22 jours au Mali en avril :
Le Mali en avril c’est chaud, chaud….. 43 degrés à la descente d’avion …
Nous arrivons à Mopti avec le dernier vol point Afrique …j’aime bien point Afrique c’est pas trop cher et l’on est tout de suite dans l’ambiance …départ de paris à 6 h arrêt à Marseille, Atar en Mauritanie et enfin Mopti vers 15h …
Cette année pas trop de programme et pas de véhicule. nous avons plus de temps…
C’est donc en taxi que nous nous rendons à Sangha ( goudron jusqu’à Bandiagara et piste après ) notre ami Dogon Seydou nous hébergera au bord de la falaise, nous dormirons sur la terrasse même si la poussière s’insinue partout il y a un peu de vent. A l’intérieur c’est invivable pour nos organismes 35 ° à 20h.
Sangha :
Nous y resterons une semaine, les touristes sont partis et nous nous intégrons très facilement à la vie du village, c’est la période des travaux collectifs, de la réfection des maisons avant la saison des pluies briques et banco un peu partout..
Ma participation à ces travaux est plutôt symbolique car le physique peine à s’adapter 5 à 6 bouteilles d’eau par jour au début …mais comme le dit un proverbe Dogon
« même l’urine du crapaud participe à la quantité de la rivière » dixit Emmanuel P
Le budget eau est important 500 la bouteille et dans les campements 1000
- Visite à moto du village de Kamba, du barrage de Marcel Griaule
- marché de Sangha qui à lieu tous les 5 jours
- Dans la semaine nous assisterons à une cérémonie avec des masques traditionnels sans doute une procession funéraire et une cérémonie des masques ( kanaga, maisons à étages, échasses…) organisé sur la place du village pour un groupe d’étudiantes de passage. on nous laissera prendre des photos sans problèmes…
- repas le midi à la femme Dogon 2500 à 3000 très bonne ambiance sympa et décontractée
Bamba :
Une fois par an se déroule une pêche sacrée à la mare de Bamba et nous sommes nombreux à vouloir nous y rendre …nous réservons les places en cabine d’un Toyota à 20.000 et les passagers sur le plateau font le trajet pour 3000 cela semble convenir à tout le monde..
Trajet très éprouvant la piste est longue, cabossée, il y a beaucoup de vent et nous nous ensablerons plusieurs fois. Mais chacun participe dans la bonne humeur. En route nous visitons le village peul de Madougou avec ses cases aménagées en étages et un rangement maxi à l’intérieur …arrêt aussi au village de Dinkabou et sa magnifique togouna aux piliérs sculptés. A midi enfin Bamba …les femmes ne peuvent assister à la pêche.. Ce n’est pas négociable aussi Jacqueline restera avec quelques autres femmes à nous attendre sous une togouna. La mare n’est pas très grande il y a un monde fou. Les gens sont regroupés autour torse nu avec une nasse à la main et après un long cérémonial qui m’échappera c’est la ruée dans un nuage de poussière. En quelques instant la mare est prise d’assaut et c’est tout couvert de boue que chacun ramènera un poisson qui portera chance toute l’année …
(Voilà ce que j’en ai compris …quoi qu’il en soit nous avons mangé un bout du poisson qu’on nous a offert sur place et normalement c’est la baraca pour l’année..)Le reste de la journée c’est la fête : course de chevaux, défilé des chasseurs qui font tonnés leurs vieux fusils, marché très animé multi culturel.
Journée superbe très riche en émotion mais épuisante la chaleur est terrible pour nos organismes c’est ici que nous prendrons la décision de laisser tomber notre visite aux éléphants du gourma, Tombouctou et Gao. ce sera pour une autre fois… Songho : sur la route de Sévaré un peu après Bandiagara nous quittons le goudron pour une bonne piste qui mène à Songho village bien organisé taxe d’entré 1000 et guide 2000
Village avec beaucoup de tisserands, visite du lieu de circoncision avec ses peintures rupestres.
C’est d’ailleurs la période nous rencontrons sur la route beaucoup de groupe de jeunes circoncis. il est de coutume de donner quelque chose ( argent, nourriture ) pendant cette période ou ils vivent entre eux hors de leur cadre familial
Mopti : Nous irons à l’hôtel « y a pas de problème » avec sa petite piscine, le doux rêve semble pas mal aussi .Nous traînons sur le port. Mopti est toujours très animé avec son bric à brac de marchandise, son mouvement permanent, son balaie de pinasses, ses femmes qui lavent le linge au bord du fleuve, ses vendeurs de plaques de sel, de calebasses…. le fleuve est pratiquement à sec et les villages Bozo se sont rapprochés
Petite visite au chantier de construction de pinasses
Nous louons une petite moto 10.000 pour nous balader dans la ville et les alentours
Une bonne adresse pour les repas le bishap café avec ses petits plats africains.
Djenné :
C’est en taxi privé que nous nous rendrons à Djenné 25.000.
La ville est un vrai labyrinthe tout en banco, sa mosquée est superbe. Nous irons en charrette visiter le village peul de Senoussa avec un couple d’autrichien baroudeur 15.000
Nuits au campement : ventilée à 15.000, menu à 4000. une très bonne adresse, le personnel est accueillant
guide : Ba hamadou sympa est sérieux 10.000
Teriya bugu :
Ce matin départ à 6h en taxi brousse jusqu’au carrefour de Djenné sur le goudron, 9 dans la Peugeot et un militaire sur la galerie 1250+500 de bagage. Passage du bac ou l’on attend une éventuelle deuxième voiture qui ne viendra pas …le taxi brousse file sur Mopti et nous laisse sur le goudron, les premiers cars sont complets mais « on attend un peu un peu » comme on dit la bas (environ 2h) et le car bitar se pointe il nous déposera à Kémini vers 13 h pour 3000. trajet long, ponctué de nombreux arrêts au poste de police à péage…à chaque arrêt des vendeurs d’eau, de beignets, de carottes etc.…. Montent et commercent avant un nouveau départ. Les contacts avec les passagers sont sympas simples, sa discute ferme…rien avoir avec nos tristes mines dans les transports en commun de chez nous ?
Coup de téléphone à tériya bugu et un 4x4 climatisé ( le luxe ) vient nous chercher pour 22500 quand même pour 30 kms de très bonne piste. Il y a peu de véhicule à Kémini mais peut être on peut trouver à se faire emmener ?
Teriya Bugu c’est un havre de paix près du bani, un vrai jardin antillais l’idéal pour se refaire une santé. Beaucoup d’expatries viennent de Bamako pour s’y reposer le week-end.
Pour nous c’est une parenthèse dans notre voyage, piscine et climatisation 25.000 repas 3000 de quoi repartir presque à neuf après 10 jours.
Nous avons quand même pu nous rendre dans les alentours vers les villages de pêcheurs en louant la petite moto d’un employé pour 5000.le coin n’est pas touristique, il y a ici peu de gens qui parlent français, tout est tranquille.les pirogues passent sur le fleuve, les filets sèchent au soleil, les femmes font la vaisselle dans l’eau, les gamins se baignent. on nous fout une paix royale juste quelques petits signes de la main amicaux…un moment un peu magique qui justifie à lui seul cette étape…
Ségou :
Teriya Bugu il faut en repartir… un guide de segou qui à une voiture part sur Djenné …nous ferons un arrangement…faire un arrangement, c’est se mettre d’accord sur une participation..
Il nous dépose au goudron à kémini on attend un peu un peu et revoilà le bitar qui pour 2000 nous dépose à ségou.
Cette petite ville nous a vraiment beaucoup plu.nous y sommes restés 4 jours à l’hôtel de l’esplanade ou il y avait peu de clients nous avons négocié la clim. à 23.000…le petit resto a ras le Niger est super sympa
C’est Almani dit petit Bozo que nous prendrons comme guide pour aller au village de potiers de Kalabougou la pinasse privative est assez cher 20.000 quel que soit le nombre de personne. Le village se trouve à environ 7 klms, la ballade est superbe, nous sommes dimanche et c’est le jour de cuisson des poteries dans le village …les femmes de forgerons fabriquent individuellement leurs poteries et la cuisson s’organise collectivement sur une grande place. Chacun dispose ses pièces dans un savant assemblage et de la paille et des petits branchages sont disposés dessus puis enflammé, les poteries sont ensuite retirées avec de grands crochets et trempés dans un bain d’écorce rouge qui donne cette coloration si particulière…là aussi c’est bien organisé, il faut remettre 3500 de taxe au chef du village et l’on peut se balader et prendre des photos ( pour les personnes toujours demander.. cela semble évident …)
De tout le voyage nous avons eu très peu de refus aucune photo n’a été négociée financièrement. Il faut dire que nous faisons surtout des paysages….
Fidele à notre habitude nous avons reloué une petite moto a un jeune guide.. Arrangement on l’utilise dans la journée il la récupère chaque soir 5000 par jour.
- marché le lundi très grand et très animé
- visite de l’atelier de bogolan de Souleymane Coulibaly dans un super espace en banco, une dizaine d’artistes confectionnent des modèles de luxe qui partiront à l’exportation
- Visite de l’ancien Ségou vieux village à 10 kms droit d’entré 2500
- Nous avons pris la pinasse publique pour le village en face sur l’autre rive, un super souvenir 150 au milieu des poules, des mangues, des motos…et à la grande surprise des maliens qui se gondolent en voyant des toubabs se caser difficilement au milieu de ce bric à brac. Petit tour sur l’autre rive puis retour…attention il faut avoir du temps pour cette petite excursion les pinasses partent que lorsque le piroguier décide que sa pinasse est pleine et la bas même archi complet il y a toujours une petite place pour une moto, une chèvre etc.….
- Petit tour dans le quartier mission catholique pour voir la confection de la bière de mil fabriquée par les femmes
- dans ce même quartier la messe est très animée chants chorales et djembé
- passage cher le couturier pour se faire confectionner des vêtements avec le tissu acheté au marché.
- et puis flâner le long du Niger a l’heure ou le soleil se couche et voir toute cette vie qui s’organise le long du fleuve
- un petit tour au casino pour perdre quelques pièces dans les bandits manchots
pour les repas nous avons apprécié le soleil de midi près du goudron resto frais et animé ou l’on peut commander des petits plats typique tiep, tiga dégué, capitaine en brochette banane Plantin et riz au gras etc.
Succulent et pas trop cher.
à noter on retire facilement de l’argent à Ségou avec la carte bleue visa il y a même depuis peu un distributeur de billet qui fonctionne
Bamako :
Le frère du patron de l’esplanade a Ségou rentre sur Bamako il nous emmène avec lui, trajet rapide le goudron défile nous arrivons assez tôt à l’auberge Djamila quartier baladabougou près du lycée tiény Konaté chambre propre climatisée à 15.000 dans une maison style coloniale avec un petit jardin sympa et une grande tente libyenne avec ventilateur pour se reposer. Ambiance routard on peut dormir sur le toit pour pas cher. Nous avons beaucoup aimé cette adresse un peu en dehors de la cohue de la ville…
- visite du musée national très intérressant
- monter sur la colline proche de l’hôpital pour la vue sur la ville
- un petit tour au marché des artisans pour les derniers cadeaux
Mais la ville c’est pas trop notre truc aussi nous négocions avec bréhima chauffeur de taxi un ami de Seydou une virée dans le pays Mandingue pour 15000 jour plus l’essence.
Repas dans les petites gargotes du quartier et au Da guido super pizzas dans le quartier hippodrome
Siby :
En route pour Siby la route n’est pas encore finie et c’est de la piste qui nous attends sur la route de la Guinée …il y a plus d’arbres, le paysage est plus vert. De nouveau nous retrouvons des falaises. Arret au campement puis départ en soirée pour l’arche de Kamadjan petite marche tranquille 2h avec les explications d’un petit guide local 2500..
La nuit fut agitée, il fait une chaleur terrible impossible de dormir dans les cases nous nous installons dehors avec la musique disco à fond jusqu’a trois heures c’est la fête au village ce soir.
C’est donc crevé que nous repartirons le lendemain après avoir visité la petite fabrique de beurre de karité tenu par une coopérative de femmes.nous empruntons une petite piste sympa qui rejoins Bankoumana beaucoup de manguiers c’est vert et bien entretenu nous arrivons en soirée sur Bamako visite dans la famille d’abdoullaye un ami malien venu en France dans le cadre d’un échange…nous serons reçus à bras ouvert, il nous faut rester manger et nous échappons de justesse à une sortie en boite de nuit…car demain c’est le retour en France….
L’avion …paris …déjà …avec plein de souvenirs et d’images dans la tête et dans le cœur……
Un voyage tranquille, que l’on peut faire seul en prenant son temps…
La patience, l’humour et le sourire reste les meilleurs passe partout …nous avons pu à maintes reprises vérifier l ‘ hospitalité des Maliens.
Aussi merci à tous ceux qui nous ont accueillis, guidés, aidés dans la préparation et la réalisation de ce voyage.
Jacqueline et Christian
Bonjour,
Je m'apprête à partir pour un mois (du 15 octobre au 15 novembre environ) en Afrique, mais mon choix n'est pas arrêté quant à ma destination, j'hésite encore entre le Mali et le Burkina Faso...
Pour ceux qui auraient déja parcouru les 2 pays, je suis preneur de tout retour d'expérience (même si j'en ai déjà lu qq uns sur ce forum...), adresses utiles, bons plans, etc.
Je pars uniquement avec mon sac à dos, mes vaccins en règle et mon billet d'avion pour Bamako ou Ouaga. Une fois sur place, j'ai juste envie de "vivre" le pays choisi, rencontrer maliens ou burkinabé, m'éloigner un peu des grandes villes, apporter mon aide à des projets pourquoi pas (alphabétisation, travaux agricoles...).
Merci d'avance pour votre aide et vos futurs conseils.
Seb
En manque ! Tel pourrait être le début de cet article. En manque de voyage, en manque d'excitation, en manque d'aventure, en manque de dessin de soleil, en manque de vivre...Aujourd'hui je viens de mettre le doigt dessus...c'est un manque d'Afrique !
Je me plonge alors dans mes souvenirs.... un pays, une odeur, un sentiment....
Me voilà perchée sur le toit d'une maison de banco au pays Dogon. Dans le village de Ende plus exactement. Le soir tombe, les toc toc des pilons de mil ou d'igname se sont tus. Les femmes s'affairent autour du feu de bois. Ce soir c'est riz sauce feuille... Les hommes préparent le thé et Mamadou raconte des histoires dont celle de l’âne, du chien et de la chèvre.
Petite histoire malienne :
Un jour, un âne, une chèvre et un chien prennent un taxi. A leur arrivée, le chauffeur leur demande 15 CFA chacun. La chèvre s’enfuit sans payer, le chien paye la bonne somme, mais oublie son chapeau, l’âne paye 20 CFA et le chauffeur s’en va. Conséquence de cette histoire : quand un taxi roule et qu’il croise un âne, celui-ci se met toujours au milieu de la route pour récupérer ses 5 CFA, le chien court toujours après le taxi pour récupérer son chapeau et la chèvre s’enfuit toujours devant un taxi parce qu’elle n’a pas payé.... Nous nous installons sur la terrasse, bercés par le bruissement des boubous, les cris des pintades qui se disputent. L'odeur du feu de bois envahit peu à peu toute la falaise et des volutes de fumée s'élèvent de chaque village. Les enfants jouent sur le chemin de terre rouge, certains essayent de décrocher les fruits des baobabs à l'aide de lance-pierres. Mamby et Mamadou nous apportent le thé à la menthe....ou plutôt les 3 thés.
Le premier est fort et amer comme la vie, le deuxième est doux et sucré comme l'amour et le troisième est suave comme la mort. L'air est chaud et chacun son verre de thé à la main, nous palabrons. La vie au Mali est dure, le travail manque, les moyens manquent, la nourriture aussi surtout à cause de la grande quantité de riz importée. Le fleuve Niger baisse et la pollution gagne du terrain.
Les femmes travaillent sans répit aux champs puis à la maison, elles portent le pays, mais nous nous en sommes déjà rendu compte ailleurs, elles portent l'Afrique à bout de bras. Le rêve de l'eldorado européen se profile. Comment vivre en France ? Est-ce que c'est vrai que l'eau coule du robinet ? Est-ce que c'est vrai que l'hôpital soigne tout le monde ? Est-ce que c'est vrai que vous êtes allés sur la lune ? Nous répondons aux questions en leur montrant aussi la réalité de certains immigrés, avec les marchands de sommeil, le problème du logement, du saturnisme chez les enfants, du racisme...mais le mirage est là et ceux qui ont réussi reviennent avec de belles voitures.
