Si on se faisait des films...
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EV
Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???

J'en ai un pour ce soir:

A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...
GI Gitanita Regular ·
Gael Garcia Bernal...😇! J'ai loin d'avoir ta culture cinématographique, et je ne connais ni la musique de Loreena Mac Kennith, ni "le riz de Rangoon", mais ton film à l'air plutôt intéressant!

J'attend de voir les autres suggestions des forumeurs cinéphiles...
EV Eversmile Veteran ·
Un autre film:

Jean-Pierre Marielle revient victorieux de la chasse. Il est rayonnant, énergique. Il porte un grand chapeau en forme de huit renversé, signe de l'infini, des vêtements en peaux à franges... et dans ses bras un énorme oeuf d'autruche.

Gérard Lanvin découpe un ananas à la tronçonneuse avec de grands cris barbares.

Jackie Chan tape à la machine, assis seul sur un haut tabouret de bar qui flotte au large sur l'océan tandis que sur la plage, Bill Murray épouille Philippe du Janerand*

Dans une grotte, Takeshi Kitano, habillé et fardé en Louis XIV, joue du tuba basse, simplement éclairé par la lumière de dizaines de bougies, avec, aux murs, des portraits du prince Charles.

A l'extérieur, au bord de l'eau, entre vignes et champ de coton, avec, en arrière plan, le Tafelberg**, le lapin d'Alice au pays des Merveilles se dispute avec celui de Donnie Darko pour savoir qui a l'heure juste, sous le regard étonné d'un stroumpf qui gobe des cerises avec le noyau.

Philémon, assis sur le A de l'Océan qui s'est échoué sur le rivage, papote avec le Petit Prince à propos d'une recette de cuisine... tandis qu'Owen Wilson, déguisé en Woody Woodpecker explique à Bugs Bunny comment manger une carotte.

Au loin, arrive en courant une nuée de femmes nues, certaines armées avec arcs et flèches, d'autres avec des hâches et des tridents, d'autres en tenue de jogging, avec bandeau de poignet et queues de cheval. Quelques unes d'entre elles portent une énorme noix de cajou dans laquelle dort une reine. La procession s'arrête devant un stupa. La noix de cajou s'ouvre comme un sarcophage. Quand elle glisse hors de la noix, les voilages de sa parure flottant autour d'elle, la reine, altière, superbe, gracieuse et aérienne et un air d'amazone à la fois, couvre le paysage du regard avant de demander soudain: "Vous avez pas vu mon chien?"... ***

Johnny Depp surgit alors du sol comme s'il émergeait d'un sable mouvant, s'ébroue, flamboyant sous les grains de sable transformés en paillettes d'or et vient se coucher à ses pieds.

La procession repart.

Entre Gong Li et Zhang Ziyi, on y reconnaît Demi Moore, qui rit timidement, la bouche cachée derrière une de ses mains, comme une écolière, l'autre tenant celle de Cate Blanchett dont les longs dread locks blonds tombent sur les reins et dont la démarche féline captive le regard...

En locurrence celui de Benoit Poelvoorde, Pierre Richard et Bruno Masure, enchaînés ensemble et costumés respectivemment en crabe, poulpe et langouste, guettant derrière des rochers...

N!xau****et Mel Gibson marchandent une collection de gourdes à un Forest Whitaker inflexible.

Kate Winslett et Robin Wright Penn, virevoltant dans les airs comme des papillons, font un bras de fer en riant...

Arielle Dombasle et Ludivine Sagnier s'entretuent.

Uma Thurman déménage. Le toit de sa deux-chevaux ouvert, comme écartelé, laisse surgir un immense banian, aux branches nimbés de poussière lumineuse auxquelles sont accrochés des tableaux de maître.

Ronit Elkabetz***** essouflée, lui crie en la poursuivant qu'elle a oublié son cactus!

Viggo Mortensen, en tenue d'entraîneur sportif, chronomètre son sprint avec une horloge à balancier.

Tout le mouvement de la scène se met à ralentir, à se suspendre, les couleurs fondent, les formes se distendent...et je me retrouve, le nez dans mon lait chaud du matin... à réaliser qu'il faut que j'aille bosser !...

* 1 Le passager pour l'aéroport dans "Taxi" * * Nom afrikaans de la montagne de la Table, Le Cap, Afrique du Sud * ** Une allure de Monicca Belluchi, avec la voix de Marie-Anne Chazel * *** Le bushmen de "Les dieux sont tombés sur la tête" * **** Actrice israélienne à l'affiche de "La visite de la fanfare"
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...
MA Maitairoa Globetrotter ·
... tu es sûre que tout va bien ? 😕
GI Gitanita Regular ·
... tu es sûre que tout va bien ? 😕

Drôle de réponse!

Je suis impressionnée par ta capacité d'imagination! Mais j'avoue que je me suis un peu "perdue" devant tant de tableaux... Cela me rappelle quand je suis allée voir Le seigneur de Anneaux, j'ai fini par ne plus rien comprendre à l'histoire vu le nombre de protagonistes, et je me suis endormie! Et pourtant, j'ai adoré les paysages... Enfin, comme on dit, j'ai eu un peu de mal à "rentrer dans le délire"!

Fais tu aussi de ta vie un "cinéma"?
EV Eversmile Veteran ·
Je ne comprends pas ta question... encore moins l'interjection précédente... je proposais juste qu'on s'essaye à créer des films sortis de nos imaginaires, un genre de cadavre exquis visuel assez délirant... comme dans les rêves... Pour tout te dire, le début avec Jean-Pierre Marielle et Gérard Lanvin, je l'avais rêvé; ça m'avait bien fait rigoler... j'ai eu envie de broder là-dessus. Mais je vois ce que tu veux dire : quand un imaginaire est trop foisonnant, on peut se perdre dans le récit... ça m'est arrivé avec "Archaos ou le jardin étincelant" de Christiane Rochefort. Pourtant, j'étais motivée pour aborder le livre; j'ai fait un effort pour m'accrocher... mais il n'y a pas eu moyen de le finir... trop de personnages et une histoire qui partait un peu dans tous les sens m'ont larguée. J'espère néanmoins que quelqu'un finira pas rebondir là-dessus... et que le sujet prendra un peu vie.
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ST Struebi Regular ·
Rien à voir avec les voyages, mais Alessio Boni a joué dans quoi qui ait passé les alpes à part "nos meilleures années" (où il est fabuleux) ? La réponse m'intéresse. En fait, si, ça a à voir avec les voyages, puisque dans "nos meilleures années", le frère (Luigi Lo Cascio) fait un voyage terrible en Norvège au milieu de ses études, pendant l'époque hippie, ... l'ambiance est bien rendue (évocatrice du moins, moi je n'y étais pas).

Struebi
EV Eversmile Veteran ·
Alessio Boni a joué aussi dans le film suivant de Marco Tullio Giordana, le réalisateur de "Nos meilleures années". Ce film, intitulé "Une fois que tu es né" a bien traversé les Alpes, de manière remarquée, puisqu'il a été sélectionné en compétition officielle du Festival de Cannes 2005... dont il est reparti bredouille. On devrait retrouver encore une fois Alessio Boni avec le même réalisateur pour "Sangue Pazzo", où il jouera avec Monica Bellucci! Dans "nos meilleures années" c'est vrai que j'ai beaucoup aîmé ce passage du voyage en Suède, presque trop court...épisode rieur, joyeux, insouciant... source d'énergie et de nostalgie pour la suite de l'histoire...!

