niofoin et Koni

Premier arret sur la route dans un petit village dont je ne connais pas le nom, dans un dispensaire pour donner du materiel médical que nous avions amené (je suis médecin et ma femme infirmiere)



ainsi que dans une école pour donner un stock de matériel scolaire (on a eu droit à la visite d'une classe)



Quelques photos du village











Puis nouvelle halte à Boundiali sur la route. Pour un café pour certains



Pour jouer au foot pour d'autres



Ou non



Et toujours prendre des photos



J'ai oublié de vous dire qu'on s'arretait tous les jours en bord de route pour acheter des fruits (mangue, ananas, avocats, banane ...) et on demandait aux maquis où on s'arretait pour manger de nous les préparer en desert.















Halte pour un repas gourmet

Servi par une serveuse sympathique

AV Av31 Regular ·
J5 Odienne-Khorogo en passant par Niofoin et Koni (suite)

Nous reprenons la route pour arriver à Niofoin et ses cases fétiches. Le village Niofoin est à une soixantaine de kilomètre environ de Korhogo sur l'axe Korhogo-Boundiali avec un detour d'une quinzaine de kilomètres de piste C'est un village typiquement Sénoufo dont les cases sont faites de banco, aux toits de chaume, rapprochées les unes aux autres. Chaque chef de famille possède une case carrée, des greniers dont le nombre atteste de son opulence matérielle et une case ronde pour chacune de ses femmes Les plus célèbres sont les cases fétiches abritant les entités sacrés Diby et Kalegbin. Le premier monument fétiche, le Diby est un fétiche noir qui a sauvé le village pendant l’invasion des ennemis en projectant un épais brouillard empêchant toute incursion sur le site et le second, le kalegbin a pour rôle de protéger les villageois contre les épidémies, malédiction, sortilège et autres attaques mystiques La majestueuse case sacrée qui trône au centre du village abrite Diby et est reconnaissable à ses ornements sculptés décorés de motifs évoquant les peintures aborigènes traditionnelles et à son imposante coiffe de chaume conique taillée en biseau, la plus épaisse et la plus fournie du village, qui reçoit chaque année une tresse et une couche de chaume supplémentaire. Un peu comme les anneaux d'un tronc d'arbre, le nombre de strates de paille superposées sur son toit correspond à son âge, que l'on dit centenaire. Dépositaire des vœux et des prières des habitants de Niofoin et garant de la bonne fortune du village, Diby a une exigence bien particulière pour accéder aux diverses requêtes de ses fidèles : le sacrifice d'un chien, d'où la présence de nombreux colliers d'animaux disposés en grappes à l'entrée de sa case.

























Réputé comme un des plus beaux villages de la Cote d'Ivoire, Niofoin nous a un peu déçu par rapport aux autres villages deja visités, peut etre aussi en rapport avec un accueil un peu moins chaleureux par les villageois habitués à voir plus de touristes.

Puis direction Shien-low, rocher sacré, lieu d’adoration et de sacrifice situé à 10 min de Korhogo. On y trouve un ensemble de gros cailloux qui tiennent debout comme par enchantement. Un homme est assis sous l’un des gros rochers, c’est le gardien, celui qui effectue les sacrifices pour chaque passant. La personne va amener un poulet au gardien, qui va le sacrifier et mettre du sang et des plumes sur la pierre pour remercier les esprits de leurs bonnes grâces.









