Pour préparer mon prochain voyage au Vietnam et au Cambodge, je recherche de la musique à télécharger gratuitement.
Comme je le fais pout tous mes voyages, j' enregistre sur dvd toutes les photos et vidéos que je ramène en souvenir.
Je souhaite ajouter en fond sonore un accompagnement musical, en majorité traditionnel, et surtout instrumental.
Ex : musique Vietnamienne, Cambodgienne ou Khmer traditionnelles, classiques et folkloriques.
Merci de m'indiquer les sites et les noms d'artistes qui pourraient me convenir.
Puisque la période s'y prête et que cela me manque beaucoup, parlons de nos meilleurs souvenirs du Têt, belles images, liens vers les chansons populaires de la période, photos, anecdotes...
Les touristes auront un peu l'impression d'y participer.
Cette année, j'ai reçu ceci :
http://mp3.zing.vn/mp3/nghe-album/album-hot/nhac-xuan.html
Je suis à la recherche de ceux de l'an dernier, si vous en avez...
Un aperçu du Têt musical version nouvelle génération😏😏😏😏 :
http://mp3.zing.vn/mp3/nghe-album/Xuan-Tro-Lai-Trang-Nhung.2255623.0.html
J'aime, cela montre qu'il y a autre chose que de la tristesse dans la musique vietnamienne.
Pat
Cette année, j'ai reçu ceci :
http://mp3.zing.vn/mp3/nghe-album/album-hot/nhac-xuan.html
Je suis à la recherche de ceux de l'an dernier, si vous en avez...
Un aperçu du Têt musical version nouvelle génération😏😏😏😏 :
http://mp3.zing.vn/mp3/nghe-album/Xuan-Tro-Lai-Trang-Nhung.2255623.0.html
J'aime, cela montre qu'il y a autre chose que de la tristesse dans la musique vietnamienne.
Pat
Voyage décidé au tout dernier moment. Des amis nous ont proposé de les accompagner au Vietnam pour 2 semaines. Une telle offre ne se refuse pas . On est partis à 4 pour un pays qu'on ne connaissait ni les uns ni les autres.
Envol de Roissy en fin de journée .Escale à Abou Dhabi. Et arrivée à Ho Chi minh ville vers 19h , heure locale. Il fait encore 29 degrés.
Taxi pour regagner l'hôtel et premières images du Vietnam. Des 2 roues en quantité impressionnante, sur la chaussée mais aussi parfois sur les trottoirs.

Installation dans un petit hôtel réservé par nos amis. Très bon choix. Proche du centre, au calme et super agréable. Hôtel Le Blanc Saïgon. Et étant donné l'heure, première découverte avec la gastronomie du pays. Pas facile de déchiffrer la carte. Pas facile de choisir. Finalement ce sera mi tom thit. Bonne pioche. C'est délicieux. Bouillon parfumé.Trop bon.

Une bonne nuit dans notre chambre bien douillette et après un bon petit déjeuner composé d'une assiette de fruits frais, de toasts, confiture, beurre de cacahuètes, oeufs sur le plat , jus de fruits, thé ou café. De quoi affronter la journée qui nous attend. Destination Cholon, l'ancien quartier chinois, l'ancien port de Saïgon. Quartier très commerçant. Grand marché. C'est un peu la cohue. Nombreux livreurs sur des 2 roues ou avec des charrettes à bras. Nombreux étals achalandés en vue de la fête du Têt : lampions multicolores, paniers garnis à offrir avec une fromage bien de chez nous, et des fleurs en quantité, des fleurs jaunes et oranges principalement.


Des petites cantines de rue sont, des petits restaurant de marché. C'est très animé.
Des boutiques Vélos et des marchandes coiffées de leur magnifique chapeau conique qui leur va à ravir.
Visiblement, tous les commerçants ne se sont pas enrichis, certaines maisons sont très fatiguées.

Retour par le centre ville où les jardins publics sont couverts de fleurs à vendre, des orchidées bien sûr, mais surtout des chrysanthèmes jaunes.


Installation dans un petit hôtel réservé par nos amis. Très bon choix. Proche du centre, au calme et super agréable. Hôtel Le Blanc Saïgon. Et étant donné l'heure, première découverte avec la gastronomie du pays. Pas facile de déchiffrer la carte. Pas facile de choisir. Finalement ce sera mi tom thit. Bonne pioche. C'est délicieux. Bouillon parfumé.Trop bon.

Une bonne nuit dans notre chambre bien douillette et après un bon petit déjeuner composé d'une assiette de fruits frais, de toasts, confiture, beurre de cacahuètes, oeufs sur le plat , jus de fruits, thé ou café. De quoi affronter la journée qui nous attend. Destination Cholon, l'ancien quartier chinois, l'ancien port de Saïgon. Quartier très commerçant. Grand marché. C'est un peu la cohue. Nombreux livreurs sur des 2 roues ou avec des charrettes à bras. Nombreux étals achalandés en vue de la fête du Têt : lampions multicolores, paniers garnis à offrir avec une fromage bien de chez nous, et des fleurs en quantité, des fleurs jaunes et oranges principalement.


Des petites cantines de rue sont, des petits restaurant de marché. C'est très animé.
Des boutiques Vélos et des marchandes coiffées de leur magnifique chapeau conique qui leur va à ravir.
Visiblement, tous les commerçants ne se sont pas enrichis, certaines maisons sont très fatiguées.
Retour par le centre ville où les jardins publics sont couverts de fleurs à vendre, des orchidées bien sûr, mais surtout des chrysanthèmes jaunes.

Cher collègues voyageurs
Je m’apprête a prendre une décision sur un tour au Vietnam, Fév 2010, avec un operateur local, South Pacific Travel. Auriez-vous des commentaires ou références concernant cet opérateur ?
Aussi, croyez vous que le prix demandé (2, 500 US par personne) soit raisonnable pour le circuit qui suit ( vols domestiques et pour Siem Reap inclut, hôtels, repas indiqués, transport privé, etc..)
Si vous avec aussi des commentaires sur les hotels proposés, SVP me les acheminer.
Merci
- --
Jour 1 arrivée d'Hanoi. (D)
En arrivant à Hanoi, vous serez rencontrés et conduits à votre hôtel. Vous aurez le temps de se reposer avant un 'dîner Bienvenu' à un restaurant traditionnel. nuit à Hanoi.
Aéroport - transfert privé – hôtel
Repas : dîner
Logement : hôtel de Kim Tuc –de Luxe
Jour 2 : Hanoi – Ha Long –Phoenix Cruise de Luxe (B, L, D)
Le bus et le guide vous recueilleront à 8.00 à 8.30 a.m votre hôtel. Arrivez Halong. Le déjeuner est servi avec une boisson bienvenue pendant que le bateau navigue la baie. Après la visite de la grotte Surprise, nous nous arrêtons à une maison flottante et kayaking à Luon. Le plat de fruit frais sera servi suivi d’un dîner
entre 6h30 et 7h00 . nuit à bord.
Visite : Grotte Amazing
Kayaking : 1, 5 hs
Repas : le Petit déjeuner, le déjeuner et le dîner
Logement : Double ou le jumeau partageant la cabine.
Jour 3 : la Baie de Halong – Hanoi - Lao Cai (B, L)
Le petit déjeuner de lever du soleil et la croisière autour de baie de Halong avec vue de pics de calcaire tel la grotte de Tambour, la tête d'Homme, Îlot. Visite de Van Gia le village de pêche, déjeuner à bord avec une variété d'aliments locaux, en appréciant le reste du tour en bateau. Arrive au dock de Halong. Treanport àpour Hanoi , ensuite gare de Train pour depart vers Sapa.
Transport : la voiture d'A/C de Halong – Hanoi et train d'Hanoi – Sapa
Visite : village de Van Gia
Repas : Petit déjeuner, déjeuner.
Logement : VIP de Livitran , 2 couchettes
Jour 4 : Lao Cai – Sapa – Lao Chai - (B, L, D)
trajet de bus à Sapa. vues étourdissantes et terrasses de riz impressionnantes. arrivée dans la Ville Sapa nous prenons le petit déjeuner dans
restaurant local. Le reste de promenade du matin autour de la ville Sapa, découvrez le marché ethnique coloré. Après le déjeuner , à une grande randonnée en bas à la vallée pittoresque de Muong Hoa. petits sentiers et des pistes pour atteindre Lao Chai et le Village Tavan . notre voiture attendra et vous reportera à Sapa pour dans la nuit.
Trekking :
Repas : le Petit déjeuner, le déjeuner, le dîner.
Logement : Chau le Long hôtel (aile de luxe)
Jour 5 Sapa – Cat Cat – Péché Chai – Lao Cai – Hanoi (B, L)
Le petit déjeuner , dernière randonnée. Vous partez d'abord pour le marché , suivez la route descendant la colline au village de Cat Cat. Vous passerez par une cascade et à une station hydroélectrique. randonnée vers le village de Chai. dîner libre. Transfert à Lao Cai pour le train vers Hanoi
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Transfért Sapa – Lao Cai la station : 45 minutes.