Nous parlons aussi de l'amour, des touristes, des femmes...Celles-ci passent beaucoup de temps à me caresser les cheveux. Ils sont lisses et châtain clair : le paradis... Évidemment, moi, je rêve de tresses dressées sur ma tête à l'aide d'un bout de fil de fer, l'être humain n'est jamais content ! J'adore aussi les boubous, la nonchalance, l'absence de stress, l'incertitude, l'aventure, le rire des Africains, le son du balafon, les couleurs.
Cette déclinaison de couleurs profondes... La terre dans toute sa splendeur, du rouge des ocres, toute la palette est là. Le soleil décline, les ombres s'allongent, la falaise disparaît, le coq se tait enfin. Le calme est revenu, c'est maintenant l'heure des chants de la nuit. Les grillons entrent en scène et font frémir toute la brousse.
Le repas est prêt. Une bonne assiette de riz sauce feuille à déguster avec des doigts bien gluants de gombos. La veille, j'avais passé ¼ h à courir après un poulet pour le plumer et le cuire, alors aujourd'hui, c'est mieux. Nous discutons de la journée de chacun, de la suite du périple. La nuit s'avance quand tout à coup des lumières surgissent au loin et d'étranges sons résonnent. Les bruits métalliques se rapprochent, les lumières dansent accompagnées cette fois par des cris d'enfants. Cette nuit est une nuit sans lune et les enfants tapent de toutes leurs forces sur des casseroles en allant de village en village avec quelques lampes de poche. Certains s'époumonent dans des sifflets, ils passent récupérer quelques copains et s'évaporent comme des moineaux jusqu'au village suivant. Nous restons dubitatifs.
Le souffle du vent venu du désert est tiède, délicieuse sensation de liberté et de douceur. La voûte céleste est un enchantement. Jamais je n'avais observé autant d'étoiles, la nuit n'existe pas. Toutes ces loupiotes scintillent et me maintiennent en éveil jusque tard dans la nuit.
Le sommeil m'emporte enfin aux confins des rêves quand le froid me saisit. Le vent chaud a disparu, je me pelotonne contre Raf dans mon sac de couchage, je trouve un bout de carton que je pose sur moi, puis en désespoir de cause nous nous glissons sous la paillasse. Étrange spectacle au petit matin quand Mamby arrive avec le thé. Il se demande ce que nous faisons dans ce bric à brac et rit de bon cœur quand je lui dis que j'ai eu froid. « - Tu mérites le nom de Traoré, tu es une vraie Malienne, un peu pâle c'est tout ! » s'exclame-t-il en me tendant la bouilloire pour me débarbouiller. "
Depuis notre retour, nous avons gardé contact avec Mamby Sissoko. Il a finalement réalisé son rêve : http://sissoko.monsite.wanadoo.fr
Je me plonge alors dans mes souvenirs.... un pays, une odeur, un sentiment....
Me voilà perchée sur le toit d'une maison de banco au pays Dogon. Dans le village de Ende plus exactement. Le soir tombe, les toc toc des pilons de mil ou d'igname se sont tus. Les femmes s'affairent autour du feu de bois. Ce soir c'est riz sauce feuille... Les hommes préparent le thé et Mamadou raconte des histoires dont celle de l’âne, du chien et de la chèvre.
Petite histoire malienne :
Un jour, un âne, une chèvre et un chien prennent un taxi. A leur arrivée, le chauffeur leur demande 15 CFA chacun. La chèvre s’enfuit sans payer, le chien paye la bonne somme, mais oublie son chapeau, l’âne paye 20 CFA et le chauffeur s’en va. Conséquence de cette histoire : quand un taxi roule et qu’il croise un âne, celui-ci se met toujours au milieu de la route pour récupérer ses 5 CFA, le chien court toujours après le taxi pour récupérer son chapeau et la chèvre s’enfuit toujours devant un taxi parce qu’elle n’a pas payé.... Nous nous installons sur la terrasse, bercés par le bruissement des boubous, les cris des pintades qui se disputent. L'odeur du feu de bois envahit peu à peu toute la falaise et des volutes de fumée s'élèvent de chaque village. Les enfants jouent sur le chemin de terre rouge, certains essayent de décrocher les fruits des baobabs à l'aide de lance-pierres. Mamby et Mamadou nous apportent le thé à la menthe....ou plutôt les 3 thés.
Le premier est fort et amer comme la vie, le deuxième est doux et sucré comme l'amour et le troisième est suave comme la mort. L'air est chaud et chacun son verre de thé à la main, nous palabrons. La vie au Mali est dure, le travail manque, les moyens manquent, la nourriture aussi surtout à cause de la grande quantité de riz importée. Le fleuve Niger baisse et la pollution gagne du terrain.
Les femmes travaillent sans répit aux champs puis à la maison, elles portent le pays, mais nous nous en sommes déjà rendu compte ailleurs, elles portent l'Afrique à bout de bras. Le rêve de l'eldorado européen se profile. Comment vivre en France ? Est-ce que c'est vrai que l'eau coule du robinet ? Est-ce que c'est vrai que l'hôpital soigne tout le monde ? Est-ce que c'est vrai que vous êtes allés sur la lune ? Nous répondons aux questions en leur montrant aussi la réalité de certains immigrés, avec les marchands de sommeil, le problème du logement, du saturnisme chez les enfants, du racisme...mais le mirage est là et ceux qui ont réussi reviennent avec de belles voitures.
Nous parlons aussi de l'amour, des touristes, des femmes...Celles-ci passent beaucoup de temps à me caresser les cheveux. Ils sont lisses et châtain clair : le paradis... Évidemment, moi, je rêve de tresses dressées sur ma tête à l'aide d'un bout de fil de fer, l'être humain n'est jamais content ! J'adore aussi les boubous, la nonchalance, l'absence de stress, l'incertitude, l'aventure, le rire des Africains, le son du balafon, les couleurs.
Cette déclinaison de couleurs profondes... La terre dans toute sa splendeur, du rouge des ocres, toute la palette est là. Le soleil décline, les ombres s'allongent, la falaise disparaît, le coq se tait enfin. Le calme est revenu, c'est maintenant l'heure des chants de la nuit. Les grillons entrent en scène et font frémir toute la brousse.
Le repas est prêt. Une bonne assiette de riz sauce feuille à déguster avec des doigts bien gluants de gombos. La veille, j'avais passé ¼ h à courir après un poulet pour le plumer et le cuire, alors aujourd'hui, c'est mieux. Nous discutons de la journée de chacun, de la suite du périple. La nuit s'avance quand tout à coup des lumières surgissent au loin et d'étranges sons résonnent. Les bruits métalliques se rapprochent, les lumières dansent accompagnées cette fois par des cris d'enfants. Cette nuit est une nuit sans lune et les enfants tapent de toutes leurs forces sur des casseroles en allant de village en village avec quelques lampes de poche. Certains s'époumonent dans des sifflets, ils passent récupérer quelques copains et s'évaporent comme des moineaux jusqu'au village suivant. Nous restons dubitatifs.
Le souffle du vent venu du désert est tiède, délicieuse sensation de liberté et de douceur. La voûte céleste est un enchantement. Jamais je n'avais observé autant d'étoiles, la nuit n'existe pas. Toutes ces loupiotes scintillent et me maintiennent en éveil jusque tard dans la nuit.
Le sommeil m'emporte enfin aux confins des rêves quand le froid me saisit. Le vent chaud a disparu, je me pelotonne contre Raf dans mon sac de couchage, je trouve un bout de carton que je pose sur moi, puis en désespoir de cause nous nous glissons sous la paillasse. Étrange spectacle au petit matin quand Mamby arrive avec le thé. Il se demande ce que nous faisons dans ce bric à brac et rit de bon cœur quand je lui dis que j'ai eu froid. « - Tu mérites le nom de Traoré, tu es une vraie Malienne, un peu pâle c'est tout ! » s'exclame-t-il en me tendant la bouilloire pour me débarbouiller. "
Depuis notre retour, nous avons gardé contact avec Mamby Sissoko. Il a finalement réalisé son rêve : http://sissoko.monsite.wanadoo.fr
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal.
ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
pour notre voyage au Mali 2010, toujours trop court, vers le Pays Dogon, nous avons tenté un autre itinéraire depuis Bamako. la grande route nationale du Sud et le trajet depuis Ouagadougou sont déjà dans nos mémoires. et cette route qui longe le fleuve est moins connue même de nos fervents voyageurs. une semaine sur place, avec deux jours de plus cette fois-ci, c'est notre rythme habituel. reste que la densité des paysages rencontrés nous suffit presque, avant de pouvoir partir pour un vrai road trip un de ces jours.
Jour 1
le vol: samedi matin, les pelouses d'Orly sont sous la neige une fois de plus, de cet hiver qui n'en finit pas. nous avions expérimenté la fin d'Air Sénégal l'été 2008, pour notre première expérience du Mali. ils ont déposé le bilan en Avril 2009. le retour avec 36 heures d'attente à Dakar fort heureusement dans un hôtel très correct ne nous a pas découragé d'essayer les compagnies nationales. pour cette fois, billets achetés chez Air Mali, anciennement ou je ne sais pas trop quel est le nom le plus récent, Compagnie Aérienne du Mali. et franchement rien à dire, hormis le retard tout à fait limité d'une heure. dommage pour ceux qui nous attendaient sur place. pour un tarif tout à fait concurrentiel de 500 euro par personne, le service, la propreté, la nourriture, rien à envier aux autres compagnies supra-sahariennes. escale technique pour faire le plein à Madrid, l'arrivée sur la capitale castellane est magnifique, de même que le survol des Pyrénées. à Madrid, il ne fait pas plus chaud qu'à Paris. nous ne sortons pas de l'aéronef et c'est tant mieux.
Bamako : nous sommes en Février et surprise à la sortie de l'avion, il fait encore 31° à 19h, alors que le soleil est déjà bien couché. 7° de plus que l'année passée à la même époque nous dit-on partout. l'information doit venir de la météo officielle pour qu'elle soit aussi consensuelle. résultat des comptes : 26° au moins dans la vue après seulement 8 heures de voyage... il nous faudra bien 24h pour s'y habituer. nos amis sont au rendez-vous, ils ont tenu le coup malgré la foule et la chaleur. la voiture aussi est là, qui va nous porter pendant notre voyage. un vieux Cherokee, sans les plumes, datant de l'époque de mes premières amours. nous n'avions de toute façon pas opté pour le séjour grand confort. Patrick, rencontré sur VF et Abdou, son voisin et propriétaire du 4x4, nous font un accueil digne de la tradition malienne. transfert direct vers l'hôtel, dans la nuit qui ne fraîchit pas et les embouteillages encore présents de Bamako la fiévreuse et poussiéreuse.
l'hôtel : pour faire un bonne surprise à ma chérie, j'ai choisi un lieu unique à Bamako, la Villa Soudan. entre les deux ponts sur la route du Palais de la Culture, l'hôtel, qui préfère qu'on l'appelle chambres d'hôtes, à les pieds dans l'eau. la terrasse donne sur le fleuve rive droite, avec vue sur l'autre rive beaucoup plus construite de la cap'tale comme on dit là-bas. le cadre est superbe, la déco irréprochable, la piscine à température. nous avions testé le restaurant en 2008, alors que l'ouverture était toute récente. et honnêtement, pour une nuit à 49000 CFA pour deux, on est sorti de la déçus et soulagés d'une bonne partie de notre budget. ce qui pèche souvent ne fait pas exception ici : l'entretien. la lunette se fait la malle, la pomme de douche arrose là où bon lui semble, le ménage pourrait être plus minutieux. rajouter à cela les tarifs prohibitifs pour les boissons, le restaurant, qui ne se démarque en rien de ce que l'on connais déjà, et un accueil qui a perdu de sa gentillesse et de ses attentions. pensez qu'ils proposent de venir vous chercher à l'aéroport pour 15000 CFA ? après deux nuits passées là-bas, nous n'y retournerons pas pour dormir, tout juste pour y boire un coup. http://www.villasoudan.com/frenchindex.htm
Bamako : nous sommes en Février et surprise à la sortie de l'avion, il fait encore 31° à 19h, alors que le soleil est déjà bien couché. 7° de plus que l'année passée à la même époque nous dit-on partout. l'information doit venir de la météo officielle pour qu'elle soit aussi consensuelle. résultat des comptes : 26° au moins dans la vue après seulement 8 heures de voyage... il nous faudra bien 24h pour s'y habituer. nos amis sont au rendez-vous, ils ont tenu le coup malgré la foule et la chaleur. la voiture aussi est là, qui va nous porter pendant notre voyage. un vieux Cherokee, sans les plumes, datant de l'époque de mes premières amours. nous n'avions de toute façon pas opté pour le séjour grand confort. Patrick, rencontré sur VF et Abdou, son voisin et propriétaire du 4x4, nous font un accueil digne de la tradition malienne. transfert direct vers l'hôtel, dans la nuit qui ne fraîchit pas et les embouteillages encore présents de Bamako la fiévreuse et poussiéreuse.
l'hôtel : pour faire un bonne surprise à ma chérie, j'ai choisi un lieu unique à Bamako, la Villa Soudan. entre les deux ponts sur la route du Palais de la Culture, l'hôtel, qui préfère qu'on l'appelle chambres d'hôtes, à les pieds dans l'eau. la terrasse donne sur le fleuve rive droite, avec vue sur l'autre rive beaucoup plus construite de la cap'tale comme on dit là-bas. le cadre est superbe, la déco irréprochable, la piscine à température. nous avions testé le restaurant en 2008, alors que l'ouverture était toute récente. et honnêtement, pour une nuit à 49000 CFA pour deux, on est sorti de la déçus et soulagés d'une bonne partie de notre budget. ce qui pèche souvent ne fait pas exception ici : l'entretien. la lunette se fait la malle, la pomme de douche arrose là où bon lui semble, le ménage pourrait être plus minutieux. rajouter à cela les tarifs prohibitifs pour les boissons, le restaurant, qui ne se démarque en rien de ce que l'on connais déjà, et un accueil qui a perdu de sa gentillesse et de ses attentions. pensez qu'ils proposent de venir vous chercher à l'aéroport pour 15000 CFA ? après deux nuits passées là-bas, nous n'y retournerons pas pour dormir, tout juste pour y boire un coup. http://www.villasoudan.com/frenchindex.htm
Un témoignage. En espérant que ça serve, et en essayant de faire clair....
Mi-décembre 2011, je me vois contraint d'aller à Bamako le plus vite possible. Pas le temps de faire le visa avant, surtout que je vis en province. Ce sera Nantes/Bamako avec Royal Air Maroc. Pas de problème. Tout le monde, là-bas, me dit qu'on fait son visa (temporaire, 5 jours) en arrivant à l'aéroport. D'ailleurs, le service client de la RAM me le confirme. Et je confirme moi aussi. Le 15/12/2011, j'ai vu ce bureau des visas, ouvert, et la file de passagers européens qui s'y impatientaient. Cependant, ce n'est pas là que j'ai obtenu mon visa. Car le 11/12, à l'aéroport de Nantes, je me vois refuser l'embarquement. La société Avia Partners, représentée par des femmes toutes aussi jolies qu'incompétentes, travaillant en sous-traitance pour la RAM, exige un document officiel d' "acceptation de délivrance de visa" !
3 jours plus tard sur le même vol, visa "made in Paris" en poche, je rencontre un passager. Il me montre le document "officiel" qui lui a permis d'embarquer sans visa, à Nantes. Il avait imprimé une page du site web du ministère des affaires étrangères, que voici (rubrique Entrée/Séjour) : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/mali-12287/
Pour clarifier encore un peu cette histoire, j'ajoute que cette information "française" contredit le discours de l'ambassade malienne. Ambassade ou consulat, on vous dira toujours d'un ton laconique : "Nous n'avons jamais délivré de visa à l'aéroport de Bamako".
Bon voyage. Le Mali en vaut la peine.
Bon voyage. Le Mali en vaut la peine.