Puis on se dirige vers Koni, village de forgerons, situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Korhogo sur la route de M'Bengué. Koni, village typique de fonombelis (forgerons extracteurs de fer) comptait jusque dans les années 1970 une quinzaine de hauts fourneaux en activité, où s'activaient près de cinquante artisans. Dans un premier temps, le minerai est extrait de trous creusés dans le sol ferrugineux généralement profonds d'une dizaine de mètres, certains atteignent parfois plus de 20 mètres de profondeur. Après l'extraction, la terre est lavée dans la rivière et la matière première apparaît. La terre contenant du fer est pétrie en boules et exposée au soleil pendant une journée. Les hauts fourneaux peuvent alors être allumés. Le toit de paille de ces derniers est soutenu par des madriers qui permettent aux fondeurs d'accéder aisément au sommet de la cheminée d'où ils versent les boulettes ferreuses dans le fourneau, tandis que les bouches de tirage mobiles permettent à l'air de circuler librement. La chaleur entraîne alors la fusion des boules qui s'agglomèrent en blocs pouvant atteindre jusqu'à 40 kilos. Le lendemain, l'artisan dégage la base du haut fourneau et les blocs de métal en sont retirés à l'aide d'un poussoir pour subir de nouvelles transformations. Le fer est alors battu pour être purifié et ramené dans les hauts fourneaux puis à nouveau liquéfié. Le métal, plus pur et plus malléable, est ensuite amené au forgeron qui le transformera en outils rudimentaires, instruments agraires, ustensiles domestiques ou autres (dabas, machettes, haches, couteaux...) en versant le métal liquide dans des moules de terre noire qui seront mis à refroidir puis brisés à coup de masse. L'outil brut sera ensuite travaillé et peaufiné à l'aide de limes, burins et autres ustensiles.







En fin de journée, nous arrivons à Natiokabadara village de fabrique traditionnelle du beurre de Karité au nord Korhogo. Natio est surtout connu comme centre de fabrication du beurre de karité, extrait des amandes séchées du karité. Secret de beauté ancestral des femmes africaines, le beurre de karité est réputé pour ses vertus cosmétiques et constitue également une graisse de cuisson très saine utilisée en substitut de l'huile et autres matières grasses dans les régions de savanes. Ici seules les femmes travaillent, et la vente du karité leur rapporte un petit revenu tout au long de l’année. C’est un travail de longue haleine. Il faut d’abord récolter les graines (juin-septembre), enlever la première couche verte et la pulpe, laisser les noix obtenues sécher au soleil. Ces dernières peuvent alors être conservées pour le reste de l’année. Dans un premier temps, elles pilent et grillent les noix, jusqu'à obtenir une pâte brune qu'elles délayent en la fouettant à plein bras dans de grandes bassines en inox. Lorsque la pâte est suffisamment aérée, elles la versent dans une grande cuve remplie d'eau. Les femmes brassent la pâte obtenue avec de grandes spatules , tandis que le mélange chauffe. L’huile remonte à la surface, tandis que les impuretés restent en bas. Elles récupèrent les agglomérats graisseux qui remontent à la surface pour les tasser en boules ou en mottes, formes sous lesquelles elles iront vendre le beurre au marché. Les déchets de beurre sont recyclés et transformés en bio-combustible pour faire chauffer les futures marmites, bouclant ainsi la boucle en un ingénieux recyclage : encore une fois, rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme !

Nous arrivons trop tard pour voir les femmes travailler le karité mais achetons une motte de beurre de karité à une femme. Le beurre a une couleur légèrement jaune et une odeur plus marquée que ce que l’on trouve en commerce, mais avec un max de principes actifs. Celui que l’on achète en commerce est blanc et sans odeur car il a été raffiné, mais on perd de suite en qualité. Il est donc possible de rajouter quelques huiles essentielles pour équilibrer l’odeur. Et au moins ici, on sait que l’argent bénéficie directement aux productrices.



Nuit à Korhogo Hotel les soudanais très bien avec piscine
AV Av31 Regular ·
J6 Korhogo-Tiassale en passant par Kapélé, Waraniéné et Fakaha

Kapélé : Village sénoufo à 6 km de Korhogo spécialisé dans la fabrication de perle.

Pour la fabrication des perles, on commence par aller recueillir de l'argile dans le lit de la rivière qui s'écoule à quelques kilomètres du village. Celle-ci est ensuite tamisée puis travaillée avec du beurre de karité pour que la peau n'accroche pas ni ne crée d'imperfections sur la perle ainsi modelée. On perce les perles obtenues à l'aide d'une tige de bambou, puis on les met à sécher 24 heures avant de les passer au « four » (en fait un trou creusé dans la terre où l'on dépose les perles avant de recouvrir le tout de branchages la même technique de cuisson à l'étouffée est utilisée en cuisine pour préparer les viandes et poissons dits « piqués »). Les perles noircies sont alors prêtes à être peintes. Pour la peinture, une fois encore, toutes les couleurs sont dans la nature : le blanc est obtenu à base de kaolin (également utilisé pour obtenir les autres couleurs que l'on fixe à base d'un mélange de sève d'arbre), tandis que le vert se compose de feuilles de kinkéliba broyées, et le rouge de jeunes pousses de teck. Pour le pinceau, l'artisan utilise de minuscules plumes de pintades ou de poulet qu'il fait glisser sur la surface lisse de la perle plantée sur une épine de porc-épic, à laquelle il imprime un mouvement de toupie après l'avoir préalablement coincée entre ses deux orteils. Le tout est ensuite verni et assemblé en colliers, bracelets et accessoires prêts à rejoindre le petit stand marchand installé sous l'apatam.























