Fruit de nombreux séjours, quelques conseils routiers et itinéraires de liaison entre sites touristiques. Pour les hôtels d’étapes, une sélection d’hôtels confort (tous testés, voir critique sur Tripadvisor, réf : pblot60). Par ex les hôtels Protea (Marriott) sont de bonne qualité et acheter la carte Prokard, vous aurez des nuits gratuites et 50 % de réduction sur la restauration (la carte n’arrivera jamais en France mais vous imprimer ou télécharger le bon). La chaine Tsogo est à voir (Garden court), sinon Booking ou sites locaux…
A noter que la rentrée scolaire est fin Janvier, donc après peu de monde.
Je suis à votre disposition pour toute question de circuits.
Circulation
Location de voiture
Visite JNB et Prétoria
JNB-Nelspruit (Kruger)
Nelspruit-Durban
Durban-Port Elisabeth
Port Elisabeth-George
George-Capetown
Visite région CPT
JNB-Durban
JNB-CPT
JNB- Limpopo-Kruger
Circulation
On roule à gauche (of course) et la vitesse est limitée à 120 kms/h (parfois sur des petites routes !), 100 ou 80 selon. En agglomération 60 voire 40 lorsqu’il y a des dos d’ânes parfois très dur.
Certains grands axes et les périphériques de JNB sont à péage (modeste et avec un tag fourni par loueur qui bipe au passage, facture au retour).
L’essence n’est pas chère, 90 cent/l de 95. On vous sert et lavage du parebrise (pourboire d’une pièce de 2 Rd), espèces ou CB. Il y a des stations partout sauf dans les zones désertiques du nord.
Sur les grands axes, il y a de grands complexes (comme Ultracity de Shell), avec restaurants gras (fastfoods) ou mini superette avec même des plats chauds (pie) et des toilettes parfois un tourniquet d’accès à 2 RD (toujours avoir de la monnaie), idem pour la personne qui va garder votre voiture avec ou sans gilet jaune.
Certaines routes sont un billard, d’autre sont plein d’énormes trous (Potholes) obligeant à ralentir, freiner ou éviter.(Uniquement le nord, nickel au sud).
Pour doubler, c’est assez simple, on vous voit venir, le véhicule ou camion lent se range sur le bas-côté, après vous le remerciez en allumant les feux de détresse. Parfois c’est sportif avec sur une 2 voies, 4 voitures sur le même rang, 2 sur le côté et 2 qui doublent le tout à 120 kms/h voir plus.
Attention il y a des radars partout (même au Kruger), surtout au début et à la fin des agglomérations, des papiers à remplir, une amande à payer au poste de police du coin ou parfois pas de papier, on paye tout de suite (corruption probable), certes l’amende est faible. Il n’y a pas de panneau de fin de limitation de vitesse, donc arnaque à la sortie du village (sinon se fier au panneau de ralentissement dans l’autre sens pour accélérer). Un contrôle en plein désert à 100 kms d’une agglomération est possible. Il y a aussi des radars devant les travaux et même des moyennes calculées entre 2 points voir sur 100 kms de désert (des caméras sur des perches). La surprise au retour, le loueur vous envoie les factures avec majoration bien sûr.
Tout cela ce ne sont que des petits détails, dans l’ensemble on roule bien et au niveau sécurité, jamais eu un seul problème (de jour) même en traversant des villages peu engageants. Bien sur on verrouille les portes et on ne roule pas de nuit ou traversée de townships.
D’où l’intérêt de charger avant de partir hors connexion sur google maps les cartes (wifi parfois lent sur place ou MB limité) et même sans connexion un point bleu apparaitra sur votre carte.
Les routes sont bien indiquées avec nom des villes mais parfois en langue locale.
Les temps de parcours sur google sont fiables.
Voiture de location
Voir les centrales de réservation type Autoescape. (Avis par ex. nbs succursales si pbs)
Inutile de prendre un 4x4 même pour les pistes du Kruger, une boite automatique est un plus pour la conduite à gauche mais nettement plus cher.
Une Toyota Corolla ou équivalent peut suffire mais pas de reprise dans les fortes montées (fréquentes) et donc des dépassements plus difficiles mais au moins on ne fait pas trop d’excès de vitesse.
Bien vérifier l’assurance ou via la CB, car des petits dégâts, parebrise, bas de caisse, ça arrive vite.
Attention prendre une lampe électrique (prise en charge dans le noir à JNB ou CPT). Bien inspecter le véhicule et demander un reçu du constat car souvent il ne vous donne rien et au retour on trouve toujours un petit quelque chose !Oneway possible et gratuit entre JNB et CPT.
Regarder bien sur google où est située la station-service dans les échangeurs des aéroports ou à proximité pour faire le plein avant de rendre la voiture (surtout vol tardif CPT).
Itinéraire autour de JNB et Prétoria
A JNB à la sortie : ATM à g et Vodafone à dr pour carte SIM et loueurs à quelques mètres tout droit en traversant la route (inutile de prendre les ascenseurs).
Même s’il est possible de faire d’emblée de la route, ce n’est pas raisonnable en descendant de l’avion le matin : fatigue, retard de l’avion…Il est préférable de passer la journée à JNB (musée apartheid, traversée du centre-ville sauf le Dimanche, centre commercial de luxe de Sandton) ou/et aller directement à Prétoria visiter la ville (parking souterrain près de l’opéra) et parlement.
Nuit à Sandton (ce n’est pas l’Afrique, hôtels chers) ou mieux à Hatfield (banlieue universitaire de Prétoria, hôtel Protea et bars et restaurants à côté) cela permet de prendre plus facilement la N4-Nellsprut-Kruger ou la N1 Nord le lendemain. Pour le Sud, N1-Bloemfontein, N4 Est-Pilanesberg park, N3-Drakensberg (N1 Sud, N3 Sud) coucher à Randburg ou Bedfordview (Mercure-Accor) pas cher.
Pour un grand repos champêtre il y a le luxueux African Pride Irene pride à Irene (avec la carte Prokard)
Liaison JNB-Nelspruit (Kruger)Pour ceux qui veulent avancer tout de suite on peut coucher à 2h de route à Witbank (Emalahleni), hôtel Protea, ville minière mauvaise idée.
Le lendemain frais et dispo, direction l’autoroute N4 jusqu’à Belfast , après ça se complique et plus lent (d’où l’intérêt de faire ce trajet à J+1)
Soit vous continuez tout droit vers la grande ville de Nelspruit pour rejoindre le Kruger ou autre lieu.
Mais si vous avez le temps et si la météo est favorable, monter par la R540 par Belfast, Dullstroom, Lydenburg (pause déjeuner à Ocean basket, une chaine fiable que l’on rencontre partout, sushis, salades, seafood…) puis le magnifique col Long Tom par la R37 jusqu’à Sabie. Faites un petit détour par la route goudronnée mais à trous , à gauche avant le pont vers la chute d’eau Lone creek fall** la plus belle (péage) inutile de faire les autres sauf si vous avez le temps, ensuite continuer jusqu’à un hôtel hors du Kruger (pour visiter le coin) ou à l’entrée du Kruger (Protea Kruger park) ou dans le parc (avant la fermeture) mais vous payer un jour de plus.
Une journée supplémentaire permet de visiter la région : col et aller et retour à Pilgrim’s rest, quelques bâtisses historiques (décevant pour un européen), les autres chutes… et les 2 incontournables : Bourke’s Luck potholes et la vue sur le canyon de Blyde (on est sur un plateau) (les autres sites sans interet) puis redescente vers la plaine pour la nuit, soit en faisant demi-tour ou en continuant par le détour en U par la magnifique R36-R527 pour rejoindre les champs de mangues. Beau resort un peu cher de Blyde river canyon lodge, idyllique, out of Africa le soir, mais salle de bains nulle.
Pour le Kruger entrée où vous voulez, calculer bien vos distances (vitesse limitée, radar), ce n’est pas forcement sur les pistes que vous voyez les bêtes route Gate Kruger- Crocodile river est la plus chanceuse. Pour les plus pressés on peut faire Hazeyview-Crocodile river (aller -retour) ou aller puis sortie jusqu’à Nelspruit dans la journée. Nelspruit sans intérêt, grand centre commercial Riverside mall. (Ne pas coucher là, mauvais Mercure et SUN1)
Liaison Nelspruit-Durban
La question fréquente est comment rejoindre le Kwazulu-Natal ? 2 possibilités en 2 jours minimum:
- Traversée dans la journée du Swaziland, mais autorisation et supplément du loueur et taxe d’entrée, beau col R40 jusqu’à Pigg’s peak ou direct Crocrodile river-R670. Sortie sud à Lavumisa, vérifier heures de fermeture (17.30 ?). Ils ont aussi des radars.
- Contourné le Swaziland, faisable dans la journée mais pour avoir moins de route je vous propose de ne pas coucher la dernière nuit dans le Mpumalanga oubà Nelspruit mais de continuer au sud par la R38 vers Barbeton ( 2 * mais très déçu, ne vaut pas le petit détour surtout si vs descendez vers le Cap, il y aura mieux), continuer la R38, beau col et dans la descente à droite coucher au Dawson Game and Truit lodge, un vrai bijou, 3 kms de piste sans pb, casser votre tirelire ça vaut le coup mais tout est compris. Le lendemain vous aurez que 5 h de route bien roulante (parfois 120 km/h) par la R541-Lochhiel, la N17 ouest puis la R33 vers Amsterdam pour rejoindre la N2, Piet Retief (eMkhondo), nouveau c commercial au sud à l’européenne, essence ou à Pongola. (On pourrait faire étape à Piet mais que du bas de gamme). On rejoint ceux qui ont traversé le Swaziland. Nuit où vous voulez, à Josini un beau resort de luxe ou à Mkuze un lodge (Mpetit). Ensuite libre à vous d’organiser votre séjour dans le coin : St Lucia, Hluhluwe game reserve (double emploi avec le Kruger) .
Le lendemain : descente rapide par la N4 qui devient autoroute. On peut jeter un œil à la plage à Ballito (restaurant Ocean basket avec vue mer) puis visite et traversée de Durban ou on shunte par la route des 1000 collines R614 jusqu’à Pietermaritsburg.
Retour vers JNB ( voir trajet JNB-Durban dans l’autre sens) ou aéroport ou si vous avez le temps je vous conseille de traverser l’ex Transkai d’une grande beauté pour vous rendre au Sud.
Plutôt que coucher à Durban , cher et la nuit on s’enferme, continuer pour remonter par l’autoroute qui monte fort vers Pietermaritsburg (à voir, au minimum traversée) et coucher à Hilton (sortie 94) au Protea, bel ensemble british Tudor. Demain continuer vers le Nord : Champagne castle, Golden gate-JNB ou circuit suivant :
Liaison Durban-East London-Port Elisabeth
Jonction d’un voyage région Kwazulu-Natal, Drakensberg vers Eastern cap et Capetown.
Plutôt que prendre l’avion, et si vous avez le temps ce parcours est très beau, il peut se faire en un minimum de 2 jours, voire plus si vous le souhaitez.
J1 : Route directe côtière jusqu’à Port Edward rapide, autoroutière au début mais n’a aucun intérêt (sans vue sur la mer), permet d’aller rapidement à Mthata ou sur la côte (Port St John’s).
Je vous conseille plutôt de commencer à Howick (village, chute d’eau) et de prendre la magnifique route 617 jusqu’à Underberg (roulante avec des zones à trous) avec des vues panoramiques sur la montagne du Drakensberg Sud (plus facile que de visiter la zone centrale ou Nord où il faut faire des allers et retours, pas de routes transversales goudronnées).
Possibilité de séjour à Underberg : des resorts au confort moyen mais au pied des montagnes comme Garden Castle (en Janvier-Février, parfois orages et vue bouchée)
Continuer la 617 jusqu’à Kokstad où on rejoint la route directe N2 venant de Durban.
Au sud de la ville grande station-service avec toilettes, fast Food et mini supermarché car aucune restauration dans le coin.
La N2 ensuite est neuve sans trous, bien roulante, limitée à 100 kms avec des zones de dépassement. On n’a pas le temps de s’ennuyer car les sauts de puce de vallons en vallons bien vert sont magnifiques avec vue sur la montagne, camions lents à doubler.
A Mthata, l’Afrique bouillonnante, photos de la voiture. Au sud de la ville le Garden court de la chaine Tsogo est un grand confort, moderne avec toutes les facilités.
Pour les moins pressés, on peut faire un détour à Port St John’s soit à partir de Port Edward (R61) ou au sud de Kokstad (goudronnée) mais trous, mais la vie villageoise est intense avec de nombreuses habitations dont des Rondavelles (huttes). Si vous passez en début d’après-midi, tout le long vous rencontrez des écoliers en uniforme.
Port St John’s n’est pas recommandé par le site du ministère des affaires étrangères (jamais eu de pb) dans le doute aller au sud au magnifique resort de Umgazi river, une perle, vue sur un petit lagon et des dunes au bord de la mer, un régal (petite route un peu abimée mais sans pb). Ensuite on rejoint facilement Mthata par la R61 ouest.
De Mthata à East London, la route est plus roulante (100 voire 120) avec zones de dépassement, mais zone de travaux et traversée de villages comme Butterworth. Seule pause possible l’Ultracity Shell du pont de Great Kei bridge.
Selon vos désirs coup d’œil à la West Coast à Coffee Bay mais long aller-retour ou mieux à Kei mouth et Morgan Bay (ne pas prendre le raccourci non goudronné mais la roulante sans trous R349 sur 45 kms). Coup d’œil à la plage de Kei mouth et petit chemin, direction ferry pour voir l’embouchure de la rivière Kei. Rejoindre Morgan en faisant demi-tour, tourner à 8 kms au niveau de l’avion rose ! (et non pas le raccourci non pavé). Hôtel resort Morgan bay avec vue mer, recommandable, pas grand-chose d’autres sauf pour les routards.
Nuit J1 : Mthata/ Port St John’s/ Morgan ou Gonubie. A East London au bord de mer (moche) Garden court et Protea (uniquement pour la nuit et pas de balade nocturne…)
J2 : N2 roulante devenant autoroute qui évite East London et continue jusqu’à King William Town.
East London sans intérêt, on peut néanmoins en voiture voir le bord de mer et prendre Oxford st jusqu’à l’échangeur nord (grand centre commercial à l’européenne).
La N2 devient à 2 ou 3 voies mais toujours roulante, paysage de vallons et de bush.
Arrêt obligatoire à Grahamstown, car belle petite ville universitaire avec charmants monuments, balade à pied sans pb, resto voire hôtels ou B&B. Pour ceux qui n’ont pas vu d’éléphants le parc national est à faire (attention à partir de la N2 , quelques raccourcis sont non goudronnés mais possible en 2x2)
La N2 jusqu’à Port Elisabeth est très roulante et devient autoroute. Centre-ville moche et peu recommandable. Autoroute défigurant la vue sur mer, poursuivre sur Summerstrand pour trouver tous les hôtels d’étape : Protea, Garden court...Un mini centre style Coronado, balades à pied possible le long de la mer.
Liaison Port Elisabeth-Capetown
peut se faire en 2 jours mais il y a plein d’étapes possibles et à partir de George plusieurs options de route (ou une boucle à partir de CPT).