Ceci dit... j'aimerais bien que quelqu'un se fende d'une vraie contribution au sujet que j'ai proposé🤪... Et rigoler en lisant vos divagations cinématographiques, en un méli-mélo avec acteurs, décors, musique...
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...
GI Gitanita Regular ·
Ceci dit... j'aimerais bien que quelqu'un se fende d'une vraie contribution au sujet que j'ai proposé🤪... Et rigoler en lisant vos divagations cinématographiques, en un méli-mélo avec acteurs, décors, musique...

Moi aussi je voudrais bien lire d'autres délires cinématographiques! Malheureusement je ne suis pas douée pour ce genre d'exercice...

Alors, toujours personne pour se lancer?
CH Christiang Globetrotter ·
Au loin, arrive en courant une nuée de femmes nues,

Des femmes nues... comme au paradis ? 🙂...J'ai reconnu ton film, c'est le bal d'Eve... en pire 😉

P.S 1 : Bruno Masure dans le rôle de la langouste !... et pourquoi pas Omar Sharif dans le rôle de la maison ?

P.S. 2 : Un conseil, arrête le lait chaud hallucinogène ! 😉
Site photo : https://www.flickr.com/photos/27857697@N05/
RR RRR Globetrotter ·
😉Salut a toi Gitanita et aux autres,

si je devais me faire un film, 😄😏😏😇

je ferais un "truk" a la Emir,

mais en Asie du sud est,

un vrai conte de fées sous les tropics, voir sous l'équateur, avec de la chaleur, de la sueure, (et surtout un truk magik, genre, je preferes les naines) parce que je peux la mettre dans ma poche intérieure, poser, juste a coté de mon coeur!!!!!!🙂

DSL pour les femmes normales MDR

A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m) pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
EV Eversmile Veteran ·
Michel Polnareff donne un concert exceptionnel en plein air. Son fameux... « Je suis fouuu-hou de vous » est repris par le public: des hordes de loups assis qui l'accompagnent en hurlant à la lune...

Un silence religieux accueille le début de la chanson... « De toutes les matières c'est ouate qu'elle préfère »... Mais dès que le refrain démarre, les crapauds se dandinent dans l'étang, reprennant en coeur : « C'est la Ouate »....Tous ne sont pas en cadence et on entend des « ouat » « what » « Wat » décalés, comme dans un écho qui ne veut pas mourir...

Christian Vander, le chanteur de Magma, s'époumonne sur la scène géante dressée en plein coeur de la vallée des Rocheuses. La poussière voltige sous la cohue. Il y a foule aujourd'hui! Quand Vander, rejettant la tête en arrière, lance son célèbre cri de « Otis-hi-his », tous les chevaux se cabrent, hénnissent de concert, en secouant leurs crinières comme le chanteur en transe sur le podium.

Bronski Beat a choisi de se produire en pleine jungle, et c'est manifestement un succès. Les singes hurleurs sont aux premières loges, imitant à la perfection les trilles aigües de l'artiste. Les oiseaux font le reste. Le percussionniste est un peu au chômage mais à voir son sourire béat, il le prend plutôt bien.

La tournée en Corse s'avère plus épuisante que prévue mais Toto va montrer aux spectateurs qu'il a encore de la voix! Peu importe si le chanteur n'a pas déssaoûlé, ils ont de si bonnes oreilles, ils distingueront bien les bonnes notes des fausses! En tous cas, ils sont toute ouïe quand le célèbre « Rosa-ha-ha-ha-na » retentit. Immédiatement, c'est le délire. A tue-tête, les ânes braient, couvrant les fausses notes de leurs plaintes déchirantes. Ecroulé de rire et rétamé par tant d'efforts, le chanteur s'effondre... et tombe dans le ravin. Les journaux, plus tard, parleront d'attentat...

Dans le lointain, la sonnerie d'un réveil... insupportable diarhée verbale matinale... un flash d'informations... ...

Carla Bruni a interrompu le concert en défèquant sur sa guitare... Comme ça...
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EV Eversmile Veteran ·
P.S 1 : Ben oui, Bruno Masure en langouste, parce qu'il pique des fards qui le rende cramoisi!

P.S 2 : Le seul truc hallucinogène que je consomme c'est les billets d'avion. Mais j'évite de les tremper dans le lait chaud.
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EV Eversmile Veteran ·
Allez, j'essaye autre chose. Le : Polichinelles show... Je ne sais pas si ça va plaire... mais j'aurais au moins ricané en l'imaginant...
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EV Eversmile Veteran ·
Polichinelles show Bernard Kouchner fait de la balançoire sur un sac de riz relié à un baobab par les corps suspendus de rwandais faméliques. André Santini déambule sur les quais de l'île St Louis, en promenant quelques renards qu'il tient en laisse avec des porte-jarretelles. Georges Frêche fait une bataille de bogues de chataignes avec Bernard Tapie sur les pentes de Solutré. Quelques kanaks réunis en flash mob, lancent en orbite un caisson d'isolation sensorielle radioactif contenant un épouvantail à l'éffigie de Charles Pasqua: Philippe Séguin soutient qu'il faudra compenser la teneur en Co2 du tir; Simone Veil, en direct d'Auriol, s'étonne et s'émeut de cet acte barbare qui n'est même pas de l'art moderne... Ségolène Royal prétend qu'il s'agit d'art expérimental, d'une « incroyable magnifitude » et la préfecture condamne ce lancement pour lequel aucun préavis n'a été déposé. Jacques Chirac, qui ne supporte plus de voir son pouvoir d'achat diminuer, s'entraîne au karaté sur la tombe du Général de Gaulle pour se défouler. Arnaud de Montebourg et Dominique de Villepin côte à côte sous les mains de deux shampoineuses, devisent des mérites des teintures pour cheveux... sans remarquer que les shampoineuses – Marine Le Pen et Dominique Voynet-se regardent en chien de faïence. Dans le salon d'une voyante, Edouard Balladur et Olivier Besancenot font un concours de bulles de chewing-gum pour passer le temps en attendant leur tour.. De la salle de consultation s'échappe des éclats de voix dont la tonalité ne leur est pas inconnue. Ils échangent un regard malicieux... Enfin, la porte s'ouvre et François Hollande, penaud, se dirige vers la sortie en murmurant « c'est pas possible; c'est pas possible !; ce n'est pas ce que disent les sondages! »... Edith Cresson et Christine Boutin papotent au hammam. Quand Christine Boutin soupire qu'il est plus facile de supprimer des emplois-y compris à la tête d'un ministère- que le cholestérol dans son régime alimentaire; ça fait sourire Edith. José Bové, cheveux gominés en arrière, se prenant pour Viggo Mortensen dans « Les promesses de l'Ombre », joue au paparazzi derrière un pilier de la salle avec un appareil-photo à mise au point rétinienne. Valérie Pécresse et Arlette Laguillier se font dorer au soleil sur la pelouse du Sénat. François Bayrou, l'air bienheureux, leur passe de la crème solaire dans le dos, à mons que ce ne soit de l'onguent pour embaumer les morts. Laurent Fabius, avec palmes, masque et tuba, fait du snorkelling équitable (personne ne sait encore ce que c'est, lui-même n'a pas encore compris mais Daniel Cohn Bendit lui a assuré qu'il lui expliquerait le concept -un truc qui a quelque chose à voir avec la lutte des clams-) aux abords de Tuvalu. Jean-Pierre Chevènement lui, est parti se ressourcer au Monastère Ste Catherine du Sinaï. Il insiste pour se faire appeler frère. Jean-Pierre Raffarin, qui l'accompagne, agacé, voudrait que « frère » Chevènement, fasse voeu de silence pour une fois! Au même moment, à des milliers de kilomètres de là, Dominique Strauss Kahn, au siège du F.M.I, ouvre le journal et éclate de rire en lisant le titre en haut de page: Pouvoir d'achat: Sarkozy sort sa C.B ! Avec en dessous, une photo aux côtés de Carla Bruni...
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GI Gitanita Regular ·
J'ai adoré le concert "animalier"! Et ton "Polichinelles show", ça surpasse de loin le muppet (bébête) show!