Bonjour à tous, 😉
Cette année j'envisage d'aller au burkina faso fin aout par la route avec un fourgon plateau, apres avoir parcouru les forums je suis à la recherche d'infos récente et d'experience vecu sur le trajet (je pense au classique maroc, mauritanie, mali, b.f) et éventuellement un recap par pays des lois sur le transit (formalités visa, transit véhicule) et les étapes, auberges ou lieux a voir absolument
Merci à vous
Je pars au Mali au mois de juin et j'aimerais avoir des avis sur la région du Mandé.
J'ai entendu dire que c'est plus authentique que le pays dogon. La randonnée dans les monts mandingue vaut il une randonnée dans les villages dogons?
j'aimerais connaitre vos avis sur ce sujet
Merci d'avance
Merci d'avance
Bonjour
Je possède un Land Rover Discovery Td5 se moteur BMW 2,5 l 5 cylindres 10 cv climatisé de 2003 (140.000 km) que je souhaite donner à mon fiancé qui est guide indépendant au pays Dogon au Mali. Est-il raisonnable de faire descendre un tel type de véhicule dont la fonction sera notamment le transport de touristes sur pistes..., sachant qu'il comporte quand même pas mal d'électronique (pack électrique, ACE anti roulis, HDC contrôle d'adhérence en descente...) et que les réparations ne pourront se faire qu'à Bamako et encore ( Infos à ce sujet ? Beaucoup de Land Discovery au Mali? Personnellement je n'en ai jamais vu !...) Si je fais descendre le Land je l'équiperai (pare, buffle, sabot de protection, réservoir supplémentaire...) mais bon... Ou bien faut-il que je le revende pour investir dans un Toyota ? On m'a proposé un Toyota Runner 2,5 l climatisé de 1991 avec 260.000 km pour 4200 euros mais je crains pour les frais de réparation et de dédouanement vu l'age du véhicule. Si je revends mon Land Rover, je peux avoir un budget d'environ 10.000 euros et donc essayer de trouver un bon vieux Toyota. Alors que faire ? Je souhaiterais faire descendre ce véhicule (Land ou Toyota) entre novembre et décembre 2010 par la route et recherche un convoyeur pour cela Comment faire le transfert de carte grise entre moi et mon fiancé ? Doit-on faire établir la carte grise au nom du convoyeur ? Dois-je établir un certificat de cession gratuite pour mon fiancé ? etc... Merci pour vos réponses rapides et vos conseils précieux.
Ludmilangelo
Je possède un Land Rover Discovery Td5 se moteur BMW 2,5 l 5 cylindres 10 cv climatisé de 2003 (140.000 km) que je souhaite donner à mon fiancé qui est guide indépendant au pays Dogon au Mali. Est-il raisonnable de faire descendre un tel type de véhicule dont la fonction sera notamment le transport de touristes sur pistes..., sachant qu'il comporte quand même pas mal d'électronique (pack électrique, ACE anti roulis, HDC contrôle d'adhérence en descente...) et que les réparations ne pourront se faire qu'à Bamako et encore ( Infos à ce sujet ? Beaucoup de Land Discovery au Mali? Personnellement je n'en ai jamais vu !...) Si je fais descendre le Land je l'équiperai (pare, buffle, sabot de protection, réservoir supplémentaire...) mais bon... Ou bien faut-il que je le revende pour investir dans un Toyota ? On m'a proposé un Toyota Runner 2,5 l climatisé de 1991 avec 260.000 km pour 4200 euros mais je crains pour les frais de réparation et de dédouanement vu l'age du véhicule. Si je revends mon Land Rover, je peux avoir un budget d'environ 10.000 euros et donc essayer de trouver un bon vieux Toyota. Alors que faire ? Je souhaiterais faire descendre ce véhicule (Land ou Toyota) entre novembre et décembre 2010 par la route et recherche un convoyeur pour cela Comment faire le transfert de carte grise entre moi et mon fiancé ? Doit-on faire établir la carte grise au nom du convoyeur ? Dois-je établir un certificat de cession gratuite pour mon fiancé ? etc... Merci pour vos réponses rapides et vos conseils précieux.
Ludmilangelo
Bonjour,
Je vais me rendre au Mali (Mopti) fin janvier et j'ai un soucis avec mon tour opérateur qui vient d'annuler le circuit de visite du pays Dogon par faute de participants.
Bref, me voilà à une semaine et demi de mon départ et je dois maintenant me débrouiller seul pour organiser mon voyage. N'étant pas franchement un "baroudeur", je ne suis pas contre quelques conseils et contacts.
En fait, mon plus gros problème est de trouver un guide sérieux à un prix abordable car j'ai cru comprendre qu'on pouvait trouver un guide à chaque coin de rue (voire même plusieurs en même temps) mais que beaucoup n'avait de guide que le nom.
J'ai lu, au travers des différents messages sur ce forum, que certains d'entre vous avaient l'habitude d'y aller ou en revenaient. Je vais arriver à Mopti avec ma femme et nous aimerions visiter le pays Dogon principalement à pied. Nous ne sommes pas des marcheurs chevronnés mais des journées de 6h ne nous effraient pas. Si vous aviez des renseignements pratiques du type (prendre un tente est-il utile ?, le type de chaussure, les produits anti-moustique, etc.).
Merci d'avance pour vos réponses
Je vais me rendre au Mali (Mopti) fin janvier et j'ai un soucis avec mon tour opérateur qui vient d'annuler le circuit de visite du pays Dogon par faute de participants.
Bref, me voilà à une semaine et demi de mon départ et je dois maintenant me débrouiller seul pour organiser mon voyage. N'étant pas franchement un "baroudeur", je ne suis pas contre quelques conseils et contacts.
En fait, mon plus gros problème est de trouver un guide sérieux à un prix abordable car j'ai cru comprendre qu'on pouvait trouver un guide à chaque coin de rue (voire même plusieurs en même temps) mais que beaucoup n'avait de guide que le nom.
J'ai lu, au travers des différents messages sur ce forum, que certains d'entre vous avaient l'habitude d'y aller ou en revenaient. Je vais arriver à Mopti avec ma femme et nous aimerions visiter le pays Dogon principalement à pied. Nous ne sommes pas des marcheurs chevronnés mais des journées de 6h ne nous effraient pas. Si vous aviez des renseignements pratiques du type (prendre un tente est-il utile ?, le type de chaussure, les produits anti-moustique, etc.).
Merci d'avance pour vos réponses
Après avoir organisé une rencontre (très sypma) en Auvergne, pourquoi pas en faire une autre, et pour corser un peu la chose cette fois, au Mali.
J'y serai grosso modo du 1er janvier jusqu'au 15 février prochain, et souhaiterais retrouver des Maliens, voyageurs ou non, et des voyageurs, Maliens ou non (!)
Je ne connais et n'ai pas immaginé tous les détails, mais un petit coin au bord du Niger, pas trop loin de BKO pourrait ombrager quelques refections du monde.
De plus c'est le début de la saison des mangues !
Y aurait il des partants ????
Y aurait il des partants ????
Bonjour,
une amie vient de voir sa demande de visa pour le Mali début novembre. Action visa vient de lui apprendre que sa demande ne sera pas honorée suite à une suspension jusqu'à nouvel ordre de toute délivrance de visas pour les français à destination du Mali.
Information délivrée par l'ambassade du Mali à Paris.
Bonjour à tous,
je voudrai savoir s'il est possible de partir de Bamako ou de ses environs en pirogues jusqu'à Baurem ou Gao en faisant des haltes dans les villages qui bordent le fleuve Niger et comment, par la suite, aller à Kidal et Tessalit, sinon quels autres moyens de transports peut-on trouver sur place. Les tarifs sont-ils raisonnables ? Je voudrai aussi savoir si en septembre la saison des pluies commence à s'atténuer ou si c'est toujours les grosses pluies. Merci d'avance pour les renseignements.
Mél.
je voudrai savoir s'il est possible de partir de Bamako ou de ses environs en pirogues jusqu'à Baurem ou Gao en faisant des haltes dans les villages qui bordent le fleuve Niger et comment, par la suite, aller à Kidal et Tessalit, sinon quels autres moyens de transports peut-on trouver sur place. Les tarifs sont-ils raisonnables ? Je voudrai aussi savoir si en septembre la saison des pluies commence à s'atténuer ou si c'est toujours les grosses pluies. Merci d'avance pour les renseignements.
Mél.
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite imposé. Pourtant, j’étais bourrée d’a priori : je craignais le harcèlement des gamins, la méfiance et les insultes des plus vieux, le côté sûrement artificiel des villages Dogon, piège évident à touristes trop crédules et folklore à la Disney, je craignais aussi des conditions d’hygiène trop rudes. Autant de craintes m’ont amenée à préparer un voyage sur 2 semaines seulement. Comme un bout d’essai … Suspicieuse, inquiète, prudente, oui, je le suis et le resterai toujours. Mais je reste aussi toujours ouverte et prête à revenir bien volontiers sur mes préjugés.
Il n’a pas fallu longtemps !
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris
BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC
Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).
On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.
GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.
2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.
3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.
4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.
5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)
HEBERGEMENT :
1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.
Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).
2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).
3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.
REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F
Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.
LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :
1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.
Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h
Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.
2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !
3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.
3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.
3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.
Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !
3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30
4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …
Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.
DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …
MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …
BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.
DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !
On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.
On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.
En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris
BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC
Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).
On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.
GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.
2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.
3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.
4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.
5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)
HEBERGEMENT :
1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.
Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).
2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).
3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.
REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F
Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.
LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :
1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.
Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h
Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.
2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !
3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.
3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.
3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.
Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !
3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30
4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …
Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.
DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …
MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …
BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.
DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !
On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.
On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.
En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
Salut,
Nous avons voyagé en couple au Mali de fin juillet à fin août, et nous voudrions vous faire part de notre périple, d’un point de vue pratique, à la manière de Gerpy dans ce post : http://voyageforum.com/v.f?post=688183 Nous avons imprimé son post et l'avons emmené avec nous, il nous a servi quelques fois. En espérant que celui-ci puisse aussi vous servir !
Tout d'abord quelques conseils d'ordre général :
Argent : change : il est difficile de changer de l’argent au Mali. Si vous êtes en rade, voyez avec les hôtels. Nous avons changé avec un taux de 1€ pour 640 CFA, mais en fait les touristes qu’on rencontraient ont changé à 1€ pour 650 CFA. carte bleue : un distributeur à Bko, vous pourrez aussi retirer à Mopti avec un système d’empreinte : vérifiez que votre carte est en relief (pour les numéros). Quelques fois, ça ne marche pas, sans raison précise, ou vous ne pourrez retirer que 150 €, le banquier vous disant que le compte est bloqué. Bref, essayez de ne pas compter dessus. nous avons été surpris par le coût de la vie : c’est bien plus cher qu’en Asie ou en Amérique centrale. Alors que je vivais avec 250 € par mois en Inde, 350 € en thaïlande, il faut compter au minimum 450 € au Mali (sans compter les 300 € qu‘on s‘est fait piquer dans notre sac à Hombori). Et encore, de tous les touristes rencontrés nous sommes les seuls à avoir dépensé aussi peu. En général, pour un voyage « routard », compter 650 € par mois, à quoi il faut encore rajouter les souvenirs.
Santé : paludisme : le Mali est une zone 2 de résistance du Plasmodium, donc il faut de la Savarine ou de la Malarone.Nous avions emporté une moustiquaire, qui nous a peu servie dans les hôtels : la plupart en ont. Néanmoins, certaines comportent des trous, et la moustiquaire est indispensable lorque l’on dort dans les villages. répulsif : nous avions du 5/5, mais qui ne semble pas très efficace au Mali. Préférez Insect Ecran. prenez de l’Imodium (lopéramide = anti-diarrhéique) en quantité. si vous avez besoin de médicaments, vous pouvez en trouver dans les pharmacies. Néanmoins, demandez toujours un médicaments « de marque » (par exemple Augmentin au lieu de amoxi-acide clavulanique), les autres viennent les plus souvent du Nigeria et ne comportent pas de principe actif ( = c’est du sucre ou de la farine !) le mieux est donc d’emportez tout ce dont vous aurez besoin. voici le minimum : lopéramide contre la diarrhée Arnica montana 9 CH, ou quelques doses : 5 granules (ou une dose) en cas de choc (évite les bleus et surtout la douleur) à prendre immédiatement. Apis mellifica 9 CH : 5 granules si vous vous faites piquer par une guêpe, un scorpion, etc... Paracétamol (antalgique)
Vous pouvez aussi acheter des médicaments dans les pharmacies avant de partir dans la brousse, les gens des villages sont complètement démunis et vous en demanderont. Les plus nécessaires sont les antalgiques et les antibiotiques. !!! Mais ne donnez jamais rien si vous n’avez pas de connaissance médicale !!! Et prudence avec les bébés !
Rabatteurs Quand vous arrivez à une gare routière, ne demandez pas où se trouve le guichet pour telle destination. Demandez directement au guichetier. Si un malien s’interpose entre vous et le guichetier, dites que vous ne connaissez pas cette personne. Sinon vous aurez une majoration du prix du billet, qui comprendra la commission pour le rabatteur. A priori, si personne ne connaît votre destination avant que vous ne preniez le billet, vous ne devriez pas avoir de problème. Pareil pour les taxis, le temps que vous traversiez la rue un malien se mettra entre vous et le taxi pour toucher une commission : dites que vous ne le connaissez pas.
Bus Évitez la compagnie Bittar : les bus sont lents, et les employés peu sympathiques. (je viens de découvrir ce post qui en dit plus long : http://voyageforum.com/v.f?post=1241060; ! )
Livres Les maliens, même les plus érudits, ne lisent jamais : leur culture est orale. Vous ne trouverez aucun roman au Mali, sauf dans de rares hôtels, mais ne comptez pas dessus, et peut-être à Bamako. Nous avons fait toutes les librairies de Mopti, et à part des manuels scolaires (et une improbable étude sur l’agriculture malienne) et un livre en néerlandais nous n’avons trouvé aucun roman. Vous trouverez des magazines au cybercafé de la Venise à Mopti, dont des mots fléchés, etc… et une excellente revue hebdomadaire qui s’appelle Jeune Afrique, qui traite de l’actualité africaine. Passionnante !
Internet : Il y a des cybercafés dans les grandes villes du mali, et les plus petites comme Bandiagara. Si la connexion est lente, vous paierez 1500 CFA par heure. Paradoxalement, si c’est plus rapide, c’est moins cher : Entre 500 et 1000 CFA / h
Photos Vous pourrez sauvegarder vos photos sur CD à Mopti et (probablement) Bamako. Les gens sont à peu près indifférents au fait que vous les preniez en photos, mais le Mali n’est pas un zoo non plus…
Arnaques dont nous avons été victimes (ou pas) payer deux fois la chambre : quand nous avons dormi chez l'habitant à Djenné, en partant le lendemain matin la maison était vide. Nous avons décidé de trouver une chambre dans un hôtel et de revenir payer plus tard. Un malien (connu ? inconnu ? difficile à dire, au sortir du lit rien ne ressemble plus à un malien qu'un autre malien :))nous a abordé devant la maison en nous demandant de payer. Nous donnons les 4000 CFA comme convenu. Puis dans la matinée le malien qui nous avait emmené dans sa famille nous a retrouvé à l'hôtel, en nous demandant les sous pour la nuit... nous lui avons expliqué l'affaire, il parut sincèrement énervé que nous nous soyons fait escroqué. Il a mis tout ses amis sur le coup pour retrouver celui qui nous avais pris les sous le matin, sans succès. On a du repayer la nuit. Étaient-ils de mèche ? Nous ne saurons jamais. Nous avons payé un guide à Bamako pour la journée du lendemain à Siby, le forfait comprenait le guidage, la jeep, les repas, la nuit. Après avoir passé une demi journée aux alentours de Siby (au lieu de la journée prévue), il nous lâché dans une auberge, en "oubliant" de payer la nuit... Et de nous rembourser quelques milliers de CFA qu'il nous devait ! Il se fait appeler "Manu Chao", et le gérant de l'auberge nous a avoué avoir déjà eu affaire à lui pour une raison similaire. Quant à son ami ""Bozo, guide réputé, lui aussi nous devait des sous, qu'il ne nous a jamais remboursé. Et il n'hésite pas à faire payer 200 € par jour ses "parents adoptifs" (généreux belges qui lui ont payé sa scolarité) pour les emmener à Siby en jeep... Bref, si vous les croisez, évitez-les ! une autre arnaque répandue qu'on nous a rapportée : un homme vous aborde dans la rue, vous parle de Genève (ou une autre ville européenne), vous dit qu'il y habite, en vous citant des noms de rues que vous connaissez, et vous explique qu'il doit se faire envoyer de l'argent par Western Union : il vous montre un reçu de la banque, tout à fait authentique semble t-il, et il ne lui manque qu'un code pour pouvoir retirer de l'argent. Malheureusement il est fauché et ne peut pas appeler sa famille en suisse pour qu'elle lui communique le numéro. Il vous demande donc de l'accompagner dans une cabine téléphonique, téléphone en Suisse, vous dit des chiffres à noter sur le reçu Western union et vous payez la communication. Puis allez ensemble à la banque, qui est fermée, vous demande encore des sous pour sa nuit d'hôtel ou autre chose, et RDV demain pour qu'il vous rembourse avec l'argent reçu. Sauf que : il fait semblant de téléphoner en suisse, il est malien, et en 3 heures de temps vous lui donner 20 000 CFA sans douter un seul instant de sa bonne foi. Et vous ne le reverrez sans doute jamais. Des touristes pas du tout crédules se sont fait avoir, alors méfiez-vous !