Logement : VIP de Livitran , cabine 2 couchettes
Jour 6 + 7 : l'arrivée de Hanoï -2 jours de détente (B) Arrive à Hanoï à de 4h30. Vous serez transférés à l'hôtel (le petit déjeuner et la douche) .
Repas : petit déjeuner
hôtel Golden Sun
Jour 8, Dong Hoi – Phong Nha – Parc national (B, L)
à 5.00 a.m, notre chauffeur vient pour vous recueillir et le transfert à l'aéroport pour votre vol au Dong Hoi VN 279 (7.00 – 8.05). Arrivez le Dong Hoi le matin, le transfert à l'hôtel, visiter Phong Nha –.bateau et une croisière le long du fleuve à Phong Nha Grotte. Vous aurez aussi une chance d'explorer Cham et les inscriptions à l'intérieur.
Transfert : privée de l'hôtel de voiture d'A/C – l'aéroport –
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Activités : bateau
Guide : tout le jour
Logement :Sun Spa resort
Jour 9 : le Dong Hoi – Hue (B)
Train SE3 Don Hoi - Hue (7.45 hs - 10.44 hs),
Logemet : Orchid hotel.
jour 10 : orientation Hue (B, L)
croisière le long du Fleuve de Parfum au Thien Mu la Pagode et
la route aux Tombeaux Royaux, d'Empereur Minh Mang et Tu Duc et Citadelle Impériale.
Transfert : place privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Activités : croisiere
Guide : tout le jour
Logement : Orchid hotel.
Jour 11 Hue – Hoi An (B)
Après le petit déjeuner , Hoi un via Danang. un arrêt à La plage de Lang Co pour apprécier la baie. Musée Cham avant Hoi un . Arrivee
Transfert : place privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Logement : Vinh Hung resort
Jour 12 : Hoi An – My Son (B, L)
Transfert : place privée, voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Activité : Biking
Logement : Vinh Hung resort
Jour 13 : le 20 février, Hoi un - Danang – Nha Trang (B)
Après le petit déjeuner, votre voiture arrive pour vous rendre à l'aéroport Danang pour le
le vol à Nha Trang,
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Le Vol Danang – Nha Trang avec les Compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Diamond Bay resort
Jour 14 Nha Trang l'excursion d'une journée (B, L)
Ramassez de votre hôtel à 8.00am. Cette excursion vous prend pour de nombreuses
attractions dans Nha Trang. Cau Da, Pagode de Fils, les Roches de Promontoire de Chong, Po Nagar , les Temples. fin du tour au Marché local. hôtel à 5.00pm.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, Déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Diamond Bay resort
Jour 15 :Nha Trang détente B)
Repas : Petit déjeuner
Logement : Logement : Diamond Bay resort
Jour 16 : Nha Trang – HCM (B)
petit déjeuner, temps libre jusqu'au vol de midi à la ville HCM. Arrivez HCM, notre chauffeur viendra cueillir et le transfert à l'hôtel dans la ville. Faites un brin de toilette et sortez ensuite pour faire des achats à Ben. Le marché de Thanh, goûtez les aliments locaux authentiques. Passez-vous la nuit dans l'hôtel dans HCM.
Transfert : 4place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Le Vol Nha Trang – HCM avec les Compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Nothern Saigon hotel
Jour 17 HCM – Journée librele (B)
Arrivez HCM, notre chauffeur vous recueillera à l'aéroport pour conduire à l'hôtel. Le jour
Logement : Nothern Saigon hotel
Jour 18 Ho Chi Minh – Mon Tho – Ben Tre – Can tho (B, D) :
Trajet de 2 heure pour My Tho . Transfert en petit bateau et ensuite tour de quatre beaux Îlots : le Dragon, la Licorne, la Tortue et Phoenix sur le Fleuve Tien.
Par le canal Xep, visiter les maisons traditionnelles Mekong à Quoi un village (fait de la noix de coco) . Appréciez des fruits saisonniers et le fait d'écouter la musique traditionnelle. Prenez le chariot de cheval sur le sentier du village
et l'arrêt au verger de Ben Truc, goûtez le miel avec le thé ou le vin. Voir la reproduction d'abeilles. Déjeunez au restaurant local avant le fait de continuer le trajet vers Can tho.
Transfert : placePrivée A/C
Repas : Petit déjeuner,
Guide : Toute la journée
Activité : chariot de cheval
Logement: hôtel de Kim Tho
Jour 19 : Can ho –marché flottant – HCM (B, L) :
début de matin , tour en bateau à Cai Rang–. Déjeunez à Can Tho avant de quitter pour HCM. nuit à HCM.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Nothern Saigon hotel
Jour 20 : HCM – Siem riep (B)
chauffeur vous cueillent à 8.40 a.m, vol du matin à Siem riep VN
823S (11.40 – 12.40).
'arrivée à Siem Reap, transfert à l'hôtel , orientation de Siem Reap a Préah Angkor Chheck, devant la résidence du roi. 16:30 visite au temple d'Angkor Wat jusqu'au crépuscule. Dans la nuit à l'hôtel
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Vol : HCM – Siem riep avec les compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Golden Banada Resort
Jour 21 Siem riep- découverte (B, L)
Le petit déjeuner à l'hôtel, visitez à Angkor Thom la Ville par la porte Ouest d'Angkor Thom, la Terrasse de L'éléphant, le Roi de Lapper , la Terrasse, cérémonie par le moine , au temple Palilay , Le palais et le temple Bayon (216 visages – par le Roi Jayavarman VII). Procédez à Ta Prohm . déjeunez au restaurant local. L'après-midi, la visite à Préah Khan, Bantanteay Srei, les temples et le crépuscule àu temple Pre Rup
nuit à l'hôtel
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Golden Banada Resort
Jour 22 : Siem (B, L)
Le petit déjeuner à l'hôtel, visitez Village au Lac Tonle Sap, le Vieux Marché.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Golden Banada Resort
Jour 23 : Siem riep – HCM – Phu Quoc (B)
chauffeur vient pour vous recueillir à 7.45 a.m et à transfert à l'aéroport pour votre vol
à HCM VN les 9881 (10.00 – 11.20) transfert pour vol à Phu Quoc VN 481 (12.45
- 13.45). Passer votre nuit à l'hôtel dans Phu Quoc l'île.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Vol : Siem riep – HCM, HCM – Phu Quoc avec les compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Cassia cottage resort
Jour 24 et 25 : détente (B)
Jour 26 : Phu Quoc - Ho Chi Minh (B)
notre voiture vous recueillera à 11.40 a.m à le
l'aéroport pour votre vol à HCM VN 480 (14.20 – 15.25)
depart vers le Canada
Je m’apprête a prendre une décision sur un tour au Vietnam, Fév 2010, avec un operateur local, South Pacific Travel. Auriez-vous des commentaires ou références concernant cet opérateur ?
Aussi, croyez vous que le prix demandé (2, 500 US par personne) soit raisonnable pour le circuit qui suit ( vols domestiques et pour Siem Reap inclut, hôtels, repas indiqués, transport privé, etc..)
Si vous avec aussi des commentaires sur les hotels proposés, SVP me les acheminer.
Merci
- --
Jour 1 arrivée d'Hanoi. (D)
En arrivant à Hanoi, vous serez rencontrés et conduits à votre hôtel. Vous aurez le temps de se reposer avant un 'dîner Bienvenu' à un restaurant traditionnel. nuit à Hanoi.
Aéroport - transfert privé – hôtel
Repas : dîner
Logement : hôtel de Kim Tuc –de Luxe
Jour 2 : Hanoi – Ha Long –Phoenix Cruise de Luxe (B, L, D)
Le bus et le guide vous recueilleront à 8.00 à 8.30 a.m votre hôtel. Arrivez Halong. Le déjeuner est servi avec une boisson bienvenue pendant que le bateau navigue la baie. Après la visite de la grotte Surprise, nous nous arrêtons à une maison flottante et kayaking à Luon. Le plat de fruit frais sera servi suivi d’un dîner
entre 6h30 et 7h00 . nuit à bord.
Visite : Grotte Amazing
Kayaking : 1, 5 hs
Repas : le Petit déjeuner, le déjeuner et le dîner
Logement : Double ou le jumeau partageant la cabine.
Jour 3 : la Baie de Halong – Hanoi - Lao Cai (B, L)
Le petit déjeuner de lever du soleil et la croisière autour de baie de Halong avec vue de pics de calcaire tel la grotte de Tambour, la tête d'Homme, Îlot. Visite de Van Gia le village de pêche, déjeuner à bord avec une variété d'aliments locaux, en appréciant le reste du tour en bateau. Arrive au dock de Halong. Treanport àpour Hanoi , ensuite gare de Train pour depart vers Sapa.
Transport : la voiture d'A/C de Halong – Hanoi et train d'Hanoi – Sapa
Visite : village de Van Gia
Repas : Petit déjeuner, déjeuner.