Merci pour ces délires, j'en attend encore plein d'autres!
EV Eversmile Veteran ·
Conte de fées déjantées

Le joueur de flûte de Hamelin a rencontré Radha, la gopi favorite de Krishna, à une full moon party et ils ne se quittent plus... Robin des bois, chassé de la fôret de Nottingham surpeuplée par la crise du logement, aurait bien essayé de migrer vers le nouveau monde, mais la crise des subprimes le décide à partir pour la Papouasie... Le train fantôme du voyage de Chihiro, forcé par une panne mécanique à s'arrêter d'urgence, est coincé en Géorgie. Il stationne sous les grands arbres moussus et frissonnants de Savannah, entourés de sorciers vaudous un peu contrariés... Kirikou et la petite marchande d'allumettes jouent à Roméo et Juliette. Casimir et. Shrek, solidaires, font la grève de la faim pour soutenir José Bové et protester contre les OGM... allongés, ils lisent le livre de Mike Huckabee qui raconte comment il a perdu 40 kilos... Casimir s'apperçoit que s'il veut faire pareil, il ne devra plus manger de gloubiboulga! Barack Obama réveille la Belle au Bois Dormant pour lui dire de se grouiller d'aller voter. E.T l'extraterrestre donne des conférences avec Al Gore sur le réchauffement de la planète. Au Japon, elles ont un tel succès que pour circuler tranquille dans le pays, ils doivent porter une cape d'invisiblité. La méchante vieille qui retenait Hansel et Gretel prisonniers, recluse dans un igloo au pôle nord, attend la fonte des glaces pour aller s'approvisionner en caviar, en saumon et en vodka russes. Le Petit Chaperon Rouge, taxée de communisme, se voit refuser le visa d'entrée aux Etats-Unis. Elle essaye en vain de graisser la patte des douaniers avec la motte de beurre qu'elle destinait à sa grand-mère mais rien n'y fait. Cendrillon n'a personne à qui souhaîter la Bonne Année le soir du réveillon, vu qu'elle a dû s'éclipser pile à minuit! Aladdin et l'allumeur de réverbères du petit Prince discutent ampoules basses tension et énergie solaire dans le désert abandonné par le Paris-Dakar. Le Petit Poucet regarde la Petite Sirène qui se baigne dans le lac du Loch Ness. Il s'exerce machinalement à faire des ricochets avec les cailloux qu'il a dans la poche en rêvant au GPS qu'il va commander sur internet. Blanche Neige, en visite chez Mme Tussaud's, confond Jack Lang qui s'est immobilisé d'admiration devant Aishwarya Rai, avec une statue de cire. Peau d'Âne, Boucle d'Or et Alice au Pays des Merveilles passent un casting pour jouer dans un remake asiatique de Drôle de dames, filmé par Tsui Hark. ...
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GI Gitanita Regular ·
Quelle imagination! Ton conte de fées me plait bien... y aura-t-il une suite?😉
AB Abarkidi ·
La vie est parfois très vivante... Ce matin, le titre de cette discussion attire mon attention: Si on faisait des films??? J'ouvre la discussion et mon téléphone sonne au même moment. L'amie au bout du fil ne m'a pas appellé depuis des mois et en cet instant, elle m'appelle pour me demander: "Si on faisait un film?"

C'est pas un bon sujet de film ça? Et en plus, c'est vrai! Il y a plein de ces petits événements qui tissent notre vie en nous faisant des clins d'Yeux.

Ok, elle sait que je fais déjà des films www.tagayet.com mais celui-ci pourrait s'appeller Clin d'oeil?
Au plaisir de vous rencontrer... sur notre petite planète
MI Milena38 ·
Allé eversmile, je me lance😊...

Le petit nicolas était grand... tellement grand qu'il ne pouvait voir ses chevilles gonfler. Elles gonflaient, gonflaient... Et ses chaussures lui faisaient mal. Alors il se mit à pleurer. Il pleurait, pleurait... A son insu, les petits z'hommes riaient. De bon coeur, braves électeurs, ils riaient. Tout petits qu'ils étaient.

Surgit alors le lion. Grand lui aussi, flamboyant, mais sans problème de cheville. Il était accompagné du criquet. Noblement avachi sur la flamboyante crinière du lion, criquet tronait. L'air satisfait, il observait les petits z'hommes se gausser. De contentement il rit. Criquet était un proscrit.

Le petit nicolas pleurait. Et de ses larmes naquit un ruisseau. Mais les grenouilles et crapauds, d'ordinaire friands des ruisseau, se refusaient à y tremper les pieds. Même la libélule avait peur pour ses mandibules. Le petit nicolas avait voulu voir grand. Trop grand pour ses petits pieds qui ne parvenaient plus à le supporter.

Le petit nicolas grandissait encore et toujours. Il se cogna la tête à un boeing 747. Les passagers furent secoués. Mais on ne denombra aucun blessé. Continuant sa course effrénée vers les sommets, le petit nicolas ne fit pas attention au satelite qui passait. La NASA ne comprit pas.

Et criquet sur son lion perché, riait, riait. Et les petits z'hommes sur leurs petits pieds se gaussaient se gaussaient. De la croissance soudaine du petit nicolas ils se moquaient.

Puis tout fut noir... Le petit nicolas s'était perdu. Trop haut. Il avait vu trop haut. N'avait put s'arreter. Il resterai la haut à tout jamais. N'ayant d'yeux que pour le néant. Les petits z'hommes s'en allèrent riants. Heureux du spectacle qui s'était donné. Seul lion et criquet restaient. Lion pour les chevilles enflées, car son ventre le toturait. Criquet quant à lui rêvait. Heureux, il l'était. Libre enfin, car le petit nicolas auparavent le traquait.

C'est alors que je me suis éveillée. je m'étais endormie devant le journal télévisé.

PS: toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.😉
GO Goave ·
j'arrive un peu après la bataille, mais j'avais envie de participer à cette discussion délicieusement débridée...

donc !