Guide de voyage : nous avions le routard, qui ne nous a vraiment pas plu : Aucun plan de ville (excepté Bamako), des infos périmées, peu de villes traitées. Apparemment le petit futé est plus apprécié, mais les hôtels les moins chers n'y sont pas tous répertoriés. Le Lonely planet contient plus de plans de ville.
Notre Trajet :
Bamako : A notre arrivée à l’aéroport, des faux taximen se sont jetés sur nous pour nous emmener dans un hôtel. Dites que vous avez réservé, négociez ferme (compter 4000-5000 pour aller à Badalabougou), et éviter les faux taxis : vous serez bons pour écouter les conseils avisés d’un faux guide qui essaiera de vous planifier votre voyage pour le mois pour des prix exorbitants. Le notre, voyant notre peu d’empressement à satisfaire ses demandes, nous a donné RDV pour le surlendemain à l’auberge : impossible de s’en défaire le jour dit, il voulait absolument qu’on lui donne des sous, et nous culpabilisait de ne rien faire pour lui(« j’ai dépensé de l’essence pour venir vous voir, vous m’aviez donné RDV, vous devez me donner un petit quelque chose ») ! Nous avons logé à l’auberge Jatiguiya, quartier Badalabougou, rue 108. Très sympa, calme, une grande cour ombragée. On peut dormir sur le toit même quand il pleut, pour 2500 CFA, chambre à 7000, il y a aussi un dortoir. Il y a un petit resto juste à côté, mais l’hygiène des plats est parfois douteuse. Nous avons aussi dormi à la mission catholique dans le centre, il y a peu de lits et c’est entre 4000 et 5000 CFA en dortoir. Il vaut mieux réserver à l’avance. Le resto en face est cher pour a qualité servie, il vaut mieux manger dans la rue. Nous avons aussi testé l’hôtel Séguéré, à Torokorobougou. Pour 12000 CFA, on a eu droit à une chambre aux draps propres, mais qui sentait le moisi, et à côté des sanitaires. La patronne n’est pas franchement gentille, nous avons été bien déçu. Il y a une piscine, un jardin agréable, et du pain grillé au petit dèj, mais ceci ne compense pas la mauvaise impression que cet hôtel nous a laissé. Les taxis à Bamako coûtent cher, compter 1000-1500 CFA pour faire le trajet Badalabougou-centre ville. Il vaut mieux prendre les Sotrama, ces minibus verts qui sillonnent la ville. Repérez un arrêt (il y en a beaucoup), et dites où vous voulez allez, on vous indiquera lequel prendre. Prix : 125 ou 150 CFA par trajet. Nous avons testé le snack-bar Amandine, c'est moyen, mais ça fait du bien de manger un copieux cheeseburger après un mois de riz-spaguetti-tô ! Les restaurant la Méditerranéenne et la Pirogue ne fonctionne plus (la Pirogue a brûlé semble t-il)
Djenné : Pour y aller, prendre un bus depuis Bamako, descendre au carrefour de Djenné (comptez 10 heures de route, et non pas 5 comme annoncé...) puis prendre un taxi brousse jusqu’à Djenné. Vous paierez une taxe touristique au carrefour de 1000 (ou 1500 ?) CFA. Évitez d’arriver le dimanche soir, tous les hôtels sont pleins, le marché ayant lieu le lendemain. Nous avons dormi chez l’habitant le premier soir, car tout était complet, puis à Kita Kourou (6000 CFA la double ventilée). Les guides, charretiers et autres vendeurs de colliers sont omniprésents dans tous les hôtels, et très envahissants ! La ville pue les eaux usées. Les toilettes à l'étage sont typiques de la ville, de plus on ne peut pas mettre d'eau du fait des maisons en banco et c'est vraiment dommage : ça empeste ! jusque dans les chambres des hôtels ! Pour avoir une idée des prix des guides, des charrettes, etc… il faut passer à l’office de tourisme, le monsieur qui s’en occupe est honnête et de bon conseil. La mosquée ne se visite pas si vous n’êtes pas musulman, mais le fils du muezzin peut passer outre l’interdiction moyennant finance, seulement en 2007 parait-il… Le restaurant le Fleuve, en bas de la rue principale, indiqué dans tous les guides, nous a laissé un mauvais souvenir : presque 2 heures d’attente, pour des plats pas vraiment bons, avec en prime des scarabées dans les frites ! N’hésitez pas à vous perdre dans les petites rues, c’est très joli. Au final, nous avons passé 3 jours à Djenné et on a bien aimé.
Nous avons ensuite pris un guide pour rejoindre Mopti par la campagne, en charrette, puis en pinasse, pendant 3 jours. Trajet : Djenné - Manga (via Gagna) - Kouakourou, puis Mopti en pinasse publique, pas très confortable. Les berges du Niger sont jolies, mais sans plus. Par contre la campagne et la traversée des villages est vraiment belle. Cela nous a coûté 110 000 CFA pour 3 personnes, pour 3 jours, tout compris, visite de Djenné inclue. Nous avons aussi apporté des noix de kola (2500 CFA le kilo maximum). En trois jours nous en avons donné 250g tout au plus.
Sévaré : Nous avons dormi à l'hôtel Via-Via, sur le toit pour 3000 CFA/personne. Hôtel classe, mais le toit est une dalle peu accueillante, les 3000 CFA n'étaient pas vraiment justifiés. Il se situe juste à côté de la gare routière. Cybercafé à la Sotelma, rapide et pas cher. Sévaré n'a aucun charme, c'est un carrefour pour Bandiagara sur la route bko-gao.
Bandiagara et pays dogon : le pont sur la route Sévaré - Bandiagara a été emporté par une crue en juin, les travaux de réparation tardent un peu. Du coup, il faut prendre un premier taxi brousse jusqu'au pont, traverser la rivière (à pied, en charrette ou en pirogue, selon la hauteur d'eau et l'envie de se mouiller les pieds ou non), puis reprendre un taxi après le pont. Les taxi ne partent que lorsqu'ils sont pleins, et le premier était une 404 (9 places), le second un mini bus (20 places) : nous avons attendu 2 heures après le pont, à l'ombre d'un manguier, qu'il y ait suffisamment de clients pour que le taxi veuille bien partir... Nous avons logé à l'auberge Kansaye, à 15min à pied de l'hôtel de la Falaise. 3000 CFA sur le toit, 8000 la double. La vue sur la rivière est splendide. l'hôtel le Village est à 4000 CFA la double, moins joli. hôtel la Falaise est plus cher, dortoir à 4000 je crois, on y a dormi à 2500/pers en négociant. Il abrite l'association des guides, demandez Baba Napo, c'est le responsable, il vous trouvera un guide pour le pays dogon pour pas cher. On mange très bien dans la rue, pour 250 CFA le plat ! Demandez du "niébé", sorte de flageolets ("cho" en bambara), ou du fonio, une céréale succulente !
Nous sommes partis 5 jours dans le pays dogon à 13500 CFA/ jour / personne, tout compris (dont l'aller retour en jeep à la falaise). Ce n'est pas cher, mais la communication avec le guide était limitée, et il ne nous a rien appris sur les coutumes des dogons. Nous avons fait Djiguibombo --> Sangha. Certaines journées étaient vraiment longues, 4 h de marche le matin, et 2 h le soir. Repartir après être resté qq heures à flâner, alors qu'il fait encore chaud, c'est parfois vraiment dur ! En tout cas, c'est vraiment joli, notamment la vue depuis Begnemato. Nous avons goûté la bière de mil à Begnemato : elle a un fort goût de fumée, on a laissé notre guide finir le litre 1/2 avec ses amis dogons. Des touristes ont payé pour voir une cérémonie des masques, nous devions y assister, mais les danseurs nous demandaient 10000 CFA par personne, et cela nous faisait trop cher. Nous avions apporté des noix de kola (ne les payez pas plus de 2500 CFA le kilo), mais au final nous ne les avons jamais sorties. Peut-être faut-il en emporter avec soi, mais je ne pense pas qu'il faille en prendre plus de 500 g.
Douentza : A 2 heures de Mopti en minibus. Essayez plutôt de prendre un bus pour Gao et de descendre à Douentza : nous avons attendu 6 heures que le minibus se remplisse, si vous n'y allez pas un jour de marché, vous serez probablement les seuls à vouloir vous y rendre. Arrivés tard le soir, on s'est laissé guider jusqu'au campement Hogon, calme, sympathique. Le proprio est charmant, bavard et serviable. Pour manger dans la rue, c'est un peu problématique : vous trouverez des petits snacks près de la gare routière, mais ce n'est pas franchement bon. Si vous prenez une omelette, demandez-la expressement non huileuse...
Hombori : A 2 heures de Douentza, entre 1000 et 2000 CFA le trajet. nous avons dormi chez M. Lélélé, dans une paillote (4000 CFA à deux). Son auberge est charmante, mais le proprio m'a laissé une drôle d'impression : on le sentait faux et hypocrite. Il n'est pas du tout apprécié par les autres gérants des hôtels. En plus on s'est fait piquer 300 euros à Hombori, et on a des doutes sur le voleur... On mange très bien et pas trop cher au campement, à deux pas. Nous avons pris un guide pour faire 3 jours de rando autour de Hombori (8000CFA/pers/j tout compris, difficile de faire mieux): Hombori - main de Fatma - Kelmé - Hombori, avec la via ferrata qui monte au sommet du mont hombori (simplissime, peu de gaz, peu athlétique, sauf si vous vous prenez la pluie/tempête comme nous...la descente ressemblait à une patinoire...). Notre guide Amadou Bocoum est très sympa, il l'un des deux seuls habilités à faire la via ferrata, il est aussi grimpeur : il y a de nombreuses voies d'escalade à la main de Fatma (Salvador, espagnol marié à une malienne, en ouvert plus de 110 !), et quelques unes sur le mont Hombori. Pour la via ferrata, il est possible de louer des baudriers et des longes. Pour la grimpe, il vaut mieux apporter son matos, mais il est possible d'en louer, exceptés les chaussons. Pour repartir sur Mopti, il faut se poster tôt le matin (6h30) au bord du goudron et arrêter les bus qui passent. Certains sont déjà pleins.
Mopti : L'hébergement à Mopti est cher. L'hôtel Y'a pas de problème est le plus connu, tous les touristes qu'on a rencontré étaient allés dormir là-bas. Et c'est vrai qu'il est pas mal, avec une piscine. Dodo sur le toit pour 3500 CFA, le dortoir est à 4500, les chambres plus onéreuses. Mais les guides et piroguiers sont parfois un peu envahissants. L'un des meilleurs guides que nous ayons rencontré s'appelle Baba Cissé, frère de "feu Dramane Cissé, un jeune talent du pays prématurément disparu" 'd'après un guide sur la Mali fait par des maliens). Ancien gérant du Tam-Tam café. Il parle un français excellent, est très gentil, sensible, et semble compétent. Il vous renseignera sur à peu près tout. Nous avons fait deux heures de pirogue au coucher du soleil, c'est vraiment joli. Nous avons demandé de ne pas visiter les villages, du coup on a fait 2 heures pleines sur la pirogue. Comptez 1500-2000 CFA / pers / heure. La pâtisserie le Dogon, en face du cyber la Venise, est bonne, notamment leur crème pâtissière. Nous avons préféré y aller le matin, présumant que les pâtisseries ayant passé la journée à la chaleur seraient un peu moins digestes le soir ;) Le cybercafé de la Venise est très lent, cher, et le proprio est antipathique. Il y en a un autre, un peu plus au nord dans la même rue avec une connexion rapide, et moins cher. Le marché de l'artisanat, provisoirement installé au bout de la digue (vers le bar le Bozo), n'est pas comme on pourrait s'y attendre un lieu où travaillent des artisans, mais un marché pour touristes. Insupportable ! Par contre le marché aux poissons qui se tient juste à côté est très vivant. Goûtez sans peur au poisson fumé (entre 300 et 600CFA le poisson selon la taille), mais ne mangez pas la peau ;)
Ségou : A 6 heures de Mopti en bus. Contrairement à ce que racontait Gerpy, il y a TOUJOURS de la place à la mission catholique ! Avec plus de 70 lits, vous n'auriez vraiment pas de chance si c'était effectivement plein. Par contre le gardien, de mèche avec votre guide, vous dira que c'est plein, pour que vous preniez une chambre ailleurs, et toucher ainsi une petite commission... Le malien qui nous a gentiment guidé jusque là-bas fut fort vexé que nous découvrions le pot aux roses (je suis discrètement allé faire le tour de la propriété, et beaucoup de chambres et dortoirs étaient libres...), et nous a demandé des sous en contrepartie, arguant qu'il ne nous avait pas guidé gratuitement. Une vive altercation eut lieu entre nous, heureusement qu'il y avait d'autres maliens autour pour le calmer ! Vous pourrez manger pour pas cher en face de la Sotelma ("cafétéria" ), et boire du yaourt (lait caillé sucré en sachet) en face du terrain de foot. Nous avons mangé à l'hôtel de l'esplanade, derrière la marché, au bord du Niger. La carpe grillée aux bananes plantains est excellente, et copieuse. Comptez entre 2000 et 4000 CFA pour un plat. Mais ça vaut le coup. Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir comme nous des milliers (!) de chauves-souris à la tombée de la nuit descendant le Niger (pour aller où ?). Nous avons aussi mangé à l'hôtel Djoliba, cher et pas top. Les taxis coûtent 500 CFA la course. Le change d'euros est problématique à Ségou : seule la BNDA change les euros, à la sortie de la ville, mais le responsable est rarement là, ou malade. Le plus simple est de changer dans les hôtels, 1€ pour 640 CFA. Pas grand chose à faire à Ségou, à part visiter les villages de potiers, mais nous étions à la fin de notre voyage, nous avions déjà vu pas mal de choses au Mali et on nous a déconseillé de le faire : aucune nouveauté pour nous.
Siby : petit village à 1h30 de route de Bko en sotrama (1000 CFA), nous avons profité d'une jeep payée par des touristes fortunés pour aller voir l'arche de Kamadjan (bof bof) et une cascade où on peut se baigner, à 15 bornes de Siby : l'endroit est sympathique, on y serait bien resté la journée. Malheureusement, il est impossible d'y accéder sans véhicule motorisé (jeep ou mobylette), ou alors en charrette depuis Siby, avec un arrêt pour la nuit dans un village à mi-chemin de la cascade. Nous avons dormi chez Douala Dawara, à l'entrée du village sur la gauche (il enlève le panneau pendant la saison des pluies, pour ne pas que la peinture parte :)). Demandez, tout le monde le connait. Cela vous coûtera 2500 CFA la paillote (deux places). Il peut vous fournir à manger pour quelques CFA (plats locaux). Nous sommes aussi allés manger au campement Kamadjan, c'est un peu cher et pas très bon. On peut faire de l'escalade dans le coin (cotations du 4 au 8b), l'association des guides (à côté du campement kamadjan) vous renseignera. Le responsable à été formé en France, et possède un bon niveau. Matos à louer sur place. Il y aussi une via ferrata et une via corda.
Voilà, bon voyage à vous.
Julien et Sylvie
Nous avons voyagé en couple au Mali de fin juillet à fin août, et nous voudrions vous faire part de notre périple, d’un point de vue pratique, à la manière de Gerpy dans ce post : http://voyageforum.com/v.f?post=688183 Nous avons imprimé son post et l'avons emmené avec nous, il nous a servi quelques fois. En espérant que celui-ci puisse aussi vous servir !