Logement : VIP de Livitran , 2 couchettes
Jour 4 : Lao Cai – Sapa – Lao Chai - (B, L, D)
trajet de bus à Sapa. vues étourdissantes et terrasses de riz impressionnantes. arrivée dans la Ville Sapa nous prenons le petit déjeuner dans
restaurant local. Le reste de promenade du matin autour de la ville Sapa, découvrez le marché ethnique coloré. Après le déjeuner , à une grande randonnée en bas à la vallée pittoresque de Muong Hoa. petits sentiers et des pistes pour atteindre Lao Chai et le Village Tavan . notre voiture attendra et vous reportera à Sapa pour dans la nuit.
Trekking :
Repas : le Petit déjeuner, le déjeuner, le dîner.
Logement : Chau le Long hôtel (aile de luxe)
Jour 5 Sapa – Cat Cat – Péché Chai – Lao Cai – Hanoi (B, L)
Le petit déjeuner , dernière randonnée. Vous partez d'abord pour le marché , suivez la route descendant la colline au village de Cat Cat. Vous passerez par une cascade et à une station hydroélectrique. randonnée vers le village de Chai. dîner libre. Transfert à Lao Cai pour le train vers Hanoi
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Transfért Sapa – Lao Cai la station : 45 minutes.
Logement : VIP de Livitran , cabine 2 couchettes
Jour 6 + 7 : l'arrivée de Hanoï -2 jours de détente (B) Arrive à Hanoï à de 4h30. Vous serez transférés à l'hôtel (le petit déjeuner et la douche) .
Repas : petit déjeuner
hôtel Golden Sun
Jour 8, Dong Hoi – Phong Nha – Parc national (B, L)
à 5.00 a.m, notre chauffeur vient pour vous recueillir et le transfert à l'aéroport pour votre vol au Dong Hoi VN 279 (7.00 – 8.05). Arrivez le Dong Hoi le matin, le transfert à l'hôtel, visiter Phong Nha –.bateau et une croisière le long du fleuve à Phong Nha Grotte. Vous aurez aussi une chance d'explorer Cham et les inscriptions à l'intérieur.
Transfert : privée de l'hôtel de voiture d'A/C – l'aéroport –
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Activités : bateau
Guide : tout le jour
Logement :Sun Spa resort
Jour 9 : le Dong Hoi – Hue (B)
Train SE3 Don Hoi - Hue (7.45 hs - 10.44 hs),
Logemet : Orchid hotel.
jour 10 : orientation Hue (B, L)
croisière le long du Fleuve de Parfum au Thien Mu la Pagode et
la route aux Tombeaux Royaux, d'Empereur Minh Mang et Tu Duc et Citadelle Impériale.
Transfert : place privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Activités : croisiere
Guide : tout le jour
Logement : Orchid hotel.
Jour 11 Hue – Hoi An (B)
Après le petit déjeuner , Hoi un via Danang. un arrêt à La plage de Lang Co pour apprécier la baie. Musée Cham avant Hoi un . Arrivee
Transfert : place privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Logement : Vinh Hung resort
Jour 12 : Hoi An – My Son (B, L)
Transfert : place privée, voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner et déjeuner
Activité : Biking
Logement : Vinh Hung resort
Jour 13 : le 20 février, Hoi un - Danang – Nha Trang (B)
Après le petit déjeuner, votre voiture arrive pour vous rendre à l'aéroport Danang pour le
le vol à Nha Trang,
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Le Vol Danang – Nha Trang avec les Compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Diamond Bay resort
Jour 14 Nha Trang l'excursion d'une journée (B, L)
Ramassez de votre hôtel à 8.00am. Cette excursion vous prend pour de nombreuses
attractions dans Nha Trang. Cau Da, Pagode de Fils, les Roches de Promontoire de Chong, Po Nagar , les Temples. fin du tour au Marché local. hôtel à 5.00pm.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, Déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Diamond Bay resort
Jour 15 :Nha Trang détente B)
Repas : Petit déjeuner
Logement : Logement : Diamond Bay resort
Jour 16 : Nha Trang – HCM (B)
petit déjeuner, temps libre jusqu'au vol de midi à la ville HCM. Arrivez HCM, notre chauffeur viendra cueillir et le transfert à l'hôtel dans la ville. Faites un brin de toilette et sortez ensuite pour faire des achats à Ben. Le marché de Thanh, goûtez les aliments locaux authentiques. Passez-vous la nuit dans l'hôtel dans HCM.
Transfert : 4place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Le Vol Nha Trang – HCM avec les Compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Nothern Saigon hotel
Jour 17 HCM – Journée librele (B)
Arrivez HCM, notre chauffeur vous recueillera à l'aéroport pour conduire à l'hôtel. Le jour
Logement : Nothern Saigon hotel
Jour 18 Ho Chi Minh – Mon Tho – Ben Tre – Can tho (B, D) :
Trajet de 2 heure pour My Tho . Transfert en petit bateau et ensuite tour de quatre beaux Îlots : le Dragon, la Licorne, la Tortue et Phoenix sur le Fleuve Tien.
Par le canal Xep, visiter les maisons traditionnelles Mekong à Quoi un village (fait de la noix de coco) . Appréciez des fruits saisonniers et le fait d'écouter la musique traditionnelle. Prenez le chariot de cheval sur le sentier du village
et l'arrêt au verger de Ben Truc, goûtez le miel avec le thé ou le vin. Voir la reproduction d'abeilles. Déjeunez au restaurant local avant le fait de continuer le trajet vers Can tho.
Transfert : placePrivée A/C
Repas : Petit déjeuner,
Guide : Toute la journée
Activité : chariot de cheval
Logement: hôtel de Kim Tho
Jour 19 : Can ho –marché flottant – HCM (B, L) :
début de matin , tour en bateau à Cai Rang–. Déjeunez à Can Tho avant de quitter pour HCM. nuit à HCM.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Nothern Saigon hotel
Jour 20 : HCM – Siem riep (B)
chauffeur vous cueillent à 8.40 a.m, vol du matin à Siem riep VN
823S (11.40 – 12.40).
'arrivée à Siem Reap, transfert à l'hôtel , orientation de Siem Reap a Préah Angkor Chheck, devant la résidence du roi. 16:30 visite au temple d'Angkor Wat jusqu'au crépuscule. Dans la nuit à l'hôtel
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Vol : HCM – Siem riep avec les compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Golden Banada Resort
Jour 21 Siem riep- découverte (B, L)
Le petit déjeuner à l'hôtel, visitez à Angkor Thom la Ville par la porte Ouest d'Angkor Thom, la Terrasse de L'éléphant, le Roi de Lapper , la Terrasse, cérémonie par le moine , au temple Palilay , Le palais et le temple Bayon (216 visages – par le Roi Jayavarman VII). Procédez à Ta Prohm . déjeunez au restaurant local. L'après-midi, la visite à Préah Khan, Bantanteay Srei, les temples et le crépuscule àu temple Pre Rup
nuit à l'hôtel
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Golden Banada Resort
Jour 22 : Siem (B, L)
Le petit déjeuner à l'hôtel, visitez Village au Lac Tonle Sap, le Vieux Marché.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner, déjeuner
Guide : tout le jour
Logement : Golden Banada Resort
Jour 23 : Siem riep – HCM – Phu Quoc (B)
chauffeur vient pour vous recueillir à 7.45 a.m et à transfert à l'aéroport pour votre vol
à HCM VN les 9881 (10.00 – 11.20) transfert pour vol à Phu Quoc VN 481 (12.45
- 13.45). Passer votre nuit à l'hôtel dans Phu Quoc l'île.
Transfert : place Privée voiture d'A/C
Repas : Petit déjeuner
Vol : Siem riep – HCM, HCM – Phu Quoc avec les compagnies aériennes du Viêt Nam
Logement : Cassia cottage resort
Jour 24 et 25 : détente (B)
Jour 26 : Phu Quoc - Ho Chi Minh (B)
notre voiture vous recueillera à 11.40 a.m à le
l'aéroport pour votre vol à HCM VN 480 (14.20 – 15.25)
depart vers le Canada
SAWADEE
Nous partons pour BANGKOK en avril pour 3 jours et après nous allons au CAMBODGE
Nous voulions savoir si sur le CAMBODGE, nous trouverons des pantalons de pêcheurs comme ont trouve en THAILANDE ou valais mieux les acheter sur BANGKOK nous allons descendre aussi en fin de séjour sur sianoukville pour les plages.
Nous serons sur siem reap vers le 18 avril et nous savons que cela coincide plus ou moins avec le nouvel an si quelqu'un connais les dates précises du nouvel an cela nous permettrai de caler les visites des temples en dehors des fêtes .
d'avance merci
SAWADEE DAN
SAWADEE DAN
On y est enfin ...... !
