Sultanats du Kelantan, de Terengganu (Malaisie)
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KA
Ce voyage au voisinage du royaume thaïlandais et des myriades d'îles indonésiennes fut bercé dés son origine à l'ombre des pas d'henri fauconnier . Sans lui, je n'aurais sans doute pas penser à m'imprégner des bastions de la culture traditionnelle malaise. mais ce voyage n'aurait pas eu la même saveur sans la générosité, le temps offert, les conseils avisés et la gentillesse des vfistes de ce forum . mes remerciements vont des membres anonymes aux baroudeurs éclairés, yann, alan, lepiaf, marie33 et bien d'autres.

6h50, sur un quai de gare encore endormi, affublés de nos vieux compagnons de voyage à savoir nos éternels sacs à dos, nous entamons notre parcours à destination des terres malaises. Emirates EK 74, compagnie des émirats arabes unis, c'est par un vol des plus agréable que nous rejoignons Dubaï, ville sans passé ni gloire surgît aux portes du désert, écrasant par ses richesses et son orgueil démesuré l'ancien petit village de pêcheurs qui semblait s'être endormi aux pieds des flots du golfe persique. Mais il serait injuste de notre part de snober le plaisir de visionner tels deux enfants émerveillés l'attérissage depuis nos sièges. A nos pieds, Dubaï et ses myriades de lueurs, ville aux ruelles sagement alignées telles un damier gigantesque.Nous arpentons l'aéroport et sa galerie marchande ou le luxe se marit à un chapelet de faux palmiers, à une explosion de fontaines enluminées témoignant d'une soif de vouloir s'inscrire dans le 21éme siècle comme une destination touristique phare. Mais déjà lors de ce vol une rencontre riche, le témoignage d'une vie brisée par le poids de l'histoire. Mr. et me. Nguyen, couple de vietnamiens qui retourne en Asie du sud-Est se confronter à leur terrible passé. Ils nous abreuvent de leur vécu, de leur expérience, celle de l'exil, de la souffrance, des camps de redressement vietcong, de l'arrivée en France dans l'indifférence, le mépris à l'encontre de leurs diplômes, savoir faire . choc de deux mondes différents. Lors de l'exil, aprés être passés dans les camps de redressement, ou l'élimination arbitraire semblait être la devise réeducative, ils foulérent le sol thaïlandais en transit pour la france .Aujourd'hui ils veulent connaître Bangkok, cette ville qui dans leur malheur avait daignée les accueillir . oh, pas un accueil fraternel, non, juste celui de pouvoir se reposer quelques jours avec interdiction de sortir de l'hôtel Nous leur décrivons cette ville tentaculaire, empreinte de modernité et de témoignages d'un passé glorieux. Mr. Nguyen, thanh, laisse échapper dans son regard, son discours parfois haineux, une fissure jamais refermée ; il se montre happé par des souvenirs qui le hantent, ceux des camps, d'une famille éparpillée, d'une vie brisée. Il nous parle de sa vie de biologiste d'avant guerre, de son grade d'officier durant le conflit, de la richesse passée de la famille de sa femme, famille qui détenait la nationalité française depuis cinq génération ce dont elle se montre fière, insistant sur ses origines bourgeoise Saigonaise, une demeure familiale saisie par les autorités locales et récupérée par un apparatchik . Nous nous quittons à Dubaï, eux pour la thaïlande, nous pour la fédération malaise.Le hasard voudra que sur l'île de kapas nous nous lierons d'amitiés avec Lee, vietnamienne de Hanoï, réalisant son master universitaire à terengganu dont le pére n'était autre qu'un ancien ministre communiste aujourd'hui retiré du pouvoir . Le regard de lee sur le vietnam d'aujourd'hui sera bien entendu bien loin des souvenirs de thanh .

Klia, aéroport ultramoderne en terre malaise, c'est par une ligne de tramway intérieure que nous rejoignons le hall des arrivées . Sandrine s'occupe à récupérer nos sacs tandis que je m'affaire à changer des euros en devise locale, les ringgits. Descendus au rez de chaussée, au terminal "stesen bas station", nous embarquons à bord d'un bus local, non pas vert cette fois mais jaune (celles et ceux qui ont eu le courage de lire mon précédent carnet comprendront l'allusion) à destination de Malacca . décidemment, il semblerait que nous soyons affiliés aux bus usés . "le maître des lieux", dont le visage noiraud souligne une lointaine origine tamoule, à la chemise entrebaillée, trempée de sueur, aux mains moites, nous délivre avec un sourire jovial une quantité de tickets dont le total affiche fièrement 2, 40 ringgits ! Soit huit tickets pour 4, 80 ringgits ; autant préciser que la petite monnaie dont je ne disposais pas et des poches grandioses s'imposent. A bord du bus, séduisant mélange ethnique, à l'image des deux jeunes femmes assises en face de nous ; dont l'une porte un jean et tee shirt relevé d'un léger voile de soie bleuté, l'autre, un sari colorié laissant apparaître une peau brune et chevelure d'un noir luisant. Au cours de notre voyage, il en sera toujours ainsi, des tranches sociétales différentes, parfois juxtaposées, parfois mélangées au gré du cours de l'histoire créant un peuple original ou la fierté malaise, le tact commercial chinois, la réserve naturelle des indiens se retrouveront dans le métissage des descendants des baba-nyonya, des chittys . c'est ainsi, que dans le quartier portugais de Malacca "medan portugis", nous avons cotoyés Assan "le taximan" qui affichait avec fierté des origines lusitaniennes mais dont les connaissances linguistiques portugaises étaient en fait....espagnoles! aussi, pour la 1ere et surement dernière fois, je me suis mis à parler et à comprendre la langue portugaise. mais trêve d'histoire et revenons à notre petit bus .... ou Sandrine me fait remarquer qu'une poche de jus noirâtre dégoulinant s'approche insidieusement de nos sacs à dos, désirant les parfumer à la sauce nuoc-mâm Arrêt en gare routière de Sepang, serait-ce en raison de notre présence, mais le chauffeur demande à ce qu'on lui place un rétroviseur ; malheureusement et en dépit de la bonne volonté du mécanicien, aucuns des modéles présentés ne semblera s'adapter. Arrêt sur la chaussée au kampong de Losong, cette fois, on nous demande de changer de bus, pas suffisamment de clients à destination de Serembang. c'est donc en courant avec nos sacs que nous sautons à bord du bus arrêté sur la chaussée Arrêt en gare routière de Serembang, nous achetons nos billets à la compagnie transnational pour Malacca départ prévu à 19h30, couloir 38/39, nous montrons nos billets à l'un des chauffeurs sur les quais de départs, en voici un qui nous accepte pour un départ imminent, son bus n'étant pas rempli. Montés à bord, je notes que les quelques femmes voyagent séparées des hommes..... Soucieux de faire bonne figure, je demandes à Sandrine de s'asseoir avec les femmes, moi avec les hommes de l'autre côté ; c'est avec un regard, comment dire, un peu ... lassé de mes initiatives stupides que Sandrine acquiesce. Nous déclenchons quelques sourires, et un jeune malais, ayant surement pitié du pauvre voyageur que je suis m'indique que nous pouvons voyager ensemble . en fait, ces dames voyageaient entre elles car tout bonnement elles ne connaissaient pas les autres voyageurs !