Tout d'abord quelques conseils d'ordre général :
Argent : change : il est difficile de changer de l’argent au Mali. Si vous êtes en rade, voyez avec les hôtels. Nous avons changé avec un taux de 1€ pour 640 CFA, mais en fait les touristes qu’on rencontraient ont changé à 1€ pour 650 CFA. carte bleue : un distributeur à Bko, vous pourrez aussi retirer à Mopti avec un système d’empreinte : vérifiez que votre carte est en relief (pour les numéros). Quelques fois, ça ne marche pas, sans raison précise, ou vous ne pourrez retirer que 150 €, le banquier vous disant que le compte est bloqué. Bref, essayez de ne pas compter dessus. nous avons été surpris par le coût de la vie : c’est bien plus cher qu’en Asie ou en Amérique centrale. Alors que je vivais avec 250 € par mois en Inde, 350 € en thaïlande, il faut compter au minimum 450 € au Mali (sans compter les 300 € qu‘on s‘est fait piquer dans notre sac à Hombori). Et encore, de tous les touristes rencontrés nous sommes les seuls à avoir dépensé aussi peu. En général, pour un voyage « routard », compter 650 € par mois, à quoi il faut encore rajouter les souvenirs.
Santé : paludisme : le Mali est une zone 2 de résistance du Plasmodium, donc il faut de la Savarine ou de la Malarone.Nous avions emporté une moustiquaire, qui nous a peu servie dans les hôtels : la plupart en ont. Néanmoins, certaines comportent des trous, et la moustiquaire est indispensable lorque l’on dort dans les villages. répulsif : nous avions du 5/5, mais qui ne semble pas très efficace au Mali. Préférez Insect Ecran. prenez de l’Imodium (lopéramide = anti-diarrhéique) en quantité. si vous avez besoin de médicaments, vous pouvez en trouver dans les pharmacies. Néanmoins, demandez toujours un médicaments « de marque » (par exemple Augmentin au lieu de amoxi-acide clavulanique), les autres viennent les plus souvent du Nigeria et ne comportent pas de principe actif ( = c’est du sucre ou de la farine !) le mieux est donc d’emportez tout ce dont vous aurez besoin. voici le minimum : lopéramide contre la diarrhée Arnica montana 9 CH, ou quelques doses : 5 granules (ou une dose) en cas de choc (évite les bleus et surtout la douleur) à prendre immédiatement. Apis mellifica 9 CH : 5 granules si vous vous faites piquer par une guêpe, un scorpion, etc... Paracétamol (antalgique)
Vous pouvez aussi acheter des médicaments dans les pharmacies avant de partir dans la brousse, les gens des villages sont complètement démunis et vous en demanderont. Les plus nécessaires sont les antalgiques et les antibiotiques. !!! Mais ne donnez jamais rien si vous n’avez pas de connaissance médicale !!! Et prudence avec les bébés !
Rabatteurs Quand vous arrivez à une gare routière, ne demandez pas où se trouve le guichet pour telle destination. Demandez directement au guichetier. Si un malien s’interpose entre vous et le guichetier, dites que vous ne connaissez pas cette personne. Sinon vous aurez une majoration du prix du billet, qui comprendra la commission pour le rabatteur. A priori, si personne ne connaît votre destination avant que vous ne preniez le billet, vous ne devriez pas avoir de problème. Pareil pour les taxis, le temps que vous traversiez la rue un malien se mettra entre vous et le taxi pour toucher une commission : dites que vous ne le connaissez pas.
Bus Évitez la compagnie Bittar : les bus sont lents, et les employés peu sympathiques. (je viens de découvrir ce post qui en dit plus long : http://voyageforum.com/v.f?post=1241060; ! )
Livres Les maliens, même les plus érudits, ne lisent jamais : leur culture est orale. Vous ne trouverez aucun roman au Mali, sauf dans de rares hôtels, mais ne comptez pas dessus, et peut-être à Bamako. Nous avons fait toutes les librairies de Mopti, et à part des manuels scolaires (et une improbable étude sur l’agriculture malienne) et un livre en néerlandais nous n’avons trouvé aucun roman. Vous trouverez des magazines au cybercafé de la Venise à Mopti, dont des mots fléchés, etc… et une excellente revue hebdomadaire qui s’appelle Jeune Afrique, qui traite de l’actualité africaine. Passionnante !
Internet : Il y a des cybercafés dans les grandes villes du mali, et les plus petites comme Bandiagara. Si la connexion est lente, vous paierez 1500 CFA par heure. Paradoxalement, si c’est plus rapide, c’est moins cher : Entre 500 et 1000 CFA / h
Photos Vous pourrez sauvegarder vos photos sur CD à Mopti et (probablement) Bamako. Les gens sont à peu près indifférents au fait que vous les preniez en photos, mais le Mali n’est pas un zoo non plus…
Arnaques dont nous avons été victimes (ou pas) payer deux fois la chambre : quand nous avons dormi chez l'habitant à Djenné, en partant le lendemain matin la maison était vide. Nous avons décidé de trouver une chambre dans un hôtel et de revenir payer plus tard. Un malien (connu ? inconnu ? difficile à dire, au sortir du lit rien ne ressemble plus à un malien qu'un autre malien :))nous a abordé devant la maison en nous demandant de payer. Nous donnons les 4000 CFA comme convenu. Puis dans la matinée le malien qui nous avait emmené dans sa famille nous a retrouvé à l'hôtel, en nous demandant les sous pour la nuit... nous lui avons expliqué l'affaire, il parut sincèrement énervé que nous nous soyons fait escroqué. Il a mis tout ses amis sur le coup pour retrouver celui qui nous avais pris les sous le matin, sans succès. On a du repayer la nuit. Étaient-ils de mèche ? Nous ne saurons jamais. Nous avons payé un guide à Bamako pour la journée du lendemain à Siby, le forfait comprenait le guidage, la jeep, les repas, la nuit. Après avoir passé une demi journée aux alentours de Siby (au lieu de la journée prévue), il nous lâché dans une auberge, en "oubliant" de payer la nuit... Et de nous rembourser quelques milliers de CFA qu'il nous devait ! Il se fait appeler "Manu Chao", et le gérant de l'auberge nous a avoué avoir déjà eu affaire à lui pour une raison similaire. Quant à son ami ""Bozo, guide réputé, lui aussi nous devait des sous, qu'il ne nous a jamais remboursé. Et il n'hésite pas à faire payer 200 € par jour ses "parents adoptifs" (généreux belges qui lui ont payé sa scolarité) pour les emmener à Siby en jeep... Bref, si vous les croisez, évitez-les ! une autre arnaque répandue qu'on nous a rapportée : un homme vous aborde dans la rue, vous parle de Genève (ou une autre ville européenne), vous dit qu'il y habite, en vous citant des noms de rues que vous connaissez, et vous explique qu'il doit se faire envoyer de l'argent par Western Union : il vous montre un reçu de la banque, tout à fait authentique semble t-il, et il ne lui manque qu'un code pour pouvoir retirer de l'argent. Malheureusement il est fauché et ne peut pas appeler sa famille en suisse pour qu'elle lui communique le numéro. Il vous demande donc de l'accompagner dans une cabine téléphonique, téléphone en Suisse, vous dit des chiffres à noter sur le reçu Western union et vous payez la communication. Puis allez ensemble à la banque, qui est fermée, vous demande encore des sous pour sa nuit d'hôtel ou autre chose, et RDV demain pour qu'il vous rembourse avec l'argent reçu. Sauf que : il fait semblant de téléphoner en suisse, il est malien, et en 3 heures de temps vous lui donner 20 000 CFA sans douter un seul instant de sa bonne foi. Et vous ne le reverrez sans doute jamais. Des touristes pas du tout crédules se sont fait avoir, alors méfiez-vous !
Guide de voyage : nous avions le routard, qui ne nous a vraiment pas plu : Aucun plan de ville (excepté Bamako), des infos périmées, peu de villes traitées. Apparemment le petit futé est plus apprécié, mais les hôtels les moins chers n'y sont pas tous répertoriés. Le Lonely planet contient plus de plans de ville.
Notre Trajet :
Bamako : A notre arrivée à l’aéroport, des faux taximen se sont jetés sur nous pour nous emmener dans un hôtel. Dites que vous avez réservé, négociez ferme (compter 4000-5000 pour aller à Badalabougou), et éviter les faux taxis : vous serez bons pour écouter les conseils avisés d’un faux guide qui essaiera de vous planifier votre voyage pour le mois pour des prix exorbitants. Le notre, voyant notre peu d’empressement à satisfaire ses demandes, nous a donné RDV pour le surlendemain à l’auberge : impossible de s’en défaire le jour dit, il voulait absolument qu’on lui donne des sous, et nous culpabilisait de ne rien faire pour lui(« j’ai dépensé de l’essence pour venir vous voir, vous m’aviez donné RDV, vous devez me donner un petit quelque chose ») ! Nous avons logé à l’auberge Jatiguiya, quartier Badalabougou, rue 108. Très sympa, calme, une grande cour ombragée. On peut dormir sur le toit même quand il pleut, pour 2500 CFA, chambre à 7000, il y a aussi un dortoir. Il y a un petit resto juste à côté, mais l’hygiène des plats est parfois douteuse. Nous avons aussi dormi à la mission catholique dans le centre, il y a peu de lits et c’est entre 4000 et 5000 CFA en dortoir. Il vaut mieux réserver à l’avance. Le resto en face est cher pour a qualité servie, il vaut mieux manger dans la rue. Nous avons aussi testé l’hôtel Séguéré, à Torokorobougou. Pour 12000 CFA, on a eu droit à une chambre aux draps propres, mais qui sentait le moisi, et à côté des sanitaires. La patronne n’est pas franchement gentille, nous avons été bien déçu. Il y a une piscine, un jardin agréable, et du pain grillé au petit dèj, mais ceci ne compense pas la mauvaise impression que cet hôtel nous a laissé. Les taxis à Bamako coûtent cher, compter 1000-1500 CFA pour faire le trajet Badalabougou-centre ville. Il vaut mieux prendre les Sotrama, ces minibus verts qui sillonnent la ville. Repérez un arrêt (il y en a beaucoup), et dites où vous voulez allez, on vous indiquera lequel prendre. Prix : 125 ou 150 CFA par trajet. Nous avons testé le snack-bar Amandine, c'est moyen, mais ça fait du bien de manger un copieux cheeseburger après un mois de riz-spaguetti-tô ! Les restaurant la Méditerranéenne et la Pirogue ne fonctionne plus (la Pirogue a brûlé semble t-il)
Djenné : Pour y aller, prendre un bus depuis Bamako, descendre au carrefour de Djenné (comptez 10 heures de route, et non pas 5 comme annoncé...) puis prendre un taxi brousse jusqu’à Djenné. Vous paierez une taxe touristique au carrefour de 1000 (ou 1500 ?) CFA. Évitez d’arriver le dimanche soir, tous les hôtels sont pleins, le marché ayant lieu le lendemain. Nous avons dormi chez l’habitant le premier soir, car tout était complet, puis à Kita Kourou (6000 CFA la double ventilée). Les guides, charretiers et autres vendeurs de colliers sont omniprésents dans tous les hôtels, et très envahissants ! La ville pue les eaux usées. Les toilettes à l'étage sont typiques de la ville, de plus on ne peut pas mettre d'eau du fait des maisons en banco et c'est vraiment dommage : ça empeste ! jusque dans les chambres des hôtels ! Pour avoir une idée des prix des guides, des charrettes, etc… il faut passer à l’office de tourisme, le monsieur qui s’en occupe est honnête et de bon conseil. La mosquée ne se visite pas si vous n’êtes pas musulman, mais le fils du muezzin peut passer outre l’interdiction moyennant finance, seulement en 2007 parait-il… Le restaurant le Fleuve, en bas de la rue principale, indiqué dans tous les guides, nous a laissé un mauvais souvenir : presque 2 heures d’attente, pour des plats pas vraiment bons, avec en prime des scarabées dans les frites ! N’hésitez pas à vous perdre dans les petites rues, c’est très joli. Au final, nous avons passé 3 jours à Djenné et on a bien aimé.
Nous avons ensuite pris un guide pour rejoindre Mopti par la campagne, en charrette, puis en pinasse, pendant 3 jours. Trajet : Djenné - Manga (via Gagna) - Kouakourou, puis Mopti en pinasse publique, pas très confortable. Les berges du Niger sont jolies, mais sans plus. Par contre la campagne et la traversée des villages est vraiment belle. Cela nous a coûté 110 000 CFA pour 3 personnes, pour 3 jours, tout compris, visite de Djenné inclue. Nous avons aussi apporté des noix de kola (2500 CFA le kilo maximum). En trois jours nous en avons donné 250g tout au plus.
Sévaré : Nous avons dormi à l'hôtel Via-Via, sur le toit pour 3000 CFA/personne. Hôtel classe, mais le toit est une dalle peu accueillante, les 3000 CFA n'étaient pas vraiment justifiés. Il se situe juste à côté de la gare routière. Cybercafé à la Sotelma, rapide et pas cher. Sévaré n'a aucun charme, c'est un carrefour pour Bandiagara sur la route bko-gao.
Bandiagara et pays dogon : le pont sur la route Sévaré - Bandiagara a été emporté par une crue en juin, les travaux de réparation tardent un peu. Du coup, il faut prendre un premier taxi brousse jusqu'au pont, traverser la rivière (à pied, en charrette ou en pirogue, selon la hauteur d'eau et l'envie de se mouiller les pieds ou non), puis reprendre un taxi après le pont. Les taxi ne partent que lorsqu'ils sont pleins, et le premier était une 404 (9 places), le second un mini bus (20 places) : nous avons attendu 2 heures après le pont, à l'ombre d'un manguier, qu'il y ait suffisamment de clients pour que le taxi veuille bien partir... Nous avons logé à l'auberge Kansaye, à 15min à pied de l'hôtel de la Falaise. 3000 CFA sur le toit, 8000 la double. La vue sur la rivière est splendide. l'hôtel le Village est à 4000 CFA la double, moins joli. hôtel la Falaise est plus cher, dortoir à 4000 je crois, on y a dormi à 2500/pers en négociant. Il abrite l'association des guides, demandez Baba Napo, c'est le responsable, il vous trouvera un guide pour le pays dogon pour pas cher. On mange très bien dans la rue, pour 250 CFA le plat ! Demandez du "niébé", sorte de flageolets ("cho" en bambara), ou du fonio, une céréale succulente !
Nous sommes partis 5 jours dans le pays dogon à 13500 CFA/ jour / personne, tout compris (dont l'aller retour en jeep à la falaise). Ce n'est pas cher, mais la communication avec le guide était limitée, et il ne nous a rien appris sur les coutumes des dogons. Nous avons fait Djiguibombo --> Sangha. Certaines journées étaient vraiment longues, 4 h de marche le matin, et 2 h le soir. Repartir après être resté qq heures à flâner, alors qu'il fait encore chaud, c'est parfois vraiment dur ! En tout cas, c'est vraiment joli, notamment la vue depuis Begnemato. Nous avons goûté la bière de mil à Begnemato : elle a un fort goût de fumée, on a laissé notre guide finir le litre 1/2 avec ses amis dogons. Des touristes ont payé pour voir une cérémonie des masques, nous devions y assister, mais les danseurs nous demandaient 10000 CFA par personne, et cela nous faisait trop cher. Nous avions apporté des noix de kola (ne les payez pas plus de 2500 CFA le kilo), mais au final nous ne les avons jamais sorties. Peut-être faut-il en emporter avec soi, mais je ne pense pas qu'il faille en prendre plus de 500 g.
Douentza : A 2 heures de Mopti en minibus. Essayez plutôt de prendre un bus pour Gao et de descendre à Douentza : nous avons attendu 6 heures que le minibus se remplisse, si vous n'y allez pas un jour de marché, vous serez probablement les seuls à vouloir vous y rendre. Arrivés tard le soir, on s'est laissé guider jusqu'au campement Hogon, calme, sympathique. Le proprio est charmant, bavard et serviable. Pour manger dans la rue, c'est un peu problématique : vous trouverez des petits snacks près de la gare routière, mais ce n'est pas franchement bon. Si vous prenez une omelette, demandez-la expressement non huileuse...