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Désirant faire visiter un village flottant sur le Tonlé Sap à des proches, je cherche une idée d’un autre village. Nous avons visité Kompong Khleang il y a deux ans. Très intéressant et très peu fréquenté par les visiteurs. Ce n’est cependant pas un village flottant, au sens strict, car les maisons sont construites sur pilotis le long de la digue (comme Kompong Pluk, si j’ai bien compris) et seul le petit marché du matin sur le lac est « flottant ». Connaissez vous un village autre que Chong Kneas, au départ de Siem Reap. Je cherche s’il y a un équivalent à Kompong Luong, qui nous avait ravis, de l’autre côté du lac (accès par Pursat et Krakor). La seule piste dont je dispose est celle de Me Chrey, à mi-chemin entre Siem Reap et Prek Toal. Connaissez-vous ? Si oui, vos impressions ? Pêcheurs khmers ou vietnamiens ?
Merci d’avance de toute information touchant à un village flottant depuis Siem Reap, de fréquentation raisonnable en termes de visiteurs extérieurs.
Merci d’avance de toute information touchant à un village flottant depuis Siem Reap, de fréquentation raisonnable en termes de visiteurs extérieurs.
M’étant tellement inspirée de ce forum, je vais à mon tour donner qqs renseignements sur notre voyage (bien trop court) au pays du sourire.
Tout d’abord c’est un endroit où les gens sont d’une gentillesse rare et ça fait un bien fou. Ensuite c’est un pays où il faut aller très vite car la machine tourisme est en marche et pas pour la bonne cause… Le pays et surtout ses lieux touristiques sont vendus par parcelles entières à des sociétés privées étrangères (en tête de liste Sokha qui est bien vietnamienne et non cambodgienne) qui détruisent sans scrupule villages ou forêts pour y construire des Resorts de 400 chambres ou des golfs (cf. Sihanoukville et bientôt le Bokor ou Koh Tonsay). Ca fait de la peine de voir ça, d’autant que ce ne sont pas les Cambodgiens qui profiteront des finances engrangées… Sinon nous avons eu chaud, mais ça nous nous en doutions, bien que ça ne soit pas insupportable (sauf deux jours à 40° quand nous visitions les temples). En 15j nous n’avons pas vraiment pu sortir des sentiers battus mais les qqs petites escapades à Battambang et Kep étaient vraiment très agréables.
Donc pour entrer un peu dans le détail :
Départ le 9 de Paris : vol AF jusqu’à Bangkok puis Bangkok Airways (6h de transit… un peu long mais la Bangkok Airways a un super salon à l’aéroport de Bangkok) PP du 10 au 13 avril : Logement 3 jours à la Spring Guesthouse, très bien, bon rapport qualité-prix et personnel très serviable. Twin avec clim + eau chaude = 13$. Visites classiques le 1er jour : Palais Royal, Pagode d’argent, Musée national, Tuol Sleng. Ballade sur l’île de la soie le 2ème jour, 20$ pour le tuk tuk toute la journée (un peu plus cher car jour de grand départ avant le Nouvel an khmer) et 1$ par personne pour le bac A/R. Dîners dans des restos conseillés par le Lonely Planet mais rien de transcendant. Battambang du 13 au 15 avril : 6h de bus pour venir de PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne). 2 nuits à l’hôtel Chhaya, pas cher, moyen. Twin avec clim + eau chaude = 10$. En revanche les chauffeurs de moto-dop qui attendent devant pour proposer des excursions dans la campagne sont tous adorables, rien que pour ça, ça vaut le coup de dormir au Chhaya. 1er jour, ballade en ville 2ème jour, ballade toute la journée dans les environs en pleine fête de l’eau : bamboo train, temples, ballade dans la campagne, le tout sous les bombes à eau des enfants : une des meilleures journées du séjour. 20$ pour deux motos toute la journée. Le premier soir nous avons dîné au White Rose qui est devenu notre cantine pdt 2 jours ! Repas bons, pas chers, fruit shake délicieux, c’était parfait. Siem Reap du 15 au 20 avril : 6h de bus entre Battambang et Siem Reap dont 3h30 sur une route horrible en terre pleine d’ornières et nid de poule…(Cie réservée par l’hôtel Chhaya, 10$ par personne !! et bus en retard, ce qui n’était pas le cas des autres que nous avons pris). Nous n’avons pas tenté le bateau car prévision de 10h de trajet pour cause de manque d’eau et vue la chaleur on n’était pas très motivés. 5 nuits chez M. Thoeun, je ne ferais qu’ajouter aux éloges déjà nombreux pour lui et sa famille. Un accueil adorable, des bouteilles fraîches pour chaque retour des temples, des bonnes adresses pour toutes nos demandes (massage de super qualité, piscine accessible pour 3$ par personne, restos sympas…) 1er jour, visite de Siem Reap. 3 jours de visite de temples, c’était très beau, surtout le Bayon vraiment impressionnant, mais il a fait trop chaud ce qui a un peu gâché la visite : à partir de 11h c’était intenable et on avait hâte de retourner au tuk tuk pour rouler et avoir de l’air frais !! Certains temples dont Angkor Wat ou le Bayon méritent, je pense, un guide pour expliquer tous les bas-reliefs qui font le tour du temple. Dernier jour villages flottants. Il faut boycotter la visite de ces villages, la route et la gestion du lac ont été récupérées par une société privée coréenne. Ils vous demandent 20$ par personne (!!!) pour accéder au lac et faire une heure de bateau à la queue leu leu avec 15 autres embarcations remplies de touristes chinois et coréens qui naviguent à toute allure dans les villages sans aucun respect pour les habitants. Heureusement qu’étant avec M. Thoeun nous avions notre propre bateau plat où nous étions seuls et que le jeune chauffeur respectait la vitesse mais ça ne vaut pas le prix que ça coûte. Allez plutôt voir la forêt inondée de Kompong Phluk que nous n’avons hélas pas pu voir car pas assez d’eau. Courses aux Artisans d’Angkor, j’aurais acheté toute la boutique… Repas au Champey (bon mais un peu cher), Khmer kitchen (curry délicieux) et surtout gros coup de cœur pour le Dead Fish Tower, resto thaï dans une sorte de hangar avec des petites estrades à tous niveaux ou l’on peut manger assis par terre ou sur une table. Viennoiseries et glaces divines au Blue Pumpkin. Retour à PP pour une nuit avant d’aller à Kep Pas possible de tout faire dans la journée donc 6h de bus le 20 avril entre SR et PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne), nuit à la Spring Guesthouse. Kep du 21 au 24 avril : 5h de bus entre PP et Kep - prendre le bus direction Kampot - (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne). 3 nuits au Kep Lodge, petit coin de paradis sur la colline de Kep ou Dan (un suisse adorable qui parle couramment anglais, français, allemand et espagnol) et sa femme Cheang vous reçoivent très gentiment. Bungalow privé avec twin, eau chaude, baignoire, fan et petit déj pour 26$ la nuit. Ils sont en train de construire une piscine qui devrait être achevée à la fin du mois. 1er jour ballade dans Kep. 2ème jour, excursion au Bokor qui est rouvert et où il faut aller très vite car il a été racheté par Sokha qui y construit une route bétonnée et un Resort VIP luxe de 400 chambres, un autre moins luxe de 300 chambres et éventuellement un golf… L’excursion était organisé par l’Orchid GH de Kampot avec visite du Bokor en pick up, déj à côté du Bokor Palace, petite marche dans la forêt et ballade sur la Kampot River en fin de journée, le tout pour 20$ par personne plus le tuk tuk A/R de Kep à 15$ et l’entrée au Bokor à 5$ par personne. 3ème jour, excursion pour l’île du lapin, bateau à 9h qui nous ramène à 16h pour 5$ par personne (+1$ pour le tuk tuk A/R du Kep Lodge). Ile paradisiaque avec palmier, hamac et eau chaude, très peu de monde. Encore une fois il faut y aller rapidement car revendue à une compagnie privée, il est prévu un hôtel voire même de construire un pont 2 X 2 voies entre Kep et l’île… Repas à l’Eldorado, resto génial conseillé par Dan, tenu par un hongrois qui a construit son restaurant entièrement de ses mains pdt 2 ans. Baba cool, la barbe longue, musique des années 70, il fait une cuisine divine : un goulash délicieux et les meilleures pizzas que j’ai jamais goûtées. Venant tout juste d’ouvrir, il faut aller le voir ne serait-ce que pour boire un verre car son resto est très beau, tout en pierre, calme, bref un endroit vraiment sympa. Sinon nous avons mangé au Crab market au Kimly ou Thomda, 1ere échoppe à gauche en arrivant de la plage, délicieux crabe au poivre vert… Retour à Paris le 24 Bus de Kep à PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne) qui nous a déposés devant l’aéroport. Penser aux 25$ par personne de frais de sortie, s’il vous reste qqs riels il y a des boites pour les laisser à l’aéroport qui servent pour les handicapés. Vol retour Bangkok Airways et AF.
