Tour de l'Afrique de l'Ouest pendant quelques mois en 4x4
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Cela faisait quelques années que l'idée me trottait dans la tète : faire un tour en Afrique pendant quelques mois en 4x4... En octobre 2006, mon épouse et moi demandons un congé sabbatique de 6 mois à nos employeur respectif et après accord de ceux ci (pas forcement content d'ailleurs...) je me met a la recherche d'un véhicule. Je trouve un Toyota land cruiser hj61 en décembre 06 et les week end précédent notre départ serons occupés à le préparer : révision de la boite de transfert, du pont arrière, des freins avant et remplacement des batteries.Le reste était en bon état. Après aménagement intérieur : rangements, aménagement d'une couchette pour notre fils Bastien qui part avec nous, pose d'une batterie auxiliaire et d'un frigo puis pose de 4 barres de toit et d'une tente de toit sans oublier un autoradio mp3, 5 pneus mixtes neufs et 2 plaques de désensablage fixées sous le pare choc arrière et voila pour le 4x4. Nous nous mettons à jour pour les vaccins et nous nous renseignons pour les traitements antipaludien, un peu de paperasse (permis de conduire international, carnet ATA pour le 4x4, fiche de renseignement pré remplie etc...) Nous partons avec un couple de copains en toyota bj75 et enfin le 2 octobre 2007 C'EST LE DEPART !! Passage de la frontière Espagnole à 15 h, achat cigarettes et gasoil puis bivouac dans un petit chemin. Le lendemain, il pleut, ca commence bien !! On roule jusqu'à Cuenca et on passe la nuit au bord d'une rivière. Le 4/10 a 7h30, c'est l'orage qui nous reveille! En route pour une journée encore pluvieuse puis campement vers Montoro au milieu des oliveraies (a perte de vue) Le jour suivant, nous arrivons a Tarifa (détroit de Gibraltar).Nous nous installons au camping (pour la douche), il fait beau donc baignade de rigueur ! Un panneau tourné vers la mer indique : Afrique 15 km ; à la nage cela risque d'etre long... Le lendemain, nous prenons les billets pour Tanger, départ le 8/10 . On s'installe sur la plage pour 2 jours de farniente. Traversée sans ennuis a part le mal de mer pour Bastien et à 11h30 nous sommes a Tanger, plein de gasoil, change et nous roulons jusqu'à Asilah pour passer la nuit au camping, il commence a faire chaud. Le 9/10 nous sommes à Rabat pour faire nos visas pour la Mauritanie . Un tour au cyber café et le soir, au camping, des militaires qui stationnent là pendant le ramadan nous offre un énorme couscous. ils sont là pour tirer avec un canon de 75 (vers la mer...) pour signifier la fin du jeune diurne.Entre le canon et les minarets, on ne dormira pas beaucoup ! Le lendemain, dépot des demandes de visa, marché, sieste et on assistera a un étrange trafic de nourriture entre militaires, gendarmes et commerçants.... Le surlendemain, nos visas en poche, départ pour Essaouira au camping "le calme" le bien nommé (on y restera 3 nuits)shopping dans la ville, courses et piscine au programme. Le 15/10 en route pour Tiznit. Arret au Marjanne d'Agadir pour les courses et surtout la bière introuvable ailleurs pendant le ramadan. Des Marocains nous donnerons de l'argent sur le parking pour qu'on leur ramène de la bibine et de l'alcool....On ressortira du magasin avec un plein caddie de bière!!! Camping a Tiznit, marché (il nous manque toujours quelque chose) et une bonne nuit avant le sahara occidental. A suivre
FR Francis31 Regular ·
Je continue 10h30, départ en direction de la Mauritanie . A partir de Tantan, les controles de polices se multiplies, toujours courtoisement et un centaine de km après, 1 ere station service avec gasoil detaxé: 0, 40 euros le litre, ça fait plaisir! Après les falaises, de nouveau la plage ou nous ferons notre bivouac, beaucoup de vent et coucher de soleil magnifique. l'endroit a l'air desert mais un militaire viendra noter nos immatriculation et nous souhaiter une bonne nuit!
FR Francis31 Regular ·
La suite Au réveil, toujours du vent frais... Un petit problème sur mon embrayage nous oblige à un arret a Laayoune. L'agence toyota ne peut rien faire et nous dirige dans le quartier des petits mecanos et là miracle, on trouve tout ce que l'on veut pour réparer mon vieux toy (en fait juste un réglage de la tige de poussée de l'émetteur ) Le gérant du magasin de pièces nous invite à manger et dormir chez lui mais bon, on est 5 quand meme!!On discute un bon moment et il finira par nous dire qu'il n'est pas Marocain mais Saharaoui!! Ambiance... Nous quittons la ville pour trouver un coin pour dormir avant la nuit. Départ 9 h. On longe la cote, controle aux entrées et sorties des villes et nous faisons notre bivouac a 80 km de la frontière Mauritanienne. Le lendemain, départ 8h30 et quand je démarre le 4x4, Francine (mon épouse)était devant la sortie d'échappement... Condensation + suies = bonjour les dégats sur son pantalon !!! Arrivée a la frontière à 9 h 30, beaucoup de monde, faut faire la queue...Papiers, change, assurance pour les 4x4, on entre en Mauritanie à 13 h. Direction Nouadhibou, on trouve un petit camping sympa et on se fait une orgie de langoustes, crevettes, calamars !! Nous rencontrons 2 Français en patrol qui vont au banc d'Arguin et nous demande si ça nous branche d'y aller avec eux pour partager les frais du guide. Nous on avais pas de plan précis alors pourquoi pas !