Malacca sentral, 19h00! nous y sommes, enfin presque, car le terminel se trouve maintenant à 6 kms de la ville, merci lonely! c'est donc épuisés, livides, parfumés d'une odeur musquée que certains nomment sueur que nous posons nos sacs devant la reception de l'hôtel "puri" dans chinatown, qui se prononce en bahasia indonesia et ce n'est pas un gag "pourri!" cette demeure splendide ou nichent des hirondelles aux nids si prisés, serait de style baba-nyonya, d'ailleurs devant tant de charme, nous en restons .....babas!! je sais c'était facile à faire mais bon.. c'est sur cette note que je cesse pour l'instant ce carnet, de toute façon c'est pour l'instant la seule partie que j'avais mise au propre et puis il fait soif! à plus tard mes ami(e)s kalkan
"tujoh gunong sembilan lautan sept montagnes , neuf mers kalau ta-mati sahaya turutkan si je ne meurs , j'explorerai " pantoun
LE Lepiaf Globetrotter ·
Tu as une femme de bonne composition. Maintenant que tu as appâté, il va falloir continuer.
MI Mida Veteran ·
Je suis tombée par hasard sur le début de ton récit, cachottier😉 Et je demande encore et encore!🙂

Il y a un truc que j'ai pas bien compris: pourquoi penses tu que votre présence a sussité l'arrêt du bus? Parce ce que étrangers?😕 Rassures moi que ce n'est pas le cas!😊

A quand la suite.... un peu tois les jours😛
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Heureux qui comme Ulysse....
KA Kalkan Regular ·
non ce n'est parce que nous étions étranger, d'ailleurs les malais ne sont pas roublards mais nous étions les seuls à continuer sur serembang aussi le chauffeur a interpellé l'autre chauffeur au bord de la chaussée qui lui continuait dans cette direction . il ya beaucoup plus simple pour rejoindre malacca depuis l'aéroport, par exemple le service des "limousines" (limo airport) ce sont des taxis longue distance (120 RM), ensuite par bus comme nous, ce sont des petits bus locaux qui desservent plusieurs kampongs jusqu'à destination, c'est plus long (environ 3 à 4 h avec les temps d'attente ) mais bien moins cher (10 RM jusqu'à malacca) la suite se prépare mais il faut d'abord que je fasses le tri, éviter de parler des sites historiques, pour celà il y a les guides ....
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KA Kalkan Regular ·
Malacca, notre première impression de Malacca est partagée entre la quiètude, le calme olympien de cette ville et le manque apparent d'une vie grouillante, animée, telle qu'on peut la découvrir à Bangkok, chiang mai, djakarta et bien d'autres villes provinciales et mégapoles d'Asie . Ici tout semble aseptisè, gentiment policé . Chinatown et ses rues aux demeures chinoises typiques du détroit dont chacune affiche au dessus de l'entrée la devise familiale ; celles rénovées se parent de murs colorés, de boiseries travaillées ; celles à l'abandon deviennent le refuge des hirondelles au sein desquelles pousse parfois la végètation . Même le quartier chinois se révèle paisible, ce n'est que dans les derrières que l'on retrouve cette animation si typique des zones chinoises ou un kedai kopi au senteur de nouilles frits voisinera avec un atelier de réparation mécanique, un temple chinois .... Le quartier colonial de bukit st paul est parsemé de beaux bâtiments de l'époque coloniale portugaise, hollandaise et britannique au milieu desquels se faufilent les rickshaws enguirlandés, certains illuminés et possédant un transistor . Mais vous parler et vous décrire ici ces décors chargés d'histoire ne serait guère passionnant, les guides de voyage et les brochures touristiques remplissant à merveille ce rôle . Malgré une telle richesse historique et sans avoir fait l'impasse dessus, nous sommes partis à la rencontre de ces petites tranches de vie que l'on retrouve au gré des rues et quartiers décentrés . C'est donc de ces rues visitées et parfois personnes rencontrées sur lesquelles je préféres m'attarder, jalan bunga raya, kampung chitty, les ruelles qui longent le sungai melacca prés de l'ekspo melacca, little india, et le medan selara newton vers medan portugis . jalan bunga raya, Avenue indienne et chinoise commerçante, ou défilent les échoppes, le magasin indien aux épices devant lequel se pressent les ménagéres indiennes aux saris colorés, laissant apparaître comme une éraflure à la pudeur un bas ventre à la peau mate et souvent avouons le bien grassouillet . A côté, le marchand aux étoffes ou se mêlent diverses couleurs ; plus loin, s'affaire un cordonnier noyé sous un monticule de chaussures dont le parasol et l'assise d'un mur servent d'atelier ; quelques demoiselles se baladent abritées du soleil d'un parapluie leur servant d'ombrelle, chacune d'elle faisant preuve d'un goût prononcé pour les couleurs et les soieries . Assis sur un banc, imperturbable au brouhaha incessant du trafic, un vieux chinois, chapeau de paille ficelé sur la tête, les mains croisées sur le ventre s'adonne à une sieste crapuleuse . Une commerçante indienne nous interpelle, vantant son tendorii, nous la suivons à l'intérieur de ce petit resto à la clientéle uniquement indienne ; au fond, un lavabo ou se rincer les mains, puis on nous sert un tendorii accompagné de dhal sur une feuille de bananier coupée, agrémenté d'un thé au lait . Dans la salle se côtoie de jeunes employés à l'allure dynamique, aux chemises et cravates fringantes, d'autres clients plus âgés, des familles plus modeste ; le serveur se jetant d'une table à l'autre avec zéle, égarant au hasard des tablées un peu de sauce sur les sièges, de riz sur le sol . C'est là que nous faisons connaissance avec daniel Vakni, ce jeune indien officie comme artiste peintre à la porta de santiago, véritable passionné d'histoire architecturale, pour lequel même les pierres les plus simples ont un passé . Il nous parle de cette ville qu'il affectionne tant ; nous le retrouverons à la porta ou me traînant derrière le bâtiment, il me montrera les quelques pierres coralliennes rajoutées lors de la rénovation et provenant de la côte Est. en nous séparant, il tient à nous offrir l'un de ses croquis représentant un kampung, ses buffles et maisons sur pilotis comme un avant goût de celles que nous verrons sur la côte Est.Gênés, nous hésitons à accepter mais il insiste en nous demadant de bien vouloir parler de lui à nos amis, ce dont je m'acquittes aujourd'hui avec vous . Aussi, si vous passez par la porta de santiago, prenez le temps de vous y arrêter et demandez daniel, la cité n'aura plus aucuns secrets pour vous . L'ekspo melacca, en fait, sous le nom de ce marché couvert, ce sont aux ruelles avoisinantes auxquelles je me référes ; là encore, ce petit quartier est une esquisse d'un tableau chinois avec sa litanie d'échoppes allant du coiffeur de rue au vendeur de sacs en osier . Les ruelles s'animent d'une ardeur mercantile, véritable bazar à ciel ouvert, au travers duquel on croise des malaises voilées, de jeunes chinoises en mini jupes aux rires moins discret se promenant en groupe et se tenant par la main .Un chinois torse nu, une chemisette usée sur les genoux, avec une barbiche de mousquetaire proposant ses oiseaux en cage tréssées ; et puis, il y eut cet écrivain public, assis à même le trottoir, devant lui une vieille machine à écrire, à ces côtés un homme lui dictant son texte . La dernière fois que nous avions croisés un écrivain public, c'était au Mexique à san juan del rio prés d'oaxaca . Je l'observais, qui de manière absente, ne laissant transparaître aucunes de ses émotions, s'éxécutait avec minutie peut-être pour une formule administrative ou un mot plus doux . Et voici que surgit ce guerrier en pyjama, déambulant tel un ivrogne et distribuant au gré de ses rencontres des tapes sur la tête des gens, le temps de s'écarter et l'on nous fit signe de folie .La folie sûrement, à moins d'une âme torturée par les djinns ou un élan guerrier signe de l'amok malais . Pris par un déluge soudain, nous nous sommes réfugiés dans un kedai kopi, et à notre grand étonnement, le serveur préparait un tea tari ; aprés avoir remué le thé avec du sucre et du lait, muni de deux choppes, il versait le contenu de l'une à l'autre, écartant ses bras d'au moins un métres, le thé passait ainsi d'un verre à l'autre produisant un thé onctueux et mousseux à souhait . le tea tari allait nous accompagner durant tout notre séjour avec parfois un goût sucré tel à terengganu, parfois plus amer tel à kapas ou guang musa .Quant à l'ekspo melacca en lui-même, il s'agit d'un marché proposant tee shirts, tongs, robes, jeans et autres articles à des prix modestes mais à des standards de mode dépassés. bien mes amis, la suite ne devrait pas tarder, le temps d'un .....tea tari.
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MI Mida Veteran ·
Toutes ces couleurs et ces parfums, on s'y croirait. Ce mélange de Chinois et Indiens, on oublie que ton récit se passe en Malaisie. Je suis sous le charme🙂 et j'adore ta façon de raconter.