Tout d’abord c’est un endroit où les gens sont d’une gentillesse rare et ça fait un bien fou. Ensuite c’est un pays où il faut aller très vite car la machine tourisme est en marche et pas pour la bonne cause… Le pays et surtout ses lieux touristiques sont vendus par parcelles entières à des sociétés privées étrangères (en tête de liste Sokha qui est bien vietnamienne et non cambodgienne) qui détruisent sans scrupule villages ou forêts pour y construire des Resorts de 400 chambres ou des golfs (cf. Sihanoukville et bientôt le Bokor ou Koh Tonsay). Ca fait de la peine de voir ça, d’autant que ce ne sont pas les Cambodgiens qui profiteront des finances engrangées… Sinon nous avons eu chaud, mais ça nous nous en doutions, bien que ça ne soit pas insupportable (sauf deux jours à 40° quand nous visitions les temples). En 15j nous n’avons pas vraiment pu sortir des sentiers battus mais les qqs petites escapades à Battambang et Kep étaient vraiment très agréables.
Donc pour entrer un peu dans le détail :
Départ le 9 de Paris : vol AF jusqu’à Bangkok puis Bangkok Airways (6h de transit… un peu long mais la Bangkok Airways a un super salon à l’aéroport de Bangkok) PP du 10 au 13 avril : Logement 3 jours à la Spring Guesthouse, très bien, bon rapport qualité-prix et personnel très serviable. Twin avec clim + eau chaude = 13$. Visites classiques le 1er jour : Palais Royal, Pagode d’argent, Musée national, Tuol Sleng. Ballade sur l’île de la soie le 2ème jour, 20$ pour le tuk tuk toute la journée (un peu plus cher car jour de grand départ avant le Nouvel an khmer) et 1$ par personne pour le bac A/R. Dîners dans des restos conseillés par le Lonely Planet mais rien de transcendant. Battambang du 13 au 15 avril : 6h de bus pour venir de PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne). 2 nuits à l’hôtel Chhaya, pas cher, moyen. Twin avec clim + eau chaude = 10$. En revanche les chauffeurs de moto-dop qui attendent devant pour proposer des excursions dans la campagne sont tous adorables, rien que pour ça, ça vaut le coup de dormir au Chhaya. 1er jour, ballade en ville 2ème jour, ballade toute la journée dans les environs en pleine fête de l’eau : bamboo train, temples, ballade dans la campagne, le tout sous les bombes à eau des enfants : une des meilleures journées du séjour. 20$ pour deux motos toute la journée. Le premier soir nous avons dîné au White Rose qui est devenu notre cantine pdt 2 jours ! Repas bons, pas chers, fruit shake délicieux, c’était parfait. Siem Reap du 15 au 20 avril : 6h de bus entre Battambang et Siem Reap dont 3h30 sur une route horrible en terre pleine d’ornières et nid de poule…(Cie réservée par l’hôtel Chhaya, 10$ par personne !! et bus en retard, ce qui n’était pas le cas des autres que nous avons pris). Nous n’avons pas tenté le bateau car prévision de 10h de trajet pour cause de manque d’eau et vue la chaleur on n’était pas très motivés. 5 nuits chez M. Thoeun, je ne ferais qu’ajouter aux éloges déjà nombreux pour lui et sa famille. Un accueil adorable, des bouteilles fraîches pour chaque retour des temples, des bonnes adresses pour toutes nos demandes (massage de super qualité, piscine accessible pour 3$ par personne, restos sympas…) 1er jour, visite de Siem Reap. 3 jours de visite de temples, c’était très beau, surtout le Bayon vraiment impressionnant, mais il a fait trop chaud ce qui a un peu gâché la visite : à partir de 11h c’était intenable et on avait hâte de retourner au tuk tuk pour rouler et avoir de l’air frais !! Certains temples dont Angkor Wat ou le Bayon méritent, je pense, un guide pour expliquer tous les bas-reliefs qui font le tour du temple. Dernier jour villages flottants. Il faut boycotter la visite de ces villages, la route et la gestion du lac ont été récupérées par une société privée coréenne. Ils vous demandent 20$ par personne (!!!) pour accéder au lac et faire une heure de bateau à la queue leu leu avec 15 autres embarcations remplies de touristes chinois et coréens qui naviguent à toute allure dans les villages sans aucun respect pour les habitants. Heureusement qu’étant avec M. Thoeun nous avions notre propre bateau plat où nous étions seuls et que le jeune chauffeur respectait la vitesse mais ça ne vaut pas le prix que ça coûte. Allez plutôt voir la forêt inondée de Kompong Phluk que nous n’avons hélas pas pu voir car pas assez d’eau. Courses aux Artisans d’Angkor, j’aurais acheté toute la boutique… Repas au Champey (bon mais un peu cher), Khmer kitchen (curry délicieux) et surtout gros coup de cœur pour le Dead Fish Tower, resto thaï dans une sorte de hangar avec des petites estrades à tous niveaux ou l’on peut manger assis par terre ou sur une table. Viennoiseries et glaces divines au Blue Pumpkin. Retour à PP pour une nuit avant d’aller à Kep Pas possible de tout faire dans la journée donc 6h de bus le 20 avril entre SR et PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne), nuit à la Spring Guesthouse. Kep du 21 au 24 avril : 5h de bus entre PP et Kep - prendre le bus direction Kampot - (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne). 3 nuits au Kep Lodge, petit coin de paradis sur la colline de Kep ou Dan (un suisse adorable qui parle couramment anglais, français, allemand et espagnol) et sa femme Cheang vous reçoivent très gentiment. Bungalow privé avec twin, eau chaude, baignoire, fan et petit déj pour 26$ la nuit. Ils sont en train de construire une piscine qui devrait être achevée à la fin du mois. 1er jour ballade dans Kep. 2ème jour, excursion au Bokor qui est rouvert et où il faut aller très vite car il a été racheté par Sokha qui y construit une route bétonnée et un Resort VIP luxe de 400 chambres, un autre moins luxe de 300 chambres et éventuellement un golf… L’excursion était organisé par l’Orchid GH de Kampot avec visite du Bokor en pick up, déj à côté du Bokor Palace, petite marche dans la forêt et ballade sur la Kampot River en fin de journée, le tout pour 20$ par personne plus le tuk tuk A/R de Kep à 15$ et l’entrée au Bokor à 5$ par personne. 3ème jour, excursion pour l’île du lapin, bateau à 9h qui nous ramène à 16h pour 5$ par personne (+1$ pour le tuk tuk A/R du Kep Lodge). Ile paradisiaque avec palmier, hamac et eau chaude, très peu de monde. Encore une fois il faut y aller rapidement car revendue à une compagnie privée, il est prévu un hôtel voire même de construire un pont 2 X 2 voies entre Kep et l’île… Repas à l’Eldorado, resto génial conseillé par Dan, tenu par un hongrois qui a construit son restaurant entièrement de ses mains pdt 2 ans. Baba cool, la barbe longue, musique des années 70, il fait une cuisine divine : un goulash délicieux et les meilleures pizzas que j’ai jamais goûtées. Venant tout juste d’ouvrir, il faut aller le voir ne serait-ce que pour boire un verre car son resto est très beau, tout en pierre, calme, bref un endroit vraiment sympa. Sinon nous avons mangé au Crab market au Kimly ou Thomda, 1ere échoppe à gauche en arrivant de la plage, délicieux crabe au poivre vert… Retour à Paris le 24 Bus de Kep à PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne) qui nous a déposés devant l’aéroport. Penser aux 25$ par personne de frais de sortie, s’il vous reste qqs riels il y a des boites pour les laisser à l’aéroport qui servent pour les handicapés. Vol retour Bangkok Airways et AF.
Bonjour,
Je me questionne sur le lieu ou je traverserai la frontière du Cambodge pour le Vietnam en avril prochain. Je compte terminer mon séjour au Cambodge par la côte (Kampot-Kep) et dans le Delta, je veux m’arrêter, entre autre, à ChauDoc. Je me demandais: Étant tout près de la frontière , je pourrais passer au Vietnam par là. De HaTien, je pourrais aller à Chau Doc, on dit que la route est chouette? Je pourrais aussi me rendre de Kampot à Takéo, puis passer la frontière pour rejoindre Chau Doc. Y a t-il un avantage quelconque d‘après-vous? On gagne du temps?Ou encore, je pourrais aussi retourner à PP et puis faire une partie du trajet en bateau, pour enfin m’arrêter à Chau Doc. Dans ce cas, je pourrais m’arranger pour déplacer mes jours de visites à PP, question de ne pas m’y rendre que pour prendre cette option, si l’option bateau vaut le détour.Voilà, j’hésite et aimerais avoir des avis (facilité, temps, intérêt par rapport au paysage, etc.).
Merci!
Je me questionne sur le lieu ou je traverserai la frontière du Cambodge pour le Vietnam en avril prochain. Je compte terminer mon séjour au Cambodge par la côte (Kampot-Kep) et dans le Delta, je veux m’arrêter, entre autre, à ChauDoc. Je me demandais: Étant tout près de la frontière , je pourrais passer au Vietnam par là. De HaTien, je pourrais aller à Chau Doc, on dit que la route est chouette? Je pourrais aussi me rendre de Kampot à Takéo, puis passer la frontière pour rejoindre Chau Doc. Y a t-il un avantage quelconque d‘après-vous? On gagne du temps?Ou encore, je pourrais aussi retourner à PP et puis faire une partie du trajet en bateau, pour enfin m’arrêter à Chau Doc. Dans ce cas, je pourrais m’arranger pour déplacer mes jours de visites à PP, question de ne pas m’y rendre que pour prendre cette option, si l’option bateau vaut le détour.Voilà, j’hésite et aimerais avoir des avis (facilité, temps, intérêt par rapport au paysage, etc.).