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Départ de Nouadhibou le 20/10 vers 10h pour le banc d'arguin
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En route dans le sable et évidemment quelques plantages, alors pelle, plaques et une surchauffe moteur pour moi(ça m'apprendra à pas dégonfler assez)rien de grave, on laisse refroidir, on fait le niveau de liquide, purge et c'est reparti !
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Arrivée vers le ras Tafarit dans l'après midi et devoir de classe pour Bastien ( il y a pire comme environnement scolaire)
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il fait chaud, donc baignade bienvenue puis repas du soir pris dans la khaima (tente traditionnelle Mauritanienne )qui est sur place
FR Francis31 Regular ·
Le lendemain, nos compagnons de route partent à la peche avec Bastien pendant que nous nous occupons des taches ménagères (rien de compliqué...) Ils reviennent avec 5 dorades et un mérou; cela donne des idées à Francine qui avec du fil enroulé sur une bouteille de coca, un hameçon et des petits cailloux en guise de plomb ramènera un bar depuis la plage !! Je me met à la recherche de bois echoué pour le feu, ce soir grillade de poissons !
FR Francis31 Regular ·
A 9h30 nous sommes partis pour rejoindre Nouakchott par la plage, malheureusement le coefficient de marée est trop bas et si on ne veut pas laisser les 4x4 dans la flotte, faut faire autrement.... cela ne nous empeche pas d'admirer les oiseaux, les pélicans et un squelette de baleine à la sortie du parc national. Nous recoupons par le désert afin de prendre la route de Nouakchott ou nous arriverons la nuit tombée à l'auberge Awkar, douche, bon repas et dodo
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Le matin, JF, Bastien et moi s'occupons des visas pour le Mali (que nous aurons 3 h après, super sympa...) L'après midi, pendant que Francine, Bastien et nos pecheurs vont faire un tour au retour de la peche sur le port pour assurer le repas du soir(ils tomberons en panne avec le taxi quand meme), JF, Mimi et moi faisons une ballade au marché central, pas triste... Le soir, poisson et pates et discutions à pas finir. Aller, on repart, courses, gasoil, internet et route jusque après Aleg, il fait 40° puis on bifurque vers Bogué ou nous ferons notre bivouac dans la savane
FR Francis31 Regular ·
25/10 à 6h30 nous sommes réveillés par les troupeaux qui vont boire dans une mare, très beau lever du soleil, petit déjeuner et en route. A 11h nous faisons le marché à Bogué puis je fait une partie de baby foot en plein air avec Bastien, inutile de dire que l'on étaient l'attraction du jour! Un peu plus loin, crevaison à l'arrière droit par un boulon de 17!! Et cela à 50 m d'un réparateur de pneu dans un village. La chambre à air est morte et coup de bol, le garagiste en avaient des neuves, pas besoin de taper dans mes pièces (prix dérisoire pour la réparation). Arrivé à Kaédi, nous établissons le campement à coté d'une usine désaffectée et dans la nuit nous nous ferons voler 2 chaises et quelques couverts par un type qui aura le temps de fuir avant que l'on ai le temps de descendre de la tente de toit.Malgré nos recherches à la lampe électrique l'oiseau s'est envolé... Le lendemain, c'est la piste (de la tole ondulée en fait) qui nous mène vers Mbout. Les 2 4x4 se perdent de vue car il existe 2 pistes et nous finirons par nous retrouver vers un poste de gendarmerie derrière lequel nous ferons le bivouac.Omar (le gendarme) viendra discuter longuement avec nous et nous assurera, par sa présence, de notre tranquillité.
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Départ vers 10 h pour Sélibabi, Francine a pris de gros coup de soleil sur les bras et le dos et est obligée de rester couverte malgré la chaleur.On se perd sur la piste et arrivons dans un petit village ou finalement, les habitants, d'une grande gentillesse, nous remettent sur la bonne voie. On roule vitre ouvertes(pas de clim) et nous sommes rouge de terre !!!Courses a Sélibabi puis campement près de la piste.
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Le matin, pendant le rituel des niveaux des 4x4, JF découvre qu'un de ses bacs à batteries est cassé, une sangle à cliquet maintiendra le tout. De mon coté, une fixation de l'échappement est dessoudée:un morceau de fil de fer et le tour est joué. Au dernier poste de police Mauritanienne avant la frontière, personne...C'est dimanche et ils ne bossent pas. On finira par trouver le chef qui nous dit de passer comme ça, sans tamponner les passeports; ah bon... C'est la rivière Karakoro qui délimite la frontière; passage a gué puis un petit coup de franchissement (petite partie de 2 roues) pour entrer dans le village de Melgueu. ils nous faudra encore, avec l'aide des villageois, couper des branches d'arbres basses, les 4x4 ne passaient pas...Je me demande si c'était bien la bonne piste! Nous traversons le village et coups de klaxon de JF pour m'indiquer que j'ai loupé le poste de douane Malien. Après des paroles de bienvenue au Mali, le douanier nous explique qu'il n'a plus d'imprimés pour la taxe des véhicules et qu'il faudra régulariser notre entrée dans le pays à Kayes. Il n'est plus ravitaillé depuis un bon moment et il faut dire qu'il n'y a pas de voitures non plus dans le secteur !!!! Reprise de la piste en direction de Kayes, la nuit nous prendra avant d'arriver en ville.