à la réalisation : iñarritu

musique : michael andrews

le décor : shibuya

albert dupontel élève des pierres dans un quartier cossu de tokyo. il s'ennuie ferme, forcément, et décide d'aller faire des courses. chemin faisant, il croise almodovar, qui lui dit "viens chez moi, j'habite chez ma mère". albert n'est plus à ça près, il dit okay. comme il est encore un peu tôt, ils décident de faire un karaoké. ils proposent à terry guilliam, nathalie portman et toni morrisson de se joindre à eux au "café courage". le no smoking orchestra y donne un showcase "hommage à django et deep purple" mais le succès n'est pas vraiment au rendez-vous. dans l'arrière-salle, yolande moreau, en tenue de télétubbie, livre pour le coup une séance de lap-dance plutôt torride. la tension monte. dans un coin, benicio del toro fait un sort à un verre de tropicana, tandis que darryl hannah lit évasivement un vieux vogue des années 80.

lassés des reprises de "étienne étienne étienne", nos larrons sortent du bouge et retrouvent avec délice la moiteur urbaine. ils achètent quelques churros brûlants et discutent tri des déchets, métempsycose et post-colonialisme à bâtons rompus. dans la rue, jean seberg propose le herald tribune et le sun. la jeune fille à la perle demande son chemin. des godzillas en peluche font une manif. le groupe parvient finalement chez la mère de pedro, incarnée par jeanne moreau. carrément libérale, elle vit avec deux hommes, ben & jerry, et milite pour la libération des spaghettis. une icône.

à table, on retrouve justement jeanne balibar, en allergologue revenue de tout, françois ozon, en pêcheur au gros, milla jovovich en oligarque slovène, louis garrel en savant fou spécialiste de duras, et aussi tony leung en fumeur de havanes. c'est bacri qui s'occupe de la bouffe. il avait pas le temps alors il a demandé à jeunet & caro. le résultat est douteux, mais les convives, trop absorbés qu'ils sont par la conversation sur l'avenir du saut à la perche en milieu semi-arride, n'y prêtent guère attention. nathalie portman profite d'une pause pour annoncer qu'elle se range des voitures pour aller faire de l'humanitaire en allemagne. un ange passe. toni en profite pour se déclarer en faveur de la peine de mort chez les baobabs. stupeur. louis garrel lâche qu'il vient d'inventer la bombe à chromosomes et qu'il cherche un donneur. gasp. ozon, qui parlait de son projet de documentaire - une variation personnelle autour du capitaine crochet, tournée en super 8, complètement muet, avec des peaux de bêtes et des règlements de compte - dit qu'il a perdu la foi et plaque tout pour aller regarder la mer. tremblements. bacri fait alors une micro-apparition pour lâcher qu'ils le font tous chier et qu'il n'a plus goût à rien depuis la mort de kennedy.

ça chauffe. lucchini débarque comme un cheveu sur la soupe pour livrer une honorable imitation de stevie wonder chantant "que reste-t-il de nos amours ?". plus grand chose, apparemment. la petite troupe finit par se séparer à regret, sans toutefois que pedro se soit un peu battu avec albert pour une question de cartes magic. plan final avec tony, seul à table, enfumant l'écran avec son cigare. regard caméra, façon leone : "j'ai toujours rêvé d'être un gangster".
EV Eversmile Veteran ·
Excellent! J'ai dû prendre quelques rides de sourires supplémentaires au coin des yeux! J'avais moi-même un peu oublié le sujet mais tu t'en empares avec brio... lançant une invitation à prolonger le délire que je pourrais prendre comme un défi personnel... A bientôt, alors ... et au plaisir de te lire encore !
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GO Goave ·
et bien un autre alors... et je crois qu'un peu de légèreté ne ferait pas de mal...

derrière la caméra : larry clark

musique : joy division et aussi nusrat fateh ali khan

le décor : on n'est pas pressé, alors celui de "lumière silencieuse"

simon abkarian tient une droguerie/animalerie dans un hameau nord-mexicain. ça marche pas fort, il ne se passe pas grand chose, l'attraction principale étant les combats de papier PH du vendredi soir.

arrive woody allen sur un fringant destrier à pois. la suite révèlera qu'il est un foutu charlatan venu prêcher le néo-sionisme et l'amour libre. woody n'est pas venu seul. il est accompagné d'une créature sculpturale incarnée par danny de vito, qui souffre par ailleurs de troubles de la personnalité et de mycoses. en venant ici, danny espère recouvrer la santé et accessoirement faire des rencontres étonnantes.

il ne sera pas déçu car zhang ziyi fait son apparition. la jeune femme vend à la sauvette des livres de développement personnel et espère, avec l'argent récolté, se payer - s'offrir - un stage en ashram de luxe. pour le moment, elle galère sec. arrive rossy de palma en chasseur de primes. elle est à la recherche de georges clooney, dont la tête est mise à prix pour vol et recel de machines à café et vagabondage. l'occasion rêvée pour mettre tout ce petit monde en branle et mettre la main sur une somme pas répugnante (en gros et entre nous, l'équivalent du prix d'une demi-fresque de michel-ange).

s'ensuit un voyage forcément initiatique à travers des paysages âpres et beaux, crépuscules fantasmagoriques aux milles couleurs, contrées désertiques, personnages picaresques (lanceurs de couteaux en plastique, éleveurs de carla bruni, barmans manchos et taciturnes)... nos larrons gravissent des montagnes, traversent euh... des mers, franchissent des cols, des pics à glace, des péninsules, affrontent des duels au soleil, parcourent des vallées, sans toutefois parvenir à alpaguer ce bon vieux georgie.

par dépit, ils fondent une communauté, la communauté "what else", vous l'aurez deviné, un groupuscule basé sur la libre-circulation des pensées inutiles et la mise en bouteilles de sable bio du désert (SBD). une entreprise assurément lucrative, qui bénéficie des compétences de chacun : l'esprit de gestion et le jusqu'au-boutisme de rossy, les qualités d'analyse au sabre de zhang, la fantaisie désespérée de danny, le cynisme vengeur de woody et le pouvoir décisionnel et dictatorial de simon. leur production séduit rapidement les grands de ce monde. ils sont tour à tour sollicités par madonna (jamais en panne de must-have), gilles jacob, oprah winfrey ou encore christine boutin. en sus, ils livrent nature & découvertes et la chaîne hilton. ils sont partout.

l'issue ne saurait être un happy-end classique, alors notre petit groupe se sépare brutalement à la suite d'un différend concernant les prochains jeux olympiques de pyongyang. peut-on, éthiquement, être fournisseur officiel de sable pour l'épreuve de saut en longueur dans un pays qui représente AUTANT les intérêts de son peuple ? woody affirme que les allemands se sont posés moins de questions lors de la WW2, alors que rossy statue pour un commerce résolument apolotique. les autres se contentent de fuir.

de toute façon, comme disaient les monthy-python, "quand on s'attend au pire, on n'est jamais déçu".
EV Eversmile Veteran ·
J'ai adoré les "éleveurs de Carla Bruni" et le sable bio du désert!!! Bravo, bravo, bravo! L'inspiration et moi, on attend la suite...
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...
NE Negresse ·
salut tout le monde c pas mal votre delire Moi je suis pas douer pour ça mais j'aurai bien voulu faire un super film celui de ma vie
EN Encorelle Regular ·
bonsoir à vous...les créatifs, Je suis vos films en tant que spectatrice et ...je prends des rides aussi...j'avais pas besoin de cela! Désolée de ne pas savoir me joindre à votre création, mais je n'ai pas votre pointure...je reste derrière le rideau et je ne me gène pas pour applaudir! a très bientôt Encorelle
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
EV Eversmile Veteran ·
Deux ans plus tard... je reviens aux manettes, pour une suite à ce petit délire ! Hahaha...