J1 : Port Elisabeth- George ou environ
Route très roulante pratiquement à 120 kms/h de moyenne jusqu’au pont de Bloukrans bridge (essence, restauration, point de vue bof). Attention à partir de là votre moyenne va chuter, villes, point de vue jusqu’à George. Plein de chose à voir avec étape possible : baie de Plettenberg, parc national de Tsitsikamma, village hypertouristique de Knysna avec sa marina, point de vue The Head à l’embouchure du lagon. Nbs hôtel et B&B (Protea sur la marina), à Wilderness au rd point station Caldex, prendre à g point de vue sur la mer puis ensuit à la fin de la magnifique montée, ralentir, file de g car un mini parking ne prévient pas et pourtant ça vaut la pause pour une photo panoramique. Descente et remontée dangereuse dans le vallon puis on rejoint George (C commercial mall)ou on prend l’autoroute.
Nuit possible à Knysna (Protea), George (Protea King George) ou à Oudtshoon le Protea pas cher ou celui de Mossel bay.
J2 : Région George-Région Capetown
2 choix, ou boucle aller-retour si vous partez et revenez de CPT
- La roulante N2 jusqu’à Swellendam (à traverser, restaurants) puis direct région du Cap ou aller-retour cap des aiguilles (pas mal, sauvage, ciel lumineux et radar, la vrai pointe de l’Afrique) ou/et Hermanus puis superbe route côtière R44(habitat de pingouins peu touristique par rapport à Simon’s town)
- Montée par le splendide col Outeniqua (N12), Oudtshsoorn puis la magnifique route 62 jusqu’à Montagu. (N’essayez pas d’aller à Prince Albert par le col Swartberg, somptueux mais pas facile en 2x2 (je l’ai fait !). La 62 est roulante jusqu’à Montagu, jolie village.
Pour ceux qui vont vers Worcester, Tulbagh soit la belle route plus longue R318 puis N1 plutôt que la pénible R60 via Robertson, peu roulante, pas de dépassement et camions.
Il est préférable après les gorges du Kogmanskool pass (travaux, sens alterné) de tourner à g et de revenir sur Swellendam et de choisir les options du premier choix : Cap des Aiguilles, Hermanus ou direct. Ensuite toute les routes sont belles (voir environ de CPT)
Région du Cap
Je conseille de séjourner à Stellenbosch, bien central, petite ville universitaire avec un centre animé le soir, plein de restaurants et on peut circuler à pied et parking si vous logez à l’extérieur (Protea) ou un B&B en centre-ville comme le Rusthuiz Guest house (testé). Selon vos humeurs et la météo vs pourrez choisir chaque jour vos excursions.
Certains préfèrent la mer à Camps bay mais moins pratique pour circuler notamment le soir (ici on se déplace en voiture). Sur le waterfront :cher mais moins que d’autres : Protea Waterfront Breakwater, dans une université ! parking gratuit.
Excursions : Capetown : centre-ville, parking clos près Grand parade, faisable à pied de jour Waterfront y compris le soir (mais on ne sort pas de la zone à pied, nbs parkings). Signal hill, point de vue au coucher du soleil aussi bien qu’à Table mountain, queue longue !
Tour de la presqu’ile : Hout bay , Chapmans’peak dr, route en corniche à péage, le Cap de bonne espérance, Simon’s town, Muizenberg (éviter le week end), Constantia, Jardin botanique : kirstenbosch à voir absolument, route des vins : Stellenbosch, Franschhoek et col de la R45, A Paarl le col Du toitskloof par la R101 et non pas l’autoroute (accès difficile à trouver dans Paarl, village de Tulbagh (nbs B&B sympa par le Bain’s koof pass (r301)), un aller-retour à Ceres par la R46 pour la vue des gorges du Michael pass.
JNB-Durban
Route N3 voire autoroute facile, mais difficilement à faire dans la journée. Si vous partez direct de JNB sans pause le premier jour, les points d’arrêt possible sont Clarens (N3-R26) (Protea très bien, jolie village) ou sur la N3 l’hôtel-motel Protea Melrose près d’une station-service et fastfood et annulable si retard…
La question importante est que voir en route ? Le stop à Clarens permet de traverser le lendemain le magnifique golden gate (gratuit) puis d’aller au Mont aux sources par la R74.
Il faut savoir que la visite du Drakensberg est difficile car pas de route transversale goudronnée donc des allers et retours, faire donc des choix : Mont au Sources et Champagne (Winterton-R600) sont suffisant. A noter le restaurant-centre d’artisan Thokozisa (R600) ensuite descente autoroutière rapide jusqu’à Howick (belle chute d’eau) et nuit au Protea à Hilton (les hôtels sont trop chers dans le Drakensberg). Attention en été austral souvent orages et pas de visibilité ! Visite de Pietermarisburg, Durban (bof).
Poursuite vers le Nord via R614 (route des 1000 collines) ou par Durban.
Pour le sud vers East London, prendre à Howick la R617 aussi belle que le Drakensberg nord (voir trajet Durban-East London)
JNB-Capetown
Utile pour faire un oneway ou un retour rapide (boucle)
Route N1 rapide mais longue et rien à voir et 1400 kms (14 h de route) quand même.
Si ça vous tente, arrêt possible à Bloemfontein (un peu juste à partir de l’aéroport), nbs hôtels, Protea, c commercial dans le centre, tour de ville en voiture uniquement.
Beaufort west, un beau lodge : Lemoenfontein Game lodge
Worcester : un mauvais Protea
Il est donc préférable de prendre un itinéraire plus touristique si on a le temps :
Premier détour : N3-Harrismith-Mont aux sources (Hotel Protea Melrose)-Golden park (Clarens, Protea hotel) puis rejoindre Bloemfontein par R26-N8 ou contourner le Lésotho par R26 pour rejoindre la N6 jusqu’à East London (voir trajet East London-Port Elisabeth-George-Capetown)
Le mieux : Nuit à Bloemfontein puis N9 jusqu’à Graaff reinet , jolie ville, un superbe hôtel : le Drosdy et n’oubliez pas le coucher de soleil au sommet de la vallée de la désolation.
Ensuite poursuite jusqu’à George et/ Oudtshoom (Nuit), un aller et retour vers Knysna, ou à partir de Graaf Reinett direction Cradock , Addo elephant et Grahamstown
Ensuite voir trajet George-CPT
JNB-Kruger Nord
Coucher à Prétoria J1 (Hasfield, Protea), N1 roulante jusqu’au Zimbabwe. Pause possible en route : avant Pietersburg : Protea Polokwane ranch resort.
Option aller jusqu’à Messina puis retour R508 pour voir des Baobabs, (peu) puis R525 vers Kruger
Si non à partir de Pietersburg (Polokwane) route lente vers Tzaneen (jolie, tropical, thé). Un lodge moyen : Coach House puis raccourci descente vers Kruger.
Bonjour,
Nous partons le 19 avril pour 5 semaines en afrique du sud, nous sommes un couple de sexagenaires habitués a voyager par nos propre moyens .notre circuit ira du cap a johanesbourg en passant par le swaziland et bien sûr le Kruger.Nous avons reservé 5 jours au cap et les dernières étapes de notre circuit.Malelane,5 nuits au kruger, phalaborwa et graskop.le reste se fera au gré de nos envies.😎
Maintenant le plus difficile: réserver la voiture et là je m'adresse à ceux qui ont l'habitude car j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'arnaque à la location de voiture en AFS.
nous préferons éviter si possible les intermediaires( carigami, rental.cars...) mais sur les sites des loueurs( avis, budget..) il est impossible de louer plus de 30 jours.
si je loues 2 voitures differentes chez le même loueur(une pour les 5 jours au cap puis une pour les 30 jours suivant que je rendrais johanesbourg) .va t il encaisser 2 fois la caution?
avez vous un loueur à me conseiller?
merci d'avance pour vos conseils
Annie
Bonjour à tout les connaisseurs de l'Afrique du sud,
Nous (couple 53 et 47 ans, naturalistes, ayant l'habitude de voyager en solo) nous rendrons en Afrique du sur cet été du 20 juillet au 24 aout (de jo' bourg à Jo' bourg), nous souhaiterions faire un tour le plus complet (diversité de milieux naturels) en louant une voiture pour toute la durée du séjour. Nous souhaitons faire beaucoup de nature, d'observations de mammifères et d'oiseaux et comptons faire du camping pour réduire les frais. Nous ne sommes pas fanatiques des grandes villes, sauf si elles sont vraiment incontournables. Aussi j'ai quelques questions auquelles, j'espère, vous pourrez m' éclairer. Je sais que l'on trouve "des" réponses dans le lonely mais j'aime bien les avis des voyageurs connaissant bien le pays.
Est ce indispensable de louer un 4*4 (à priori non mais dites moi) Quel sera le climat en hiver australe (température et ensoleillement/pluie) Trouves t' on sur place un kit camping ? à louer ou à acheter ? en particulier tente, matériel de cuisine (nous prendrons nos duvets) existe t il une carte ou un site qui réportorie les campings municipaux et privés ? peut on camper à moindre coût dans les games park ? est il nescessaire de réserver les places de camping dans les parcs (en particulier le Kruger) en été ? peux t' on acheter la carte d'entrée des parcs (je ne sais plus son nom) à l'aeroport ? à l'entrée des parcs ? sur internet ou faut il se rendre en ville ? moins important : les voitures sont elles équipées d'alume cigare (pour recharger les appareils électroniques) ou de prises et /ou as ton accès à l'electricité dans les campings. trouves t'on facilement des free wifi ? et /ou des cartes locales pour téléphone?
Et maintenant quels sont vos coup de coeur ? quels parcs les plus "sauvages", quelles arnaques à éviter (par exemple quel parc/zoo à éviter ?) vos conseils...
Merci pour vos réponses. Yann et Anne
Nous (couple 53 et 47 ans, naturalistes, ayant l'habitude de voyager en solo) nous rendrons en Afrique du sur cet été du 20 juillet au 24 aout (de jo' bourg à Jo' bourg), nous souhaiterions faire un tour le plus complet (diversité de milieux naturels) en louant une voiture pour toute la durée du séjour. Nous souhaitons faire beaucoup de nature, d'observations de mammifères et d'oiseaux et comptons faire du camping pour réduire les frais. Nous ne sommes pas fanatiques des grandes villes, sauf si elles sont vraiment incontournables. Aussi j'ai quelques questions auquelles, j'espère, vous pourrez m' éclairer. Je sais que l'on trouve "des" réponses dans le lonely mais j'aime bien les avis des voyageurs connaissant bien le pays.
Est ce indispensable de louer un 4*4 (à priori non mais dites moi) Quel sera le climat en hiver australe (température et ensoleillement/pluie) Trouves t' on sur place un kit camping ? à louer ou à acheter ? en particulier tente, matériel de cuisine (nous prendrons nos duvets) existe t il une carte ou un site qui réportorie les campings municipaux et privés ? peut on camper à moindre coût dans les games park ? est il nescessaire de réserver les places de camping dans les parcs (en particulier le Kruger) en été ? peux t' on acheter la carte d'entrée des parcs (je ne sais plus son nom) à l'aeroport ? à l'entrée des parcs ? sur internet ou faut il se rendre en ville ? moins important : les voitures sont elles équipées d'alume cigare (pour recharger les appareils électroniques) ou de prises et /ou as ton accès à l'electricité dans les campings. trouves t'on facilement des free wifi ? et /ou des cartes locales pour téléphone?
Et maintenant quels sont vos coup de coeur ? quels parcs les plus "sauvages", quelles arnaques à éviter (par exemple quel parc/zoo à éviter ?) vos conseils...
Merci pour vos réponses. Yann et Anne
Et voilà, de retour de notre petite escapade au Parc Krüger, je me lance dans la rédaction de mon premier carnet de voyage !!!
Tout a commencé à l’automne dernier quand j’ai demandé à notre fils de 27 ans ce qu’il aimerait faire comme week-end avec nous (eh oui! On essaie par tous les moyens de se l’approprier encore un peu). Et voilà qu’il nous répond, le zoo de Beauval, il a toujours aimé les animaux… alors moi, les zoos, pas du tout mon trip. Depuis quelques temps mon mari a une idée qui lui trotte dans la tête : faire un safari photo en Afrique.
Ni une, ni deux, je regarde les billets d’avion et waouh, Paris / Johannesburg avec British Airways à 480€. Coup de téléphone au fiston, « ça te dit un safari en Afrique du Sud en Mai prochain ?» son « oui, pourquoi pas !» vaut un super, génial, trop top… Le lendemain, les billets étaient pris pour une petite semaine fin Mai 😏.
Et c’est là que les choses se compliquent, après avoir acheté 2 guides touristiques (eh ! oui, je sais, je suis encore à la vieille école) qui se contentent de quelques pages sur le Parc Krüger, je me penche sur Internet et plus particulièrement sur le site de Voyage Forum. J’avais ouvert un compte depuis quelques années mais je n’y participais pas et n’y allais que très rarement. Et là, ce fut une révélation pour moi… J’ai dévoré les carnets de voyage sur l’Afrique du Sud et plus particulièrement sur le Parc Krüger. Que d’informations, que de conseils, que de vécu…🙂
Bon, après avoir fait une synthèse des informations, nous avons établi notre programme et réservé sur le site Sanparks comme suit : 5 nuits dans le parc Krüger (Berg en Dal, Lower Sabie, Satara, Olifants, Orpen) et une nuit à Graskop. Pour notre premier séjour, nous avons privilégié des Rest Camps avec toutes les commodités, je ne me voyais pas dormir sous une tente sur le toit de la voiture…🙁
Un grand merci à tous les forumeurs qui m’ont aidé (même sans le savoir) à préparer ce superbe voyage.
Pour lire la suite sans les commentaires des uns et des autres, suivez le lien
Tout a commencé à l’automne dernier quand j’ai demandé à notre fils de 27 ans ce qu’il aimerait faire comme week-end avec nous (eh oui! On essaie par tous les moyens de se l’approprier encore un peu). Et voilà qu’il nous répond, le zoo de Beauval, il a toujours aimé les animaux… alors moi, les zoos, pas du tout mon trip. Depuis quelques temps mon mari a une idée qui lui trotte dans la tête : faire un safari photo en Afrique.
Ni une, ni deux, je regarde les billets d’avion et waouh, Paris / Johannesburg avec British Airways à 480€. Coup de téléphone au fiston, « ça te dit un safari en Afrique du Sud en Mai prochain ?» son « oui, pourquoi pas !» vaut un super, génial, trop top… Le lendemain, les billets étaient pris pour une petite semaine fin Mai 😏.
Et c’est là que les choses se compliquent, après avoir acheté 2 guides touristiques (eh ! oui, je sais, je suis encore à la vieille école) qui se contentent de quelques pages sur le Parc Krüger, je me penche sur Internet et plus particulièrement sur le site de Voyage Forum. J’avais ouvert un compte depuis quelques années mais je n’y participais pas et n’y allais que très rarement. Et là, ce fut une révélation pour moi… J’ai dévoré les carnets de voyage sur l’Afrique du Sud et plus particulièrement sur le Parc Krüger. Que d’informations, que de conseils, que de vécu…🙂
Bon, après avoir fait une synthèse des informations, nous avons établi notre programme et réservé sur le site Sanparks comme suit : 5 nuits dans le parc Krüger (Berg en Dal, Lower Sabie, Satara, Olifants, Orpen) et une nuit à Graskop. Pour notre premier séjour, nous avons privilégié des Rest Camps avec toutes les commodités, je ne me voyais pas dormir sous une tente sur le toit de la voiture…🙁
Un grand merci à tous les forumeurs qui m’ont aidé (même sans le savoir) à préparer ce superbe voyage.