Encore!!!Encore!!!!
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Heureux qui comme Ulysse....
AL Alan Globetrotter ·
🤪 ..... bon ça y est, j'ai essayé le tea tari, mais je crois bien qu'il sera certainement bien meilleur l'année prochaine lorsque j'atterirais de nouveau à Melaka ....... 😉

Alors, ou tu en étais ....... ? 🙂😛
KA Kalkan Regular ·
salut mida et alan 😉 bien voici les ingrédients du tea tari : du thé, un soupçon de lait, du sucre, deux choppes, de l'énergie et..........une serpillière ! me voici de retour sur malacca little india, ce quartier se trouve au croisement de jalan bunga raya et jalan bendahara et reste malgré son nom trés discret .Nous nous attendions à y trouver une atmosphère digne d'une fourmilière humaine avec une explosion de couleurs, une activité trépidante .Il n'en était rien . Seules quelques indiennes en sari et deux vieux sikhs enturbannés rencontrés au détour d'une ruelle témoignaient de ce changement d'univers ; il y avait bien cette lignée de coiffeurs de rue et ces tablées d'indiens au bord du trottoir jouant au jacquet (je crois), des vendeurs de roti canai qui tels des pizzaïolos étendaient leur pâte à frire avec dextérité .Mais il manquait ce petit rien, les devantures éffritées, les collégiens dissipés, les brics et brocs qui vous rappellent ou vous êtes . De retour du cimetière chinois, au bout de little india sur la colline dont les tombes en demi cercle exposées plein sud à moins que ce ne soit plein nord, (pas trés doué pous se repérer) délimite un nouveau "territoire" bouddhiste, daniel me parla de chitty ou il demeurait, quartier au delà de chinatown, dans lequel on pouvait trouver l'âme indienne . kampung chitty, Dés le passage de la porte, ridiculement petite comparée à celle de chinatown, on pénètre au travers d'un labyrinthe de ruelles dans un quartier ouvrier .Ici, les maisons même les plus avenantes conservent l'empreinte de la récupération ; les enfants sont tout sourires, les adultes bien plus réservés, mais aprés tout nous n'étions que des voyeurs ; l'un d'entre eux s'affairait à couper à la machette des feuilles de bananier, futures assiettes ! Plus nous nous enfoncions au gré des ruelles et plus la pauvreté devenait criante mais aussi les sourires plus grand . Quelle ne fut pas notre surprise de tomber sur un temple hindou majestueux, parsemé de divinités, de sculptures à tête d'éléphants ; une cérémonie semblait être en préparation, aprés avoir déposés nos chaussures à l'entrée, donc nos tongs, nous avons pénétrés à l'intérieur du temple, les fidéles se suivant en procession et déposant des offrandes de fleurs au pied d'un petit autel d'une divinité à tête d'éléphants, les connaisseurs sauront y mettre un nom . Personne ne semblait prêter attention à notre présence et devant un tel édifice, imposant et merveilleusement ouvragé, seul l'immeuble dortoir d'en face tranchait avec son linge et ses quelques jantes de véhicules en guise de décoration sur les balcons, mais c'est là que résidait la curiosité indienne . une première dame nous demandant d'ou nous venions, puis elle fut rejoint par d'autres femmes, des enfants ; enfin pour chaperonner le tout un indien d'une soixantaine d'années avec une paire de moustaches de phoque nous innonda de questions . puis il voulut à tout prix nous servir de guide dans le quartier, ne cessant d'appeler à chaque maison des amis, des connaissances nous désignant tels deux trophés de guerre et c'est là que je fut affublé du prénom de "thierry henri", seul nom français qu'ils semblaient connaître, désolé pour les afficionados de zinedine . De retour à la kancil guest house, l'hôtel puri étant d'un charme fou mais bien trop onéreux pour nos bourses, nous nous sommes attablés sur la miniscule entrée avec Assan, trouvant une place ridicule entre les vélos de location et les rickshaws du proprio d'à côté . Assan, tenait plus du malais que du lusitanien, avec une réserve toute naturelle ; il avait fière allure, malgré le poids des années demeurant svelte, élancé et des manières "so british" ; de profession "taximan" et pourtant il ressemblait plus à un majordome tout droit sorti d'un vieux film sur le raj britannique . Il nous parla de sa ville mais à l'inverse de daniel seule la période portugaise trouvait grâce à ses yeux ; honnêtement, j'étais surpris qu'il puisse revendiquer avec une telle fierté des origines aussi lointaines .J'abordais la discussion sur le medan portugis que j'avais relevé sur notre cher lonely, mais ce dernier préféra nous amener au medan selara ; au premier abord on aurait pu croire à un simple food center (ce qu'il était d'ailleurs) mais ici à 1km de la kancil pas de touristes, une multitude de stalls de cuisine chinoise, baba-nyonya et ses délicieux otak otak (prononcer ota ota) . dés la tombée de la nuit, l'endroit se remplit rapidement et la centaine de tables regorge d'animation, ballet incessant de plats les plus divers aiguisant les papilles les plus difficiles. Assan avait de la famille sur Terengganu et nous indiqua donc tout naturellement notre prochaine destination, les terres du sultan Ismaïl, dixit Assan . Aprés trois jours passés sur malacca, c'est donc par un bus de nuit que nous sommes partis pour un trajet de huit heures jusqu'à terengganu ; et c'est fracassés que nous sommes arrivés le lendemain matin à cinq heures .

