Hello! Ce petit mail d'un de nos guides pour vous divertir un peu dans ces questionnements sur l'insécurité!! Bonne lecture à tous. Bonjour, Alors nous l appelleront Izekiel pour la circonstance. Alors Izekiel me regarde, m oberserve dans son retroviseur. Suis-je incommode? Aucunement. Puis il m adresse la parole. Aux travers de ses yeux, dans le tumulte du traffic urbain de Buenos Aires, il m avertit, me met en garde face au danger.Une telle rencontre peut etre dangereuse. L indifference regne sur mon visage, alors au feu rouge, alors que l auto est immobilise, il se tourne vers moi et me dit: Joven cuidado, es bastante peligroso! (Jeune homme attention, c est tres dangereux). Bon alors sa parano me rattrape un brin, mais je ne peux m empecher, je me dois d assister a une telle rencontre. Je me distrait toute la journee, malheureusement pour moi je dois terminer la comptabilite du dernier circuit, j aurais bien aime me distraire dans ma chambre d hotel toute la journee a reciter des cantiques de l Opus Dei tout en me flagellant le dos, ca sera pour une prochaine fois. L heure de verite arrive. Je me rappelle les paroles d Ezekiel, il m avait recommande de laisser toute forme de richesse a l hotel, donc je quitte avec peu d argent, et laisse en arriere ma camera. Capturer un tel moment aurait ete particulier, mais je ne peux pas prendre a la legere le nuage de menace qui planne au-dessus d un tel rendez-vous. Je descend dans la rue et interpelle un taxi. Direction la Bonbonera. Le chauffeur m arrete a cinq minutes de l endroit et me dit qu il ne peut aller plus loin, le reste se fera a pied au gre de la trepidation de vivre cet evenement. Seul face au destin, on me fouille, aucunement arme, me voila a l interieur du perimetre. Me voila devant le temple, devant le mythe, je suis a la Bonbonera, lieu sacro-saint des habitants de la Boca, lieu ou on a glorifier Batistuta et deidifier Armando Diego Villedente Maradona, je suis au stade du Clubo Athletico Boca Juniors. Club fonde en 1905. Gilets jaune et bleu a perte de vue, les chants fanatiques qui se font entendre de l exterieur du stade, je suis au Yankee Stadium du football Argentin. Le bruit des tambours, la foule qui chantent avec passion un vaste repertoire de cantique qui rend bien simple d esprit un fan des Canadiens avec son na-na-na Goodbye (p.s.: Soy un fan de los Nordiques por la vida!)! La police est prete, le Boca a perdu sa derniere partie et est au 11e rang du classement d une jeune saison de foot. La section reserve au adversaire, Olympico, demontre 6 individus, fans, a ne pas douter, brave ou imbecile de s afficher aussi ouvertement dans la Bonbonera, difficile a juger, peut-etre un peu des deux. Pas de biere, l equipe est pourtant commandite par la Quilmes (superbe biere!) et Pepsi, au lieu de cela, on se restreint a des hamburgers et a du Coke. Petit calcul rapide et je realise que si je m empiffre de 17 hamburgers et 3 coke, ca me reviendrait encore moins chers qu un hotdog et une biere au Centre Molson. Mais a quoi bon de faire cela? Pluie de confettis et de coupures de journaux qui tombent des gradins, bannieres et drapeaux rappelant une mer enragee, les fans de football de la Boca demontre un patriotisme deconcertant. En Argentine on dit qu on peut changer de religion, mais pas de club... les six fans de l Olympico peuvent compatiser avec les quelques membres de la communaute juive de Riyadh en Arabie Saoudite. Le ballon est centre en direction de l aile gauche, Martin Palermo saute tete premiere et ... GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL! GOAL!GOAL! GOAL! GOAL!GOAL! GOAL! GOAL!GOAL! GOAL! GOAL!GOAL! GOAL! GOAL!GOAL! GOAL! GOAL!GOAL! GOAL! GOAL! Le delire! Une euphorie generale. On annonce une subtitution et c est Rodriguo Sebastian Palermo, le joueur vedette du Boca qui fait son entree. La foule est en delire, les adolescentes ne s en peuvent plus, elles crient leurs bonheur. Irreel! Si seulement j avais ete meilleur au foot... Le Boca gagne 3-1, l arbitre est intimide et ose decerne un carton jaune. Le scandal, un monsieur a cote de moi s epoumonne a exprimer son mecontentement, entre un cabron et un pendejo, il passe du rouge coup de soleil au rouge fureur, j imagine que les salles d urgence doivent avoir de frequentes crises cardiaques les soirs de defaites. Le score final Boca 3 et Olympico 1 Et Ezekiel et ses mises en garde... Il avait raison, on a reussi a me voler ma montre! A bientot!
« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va. » Christophe Colomb (1451-1506