Lucky Luke est parti chercher des champignons en compagnie du Petit Poucet et du Petit Chaperon Rouge à qui il doit tenir la chandelle depuis qu'ils sont tombés amoureux pendant une rave party organisée aux alentours du chateau de la Belle au Bois Dormant. Comme celle-ci ne pouvait plus dormir à cause du tapage nocturne et qu'elle avait mal à la tête, elle a envoyé le prince charmant chercher des calmants sur son beau destrier blanc. Ce que le chevalier n'a pas dit à sa belle c'est qu'il a perdu son cheval au poker; il a donc quitté le palais à pied et il n'est pas près de revenir, d'autant plus qu'en chemin il a rencontré l'ogre, complètement déprimé; qui vient de découvrir qu'il était cocu à chacune de ses absences prolongées dans les bois; et qui a décidé de se tirer de chez lui pour mener une vie de mendiant.

Les deux compères devisent tristement quand un type apparaît, assis sur un tapis volant. Lui, a l'air parfaitement heureux. Il se présente, avant de demander son chemin: Aladdin. Au récit de leurs mésaventures respectives, il leur conseille une carrière de sadhu en Inde. Il essaye de leur vendre un tapis pour s'y rendre; en leur expliquant que ça lui permet de ne jamais être en retard à la maison, même en cas d'embouteillages aux heures de pointes, quand il a passé l'après-midi avec sa maîtresse. D'ailleurs, il a rencard c'est pourquoi il est si guilleret et naturellement, un peu pressé, mais il a quand même le temps de fumer un pétard avec les deux larrons.

Il leur raconte un peu. En fait, il a plusieurs maîtresses: l'une, Blanche-Neige, sous des dehors un peu sages, est une vraie garce au lit, une sorte de furie gothique; il y a Cendrillon, une adorable sauvageonne, qui se transforme en tigresse sur le coup de minuit (le coup de minuit est une posture du kamasutra qu'il leur expliquera plus tard) Peau d'Âne; qui n'a aucun tabou, est insatiable, et n"hésite pas à lui faire les trucs les plus cochons qui soient, et une autre nana dont il a oublié le nom et qu'il appelle simplement La Petite Sirène parce qu'elle a des cris de jouissances irrésistibles.

Ce qu'Aladdin ne sait pas ; c'est que pendant qu'il trompe Jasmine à tire larigot; elle, trompe son attente en jouant aux cartes et aux mots croisés. Il n'imagine pas qu'elle vient de gagner le premier prix d'un concours de sudoku : un tour du monde en bateau qui commence immédiatement. Elle a laissé un mot sur la table, disant simplement qu'il y a de la pizza au congélateur et a filé au port.

A l'heure qu'il est, Jasmine compte déjà les étoiles avec Peter Pan, qui, assumant enfin ses tendances éfféminées, et ayant fait récemment son coming-out, tire des plans sur la comète en claironnant que, plus tard; il deviendra un grand couturier; et lui confie à quel point il kiffe grave son amant, le Capitaine Crochet; d'ailleurs ils sont en route pour aller se marier à Las Vegas.

Mais à peine le voilier est-il en pleine mer qu'il est attaqué par une bande de pirates fines lames. Jasmine échappe au viol car elle était aux toilettes, en train de lire Pif magazine et n'a rien entendu de l'abordage car elle écoutait en même temps "Halo" de Beyoncé Knowles en boucle, à fond sur son walkman. Son apparition sur le pont, après la bataille, fait sensation ! Avec le capitaine du bateau adverse , un certain Sindbad, le coup de foudre est immédiat. Allez, hop tout le monde à Las Vegas!

C'est sans compter avec la terrible tempête qui se déclare et jette le bateau sur un rivage isolé où même le portable ne passe pas. Aucune vahiné en vue, seulement deux gugusses mal sapés voire carrément à poil: Robinson et Vendredi; que l'invasion de cette bande de marins complètement frappés met un peu mal à l'aise. L'un veut les habiller à la dernière mode, un autre leur promet de décrocher la lune ou dumoins un rôle dans un film à Hollywood, un troisième raconte des salades qu'il espère vendre comme scénario à l'industrie cinématographique, alors qu'une femme plume le reste de la troupe au black jack.

Un type joue de la flûte à l'écart, un air mélancolique; c'est le joueur de flûte de Hamelin qui a été exilé après une réforme du code de la nationalité et qui tente à présent d'exercer son art sur les crabes, pour les rameuter sur la plage. Car tout ce petit monde crève la dalle et une bouillabaisse serait bienvenue! Il pense aussi à sa bien aîmée restée au pays: Boucle d'Or. La mélodie est si poignante que les cocotiers, gagnés par son spleen, ne retiennent plus leur chagrin, et lâchent quelques noix de cocos comme si c'étaient des larmes. La complainte, emportée par le vent, arrive aux oreilles de Pinocchio dans le ventre de la baleine; lequel essaye désespéremment de reproduire la mélodie qu'il entend sur les fanons du cétacé, en feignant de croire qu'il s'agit du clavier d'un synthétiseur.

Pendant ce temps, à quelques encablures de là, dans une crique à l'abri des regards, Ali Baba et les 40 voleurs, qui se sont offerts une croisière de luxe avec les gains de leurs rapines, regardent un spectacle de danse du ventre sans se douter de rien. C'est Alice au Pays des Merveilles sur la piste, dans le simple appareil, un serre-tête avec des oreilles de lapin sur la tête. La foule est enthousiaste, les bravos fusent, et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si un excité qui prétend s'appeler Sarkozy ou Paparazzi (on ne comprend pas bien dans le brouhaha), ne ruinait pas l'ambiance en essayant de prendre des photos au flash-ball.