Merci!
Bonjours a tous je rentre a l'instant de vacance a sihanoukville au cambodge. EXCELLENT!!!!!
J'ai trouvé cet endroi paradisiac a part quelque imbecilles (souvant francais) qui veule transformer cet ville façon pataya pour ceux qui connaisse l'endroit est fabuleux. Les plages sont superbes la bouf est bonne les temperatures ideal pour passer de bon moment. Personnelement j'ai adorer les PLAGES DE L'INDEPENDANCE ou l'ambiance est plutot calme et detendu sans foul de monde on se croierai sur une ile si vous aller la bas rendez visite a JEAN NOEL au MUKATA BEACH il vous donnera des tuyau pour vous en mettre plein la vue et sa plage son staf et son resto sont exceptionnel. Le soir pour les gent qui aiment sortir il y a tout ce qu'il faut discotheque bar etc... moi j'allai souvant a la coline de VICTORY HILL au MUKATA BAR (apres la plage la fete et dans la meme ambiance) au programme resto boisson musique ambiance musical divers (en plus le mukata bar fait de la resistance avec d'autrepour que la rue reste pleine de bar a fetes )
Voila pour mes vacances a bientot
Début du Carnet de Voyage Partie 1
Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre
Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !
Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Je pars pour 3 semaines et je commence par le Nord Laos puis sud Laos et peut-être cambodge.
Ma question la voilà: il vaut mieux me presser un peu au Laos et ne pas louper la visite d'Angkor ou prendre un peu mon temps et du coup ne voir que Phnom Penh avant de repartir vers Paris ?
merci pour votre aide 🙂
merci pour votre aide 🙂
Tout le monde sait que, les Vietnamiens, vaut mieux pas les envahir! Ce qui m'a frappe dans mes grands tours du nord, c'est qu'on ne voit RIEN. Pas un avion de chasse dans le ciel, pas un char dans un coin, RIEN! J'ai fait toute la frontiere chinoise entre Langson et Cao Bang, RIEN, meme pas la queue d'un blockaus; je suis alle jusqu'a la frontiere au nord de Cao Bang (pistes EPOUVANTABLES sauf la route pour les chutes de Bang Gioc). RIEN! Je suis meme alle dans la zone militaire au nord de Ha Giang; en 1 semaine, j'ai pas vu un seul soldat ni un camion militaire (par contre, je suis arrive dans des villages de minorite et, a la sortie, il y a une grande aire betonnee, beaucoup trop grande pour etre une zone de marche hebdomadaire', mais ca a l'air de ne mener nulle part). Dans tout ca, meme pas un blockaus, pas un camp, ZERO, ZILCH, NADA! C'est comme si il n'y avait pas d'armee a la frontiere chinoise.
J'en ai parle a mon chauffeur de Jeep, un ancien de la Piste Ho Chi Minh, et il a bien rigole en me disant "Tu verras jamais rien, tout est enterre ou sous les montagnes, y compris les Migs et les T72"
Pas etonnant que les chinois ont pris une telle deculottee en 1977! Pour votre info, les journaux ont parle de 20 000 morts chinois, mais mon chauffeur m'a dit qu'il y en avait eu beaucoup plus, probablement 50 000
Je suis sur que notre ami et grand connaisseur Abalone va nous commenter ca!
J'en ai parle a mon chauffeur de Jeep, un ancien de la Piste Ho Chi Minh, et il a bien rigole en me disant "Tu verras jamais rien, tout est enterre ou sous les montagnes, y compris les Migs et les T72"
Pas etonnant que les chinois ont pris une telle deculottee en 1977! Pour votre info, les journaux ont parle de 20 000 morts chinois, mais mon chauffeur m'a dit qu'il y en avait eu beaucoup plus, probablement 50 000
Je suis sur que notre ami et grand connaisseur Abalone va nous commenter ca!
Il y a quelques mois, j'ai posté une discussion sur les hmongs, mais j'ai fait beaucoup de recherches depuis, y compris questionner sérieusement des hmong eux-mêmes (avec un petit problème ; il semblerait que seuls les chamans peuvent relater les vieilles traditions orales et les vieux chants, et, d'après la femme hmong d'un ami de Sapa, seuls les hommes les connaissent également, et en partie seulement. Donc, voilà le résultat de mes recherches actuelles. Vous etes cordialement invités à en rajouter !
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIRE L’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à
transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales,
transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait
également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui
s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi »
des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le
rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre
pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse
saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de
2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent
au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait,
pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres,
par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux
du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme
des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que
les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais
surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de
la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Qiang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour
de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en
chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang,
Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des
habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour
du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien
qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe
Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à
côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3
lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau
appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos,
un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et
des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongV an !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent
également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes
portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français,
beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages
entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai », où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle
peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à
payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier
principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la
porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la
coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits
dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent
maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme
vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La
fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et
confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong,
mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong,
Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils
et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec
une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri
dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à
craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le
tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux
réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua -
un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent
entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de
cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à
accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu
depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets,
et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les
instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et
dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Bonjour à tous,
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Mercredi 26 décembre
Et voilà c'est parti pour 18 jours de voyage de noces. Au programme le Vietnam, du nord au sud (Hanoï, Ha Long, Hué, Hoï An, Ho Chi Minh, Phu Quoc), puis un passage par les temples d'Angkor au Cambodge. En réalité, on peut dire que l'aventure commence jeudi 20 décembre au soir lors de la fermeture de nos sacs remplis de nos affaires et cadeaux pour Noël ainsi que de nos vêtements pour 18 jours en Asie. De gros bagages ? Non de lourds bagages... Retour vers le futur. Mercredi, 9h, départ de Laboissière en Santerre pour Roissy CDG. Enregistrement sur le vol Vietnam Arline VN106 Paris - Hanoï. Dernières courses à l'aéroport, passage par le salon de la dernière extension du terminal E (salon splendide, tout confort, Ruth profite même d'un soin du visage Clarins gratuit), embarquement, c'est parti pour 10h30 de vol.
Jeudi 27 décembre Arrivée matinale, 6h à l'aéroport de Hanoï. 6 millions d'habitants mais un aéroport tout petit... Hanoï c’est la capitale du pays, et en particulier, la capitale de la partie nord de ce pays qui s’étend sur plus de 2000km. Hanoï, c’est une ville millénaire (qui a fêté ses 1 000 ans en 2010), authentique mais à l’inverse qui est restée dans son époque. Le modernisme semble encore loin. Sacs récupérés, nous attendons notre taxi commandé auprès de l'hôtel. En vain, la faute à un malentendu avec l'hôtel. Nous prenons finalement un taxi de l’aéroport. 1h de taxi classique et quelques paysages de banlieue pauvre plus tard, nous entrons dans Hanoï. Ça grouille, ça klaxonne. Le bruit est aussi présent que le nombre de 2 roues important. 7h30, nous déposons nos bagages à l'hôtel Church Boutique (95 Hang Gai) et partons arpenter la vieille ville. 1ère destination : le Thüy Ta Café, pour y prendre un petit-déjeuner au bord du lac Hoan Kiem. Après le ravitaillement, nous marchons à l'ouest du lac où nous découvrons la cathédrale Saint-Joseph Ly Quoc Su, le temple du Mandarin, la pagode de Bà Dá. Retour sur le bord du lac, puis direction l'ancienne prison de Hòa Lò que nous visitons. Retour au sud du lac, nous remontons la rive est jusqu'au temple Ngoc Son. Nous déjeunons ensuite au Green Tangerine des mets entre gastronomie française et vietnamienne. Retour à l'hôtel où nous récupérons notre chambre pour faire la sieste. Sieste bienvenue après moins de 2h de sommeil pendant le vol. 1h30 et une douche plus tard, c'est reparti. Nous remontons le vieux quartier des 36 rues jusqu'au grand marché (un marché de gros en fait). Les rues grouillent plus que jamais, l'intensité lumineuse diminue, plus nous avançons, plus les rues sont sales, débordent de marchandises... Nous nous demandons si nous ne sommes pas à Delhi, en Inde, tant l'atmosphère s'en rapproche. Après la visite du marché, nous fonçons sur le pont Long Bíen (ex. Pont Paul Doumer), que nous traversons en partie. Spectacle garanti. Flux routier sous le pont incessant, train passant au milieu du pont, milliers de scooters sur le pont, un couple de mariés se faisant photographier sur les rails et l'arrière de Hanoï avec ses ruelles peu éclairées, ses chiens errants... Retour dans le quartier des 36 rues pour approfondir la visite. Tout s'y vend. Chaque rue, ruelle, est globalement dédiée à un corps de métier, un business. Crochet par l'hôtel puis dîner au Quán Bia Minh, sur la terrasse. Coucher 20h30, il faut récupérer.