AV Av31 Regular ·
J6 Korhogo-Tiassale en passant par Kapélé, Waraniéné et Fakaha (suite)

Waraniéné village de tisserands, à 6 km de Korhogo Le processus de fabrication obéit à des étapes. La première est celle des fileuses traditionnelles qui transforment le coton en fil, ensuite vient l’étape des tisserands qui assemblent et tissent les fils avec leur métier à tisser et enfin la dernière étape qui celle des couturiers qui créent les modèles en fonction des différents motifs obtenus. On y trouve des modèles d’hommes, de femmes et d’enfants. A ces habits s’ajoutent des nappes, des sacs et d’autres objets d’art. Les femmes sont chargées du crochetage, du filage et de la couture, tandis que les hommes tissent de père en fils, sur des métiers à tisser (environ 200 fils par métier, accrochés à une pierre posée à même le sol quelques dizaines de mètres plus loin, que les tisserands rapprochent au fur et à mesure de l'avancée des travaux) fabriqués par leurs soins, dans le bois à partir duquel on construisait autrefois les maisons.























Fakaha : village de peinture sur toile à 35 Km de Korhogo sur la route de Napié, Il est célèbre pour ses toiles peintes faites de motifs senoufo, mondialement réputées qui auraient charmé et même inspiré un certain Picasso Les tentures sénoufo, vulgarisées sous le nom de « toiles de Korhogo » se présentent comme des panneaux de toile écrue ornés de motifs peints dans un spectre de couleurs allant du noir à l'ocre. Leur fonction de base n'est absolument pas décorative, puisque leurs motifs décoratifs tirent leur origine des costumes très secrètement portés autrefois par les danseurs initiés du Poro, et de ceux des hommes panthères. Sur ces costumes-housses, un mélange de lignes et motifs géométriques représentant des animaux et des emblèmes totémiques. D'abord liturgique, la fonction de ces dessins symboliques devint par la suite protectrice et s'étendit aux costumes des chasseurs qu'ils immunisaient tout en les camouflant, puis aux vêtements de particuliers qui, sur les conseils de leur devin-guérisseur, se plaçaient ainsi sous la protection de génies bienfaisants. Les motifs les plus anciens représentent surtout de petits animaux symboliques : serpents, lézards, tortues, poissons, biches, oiseaux et autres, entremêlés de compositions géométriques variées : points, étoiles, croisillons, lignes droites ou brisées, damiers... Sous l'influence de la demande occidentale, les toiles traditionnelles vont progressivement s'enrichir de nouveaux motifs tels que personnages, danseurs, animaux, thèmes puisant toujours dans l'environnement traditionnel, que celui-ci soit quotidien ou cérémoniel. Le support est constitué d'un tissage de coton blanc épais assemblé en bandes cousues les unes aux autres pour former une toile, qui peut parfois mesurer jusqu'à plus de trois mètres (d'ailleurs, on mesure une toile en nombre de bandes et non en mètres). Dans un premier temps, la toile est pliée en quatre ou six épaisseurs, puis frappée avec un battoir en bois dur afin d'aplanir les surfaces, à la suite de quoi l'artiste la tend bien à plat sur une planche posée à même le sol et s'attaque au premier tracé, commençant généralement par la bordure de la toile, souvent une frise ou une simple ligne noire. D'un geste sûr, il trace directement les motifs sur la toile, sans aucune ébauche préalable, à l'aide d'une sorte de lame métallique incurvée à épaisseur variable. Les premiers traits sont une esquisse très fine, renforcée ensuite par un nouveau passage avec une lame plus large. La teinture brune, utilisée pour le premier tracé, est obtenue à partir de sève d'arbre recueillie et mise à bouillir toute une journée. Pour la seconde couche, on recourt à un délayage de boue noire dans lequel on fait macérer quelques clous ou déchets de fer pour l'oxydation, ce qui explique l'odeur si particulière de ces toiles. Enfin, dernière étape, les teintes de la toile sont fixées grâce à un mélange obtenu à partir de deuxième pression de tchapalo (bière de mil), que l'on fait fermenter pendant une semaine avec un peu de citron. Les teintures ocre résultant quant à elles de la macération de feuilles de sorgho dans un canari avec du jus de potasse.