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Bonjour Je me rends en AFS en Juin/Juillet pour la coupe du monde de foot. Je désirerais louer une voiture car
je trouve que pour moi c'est la meilleure solution pour visiter entre les matchs. J'ai trouvé un loueur Autoescape.
Je voudrais savoir si les déplacements en voiture posent des problèmes particuliers en AFS. Par avance merci
pour vos renseignements.
Bonjour, je pars en voyage de noces mi-avril avec ma femme une semaine en Afrique du Sud et puis quelques jours aux Seychelles. J'ai réservé une voiture chez Europcar mais je viens de me rendre compte en visionnant les avis sur gµµgle que l'agence prélève des sommes non justifiées après restitutions. Je souhaiterais avoir vos avis afin de changer ou non de loueur (annulation gratuite jusqu'à 48h avant la prise de location).
Merci d'avance
Olivier
Merci d'avance
Olivier
Bonjour à toutes et à tous !
Ayant déja bien étudié la question sur differents guides (routards etc..), aprés avoir parcouru pas mal de discussion sur le sujet ici ou ailleurs je reste sur un probleme de taille.
Nous partons a 2, dans un mois au Cap, avec comme projet de remonter l'afrique du sud en voiture jusque J'bg.
Je me suis donc renseigné sur les conditions de locations (permis internationales, les pb assurances etc...).
Je passe donc sur le site hertz.co.za et trouve une offre pour 12 jours a 322E payable de suite comprenant km illimité, l'autorisation de passage au lesotho, le second conducteur. Quand au conditions d'assurance, celle ci comprennent :Collision Damage Waiver Included Theft Protection Waiver Included Super Waiver Included Tourism Levy Included Airport Or Location Surcharge
dans les charges supplémentaire on a : Contract Fee 43.86 1 Additional Driver @ 175.44 175.44 OneWay Drop Charge 438.60 VAT 92.11
Par la suite, je vais chez avis et fait également un devis pour le meme type de prestation. Ce dernier etant a 382 E je decide de pencher mes recherches sur Hertz. (les garantie chez avis sont les suivantes : Pay nowPay laterLocal Tax (TAX)XXCollision Damage Waiver* (CDW)XXTheft Protection* (TP)XXRental Contract Fee/VRFXXLocation Surcharge/Tourism LevyXXOne way fee (666 ZAR)
Chez Hertz.fr, je fais la meme recherche et trouve la "meme" offre a 258E ! les garanties offertes sont les suivantes :
Supplément Local Rachat partiel de franchise en cas de collision SUPER CDW Garantie vol Taxe tourisme Frais d'abandon Kilométrage estimé TVA Illimité kilomètres inclus gratuits Il faudras rajouter sur place le tarifs pour le second conducteur (179ZA).
Premiere question : est-ce que le "super cover" est necessaire a prendre, si oui quelqu'un a t il une idée du coup parcequ'impossible a trouver sur le site de hertz france. Comment expliquer la difference de pris ? (j'ai envoyé un mail a hertz france pour savoir si cela s'expliquer par l'autorisation de passage au lesotho qui ne serait pas compris).
Cela étant, mon dilemme ne s'arrete pas la. Aprés mes differentes lectures, il ressort que beaucoup de voyageurs semble avoir eu des probleme avec Hertz (surfacturation a la fin etc...) Est-ce vraiment une société a eviter ? Les retours sur Avis sont plutot meilleurs, qu'en est il réelement ? Je viens d'avoir Avis au téléphone, la caution est de 205 E avec une garantie au tier (brie de glasse, vol inclus). Je penche franchement pour eux, car je trouve que ca a le merite d'etre claire (?)
En sachant que nous n'avons ni Visa premier, ni mastercard gold, qu'elle type d'"option" a suscrire me conseilleriez vous ?
Ayant déja bien étudié la question sur differents guides (routards etc..), aprés avoir parcouru pas mal de discussion sur le sujet ici ou ailleurs je reste sur un probleme de taille.
Nous partons a 2, dans un mois au Cap, avec comme projet de remonter l'afrique du sud en voiture jusque J'bg.
Je me suis donc renseigné sur les conditions de locations (permis internationales, les pb assurances etc...).
Je passe donc sur le site hertz.co.za et trouve une offre pour 12 jours a 322E payable de suite comprenant km illimité, l'autorisation de passage au lesotho, le second conducteur. Quand au conditions d'assurance, celle ci comprennent :Collision Damage Waiver Included Theft Protection Waiver Included Super Waiver Included Tourism Levy Included Airport Or Location Surcharge
dans les charges supplémentaire on a : Contract Fee 43.86 1 Additional Driver @ 175.44 175.44 OneWay Drop Charge 438.60 VAT 92.11
Par la suite, je vais chez avis et fait également un devis pour le meme type de prestation. Ce dernier etant a 382 E je decide de pencher mes recherches sur Hertz. (les garantie chez avis sont les suivantes : Pay nowPay laterLocal Tax (TAX)XXCollision Damage Waiver* (CDW)XXTheft Protection* (TP)XXRental Contract Fee/VRFXXLocation Surcharge/Tourism LevyXXOne way fee (666 ZAR)
Chez Hertz.fr, je fais la meme recherche et trouve la "meme" offre a 258E ! les garanties offertes sont les suivantes :
Supplément Local Rachat partiel de franchise en cas de collision SUPER CDW Garantie vol Taxe tourisme Frais d'abandon Kilométrage estimé TVA Illimité kilomètres inclus gratuits Il faudras rajouter sur place le tarifs pour le second conducteur (179ZA).
Premiere question : est-ce que le "super cover" est necessaire a prendre, si oui quelqu'un a t il une idée du coup parcequ'impossible a trouver sur le site de hertz france. Comment expliquer la difference de pris ? (j'ai envoyé un mail a hertz france pour savoir si cela s'expliquer par l'autorisation de passage au lesotho qui ne serait pas compris).
Cela étant, mon dilemme ne s'arrete pas la. Aprés mes differentes lectures, il ressort que beaucoup de voyageurs semble avoir eu des probleme avec Hertz (surfacturation a la fin etc...) Est-ce vraiment une société a eviter ? Les retours sur Avis sont plutot meilleurs, qu'en est il réelement ? Je viens d'avoir Avis au téléphone, la caution est de 205 E avec une garantie au tier (brie de glasse, vol inclus). Je penche franchement pour eux, car je trouve que ca a le merite d'etre claire (?)
En sachant que nous n'avons ni Visa premier, ni mastercard gold, qu'elle type d'"option" a suscrire me conseilleriez vous ?
Bonjour,
J'ai besoin d'un peu d'aide, je vous décris le pb : en novembre dernier, à la fin d'un magnifique circuit en Afrique du Sud, nous avons loué une voiture 3 jours au Cap. J'ai un peu éraflé l'enjoliveur sur un trottoir pendant ces 3 jours. Au moment de rendre la voiture, le loueur veut me faire signer un papier comme quoi l'enjoliveur est cassé, on discute et on transige pour éraflé. Malheureusement, conne que je suis, pas de photo et pas de double du papier. 3 mois plus tard... une jolie facture de 2000 rands, soit 200 euros pour enjoliveur cassé et parce-choc endommagé. Je tombe des nues, conteste et propose sur base de ma bonne foi le remboursement de l'enjoliveur, soit 500 rands, note que je trouvais déjà salée. Fin de non-recevoir, E.....ar me menace d'action en justice et de m'inscrire sur un site appelé Transunion. A la limite, Transunion je m'en tape, ce serait un fichier des mauvais payeurs anglo-saxons avec pour seuls pays correspondants en Europe la Croatie et la Russie. Mais je m'interroge sur la réalité de la menace de l'action en justice, est-ce qu'un loueur entamerait réellement des actions très chères pour récupérer 200 euros à l'autre bout du monde ? Quelqu'un serait-il assez gentil pour me guider un peu ? En tout cas, je serai plus prudente la prochaine fois....
J'ai besoin d'un peu d'aide, je vous décris le pb : en novembre dernier, à la fin d'un magnifique circuit en Afrique du Sud, nous avons loué une voiture 3 jours au Cap. J'ai un peu éraflé l'enjoliveur sur un trottoir pendant ces 3 jours. Au moment de rendre la voiture, le loueur veut me faire signer un papier comme quoi l'enjoliveur est cassé, on discute et on transige pour éraflé. Malheureusement, conne que je suis, pas de photo et pas de double du papier. 3 mois plus tard... une jolie facture de 2000 rands, soit 200 euros pour enjoliveur cassé et parce-choc endommagé. Je tombe des nues, conteste et propose sur base de ma bonne foi le remboursement de l'enjoliveur, soit 500 rands, note que je trouvais déjà salée. Fin de non-recevoir, E.....ar me menace d'action en justice et de m'inscrire sur un site appelé Transunion. A la limite, Transunion je m'en tape, ce serait un fichier des mauvais payeurs anglo-saxons avec pour seuls pays correspondants en Europe la Croatie et la Russie. Mais je m'interroge sur la réalité de la menace de l'action en justice, est-ce qu'un loueur entamerait réellement des actions très chères pour récupérer 200 euros à l'autre bout du monde ? Quelqu'un serait-il assez gentil pour me guider un peu ? En tout cas, je serai plus prudente la prochaine fois....
Bonjour
J'ai un billet d'avion pour Johanesbourg (Afrique du Sud) du 28 janvier au 22 février 2012.
Nous avons l'intention de louer une voiture pour nous rendre en Namibie.
Es-ce possible avec une voiture normale en cette saison ?
Si oui, le passage de frontière présente-t-il un problème avec le loueur si l'on passe par auto escape ou europe auto ou BSP auto ?
Es-t-il possible de se rendre aux chutes Victoria avec retour a Johanesbourg par le Botswana ?
En gros, Johanesbourg - Namibie - Chutes Victoria - Johanesbourg, es-ce possible en voiture et camping ?
Un grand merci
après avoir déjà parcouru plusieurs Forum sur le sujet (location de voiture / AFS), et les qq pbl / soucis évoqués concernant la retenue de la dite caution et sont remboursement, j'ai tjrs du mal à me faire une vrai opinion et faire le choix du loueur...
j'ai déjà qq devis (Europcar, Bidvest, Avis), hotmis l'apect purement PRIX et prestations etc...
bas sur vos expériences "récentes" quel compagnie de location conseilleriez vous aujourd'hui ? il y aura 2 location pour 10j chacune, du Cap > PLZ et de DUR>DUR , en Oct-Nov prochain
Cat ~ TOY Corrola ou similaire
Merci d'avance
cdlt/slts
Claude
bas sur vos expériences "récentes" quel compagnie de location conseilleriez vous aujourd'hui ? il y aura 2 location pour 10j chacune, du Cap > PLZ et de DUR>DUR , en Oct-Nov prochain
Cat ~ TOY Corrola ou similaire
Merci d'avance
cdlt/slts
Claude
Bonjour à tous,
je suis en train de "préparer" mon séjour en Afrique du Sud et j'aurai quelques petites questions qui viennent en vrac: je souhaite louer une voiture mais il existe des différences sur l'âge minimal en fonction des sources (ambassade, office de tourisme...): à partir de 23, d'autres indiquent 24 et d'autres 25 ans. J'ai 24 ans, donc je me trouve à cette limite. Je serai vraiment embêté pour ce périple si je ne peux pas louer de voitures. Quelque pourrait'il me renseigner? C'est une loi nationale ou est-ce que ça dépend des agences de location? du coup, si certains d'entre vous ont eu recours à une agence de location et que vous en êtiez satisfait, pouvez-vous m'indiquer son nom je souhaite grimper au sommet de la mythique Table mountain. Une connaissance me l'a vivement recommandé mais m'a dit qu'il fallait être au moins 3 pour certains passages sur le sentier (d'après elle, il y a des panneaux qui indiquent ceci le long de la route; de plus, il semble que certains passages soient vraiment chauds si on est seul). Savez-vous si certaines voies accès ne nécessitent pas d'être 3 (hormis via le téléphérique bien évidemment) je vais certainement effectuer un "wilderness trail (= 3 jours et nuits à pieds avec un ranger; très cher mais l'expérience me tente vraiment) au Kruger, mais il y a plusieurs secteurs possibles. Etant donné le tarif, je préfère ne pas me planter. D'après vous et en fonction de vos expériences, , quel est le meilleur secteur pour ces trails dans cette liste (sachant que je resterai 2 jours de plus pour parcourir la brousse en voiture): Berg-en-Dal rest camp; Skukuza camp; Napi = midway between Skukuza and Pretoriuskop; Nyalaland = on the bank of the Madzaringwe Stream north of Punda Maria, near the Luvuvhu River; Olifants = on the southern bank of the Olifants River, west of the Olifants / Letaba confluence; Sweni Wilderness Trail . Où les paysages sont ils les plus beaux? Où observe t'on le plus d'animaux? l'Afrique du Sud est montré du doigt pour l'insécurité. J'ai eu des témoignages vraiment rassurants à ce niveau donc je ne me fais pas trop de souci. Cependant, il semble que de nombreux vols aient lieu dans les hôtels. Est-ce vrai? Y a t'il des adresses à éviter, à Durban notamment et Capetown? pour les vaccins de maladies dites "tropicales" (palu...), comment faut il procéder? Auprès de son médecin traitant ou faut il passer par un labo spécialisé?
Merci pour vos nombreuses réponses
je suis en train de "préparer" mon séjour en Afrique du Sud et j'aurai quelques petites questions qui viennent en vrac: je souhaite louer une voiture mais il existe des différences sur l'âge minimal en fonction des sources (ambassade, office de tourisme...): à partir de 23, d'autres indiquent 24 et d'autres 25 ans. J'ai 24 ans, donc je me trouve à cette limite. Je serai vraiment embêté pour ce périple si je ne peux pas louer de voitures. Quelque pourrait'il me renseigner? C'est une loi nationale ou est-ce que ça dépend des agences de location? du coup, si certains d'entre vous ont eu recours à une agence de location et que vous en êtiez satisfait, pouvez-vous m'indiquer son nom je souhaite grimper au sommet de la mythique Table mountain. Une connaissance me l'a vivement recommandé mais m'a dit qu'il fallait être au moins 3 pour certains passages sur le sentier (d'après elle, il y a des panneaux qui indiquent ceci le long de la route; de plus, il semble que certains passages soient vraiment chauds si on est seul). Savez-vous si certaines voies accès ne nécessitent pas d'être 3 (hormis via le téléphérique bien évidemment) je vais certainement effectuer un "wilderness trail (= 3 jours et nuits à pieds avec un ranger; très cher mais l'expérience me tente vraiment) au Kruger, mais il y a plusieurs secteurs possibles. Etant donné le tarif, je préfère ne pas me planter. D'après vous et en fonction de vos expériences, , quel est le meilleur secteur pour ces trails dans cette liste (sachant que je resterai 2 jours de plus pour parcourir la brousse en voiture): Berg-en-Dal rest camp; Skukuza camp; Napi = midway between Skukuza and Pretoriuskop; Nyalaland = on the bank of the Madzaringwe Stream north of Punda Maria, near the Luvuvhu River; Olifants = on the southern bank of the Olifants River, west of the Olifants / Letaba confluence; Sweni Wilderness Trail . Où les paysages sont ils les plus beaux? Où observe t'on le plus d'animaux? l'Afrique du Sud est montré du doigt pour l'insécurité. J'ai eu des témoignages vraiment rassurants à ce niveau donc je ne me fais pas trop de souci. Cependant, il semble que de nombreux vols aient lieu dans les hôtels. Est-ce vrai? Y a t'il des adresses à éviter, à Durban notamment et Capetown? pour les vaccins de maladies dites "tropicales" (palu...), comment faut il procéder? Auprès de son médecin traitant ou faut il passer par un labo spécialisé?