pour ceux et celles qui sont intéressées, quelques adresses : à ne pas rater : la masjid tranquerah, le temple chinois de cheng hoon teng, les rues de chinatown, le temple indien de chitty, le muzium budaya, et tout le quartier colonial quelques achats de vêtements : le mahkota shopping loger :hotel puri dans chinatown, double supérieure à 140RM avec pdj (possible de réserver avec asiaroom ) hotel baba house dans chinatown, double standard à 85 RM avec pdj kancil guest house aprés l'hôtel équatorial, double simple, fan à 35RM sans pdj déjeuner : chinatown : café 1511, proprio sympathique, tout petit café chinois, déco soignée, excellent otak otak, pour deux 40RM little india : en face du marchand d'épices (au croisement jalan bunga raya ) resto indien, rue selam, tendorii + thé au lait, 12 RM pour deux dans le même quartier kedai kopi chinois en face du capitol satay, excellente tambouille, 10RM pour deux thé chinois servi dîner : ole sayang dans jalan taman melacca, rue perpendiculaire à celle de la kancil le long des quais, pas facile à trouver, au rez de chaussée, porte massive, vitres colorées, salle climatisée, excellent ayam redang mais sotong sweet & sour trop sucrés, pour deux 55 RM, biéres servis, cuisine baba -nyonya le medan selara newton, food court en plein air aprés la kancil, dans la même rue, à 400m le couvent de l'enfant christ, 300m aprés une station shell, 300m aprés une station esso et c'est 200 à 300 m aprés sur main gauche choisir une table numérotée, on vient prendre votre commende de boissons, puis vous allez choisir vos plats dans la trentaine de stalls, et vous payez à la livraison . prévoir de la petite monnaie plat allant de 1, 20 à 3RM, biére servie à plus tard et merci de votre patience
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LE Lepiaf Globetrotter ·
ce n'est que dans les derrières que l'on retrouve cette animation si typique des zones chinoises