Hombori : A 2 heures de Douentza, entre 1000 et 2000 CFA le trajet. nous avons dormi chez M. Lélélé, dans une paillote (4000 CFA à deux). Son auberge est charmante, mais le proprio m'a laissé une drôle d'impression : on le sentait faux et hypocrite. Il n'est pas du tout apprécié par les autres gérants des hôtels. En plus on s'est fait piquer 300 euros à Hombori, et on a des doutes sur le voleur... On mange très bien et pas trop cher au campement, à deux pas. Nous avons pris un guide pour faire 3 jours de rando autour de Hombori (8000CFA/pers/j tout compris, difficile de faire mieux): Hombori - main de Fatma - Kelmé - Hombori, avec la via ferrata qui monte au sommet du mont hombori (simplissime, peu de gaz, peu athlétique, sauf si vous vous prenez la pluie/tempête comme nous...la descente ressemblait à une patinoire...). Notre guide Amadou Bocoum est très sympa, il l'un des deux seuls habilités à faire la via ferrata, il est aussi grimpeur : il y a de nombreuses voies d'escalade à la main de Fatma (Salvador, espagnol marié à une malienne, en ouvert plus de 110 !), et quelques unes sur le mont Hombori. Pour la via ferrata, il est possible de louer des baudriers et des longes. Pour la grimpe, il vaut mieux apporter son matos, mais il est possible d'en louer, exceptés les chaussons. Pour repartir sur Mopti, il faut se poster tôt le matin (6h30) au bord du goudron et arrêter les bus qui passent. Certains sont déjà pleins.
Mopti : L'hébergement à Mopti est cher. L'hôtel Y'a pas de problème est le plus connu, tous les touristes qu'on a rencontré étaient allés dormir là-bas. Et c'est vrai qu'il est pas mal, avec une piscine. Dodo sur le toit pour 3500 CFA, le dortoir est à 4500, les chambres plus onéreuses. Mais les guides et piroguiers sont parfois un peu envahissants. L'un des meilleurs guides que nous ayons rencontré s'appelle Baba Cissé, frère de "feu Dramane Cissé, un jeune talent du pays prématurément disparu" 'd'après un guide sur la Mali fait par des maliens). Ancien gérant du Tam-Tam café. Il parle un français excellent, est très gentil, sensible, et semble compétent. Il vous renseignera sur à peu près tout. Nous avons fait deux heures de pirogue au coucher du soleil, c'est vraiment joli. Nous avons demandé de ne pas visiter les villages, du coup on a fait 2 heures pleines sur la pirogue. Comptez 1500-2000 CFA / pers / heure. La pâtisserie le Dogon, en face du cyber la Venise, est bonne, notamment leur crème pâtissière. Nous avons préféré y aller le matin, présumant que les pâtisseries ayant passé la journée à la chaleur seraient un peu moins digestes le soir ;) Le cybercafé de la Venise est très lent, cher, et le proprio est antipathique. Il y en a un autre, un peu plus au nord dans la même rue avec une connexion rapide, et moins cher. Le marché de l'artisanat, provisoirement installé au bout de la digue (vers le bar le Bozo), n'est pas comme on pourrait s'y attendre un lieu où travaillent des artisans, mais un marché pour touristes. Insupportable ! Par contre le marché aux poissons qui se tient juste à côté est très vivant. Goûtez sans peur au poisson fumé (entre 300 et 600CFA le poisson selon la taille), mais ne mangez pas la peau ;)
Ségou : A 6 heures de Mopti en bus. Contrairement à ce que racontait Gerpy, il y a TOUJOURS de la place à la mission catholique ! Avec plus de 70 lits, vous n'auriez vraiment pas de chance si c'était effectivement plein. Par contre le gardien, de mèche avec votre guide, vous dira que c'est plein, pour que vous preniez une chambre ailleurs, et toucher ainsi une petite commission... Le malien qui nous a gentiment guidé jusque là-bas fut fort vexé que nous découvrions le pot aux roses (je suis discrètement allé faire le tour de la propriété, et beaucoup de chambres et dortoirs étaient libres...), et nous a demandé des sous en contrepartie, arguant qu'il ne nous avait pas guidé gratuitement. Une vive altercation eut lieu entre nous, heureusement qu'il y avait d'autres maliens autour pour le calmer ! Vous pourrez manger pour pas cher en face de la Sotelma ("cafétéria" ), et boire du yaourt (lait caillé sucré en sachet) en face du terrain de foot. Nous avons mangé à l'hôtel de l'esplanade, derrière la marché, au bord du Niger. La carpe grillée aux bananes plantains est excellente, et copieuse. Comptez entre 2000 et 4000 CFA pour un plat. Mais ça vaut le coup. Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir comme nous des milliers (!) de chauves-souris à la tombée de la nuit descendant le Niger (pour aller où ?). Nous avons aussi mangé à l'hôtel Djoliba, cher et pas top. Les taxis coûtent 500 CFA la course. Le change d'euros est problématique à Ségou : seule la BNDA change les euros, à la sortie de la ville, mais le responsable est rarement là, ou malade. Le plus simple est de changer dans les hôtels, 1€ pour 640 CFA. Pas grand chose à faire à Ségou, à part visiter les villages de potiers, mais nous étions à la fin de notre voyage, nous avions déjà vu pas mal de choses au Mali et on nous a déconseillé de le faire : aucune nouveauté pour nous.
Siby : petit village à 1h30 de route de Bko en sotrama (1000 CFA), nous avons profité d'une jeep payée par des touristes fortunés pour aller voir l'arche de Kamadjan (bof bof) et une cascade où on peut se baigner, à 15 bornes de Siby : l'endroit est sympathique, on y serait bien resté la journée. Malheureusement, il est impossible d'y accéder sans véhicule motorisé (jeep ou mobylette), ou alors en charrette depuis Siby, avec un arrêt pour la nuit dans un village à mi-chemin de la cascade. Nous avons dormi chez Douala Dawara, à l'entrée du village sur la gauche (il enlève le panneau pendant la saison des pluies, pour ne pas que la peinture parte :)). Demandez, tout le monde le connait. Cela vous coûtera 2500 CFA la paillote (deux places). Il peut vous fournir à manger pour quelques CFA (plats locaux). Nous sommes aussi allés manger au campement Kamadjan, c'est un peu cher et pas très bon. On peut faire de l'escalade dans le coin (cotations du 4 au 8b), l'association des guides (à côté du campement kamadjan) vous renseignera. Le responsable à été formé en France, et possède un bon niveau. Matos à louer sur place. Il y aussi une via ferrata et une via corda.
Voilà, bon voyage à vous.
Julien et Sylvie
Bonjour à tous, a trois jours du départ nous venons de prendre la décision d' annuler notre voyage par la route pour la Mauritanie et le Mali, nous avons eut un message de l'ambassade du mali compte tenu de l'évaluation des risques actuellement en cours et de l'évolution défavorable de la situation sécuritaire, tout déplacement autre qu'imposé est donc à proscrire de manière absolue, puis renseignements auprès de nos amis africain , pour la mauritanie il y a l'armée tout les 30 km , nous avons décider d'attendre un peu pour avoir un peu plus de recul sur la situation en Afrique de l'Ouest pour prendre la route .
Bonjour 🙂
Je prévois un séjour d'une 10ène de jours au Mali et j'aimerai savoir si il est possible de voir un peu du pays en voyage seule et pour moins de 1000€ voyage inclus ????
Si mon budget vous parait complêtement utopique, combien faut il prévoir ? J'aimerai au moins pouvoir aller jusqu'à Mopti...voir le pays dogon si possible (mais là j'en demande p-e bcp 😕)
je cherche je cherche...Mais quand je vois les prix des billets d'avions...il ne reste plus grand chose pour profiter du séjour par la suite !
avez vous des idées, des bons tuyaux ? j'ajoute que je ne connais pas encore le pays...ce qui ne facilite pas la tâche!
Merci d'avance coulib
Je prévois un séjour d'une 10ène de jours au Mali et j'aimerai savoir si il est possible de voir un peu du pays en voyage seule et pour moins de 1000€ voyage inclus ????
Si mon budget vous parait complêtement utopique, combien faut il prévoir ? J'aimerai au moins pouvoir aller jusqu'à Mopti...voir le pays dogon si possible (mais là j'en demande p-e bcp 😕)
je cherche je cherche...Mais quand je vois les prix des billets d'avions...il ne reste plus grand chose pour profiter du séjour par la suite !
avez vous des idées, des bons tuyaux ? j'ajoute que je ne connais pas encore le pays...ce qui ne facilite pas la tâche!
Merci d'avance coulib
Bonsoir à tous,
Ca y est c'est décidé. Ce sera Burkina + Mali. Merci à tous sans exception pour l'autre post. Plus de 120 messages à aujourd'hui.🙂
J'ai trouvé un billet aller/retour Paris-Ouaga à 370 euros sur Afriqyas. C'est super intéressant. Mais par rapport à mon itinéraire, repartir de Ouaga n'est pas la meilleure solution. Je pensais repartir de Bamako mais ce sera plus cher (650 euros avec la RAM); A voir en fonction de l'itinéraire.
Je comptais partir 23 jours au total maxi. Par rapport à mes recherches et des différents coups de coeur que j'ai eu ça ne fait pas le compte...Va falloir que je fasse des choix. Quoi supprimer?🙁
Voici les lieux où j'aimerais aller avec une estimation du temps à consacrer à chaque endroit. Pouvez vous me donner votre point de vue. Ce que vous en pensez. Si c'est assez ou trop.
Pensez vous que j'ai zappé des lieux qui vous paressent indispensables ou que vous avez vraiment apprécié.
Question, loin d'être simple. Comment et à partir d'où rejoindre le Mali à partir du Burkina en fonction de mon itinéraire? Et comment revenir à Ouaga pour prendre mon avion du retour lorsque je serais au Mali (si je dois retourner bien sur du Burkina).
Enfin, comment construire mon itinéraire donc par rapport aux endroits que j'ai cité ?
Merci à tous.
- -- BURKINA- FASO Ouagadougou (3 jours) Sahel (Markoye, Gandéfabou, Gorom-Gorom) (3 jours) Pays Gourounsi (Village de Tiébélé et réserve de Nazinga (3 jours) Koudougou (0, 5 jours pour le marché et village de Doudou (0, 5 jours; Y passer la nuit) Bobo-Dioulassou (2 jours) Environs de Bobo-Dioulassou (2 jours) Banfora et environs (2 jours)
Total = 16 jours 😕 --
- -- MALI Djenné (2 jours) Mopti (2 jours) Pays Dogon (5 jours) Dorentza (Marché du dimanche; 1 jour) Tombouctou (2 jours) Et le fleuve Niger dans tout ça?😕 La super ballade en pinasse et le coucher du soleil magiqueuhhhh...😏
Total = 12 jours 😕 --
Totaaaaaaaallllll : 28 jours. C'est loin du compte et des 23 jours...😕 J'suis mal là. Pouarf....Surtout que cela tient compte des trajets entre chaque ville... mais pas le trajet retour vers Ouaga à la fin... Y a du boulot.
(Bonne nuit😏 & HELP ME)
Ca y est c'est décidé. Ce sera Burkina + Mali. Merci à tous sans exception pour l'autre post. Plus de 120 messages à aujourd'hui.🙂
J'ai trouvé un billet aller/retour Paris-Ouaga à 370 euros sur Afriqyas. C'est super intéressant. Mais par rapport à mon itinéraire, repartir de Ouaga n'est pas la meilleure solution. Je pensais repartir de Bamako mais ce sera plus cher (650 euros avec la RAM); A voir en fonction de l'itinéraire.
Je comptais partir 23 jours au total maxi. Par rapport à mes recherches et des différents coups de coeur que j'ai eu ça ne fait pas le compte...Va falloir que je fasse des choix. Quoi supprimer?🙁
Voici les lieux où j'aimerais aller avec une estimation du temps à consacrer à chaque endroit. Pouvez vous me donner votre point de vue. Ce que vous en pensez. Si c'est assez ou trop.
Pensez vous que j'ai zappé des lieux qui vous paressent indispensables ou que vous avez vraiment apprécié.
Question, loin d'être simple. Comment et à partir d'où rejoindre le Mali à partir du Burkina en fonction de mon itinéraire? Et comment revenir à Ouaga pour prendre mon avion du retour lorsque je serais au Mali (si je dois retourner bien sur du Burkina).
Enfin, comment construire mon itinéraire donc par rapport aux endroits que j'ai cité ?
Merci à tous.
- -- BURKINA- FASO Ouagadougou (3 jours) Sahel (Markoye, Gandéfabou, Gorom-Gorom) (3 jours) Pays Gourounsi (Village de Tiébélé et réserve de Nazinga (3 jours) Koudougou (0, 5 jours pour le marché et village de Doudou (0, 5 jours; Y passer la nuit) Bobo-Dioulassou (2 jours) Environs de Bobo-Dioulassou (2 jours) Banfora et environs (2 jours)
Total = 16 jours 😕 --
- -- MALI Djenné (2 jours) Mopti (2 jours) Pays Dogon (5 jours) Dorentza (Marché du dimanche; 1 jour) Tombouctou (2 jours) Et le fleuve Niger dans tout ça?😕 La super ballade en pinasse et le coucher du soleil magiqueuhhhh...😏
Total = 12 jours 😕 --
Totaaaaaaaallllll : 28 jours. C'est loin du compte et des 23 jours...😕 J'suis mal là. Pouarf....Surtout que cela tient compte des trajets entre chaque ville... mais pas le trajet retour vers Ouaga à la fin... Y a du boulot.
(Bonne nuit😏 & HELP ME)
Bonjour,
Alors voilà, je suis étudiante à Lille dans le secteur santé et je pars en mission humanitaire au Mali avec une amie (à priori). Quels sont les sites à privilégier, sachant que nous partons le mois de juillet complet et que nous serons libre uniquement le week-end voir aussi le mercredi? Quels sont les zones à risques pour 2 étudiantes de 19 ans? Y'a t'il d'autres lillois qui partent aussi en juillet 2010 ou qui y sont dejà partis? Les douaniers sont-ils aussi "hard" que ce que l'on m'a dit? Quel est la tenue à adopter en période de juillet?(température, humidité..) Est-ce que quelqu'un connait des orphelinats ou hopital qui recrute des étudiants en médecine pour bénévole?
Je vous remerçie de votre attention.
Alors voilà, je suis étudiante à Lille dans le secteur santé et je pars en mission humanitaire au Mali avec une amie (à priori). Quels sont les sites à privilégier, sachant que nous partons le mois de juillet complet et que nous serons libre uniquement le week-end voir aussi le mercredi? Quels sont les zones à risques pour 2 étudiantes de 19 ans? Y'a t'il d'autres lillois qui partent aussi en juillet 2010 ou qui y sont dejà partis? Les douaniers sont-ils aussi "hard" que ce que l'on m'a dit? Quel est la tenue à adopter en période de juillet?(température, humidité..) Est-ce que quelqu'un connait des orphelinats ou hopital qui recrute des étudiants en médecine pour bénévole?
Je vous remerçie de votre attention.
Bonjour à tous,
Je dois partir début juillet au togo et aurai mon visa pour cette destination. Je prévois de remonter par voie terrestre au Burkina Faso via Sinkassé (sur la route principale) et au Mali par Koro. En cette période d'instabilité intérieure accrue (d'après le site du ministère des affaires étrangères), j'ai besoin de savoir de façon sûre avant de partir s'il est effectivement possible de se procurer ces visas aux frontières ou pas. Pour le visa malien, je peux peut être le prendre à Ouaguadougou, c'est peut être préférable? Autres questions, les visas délivrés aux frontières, si ça se fait tjs, sont des visas temporaires à faire proroger, c'est ça ? L'échéance approchant, je remercie ts ceux qui pourront me répondre au plus vite.
Ciao
Je dois partir début juillet au togo et aurai mon visa pour cette destination. Je prévois de remonter par voie terrestre au Burkina Faso via Sinkassé (sur la route principale) et au Mali par Koro. En cette période d'instabilité intérieure accrue (d'après le site du ministère des affaires étrangères), j'ai besoin de savoir de façon sûre avant de partir s'il est effectivement possible de se procurer ces visas aux frontières ou pas. Pour le visa malien, je peux peut être le prendre à Ouaguadougou, c'est peut être préférable? Autres questions, les visas délivrés aux frontières, si ça se fait tjs, sont des visas temporaires à faire proroger, c'est ça ? L'échéance approchant, je remercie ts ceux qui pourront me répondre au plus vite.