Vendredi 28 décembre Lever 8h, petit-déjeuner copieux à l'hôtel puis départ pour la partie plus coloniale de Hanoï avec ses grandes artères bordées d'arbres (la touche française). Nous remontons l'avenue Duong Dién Bién Phu et toutes les ambassades jusqu'au mausolée de Hò Chí Minh. Fermé le vendredi... Direction ensuite l'ancien palais du gouverneur de l'Indochine et la maison de Hò Chí Minh dans le parc avoisinant (entrée unique - attention sites fermés le vendredi après-midi). Passage par la pagode du Pilier Unique puis direction le temple de la Littérature. Ce temple consacré à Confucius accueillit le Collège National et fut la 1ère université au Vietnam. Pour en être persuadé, il suffisait d'y être ce jour pour voir les jeunes diplômés, vêtus de robes et chapeaux à l'américaine, se faire photographier devant la maison des Cérémonies (temple principal dédié à Confucius). Visite des 5 cours du temple très intéressante. Nous déjeunons ensuite au KOTO, sur la terrasse du 4ème étage. Bon plats vietnamiens (notamment un Bun Bo végétarien pour Ruth - excellent !). Nous repartons vers le nord en direction du grand lac de l'ouest (Hô Tay). En chemin, visite de l'ancienne citadelle, récemment classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, jouxtant la tour du Drapeau. Nous continuons jusqu'au lac de la soie blanche (Hô Truc Bach). Au bord du lac un banc vide nous tend les bras. Sieste éclair pour Ruth, j'en profite pour regarder jouer les p’tits vieux au jeu de dames local. Ils tentent de m'expliquer les règles avec leurs quelques mots de français... En vain. Nous remontons ensuite la route-digue qui sépare les deux lacs jusqu'à la pagode Trâ´n Quô´c. Une oasis de calme, reposante au milieu du bruit permanent. Retour vers le centre, en chemin nous visitons le temple Quán Thánh. Break Time au Villa Café, au carrefour de Thàm Phô Phan Dinh Phung et Duong Hoang Diêu (en face de la grande église dont j'ai oublié le nom). Fin de journée à arpenter le quartier des 36 rues à la recherche de souvenirs. Nous n'achetons rien finalement mais nous avons fait du repérage pour dimanche... Enfin dîner au 69 (69 Mã Mây). Avant de nous coucher nous préparons nos petits sacs pour les deux jours à suivre.
Samedi 29 décembre Lever matinal, petit déjeuner express, réservation des pick-up de dimanche soir puis départ pour Ha Long. La Baie d’Ha Long c’est l’un des paysages les plus célèbres d’Asie classé depuis 1993. 2000 pains de sucre qui ont également servi de caches aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne. 3h30 de route nous sépare de Hanoï et la baie. Hanoï est sous la brume... on croise les doigts pour Ha Long. En chemin notre chauffeur nous arrête (de force) dans un grand magasin de souvenirs et artisanat vietnamien. Formalité accomplie, nous finissons le trajet. Une fois à l'embarcadère, nous gagnons la salle d'attente de la compagnie Pélican. Puis vient l'heure de prendre le petit bateau qui nous emmène sur notre jonque 22 places (11 cabines). Tout y est minuté. 13h : déjeuner ; entrée au milieu des pains de sucre dans un cortège naval (des dizaines de jonques se suivent). Le soleil est au rendez-vous (! - la crème solaire n'aurait pas été un luxe), les appareils photos mitraillent cet espace récemment ajouté à la liste des 7 nouvelles merveilles naturelles. 15h : débarquement et visite de la grotte de la Surprise (Sung Sôt). Immense grotte, plusieurs salles (un peu trop éclairées et colorées), stalactites, stalagmites, formes diverses et variées assimilables à différentes choses selon les imaginaires... 16h45 : changement de pain de sucre, direction Titop et sa plage. Il fait frais, nous optons pour l'ascension vers le sommet et les points de vue photo. 400 marches ça réchauffe mais le panorama est à couper le souffle. Dommage qu’il soit si difficile de faire une photo sans avoir des dizaines de bateaux en fond… Fin d'après-midi sur la plage, retour sur le bateau. 19h : dîner. Comme pour chaque repas, c'est du typique vietnamien, et du végétarien pour Ruth. Fin de soirée à discuter voyage avec nos compagnons du moment (français, italiens -de Milan !-, et australiens). Puis vient l'heure de nous coucher, dans nos cabines, sur la jonque entre quelques pains de sucre. Étrange sensation d'être bercés dans son lit, ou d'avoir trop bu, au choix.
Dimanche 30 décembre 7h30 : petit-déjeuner ; 8h15 : départ pour la grotte du Tunnel. On passe de notre navette à une barque. Grâce à celle-ci nous passons dans un tunnel sous un pain de sucre. Nous arrivons ainsi dans la grotte du Tunnel (Hang Luon). Une fois franchi, nous découvrons un espace calme au milieu des pains de sucre. Une sorte de lac intérieur où jouent des singes. Calme, reposant, très agréable. 9h : retour sur la jonque, vidage de chambre, discussion avec les autres passagers pendant que notre bateau circule dans la baie, découverte de nouveaux pains de sucre. 10h30 : brunch. 11h30 : débarquement, notre chauffeur de la veille nous attend et nous conduit à Hanoï. Après un passage à l'hôtel, nous filons acheter des souvenirs (peintures, sets de table, pochettes en soie - tous négociés parce que nous avons bien noté que pour un même produit, les prix varient du simple au triple voire quadruple selon les vendeurs). Conseil : A posteriori, on confirme ne jamais avoir retrouvé les prix de Hanoï dans les autres villes. Plus nous allions vers le sud plus les prix augmentaient. Achetez donc à Hanoï… Pause goûter au Little Hanoï, puis taxi jusqu'à l'aéroport. Nous y retrouvons Jean-Marie, Catherine, Jacky et Sylvie, nos compatriotes de la jonque. Direction Hué. À Hué, un taxi nous attend et nous emmène à notre hôtel : Mondial Hotel Hué. Vu l'heure, in-room diner.
Lundi 31 décembre Hué, c’est l’ancienne capitale du pays. Une ville au centre de ce pays tout en longueur, sorte de L inversé. Ville de la dynastie Nguyên, elle est connue pour sa citadelle et sa Cité Interdite, ainsi que les tombeaux royaux en périphérie. Début de journée "organisation" : changer nos euros car définitivement retirer du cash ne vaut pas le coup (2.000.000 de dôngs max soit 80€ - à chaque fois diminués d'une commission par la banque vietnamienne et d'une autre par notre banque française) ; organiser notre excursion du lendemain, réserver un massage pour le soir même. Tout ceci nous mène chez Vidotour (notre agence contact locale) Hué à deux pas de l'hôtel. Finalisation et paiement (150$) de l'excursion. Nous attendons vainement un taxi pour nous emmener à la cité impériale de Hué. Finalement, deux gars de l'agence nous y emmènent en moto. Accrochez-vous ! Moto, Vietnam, ville, pluie… une aventure à vivre. 11h -15h : visite de la citadelle et de la cité pourpre interdite - sans guide car nous n'en avons pas trouvé à l'entrée du site. Nous sillonnons entre les palais, les temples, les esplanades, le théâtre, les portes monumentales ; parfois disparus ou en ruine ; parfois bien conservés ou bien restaurés. Cet ensemble semble hors du temps. Le calme est omniprésent. Les lieux nous charment et nous font traîner jusqu'à 14h30, heure du spectacle traditionnel dans le théâtre. Chants, musique, danse un brin ringards au départ mais finalement agréables jusqu'au final haut en couleur et acrobatique. Au final on ne sait pas dire ce que l’on a préféré dans la citadelle et la cité interdite, peut-être tout, en tout cas flâner en son sein est un moment fort agréable. Direction Lac Thiên, un petit boui-boui pour nous restaurer (feuille de riz avec légumes et crevettes, sauce cacahuète, rouleaux vapeur aux légumes, sauté de soja, oignons et tomates). Nous faisons ensuite un crochet vers le marché local. Nous nous arrêterons finalement au centre commercial local avant de filer au bar de l'hôtel La Résidence (5*) pour nous poser, fatigués. Dans cette ancienne résidence du préfet français, transformé en luxueux hôtel, nos sirotons un cocktail en mangeant un dessert et jouant au rami. Retour à l'hôtel pour nous préparer pour le gala / buffet de fin d'année. Nous passons la soirée au restaurant de l'hôtel où nous avons des invitations pour dîner (buffet classique, un peu décevant) et profiter du spectacle proposé (chants, musiques vietnamiennes - spectacle kitchissime mais tellement local). 21h ils chantent bonne année (!!), puis quelques pas de danse sur le dance-floor. Nos filons ensuite au spa pour un massage vietnamien. 1h de décontraction et une partie de massage surprenante avec des pots chauffés aspirant la peau (hot pots - reprenant l'effet d'une sangsue posée sur le dos).