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Réveil a 7h par un orage, on boit le café dans les 4x4 sous la pluie. L'orage a effacé les traces de la piste et nous nous perdons de nouveau. Un peu avant Kayes, passage d'un gué de boue dont on ne voit pas le fond. On passe en espérant qu'il n'y a pas un gros rocher au fond. Cela fait un beau maquillage au 4x4! Arrivé en ville, en cherchant un distributeur carte visa(il y en à), un flic nous interpellent et nous menacent de nous mettre une amende pour attentat à la pudeur car JF a un short trop court !!!! Retour aux 4x4 pour mettre une tenue plus décente, puis douane, police, police des frontières: ouf !! Nous nous installons à l'hotel Tieba, chambre avec douche: le luxe!! JF et Mimi iront au camping. Nous trouvons des bières au foyer de la caserne des pompiers, faut le savoir!! Puis restau (délicieuses brochettes de viande) douche et dodo. Le lendemain, controle et graissage des toyota, lessive, cyber café et sieste, un peu de repos ne nuis pas.par contre, plus d'eau aux robinets de l'hotel, c'était bien la peine... 31/10. Nous trouvons le quartier des mecanos qui refaçonnent des bacs à batteries et ressoudent mon échappement puis vers 13 h ils nous invitent à partager leur repas, vraiment super sympa les Maliens... Nous achetons une moustiquaire pour Bastien car ces derniers commencent à devenir voraces puis restau(du phacochère, très bon)et soirée télé en plein air au camping !
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Caisse a outils Africaine !!
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Bastien et l'un des mécanicien pendant le repas
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Le matin, en repliant sa tente de toit, JF a coincer un duvet dans la vis sans fin du mécanisme et il a fallu le découper morceau par morceau pour le dégager !!A 13h30 nous pouvons enfin prendre la piste des chutes de Félou.Arrivé sur place, nous visitons la petite centrale hydroélectrique et allons admirer les cascades et le travail de l'érosion du fleuve sur la roche pourtant très dure.Nous camperons à 500m de là derrière une maison en ruine et 4 enfants d'un village voisin viendrons nous tenir compagnie le soir.Un orage éclate, beaucoup d'éclairs mais peu de pluie
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8h, visite des enfants d'hier qui partent pour l'école, je crois que ce jour là, ils étaient en retard...La piste est de plus en plus défoncée et on ne peut dépasser les 20 km/h. Nous apercevons nos premiers singes(des babouins je pense)Arret pour visiter une ancienne cimenterie qui est desservie par un bout de route goudronnée qui a l'air de mener nulle part et plus loin, un petit panneau indique la direction des chutes de Gouina, la piste est très difficile, on se perd un peu et demandons souvent notre chemin dans les villages, les enfants nous entourent dans de grands cris de joie puis nous nous arretons pour la soirée au bord d'un affluent du Sénégal. Baignade pour tout le monde dans une eau super chaude. De petites baignoires creusées par la rivière nous comble de plaisir après cette journée de conduite éprouvante
FR Francis31 Regular ·
Départ à 9h30 et 10 mn plus tard, je me loupe dans un franchissement et me retrouve avec le pont arrière pendu sur un rocher et les roues avants qui patinent dans de la gravette. Impossible d'avancer ni de reculer. Nous tentons de casser le rocher au marteau et au burin, couché sous le 4x4 et entouré par d'énormes scolopendres !!! Rien a faire, la roche est trop dure et il nous faudra lever le toyota avec les crics et remblayer le passage avec des cailloux pour repartir. Rien de cassé, on peut continuer. On galère un peu dans les nombreuses pistes et c'est un jeune pécheur qui vit au bas des chutes qui nous montrera la bonne piste pour arriver en haut de ce magnifique site (mais qui se mérite). Baignade et discussion avec un vieux berger qui nous demande des antalgiques car la pharmacie la plus proche est encore trop loin pour lui... Reprise de la piste qui maintenant longe la voie ferrée Bamako Dakar et vers 17h on plante le camp. des villageois nous ont donner des plans entier d'arachide que nous ferons griller pour le dessert, c'est vraiment très bon. 2 ou 3 trains passerons pendant la nuit, quel bruit mais c'est tellement sympa !!
FR Francis31 Regular ·
Au matin, un coup de corne du train nous réveille, photo! La piste traverse la voie ferrée mais un peut plus loin, celle ci disparait, ornières énormes (JF y laissera un pare choc arrière et moi une bavette) Pas le choix, nous montons sur les rails(deux roues sur les traverses, les 2 autres dans le remblai en contre bas) en espérant qu'un train ne surgisse pas...Francine avait une de ces trouille !!! Puis on trouve une sortie dans un tout petit village ou un responsable de la ligne nous dit que nous sommes en infraction pour avoir rouler sur la voie! Marrade générale bien sur! Apres 2 ou 3 passages bien durs, on retrouve de meilleures pistes et arrivons à Bafoulabé.Pas d'eau dans les campements, alors nous ferons la lessive et notre toilette dans le Sénégal, vers le pont du chemin de fer ou les habitants de la ville font de meme.Petites courses en ville, diner et dodo.