Merci pour vos nombreuses réponses
Bonjour à tous,
Je compte visiter le parc Kruger et/ou les réserves privées en Janvier pendant minimum 4 jours.
Sans voiture et voyageant seule, croyez-vous que c'est possible ? Bien entendu, je suis prête à me joindre à un groupe une fois sur place dans le parc pour faire les visites avec un guide et je sais qu'une réservation est indispensable à cette période de l'année. Je pense prendre un vol depuis Le Cap ou Durban, je ne sais pas encore.
Ou alors me conseillez-vous de chercher une agence qui propose des forfaits depuis Johannesbourg ou ailleurs ?
Merci par avance
Je compte visiter le parc Kruger et/ou les réserves privées en Janvier pendant minimum 4 jours.
Sans voiture et voyageant seule, croyez-vous que c'est possible ? Bien entendu, je suis prête à me joindre à un groupe une fois sur place dans le parc pour faire les visites avec un guide et je sais qu'une réservation est indispensable à cette période de l'année. Je pense prendre un vol depuis Le Cap ou Durban, je ne sais pas encore.
Ou alors me conseillez-vous de chercher une agence qui propose des forfaits depuis Johannesbourg ou ailleurs ?
Merci par avance
Bonjour,
Je vous écris concernant certaines pratiques frauduleuses rencontrées chez AVIS - BUDGET.
J'ai réservé et payé en ligne une location de voiture en Afrique du sud (Cap Town).
Le Tarif de 790 euros pour 15 jours comprenait : - le kilométrage illimité - les frais de retours dans une autre agence - les assurances - le rachat de franchise en cas d'accident - les taxes locales - la participation aux couts d'immatriculation - le rachat de franchise.
Je ne devais payer sur place que les services optionnels, à savoir : la location du GPS et le conducteur supplémentaire, le tout pour 1900 Zar La prise en charge du véhicule a été très rapide. On m'a juste demandé de présenter mon permis de conduire et ma carte bleue et de signer sur un petit écran IPAD pour confirmer ma location et de renseigner mon email. Et que j'allais recevoir le contrat plus tard (que je n'ai jamais reçu). Un mois après le retour du véhicule, j'ai découvert que j'allais être débité de 615 euros supplémentaires pour des assurances que je n'avaispas demandé. Ce qui veut dire que je paye plus d'assurance que de location de voiture. Cela n'a pas de sens !!!
Mais jamais, la personne du guichet m'a proposé une souscription d'assurance complémentaire. On ne m'a rien remis en échange et on ne m'a parlé de rien, surtout pas d'assurances supplémentaires ou de frais supplémentaires.
A aucun moment on nous a informé et montré que nous étions en train de signer pour des assurances complémentaires. Nous considérons que c'est de la vente déguisée, forcée, de la malhonnêteté, une arnaque à l'assurance et j'ai constaté tristement que nous sommes loin d’être les seules et que cette arnaque semble être érigée en système chez Avis-Budget dans TOUS LES PAYS comme je viens de le découvrir sur différents forum !!! Donc éviter absolument cette société.
Cordialement
Je vous écris concernant certaines pratiques frauduleuses rencontrées chez AVIS - BUDGET.
J'ai réservé et payé en ligne une location de voiture en Afrique du sud (Cap Town).
Le Tarif de 790 euros pour 15 jours comprenait : - le kilométrage illimité - les frais de retours dans une autre agence - les assurances - le rachat de franchise en cas d'accident - les taxes locales - la participation aux couts d'immatriculation - le rachat de franchise.
Je ne devais payer sur place que les services optionnels, à savoir : la location du GPS et le conducteur supplémentaire, le tout pour 1900 Zar La prise en charge du véhicule a été très rapide. On m'a juste demandé de présenter mon permis de conduire et ma carte bleue et de signer sur un petit écran IPAD pour confirmer ma location et de renseigner mon email. Et que j'allais recevoir le contrat plus tard (que je n'ai jamais reçu). Un mois après le retour du véhicule, j'ai découvert que j'allais être débité de 615 euros supplémentaires pour des assurances que je n'avaispas demandé. Ce qui veut dire que je paye plus d'assurance que de location de voiture. Cela n'a pas de sens !!!
Mais jamais, la personne du guichet m'a proposé une souscription d'assurance complémentaire. On ne m'a rien remis en échange et on ne m'a parlé de rien, surtout pas d'assurances supplémentaires ou de frais supplémentaires.
A aucun moment on nous a informé et montré que nous étions en train de signer pour des assurances complémentaires. Nous considérons que c'est de la vente déguisée, forcée, de la malhonnêteté, une arnaque à l'assurance et j'ai constaté tristement que nous sommes loin d’être les seules et que cette arnaque semble être érigée en système chez Avis-Budget dans TOUS LES PAYS comme je viens de le découvrir sur différents forum !!! Donc éviter absolument cette société.
Cordialement
Bonjour,
Nous allons en AFS en août 2016 pour 16 nuits. On sera près de Pretoria 4 jours et ensuite programme libre avec surtout le nord, et le nord-est.
Le Cap me semble loin et pas la meilleure saison...
J'ai contacté une agence francophone sur place car on y connaît rien et on voudrait une idée d'itinéraire et hébergements.
La dame me parle d'un budget (voiture, hébergement, entrées parcs ou autre et petit déj) de 140 € par jour et par personne (X4 car 2 enfants).
Cela me semble énorme... Est-ce normal quasi 600 € par jour ??
Merci
Alors voila, ma copine et moi voudrions partir en Afrique du Sud et en Namibie une trentaine de jours en Aout (2015).
L'idée serait de louer une voiture à l'aéroport de Johannesburg, prendre quelques jours pour faire le Blyde River et le Kruger et foncer sur la Namibie. Remonter jusqu'au Chutes Victoria et redescendre tranquillement en traversant le Botswana.
Aussi je voudrais savoir si vous avez des carnets de voyages à me conseiller pour que je puisse m'en enrichir et y trouver les réponses à nos très nombreuses questions sur les endroits immanquables, sur la location de voiture, l'utilité et le fonctionnement de la franchise, la communication avec la métropole, les documents importants (Carte, petit futé, permis de conduire international..) ...
Voila merci d'avance, très bonne année à tous 🙂
L'idée serait de louer une voiture à l'aéroport de Johannesburg, prendre quelques jours pour faire le Blyde River et le Kruger et foncer sur la Namibie. Remonter jusqu'au Chutes Victoria et redescendre tranquillement en traversant le Botswana.
Aussi je voudrais savoir si vous avez des carnets de voyages à me conseiller pour que je puisse m'en enrichir et y trouver les réponses à nos très nombreuses questions sur les endroits immanquables, sur la location de voiture, l'utilité et le fonctionnement de la franchise, la communication avec la métropole, les documents importants (Carte, petit futé, permis de conduire international..) ...
Voila merci d'avance, très bonne année à tous 🙂
Bonjour à tous,
Merci à tout les forumeurs qui m'ont aidé à préparer ce voyage ! Ah j'en ai passé du temps de lecture !
A mon tour de réaliser un carnet, et pour battre tout le monde je le commence avant même de partir.
Plus que trois jours, les valises et sacs à dos sont prêts, jamais nous ne sommes partis aussi chargés. Entre le classique, le matériel photo et optique, le matériel de camping, les amplitudes de température et de climat, un peu de base d'alimentation camping, les guides naturalistes, nous avons du acheter une valise à roulette, et oui, en plus de nos sacs de baroudeurs.
ça y est nous sommes passés du coté "obscur" du voyage, nous qui prenions plaisir à critiquer ! C'est maintenant "les vrais baroudeurs" qui vont nous regarder comme... bah des vieux ? des riches ? des qui n'ont rien compris à l'essence même du voyage qui demande de partir léger et sans préparation, (même pas de guide pour les puristes).
Bah oui, là beaucoup de préparations, location de voiture (SUV 2*2) pour toute la durée et circuit bouclé ne laissant que très peu de place à l'imprévu, hébergements entièrement réservés et donc itinéraire difficilement changeable !
Bref de l'organisé ! le gros mot est lâché ! quand je vous disais que l'on été passé du coté obscur.
Pour la suite du récit, je ne sais pas si je trouverai le temps sur place de remplir au fur et à mesure ou si il faudra patienter longtemps après le retour! (sûrement un peu des deux)
Et vous comment gérez vous vos carnets de voyages ?
(A bientôt) Yann et Anne
Plus que trois jours, les valises et sacs à dos sont prêts, jamais nous ne sommes partis aussi chargés. Entre le classique, le matériel photo et optique, le matériel de camping, les amplitudes de température et de climat, un peu de base d'alimentation camping, les guides naturalistes, nous avons du acheter une valise à roulette, et oui, en plus de nos sacs de baroudeurs.
ça y est nous sommes passés du coté "obscur" du voyage, nous qui prenions plaisir à critiquer ! C'est maintenant "les vrais baroudeurs" qui vont nous regarder comme... bah des vieux ? des riches ? des qui n'ont rien compris à l'essence même du voyage qui demande de partir léger et sans préparation, (même pas de guide pour les puristes).
Bah oui, là beaucoup de préparations, location de voiture (SUV 2*2) pour toute la durée et circuit bouclé ne laissant que très peu de place à l'imprévu, hébergements entièrement réservés et donc itinéraire difficilement changeable !
Bref de l'organisé ! le gros mot est lâché ! quand je vous disais que l'on été passé du coté obscur.
Pour la suite du récit, je ne sais pas si je trouverai le temps sur place de remplir au fur et à mesure ou si il faudra patienter longtemps après le retour! (sûrement un peu des deux)
Et vous comment gérez vous vos carnets de voyages ?
(A bientôt) Yann et Anne
Salut!
J'aurai besoin de bons conseils pour un voyage d'un mois en Afrique du Sud et au Zwimbabwe.
L'itinéraire serait le suivant: arrivée à Johannesburg puis visite du Parc Kruger, puis Zimbabwe pour voir les chutes Victoria, puis retour en Afrique du Sud pour rejoindre le Cap en passant par l'intérieur des terres (upington pa exemple).
Mes questions sont multiples: tout d'abord le temps, a votre avis, un mois est ce bien suffisant pour faire tout cela et si oui à quel rythme? Qu'est ce qui est le mieux pour aller au Zimbabwe (voiture de location, blue train, bus...), est-ce que ca vaut le coup de loue une voiture pour tout ce périple (Zimbabwe inclus) et si oui à qui louer??
Est-ce que ca peut valoir le coup de faire une escapade au Bostwana (delta de l'okavongo notamment) pour revenir du Zimbabwe vers Cape town?
Merci de me donner des conseils et bon voyage à tous!!!
J'aurai besoin de bons conseils pour un voyage d'un mois en Afrique du Sud et au Zwimbabwe.
L'itinéraire serait le suivant: arrivée à Johannesburg puis visite du Parc Kruger, puis Zimbabwe pour voir les chutes Victoria, puis retour en Afrique du Sud pour rejoindre le Cap en passant par l'intérieur des terres (upington pa exemple).
Mes questions sont multiples: tout d'abord le temps, a votre avis, un mois est ce bien suffisant pour faire tout cela et si oui à quel rythme? Qu'est ce qui est le mieux pour aller au Zimbabwe (voiture de location, blue train, bus...), est-ce que ca vaut le coup de loue une voiture pour tout ce périple (Zimbabwe inclus) et si oui à qui louer??
Est-ce que ca peut valoir le coup de faire une escapade au Bostwana (delta de l'okavongo notamment) pour revenir du Zimbabwe vers Cape town?
Merci de me donner des conseils et bon voyage à tous!!!
Bonjour à tous,
Découvrir l'afrique du sud est un rêve pour moi, rêve qui va se concrétiser en octobre-novembre 2011 (si tout se passe bien).
j'attends des devis d'autotour sur mesure par des sites tels quels que viesauvage, africaveo, un monde en afrique du sud, ou le comptoir par exemple. Avez vous déjà voyager avec eux et sont-ils sérieux ?
Sinon voici la trame de mon projet : JOUR 1 : Paris - Le cap (arrivée en soirée et nuit au Cap) JOUR 2 : visite du Cap (City Bowl, Table Mountain, Waterfront) JOUR 3 : visite de la péninsule du cap et nuit à Simon's Town HOUT BAY (sortie à duiker island voir les phoques), Cap of good hope reserve, Cap point) JOUR 4 : les manchots de Boulders puis retour au Cap (nuit au Cap), Signal Hill, Sea Point, Green Point, plages de clifton ect JOUR 5 : CAP TOWN - Stellenbosch =50km (visite en matinée et déjeuner au vignoble Wine Spier Estate), puis route pour HERMANUS =90km (observation baleines ?). Route pour OUDTSHOORN = 400 km (nuit à OUDTSHOORN). JOUR 6 : matinée au Cango Wildlife Ranch ( plongée en cage avec alligator, approcher lions blanc, tigres du bengale, hippo, guépard ect...) puis route pour KNYSNA= 125 km, promenade à dos d'éléphant au Knysna Elephant Park, sortie bateau dans le lagon de KNYSNA et KNYSNA HEADS...(nuit à KNYSNA) JOUR 7 : KNYSNA - Port Elisabeth = 270 km (visite l'après midi du centre ville et nuit à Port Elisabeth) JOUR 8 : matinée à Port Elisabeth (Bayworld, Humewood beach), puis l' après midi ou soirée vol pour Johannesburg (nuit à johannesburg) JOUR 9 : matinée visite de Johannesburg, puis route pour pretoria =50km et visite (nuit à pretoria) JOUR 10 : PRETORIA-SABIE-route des cascades (lisbon falls, mac mac falls...)-nuit à GRASKOP =350 km JOUR 11 : panorama route, blyde river canyon puis route vers le KRUGER (nuit dans le Sabie Sand Complex, réserve privée, ou autre ?) JOUR 12 : safari en réserve privée avec groupe ou 4x4 avec guide, nuit a skukuza camp. JOur 13 : safari autonome orpen dam, satara, olifants, sabie lower...puis retour pour Johannesburg ou pretoria. JOUR 14 : extension CHUTES VICTORIA JOUR 15 : RETOUR EN FRANCE ou EXTENSION CHUTES VICTORIA 2eme jour jour 16 : retour en FRANCE
Concernant mon projet je suis à l'écoute de vos commentaires, de vos conseils et expériences. De plus, je m'intéroge sur 2-3 étapes... - Les villes de Johannesburg et Prétoria présentent-elles un intérêt suffisant pour leur consacré une journée (jour 9), ou je peux gagner une journée de plus dans le kruger à la place ? que serait-il judicieux de privilégier ? - De même la ville de Port Elisabeth est-elle une étape où consacrer un peu de son temps (plages, bayworld, front de mer ou centre ville...) ? - Victoria Falls : une journée peut-elle suffire ou une seconde s'impose ? je me dis que peut être que non, sauf si on souhaite faire un tour en hélicoptère ou une sortie cayak ou autre dans le coin.