FIN. Ou à suivre; qui sait?...
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...
GO Goave ·
oh-my-god, mais que lis-je ? la petite sirère, une vile nymphomane ? j'espère que tu as au moins conscience de briser menu les derniers idéaux, les derniers rêves d'innocence des quelques VFistes (les grands fous !) qui se seraient aventurés par là, avec ce relooking extrême des héros de notre enfance... aah, puissent-ils, puissions-nous, un jour, ressortir indemnes de cette relecture disons... progressiste, de walt disney (la paix sur lui). 😉

bon, où en étions-nous ?

ah, voilà. antoine de maximy, mécontent de ne pas avoir pu prendre son continental breakfast avec cet ingrat de will smith, à l'issue d'une équipée états-unienne ma foi forte en bouche, décide néanmoins de remettre le couvert aussi sec en se concentrant sur un sujet d'actualité (qui ne concerne toutefois pas michael jackson) et se lance dans un deuxième opus sobrement intitulé j'irai dormir chez vous : la france d'en haut. car oui, jamais à court de défis, toitoine ne se refuse rien et a choisi de s'incruster tout simplement chez l'irrésistible it-girl du moment. j'ai nommé liliane bettencourt, rien de moins.

la belle (??) est archi-médiatisée, harcelée et surveillée 24/24, désavouée par ses amis (son portraitiste, sa maquilleuse, sa comptable), sa famille lui veut du mal et elle n'a d'autre recours que de se perdre dans la poudre (matifiante). antoine arrive à point nommé. il veut à la fois pénétrer le temple méconnu (quoi, pas vous ?) de l'hyper-richesse (histoire de changer des plans bis chez l'habitant lambda au bhoutan, même pas foutu de lui servir une piquette convenable) et en même temps toucher à l'humain (le vrai, le vulnérable, celui que même l'argent ne rend plus heureux - car trop, c'est trop).

antoine enfile donc ses petites caméras, ses chaussures gore tex et sa petite gueule d'ange de vieux loup de mer et se rend en métro (prolo !) dans le XVIème, les beaux quartiers d'aragon, la cour de jeux des grands de ce monde, où l'on mange des macarons aux huîtres, de la soupe au thon rouge (le dernier au monde !), de la glace au foie gras. même le mcdo y est corrompu, puisqu'on y sert un big mac au magret de canard. bref. antoine sonne tout simplement chez liliane, probablement terrée derrière quatre ou cinq portes blindées, trois kevin costner (de la grande époque d'avant the postman, attention), un chien andalou, et trois perruches qui récitent du verlaine (la classe absolue). pour X raisons (la faiblesse, sans doute), liliane ouvre à antoine, qui à son tour s'ouvre à liliane de son projet fou. c'est parti.

mais voilà qu'on entend un grand tapage au-dehors. liliane, qui craint encore un peu pour son intégrité, envoie antoine en éclaireur. baroudeur dans l'âme, le maximy s'y colle. il constate effectivement un grand chambardement : avenue montaigne, des fans en furie d'obédience wayfarer attendent au tournant une limousine crème d'où émergent théodore monod et lady gaga, bras dessus, bras dessous, qui se rendent tous deux à une conférence inédite sur la mélancolie du chaos donnée par jean-paul rouve.

au même moment, mathieu almaric entre littéralement en collision avec notre ami maximy, et là, c'est le drame : une des caméras tombe à terre, anéantissant net des heures de prises exclusives (liliane raconte son enfance, liliane à la ferme, liliane se sent seule, liliane le vaut bien, liliane mange des raviolis en boîte ladurée, liliane regarde M6 comme tout le monde). pour se racheter, amalric négocie une nuit d'amour avec mimie le meaux, mais antoine est au-dessus de ça et puis il aime pas trop ses tatoos, à mimie. heureusement, voilà que débarque paz de la huerta, en grande forme après une nuit sous acide et un concert des animal collective, arrivée qui met tout le monde d'accord : ça pue l'embrouille, autant rentrer.

dans son petit salon de 300 m² (au passage, paz se demande où sont le colonel moutarde et le chandelier), liliane sert le thé, un thé spécial qu'elle importe du sikkim par hélico, avec des pâtisseries syriennes à se pâmer, le tout présenté dans de la vaisselle en baccarat sur mesure. aux murs, amalric dénombre discrètement, en amateur, un picasso, un degas, un damien hirst immonde, deux kahlo, trois matisse, un sempé original. côté photos, la dame a des goûts détonnants : diane arbus, david lachapelle, terry richardson ! ça frise l'ambiance boudoir, dites voir. mathieu ouvre un peu son col. il voit l'héritière d'un autre oeil.

pendant ce temps, l'homme de main de liliane, sam rockwell, veille au grain. il craint une nouvelle trahison et, se rappelant non sans nostalgie son passif de mercenaire tendance au coeur des ténèbres en sierra-leone, se déclare intérieurement prêt à remettre la main à la machette, au besoin.

loin de se douter de la menace qui pèse sur eux, les compères s'empiffrent comme il faut. mais voilà qu'on sonne à la porte. c'est jean dujardin qui revient des seychelles faire un petit coucou à sa grande tante. antoine les filme pendant qu'ils causent business, parce qu'il vient de se rappeler in extremis qu'il est avant tout dans une démarche sociologique - et non gastronomique, comme il a pu le penser jusqu'à présent. ça parle en K€, si bien qu'on ne sait plus combien coûte une baguette pas trop cuite, en ce bas monde. liliane reçoit un peu plus tard la visite de karl lagerfeld, venu lui présenter en exclu des modèles de robes dont le prix se rapproche approximativement du coût de lancement d'une fusée ariane depuis kourou. une bagatelle, donc. paz se sent un peu naze dans sa robe H&M fabriquée en malaisie, amalric se dit qu'il irait bien faire un saut en guyane, à l'occasion, quand antoine est sur le point de perdre les pédales quand il compare au propre budget de son film : minable. l'arrivée d'une nouvelle recrue remet tout ce petit monde à l'aise : ariane ascaride, la confidente et amie de liliane. la dernière fidèle. elle revient de dubaï où elle a été négocier le prix du lingot, en même temps qu'elle rachetait un groupe hôtelier en forme de phallus (une gageure pour l'endroit). une grande fille toute simple, quoi. qui trouve même le temps de lire katherine pancol quand elle n'est pas trop jetlaguée et qui a déjà mangé au buffalo grill en 1992, même que c'était pas dégueulasse.

il se fait tard, mais liliane a vraiment la pêche aujourd'hui, et elle leur propose une petite virée dans le paris upper-class by night. elle affrète donc son propre bateau mouche tout équipé (sauna, cinéma 3D, bar à soupes, studio d'enregistrement, magasin de lingerie, opticien) et les ballade sur la seine au son de l'orchestre philharmonique de berlin (au complet !), spécialement dépêché pour l'occasion. trop forts, ils jouent même du plastic bertrand si on leur demande ! pendant que paz et mathieu font semblant d'être des mélomanes, antoine fait ami-ami avec de curieux convives : une militante greenpeace désabusée, jodie foster ; un chirurgien esthétique au sourire carnassier, javier bardem ; un joueur d'échec prodige, jim carrey ; une bigote prosélyte, béatrice dalle, et même un as de la spéculation non-violente, mickey rourke !

antoine est sur le point de conclure avec une belle aventurière au CV mystérieux incarnée par (non, pas marion cotillard) cat power quand liliane rappelle qu'elle doit se lever tôt demain pour le procès et qu'il est temps de rentrer.

dernier plan : antoine filme longuement son lit à baldaquin et ses draps de soie, les dorures et la fresque hum... inquiétante (mais, ne serait-ce pas un tableau de marilyn manson ? décidément, cette liliane est rock'n'roll) qui lui fait face, en plus des miroirs multiples qui ornent globalement la chambre de 400 m² qu'il occupe. quoi d'autre ? six écrans plats, la bibliothèque complète de la pléiade (pour quoi faire, on se demande), trois canapés, un jardin d'hiver, une piste de danse, un chenil, un four à pizza, une machine à cocktails, une sculpture toute simple de henry moore (une petite, 3 mètres de haut), un dressing géant, un box à chevaux, une poste. "bienvenue chez les nantis", c'est la dernière phrase que se dit antoine, éteignant sa caméra, avant de s'endormir paisiblement, la tête sur un oreiller en hermine frappé des initiales LB. pfiou, ça change des guest-houses merdiques des précédentes émissions...
LE Legercarter ·
bonjour, vraiment je ne comprend rien de ton film bonne chance
EV Eversmile Veteran ·
Haha! Je vois que tu tiens bien la gageure...! De mon côté je te propose une suite rock'nroll...