FR Francis31 Regular ·
10h départ, gare de Mahina ou nous demandons au chef de gare l'autorisation de franchir le pont de chemin de fer pour traverser le Sénégal (c'est le seul passage du fleuve) puis après 120 km de bonnes pistes bien rouges, nous arrivons à Manantali ou nous trouvons un campement bien sympa (pas le truc de la cité des cadre du barrage). Restau du camp (poisson, poulet ou brochettes avec concombre et poivrons, un délice!) Je m'endors sur le canapé pendant que les femmes vont visiter les environs. La nuit les feux de brousses sur les collines environnantes éclairent notre sommeil.
FR Francis31 Regular ·
Le lendemain nous restons sur place, ballade dans la petite ville, controle mécanique des 4x4 et farniente. Le 7/11 nous repartons vers Bamako. L'armathan (vent de sable) souffle, les pistes ne sont pas mauvaises mais un pont sur le Bakoy est détruit et nous ferons un détour de 100 km par Sabagan pour reprendre la piste de Kita, nous sommes crevés et dormons au bord de la piste. au matin, nous passons la rivière et on se taperas une piste pourrie jusqu'à Kita ou les forces de l'ordre veulent nous faire payer un droit d'entrée et de sortie de la ville. Après discussion, nous quittons Kita sans donner un cfa. La route bitumée après est un vrai régal jusqu'à Bamako ou nous cherchons l'auberge Séguéré. Il y a des embouteillages monstres à cause de dignitaires locaux pour lesquels les avenues sont fermées à la circulation. Un jeune en mobylette nous mènera a bon port après moult détours. Auberge très confortable ou nous resterons 2 nuits avant de trouver un campement plus en relation avec nos budgets. 2 sud Africains sont également là, ils font le Cap Londres avec un toy hj 60 qui a bien vécu..Respect! On traine dans Bamako, courses, Cyber, glandouille a l'auberge, Bastien se branche avec Mohamed qui l'emmène en mob au club hippique et voir une démo de mob, on discute bref, on vit... Le 13/11 au matin, on s'occupe des visas pour le burkina Faso que nous aurons à midi, L'après midi dans le centre ville, les femmes se font des coiffures locales et bastien apprend les rudiments du djèmbé, un bon moment...
FR Francis31 Regular ·
On poursuit. Au marché, je cherche une paire de sandale et celle qui me plaise, il manque la droite, pas grave, le vendeur m'assure que demain il aura les deux et il tiendra parole, il guettera ma venue pour pas louper la vente...Super. En fin d'après midi, Bastien et moi trainons dans le quartier des casseurs de voitures et de camions, des mécanos, un joyeux bordel très bien organisé en fait. La nuit nous surprend et sans lampe, on se paume dans le dédale des rues...On finira par retrouver l'auberge, tout crotté...
FR Francis31 Regular ·
Nous repartons de Bamako le 15/11 pour Ségou, bonne route et bivouac vers Konobougou. Le lendemain, arret à Ségou pour faire le marché, visiter la ville avec son architecture coloniale et poster quelques cartes postales puis repartons pour Bla ou nous achèterons de l'eau à un puit de la ville pour la toilette du soir, bivouac dans un champs. Au matin nous aurons la visite d'un villageois parti travailler aux champs et qui (malgré son "look" couleur locale) nous demandera notre numéro de téléphone en France et l'enregistrera sur son portable !!!
FR Francis31 Regular ·
Dans l'après midi, nous bifurquons vers Djenne ou la route (payante) sert de digue pour contenir les crues du Niger. Le paysage est beaucoup plus vert de par la présence de l'eau et nous poserons le camp à quelques kms du bac qui mène à Djenné. Le lendemain, avant et pendant la traversée, troc en tout genre!!! Un enfant échangera meme nos poubelles pour récupérer les emballages métalliques et plastiques qui lui sert à fabriquer de petits jouets (très bien fait d'ailleurs). Visite de la ville et de sa très belle mosquée, restau et reprise du bac pour trouver un coin pénard ou nous poser pour la nuit.