Voilà pour mes plus grandes intérogations à l'heure de finaliser mon circuit pour découvrir ce pays.
Merci d'avance pour tous vos commentaires et vos conseils et suggestions
amicalement
Jonathan
Sinon voici la trame de mon projet : JOUR 1 : Paris - Le cap (arrivée en soirée et nuit au Cap) JOUR 2 : visite du Cap (City Bowl, Table Mountain, Waterfront) JOUR 3 : visite de la péninsule du cap et nuit à Simon's Town HOUT BAY (sortie à duiker island voir les phoques), Cap of good hope reserve, Cap point) JOUR 4 : les manchots de Boulders puis retour au Cap (nuit au Cap), Signal Hill, Sea Point, Green Point, plages de clifton ect JOUR 5 : CAP TOWN - Stellenbosch =50km (visite en matinée et déjeuner au vignoble Wine Spier Estate), puis route pour HERMANUS =90km (observation baleines ?). Route pour OUDTSHOORN = 400 km (nuit à OUDTSHOORN). JOUR 6 : matinée au Cango Wildlife Ranch ( plongée en cage avec alligator, approcher lions blanc, tigres du bengale, hippo, guépard ect...) puis route pour KNYSNA= 125 km, promenade à dos d'éléphant au Knysna Elephant Park, sortie bateau dans le lagon de KNYSNA et KNYSNA HEADS...(nuit à KNYSNA) JOUR 7 : KNYSNA - Port Elisabeth = 270 km (visite l'après midi du centre ville et nuit à Port Elisabeth) JOUR 8 : matinée à Port Elisabeth (Bayworld, Humewood beach), puis l' après midi ou soirée vol pour Johannesburg (nuit à johannesburg) JOUR 9 : matinée visite de Johannesburg, puis route pour pretoria =50km et visite (nuit à pretoria) JOUR 10 : PRETORIA-SABIE-route des cascades (lisbon falls, mac mac falls...)-nuit à GRASKOP =350 km JOUR 11 : panorama route, blyde river canyon puis route vers le KRUGER (nuit dans le Sabie Sand Complex, réserve privée, ou autre ?) JOUR 12 : safari en réserve privée avec groupe ou 4x4 avec guide, nuit a skukuza camp. JOur 13 : safari autonome orpen dam, satara, olifants, sabie lower...puis retour pour Johannesburg ou pretoria. JOUR 14 : extension CHUTES VICTORIA JOUR 15 : RETOUR EN FRANCE ou EXTENSION CHUTES VICTORIA 2eme jour jour 16 : retour en FRANCE
Concernant mon projet je suis à l'écoute de vos commentaires, de vos conseils et expériences. De plus, je m'intéroge sur 2-3 étapes... - Les villes de Johannesburg et Prétoria présentent-elles un intérêt suffisant pour leur consacré une journée (jour 9), ou je peux gagner une journée de plus dans le kruger à la place ? que serait-il judicieux de privilégier ? - De même la ville de Port Elisabeth est-elle une étape où consacrer un peu de son temps (plages, bayworld, front de mer ou centre ville...) ? - Victoria Falls : une journée peut-elle suffire ou une seconde s'impose ? je me dis que peut être que non, sauf si on souhaite faire un tour en hélicoptère ou une sortie cayak ou autre dans le coin.
Voilà pour mes plus grandes intérogations à l'heure de finaliser mon circuit pour découvrir ce pays.
Merci d'avance pour tous vos commentaires et vos conseils et suggestions
amicalement
Jonathan
Nous sommes un groupe d'amis composé de 3 familles ( dont 7 enfants de 6 à 15 ans ).
Il y a deux ans, nous avons décidé d'ouvrir un compte commun dans le but d'organiser un voyage de rêve tous ensemble en Afrique ( probablement été prochain ou celui d'après ?!) ...
Nous souhaitons organiser entièrement notre voyage et avons donc besoin de vos avis ...
Nous imaginons un voyage diversifié ( rencontre de la population, parc nationaux, déserts ou mer en fonction du pays, ... ) et sécurisé par rapport aux enfants.
Nou hésitons entre la Namibie, le Botswana, l'Afrique du Sud et la Tanzanie.
Qui peut-nous aider à y voir plus clair ???
Merci !
Bonjour à tous,
En vue d'un voyage an Afrique du Sud et Botswana, il nous sera nécessaire de louer, pour une partie au moins, un 4x4 équipé camping. Après recherches, sur ce forum et ailleurs, j'ai contacté quelques une d'entre-elles, et ma question concerne celle-ci : www.southafrica4x4.co.za
Leur site ne ressemble pas à une coquille vide atrappe-gogos et semble plutôt srieux, leur réponse est assez complète, le contact est bon, (tandis que celles des autres est en gros : "sorry, fully booked"...) et, au feeling, tout ça inspire plutôt confiance. Mais, parano ou pas, comme en plus, les prix pratiqués sont nettement plus bas que les concurrents, je me dis : "tout cela n'est-il pas un peu trop beau ?" J'ai beau fureter, je ne trouve pas de témoignage de gens ayant fait appel à leurs services, et j'avoue que j'aimerais avoir un idée précise d'où je mets les pieds avant de me lancer dans la résa et surtout, le paiement !
Quelqu'un aurait-il des infos ?
Merci d'avance, et pardon pour ce si long post, pour une si simple question ! G
En vue d'un voyage an Afrique du Sud et Botswana, il nous sera nécessaire de louer, pour une partie au moins, un 4x4 équipé camping. Après recherches, sur ce forum et ailleurs, j'ai contacté quelques une d'entre-elles, et ma question concerne celle-ci : www.southafrica4x4.co.za
Leur site ne ressemble pas à une coquille vide atrappe-gogos et semble plutôt srieux, leur réponse est assez complète, le contact est bon, (tandis que celles des autres est en gros : "sorry, fully booked"...) et, au feeling, tout ça inspire plutôt confiance. Mais, parano ou pas, comme en plus, les prix pratiqués sont nettement plus bas que les concurrents, je me dis : "tout cela n'est-il pas un peu trop beau ?" J'ai beau fureter, je ne trouve pas de témoignage de gens ayant fait appel à leurs services, et j'avoue que j'aimerais avoir un idée précise d'où je mets les pieds avant de me lancer dans la résa et surtout, le paiement !
Quelqu'un aurait-il des infos ?
Merci d'avance, et pardon pour ce si long post, pour une si simple question ! G
Bonjour et je profite de l'occasion pour présenter à toute la communauté mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, qu'elle soit douce (pour nous c'est trop tard!), belle et enchanteresse..... ok, on attendra encore un peu alors!!!
Pendant le cyclone qui vient de nous aplatir, vu que je n'avais pas grand chose à faire, j'ai commencé à cogiter mon futur voyage en Afrique du Sud et j'ai besoin de vos conseils avisés ou divisés pour m'aider un peu.
Les faits:
- du 27 juillet au 10 août 2014
- 10 personnes dont 5 enfants/ados
- projet initial: 3 jours au Lesotho et le reste en AFS avec un circuit que je connais à peu près
- projet 2: 3 jours au Kruger (y compris le Blyde et ses copines) et le reste AFS avec un circuit que je maîtrise à peu près
- location de voitures standard (pas de 4x4 ya pas assez soussous!!!)
Je commence tout doucement par la question qui va foutre mon projet initial en l'air et, avant de le développer: Le Lesotho est-il praticable en plein hiver sans 4x4?
Je commence tout doucement par la question qui va foutre mon projet initial en l'air et, avant de le développer: Le Lesotho est-il praticable en plein hiver sans 4x4?
Comme d'habitude après avoir profité des conseils de VF un petit retour sur notre voyage.
Pour le cadre : une famille de 4 personnes, 2 adultes et 2 enfants (7.5 ans et 3.5 ans), 10 jours en camping-car en Afrique du sud : Kruger + Blyde river Canyon, le tout du 18 décembre au 30 décembre 2011.
Départ de la Réunion avec la compagnie Air Austral, un gros bug au départ avec un seul comptoir d'enregistrement des bagages pour un avion, ça commence bien...A l'arrivée ça continue, un seul comptoir pour les formalités à 22h30 (soit 24h30 heure réunion), on est sorti de l'aéroport à 1h30 du matin (soit 3h30 pour nous) et bien sur le gars de l'hotel censé venir nous chercher n'était plus là. Heureusement un gentil monsieur accepte de téléphoner à l'hotel et 5min après il est là ! ouf on était crevé !!! (hotel Aero Lodge Guest house de Joubourg)
- 19/12 on récupere le camping-car directement à l'hotel (loueur Heldelberg -top !). Camping-car un peu vieux mais en bon état mais roule bien et super bien équipé. brieffing d'une heure et nous voilà partis en direction du Kruger après le plein des placards et le plein d'essence.
Trajet de Jobourg jusqu'à Nelspruit, puis Numbi gate et enfin le Kruger - nuit à Skukuza camp. Le trajet se fait bien mais c'est quand même long suivant l'heure à laquelle on pars, on est quand même arrivés à 18h au camp donc juste.
- 20/12 : Kruger - camp de Skukuza (beau camp, très grand mais coin camping sympa, on profite de la piscine) journée safari, on adore, on se régale et les parents retrouvent les sensations des premiers voyages en afrique de l'ouest d'il y a 5 ans... les animaux sont là, encore plus que ce que l'on pensait, déjà on sent que le tri des photos va être difficile au retour !
- 21/12 : Kruger - nuit camp de Satara journée safari, on prend plus ou moins les gravel road, le camping-car le permet car c'est sec mais la vaisselle moins, à déplorer 1 verre et 1 théière... les enfants navigent dans le camping car comme dans une maison, on alterne les siestes, les coloriages, les périodes d'observations des animaux..et les petits-dejeuner au milieu de la nature devant les grandes vitres !
- 22/12 : Kruger - nuit camp de Letaba trajet depuis satara en passant par la route d'olifant, une des plus belles pour moi, on profite à fond, on se croirait à out of africa, un paysage magnifique ! Idem du camp d'olifant, parfait pour un repas de midi avec une vue superbe, à couper le souffle - à voir ! piscine de Letaba bienvenue pour tout le monde dans l'aprés-midi. 17h on repars faire un petit tour des mares du secteur, on ne sait jamais le lion y sera peut-être !
- 23/12 : Kruger - nuit au camp de Balule c'était notre nuit "roots" au Kruger, une arrivée tardive avec le coucher du soleil, une installation à la lampe frontale, un bon steack en train de cuire et 2 hyènes qui font le tour du camp en nous regardant...les enfants sont sous le charme et les parents aussi. Le camp de balule malgrè son équipement léger par rapport aux autres camps (pas d'électricité, de piscine, de magasins...) vaut largement le détour, on s'y retrouve, doucement, en famille et dans le calme !
- 24/12 : départ du Kruger (orpen gate) et route vers le blyde river canyon sous la pluie. Elle nous suivra toute la journée et c'est sous les gouttes et dans la boue que nous arrivons au forever blyde resort. Un grand complexe (mais moins grand que son partenaire le forever swadini semble t'il) avec une partie camping assez sympa. Malheureusement la pluie perturbe notre arrivée, le camping car s'enlise, la boue est partout...quelle galère on ne peut même plus manger dehors. Qu'a cela ne tienne, nous fêterons le reveille de noel au restaurant !
- 25/12 : blyde journée sur place, rando autour du camping en matinée (plan fournie par le camping- itinéraires super mal indiqués suivant le sens ou on prend les balades, dommage car on a été obligé de faire demi-tout en cours de route !!). Repas de noel au resto (belle déco, qualité et prix attractif, personnel super sympa) et aprés-midi tranquille au bord de la piscine !
- 26/12 : blyde river canyon - nuit au panorama rescamp à Graskop On parcours le blyde sous la brume et la pluie, dommage on ne verra pas les magnifiques paysages du nord du blyde...on visite Bourke lucke's pothole, très beau, une création de la nature magnifique, sous le soleil ça devait être encore plus beau. Ensuite on entame la série des cascades : pour aujours'hui ça sera Berlyn Falls, très belle. the pinnacle : un beau point de vue et une petite rivière à côté ou les enfants passeront 1h à patauger, heureusement qu'avec un camping-car on a tout sous la main, un change compler pour chacun ! Le camping est bien mais pas exceptionnel, une vue très sympa (si pas de brume ce qui ne nous arrivera que quelques minutes par jour), une petite piscine qui surplombe le canyon (pas testé, trop froid!). les emplacements sont sympas, sanitaires propres et espace de jeux pour les enfants (un grand trampoline et des copains, ce qui occupera nos enfants toutes les fins de journées)
- 27/12 : blyde river canyon - nuit au panorama rescamp à Graskop on avait décidé de rester plusieurs jours pour profiter tranquillement du coin et se reposer un peu...donc on profite, départ tardif, pauses un peu partout en journée. Visite de pilgrim rest le matin : très touristique mais quand même bien sympa et les enfants ont été super attentif, ils ont adoré voir toutes ces anciens décors. On a eu bien sûr droit au petit lavage de camping car à notre retour, moyennant finances ! une petite "arnaque" pas bien grave (mais le prix demandé est prohibitif bien sur) et au moins on rendra un camping car pas maculé de boue. A midi un pancake à Graskop (chez Harrie's bien sûr), on voit que c'est le plus touristique, c'est bondé de monde, service un peu lent mais ils sont très bons. Pour nous les sucrés valent largement plus le détour que les salés. Aprés-midi à God's window, là aussi le panorama joue à cache-cache...La balade dans la forêt est très chouette, ça serait encore mieux sans tout ce monde, on voit bien qu'on est en pleine période de vacance scolaire...on le savait donc on ne dis rien et on essaye de faire avec. Visite Lisbon falls, encore bien belle. Achat de souvenir possible à chaque pause bien sûr.
- 28/12 : blyde river canyon - nuit au panorama rescamp à Graskop départ pour les mac mac falls, notre cascade préférée, vraiment magnifique ! ensuite on fait une partie de la route vers Sabie, histoire de voir du paysage et on prendra un deuxième petit déjeuner au milieu de nul part avec un beau panorama (pas de brume ce matin là !). pique-nique aux mac mac pools et balade à pied (sous une grosse averse), retour à Graskop pour un pancake bien mérité !
- 29/12 : départ du blyde en direction de jobourg...on pars assez tôt histoire de pouvoir s'arrêter en route. on mangera dans le camping-car le midi sur une aire de repos, endroit vraiment pas top mais tout le monde avait faim. Comme on est en avance on s'arrête dans un grand centre commercial avant jobourg, un magasin de camping avait déjà été repéré la veille, ou comment baver devant tout ce matériel de pro ! On rend le camping-car à l'aéroport directement à 18h30, le loueur vient le récuperer et ne reste que 2 secondes le temps de nous demander si nous avons fait un bon voyage et nous souhaiter un bon retour. Il ne fait meme pas le tour du camping-car et ne réagit pas quand nous lui annonçons avoir cassé la théière (verre cassé et cuillères perdues avait été remplacées). Bref cool !! Notre avion est à 23h40, l'attente est longue pour tout le monde, surtout que la queue est longue pour l'enregistrement des bagages, on y arrivera à 22h...derrière le duty free ferme ses portes (dommage !) et il n'y a plus rien d'ouvert pour manger (tant pis le repas sera composé pour les enfants d'un paquet de chips, de bonbons et chocolats !). L'avion est retardé d'une heure, heureusement les enfants jouent avec d'autres...ils ne verront pas le repas dans l'avion, ils dormiront déjà. Nous on mange mais on ne dors pas, les 3h28 de vol seront trop courtes pour ça, l'arrivée à la Réunion à 6h du matin est rude !