Puis, très, très longue route jusqu'à Tiassale Nuit à Tiassale Hotel barracuda-belle etoile : bien
KA KaniBé Veteran ·
Merci Thierry pour ce carnet consacré à une destination effectivement peu touristique, excellent choix et bonne idée d'en partager tes images et impressions 🙂. Les frontières me semblent bien fictives et artificielles avec les pays voisins que j'ai fréquentés récemment (Burkina et Ghana), je crois reconnaître des visages et des scènes de vie déjà vus dans la zone 😉....
Quelques images sur https://www.flickr.com/photos/jean37/albums
AV Av31 Regular ·
Merci pour ces encouragements. Je vais d'ailleurs essayer de terminer ce carnet de voyage aujourd'hui. Je n'ai pas la chance de connaitre les pays limitrophes mais ce voyage nous a donné envie de connaitre un peu mieux l'Afrique et découvrir d'autres pays.
AV Av31 Regular ·
J6 Tiassale-Grand Bassam

Tiassalé est une commune située à environ 1h30 de route au nord d’Abidjan. La ville est traversée par le fleuve Bandama, le plus long fleuve de Côte d’Ivoire qui est la demeure, à cet endroit, de plusieurs groupes d’hippopotames. C'est la raison de notre venue. J'ai donc contacté Thérèse, la guide qui met en relation touristes et piroguiers pour faire un tour en pirogue pour voir ces hippopotames. Il faut savoir que les hippopotames vivent en grands groupes dominés par un mâle polygame et irascible. Ils passent la journée dans l’eau pour se protéger du soleil et se nourrissent d’herbe et de graminées à proximité des berges. La nuit tombée, ils sortent de l’eau pour rejoindre des pâturages, parcourant pour cela jusqu’à 10 km. Ils consomment 40 kg de matières végétales en moyenne chaque nuit. Et bien qu’ils soient herbivores, les hippopotames comptent parmi les animaux les plus dangereux d’Afrique qui protègent férocement leur territoire et attaquent les humains en cas de danger. Thérèse, assure qu’en 10 ans de métier, elle n’a déploré aucun accident !! Cela étant dit, la balade sur le fleuve Bandama est très agréable. A certains moments, le cours d’eau est recouvert de jacinthes d’eau. A d’autres, le fleuve est totalement immaculé, calme, serein. Ce qui est sûr c'est que nous avons passé un moment magique.

Voila l'embarcadere et les pirogues qui prennent pour certaines un peu l'eau (mon fils devra régulièrement ecoper l'eau au cours du trajet).











Nous verrons aussi des orpailleurs en pleine action à la recherche du précieux métal.















Après 2h de recherche, ça y est, soudain, au milieu de l'eau, on aperçoit deux petites choses qui s'agitent, ce sont les oreilles d'un hippopotame qui émerge brièvement, à peine le temps de nous faire rêver et replonge aussi sec. Sachez qu'un hippopotame peut rester jusqu'à 30 minutes sous l'eau. L'eau étant profonde nous n'apercevons que leur oreilles et le bout de leur tête mais quel spectacle ! Il y a 3 hippopotames qui plongent et replongent nous laissant béats et impatients de la prochaine remonter. Nous passons 30 minutes à admirer cet incroyable ballet, à distance raisonnable pour éviter tout problème.



Puis les pirogues font demi-tour car la faim se fait sentir pour tout le monde.