FR Francis31 Regular ·
Le lendemain, départ pour Mopti et dans un rond point à Sévaré, je me fait arreter par les flics pour conduite dangereuse!!! (j'etais à 10 km/h et cherchais mon chemin). Discussion pour tenter de prouver ma bonne foi mais rien a faire, autant parler à un mur, ils veulent absolument nous mettre une amende. Je demande à voir le commissaire et en route pour le poste de police. Palabres assez long et c'est finalement notre ordre de mission de l'association terre d' Afrique (association humanitaire de France) stipulant que nous sommes en repérage pour de futurs projets solidaires qui les déciderons à nous laisser repartir sans bourse déliée. Après cela, nous cherchons une auberge pour la nuit et tombons sur de similis rastas qui ne nous lacherons plus. On ne peut pas aller quelque part sans les avoir sur le dos ou des potes à eux(Ah, c'est pratique le portable...) Un peu dégouté par les pratiques que le tourisme grandissant dans la région génèrent, nous décidons de faire l'impasse sur Mopti ( tant pis pour le réputé marché de cette ville) et partons pour Bandiagara ou nous trouverons un hotel camping très sympa (le Togona) à 4 km de la ville, nous y resterons 4 nuits. Habituel marché, lessive etc... Nous allons voir la partie de la ville dévastée par les crues de la rivière qui parait pourtant bien calme à ce moment là. Le pont est détruit ainsi que des dizaines d'habitations. L'internet ne fonctionne pas et passerons le plus clair de notre temps à discuter avec les employé(e)s du camping, celles ci nous montrerons comment faire la sauce d'arachide qui si bonne. Il y a sur place un colloque de coopération Mali-Allemagne pour construire un barrage qui éviterait le désastre des crues et permettrait une irrigation efficace des cultures. Bastien participera à une discussion sur le thème du sida !!! Et voila que des guides en tout genre nous harcèlent en ville ou au camping pour visiter le pays Dogon. Là encore, nous renoncerons à visiter les falaises (site fabuleux pourtant ) mais decidément, ils tiennent vraiment trop chaud...
FR Francis31 Regular ·
Le 23/11 nous partons de Bandiagara et contournons les falaises par une bonne piste puis entrons au Burkina Faso, là aussi les formalités sont rapides et courtoises, les gendarmes et les douaniers sirotent leur bière à l'ombre, tranquilles !!! Après Tiou, nous quittons la route pour trouver un coin pour la nuit et à peine installé, une douzaine d'enfants (dont 2 sur des chevaux ) viennent nous rendre visite, casse croute en commun et un enfant ira nous chercher des cacahuètes au village pour nous remercier. Au matin nous partons pour Ouahigouya et nous installons à l'auberge Sifer blo qui abrite une radio locale(la voix du paysan je crois). Accueil chaleureux, on campe dans la cour et des jeunes du coin viennent discuter avec nous, nous racontent leur vie ici, nous trouvent des cd impossible à avoir en France, quel peuple sympa... Nous repartons le 27/11 pour Ouagadougou, bonne route et à peine arrivé, dans un carrefour, les flics m'arretent de nouveau pour avoir griller un feu rouge(impossible a voir car à 1, 5 mètre du sol et caché par une camionnette) Ils nous piquent nos permis et les cartes grises et ce n'est qu'après avoir fait intervenir leur supérieur et plaider notre cause que nous repartirons sans leurs donner un cfa. De toute façon, c'est le bordel a ce rond point et nombreux sont les usagers à se faire prendre sous n'importe quel prétexte, avec immobilisation des voitures ou des mobylettes, un vrai racket, nous le surnommerons le carrefour de la mort !!! On plante le camp dans un "campement" de l'hotel ok inn à 3 km du centre ville et le soir, nous dinons dans un maquis puis dodo. Mauvaise nuit avec l'aéroport a coté et la fumée des poubelles qui brulent en permanence. le matin je téléphone à Ousmane(un ami rencontré chez moi en France)qui nous invitent a nous installer chez lui, nous y resterons une dizaine de jour...
FR Francis31 Regular ·
L'hospitalité Africaine n'est pas un vain mot. Ousmane habite dans la banlieue de Ouaga, une chouette maison, ou il mettra tout en oeuvre pour rendre notre séjour le plus agréable possible... C'est un artiste, sculpteur, fondeur de bronze, de renommée internationale, dans la pure tradition burkinabè. Avec lui, nous visiterons l'atelier artisanal créer par son père en plein centre ville et malheureusement peut etre bientot mangé par l'urbanisme galopant de Ouaga.Il nous montrera sa sculpture monumentale, commandée dans un délai record par l'état, dans le quartier de Ouaga 2000... Et puis les petits restau et son frère, Karim, qui nous trouve un taxi man pour les virées dans la ville et toujours aux petits soins pour nous, pour quoi que se soit... Nous prendrons nos habitudes en ville (un maquis qui était le point de ralliement ) ou a cote de chez notre hote ( les commerçants et artisans du coin)
FR Francis31 Regular ·
Ouaga, c'est aussi la capitale du cinéma Africain ou les séances de l'après midi n'ont pas lieu par manque de spectateurs, mais le soir il y a du monde!!! Nous partons, Bastien et moi en taxi (qui tombera en panne) pour la séance de 21h, nous nous installons dans une grande salle aux fauteuils en velours rouge, très années 60/70 à Paris, tout à mon plaisir de voir un film Africain argentique en cinémascope, hélas ce sera un dvd en vidéoprojection, tiens tout fout le camp..a la sortie, nous nous ferons un casse croute tout les deux et Jean Paul(le taxi man), toujours ponctuel, nous rejoindra pour boire une bière avec moi. Que se soit en ville ou dans les rues autour de chez Ousman, partout l'accueil sera chaleureux, un vrai moment de bonheur... Puis ce sera l'ambassade de Cote d'Ivoire pour les visas et le 7/12, nous quittons Ouaga pour Bobo Dioulasso.
FR Francis31 Regular ·
Sur la route, avant Boromo, à une déviation pour travaux, remue ménage dans la brousse à notre droite; ce sont des éléphants!!! Nous nous garons et admirons le spectacle qui nous est offert.