En conclusion nous avons passé un magnifique voyage, vu et vécu des moments magiques en famille (et surtout avons partagé avec nos enfants notre amour de l'Afrique); un résultat près de 2 000 photos à trier (ben oui eux aussi en ont pris !!!). Nous n'avons rien du tout à redire sur nos 5 jours dans le Kruger, c'était tout nouveau pour nos enfants et ils ont adoré. C'était un petit retour en Afrique pour nous qui avions déjà voyagé au Niger, benin, burkina et Mali et on a adoré !! On serait bien resté encore plusieurs jours mais je crois que 5 jours c'est déjà bien pour des enfants aussi jeunes qui vivent quand même comme une contrainte de rester enfermé dans un véhicule toute la journée.
Le blyde n'est pas notre partie préférée, pour cause la météo principalement mais aussi le fait qu'on a été vraiment très dépaysés par ce paysage montagneux et vert...on aurait bien profité encore de savane et de chaleur.
Le choix du camping-car, bien que plus cher qu'une location de voiture+logement était un très bon choix, idéal avec des enfants. Une liberté qui n'a pas de prix, des activités possibles, des siestes pour la petite, des arrêts repas ou on veut et une gestion des arrêts pipi bien simplifiée !! Une très grosse envie de repartir en camping-car une autre fois !!
Le camping-car était très bien (un 5 couchages), le loueur super cool et aucun déboire à constater à part un petit problème électrique qui nous a empeché de recharger correctement les batteries de nos appareils mais rien d'insurmontable.
Dans les camps du kruger on a été admiratif de la qualité de l'accueil, la gentillesse du personnel, l'équipement parfait, et la propreté irréprochable même en période de vacances scolaires. Aucun souci pour les emplacements, l'électricité, les braais, les piscines, bref top !...
Notre seule galère fut le change ...vue notre heure d'arrivée pas de change à l'aéroport et de grosses difficultés pour faire du change à Nelspruit (banques débordées). On a donc perdu 1h sur place, on a donc eu un peu de pression pour être à l'heure au camp.
Je n'ai pas indiqué dans ce récit toutes les question d'argent, c'est mon conjoint qui s'en était occupé, mais je reste à dispo pour des questions particulières.
Céline
Pour le cadre : une famille de 4 personnes, 2 adultes et 2 enfants (7.5 ans et 3.5 ans), 10 jours en camping-car en Afrique du sud : Kruger + Blyde river Canyon, le tout du 18 décembre au 30 décembre 2011.
Départ de la Réunion avec la compagnie Air Austral, un gros bug au départ avec un seul comptoir d'enregistrement des bagages pour un avion, ça commence bien...A l'arrivée ça continue, un seul comptoir pour les formalités à 22h30 (soit 24h30 heure réunion), on est sorti de l'aéroport à 1h30 du matin (soit 3h30 pour nous) et bien sur le gars de l'hotel censé venir nous chercher n'était plus là. Heureusement un gentil monsieur accepte de téléphoner à l'hotel et 5min après il est là ! ouf on était crevé !!! (hotel Aero Lodge Guest house de Joubourg)
- 19/12 on récupere le camping-car directement à l'hotel (loueur Heldelberg -top !). Camping-car un peu vieux mais en bon état mais roule bien et super bien équipé. brieffing d'une heure et nous voilà partis en direction du Kruger après le plein des placards et le plein d'essence.
Trajet de Jobourg jusqu'à Nelspruit, puis Numbi gate et enfin le Kruger - nuit à Skukuza camp. Le trajet se fait bien mais c'est quand même long suivant l'heure à laquelle on pars, on est quand même arrivés à 18h au camp donc juste.
- 20/12 : Kruger - camp de Skukuza (beau camp, très grand mais coin camping sympa, on profite de la piscine) journée safari, on adore, on se régale et les parents retrouvent les sensations des premiers voyages en afrique de l'ouest d'il y a 5 ans... les animaux sont là, encore plus que ce que l'on pensait, déjà on sent que le tri des photos va être difficile au retour !
- 21/12 : Kruger - nuit camp de Satara journée safari, on prend plus ou moins les gravel road, le camping-car le permet car c'est sec mais la vaisselle moins, à déplorer 1 verre et 1 théière... les enfants navigent dans le camping car comme dans une maison, on alterne les siestes, les coloriages, les périodes d'observations des animaux..et les petits-dejeuner au milieu de la nature devant les grandes vitres !
- 22/12 : Kruger - nuit camp de Letaba trajet depuis satara en passant par la route d'olifant, une des plus belles pour moi, on profite à fond, on se croirait à out of africa, un paysage magnifique ! Idem du camp d'olifant, parfait pour un repas de midi avec une vue superbe, à couper le souffle - à voir ! piscine de Letaba bienvenue pour tout le monde dans l'aprés-midi. 17h on repars faire un petit tour des mares du secteur, on ne sait jamais le lion y sera peut-être !
- 23/12 : Kruger - nuit au camp de Balule c'était notre nuit "roots" au Kruger, une arrivée tardive avec le coucher du soleil, une installation à la lampe frontale, un bon steack en train de cuire et 2 hyènes qui font le tour du camp en nous regardant...les enfants sont sous le charme et les parents aussi. Le camp de balule malgrè son équipement léger par rapport aux autres camps (pas d'électricité, de piscine, de magasins...) vaut largement le détour, on s'y retrouve, doucement, en famille et dans le calme !
- 24/12 : départ du Kruger (orpen gate) et route vers le blyde river canyon sous la pluie. Elle nous suivra toute la journée et c'est sous les gouttes et dans la boue que nous arrivons au forever blyde resort. Un grand complexe (mais moins grand que son partenaire le forever swadini semble t'il) avec une partie camping assez sympa. Malheureusement la pluie perturbe notre arrivée, le camping car s'enlise, la boue est partout...quelle galère on ne peut même plus manger dehors. Qu'a cela ne tienne, nous fêterons le reveille de noel au restaurant !
- 25/12 : blyde journée sur place, rando autour du camping en matinée (plan fournie par le camping- itinéraires super mal indiqués suivant le sens ou on prend les balades, dommage car on a été obligé de faire demi-tout en cours de route !!). Repas de noel au resto (belle déco, qualité et prix attractif, personnel super sympa) et aprés-midi tranquille au bord de la piscine !
- 26/12 : blyde river canyon - nuit au panorama rescamp à Graskop On parcours le blyde sous la brume et la pluie, dommage on ne verra pas les magnifiques paysages du nord du blyde...on visite Bourke lucke's pothole, très beau, une création de la nature magnifique, sous le soleil ça devait être encore plus beau. Ensuite on entame la série des cascades : pour aujours'hui ça sera Berlyn Falls, très belle. the pinnacle : un beau point de vue et une petite rivière à côté ou les enfants passeront 1h à patauger, heureusement qu'avec un camping-car on a tout sous la main, un change compler pour chacun ! Le camping est bien mais pas exceptionnel, une vue très sympa (si pas de brume ce qui ne nous arrivera que quelques minutes par jour), une petite piscine qui surplombe le canyon (pas testé, trop froid!). les emplacements sont sympas, sanitaires propres et espace de jeux pour les enfants (un grand trampoline et des copains, ce qui occupera nos enfants toutes les fins de journées)
- 27/12 : blyde river canyon - nuit au panorama rescamp à Graskop on avait décidé de rester plusieurs jours pour profiter tranquillement du coin et se reposer un peu...donc on profite, départ tardif, pauses un peu partout en journée. Visite de pilgrim rest le matin : très touristique mais quand même bien sympa et les enfants ont été super attentif, ils ont adoré voir toutes ces anciens décors. On a eu bien sûr droit au petit lavage de camping car à notre retour, moyennant finances ! une petite "arnaque" pas bien grave (mais le prix demandé est prohibitif bien sur) et au moins on rendra un camping car pas maculé de boue. A midi un pancake à Graskop (chez Harrie's bien sûr), on voit que c'est le plus touristique, c'est bondé de monde, service un peu lent mais ils sont très bons. Pour nous les sucrés valent largement plus le détour que les salés. Aprés-midi à God's window, là aussi le panorama joue à cache-cache...La balade dans la forêt est très chouette, ça serait encore mieux sans tout ce monde, on voit bien qu'on est en pleine période de vacance scolaire...on le savait donc on ne dis rien et on essaye de faire avec. Visite Lisbon falls, encore bien belle. Achat de souvenir possible à chaque pause bien sûr.
- 28/12 : blyde river canyon - nuit au panorama rescamp à Graskop départ pour les mac mac falls, notre cascade préférée, vraiment magnifique ! ensuite on fait une partie de la route vers Sabie, histoire de voir du paysage et on prendra un deuxième petit déjeuner au milieu de nul part avec un beau panorama (pas de brume ce matin là !). pique-nique aux mac mac pools et balade à pied (sous une grosse averse), retour à Graskop pour un pancake bien mérité !
- 29/12 : départ du blyde en direction de jobourg...on pars assez tôt histoire de pouvoir s'arrêter en route. on mangera dans le camping-car le midi sur une aire de repos, endroit vraiment pas top mais tout le monde avait faim. Comme on est en avance on s'arrête dans un grand centre commercial avant jobourg, un magasin de camping avait déjà été repéré la veille, ou comment baver devant tout ce matériel de pro ! On rend le camping-car à l'aéroport directement à 18h30, le loueur vient le récuperer et ne reste que 2 secondes le temps de nous demander si nous avons fait un bon voyage et nous souhaiter un bon retour. Il ne fait meme pas le tour du camping-car et ne réagit pas quand nous lui annonçons avoir cassé la théière (verre cassé et cuillères perdues avait été remplacées). Bref cool !! Notre avion est à 23h40, l'attente est longue pour tout le monde, surtout que la queue est longue pour l'enregistrement des bagages, on y arrivera à 22h...derrière le duty free ferme ses portes (dommage !) et il n'y a plus rien d'ouvert pour manger (tant pis le repas sera composé pour les enfants d'un paquet de chips, de bonbons et chocolats !). L'avion est retardé d'une heure, heureusement les enfants jouent avec d'autres...ils ne verront pas le repas dans l'avion, ils dormiront déjà. Nous on mange mais on ne dors pas, les 3h28 de vol seront trop courtes pour ça, l'arrivée à la Réunion à 6h du matin est rude !
En conclusion nous avons passé un magnifique voyage, vu et vécu des moments magiques en famille (et surtout avons partagé avec nos enfants notre amour de l'Afrique); un résultat près de 2 000 photos à trier (ben oui eux aussi en ont pris !!!). Nous n'avons rien du tout à redire sur nos 5 jours dans le Kruger, c'était tout nouveau pour nos enfants et ils ont adoré. C'était un petit retour en Afrique pour nous qui avions déjà voyagé au Niger, benin, burkina et Mali et on a adoré !! On serait bien resté encore plusieurs jours mais je crois que 5 jours c'est déjà bien pour des enfants aussi jeunes qui vivent quand même comme une contrainte de rester enfermé dans un véhicule toute la journée.
Le blyde n'est pas notre partie préférée, pour cause la météo principalement mais aussi le fait qu'on a été vraiment très dépaysés par ce paysage montagneux et vert...on aurait bien profité encore de savane et de chaleur.
Le choix du camping-car, bien que plus cher qu'une location de voiture+logement était un très bon choix, idéal avec des enfants. Une liberté qui n'a pas de prix, des activités possibles, des siestes pour la petite, des arrêts repas ou on veut et une gestion des arrêts pipi bien simplifiée !! Une très grosse envie de repartir en camping-car une autre fois !!
Le camping-car était très bien (un 5 couchages), le loueur super cool et aucun déboire à constater à part un petit problème électrique qui nous a empeché de recharger correctement les batteries de nos appareils mais rien d'insurmontable.
Dans les camps du kruger on a été admiratif de la qualité de l'accueil, la gentillesse du personnel, l'équipement parfait, et la propreté irréprochable même en période de vacances scolaires. Aucun souci pour les emplacements, l'électricité, les braais, les piscines, bref top !...
Notre seule galère fut le change ...vue notre heure d'arrivée pas de change à l'aéroport et de grosses difficultés pour faire du change à Nelspruit (banques débordées). On a donc perdu 1h sur place, on a donc eu un peu de pression pour être à l'heure au camp.
Je n'ai pas indiqué dans ce récit toutes les question d'argent, c'est mon conjoint qui s'en était occupé, mais je reste à dispo pour des questions particulières.
Céline
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Bonjour à tous,
je rentre d'un séjour de 15 jours en Afrique du Sud où j'ai eu le plaisir de sillonner une partie du Drakensberg et de la Wild Coast en VTT. L'ascension du Sani Pass fut un must: j'en ai bavé mais ça valait le coup!
Par contre, bien que n'étant plus un néophyte de l'AFS et connaissant très bien les consignes de sécurité, mon seul moment de négligence nous a coûtés cher: 2 vélos volés (de TRES grande valeur) et qqes broutilles à l'intérieur du véhicule à Durban. Les voleurs ont utilisé la technique du "remote jam" qui consiste en gros à scanner les ondes émises par la télécommande de la clé du véhicule lorsque verrouille ce dernier. Le véhicule (Toyota Quantum) était garé sur le parking du "Tourisme center" de Durban Beach et le temps d'aller manger un morceau un peu plus loin, le forfait était déjà accompli. Bien qu'inutile, j'ai quand même passé qqes heures au poste de police pour la déclaration de vol. L'inspecteur était bien plus intéressé à savoir où et comment était La Réunion que prendre en compte notre déclaration!
Bref, j'ai fait une bêtise de débutant et j'en assume les conséquences.
Maintenant, qui ne tente rien.... J'essaie donc de savoir s'il y a possibilité de prise en charge du vol des effets personnels à l'intérieur d'un véhicule de location lorsqu'on a payé celui-ci avec une master Gold. J'ai fait la demande auprès de ma banque mais personne ne semble réellement savoir. J'attends la réponse définitive de Mastercard à ce sujet. Dans leurs conditions générales, ils n'en parlent ni en garantie, ni en exclusion.
Qqun a-t-il déjà été confronté à cette situation?
L'assurance du véhicule de location (j'ai pris l'équivalent de la tous risques sans franchise) ne couvre apparemment pas le vol des effets personnels à l'intérieur du véhicule, sauf à souscrire un SPAI (option qui couvre les passagers et leurs effets personnels- bon à savoir pour l'avenir).
Mon assurance multirisques habitation ne couvre déjà pas le vol de mon vélo à La Réunion, donc je n'ai même pas tenté de les contacter).
Voilà donc, si qqun a déjà été confronté à ce genre de situation, je suis preneur de toute info😉
Hormis cette mésaventure, de belles randonnées, de la bonne bouffe et de la bonne humeur ont rythmé le voyage fort agréable et ce, même si nous avons eu 4 jours de pluie sur la Wild Coast du côté de Mbotyi.