En tout nous avons passé 4h00 sur la pirogue (pensez à prendre crème solaire, chapeau et eau). Si vous faites cette balade vous n'y passerez peut-être pas autant de temps. La durée de notre balade s'explique par le fait que les hippopotames s'étaient déplacés assez loin de l'embarcadère. Les piroguiers nous ont dit que 2 jours avant, les hippopotames n'étaient qu'à un ¼ d'heure de pirogue de l'embarcadere. Soif étanchée, ventre plein et émerveillés par nos rencontres de la journée, nous reprenons la route pour Abidjan et de Grand Bassam
LA Larosalinda Regular ·
Bonjour Thierry,

Je vous remercie d'avoir pris votre temps si précieux à nous faire ce récit avec ces belles photos.

Je suis née en Côte-D'ivoire mais j'ai grandi au Burkina et en suivant votre post, j'ai beaucoup appris de mon pays natal. Merci encore
AFRIQUE , mon AFRIQUE L'AFRIQUE des fiers guerriers dans les savanes ancestrales AFRIQUE que chante ma grande mère au bord de son fleuve lointain...

Un peuple sans identité culturelle, c’est un peuple qui navigue dans l’obscurité.
AV Av31 Regular ·
J 6 Tiassale- Grand bassam (suite) Après notre balade en pirogue, nous prenons la route pour Abidjan et Grand bassam Sur la route, on nous propose d'acheter de la viande de "brousse" (agouti et biche)



Traversée difficile d'Abidjan du fait d'embouteillages importants puis arrivée à grand bassam Nuit à hotel playa correct avec piscine en bord de mer.

J7 et J8 Grand Bassam Grand bassam nous a plu, c'est une station balneaire qui a su garder son ame ivoirienne. Il y a de beaux vestiges architecturaux coloniaux, malheureusement mal conservés. Mais à Grand Bassam on s'est surtout reposé



Acheté quelques souvenirs



Et profité de la mer (mais attention la baignade est déconseillée du fait de forts courants)



En conclusion, très beau voyage avec la découverte de villages typiques peu touristiques, une population accueillante et chaleureuse . Nous n'avons jamais eu de sentiment d'insécurité. Un peu trop de temps passé en voiture avec des routes vraiment défoncées pour certaines avec des nids « d'éléphants ». Beaucoup d'attente dans les maquis pour préparer nos plats (entre 3/4h et 1h30) surtout que les journées étaient chargées. A la fin, on commandait nos plats, partait visiter et revenait manger. Par contre le gros moins est la corruption des gendarmes sur la route qui essaient par tous les moyens de récupérer de l'argent.
GA Gabieri Regular ·
Bonjour,

Merci pour ce carnet détaillé sur ce merveilleux pays ! A un moment donné j'ai cru que vous avez pris vos informations chez "ivonomad" mais vous n'êtes pas allé au Parc archéologique d’Ahouakro, (un pas dans le paléolithique). Pas non plus terminé en apothéose sur l'iles des Robinsons à Lahou ! 8 jours c'est trop court bien sur pour profiter des merveilles de ce pays, mais c'est suffisant pour avoir l'envie d'y retourner !

En ce qui me concerne j'y retourne régulièrement en transit car malheureusement c'était bien mieux avant les gens habillés sont toujours aussi arrogants (c'est bien de ne rien donner aux barages) . On ne sait pas qui garde les pièces et billets de 500, 1000 2000 CFA ? Après avoir attendu 1h pour ce faire servir un repas il faut attendre 30 minutes pour que l'on vous apporte votre monnaie !