FR Francis31 Regular ·
Apres avoir passer la nuit dans un campement(sans eau une fois de plus), nous arrivons a Bobo Dioulasso ou nous nous installons à l'auberge Casa Africa (tres sympa), on traine ville pour le cyber café, on discute avec les petit commerçants autour de l'auberge, c'est un coin bien sympa, avec des gens tres ouvert et curieux de tout. Le lendemain, nous voyons un nuage de fumée derrière l'auberge et nous allons voir. c'est un feu de broussaille qui longe l'aérodrome militaire(c'est leur méthode de nettoyer les abords), je fait quelques photos et nous partons. Nous sommes vite rattrapé par 2 types en moto qui se présentent comme des gradés de l'armée de l'air et nous demande notre caméra!!!On palabre et meme si l'un des 2 gus était assez agressif, nous repartons sans etre inquiété. Moralité: il faut faire attention à ce que l'on photographie.
FR Francis31 Regular ·
Le 11/11 nous irons piquer une tete dans une rivière à 20 km de Bobo, un régal avec la chaleur qu'il fait (35°) et pourtant, les enfants du coin se réchauffent autour d'un feu de bois lorsqu'ils sortent de l'eau! De meme les gens portent des anoraks le matin car il ne fait que 18°... Là nous retrouverons des Français rencontrés à Djenne, le monde est petit...Nous aurons droit à un concert de de percutions.
FR Francis31 Regular ·
Nous partons le lendemain pour la Cote d'Ivoire. Niangoloko, dernière ville Burkinabé, gendarmerie, douanes, tout va bien et au dernier poste, un gendarme nous dit que la frontière est derrière le pont a 2 km et de ne pas etre surpris par les manières des militaires car "ceux ci n'ont pas eu de bonnes formations". Effectivement, à peine arrivé au premier controle, ce n'est pas nos passeports qui les intéressent( ils ne les tamponnent meme pas) mais l'argent que nous avons. Discussion à pas finir et nous passerons de 5000 à 1000 cfa pour "le lever de barrière"(ce serons d'ailleurs les seuls que je donnerais du voyage) Mais on ne coupe pas au laisser passer des forces armées des forces nouvelles(l'armée du nord) à 5000 cfa et valable 3 jours seulement, je comprendrais plus loin pourquoi. Il y a des barrages à toute les entrée et sortie de ville et chaque fois, tentative de racket, je ne veut pas payer alors ça dure longtemps, épuisant... La route est par endroit en mauvais état, il n'y a pas eu d'entretien depuis plusieurs années, la végétation commence a envahir la chaussée. Après Ferkessédougou, nous posons le bivouac dans une plantation de canne à sucre à l'écart de la route. Un ouvrier agricole vient nous voir pour discuter et nous raconte ce qui s'est passé dans le nord, les usines alentours pillées par les rebelles( sauf cette grande usine sucrière, ça a du arroser sec...), les assassinats et un autre ouvrier en tracteur détalera en nous voyant, il croyait que l'on allait le tuer!! Drole d'ambiance... L'ouvrier nous dira d'aller demander asile à l'usine(le directeur est un Français) mais bon, on veut pas déranger.
FR Francis31 Regular ·
Le 13/12, départ pour Bouaké. Il y a de plus en plus de forets mais aussi de barrages de militaires et à chaque fois, tentative de racket. Nous traversons la ville et après avoir pris un petit chemin, nos nous installons à coté d'une usine d'aliment pour volailles complètement dépouillée(Nous apprendrons plus tard que se sont les rebelles qui démontent les installations industrielles pour revendre la ferraille à leur profit). Soirée calme et le lendemain, nous retournons à Bouaké. A l'entrée de la ville, il nous faudra prendre un laisser passer des forces armées des forces nouvelle de Cote d'Ivoire(15000 cfa) qui doit nous permettre de circuler librement dans le pays.nous cherchons vainement le consulat de Guinée pour les visas. Celui ci n'existe plus, il nous faudra donc passer par l'ambassade à Abidjan. Là nous rencontrons 2 militaires de la tristement célèbre Licorne qui nous demandent ce que nous faisons là. Ils nous donne leur numéro de portable en cas de problèmes... Un concert de Tiken Jah Fakoly( un reggae man Ivoirien) est prévu pour samedi et nous ne voulons pas manquer cela. Retour au campement de la veille et là, un bonne partie du village passera la soirée avec nous. Ils nous raconterons les exactions commises, les meurtres et la destruction de leur pays. Un charnier se trouve a proximité de notre bivouac(brrr). Cela ne nous empechent pas de faire la fete avec ces jeunes Ivoiriens super sympa.
FR Francis31 Regular ·
Le 15/12 nous repartons du bivouac avec des grappes d'enfants accrochés aux 4x4! Ils nous ferrons visiter leur village, séance photo obligatoire! A Bouaké, nous prenons une chambre d' l'hotel à proximité du concert mais apprenons bien vite que celui ci est reporté au 19. Nous décidons de partir demain pour visiter le parc national de la Marahoué en attendant.