Des zones érogènes sans doute ? 😏
KA Kalkan Regular ·
bravo 😎 celle là il fallait la trouver 😉
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KA Kalkan Regular ·
Terengganu, 6h00 du matin, la nuit est encore fraîche, nous débarquons aux aurores dans la petite gare routière de Terengganu, située à 500m du centre ville . Mais en dépit de cette heure avancée, elle s'anime déjà, les étals culinaires sont remplis et les fumées des gargotes embaument les lieux. Dés la descente, pas vraiment de rabattage, juste un démarcheur de la "ping anchorage" qui vient récupérer ses clients singapouriens ayant déjà réservés leur package pour les îles. Nous nous glissons au sein du groupe et profitons du transport en camionnette jusqu'à l'agence ; tout est bien rôdé, cette dernière est fermée mais les clients sont conduits au dessus d'un petit resto attenant à l'agence . A l'intérieur quelques tables et chaises, un canapé, des toilettes turques vétustes mais pour se reposer un peu en attendant l'ouverture des hôtels c'est amplement suffisant . Sandrine, épuisée, s'est littéralement allongée sur les sacs, quant à moi, je tape la discussion avec mes jeunes voisins de Singapour . Renseignements pris, les packages s'avèrent être à des prix prohibitifs, en moyenne de 350 à 500 ringgits (70 à 100E) pour deux jours tout compris dans les îles . Nous verrons par nous-même le moment venu, pour l'instant avec la fatigue, c'est "rideau fermé" . 8h00, ouverture des petits dej en dessous, de toute façon impossible d'y échapper avec les odeurs de friture qui remontent jusqu'au 2éme étage et vu le monde qui grouille... Je demande à la "taulière" des lieux une clé pour visiter une ou deux chambres libres de la "ping", les prix étant attractifs (35RM la double), une dizaine de chambres par pallier, une douche crado, pas de fenêtres extérieures alors honnêtement pour deux à trois jours on va engager quelques ringgits supplémentaires et voir plus loin. Le " midtown" à côté est complet, idem pour le "seaview hotel" face à l'istana maziah avec un accueil des plus sympa, dommage. Harnachés de nos sacs à dos, on déambule au travers le marché central vers Chinatown ; un rickshaw approche, Sandrine me fait signe et m'intime de ne pas le louper, trop fatiguée pour traverser Chinatown à pieds, chargées . C'est donc en "équipée sauvage", un pigeon avec deux sacs digne d'un parachutiste suivant un pousse pousse conduit par un indien et acheminant ma douce que nous débarquons devant le "seri malaysia hotel" à 2km de la "ping" . Ce dernier jouit d'une vue attrayante sur le sungai terengganu et l'île de duyung, de plus attenant au quartier chinois ce qui n'est pas pour me déplaire . ouf! une piaule de libre mais pas avant ..... midi ! classique Sandrine, reprend sa sieste allongée sur le canapé de la reception, un vieux malais tout sourire entame la causette, c'est un ancien des forces onusiennes qui a pas mal bourlingué en Afrique sub-tropicale, le tout dans la langue de Molière, ça repose un peu les méninges ! Une question revient souvent sur le tapis : _ "comment trouvez-vous l'accueil des malais?" Plutôt sympa _ "oui, mais pas tous les malais n'est ce pas ? " Comme partout _(perplexe) "les malais ne savent pas recevoir, la Thaïlande c'est mieux non ? " Je me suis souvenu d'une tirade de notre ami thuan du forum: En Thaïlande, il y a cinq sourires, le réflexe, le commercial, le sincère, le poli, et le respectueux . En Malaisie vous en avez quatre, le réflexe en moins ! bon, c'est vrai il ne fut pas convaincu ....puis notre discussion devint plus interessante, tournant autour du nationalisme malais ce qui est aussi un sujet plus glissant il me peignit la Malaisie comme une jeune démocratie ayant réussie à dépasser un nationalisme exacerbé, ses problèmes de minorités ethniques, de religion ; bref un tableau idyllique ! Seule sa dernière allocution est venue mettre une ombre au tableau : les chinois!! ah! ces chinois, toujours prêts pour les coups tordus, pas nationalistes pour un sou, trop occupés au commerce .... "d'ailleurs c'est à cause d'eux que nous n'avons pas d'équipe de football qualifiée pour le mondial, ils ne pensent pas collectif, ils ont corrompus les joueurs !" Là fallait oser! C'est sur cette note légérement xénophobe que nous avons enfin pu bénéficier d'une sieste dans un lit douillet 15h00, reposés, une bonne douche et nous voilà partis déambuler dans Chinatown, petit quartier fort sympathique ou demeurent encore de vieilles masures chinoises aux façades décrépies ; un petit food stalls déjà envahi par une clientèle locale ou attablés quelques chinois descendent goulûment des "tigers" volumineuses . Puis au bout de la rue, c'est le marché central sur deux étages, et là ça vaut vraiment le détour :immense zone d'étals de poissons, de fruits, de légumes, des litchis encore dans leur enveloppe rouge étoilé ... Tous ces stands étant tenus par des malaises, certaines affalées, toutes légérement voilées, régnant sans concessions sur un petit périmètre. Terengganu à n'en pas douter est beaucoup plus traditionaliste que sa soeurette de Malacca, ce qui ne veut pas dire extrémiste ! vous l'aviez compris A l'inverse, prés de la petite mosquée extérieure ce sont les hommes qui tiennent les stands de fruits, comme quoi, pas si machiste les malais ! mais celà aussi vous l'aviez notés Me rappelant les bons conseils de Yann du forum, nous sommes partis à la recherche des kriss, ces couteaux malais à la lame ondulée et rouillée au 2éme étage du marché . Et là, au milieu d'allées "croquignolesques" ce fut une féerie de couleurs, d'échoppes de batiks aux motifs fleuris et colorés, de sarongs, de songkok (coiffes) et autres objets d'artisannat . Au sein de ces échoppes je trouvais ce fameux kriss symbole de la fierté malaise dont les plus anciens sont transmis telle une valeur familiale de père en fils ; quant au prix, ils sont plus que compétitifs, 85RM pièce, nous verrons les mêmes à 400RM au marché de Kota Bharu . C'est donc muni de deux kriss et d'un songkok noir à liseret vert que nous avons continués notre balade vers la mosquée zainal abidin et son minaret en construction, le palais maziah appartenant au sultan de terengganu, bien que ce dernier n'y réside pas . Selon Vikra, il y vient juste un à deux jours par an avant de repartir gratifier de sa présence l'un des paradis tropicaux pour milliardaires C'est en nous baladant sur l'île de duyung que nous avons fait la connaissance de Vikra, ce jeune indien tamoul, originaire de Pondichèry, effectuant son master en biologie à l'université de terengganu . De retour à Chinatown et aprés nous avoir indiqué ou se situait le meilleur bureau de change pour les traveller's, il nous invita à se joindre à lui pour une journée sur l'île de kapas, île ou il devait rejoindre Lee une étudiante vietnamienne Nous avons donc finis la soirée dans le petit food stalls à l'angle de la porte chinoise, savourant de copieuses cassolettes de poulet épicé, de délicieuses brochettes de crabes cuits à la vapeur et les incontournables "tiger", instruments nécessaire pour distiller une ambiance du style "on refait une partie du monde", n'omettant pas d'abreuver Vikra d'incessantes questions sur le tamil nadu, pondichèry... depuis je dois bien avouer que nous aimerions aller nous perdre dans ce coin de l'Inde . Dans la soirée, le temps de nous fixer un rendez-vous pour le lendemain et nous rejoignons la literie en rêvant aux rivages de kapas tant décrits par Yann, Alan et bien d'autres....

infos Terengganu: gare routière longue distance : à 400m environ du "midtown" à côté du astaka shopping centre dans jalan sultan zainal abidin gare locale (bus pour marang, merang, kuala besut, dungun, kota bharu) dans jalan masjid abidin à 300m de la "ping" depuis la mosquée / à 400m du "seri malaysia" en prenant à droite de l'hôtel puis 3éme à gauche . (tarifs: marang 1, 80RM / merang 4RM / kuala besut 8RM) regarder la direction sur le pare brise (pour marang "dungun") les tickets se prennent à bord taxis: station à proximité de la gare locale (tarif: marang 25RM) bureau de change traveller's : "maybank" à 40m du "seri malaysia" même rue que pour rejoindre la gare locale distributeurs : plusieurs banques dans jalan sultan ismail logements : "midtown" nuitée ch. double avec pdj à 95RM, souvent complet du vendredi au dimanche par les packages "seaview hotel" nuitée ch. double à 65RM, accueil sympa "seri malaysia hotel" nuitée à 120RM ch. double avec pdj hôtel qui accueille plutôt des familles malaises et singapouriennes manger? le petit food stalls dont j'ai parlé, à côté de la porte chinoise, à droite en venant du "seri" à 100m, une dizaine de tables en plein air, un stalls de noodles (plat à 2RM), cassolette de poulet épicé ou de poisson (plat à 3RM) 5 brochettes de crabes cuits à la vapeur (4RM) grande bière "tiger" (8RM) à voir : la mosquée abidin, l'istana maziah, chinatown, le marché central, l'île de duyun (y aller en taxi par le pont 5RM)
"tujoh gunong sembilan lautan sept montagnes , neuf mers kalau ta-mati sahaya turutkan si je ne meurs , j'explorerai " pantoun
PI Pierre73 Regular ·
Super, super, super... ca donne envie d'y aller !

une petite remarque, pour moi le kriss etait l'arme utilisee par les Fremen dans l'oeuvre de Frank Herbert "Dune" et faite a partir d'une dent de ver des sables... apparemment cet auteur s'est inspire de ce couteau malais !!!!
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LE Lepiaf Globetrotter ·
Question de génération, moi le kriss me fait penser à Bob Morane (oui, celui célébré par Indochine dans les années 80).
PI Pierre73 Regular ·
Je pense plutot que ca doit etre une question de centre d'interets, car Dune a ete publie en 1965, donc c'est pas tout jeune non plus... Mais bon faut aimer la SF !!!