Enfin, il semblerait, selon le policier qui a pris notre déposition, que ce procédé de vol se développe de plus en plus dans les grandes villes en AFS. Plus que jamais, ne laissez pas, comme nous, votre voiture sans surveillance, même sur des sites fréquentés et surtout ne laissez aucun objet de valeur à l'intérieur. Il semblerait également que certains "security guard" (les gars qui sont censés surveiller la voiture moyennant qqes pièces) soient parfois de mèche avec les voleurs.
Je n'ai pas pour habitude d'alarmer les gens et je ne veux surtout pas tomber dans le jeu des ambassades qui voient le méchant loup partout. J'adore ce pays et j'y retournerai sans arrière pensée. Par contre, je serai plus rigoureux quant à appliquer les règles élémentaires de sécurité. Cet épisode est fort dommage mais aurait pu survenir n'importe où dans le monde: j'aurais appliqué mes règles de conduite habituelles et rien de cela ne serait arrivé!
D'ailleurs, pour exorciser le traumatisme, m'en vais faire une virée en Namibie en juillet!😛
D'ailleurs, pour exorciser le traumatisme, m'en vais faire une virée en Namibie en juillet!😛
Bonjour,
Je pars maintenant dans moins d'un mois (chouette!), nous louons une voiture et je voudrais savoir si l'essence est au même prix partout comme dans certains pays ou si les prix varient comme chez nous (par ex, est-elle moins chère dans les supermarchés et plus chère à l'intérieur des parcs)?
Merci d'avance pour les réponses. Muriel
Je pars maintenant dans moins d'un mois (chouette!), nous louons une voiture et je voudrais savoir si l'essence est au même prix partout comme dans certains pays ou si les prix varient comme chez nous (par ex, est-elle moins chère dans les supermarchés et plus chère à l'intérieur des parcs)?
Merci d'avance pour les réponses. Muriel
Bonjour à tous, je ne veux pas vraiment faire un carnet, juste rendre compte de quelques faits afin d'éviter à d’autres de graves ennuis. La succession des informations personnelles m'ont convaincu de le faire. Tout a été dit sur ce pays où nous avons passé en octobre 2018 trois semaines, avec une voiture de location (Toyota Avanza neuve, genre SUV rustique, qui peut recevoir jusqu'à 5 personnes) et où nous avons fait, ma femme et moi, en indépendant (comme toujours depuis 40 ans) un itinéraire assez classique de 3500 km. Arrivée au Cap, qui est une ville intéressante, mais pas la merveille vantée par les voyagistes. Le site est grandiose, mais la ville n'a rien d'extraordinaire, si l'on a beaucoup voyagé par ailleurs. La comparaison avec San Francisco est très exagérée. Cela dit, nous y avons vu des phoques se prélassant sur le port à un mètre de nous, des baleines au large, et l'ambiance autour du port est agréable. Le musée d’art moderne est très original, détournant d’anciens silos. Comme tout le monde, nous avons vu des autruches sauvages sur la route du Cap de Bonne espérance et la fameuse plage aux pingouins où, si l’on ose escalader quelques rochers, on peut s’approcher doucement au milieu des animaux sans les gêner. Bref, ce que je veux dire est d’un autre ordre. Nous logions dans une guesthouse de charme au centre du Cap, à 100 m de la rue des restaurants, Long street. J’avais repéré en y marchant l’après midi un restaurant éthiopien attirant à 300 m de « chez nous ». Notre hôte m’a fermement déconseillé de nous y rendre à pied. Même pour 300 m ! « Prenez votre voiture ou un taxi ou je préfère vous y amener ! ». Il n’est pas possible pour un blanc de sortir à pied après un tacite couvre-feu dès 18 h. Nous avons observé la situation, et en effet, descendent des Townships, une multitude de jeunes noirs assez « déjantés » et agressifs, souvent alcoolisés ou drogués, d’allure dangereuse. Des clients de notre guesthouse ont également été agressés et volés à 15 h dans une rue déserte du centre ville, mais toutes les rues sont désertes sauf près du port ! Nous avons visité sans ennuis et beaucoup marché, mais toujours sur nos gardes. Ce n’est pas très agréable. Cette situation s’est répété, à notre grande surprise, dans les petites villes de la route des vins. Nos hôtes nous faisaient les mêmes recommandations et nous y remarquions des scènes identiques. Un couple de nos amis s’est fait rançonné en septembre dernier par de faux policiers noirs à bord de deux voitures, sur la route du Cap. Ils les ont obligés à s’arrêter prétextant une infraction, puis leur ont tout pris, mais sans violence excessive…
Nous avons eu de nombreux contacts charmants et parfois approfondis avec des noirs dans les services, et manifestement l’apartheid continue, il est économique ! Partout, dans les magasins, les hôtels, les restaurants, les consommateurs sont blancs et les serveurs sont noirs ! Ceux qui travaillent et sont salariés dorment quand même dans leur township misérable le soir venu. En 3500 km (bonnes routes peu fréquentées) j’ai rarement vu des noirs conduire une voiture particulière, et quand c’était le cas, le véhicule avait 40 ans de retard pour le contrôle technique.
Pour résumer la suite, nous avons beaucoup apprécié la route des vins (double clôture électrique de 3 m de haut sur des centaines d’hectares !), bonnes dégustations et visites de « châteaux », bons repas et vins bon marché dans les restaurants. Ah le Pinotage…
A Port Elizabeth nous avons pris l’avion pour Durban et loué une voiture identique, puis nous avons roulé jusqu’à l’estuaire de Santa Lucia où nous avons navigué quelques heures au milieu des hippopotames et des gros codiles. Plus tard, nous avons rejoint la réserve de Hluhluwe. Enorme déception : trois heures en 4x4 pour voir de loin 2 rhinocéros et 3 girafes. Mauvais jour.
Traversée du Swaziland avec quelques longues pistes en terre rouge, ambiance détendue, les gens (noirs bien sûr) sont plutôt sympathiques. L’ensemble est assez pittoresque.
Puis, inévitablement, le Parc Kruger, pour deux jours. Souvent, sur des dizaines de km, il n’y a plus une seule feuille dans les arbres ! Quelle désolation, les animaux souffrent et sont bien maigres. Evidemment nous avons vu beaucoup d’éléphants, de lions, de girafes, de buffles, de koudous, etc, et c’est toujours émouvant. Seulement voilà, en matière d’animaux et de paysages, ça n’atteint pas la cheville de la Tanzanie où nous sommes allés il y a 10 ans. Donc, il vaut mieux commencer par l’Afrique du Sud. On a trop ( ?) voyagé, 80 pays, on devient difficile…on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons. Mais on peut encore s’émerveiller facilement.
Suivent le Blyde river canyon, magnifique, et Prétoria la ville aux 70 000 jacarandas, en pleine floraison en octobre, et c’est splendide. On nous donne encore bien des avertissements et même dans le centre ville, où nous marchons un peu, on ne se sent pas en sécurité. Nous traverserons Johannesburg en voiture et dans le quartier du marché, de jeunes noirs tapent aux fenêtres de la Toyota. Je comptais sortir faire quelques photos... ils ne nous aiment pas et on peut les comprendre, mais l’apartheid, je n’y suis pour rien.
Si je me suis décidé à écrire ce petit carnet de voyage c’est parce qu’hier un couple d’amis bien plus jeunes (48 ans) et rentrant de ce pays, nous a raconté son agression. A Johannesburg, à 16 h, il y a un mois, dans un beau quartier où ils logeaient à l’hôtel, ils se sont faits violemment agressés et dépouillés dans la rue. Deux grands noirs les ont « étranglés » par derrière alors que deux autres leur volaient tout, téléphones, papiers, argent, montres et…pantalons et baskets ! Ils s’en sont remis, certes, et ont continué leur voyage car ils venaient juste d’atterrir !
Voilà, je devais raconter. Je connais des tas de gens qui n’ont eu aucun problème, c’est aussi notre cas, mais jamais nous n’avons rencontré une telle ambiance et nous en avons vu d’autres, au Brésil, au Mexique, à Lima, en Afrique de l’Ouest et ailleurs. C’est un beau voyage, mais il faut être « parano » et toujours sur ses gardes, on peut ne pas apprécier…
Au total nous avons quand même beaucoup dépensé, mais nous avions choisi des guesthouses de charme et dans les réserves des lodges superbes, parfois du genre alvéoles de béton très confortables nichées sur des rochers et fondues dans la végétation.
Je souhaite à ce pays de rapides réformes afin de réduire fortement la misère et les inégalités choquantes entre les noirs et les blancs, ou alors…Mandela n’aura pas réussi son œuvre.
Evidemment je ne conseillerai jamais d’y aller en groupe, (sauf avec quelques amis), en tant que vieux routard, je n’encourage pas ce tourisme de masse qui a défiguré le monde. Le voyage ça se mérite, d’effort, d’angoisse parfois, mais on sait la maxime bouddhiste : « le but c’est le chemin ».
Mon site : https://bernard-manteau.book.fr/
Afrique du Sud
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Bonjour à toutes et tous,
premier message sur le forum ! Après avoir parcouru celui-ci pendant un mois, on se lance dans la communauté des voyageurs ;-)
Nous allons passé un mois en Afrique du Sud entre fin octobre et fin novembre. Difficile de faire un itinéraire car il y a trop de choses à voir !!!
Pouvez-vous nous donner votre avis sur celui ci-dessous ? sachant qu'on hésite à passer par le Lesotho et le Swaziland, qu'on a prévu d'aller du côté de Maputo où il y a une réserve d'éléphants sur la côte, mais il y en a aussi une à Port Elisabeth : le Addo Elephant National Park (comment savoir lequel est le plus sympa ?) Et on compte louer une voiture de Pretoria à Durban et ensuite continuer en bus.
Mardi 27 octobre : Arrivée à Johannesburg, direction Pretoria
4 JOURS A PRETORIA
Vendredi 30 octobre : Départ pour Blyde Rivier Canyon Nature Reserve, location d'une voiture à Pretoria
1 JOUR A BLYDE RIVIER
Samedi 31 octobre : Départ pour Kruger
4 JOURS A KRUGER
Mercredi 04 novembre : Départ de Kruger Sud vers Maputo (Réserve d'éléphants)
2 JOURS A MAPUTO
Vendredi 06 Novembre : Départ de Maputo vers Richards Bay
2 JOURS A RICHARDS BAY
Dimanche 08 Novembre : Départ de Richards Bay vers Durban où on rend la voiture
2 JOURS A DURBAN
Mardi 10 novembre : Départ de Durban en bus vers Cobham Nature Reserve
3 JOURS DANS LES MONTAGNES (Cobham Nature Reserve)
Vendredi 13 novembre : Départ de la réserve en bus vers Port Elisabeth
2 JOURS A PORT ELISABETH (ou plus si on fait cette réserve d'éléphants et on zappe Maputo ???)
Dimanche 15 novembre : Départ de Port Elisabeth vers Mossel Bay
2 JOURS A MOSSEL BAY
Mardi 17 novembre : Départ de Mossel Bay vers Cape Town
6 JOURS A CAPE TOWN
Lundi 23 novembre : Départ Retour de Cape Town
En pièce jointe la carte qui résume tout ça !
Merci beaucoup pour votre aide et votre temps !
D'autres questions vont sûrement venir mais plus cadrées donc dans d'autres topics !
@++
premier message sur le forum ! Après avoir parcouru celui-ci pendant un mois, on se lance dans la communauté des voyageurs ;-)
Nous allons passé un mois en Afrique du Sud entre fin octobre et fin novembre. Difficile de faire un itinéraire car il y a trop de choses à voir !!!
Pouvez-vous nous donner votre avis sur celui ci-dessous ? sachant qu'on hésite à passer par le Lesotho et le Swaziland, qu'on a prévu d'aller du côté de Maputo où il y a une réserve d'éléphants sur la côte, mais il y en a aussi une à Port Elisabeth : le Addo Elephant National Park (comment savoir lequel est le plus sympa ?) Et on compte louer une voiture de Pretoria à Durban et ensuite continuer en bus.
Mardi 27 octobre : Arrivée à Johannesburg, direction Pretoria
4 JOURS A PRETORIA
Vendredi 30 octobre : Départ pour Blyde Rivier Canyon Nature Reserve, location d'une voiture à Pretoria
1 JOUR A BLYDE RIVIER
Samedi 31 octobre : Départ pour Kruger
4 JOURS A KRUGER
Mercredi 04 novembre : Départ de Kruger Sud vers Maputo (Réserve d'éléphants)
2 JOURS A MAPUTO
Vendredi 06 Novembre : Départ de Maputo vers Richards Bay
2 JOURS A RICHARDS BAY
Dimanche 08 Novembre : Départ de Richards Bay vers Durban où on rend la voiture
2 JOURS A DURBAN
Mardi 10 novembre : Départ de Durban en bus vers Cobham Nature Reserve
3 JOURS DANS LES MONTAGNES (Cobham Nature Reserve)
Vendredi 13 novembre : Départ de la réserve en bus vers Port Elisabeth
2 JOURS A PORT ELISABETH (ou plus si on fait cette réserve d'éléphants et on zappe Maputo ???)
Dimanche 15 novembre : Départ de Port Elisabeth vers Mossel Bay
2 JOURS A MOSSEL BAY
Mardi 17 novembre : Départ de Mossel Bay vers Cape Town
6 JOURS A CAPE TOWN
Lundi 23 novembre : Départ Retour de Cape Town
En pièce jointe la carte qui résume tout ça !
Merci beaucoup pour votre aide et votre temps !
D'autres questions vont sûrement venir mais plus cadrées donc dans d'autres topics !
@++
Je viens de passer 3 semaines "interessantes" en Afrique du Sud et voila mon feedback !!!
Le pays est top mais cher, vraiment cher, je ne soupconnais pas que l'Afrique, meme du Sud, pouvait etre aussi chere, et meme s'il y avait l'effet coupe de monde, j'y etais allee quelques jours avant pour le travail et deja tout m'avait paru tres cher, a part la nourriture qui est un peu moins cher qu'en France...
Comme aussi nous avions tellement entendu que c'etait dangeureux pour 2 filles voyageant toute seule, nous avons opte pour des hotels bien situes et donc chers par consequent, alors que d'habitude, nous sommes plus roots 😉
- Nous avons d'abord passe 3 jours a Johanneburg... Cette ville degage une atmosphere indescritable mais pas agreable... on ne s'y sent pas bien.. on a visite Soweto top, le musee de l'Apartheid, a voir absolument... Pour l'hotel, on est reste au Protea Wanderers, cher, petit dejeuner meme pas inclus, Internet 10 euros de l'heure, bref du vol, personnel meme pas sympa mais bien situe dans la banlieue tres chic de Sandton... La il y a aussi Merlose, une ville dans la ville, entouree de remparts, pas fan du tout....
- Apres, une semaine au Cap. Capetown est vraiment pour moi une des plus belles villes du monde... Les gens sont gentils, l'atmosphere plus detendu et c'est juste magnifique !!! Table montain, Robben Island, le Cape de bonne esperance, tour en bateau pour voir les baleines, route des vins... C'etait juste magnifique ! Il faut imperativement une voiture mais cela vaut le coup !!! Nous avons adore, vraiment. On restait a Strand, une banlieue a 20 minutes en voiture, tres sympa...