FR Francis31 Regular ·
Nous quittons Bouaké pour nous rendre à Yamoussoukro, la capitale. Encore et toujours des barrages et parfois les militaires sont un peu agressifs, on aura meme droit à la kalachnikov pointée dans le pare brise. Nous restons 2 jours dans la ville, banque(avec distributeur de billets), marché, restau(nous goutons au hérisson, c'est tres bon) et irons rendre visite aux crocodiles du palais présidentiel.
FR Francis31 Regular ·
Le lendemain, après Bouaflè, une piste pourrie mène au parc de la Marahoué, malheureusement, celui ci est fermé depuis le début de la guerre.Nous y trouverons le guide du parc qui, aidé de 3 personnes commencent juste à défricher à la machette les pourtours des batiments d'accueil. Ils mettent le feu à la végétation qui a envahie les pistes. Nous serons hébergé pour la nuit dans l'enceinte de l'office des eaux et forets ou un retraité de cet organisme aura les larmes aux yeux en nous voyant, cela faisait 5 ans que des Français n'étaient plus venus ici en véhicule... L'instituteur du village habite ici et viendra parler longuement avec nous accompagné de ces 2 adorables garçons.
FR Francis31 Regular ·
Sur la route du retour à Bouaké, un douanier nous retiendra 3/4 d'heure uniquement pour le plaisir de discuter avec nous, il nous racontera encore la guerre et les conséquences de celle ci. Nous nous installons à l'hotel "le prince" tenu par Koro, une femme originaire du Burkina. Nous sommes les seuls clients de l'hotel et à 16 h nous partons au concert en emmenant avec nous 3 filles du coin qui n'ont pas les 500 cfa (0, 80 euro) pour assister au concert; elles sont ravies. Super concert, retour à l'hotel et discussion jusqu'à 3 h du matin. Nous resterons une semaine à Bouaké, Mimi et Francine achètent du tissu pour se faire faire des robes par un couturier local, nous rencontrons plein de gens sympa dans les maquis, irons boire le vin de palme dans la rue avec une ex rebelle revenue à la vie civile, nous apprenons beaucoup de chose sur cette guerre qui a surtout servie a enrichir des chefs rebelles..L' ONU est omniprésente (tant qu'il n'y a pas de tirs d'armes automatiques...)
FR Francis31 Regular ·
Il n'y a pas d'eau à l'hotel et seul un robinet dans la cour coule parfois, nous irons meme chercher de l'eau chez un particulier avec le toyota, des bidons de 50 l posés sur le trapon arrière.Autour de nous, des habitations abandonnées par leur propriétaire sont complètement cannibalisées ou squattées par des militaires qui déambulent dans les rues, l'AK 47 ou le RPG avec la roquette enclenchée dedans à l'épaule. Le 24/12, veille de noel, une certaine tension est perceptible dans la ville mais je décide d'aller malgré tout au marché accompagné par Ibrahim, le frère de Koro, pour faire les courses du réveillon.Arrivé à 50 m du marché, un groupe de militaires en furie rançonnent les commerçants et les clients.C'est la panique, des taxis et des mobylettes surchargées de personnes partent dans tout les sens, les étals autour de nous sont précipitamment fermés et nous aurons juste le temps de fuir par des petites rues. Nous trouverons quand meme plus loin quelques boutiques ouvertes pour faire nos course, il faut bien marquer le coup ! Mais nous resterons dans l'hotel ce soir.
FR Francis31 Regular ·
Le gouvernement ne paye plus les soldes des militaires depuis plusieurs mois et explique peut etre leur agissements, surtout a l'approche des fetes. Un maquis sera braqué dans la nuit par ceux ci. Nous faisons le réveillon avec Koro mais ses frères ne mangerons pas à notre table, c'est comme ça...
FR Francis31 Regular ·
Le 25/12, nous partons pour Abidjan. Koro pleurait de nous voir partir et avait téléphoné à un de ces amis à Grand Bassam pour qu'il nous trouve un coin tranquille et pas cher. Tres chère Koro, j'espère te revoir un jour, dans une Cote d'Ivoire enfin pacifiée... A la sortie de Yamoussoukro, les douaniers veulent nous faire payer une "vignette touristique" à 50000 cfa, on trouve cela trop cher et malgré palabre et négociation, ils ne veulent rien savoir. Je téléphone à l'ambassade de France pour savoir si cette taxe est légale. Ils n'en savent rien et m'oriente vers Françoise, une expatriée qui tient un restaurant, et qui connait du monde ici. Le lendemain, tout s'arrange... Le 27, apres avoir pris notre 1er orage tropical à l'entrée d'Abidjan, nous sommes à Gd Bassam ou Abel nous attendais, on s'installe sous les cocotiers.
FR Francis31 Regular ·
Le 28, nous allons à Abidjan pour les visas Guinéen avec Abel en taxi brousse et faire des courses, surtout Abel qui tient un maquis en bord de plage. Les journées se passe entre baignade, discussion avec les pecheurs du coin.La mer est dangereuse, Bastien et une jeune villageoise, malgré notre interdiction, passerons la "barre" et si mon fils reviendra seul, ce sont 2 pecheurs qui sauverons la fille, Quelle trouille! Celle ci, en guise de punition, aura le crane rasé par sa famille et pas question, nous les toubabs, d'intervenir...