Ciao
coucou tout le monde
alors pour mon prochain voyage je me tate... j'ai besoin de vos conseils ! j'hésite entre madagascar et le mali ! ca serait environ un voyage de 3 semaines en mode routard (transports locaux, etc...) le mali j'ai déjà un ptit tour en tête... arrivée à bamako, puis segou, djenne, mopti, rejoindre tombouctou en pinasse, idem pour gao, puis douentza, un ptit trek de quelques jours en pays dogon puis retour à mopti ! j'ai du mal à me rendre compte si c'est faisable en 3 semaines ? sans trop courrir évidemment ! faut-il obligatoirement prendre un guide en pays dogon comme je lis régulièrement ?? pour madagascar, je ne sais pas trop quoi faire :/ le sud, l'ouest, un peu des deux ? les distances m'ont l'air grandes et pas toujours très pratiquables...
en gros je poste ce ptit message histoire d'avoir des conseils, des avis, des exemples d'itinéraires, des expéreiences, afin de faire mon choix entre les 2 !
merci pour votre aide ciao
alors pour mon prochain voyage je me tate... j'ai besoin de vos conseils ! j'hésite entre madagascar et le mali ! ca serait environ un voyage de 3 semaines en mode routard (transports locaux, etc...) le mali j'ai déjà un ptit tour en tête... arrivée à bamako, puis segou, djenne, mopti, rejoindre tombouctou en pinasse, idem pour gao, puis douentza, un ptit trek de quelques jours en pays dogon puis retour à mopti ! j'ai du mal à me rendre compte si c'est faisable en 3 semaines ? sans trop courrir évidemment ! faut-il obligatoirement prendre un guide en pays dogon comme je lis régulièrement ?? pour madagascar, je ne sais pas trop quoi faire :/ le sud, l'ouest, un peu des deux ? les distances m'ont l'air grandes et pas toujours très pratiquables...
en gros je poste ce ptit message histoire d'avoir des conseils, des avis, des exemples d'itinéraires, des expéreiences, afin de faire mon choix entre les 2 !
merci pour votre aide ciao
Bonjour tout le monde,
J'aimerai avoir des info pour faire le trajet entre bamako et casablanca vers le 13 aout, en bus ou taxi. Est ce que quelq'un l'a deja fait?
Si des personnes remonte a cette periode je suis preneur pour du co-voiturage. Je suis avec ma femme.
Merci pour vos reponse
Bonjour,
J'envisage de faire ce voyage début 2008, avec une berline via le Maroc et la Mauritanie. Pouvez vous m'indiquer l'itinéraire qui vous semble idéal à cette période en précisant les villes étapes que vous privilégiez.
Merci.
Bonjour à tous,
je souhaite me rendre à Djenné au mois d'Octobre prochain et j'aurai besoin de quelques infos sur le sujet.
Est il plus simple d'aller à Mopti puis de prendre une voiture pour Djenné le lendemain? Si oui, combien de temps faut il environ pour effectuer le trajet de Bamako? (Je voudrais éviter d'arriver à la nuit tombée).
D'autre part je me pose des questions concernant les "harceleurs de tout poil" susceptibles de m'acceuillir à l'arrivée. L'ambiance à Mopti est elle si détestable comme on la décrit dans certain guides?
Enfin, si quelqu'un peut me rencarder sur un lieu d'hébergement sur place (juste une nuit quoiqu'il en soit), ce serait sympa.
Vos conseils sont les bienvenus.
Merci d'avance.
Bonjour à tous,
Je vais visiter le Mali seul pendant 2 semaines du 20 novembre au 3 décembre. Voici le circuit que je prévois
mardi 20 lille paris bamako, nuit bamako mercredi 21 bamako ségou, nuit ségou jeudi 22 ségou mopti, nuit mopti vendredi 23 mopti bandiagara - pays dogon samedi 24 pays dogon dimanche 25 pays dogon lundi 26 pays dogon - mopti, nuit mopti mardi 27 mopti fleuve niger mercredi 28 fleuve niger jeudi 29 fleuve niger tombouctou vendredi 30 tombouctou samedi 1er tombouctou mopti, nuit mopti dimanche 2 mopti djenne mopti, nuit mopti lundi 3 mopti paris lille
Je voulais savoir si selon vous on peut faire le trajet de tombouctou à Mopti sur une journée. Trouve-t-on facilement des taxis-brousse à Tombouctou pour Mopti ?
2e question : Peut-on faire le trajet Mopti-Djenne-Mopti sur la journée ou le voyage est-il trop long ?
Merci beaucoup pour vos réponses
Je vais visiter le Mali seul pendant 2 semaines du 20 novembre au 3 décembre. Voici le circuit que je prévois
mardi 20 lille paris bamako, nuit bamako mercredi 21 bamako ségou, nuit ségou jeudi 22 ségou mopti, nuit mopti vendredi 23 mopti bandiagara - pays dogon samedi 24 pays dogon dimanche 25 pays dogon lundi 26 pays dogon - mopti, nuit mopti mardi 27 mopti fleuve niger mercredi 28 fleuve niger jeudi 29 fleuve niger tombouctou vendredi 30 tombouctou samedi 1er tombouctou mopti, nuit mopti dimanche 2 mopti djenne mopti, nuit mopti lundi 3 mopti paris lille
Je voulais savoir si selon vous on peut faire le trajet de tombouctou à Mopti sur une journée. Trouve-t-on facilement des taxis-brousse à Tombouctou pour Mopti ?
2e question : Peut-on faire le trajet Mopti-Djenne-Mopti sur la journée ou le voyage est-il trop long ?
Merci beaucoup pour vos réponses
Bonjour,
Est-il possible à votre connaissance d'obtenir un visa pour le Bénin depuis Bamako ?
Hypothèse: je suis à Bamako avec un visa à entrées multiples pour le Mali et je souhaite avec un ami malien aller une dizaine de jours au Bénin par avion (depuis Bko) et revenir.
Merci d'avance.
Bonjour à tous,
Dans un précédent post (http://voyageforum.com/v.f?post=626472), je demandais des conseils. Je reviens maintenant du Mali où j'ai fait du tourisme 3 semaines. C'était ma première fois au Mali et en Afrique en général. Je remercie les membres de ce forum qui m'ont aidé, et en particulier Herbert, dont les conseils avisés m'ont été très utiles. Je suis parti au début de la saison des pluies (fin juillet-début aout). Par pluies, il faut entendre une bonne pluie de quelques minutes tous les 2/3 jours.
D'une manière générale, c'était un voyage assez fatiguant mais très intéressant. Je ne peux bien sûr pas prétendre connaître le Mali mais je me permet d'écrire ici quelques commentaires qui pourraient être utiles à d'autres. Si je me trompe, n'hésitez pas à me houspiller. Dans l'ordre, j'ai donc fait :
Bamako :
J'ai logé à l'auberge de Fatime et Mariétou à Badalabougou. On apprécie d'être dans un quartier tranquille comme ça plutôt qu'au centre. Autour du marché, c'est invivable de bruit, de sollicitations de coxers et autres. A Badala, au moins, on respire et on peut prendre le temps. Mariétou et Youssouf (qui s'occupent de l'auberge) sont très accueillants et de bon conseil. Les chambres mériteraient parfois un petit coup de peinture mais au moins, c'est d'une propreté irréprochable, ce qui n'est pas le cas partout au Mali. De Badala au centre, le taxi se négocie à 1000 FCFA. De l'aéroport à l'auberge, 4000 est un bon prix. On peut aussi prendre les Sotrama mais au début, ça intimide un peu !
Ségou :
J'y suis resté quelques jours et je n'ai pas regretté : Ségou est très sympa et très reposante. On n'est pas embêté par des coxers. Je devais loger à la Mission mais finalement il n'y avait pas de chambres dispos. Je me suis donc rabattu sur du plus cher. J'ai passé une nuit à l'hôtel Djoliba : rien à dire c'est impeccable. C'est un peu cher mais ça vaut le prix. Le bâtiment est bien conçu et même en ventilée il ne fait pas trop chaud. Comme c'était un peu cher quand même, j'ai ensuite passé 2 nuits à l'Auberge, où on a un peu l'impression d'être confrontés à une mafia libanaise. En ventilée, il fait très chaud. Heureusement qu'une bonne pluie bien longue m'a sauvé la mise. Ce n'est pas très propre et finalement, cet hôtel laisse une impression de "tape à l'oeil" assez creux, et je crois que le rapport qualité/prix du Djoliba est beaucoup plus intéressant (une ventilée au Djoliba est d'ailleurs moins chère qu'une climatisée à l'Auberge, et il n'y a pas photo). A Ségou, on mange très bien au Soleil de minuit. Tous les lieux cités sont dans le même coin, au centre commercial (et touristique). N'hésitez pas à parcourir Ségou de long en large. Allez notamment au quartier de la mission au petit soir pour rencontrer les catholiques qui semblent affirmer leur identité cultuelle au travers de la Bière de Mil et de la consommation de cochon. Vous rencontrerez aussi quelques musulmans qui viennent ripailler en douce ;) Si vous venez à Ségou en bus, préférez la compagnie Somatra dont la gare routière est plus proche du centre commercial. Evitez l'hôtel de l'Indépendance tenu par les mêmes personnes que l'Auberge : c'est si loin qu'une fois là bas, vous n'en bougerez plus ou alors en taxi, ce qui est moins sympa qu'à pied. Pour aller à Kalabougou (le village de pêcheurs), vous pouvez voir avec l'association des pinassiers pour partir en groupe (moins cher). La ballade est sympa. Je suis tombé avec des maniaques de la photo qui se croyaient au zoo et prenaient tous les spécimens en photo : un peu désagréable mais bon, la visite vaut le coup quand même. J'y suis allé samedi, jour de cuisson.
Sévaré/Mopti :
J'ai logé à Sévaré. C'est pas terrible, Sévaré mais on a au moins la paix sauf avec les gamins qui deviennent ici plus envahissants avec les toubabous qu'à Bamako ou Ségou. J'ai logé à l'hôtel Oasis qui est correct et propre, mais sans charme aucun. La nourriture n'y pas pas excellente et on préférera aller au MankanTe : très bonne nourriture et cadre très agréable et reposant. J'ai pas trop aimé Mopti non plus même si j'ai été surpris de ne pas me faire harceler plus que ça. Il faut dire que j'y suis allé le jour de marché de Djenné. C'était peut-être plus tranquille.
Pays Dogon :
Je m'étais mis d'accord avec un guide avant de partir mais comme je n'arrivais plus à le joindre une fois à Ségou et que comme nous n'étions qu'un groupe de deux, j'avais un peu peur qu'il nous préfère un groupe de cinq au dernier moment. A Ségou, j'ai rencontré Mohamed Sacko (Aventures Sarakolé) avec qui j'ai un peu discuté et qui m'a présenté un guide avec qui il travaillait : Ibrahim Touré. Le courant est bien passé et nous avons fait affaire en passant pas l'agence de Mohamed (avec des contrats écrits, des tampons et tout et tout). Nous nous sommes revus à Sévaré et avons été pris en charge à ce point et retour à Sévaré. Nous avons fait Sévaré-Bandiagara en taxi-brousse et Bandiagara-Sangha en petite voiture individuelle. Je ne regrette pas d'avoir pris la prestation à partir de Sévaré. Pour le Dogon proprement dit, nous avons fait Banani->Dourou en 4 jours/3 nuits (avec les transports jusqu'à Sévaré dans les quatre jours). Ca se fait bien mais un peu plus de temps pour flâner n'aurait pas non plus été du luxe. Prévoyez un boîte de pâté ou de n'importe quoi qui vous fasse plaisir quand vous allez en brousse : après quelques jours de spaghettis/riz à la dogonaise, le moral culinaire baisse un peu. Je n'ai rencontré que trois ou quatre blancs pendant tout mon séjour au Dogon. Moi qui m'attendais à un truc bondé de touristes, j'ai dû avoir de la chance. En tous cas, le Dogon, ça déchire : et je suis content d'avoir fait ça pendant les pluies (c'est tout vert), même si parfois, on a de l'eau jusqu'à la taille et que j'ai une fois été surpris par la pluie alors que je dormais sur un toit.
Djénné :
Je devais y aller mais finalement j'ai zappé. On m'avais dit que c'était très sale (plus que Mopti encore) et qu'en dehors des jours de marché, il n'y avait que la mosquée à voir et encore, c'était pas aussi extra que sur les cartes postales. J'ai préféré retourner à Bamako pour aller voir le pays Mandingue. Pour Djénné, on m'avait quand même dit qu'en venant de Sévaré, le mieux était d'attendre les bus Mopti>Bamako du matin sur la grande route de Sévaré, et de descendre au carrefour de Djenné. De là, Taxi-brousse jusqu'à Djenné. Pour quitter Djenné vers Bamako, pareil : partez le matin vers le carrefour et prenez les bus qui passent. Il gardent toujours des places.
Kangaba :
Dans le pays Mandingue, derrière Sibi. Nous y sommes allés avec un autre couple de français sympas rencontrés à Sévaré et qui revenaient sur Bamako comme nous. Nous nous sommes faits accompagner par notre guide Dogon : Ibrahim. J'ai bien aimé Ibrahim parce qu'il nous fait bien partager son vécu propre de "broussard" musulman, et la manière dont il accommode sa tradition animiste avec l'islam. Il est bien calé en histoire. Très intéressant. Nous sommes donc repartis avec lui au pays mandingue. J'ai logé à l'hotel Mande : nous étions seuls. L'hôtel est très correct même si la nourriture est un peu "dogonnaise". En fait, en brousse, je crois qu'il est inutile de chercher à manger de la viande correcte. J'ai été malade là bas (grosse dysenterie avec près de 40 de fièvre) alors je n'ai pas vu grand chose sauf l'hotel. Ma petite amie a trouvé ça formidable. les villages alentours sont très accueillants, c'est encore peu touristique. Bref, que du bonheur. Pour aller là bas : transport collectif Sotrama (camionnettes vertes) au départ de Bamako. Il y en a pour 100km. Le trajet aller a été pour nous une expérience forte : il a commencé à pleuvoir très fort au début du voyage et ça a continué des heures. Nous avons fait le trajet en roulant de 20/30 cm d'eau, à 15 à l'heure. Nous avons mis 6 heures à 20 dans le Sotrama qui fuyait de partout. Epique ! En teps normal, on nous a dit que ça faisait 1h30 (la piste est bonne) : comptez donc 2h/2h30.
Sinon concernant les recommandations d'ordre général : J'ai pris des répulsifs moustiques 5/5 (durée 8h) pour la nuit et de l'Insect Ecran (5h) pour le soir et le matin. Je n'ai pas été piqué. Je suppose que je n'ai pas la palu mais je continue bien à prendre ma Savarine Prenez bien tous les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en particulier contre la tourista : vous risquez de ne pas y échapper Les coxers (rabatteurs) : c'est un peu une plaie mais c'est aussi normal : vous êtes blancs et si vous allez au Mali, c'est que vous ne faites pas non plus partie des français les plus pauvres (rien que le billet d'avion...). Vous êtes donc bien plus riches que la plupart des gens là bas. Le rapports sont donc forcément faussés. On vous sollicitera souvent. Parfois sans (trop d') arrières pensées, parfois avec. Quelqu'un vient vous voir avec un grand sourire : "Les maliens sont accueillants, j'adore les blancs !" : c'est un coxer ! Les Maliens ne sont pas des extraterrestres mais des gens comme vous : iriez-vous spontanément et insisteriez-vous avec obstination envers quelqu'un qui est occupé à autre chose juste pour discuter ? Non, vous ne le ferez que si vous êtes intéressés. Et quand vous vous adressez à quelqu'un juste comme ça, tententez-vous de le mettre particulièrement en confiance ? Les gens au Mali sont accueillants quand même mais ça se manifeste autrement. Si vous habitez même juste quelques jours dans un quartier, vous croiserez souvent les mêmes personnes et à force de dire bonjour vous discuterez un peu plus. Ce processus normal est assez rapide au Mali et c'est ici que je situe l'"accueil". Mais ne misez pas un copek sur les gens qui vous abordent. Souvent, et c'est normal aussi, les rapports les plus "authentiques" ont souvent lieu avec des gens à l'abri du besoin. Autre plaie aussi : le taxi est en face, on se dirige vers lui et un coxer se met entre pour faire l'intermédiaire et prendre sa commission : dites au taxi que vous ne connaissez pas le type en question et traitez directement avec lui. Pareil avec les marchands... La tenue vestimentaire : surtout si vous comptez rester un peu à Bamako, prévoyez une tenue un peu classe et des chaussures chouettes. Si vous sortez ou que l'on vous invite manger, vous serez moins mal à l'aise. Sinon, pas de vêtements blancs (très salissant et on se salit vite au Mali) Préparez-vous un peu à voir la misère côtoyer le luxe et le luxe s'afficher au milieu des ordures. La société Malienne, derrière la sympathie, la bonhomie et les thés partagés, est très dure et les inégalités sont énormes, surtout en ville. Il y a un esclavage encore manifeste (des noirs en réduisent d'autres en esclavage), il n'y a de fait qu'un vrai parti, la corruption est érigée en système, l'argent compte beaucoup dans les rapports humains et ce qui permet au système de tenir, c'est en grande partie une soumission (parfois un peu tartuffe) à l'Islam. Donc c'est pas tout rose et ne vous attendez pas à un compte de fées où les gens sont tous sympas en jouant du tam tam : le Mali EST un pays du tiers monde, ne vous trompez pas de voyage. Je m'attendais à ça et je n'ai pas été détrompé. Bien sûr, ça n'enlève rien aux bons côtés, mais il faut – par moments – savoir faire abstraction de certaines choses. Quand on se promène un peu, on reste aussi abasourdi de la richesse culturelle, du potentiel économique du pays et du peu de parti quien est tiré. Les Maliens ne font rien de tout ça. Alors le côté SystèmeD/bricolage omniprésent est sympa par moments mais des fois cette improductivité agace aussi quand on met en perspective le potentiel du pays et la pauvreté des gens.
