Dans le cadre d'un voyage à but touristique, pas besoin de visa pour les Français pour un séjour de moins de 3 mois, un passeport valable 6 mois après la date d'entrée prévue est suffisant. De même, un billet retour ou de continuation, y compris en bus, est en principe nécessaire, même s'il est rare que celui‑ci soit réclamé sauf parfois en cas d'arrivée par voie terrestre.
À noter qu'il est théoriquement possible en arrivant au Pérou de demander jusqu'à 6 mois sur place (183 jours exactement), même si rien n'oblige les autorités à accorder une telle durée sans visa.
Même chose pour les Canadiens, Suisses, ressortissants de l'Union Européenne et quelques autres nationalités.
Contrairement à d'autres pays, le Pérou n'autorise pas de prolongements de séjour une fois que l'on est entré. Donc, si on envisage de rester longtemps, il faudra faire les démarches au préalable tout en sachant qu'en tant que touriste on est limité à 183 jours sur place par période de 365 jours. Sinon, pour ceux qui sont admissibles, il existe des visas Vacances‑Travail (PVT) pour les moins de 30 ans, des visas Nomad Digital, des visas Travailleur Résident si on a un employeur sur place et même... un visa Rentier qui ont chacun leurs spécificités.
Reste enfin l'option utilisée par certains qui est ce que l'on appelle le "visa run" qui consiste à sortir du pays tous les 90 jours pour ensuite revenir et obtenir 3 mois supplémentaires dans la limite des 183 jours possibles par an. Mais attention, si cette pratique est tolérée, elle n'est pas un droit pour autant. Ce qui veut dire que, à chaque fois, on s'expose à un refus des autorités sans aucun recours.
En cas de séjour d'une durée supérieure à ce qui est autorisé, on risque alors une amende au moment de la sortie. Celle‑ci est équivalente à quelques euros/jour de dépassement. À cela peuvent s'ajouter une expulsion et une interdiction de territoire pour plusieurs années, voire une rétention administrative avant que ces mesures soient prises.
Il faut savoir également que si, lorsqu'on arrive en avion au Pérou, il n'y a plus de tampon d'apposé sur son passeport (tout est virtuel), pour les arrivées par voies terrestres c'est par contre encore de mise. Or, c'est la date mentionnée sur ce tampon qui fait référence pour définir la limite du séjour autorisé. Et comme il arrive parfois que dans les postes frontières secondaires ce tampon soit oublié, mieux vaut prévenir, sous peine autrement d'être considéré en situation irrégulière avec les déconvenues qui vont avec.