FR Francis31 Regular ·
Un autre jour, Francine, Bastien et un pecheur accompagné de sa nièce irons faire un tour de pirogue sur la lagune. Ils se perdrons dans les roseaux et ne rentrerons que la nuit tombée, j'étais très inquiet... Un concert d'Alpha Blondy se déroule a 300m de là et le président Laurent Gbogbo vient y faire un discours. Inutile de dire que le secteur regorge de flics et de militaires... Nous irons y faire un tour l'après midi mais n'y retournerons pas le soir, l'ambiance étant un peu trop électrique à mon gout. Bastien, dévoré par les moustiques, commence à etre malade et après etre aller chercher nos visas, nous louons une chambre d'hotel climatisée à Gr Bassam pour échapper à ce fléau et que mon fils puisse se reposer.
FR Francis31 Regular ·
Nous apprenons, par la presse locale, qu'une quarantaine de personnes seront tués à l'arme blanche dans les rues de Bouaké le lendemain(ou le surlendemain, je ne sais plus) de notre départ de la ville...A priori, un règlement de comptes entre rebelles... Francine, Bastien et moi iront visiter un élevage de crocodiles vers Assini, à la frontière du Ghana. Les marchés que nous trouvons sur la route remplissent notre garde manger à des prix défiant toute concurrence, la végétation est luxuriante, quel beau pays!
HJ HJ61 Globetrotter ·
Salut !!

La suite VITE !!

Nous avons évité la côte d'Ivore (cette année 2008) et en sommes heureux, suite a votre réçit Les autres pays sont assez surchargés en barrages "t'a cado pour moi?" Nous suivrons la suite à notre retour à la maison (Bordeaux) dans quelques jours Nous sommes en stand-bay au Maroc pour quelques jours de repos Cordialement

PAPY
En Afrique tout est possible, mais rien n'est certain ....!! http://papyetmamyenvoyage.kazeo.com/
FR Francis31 Regular ·
Salut Papy La suite va venir, mais comme j'ai repris le boulot aujourd'hui, il faut attendre un peu, si tu veut des renseignements, passons par les MP Amicalement Francis
FR Francis31 Regular ·
Poursuivons. Le 7/01/08, nous reprenons la route en direction de la Guinée. JF et Mimi préfèrent rester à Gd Bassam et nos routes se séparent ici. Le soir, nous ferons halte à Yamoussoukro, puis le lendemain, une bonne et belle route nous mènes à Man, une ville qui porte les stigmates de la guerre. Plein de gasoil, courses car nous ne savons pas ce qui nous attend en Guinée. Départ de Man à 8h, je loupe la piste de Sipoulou à Biankouma et Taoré, un négociant en cacao et café qui fait cette piste toute les semaines, nous propose de le suivre, il connait par coeur. La piste est tres dégradée mais le paysage fabuleux.
FR Francis31 Regular ·
Taoré nous facilitera le passage des frontières, notamment en arrosant les flics et douaniers pour nous, car les formalités sont longues et tatillonnes et nous serons accompagnés par un militaire armé dans la sorte de no man land entre les 2 pays. A Lola, 1ere ville de Guinée, il me faudra aller avec lui chez le pharmacien du coin faire des photocopies car c'est le seul à avoir un photocopieur et un groupe électrogène!!!(il n'y a pas d'électricité). La nuit est tombée lorsque nous arrivons à Nzérékoré et je n'est pas d'argent Guinéen. Taoré m'emmène changer 200 euros au black et je me retrouve avec un plein sac plastique de billets! J'ai l'impression d'etre riche!!!! Il nous mènera enfin à un hotel sympa. On a du lui faire perdre 5 h et ne demandera rien en échange, c'est comme ça nous dit il... Depuis notre retour en France, il nous a téléphoné 3 fois pour prendre de nos nouvelles... L'hospitalité Guinéenne, c'est quelque chose, qu'il soit ici remercié.
FR Francis31 Regular ·
Avec du retard, poursuivons... Un peu de mécanique (filtre a gaz oil et vérification diverses), courses, un tour à la banque locale qui ma dit qu'il n'y a pas de change officiel et qu'il faut passer par le marché noir...Au moins pas de langue de bois ici !!!! Départ vers 8 h en direction de Macenta, bonne route puis un peu de goudron et beaucoup de trous, arrivée a Kissidougou vers 17 h, et toujours pas d'eau ni d'électricité, ballade en ville, maquis pour le casse croute et retour à l'hotel (à la lampe électrique) ou les employés sont super fiers de me montrer leur groupe électrogène (un des seul de la ville) Le lendemain, route pour Mamou, on commence à entrer dans le Fouta djalon, une super belle région, sauvage et préservée par la force des choses (surtout de l'état...) La nuit se passera mal à l'hotel Africa ou 2 clients nous ferons chier pour un sois disant vol d'argent qui etait caché sous le matelas de la chambre qu'ils occupaient la veille..... no comment....
FR Francis31 Regular ·
Le lendemain, nous repartons pour Labé, bonne route et bon hotel le soir (une vraie douche, un luxe en guinée..) Le matin, un pneu à plat, garage, réparation et en route !!! La piste qui va vers le Sénégal est bien destroy mais facile à suivre et les paysages fantastiques. Passage du bac sur la rivière yomine et quelque kilomètres plus loin, bivouac dans la brousse.

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