Tout a commencé par une rave-party qui empêchait la Belle au Bois Dormant de dormir. Avant de finir en drame, en feuilleton à la française.

Résumer un conte de fées est anti-constitutionnel et quiconque s'y aventure s'expose à un rappel à la loi des genres. Mais il n'est pas interdit de manifester son étonnement, du moment qu'il n'y a pas d'affrontement avec la police de caractères.

Après avis favorable du comité de lecture; une reconstitution partielle a donc été décidée. Ainsi qu'un complément d'enquête aux frais de la Princesse au Petit Pois qui s'est constituée en partie civile dans cette affaire.

Un député, Georges Frêche, soutient qu'il vaut mieux sucrer les fraises sur les fesses d'une fée pour obtenir des infos fraîches, plutôt que de tirer les vers du nez à une sirène par une simulation de noyade du poisson. Un centriste déconcentré, dont la rumeur n'a pas révélé le nom, répète la formule, comme si elle était magique, en marchant de long en large dans les couloirs de l'assemblée nationale, en la déformant un peu plus à chaque pas : "Frêche ramène sa fraise à Fèz et fouette les fesses fraîches d'une fée aux cheveux défaits".

Mais cette grossière tentative de diversion ne saurait faire oublier aux lecteurs les derniers évènements de l'épisode 1. Que voici en bref:

Suite à l'attaque cardiaque d'Alice au Pays des Merveilles (ce n'est qu'un pseudo de scène, son vrai nom est Marianne) qui, à la demande d'un public de nantis interessés, dansait la danse du ventre et se trémoussait sur la piste d'un bateau de croisière prêté par Bolloré à Sarkozy Baba et ses 40 voleurs, lesquels croyaient être à l'abri de la justice dans la baie d'une île isolée appartenant à Bettencourt, une bagarre générale a éclaté.

C'est le moment qu'ont choisi les sept nains; qui se sont réunis en syndicat avec les trois petits cochons; pour faire grève et réclamer une augmentation de salaire. Ils ont convaincus la cigale et la fourmi de se joindre à eux, mais la chèvre de monsieur Seguin, qui désire s'associer au mouvement, a vu sa candidature refusée sous prétexte qu'être 13; ça porte malheur. Un individu non identifié caché dans la pénombre observe la scène d'un oeil flegmatique, une carotte à la main et un sourire sarcastique sur les lèvres. Bugs Bunny? Georges Clooney? Ah, non... C'est Carla Bruni; qui tient en fait un micro, et se demande s'il vaut mieux entonner "l'Internationale" ou interpréter un slow pour calmer les esprits. Une version remixée de la chanson de Claude François : "Les lundis au soleil" , la tenterait bien mais est-ce bien sage? Elle se lance:

" Un quinquennat au soleil, c'est quelque chose qu'on oubliera jamais, Chaque fois c'est pareil, On est prêt à tout pour le prolonger, On espère que ça ne se terminera jamais et que ce ne sera pas le dernier Quinquennat au soleil"

Elle est brusquement interrompu par Brice Hortefeux qui lui demande ses papiers, à quoi elle rétorque qu'elle joue sans partition, mais que si c'est pour un autographe; il ferait mieux de s'adresser à quelqu'un d'autre. Elle ne signe pas n'importe quoi à n'importe qui, pas comme cette Bettencourt; qui signe des chèques aux montants astronomiques en fermant les yeux sur les bénéficiaires.

Pendant ce temps, Robin des Bois, profitant de la confusion générale, se glisse aux côtés d'Alice, enfin, Marianne, toujours dans les pommes, et, pensant la ranimer, lui verse un peu de sang contaminé que Fabius, à qui il en restait un peu sur les mains, lui a revendu à un prix d'ami. Le chat botté, qui passait par là par hasard, soupire que tout ça va mal finir. Hansel et Gretel se sont réfugiés dans les cuisines, et dévorent un gigot en papotant avec Astérix et Obélix, qui leur racontent entre deux bouchées, leur dernière chasse au sanglier en Corse sous le regard penaud du leader d'I Muvrini, bailloné sur un siège mitoyen, qui remplace le barde habituel, absent pour cause d'opération des amygdales.

La porte s'ouvre brusquement. C'est l'acteur Danny Boon qui cherche les toilettes pour un besoin urgent. Obélix, qui l'a confondu avec Jean-Marie Bigard qu'il ne peut pas sentir, l'expédie impulsivement dans les airs d'un coup de poing, lui, bien senti. Le pauvre gars s'envole, la poignée de la porte encore à la main, sous le regard admiratif d'un cuistot désoeuvré qui ressemble drôlement à Benoît Poelvoorde et qui siffle la lancée d'un air connaisseur. Comme celui-ci se précipite obséquieusement vers Obélix pour lui apporter une part de gigot supplémentaire, la porte s'ouvre à nouveau. C'est Carla Bruni qui marche à reculons, une baguette sous le bras tandis qu'un inconnu en bermuda lui roule une pelle, sous la caméra de Woody Allen. Après 40 prises, le pauvre acteur a la langue en compote et Obélix, qui se plaint des courants d'air, commence à voir rouge.

De l'autre côté de l'île, le Pape, en villégiature secrète dans un camp de naturistes, joue à la pétanque avec Mouammar Kadhafi, sous la clameur fébrile de leurs supporters respectifs. Le public, essentiellement composé de belles femmes et d'un ribambelle d'enfants désabusés (que le Saint-Père entend réconcilier avec la vie grâce à ce petit voyage sous les tropiques), ne se fait pas prier pour crier au scandale et s'en donne à coeur joie. C'est là, en plein milieu du terrain, sous une pluie de bravos et un tonnerre d'applaudissements, qu'atterit J.M Bigard qui devait bien retomber quelque part. Le pape croît qu'il s'agit d'un miracle; Kadhafi, plus circonspect, préfère filer un coup de pied au nouvel arrivant, pour s'assurer qu'il est bien vivant. Le bougre est mal en point et peine à articuler, mais on l'entend bien distinctement lorsqu'il murmure : "Maman! "

Un peu plus loin, dans les profondeurs de la jungle, dans un concert assourdissant de hurlements de singes et de piaillements déchirants d'oiseaux, on distingue un autre son plus suspect. Aucun journaliste sportif de renom ne se hasarderait à révéler ses sources, mais on reconnait tout de suite le cri de douleur macabre d'un lutin, à qui Raymond Domenech, l'entraîneur des Bleus, auquel il a été vivement conseillé de marcher à l'ombre pendant quelques temps, vient d'écraser le pied en passant. Un boa constrictor siffle le coup franc. Les fourmis se chargent de lui administrer un carton rouge.

