Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le Cap‑Vert n'est pas forcément une destination qui ne "coûte rien". Comme souvent, selon ce que l'on compte faire et quelle(s) île(s) on a choisie(s), Sal étant la plus touristique et donc la plus chère, il y aura des différences.
Ceci étant, en "routard", avec un budget autour de 40 à 50 €/jour par personne pour un voyage à deux avec des déplacements en transports en commun, des repas sur les marchés ou petits restaurants, et des nuits dans des hôtels plutôt moyens, on pourra voir venir. Même si une vingtaine d'euros en plus quotidien permettra plus de facilités.
| | L'île de Sal qui demeure la plus touristique, notamment dans sa partie sud qui accueille les complexes hôteliers. |
| | La haute saison, de décembre à mars, qui voit les prix grimper de 20 ou 25%. |
| | Le transport inter‑îles en avion, surtout si vous réservez au dernier moment. |
| | Multiplier justement les déplacements entre les îles, y compris en bateau. |
Ce qui peut ne pas coûter cher
| | Tout ce qui est "local" en matière de transports, repas ou hébergement. |
| | Les îles les moins touristiques (évidemment). |
| | Le transport inter‑îles en ferries, même si parfois le trajet peut être un peu long. |
| | Chambre double hôtel "routard": autour de 20 €. |
| | Chambre double hôtel "tourisme": 40 à 50 €. |
| | Repas restaurant "local": de 5 à 10 €. |
| | Repas restaurant "tourisme": de 15 à 20 €. |
| | Aluguer (van collectif): environ 1 à 2 € pour les trajets courts |
| | Avion ou ferry inter‑îles: comptez un rapport de 1 à 3 ou 4 entre l'aérien et le maritime. |
Même si le marchandage n'est pas forcément une composante de la société capverdienne, on pourra toujours discuter lors de l'achat de souvenirs sur les marchés ou auprès des vendeurs ambulants, ou même lorsqu'on prend un guide ou qu'on affrète un véhicule.
Pour les pourboires, les salaires étant bas pour beaucoup dans l'archipel, ceux‑ci sont d'autant plus appréciés, notamment dans les zones touristiques, même s'ils ne sont pas "obligatoires". Il est ainsi d'usage de laisser environ 10% du prix payé au restaurant si le service n'est pas inclus. Et pour les chauffeurs de taxi ou un service (genre garde de véhicule), donner l'équivalent d'un peu moins de 1 € fera l'affaire, y compris en quotidien pour le personnel de ménage dans les hôtels. Quant aux guides, tout dépendra de la prestation fournie.
Dans tous les cas, si on peut se montrer généreux, pas la peine non plus de laisser des pourboires disproportionnés, identiques à ceux qu'on laisserait en Europe ou en Amérique du Nord. Le montant d'un pourboire, quel que soit le pays, doit rester à l'échelle de la prestation fournie, mais aussi du niveau de vie local. Et ce, même si parfois certains destinataires peuvent faire pression pour obtenir beaucoup plus.