- Apres Capetown, direction le Kruger park. Nous avons trouve le lodge "Phumula Kruger Park" sur pas mal de forums et du coup, vu le nombre impressionnant de lodges au Kruger Park, nous avons opte pour celui la. Nous etions en Afrique du Sud pour la coupe du monde et on voulait absolument faire un safari dans le parc national Kruger. Nous avons donc choisi le Phumula et nous aurions pas du !!!! D'abord en amont, nous avons du echanger un nombre important d-emails avec Maria qui ne repondait pas toujours pour avoir des informations sur le lodge, les excursions proposees... Ensuite, Maria nous a demande de tout paye pour la reservation soit la totalite de notre sejour et excursions en mars donc pour un sejour en juillet.... On s'est dit que nous n'aurions pas le choix vu que tout serait complet, coupe du monde oblige, et que tous les hotels feraient pareils. J'en ai eu pour 20 euros que pour les frais bancaires du au paiment.... Il a fallu echanger encore plusieurs mails car il y avait des erreurs sur les factures, apparement c'est dur pour Maria d'utiliser Excel... Elle nous a aussi demande 50 euros par personne pour venir nous chercher a l'aeroport qui est a une heure et le prix n'etait pas degressif !!! Elle nous a donc demande 200 euros rien qu'en transfert alors qu'une seule voiture venait nous chercher que nous soyons 1 ou 4 !! On a donc refuse et loue une voiture !! A 25 euros la journee de location, divise par 4, le calcul est vite fait.... Nous allions donc reste 3 jours et faire une journee, une excursion au Swaziland, une journee safari au kruger et mes amis partaient une journee avant et donc moi toute seule une journee au Mozambique. Pour cette journee au Mozambique, Maria m'a demande 110 euros sans dejeuner, sans frais de visa etc. Je voulais tellement decouvrir Maputo que j'ai accepte. Elle m'a fait aussi paye ma derniere nuit, toute seule donc, le prix de 2 personnes, pretextant qu'elle ne pouvait pas retenir un chalet pour 1 seule personne. Tout m'a semble coherent bien que pas tres commercial.... Bref, si je donne autant de details, c'est pour la suite. Nous avions aussi reserve le jour de notre arrive un soir, spa avec massage.... Le jour de notre arrivee a ete tres cahotique. Nous avions pris la low cost sud africaine 1- time pour faire Capetown-Joburg (a eviter absolument, avions tres anciens, service client inexistant, pour avoir teste Kulula aussi, une autre low cost sud africaine, je la recommande, avions top et tres bon service client). Bref, nous n'avons pas pu atterir a Joburg a cause des soi disant conditions climatiques (toutes les autres compagnies ont pu pose leur avion a ce moment la sauf les avions 1-time qui n'avaient pas les "conditions techniques necessaires pour atterir par ce temps la". Au moment d'atterir, nous avons remonte brusquement pour aller atterir a Durban a 1 heure de la !!!! Tout le monde a eu tres peur. Apres 2 heures d'attente dans l'avion, a Durban, sans se voir offrir ne serait ce qu'un verre d'eau, nous avons redecolle pour atterir a Joburg. Avec 4 heures de retard, nous avons manque notre vol Joburg-Nelspruit (l'aeroport du Kruger Park). 1-time ne nous a ni rembourse notre vol, ni mis sur un autre vol pour celui manque, bref AUCUNE compensation !!! Nous avons du donc prendre un vol in extremis sur SAA a 200 euros pour faire 30 minutes de vol Joburg-Nelspruit et donc etions oblige d'y aller vu que nous avions deja paye la totalite soit plus de 650 euros chacun a Maria. Bref, nous arrivons donc la-bas apres une journee assez stressante et la Maria ne nous parle que du spa que nous avons manque et qu'elle ne pourra pas nous rembourser car la fille (sa soeur en fait, le phumula travaille en famille, ce qui est bien sur le principe) s'est deja deplacee... et du coup que ma copine et moi perdont chacune 60 euros... apres tant de depenses, on est deja enerve mais on dit rien, on prend sur nous... Elle m'apprend aussi que je ne pourrai pas faire l'excursion au Mozambique car je suis la seule inscrite et ils ne font pas le tour pour une personne... alors la je lui dis que je suis pas mal decue quand meme, car je suis restee une journee de plus, alors que mes amis partaient, et que j'ai paye une nuit le prix d'une nuit pour 2 personnes juste pour aller au Mozambique donc cela fait beaucoup d'argent perdu pour un truc que je ne fais pas au bout du compte... Elle s'excuse a peine, l'air un peu enervee et ne me propose rien.... Du coup, on lui dit que c'est un peu abuse et pas tres commercial et du coup elle nous dit qu'elle va au moins essaye de reprogramme le spa... Le tour au Swaziland etait une grosse anarque. Le pseudo guide nous a arrete dans des magasins au fur et a mesure de chocolat, de verre, de souvenir et on a eu le droit a un arret dans un village culturel ou on a assiste a des danses typiques (le seul truc un peu pres sympa). Le tour par contre au kruger park, fait par le mari de Maria etait top ! Il est passionne, connait son truc, c'est le plus sympatique de cette famille et on a vu les bif five. C'etait vraiment genial c'est mon seul lot de consolation... A part que sans nous prevenir, Maria avait programme le spa a la fin de la journee et cela nous a tous fait rentre plus tot sans nous demander notre avis et cela a penalise tout le monde. On a pas aime cette facon de nous mettre devant le fait accompli. On a apres compris, en discutant avec sa soeur, que c'est parce que celle ci est enceinte et qu'elle rencontre des difficultes financieres et qu'elle avait besoin de l'argent... ok on comprend mais bon, il y a d'autre maniere.... Je lui ai demande en geste commercial, vu que l'excursion au Mozambique n'etait pas possible et tous les autres problemes rencontres de ne me faire payer la derniere nuit qu'au prix d'une personne, ce que je trouvais assez juste (surtout que sur le site, il est marque que le prix est le meme pour une personne, double pour 2, triple pour 3 etc... la base etant 46 euros par nuit par personne qu'on soit 2 ou 10 dans le chalet). Bien sur, elle a refuse... et ne m'a rien propose... j'ai passe cette derniere journee a rester allonger a bord de ce qu'on ne peut meme pas appeler une piscine et lire... ecoeuree...
Bref, je n'ai pas trouve du tout cette equipe "commerciale", sympatique, tourne vers le client et tout etait tres cher et le rapport qualite prix mauvais... Les chalets sont propres, fonctionnels mais sans plus. La nourriture est aussi tres moyenne... Bref, on est hyper decu et c'est notre plus mauvaise experience en Afrique du Sud... Il y a tellement de lodges a proximite du Kruger Park que vraiment il faut mieux aller dans un autre... le seul truc qui sauve le lodge c'est la qualite de son guide pour le kruger park....
Voila, j'espere que ces informations vous ont ete utile. L'Afrique du Sud est quand meme un pays super mais il faut preparer son budget et l'accueil est quand meme sympatique 😉
Le pays est top mais cher, vraiment cher, je ne soupconnais pas que l'Afrique, meme du Sud, pouvait etre aussi chere, et meme s'il y avait l'effet coupe de monde, j'y etais allee quelques jours avant pour le travail et deja tout m'avait paru tres cher, a part la nourriture qui est un peu moins cher qu'en France...
Comme aussi nous avions tellement entendu que c'etait dangeureux pour 2 filles voyageant toute seule, nous avons opte pour des hotels bien situes et donc chers par consequent, alors que d'habitude, nous sommes plus roots 😉
- Nous avons d'abord passe 3 jours a Johanneburg... Cette ville degage une atmosphere indescritable mais pas agreable... on ne s'y sent pas bien.. on a visite Soweto top, le musee de l'Apartheid, a voir absolument... Pour l'hotel, on est reste au Protea Wanderers, cher, petit dejeuner meme pas inclus, Internet 10 euros de l'heure, bref du vol, personnel meme pas sympa mais bien situe dans la banlieue tres chic de Sandton... La il y a aussi Merlose, une ville dans la ville, entouree de remparts, pas fan du tout....
- Apres, une semaine au Cap. Capetown est vraiment pour moi une des plus belles villes du monde... Les gens sont gentils, l'atmosphere plus detendu et c'est juste magnifique !!! Table montain, Robben Island, le Cape de bonne esperance, tour en bateau pour voir les baleines, route des vins... C'etait juste magnifique ! Il faut imperativement une voiture mais cela vaut le coup !!! Nous avons adore, vraiment. On restait a Strand, une banlieue a 20 minutes en voiture, tres sympa...
- Apres Capetown, direction le Kruger park. Nous avons trouve le lodge "Phumula Kruger Park" sur pas mal de forums et du coup, vu le nombre impressionnant de lodges au Kruger Park, nous avons opte pour celui la. Nous etions en Afrique du Sud pour la coupe du monde et on voulait absolument faire un safari dans le parc national Kruger. Nous avons donc choisi le Phumula et nous aurions pas du !!!! D'abord en amont, nous avons du echanger un nombre important d-emails avec Maria qui ne repondait pas toujours pour avoir des informations sur le lodge, les excursions proposees... Ensuite, Maria nous a demande de tout paye pour la reservation soit la totalite de notre sejour et excursions en mars donc pour un sejour en juillet.... On s'est dit que nous n'aurions pas le choix vu que tout serait complet, coupe du monde oblige, et que tous les hotels feraient pareils. J'en ai eu pour 20 euros que pour les frais bancaires du au paiment.... Il a fallu echanger encore plusieurs mails car il y avait des erreurs sur les factures, apparement c'est dur pour Maria d'utiliser Excel... Elle nous a aussi demande 50 euros par personne pour venir nous chercher a l'aeroport qui est a une heure et le prix n'etait pas degressif !!! Elle nous a donc demande 200 euros rien qu'en transfert alors qu'une seule voiture venait nous chercher que nous soyons 1 ou 4 !! On a donc refuse et loue une voiture !! A 25 euros la journee de location, divise par 4, le calcul est vite fait.... Nous allions donc reste 3 jours et faire une journee, une excursion au Swaziland, une journee safari au kruger et mes amis partaient une journee avant et donc moi toute seule une journee au Mozambique. Pour cette journee au Mozambique, Maria m'a demande 110 euros sans dejeuner, sans frais de visa etc. Je voulais tellement decouvrir Maputo que j'ai accepte. Elle m'a fait aussi paye ma derniere nuit, toute seule donc, le prix de 2 personnes, pretextant qu'elle ne pouvait pas retenir un chalet pour 1 seule personne. Tout m'a semble coherent bien que pas tres commercial.... Bref, si je donne autant de details, c'est pour la suite. Nous avions aussi reserve le jour de notre arrive un soir, spa avec massage.... Le jour de notre arrivee a ete tres cahotique. Nous avions pris la low cost sud africaine 1- time pour faire Capetown-Joburg (a eviter absolument, avions tres anciens, service client inexistant, pour avoir teste Kulula aussi, une autre low cost sud africaine, je la recommande, avions top et tres bon service client). Bref, nous n'avons pas pu atterir a Joburg a cause des soi disant conditions climatiques (toutes les autres compagnies ont pu pose leur avion a ce moment la sauf les avions 1-time qui n'avaient pas les "conditions techniques necessaires pour atterir par ce temps la". Au moment d'atterir, nous avons remonte brusquement pour aller atterir a Durban a 1 heure de la !!!! Tout le monde a eu tres peur. Apres 2 heures d'attente dans l'avion, a Durban, sans se voir offrir ne serait ce qu'un verre d'eau, nous avons redecolle pour atterir a Joburg. Avec 4 heures de retard, nous avons manque notre vol Joburg-Nelspruit (l'aeroport du Kruger Park). 1-time ne nous a ni rembourse notre vol, ni mis sur un autre vol pour celui manque, bref AUCUNE compensation !!! Nous avons du donc prendre un vol in extremis sur SAA a 200 euros pour faire 30 minutes de vol Joburg-Nelspruit et donc etions oblige d'y aller vu que nous avions deja paye la totalite soit plus de 650 euros chacun a Maria. Bref, nous arrivons donc la-bas apres une journee assez stressante et la Maria ne nous parle que du spa que nous avons manque et qu'elle ne pourra pas nous rembourser car la fille (sa soeur en fait, le phumula travaille en famille, ce qui est bien sur le principe) s'est deja deplacee... et du coup que ma copine et moi perdont chacune 60 euros... apres tant de depenses, on est deja enerve mais on dit rien, on prend sur nous... Elle m'apprend aussi que je ne pourrai pas faire l'excursion au Mozambique car je suis la seule inscrite et ils ne font pas le tour pour une personne... alors la je lui dis que je suis pas mal decue quand meme, car je suis restee une journee de plus, alors que mes amis partaient, et que j'ai paye une nuit le prix d'une nuit pour 2 personnes juste pour aller au Mozambique donc cela fait beaucoup d'argent perdu pour un truc que je ne fais pas au bout du compte... Elle s'excuse a peine, l'air un peu enervee et ne me propose rien.... Du coup, on lui dit que c'est un peu abuse et pas tres commercial et du coup elle nous dit qu'elle va au moins essaye de reprogramme le spa... Le tour au Swaziland etait une grosse anarque. Le pseudo guide nous a arrete dans des magasins au fur et a mesure de chocolat, de verre, de souvenir et on a eu le droit a un arret dans un village culturel ou on a assiste a des danses typiques (le seul truc un peu pres sympa). Le tour par contre au kruger park, fait par le mari de Maria etait top ! Il est passionne, connait son truc, c'est le plus sympatique de cette famille et on a vu les bif five. C'etait vraiment genial c'est mon seul lot de consolation... A part que sans nous prevenir, Maria avait programme le spa a la fin de la journee et cela nous a tous fait rentre plus tot sans nous demander notre avis et cela a penalise tout le monde. On a pas aime cette facon de nous mettre devant le fait accompli. On a apres compris, en discutant avec sa soeur, que c'est parce que celle ci est enceinte et qu'elle rencontre des difficultes financieres et qu'elle avait besoin de l'argent... ok on comprend mais bon, il y a d'autre maniere.... Je lui ai demande en geste commercial, vu que l'excursion au Mozambique n'etait pas possible et tous les autres problemes rencontres de ne me faire payer la derniere nuit qu'au prix d'une personne, ce que je trouvais assez juste (surtout que sur le site, il est marque que le prix est le meme pour une personne, double pour 2, triple pour 3 etc... la base etant 46 euros par nuit par personne qu'on soit 2 ou 10 dans le chalet). Bien sur, elle a refuse... et ne m'a rien propose... j'ai passe cette derniere journee a rester allonger a bord de ce qu'on ne peut meme pas appeler une piscine et lire... ecoeuree...
Bref, je n'ai pas trouve du tout cette equipe "commerciale", sympatique, tourne vers le client et tout etait tres cher et le rapport qualite prix mauvais... Les chalets sont propres, fonctionnels mais sans plus. La nourriture est aussi tres moyenne... Bref, on est hyper decu et c'est notre plus mauvaise experience en Afrique du Sud... Il y a tellement de lodges a proximite du Kruger Park que vraiment il faut mieux aller dans un autre... le seul truc qui sauve le lodge c'est la qualite de son guide pour le kruger park....
Voila, j'espere que ces informations vous ont ete utile. L'Afrique du Sud est quand meme un pays super mais il faut preparer son budget et l'accueil est quand meme sympatique 😉