Sinon pour les amateurs de BDs, y aussi un personnage dans la BD Thorgal de Van Hamme/Rosinski qui s'apelle Kriss de Valnor....
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LE Lepiaf Globetrotter ·
Certes, Dune a été publié en 1965, mais son succès en France a été plus tardif. J'ai lu Dune dans les années 70 alors que Bob Morane a été créé en 1953 et j'ai commencé à lire ses aventures au début des années 60.

Ce n'est donc pas une question de goût. Moi aussi, j'aime bien avoir le dernier mot 😉
PI Pierre73 Regular ·
Bon ok, je m'incline, ca doit vraiment etre une question de generation papi !!! 😉
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LE Lepiaf Globetrotter ·
papi

Pas encore
PI Pierre73 Regular ·
oh tu sais pour moi quand on a plus de 50 ans.... ca enerve mon pere d'ailleurs quand je le traite de papi, mais lui a presque 60 ans (oh mon dieu !!!), mais surtout il est papi genre charentaise-bouquins-brocantes lol mais ca a pas l'air d'etre trop ton cas, tu m'as lair plutot papi genre des fourmis dans les jambes...
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KA Kalkan Regular ·
salut 😉 apparemment le kriss malais inspire 😎 "dune", "bob morane" et dire que beaucoup viennent d'indonésie 😏 a quant le kriss made in china? merci mes amis
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LE Lepiaf Globetrotter ·
a quant le kriss made in china?

Je me demande si celui que j'ai acheté à Kota Bahru (moins cher que les prix cités dans ton carnet) n'en fait pas partie. Le fourreau en bois s'est décollé quelques semaines après notre retour.
KA Kalkan Regular ·
L'île de kapas,

Ce matin, nous retrouvons Vikran à la gare routière locale ;le bus remplit, nous partons à la découverte de kapas, cette petite île qui s'étend au large du village de pêcheurs de Marang. kuala terengganu s'avère bien plus étendue qu'au premier abord, l'hôpital dépassé, s'offre à notre regard de part et d'autre de la route une litanie d'échoppes vendant toutes le "kerepok", friture de poissons. Arrivés à Marang, face à la petite jetée, un marché croquignolet au milieu duquel se côtoient les étals de poissons et leurs nuées de mouches, ceux de fruits ou la varièté proposée dessine une flambée de formes et de couleurs. Sur main gauche, un étroit chenal se jette à ce petit port de la côte ;de hauts cocotiers dont les plus aventureux n'offre qu'un tronc décapité, penché sur l'eau, arrimé à cette bande côtière par un lourd amas de racines . Une flottille de barques échouées, certaines hors d'usage, peints de couleurs verte toise des abris de pêcheurs reliés à la terre ferme par une vieille passerelle aux bois ravinés. Au delà, s'ouvre les flots agités sur lesquels est suspendue à l'horizon l'île de kapas, notre coup de coeur sur ces terres de la côte Est. Revenant sur nos pas, quelques échoppes et leur incontournables "roti canai", crêpe fine frit accompagnée d'une sauce safran ;un kiosque de boissons au pied duquel s'activent une dizaine de malais aux dés ne prêtant aucune attention à notre présence. Au loin, un grand-père enfourche sa mobylette, coiffé d'un songkok, vêtu d'un sarong, son petit fils agrippé à l'arrière, les pieds se balançant dans le vide, à l'avant ses pastèques Attelage pittoresque! La traversée de l'île est brève, à peine dix minutes mais avouons-le, mouvementé! L'île se pare de collines verdoyantes, d'une petite jetée, à ses pieds le warung "pak ya" construit de bric et de broc ; puis de part et d'autre de la jetée, un petit cimetière musulman, des plages de sable reliées entre elles par des passerelles, étendant leur ruban blanc jusqu'à de petits promontoires rocheux.A l'arrière quelques bungalows disséminés. Vikran souligne notre chance de cette arrivée en semaine, nous épargnant les vagues de packages singapouriens du week-end ;il nous présente à son amie Lee, étudiante vietnamienne, menue, timide et s'exprimant dans un français impeccable. désireux de préserver leur intimité, nous nous effaçons et prenons rendez-vous pour le déjeuner. Sur la plage, quelques femmes et jeunes filles, vêtues et voilées, accoutrées d'un gilet de sauvetage pataugent en bordure . Amusant ce souci permanent des risques de baignades dans ces "hauts fonds" (50 cm) mais il en sera souvent ainsi sur les plages égrenées. Au début, nous nous sentions gênés, impertinents à nager "dénudés", en maillot de bain auprès des malaises aux accoutrements si ridicules, le visage enduit de pâte protectrice, mais au fond rien n'est vraiment ridicule. Sur ce sable blanc, à l'ombre des palmes, nous avons savourés notre bonheur, celui de ces instants reposants ou les couleurs, la limpidité de l'eau et la douceur tropicale invite à la flanerie . On ne devrait pas parler du bonheur, souvent il ennui mais avant que les souvenirs ne s'effacent j'ai pris le temps d'y faire allusion. Warung "pak ya", nous retrouvons Vikran et Lee, à nouveau de délicieux tea taris, des rotis canai, nasi goreng et nous partons en "voyage" au Vietnam, Tamil nadu terres respectives de nos amis, ne cessant de les harceler de questions sur ces destinations. Lee nous décrira un Vietnam bien loin des images de vietnamiennes vêtues de "l'ao dai" cette robe longue vue maintes fois dans les magazines, des restes coloniaux de l'emprise française, des souvenirs torturés de Thanh. Elle nous parla d'une jeunesse ambitieuse, attachante à maints égards, proche des jeunes de l'occident ; émergence d'une socièté de consommation, passionnée des marques étrangères mais jeunesse pour laquelle l'avenir du pays reste une priorité. voilà, j'espère que ces quelques lignes sur kapas vous donneront l'envie de la découvrir, île ou la quiétude l'emporte sur une animation trépidante, de notre côté, nous avons décidés d'y rester une semaine . Avant de vous parler d'Abdul Tanki et de kampung jenang, une petite anecdote, retirés sur la dernière plage de l'île, me baignant, j'entendis Sandrine hurler et arpenter à vive allure la plage de long en large effrayée par la promenade de deux varans, de belle taille, qui encore plus apeurés par les cris de Sandrine s'enfuirent dans la jungle sans demander leur restes A l'occasion, pensez à les saluer pour nous !