Plus loin encore, au coeur d'une clairière, telle une calvitie dans l'abondante chevelure de la végétation, se trouve un petit village de maisons longues, peuplé d'adeptes de la langue de bois et de l'arnaque électorale, d'experts de la charia et du charabia, de pros du cirage de pompes et autres traîtres multirécidivistes repentis. On y trouve Ségolène Royal, allongée dans un hamac, le visage bouffi par les moustiques et les cernes profondes, creusées par des heures de sommeil à récupérer après avoir joué plusieurs nuits consécutives au 49-3 avec Rachida Dati; qui balaye d'un regard vide, sans désirs d'avenir, l'allée centrale où Bernard Tapi fait la sieste sur une caisse de déchets nucléaires. Pervez Musharraf lui masse les pieds avec sa moustache pour la faire sourire mais rien n'y fait. Ahmadinejad s'entraîne au jeu du scrutin truqué avec Kim Jong-il, Vladimir Poutine et Than Shwe; tandis que, près de la rivière en contrebas, Hugo Chavez s'est isolé pour pouvoir torturer Georges Bush en paix, sous la houlette de quelques talibans mélancoliques; qui, las de sa harangue populiste, l'étranglerait volontiers, s'ils n"étaient pas sous la surveillance d'un idéologue chinois qui les menace de purge et de lapidation par noyaux de pruneaux. Quelques dictateurs africains qui font bande à part, se sont lancés dans une partie de chasse à l'homme, au cours de laquelle ils croient être à la poursuite de Ben Laden, mais à leur grande surprise, le gibier qu'ils capturent n'est autre que Sarah Palin; qui révise sa thèse sur le créationnisme tout en faisant pipi derrière un buisson ardent. Ecoeurés, les poursuivants la laisse tomber dans une zone de sables mouvants où se débattent déjà Tzipi Livni et Frédéric Mitterand avant de passer à autre chose. Mitterand hurle qu'il ne veut pas finir dans les poubelles de l'histoire. Robert Mugabe et Paul Kagame s'en tapent les cuisses de rire avant de lui répliquer que d'autres, avant lui, y sont passés. Qui se souvient encore d'Edith Cresson? Laurent Gbagbo, qui s'impatiente, leur fait signe de se dépêcher en désignant la Rolex qu'il porte au poignet, cadeau embarrassant offert par Sarkozy à l'occasion du défilé du 14 juillet 2010. Il faut rejoindre le gros de la troupe, qui les attend pour chosir le prochain jeu: une partie de coup d'état ou un jeu des sept famines.

Mais soudain, un immense vacarme vient troubler ce petit havre de paix. C'est Tintin, armé d'un marteau-piqueur; qui tente de percer un secret. Le raffût est tel, que le volcan local ne s'entend plus péter. Corto Maltese, Baba Yaga, Mowgli, et Zorro, qui s'étaient donnés rendez-vous au sommet pour discuter du développement économique de l'île, doivent hurler pour se faire comprendre. Zorro parle de libérer les prix, Mowgli voudrait privilégier l'accès au logement , Baba Yaga propose un moratoire sur la culture du blé et de l'oseille; tandis que Corto Maltese insiste sur la liberté de la presse.

Quelques kilomètres en contrebas, dans une anse à l'abri des remous de la vie politique et de tous les beaux parleurs qui brassent du vent; l'équipe de France au complet qui n'a toujours pas été blanchie par les tribunaux, attend son extradition pour l'Antarctique, où une rencontre a été organisée avec leurs homologues: les manchots. Les joueurs, entassés et ligotés dans une cage de but comme un vulgaire panier de crabes sur la plage, prennent un coup de chaux sous la surveillance de Laurent Blanc qui veille à redorer le blason tricolore dans le soleil couchant. Tout le monde a la larme à l'oeil alors que l'heure des adieux approche, mais c'est surtout à cause du spectacle ô combien romantique qui s'offre à la vue à l'extrémité de la plage.

En effet, derrière une petite dune, dans le clapotis des vagues à l'âme, Jacques Majorelle s'évertue à repeindre les stroumpfs en un bleu de son cru. La scène se déroule sous le regard mi-tendre mi-acide de Viggo Mortensen ; qui fume un cigare en silence, assis sur un transat, avec pour toute compagnie celle de Barbe-Bleue; lequel attend son tour, car sa barbe a besoin d'un petit rafraîchissement. Ils se font cirer les pompes par l'homme invisible, tandis que, pieds-nus dans le sable, ils goûtent à la chaleur sensuelle de cette fin d'après-midi...
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...
LE Legercarter ·
bonjour, vraiment, je n'ai pas pu finir de lire et ce que j'ai commencé je n'ai pas pu comprendre aide moi à le comprendre bonne journée
EV Eversmile Veteran ·
C'est reparti pour un petit délire fumeux... :

... BHL joue au frisbee avec Liliane Bettencourt dans un champ de pivoines et de chrysanthèmes radioactives sous le regard vide de Carla Bruni, mi-zombi, mi-vampire; qui mangera le vainqueur avant de succomber au baby blues et à l'oubli de l'Histoire dans un vagissement, redevenue nourrisson comme Benjamin Button. Derrière La petite maison dans la prairie, Jamel Debbouze se dispute avec Rachida Dati à propos de la loi sur la relativité du talion. Dominique Pinon essaye de marcher sur l'eau car au milieu coule une rivière: la source des femmes. Dans de l'eau tiède sous un pont rouge, dansent des reflets, où s'embrassent deux femmes-araignées : Scarlett Johansson et Monicca Bellucci tandis qu'Uma Thurman et Keira Knightley transformées en naïades par un sale tour de Harry Potter ( et non par la chirurgie esthétique, comme disent les mauvaises langues) leur tournent autour en cercles concentriques en récitant des mantras que leur a transmis leur guru Richard Gere. Jean-François Copé, le nez dans la vase et les algues vertes façon sanglier échoué sur une plage bretonne, mais avec palmes, masque et tuba; écoute Arnaud (de) Montebourg qui disserte sur la meilleure manière de produire de l'énergie en brassant du vent avec Nicolas Hulot. Emmanuelle Béart, assise sur la rive, compte les lucioles qui scintillent dans l'heure bleue et s'endort à 1. Céline Dion, allongée dans l'herbe artificielle entre un arum titan et une fleur de rafflesia aux arômes pestillentiels; rêve (ce sera la dernière fois) qu'elle a une extinction de voix tandis que Park-Chan Wook la découpe en morceaux avec un archet de violon. Les 2 Be 3 enregistrent le morceau dont ils espèrent faire un tube, en remixant les couinements de l'instrument avec la chanson de campagne du front national de 1997; qui, sur un air de zouk, fredonnait : "Avec Jean-Marie, je n'ai plus de peine" . Laurent Blanc, à quatre pattes dans le gazon, tente de retrouver son honneur perdu, tandis que le Bon, la Brute et le Cinglé cherchent des trèfles à quatre feuilles pour le compte du chef de l'Etat, qui croît que le Bonheur est dans le pré carré de ses courtisans.

Ce sera tout pour aujourd'hui...
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...

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