En espérant que ça profitera à quelqu'un.
Dans un précédent post (http://voyageforum.com/v.f?post=626472), je demandais des conseils. Je reviens maintenant du Mali où j'ai fait du tourisme 3 semaines. C'était ma première fois au Mali et en Afrique en général. Je remercie les membres de ce forum qui m'ont aidé, et en particulier Herbert, dont les conseils avisés m'ont été très utiles. Je suis parti au début de la saison des pluies (fin juillet-début aout). Par pluies, il faut entendre une bonne pluie de quelques minutes tous les 2/3 jours.
D'une manière générale, c'était un voyage assez fatiguant mais très intéressant. Je ne peux bien sûr pas prétendre connaître le Mali mais je me permet d'écrire ici quelques commentaires qui pourraient être utiles à d'autres. Si je me trompe, n'hésitez pas à me houspiller. Dans l'ordre, j'ai donc fait :
Bamako :
J'ai logé à l'auberge de Fatime et Mariétou à Badalabougou. On apprécie d'être dans un quartier tranquille comme ça plutôt qu'au centre. Autour du marché, c'est invivable de bruit, de sollicitations de coxers et autres. A Badala, au moins, on respire et on peut prendre le temps. Mariétou et Youssouf (qui s'occupent de l'auberge) sont très accueillants et de bon conseil. Les chambres mériteraient parfois un petit coup de peinture mais au moins, c'est d'une propreté irréprochable, ce qui n'est pas le cas partout au Mali. De Badala au centre, le taxi se négocie à 1000 FCFA. De l'aéroport à l'auberge, 4000 est un bon prix. On peut aussi prendre les Sotrama mais au début, ça intimide un peu !
Ségou :
J'y suis resté quelques jours et je n'ai pas regretté : Ségou est très sympa et très reposante. On n'est pas embêté par des coxers. Je devais loger à la Mission mais finalement il n'y avait pas de chambres dispos. Je me suis donc rabattu sur du plus cher. J'ai passé une nuit à l'hôtel Djoliba : rien à dire c'est impeccable. C'est un peu cher mais ça vaut le prix. Le bâtiment est bien conçu et même en ventilée il ne fait pas trop chaud. Comme c'était un peu cher quand même, j'ai ensuite passé 2 nuits à l'Auberge, où on a un peu l'impression d'être confrontés à une mafia libanaise. En ventilée, il fait très chaud. Heureusement qu'une bonne pluie bien longue m'a sauvé la mise. Ce n'est pas très propre et finalement, cet hôtel laisse une impression de "tape à l'oeil" assez creux, et je crois que le rapport qualité/prix du Djoliba est beaucoup plus intéressant (une ventilée au Djoliba est d'ailleurs moins chère qu'une climatisée à l'Auberge, et il n'y a pas photo). A Ségou, on mange très bien au Soleil de minuit. Tous les lieux cités sont dans le même coin, au centre commercial (et touristique). N'hésitez pas à parcourir Ségou de long en large. Allez notamment au quartier de la mission au petit soir pour rencontrer les catholiques qui semblent affirmer leur identité cultuelle au travers de la Bière de Mil et de la consommation de cochon. Vous rencontrerez aussi quelques musulmans qui viennent ripailler en douce ;) Si vous venez à Ségou en bus, préférez la compagnie Somatra dont la gare routière est plus proche du centre commercial. Evitez l'hôtel de l'Indépendance tenu par les mêmes personnes que l'Auberge : c'est si loin qu'une fois là bas, vous n'en bougerez plus ou alors en taxi, ce qui est moins sympa qu'à pied. Pour aller à Kalabougou (le village de pêcheurs), vous pouvez voir avec l'association des pinassiers pour partir en groupe (moins cher). La ballade est sympa. Je suis tombé avec des maniaques de la photo qui se croyaient au zoo et prenaient tous les spécimens en photo : un peu désagréable mais bon, la visite vaut le coup quand même. J'y suis allé samedi, jour de cuisson.
Sévaré/Mopti :
J'ai logé à Sévaré. C'est pas terrible, Sévaré mais on a au moins la paix sauf avec les gamins qui deviennent ici plus envahissants avec les toubabous qu'à Bamako ou Ségou. J'ai logé à l'hôtel Oasis qui est correct et propre, mais sans charme aucun. La nourriture n'y pas pas excellente et on préférera aller au MankanTe : très bonne nourriture et cadre très agréable et reposant. J'ai pas trop aimé Mopti non plus même si j'ai été surpris de ne pas me faire harceler plus que ça. Il faut dire que j'y suis allé le jour de marché de Djenné. C'était peut-être plus tranquille.
Pays Dogon :
Je m'étais mis d'accord avec un guide avant de partir mais comme je n'arrivais plus à le joindre une fois à Ségou et que comme nous n'étions qu'un groupe de deux, j'avais un peu peur qu'il nous préfère un groupe de cinq au dernier moment. A Ségou, j'ai rencontré Mohamed Sacko (Aventures Sarakolé) avec qui j'ai un peu discuté et qui m'a présenté un guide avec qui il travaillait : Ibrahim Touré. Le courant est bien passé et nous avons fait affaire en passant pas l'agence de Mohamed (avec des contrats écrits, des tampons et tout et tout). Nous nous sommes revus à Sévaré et avons été pris en charge à ce point et retour à Sévaré. Nous avons fait Sévaré-Bandiagara en taxi-brousse et Bandiagara-Sangha en petite voiture individuelle. Je ne regrette pas d'avoir pris la prestation à partir de Sévaré. Pour le Dogon proprement dit, nous avons fait Banani->Dourou en 4 jours/3 nuits (avec les transports jusqu'à Sévaré dans les quatre jours). Ca se fait bien mais un peu plus de temps pour flâner n'aurait pas non plus été du luxe. Prévoyez un boîte de pâté ou de n'importe quoi qui vous fasse plaisir quand vous allez en brousse : après quelques jours de spaghettis/riz à la dogonaise, le moral culinaire baisse un peu. Je n'ai rencontré que trois ou quatre blancs pendant tout mon séjour au Dogon. Moi qui m'attendais à un truc bondé de touristes, j'ai dû avoir de la chance. En tous cas, le Dogon, ça déchire : et je suis content d'avoir fait ça pendant les pluies (c'est tout vert), même si parfois, on a de l'eau jusqu'à la taille et que j'ai une fois été surpris par la pluie alors que je dormais sur un toit.
Djénné :
Je devais y aller mais finalement j'ai zappé. On m'avais dit que c'était très sale (plus que Mopti encore) et qu'en dehors des jours de marché, il n'y avait que la mosquée à voir et encore, c'était pas aussi extra que sur les cartes postales. J'ai préféré retourner à Bamako pour aller voir le pays Mandingue. Pour Djénné, on m'avait quand même dit qu'en venant de Sévaré, le mieux était d'attendre les bus Mopti>Bamako du matin sur la grande route de Sévaré, et de descendre au carrefour de Djenné. De là, Taxi-brousse jusqu'à Djenné. Pour quitter Djenné vers Bamako, pareil : partez le matin vers le carrefour et prenez les bus qui passent. Il gardent toujours des places.
Kangaba :
Dans le pays Mandingue, derrière Sibi. Nous y sommes allés avec un autre couple de français sympas rencontrés à Sévaré et qui revenaient sur Bamako comme nous. Nous nous sommes faits accompagner par notre guide Dogon : Ibrahim. J'ai bien aimé Ibrahim parce qu'il nous fait bien partager son vécu propre de "broussard" musulman, et la manière dont il accommode sa tradition animiste avec l'islam. Il est bien calé en histoire. Très intéressant. Nous sommes donc repartis avec lui au pays mandingue. J'ai logé à l'hotel Mande : nous étions seuls. L'hôtel est très correct même si la nourriture est un peu "dogonnaise". En fait, en brousse, je crois qu'il est inutile de chercher à manger de la viande correcte. J'ai été malade là bas (grosse dysenterie avec près de 40 de fièvre) alors je n'ai pas vu grand chose sauf l'hotel. Ma petite amie a trouvé ça formidable. les villages alentours sont très accueillants, c'est encore peu touristique. Bref, que du bonheur. Pour aller là bas : transport collectif Sotrama (camionnettes vertes) au départ de Bamako. Il y en a pour 100km. Le trajet aller a été pour nous une expérience forte : il a commencé à pleuvoir très fort au début du voyage et ça a continué des heures. Nous avons fait le trajet en roulant de 20/30 cm d'eau, à 15 à l'heure. Nous avons mis 6 heures à 20 dans le Sotrama qui fuyait de partout. Epique ! En teps normal, on nous a dit que ça faisait 1h30 (la piste est bonne) : comptez donc 2h/2h30.
Sinon concernant les recommandations d'ordre général : J'ai pris des répulsifs moustiques 5/5 (durée 8h) pour la nuit et de l'Insect Ecran (5h) pour le soir et le matin. Je n'ai pas été piqué. Je suppose que je n'ai pas la palu mais je continue bien à prendre ma Savarine Prenez bien tous les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en particulier contre la tourista : vous risquez de ne pas y échapper Les coxers (rabatteurs) : c'est un peu une plaie mais c'est aussi normal : vous êtes blancs et si vous allez au Mali, c'est que vous ne faites pas non plus partie des français les plus pauvres (rien que le billet d'avion...). Vous êtes donc bien plus riches que la plupart des gens là bas. Le rapports sont donc forcément faussés. On vous sollicitera souvent. Parfois sans (trop d') arrières pensées, parfois avec. Quelqu'un vient vous voir avec un grand sourire : "Les maliens sont accueillants, j'adore les blancs !" : c'est un coxer ! Les Maliens ne sont pas des extraterrestres mais des gens comme vous : iriez-vous spontanément et insisteriez-vous avec obstination envers quelqu'un qui est occupé à autre chose juste pour discuter ? Non, vous ne le ferez que si vous êtes intéressés. Et quand vous vous adressez à quelqu'un juste comme ça, tententez-vous de le mettre particulièrement en confiance ? Les gens au Mali sont accueillants quand même mais ça se manifeste autrement. Si vous habitez même juste quelques jours dans un quartier, vous croiserez souvent les mêmes personnes et à force de dire bonjour vous discuterez un peu plus. Ce processus normal est assez rapide au Mali et c'est ici que je situe l'"accueil". Mais ne misez pas un copek sur les gens qui vous abordent. Souvent, et c'est normal aussi, les rapports les plus "authentiques" ont souvent lieu avec des gens à l'abri du besoin. Autre plaie aussi : le taxi est en face, on se dirige vers lui et un coxer se met entre pour faire l'intermédiaire et prendre sa commission : dites au taxi que vous ne connaissez pas le type en question et traitez directement avec lui. Pareil avec les marchands... La tenue vestimentaire : surtout si vous comptez rester un peu à Bamako, prévoyez une tenue un peu classe et des chaussures chouettes. Si vous sortez ou que l'on vous invite manger, vous serez moins mal à l'aise. Sinon, pas de vêtements blancs (très salissant et on se salit vite au Mali) Préparez-vous un peu à voir la misère côtoyer le luxe et le luxe s'afficher au milieu des ordures. La société Malienne, derrière la sympathie, la bonhomie et les thés partagés, est très dure et les inégalités sont énormes, surtout en ville. Il y a un esclavage encore manifeste (des noirs en réduisent d'autres en esclavage), il n'y a de fait qu'un vrai parti, la corruption est érigée en système, l'argent compte beaucoup dans les rapports humains et ce qui permet au système de tenir, c'est en grande partie une soumission (parfois un peu tartuffe) à l'Islam. Donc c'est pas tout rose et ne vous attendez pas à un compte de fées où les gens sont tous sympas en jouant du tam tam : le Mali EST un pays du tiers monde, ne vous trompez pas de voyage. Je m'attendais à ça et je n'ai pas été détrompé. Bien sûr, ça n'enlève rien aux bons côtés, mais il faut – par moments – savoir faire abstraction de certaines choses. Quand on se promène un peu, on reste aussi abasourdi de la richesse culturelle, du potentiel économique du pays et du peu de parti quien est tiré. Les Maliens ne font rien de tout ça. Alors le côté SystèmeD/bricolage omniprésent est sympa par moments mais des fois cette improductivité agace aussi quand on met en perspective le potentiel du pays et la pauvreté des gens.
En espérant que ça profitera à quelqu'un.
😊Bonjour tout le monde !
Je compte prendre le train « bleu » entre Dakar et Bamako, mais je voulais vous demander si vous savez deux choses… 1-Est-ce qu’on doit réserver longtemps à l’avance ? Si oui ? Ou ? Et combien de temps à l’avance ? et il part une fois par semaine, c’est ça ? C’est quel jour ? 2-Vu que le trajet est apparemment long et « pénible » selon certains (ou plein de charme surtout, pour d’autres), kje voulais vous demander s’il y a facilement moyen de faire Dakar-Kayes par la route, et puis de sauter dans le train à Kayes ;, jusque Bamako ?
Merci de votre aide, surtout pour la première question.. ?..
Je compte prendre le train « bleu » entre Dakar et Bamako, mais je voulais vous demander si vous savez deux choses… 1-Est-ce qu’on doit réserver longtemps à l’avance ? Si oui ? Ou ? Et combien de temps à l’avance ? et il part une fois par semaine, c’est ça ? C’est quel jour ? 2-Vu que le trajet est apparemment long et « pénible » selon certains (ou plein de charme surtout, pour d’autres), kje voulais vous demander s’il y a facilement moyen de faire Dakar-Kayes par la route, et puis de sauter dans le train à Kayes ;, jusque Bamako ?
Merci de votre aide, surtout pour la première question.. ?..
Nous avons prévu de partir fin janvier début février 2011 au Burkina puis au Mali avec une arrivée à l'aéroport de Ouaga puis départ de celui de Mopti. Les billets ne sont pas pris.
A la lecture des nombreux posts je suis un peu perdue dans notre choix. Nous voulons remonter de Ouaga pour visiter le pays Dogon.
Est ce mieux de s'arrêter à Bandiagara et prendre un guide pour les randonnées ou d'aller jusqu'à Mopti et organiser les randonnées depuis cet endroit. Sachant que je ne connais pas les transports entre Bandiagara et Mopti.
Voili Voilou Merci à tous
A la lecture des nombreux posts je suis un peu perdue dans notre choix. Nous voulons remonter de Ouaga pour visiter le pays Dogon.
Est ce mieux de s'arrêter à Bandiagara et prendre un guide pour les randonnées ou d'aller jusqu'à Mopti et organiser les randonnées depuis cet endroit. Sachant que je ne connais pas les transports entre Bandiagara et Mopti.
Voili Voilou Merci à tous