infos kapas: * depuis terengganu : bus de la gare locale (1, 80 RM) (les billets se prennent à bord) ou taxis (25RM) * descendre de préference à la petite jetée (éloignée de l'autre d'environ 400m) c'est là que se trouvent le petit marché, les barques de pêcheurs * au bout de la petite jetée, un guichet unique "pelancong boat" prix A/R 30RM, plusieurs départs (toutes les heures) dernier retour au départ de l'île 17h00 de kapas (jetée) * logements sur l'île : une dizaine de guest, nous sommes restés au "duty puri " bungalows en bois, en front de mer avec sdb à la balinaise, AC et ventilateur, négociables à 120RM pour deux avec pdg inclu en semaine sinon, le "kbc resort" sur la 2eme plage, à gauche depuis la jetée, belle plage, ambiance tranquille, tenu par un hollandais et de jeunes malais (de 30 à 80RM ) enfin sur la 3eme plage, une guest dont le nom m'échappe mais facilement reconnaissable, au milieu de la plage, un banian en façade avec hamacs et chaises, ambiance familiale (prix identiques au kbc) * dîner: le warung "pak ya", le seul sur kapas, petits prix (plat à 2RM) simple mais copieux la palapa du resto du "duty puri", magnifique, trés romantique, excellent accueil, bon et prix corrects (plat à 8 RM) seul endroit de l'île ou vous pourrez boire une bière (assez marrant, il cache la canette dans un sceau à champagne pour servir sans la glace bien sur) voilà, en espérant que ces infos vous servent à plus tard, à kampung jenang...
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TE Tekkah Regular ·
Je voudrais remercier Kalkan du récit tellement bien écrit qu'il a fait de son voyage en malaisie et des renseignements que j'ai notés. Nous partons en février, avec seulement un billet d'avion AR en poche, en Thailande, Malaisie et Vietnam pour un voyage de sept semaines (nous sommes des vieux et retraités). Je glâne dans tous les carnets de voyage des infos qui pourraient nous aider. Si vous avez d'autres infos sur les pays que nous allons découvrir, merci de nous les faire partager. Bon courage pour la reprise du boulot et à bientôt.
KA Kalkan Regular ·
merci de cette appréciation 😉 sur la malaisie, tu as les carnets de yann, pas mal d'infos et de poésie bon voyage et périple en Asie du sud-est faîtes nous partager vos impressions et informations à votre retour amicalement😎
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TE Tekkah Regular ·
Merci pour le site, j'y cours ...
YA Yann Veteran ·
Heureux de te lire et ravi que tu ais su saisir l'âme si envoutante de Kapas....c'est un endroit que j'aime vraiment. Je ferme les yeux, et la revoie encore.

Merci pour ton récit🙂C'est toujours chouette de lire les impressions d'un voyageur que l'on a tuyauté auparavant. J'ai souvent peur de conseiller Kapas, tant un avis reste subjectif.

merci encore yann
Thailande, Maldives, Malaisie péninsulaire et Sabah, Kalimantan, Sulawesi, Moluques, Egypte, Sumatra. Archipel de Takabonerate l'été dernier. www.voyagefamille.net Voyagefamille.net
KA Kalkan Regular ·
merci yann encore pour ce petit cadeau, cette île est un petit saphir et il y a tant de kampungs à proximité sur la terre ferme et d'excursions à une petite encablure de l'île mais le weed-end c'est déjà la cohue ! à l'inverse du dimanche soir au vendredi matin nous n'étions qu'une dizaine répartis sur tous les bungalows de l'île déjà de retour de bornéo?
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YA Yann Veteran ·
Oui nous sommes déjà de retour...après 6 semaines de voyages. Je raconterais tout ça prochainement, histoire de mettre au propre toutes mes notes...mais c'est sans aucun doute le voyage le plus incroyable qu'on ait fait.

merci et a+ yann
Thailande, Maldives, Malaisie péninsulaire et Sabah, Kalimantan, Sulawesi, Moluques, Egypte, Sumatra. Archipel de Takabonerate l'été dernier. www.voyagefamille.net Voyagefamille.net
AL Alan Globetrotter ·
Je raconterais tout ça prochainement, histoire de mettre au propre toutes mes notes...mais c'est sans aucun doute le voyage le plus incroyable qu'on ait fait

😠...... ben oui, c'est ça vas y .... met nous l'eau à la bouche et fais nous attendre ....... 😉
YA Yann Veteran ·
...... ben oui, c'est ça vas y .... met nous l'eau à la bouche et fais nous attendre ....... 😉

Je me régale.....😛 sans plaisanter, je ne sais pas par quel bout commencer, tant les moments forts sont nombreux. Je suis en train d'écrire nos 2 jours dans l'archipel de Tun sakaran.....une merveille.