Bonne arrivée en France.
Gaston
DE Delsup ·
Superbe récit, magnifiques photos. J'ai, par le passé, effectué le voyage Abidjan-Accra et retour et j'ai retrouvé dans ce récit beaucoup de points communs, notamment pour l'aspect "mystique" qui régule la vie de tous les ivoiriens ainsi que le travail varié des artisans dans les domaines les plus hétéroclites qui soient. J'étais toujours resté en bordure de mer , ce qui m'a permis de ne manger que du poisson frais, de toutes les sortes et de toutes les manières. Quand je voyais les bouchers sur les marchés, entourés d'un nuage de mouches, je n'avais pas vraiment envie de manger de la viande ... Et vous, qu'avez-vous mangé tout au long de ce périple ? Comme déjà signalé par d'autre membres, aller en Côte d'Ivoire donne vraiment l'envie d'y retourner (ce qui ne fut pas le cas pour moi pour le Ghana).
RI Ripan ·
Merci pour les récits, les photos sublimes et toute l'émotion que vous avez déversez sur mon écran ; jusqu'aux larmes. Vous ne vous rendez pas compte en 1972, jeunes prof de la coopération française et jeunes mariés au volant de notre belle 204 Peugeot "tropicalisée", nous avons suivi les mêmes chemins et je crois pris les même photos. A croire que rien n'a vraiment bougé, hormis l'antenne parabolique et peu être un peu plus de goudron. L’accueil dans les villages reculés semble toujours aussi spontané et les enfants sont tellement beaux que nous avons du mal à nous en détacher. Pour les 4 grands garçons, ce périple laissera des traces à vie. Voyez, nous...nous n'avons rien oublié, l’émotion renaît intacte...et cela reste difficile. Merci
AV Av31 Regular ·
Bonjour Merci beaucoup pour ces compliments. Nous avons mangé surtout du poulet mais aussi du poisson d’eau douce ( à l’interieur des terres , il y a de nombreux fleuves où on peut pêcher des poissons). Nous avons une fois mangé de la viande de brousse à korogho : un ragoût de gazelle mais que nous avions commandé la veille dans un restaurant connu par notre chauffeur. Mais il s’agissait plutôt d’une maison de particuliers qui faisait table d’hote qu’un véritable maquis. On s’est régalé et personne n’a été malade. Une fois notre chauffeur a commandé de l’agouti qu’il nous a fait gouté. On a pas trop aimé Cordialement, Thierry
AV Av31 Regular ·
Bonjour Je suis très heureux d’avoir pu vous faire revivre votre voyage d’il y a près de 40 ans. C’est vrai que ce voyage nous laissera une trace indélébile et qu’on s’en rappellera longtemps, un peu comme vous. Cordialement Thierry
NI Nijal ·
Bonjour! Merci pour ce très beau carnet de voyage. Quelle étape avez-vous préféré ?

J'ai effectué le même voyage il y a deux ans avec quelques étapes en plus, notamment San Pedro, Assinie... Je conduisais seul donc ce n'était pas de la tarte en cas de problème mécanique!
AV Av31 Regular ·
Bonjour Nous avons beaucoup aimé Man, non seulement la ville mais aussi toute le région et les villages aux alentours. Cordialement Thierry
KU Kutchy Regular ·
Bonjour Merci pour le magnifique détour en Côte d'Ivoire, un très bon souvenir pour nous. Il y a 21 ans nous avons fait à peu près le même circuit des crocodiles aux hippopotames assis dans une frêle embarcation à les admirer un peu trop près à mon goût ! Les tisserands près de Korogo sont toujours là, un bel artisanat écologique j'ai ramené de beaux tissus peints. Nous avions fait le circuit en bus local , les barrières et les contrôles à chaque entrées de villes étaient déjà là. Le seul bémol du voyage mon mari à pris le paludisme au retour après 2j de coma il s'en est sorti de justesse. Kutchy
KUTCHY
AV Av31 Regular ·
Bonjour C’est le retour que j’ai de la majorité des personnes. La Côte d’Ivoire ne semble pas avoir changé depuis plus de 20 ans ( voir encore plus). Je suis désolé pour votre mari qui a dû avoir un neuropaludisme lié au plasmodiae falciparum ( le plus grave) . Nous avons pris un traitement anti paludéen pendant le voyage mais nous n’avons pas vu beaucoup de moustiques ( peut être du fait que nous étions en saison sèche) Cordialement Thierry
PI Pifil Regular ·
Bonjour Thierry, Je viens de lire votre carnet de voyage sur la Côte d’ Ivoire. Vos photos sont superbes. Vous maîtrisez l’art du cadrage, de la photo de groupe et du portrait . . . et le texte n’est pas en reste. Chapeau ! Carnet fort instructif sur un pays que je connais pas car il n’avait jamais fait partie de mes projets de destination. Sans doute avais-je eu tort. En tout cas merci. Cordialement Philippe
Pifil           (mon site : http://enviedevoyage.com )

Similar discussions

You might also like