yann
Thailande, Maldives, Malaisie péninsulaire et Sabah, Kalimantan, Sulawesi, Moluques, Egypte, Sumatra. Archipel de Takabonerate l'été dernier. www.voyagefamille.net Voyagefamille.net
KA Kalkan Regular ·
par quel bout commencer? là, je crois que tu as déjà répondu ! 😛l'archipel de tun sakaran et puis tu nous parleras de tes six semaines de périple en partant de tun sakaran ....... ne tardes pas trop tout de même🤪, certains vfistes sont dans les starting block pour un départ sur la malaisie (tekkah et d'autres...)😏
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KA Kalkan Regular ·
marang, Une semaine s'est écoulée sur cette petite île paisible et si proche de la côte, ou la nuit, de notre bungalow, nous entendions les petites vagues à l'assaut de la plage et dont les journées s'avéraient encore plus calmes à l'ombre des palmes. Repartis sur une barque motorisée venu nous récupérer à même la plage, et aprés une brève traversée, nous voici de nouveau à Marang Marang et son port, son chenal, l'embouchure du sungai marang, sa mosquée repére visible de toutes parts et ce village de pêcheurs répartis de chaque côté du fleuve . le pont franchi, empruntant le premier chemin sur main gauche, nous avons rejoint "l'anguilia beach", guest house relativement éloignée du quai mais nous offrant tout le long du parcours la curiosité des villageois C'est de Marang que nous avons organisés notre balade le long du sungai vers le kampung de jenang Un bateau de pêche, un "capitaine" Abdul Tanki, et nous remontons la rivière au travers de la jungle Au début, elle montre un visage reposant, des rives larges, une eau trouble, quelques remous et puis, au détour des courbes de nouveaux paysages, des palmiers d'eau, des fermes à poissons (ou crevettes), des arbres toujours plus hauts ;la rivière s'enfonçant en sillonnant une forêt plus dense Abdul, arrêta son bateau, sortit de sa cabine et nous montra une colonie de varans, de beaux spécimens se faufilant sous les palmiers d'eau ;il prit le temps de nous indiquer l'envol d'un martin-pêcheur au-dessus des cimes Longeant les berges, la forêt formait des voûtes d'ou retombaient en cascade des grappes de palmes, des branches . Les villages étaient rares, quelques toits de tôle parsemés sur les versants des collines ;tantôt une oasis de cocotiers, tantôt des champs d'herbes hautes et au détour d'un virage, un quai, une berge aménagée, des abris de pêcheurs, des cocotiers plus hauts et plus espacés Descendus du bateau, un sentier nous mena au kampung, un chemin étroit se faufilant sous des suspentes de bougainvillées ;Abdul, ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare mais à l'inverse, originaire des kampungs alentours, familier des habitants du village, les côtoyant avec simplicité, nous permit une approche moins gênante A l'entrée du kampung, des maisons sur pilotis, une malaise tressant les palmes et confectionnant des panneaux de toiture; d'autres malais, assis en califourchon sous leur véranda attendaient je ne sais quoi et nous saluaient d'un geste discret Abdul, une serviette sur la tête se protégeant du soleil, prit soin de les rejoindre et le suivant, les présentations furent faîtes :un "selamat pagi!" un "apa kabar?" un "kabar bai!" et le lien passait Au milieu du village trône une épicerie de bois blanc, quelques bouteilles d'eau, du sel et du lait étalés tels une devanture luxueuse ;des vaches, un mouton tentant une incursion à l'intérieur d'une habitation Et pourtant ce village ou le temps semble s'être arrêter est un lieu de visite .... Quelques hommes, assis sur des bancs ou plutôt des lits-banc écoutaient les nouvelles d'un poste de radio ; face à l'épicerie, une malaise l'air affairée, chargée de noix de coco décortiquées produisait dans un four en terre du sucre de coco Les enfants vêtus non pas d'un sarong mais d'un pantalon coloré, torses nus, souriants et curieux céssérent leur jeu et s'approchérent avec timidité, le père nous invitant d'un geste à la rencontre Les enfants malais sont d'une grande beauté, souriants comme dans maints pays mais ils gardent une réserve naturelle, affichent une fierté qui leur confère une allure différente ;à la fois un regard timide et la seconde suivante une explosion de rires Ici le temps semble suspendu, seules quelques mobylettes rappellent ce siècle, les habitations n'ayant guère changées depuis des décennies, sur pilotis, en planches de cocotiers, certaines avec des toits de tôles ondulées, d'autres en palmes séchées et tressées Fin de journée et nous voici de retour, Abdul, nous désigne le chemin pour retourner à Marang et un kedai kopi tenu par des femmes ;quelques tables, chaises en plastique, une caserne de policiers à proximité et les marmites fumantes.... Nous devions nous balader dans le parc de Tasik Chini mais un geste stupide et malchanceux dans une noix de coco, nous obligea à modifier notre itinéraire, incapable de marcher sur des sentiers en forêt ;c'est donc à bord d'un bus aux vitesses craquantes vers Merang et kuala besut que nous fîmes route.

infos marang: * logement :le mieux mais complet à notre arrivée "le seri malaysia " à gauche de la petite jetée à 300m ch. double +pdg /85 RM 2 pers. "l'anguilia beach" trés éloigné, prendre le pont, puis de suite à gauche sur 300m, de là à droite sur 1 km, au bout de la rue, dans le virage c'est indiqué à200m en taxi compter 5RM ch. bungalow assez propre, patron avenant, petit jardin et plage en façade ch. double 85RM sans pdg * dîner "werstern sea food" à 5km aprés l"anguilia" deux à trois restos de fruits de mer le long de la route et de la plage (plat 6RM) y aller en taxi 5RM le kedai kopi prés de la grande route, du quai remonter vers la mosquée (300m) jusqu'à la grande route, puis à gauche, à 400m avant le pont sur côté droit, entouré d'un petit poste de police (à 30m) et d'un arrêt bus pour kuala terengganu (à20m) (plat 1RM) * excursion à kampung jenang :petite jetée, "pelancong boat" 60RM 2 pers. réserver la veille /demander à partir avec abdul tanki /départ à 9h00 retour à 14h00 ou 15h00 selon) même excursion vendue par la ping anchorage 120RM /pers. mais là vous avez droit à l'acheminement, le repas et la cohue (à vous de voir) * bus pour terengganu, sur la grande route plusieurs arrêts de bus le long de la grande route, faire signe (sauf aux bus longue distance qui de toute façon ne s'arrête pas) les billets se prennent à bord (1, 80 RM) passage toutes les 1/2 heures jusqu'à 20h00 aprés taxi (25 RM) info de dernière minute: le green mango n'est plus qu'un amas de ruine en haut de la colline donc ..... dormir ..... pas possible!
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KA Kalkan Regular ·
je suis impardonnable 😕 j'allais oublier l'essentiel :ce message s'adresse aux amoureux de l'isan en venant de la nouvelle jetée (c'est celle ou vous verrez une dizaine de petites agences) * tournez en haut à droite, descendez la rue sur 200m * avant d'arriver à la petite place du marché, sur main gauche, un magasin de jeans et tiags (au rez de chaussée d'un petit bâtiment neuf)tenu par une adorable thaïlandaise (ayant épousé un malais), elle est originaire d'udon thani qu'elle a quittée il y a 10 ans, et qu'elle n'a pas revue depuis, alors passez taper la discussion avec elle 😉
"tujoh gunong sembilan lautan sept montagnes , neuf mers kalau ta-mati sahaya turutkan si je ne meurs , j'explorerai " pantoun
CH Chello ·
Saya nak makan otak-otak sekarang juga😛

Chello, en Autriche maintenant🙁
FI Fifillepapou Veteran ·
Salut Kalkan, partant en Malaisie cet été, zonant sur VF assez souvent, je viens de lire tes récits, c'est un réel plaisir, tu as vraiment un don pour l'écriture et c'est vraiment super agréable de te lire, merci beaucoup pour ces textes si dépaysants, j'ai relevé plusieurs tuyaux en plus, BONNE ROUTE ET MERCI ENCORE
annick fifille papou

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