Mardi 1er janvier Aujourd'hui, journée de transition de Hué vers Hoï An. Notre guide francophone Chau et notre chauffeur nous récupèrent à l'hôtel. Nous partons visiter 3 tombeaux d'empereurs au sud de la ville. Le tombeau de Tu Duc est dans un joli parc entouré d'un temple. Un ensemble plutôt entretenu et agréable. Direction ensuite le tombeau de Khai Dinh, empereur ayant fait un passage en France et qui a adoré Versailles. Son mausolée est une sorte d'énorme monument de béton, l'intérieur pourrait ressembler à une pièce du château de Versailles, revu à la sauce locale. Lourd et moyennement beau. Enfin direction le tombeau de Minh Mang. Des temples dans un superbe parc, des étendues d'eau... Vraiment très agréable. Le plus beau des 3 sites visités. Nous filons ensuite en direction de Dà Nãng. Pause déjeuner en chemin, puis route de montagne via le col des Nuages (Hãi Ván) et ses points de vue panoramiques sur la mer, la montagne, Lāng Cô et Dà Nãng. Splendide. Surprenant en revanche de voir des ruines de bunkers et tourelles de défense. Ce passage était un point stratégique pendant les guerres de l’Indochine et du Vietnam. Descente vers la montagne de marbre que nous ne visiterons pas. (arrêt express chez un vendeur de souvenirs en marbre - sans intérêt) puis route jusqu'à Hoï An. Nos partenaires du jour nous déposent à notre hôtel : Hoï An Historic hôtel. Très bel hôtel, 1ère chambre décevante (bruyante, donnant sur une rue), 2ème plus agréable. Fin d'après-midi détente, foot massage pour Ruth (massage de tout le corps et à peine des pieds !). En chemin pour le dîner, nous nous arrêtons chez Be Be, un tailleur que notre guide du jour nous a recommandé, à qui nous commandons après longue discussion, choix de textile, prise de mesures et négociation de prix, une robe et deux vestes. Attention : Mardi 20h30, top départ. Nous filons ensuite dîner au Green Moss. Roses et nouilles légèrement décevantes. Retour à l'hôtel en nous promenant dans les rues touristiques. Ambiance tranquille, cool, bars ouverts, peu de monde, sombre... Cela nous rappel Key West (Floride). On est à Hoï An depuis quelques heures mais on s'y sent déjà bien. C’est une petite ville au bord d’une rivière et à 7km de la mer où l’on trouve des resorts. La ville est classée au patrimoine mondial pour ces dizaines d’édifices, de maisons typiques de styles anciens (vietnamien, chinois et japonais) mélangés.
Mercredi 2 janvier Buffet petit-déjeuner, coiffeur pour moi, office du tourisme pour Ruth pour acheter un pass 5 entrées pour les lieux d'intérêt de Hoï An. Nous visitons tout d'abord la charmante maison-chapelle de la famille Tràn. Dommage qu'il y ait plus d'espace dédié aux bibelots souvenirs qu'à la maison elle-même. Nous continuons avec la maison Quân Thàng. Petite, de belles boiseries. En chemin nous visitons le temple Trung Hoa puis le temple Phúc Kiên, tous les deux très beaux. Nous traversons ensuite le marché, longeons la rivière. Plus que les maisons, on reste fan de cette ville. Déjeuner au Mango room (des tempuras puis deux salades de légumes et fruits avec des crevettes ou du tofu, le tout accompagné de sauce à la mangue). Excellent et cadre très charmant, lovés dans de confortables canapés dans la salle du 1er étage. Puis retour chez Be Be, avec un crochet par le charmant petit pont japonais. 14h soit 17h après notre 1er passage (dont une nuit) essayage des produits commandés la veille. Ma veste : impeccable. La veste de Ruth : une légère retouche sur les manches à prévoir. La robe, une retouche sur le buste à prévoir. On nous propose de repasser dans 2h, on repousse au lendemain 10h15. Passage par la poste (achat de timbres), crochet par l'hôtel où nous prenons une navette pour l'hôtel jumeau sur la plage de Cúa Dai à 7km à l'est (Hoï An Beach Resort). Excursion express puisqu'une fois sur la plage, il fait frais, la plage ne nous attire pas plus que ça malgré les beaux palmiers, le sable fin... Retour à l'hôtel pour un bain de soleil au bord de la piscine, deux cocktails et quelques frites en accompagnement. Nous partons ensuite au Garden Secret restaurant pour y dîner de mets délicieux (fish in banana leaf et pomelo salad) dans un cadre charmant (joli jardin et musicien). Crochet par le Cargo Club où nous dégustons avec gourmandise deux pâtisseries (dont un excellent fraisier revisité) et des lassi banana et banana/orange. Flâneries, on est fan de l’ambiance de la ville.
Jeudi 3 janvier Petit-déjeuner buffet puis direction Be Be pour un nouvel essayage. Vestes complètement validées, finies, emballées... La robe en revanche ce n'est pas ça. La taille est ok mais les anciennes piqûres sont très visibles. Il est 10h30. On revient à l'hôtel, matinée au bord de la piscine, sacs, check out, retour chez le tailleur. Définitivement ils ne parviennent pas à masquer les traces (jeudi 12h30). La vendeuse nous demande 1h pour refaire complètement la robe. Du coup pause déjeuner au Dāo Tiên. Salade de crudités, crevette, poulet sauce cacahuète très bon ; fried noddle avec tofu, classique. Cadre top en bord de rivière, service adorable, endroit calme (l'adresse du GDR donne côté rue mais le personnel nous mène à la 2e terrasse côté rivière). Retour chez Be Be, nouvelle robe un peu grande (jeudi 13h30). Visite du temple Quán Công et du musée culturel. Attention ceci compte comme deux visites même si les bâtiments communiquent. Vu notre surprise, le gardien ne nous fait pas payer. Bonnes visites. Passage par le temple Hâi Nan. Retour chez Be Be, la robe est presque ok, dernière reprise dans la foulée en 5 minutes. Ok vendu, c'est tout bon. Jeudi 14h30, soit moins de deux jours pour faire notre commande, et surtout refaire une robe en 1h. Ils ont de la ressource… Nous repartons pour une dernière visite : la maison Phùng Húng. deux étages de visites intéressantes mais toujours ces bibelots souvenirs omniprésents. Retour vers l'hôtel, change d'euros dans la rue (là aussi on négocie - attention le taux aura beaucoup fluctué au cours de notre séjour) et taxi. La veille nous avions négocié un taxi pour Dá Nãng pour 330.000VND, on tombe sur un soi-disant collègue, on croit confirmer le prix. On roule. Arrivés à l'aéroport, je tends la monnaie et le chauffeur me montre le taxi-meter qui dépasse les 500.000VND. On a beau parlementer, négocier, nous énerver, rien à faire il ne nous laisse pas partir et pire, un policier s'en mêle. Avant que cela n'aille plus loin nous trouvons un compromis à 450.000VND. Morale de l'histoire : toujours écrire pour se faire comprendre. Enregistrement, contrôles, embarquement, vol, arrivée ok. On prend ensuite un taxi prépayé (Saigon air, paiement juste avant la sortie avec bagages). Check-in à Northern Hotel. Et en route pour une découverte by night de Ho Chi Minh. C'est plus bruyant, plus grouillant que tous nos autres stops vietnamiens précédents. Nous allons dîner au Quán Núóng. Une terrasse animée où l'on s'attable à une table-barbecue pour griller ses mets soi-même. Le tout dans l'agitation et la fumée des locaux et des touristes. Un régal pour les viandeux. On en ressort par contre transpirants et un peu odorants... Fin de soirée entre les rues Lé Loi, Nguyên Huê, Dong et le théâtre, l'hôtel de ville, les magasins de luxe et les grands hôtels. Rien à voir avec les étapes précédentes. Les immeubles sont plus hauts, les gens apprêtés pour leurs sorties nocturnes... Ho Chi Minh, c’est la plus grande ville du pays, la capitale du sud, la ville travailleuse, financière, moderne, tentaculaire, partiellement occidentalisée, avec pas mal d’expatriés… Sans y être complètement, la ville tend plus à ressembler à Hong-Kong, Singapour, Shanghai qu’à Hanoï.
Vendredi 4 janvier Nous nous sommes organisés une journée découverte du delta du Mékong (190$). Le fleuve se jette dans l'océan en 9 bras qui forment son delta. C'est le grenier de la région (riz, vergers fruitiers...). Le Vietnam est le 2ème exportateur de riz après la Thaïlande. Phung, notre guide du jour nous retrouve à notre hôtel. Départ pour Bên Tre en voiture. En route, Phung nous parle de Saigon (elle ne dit pas Ho Chi Minh - parce qu'elle est née avant 1975), du Mékong... Sur place, un guide local nous attend. Nous goûtons une galette de riz sucretée achetée au coin de la rue puis nous marchons au milieu d'un petit village puis de la forêt. En chemin Phung nous explique les fruits, les arbres, les animaux que nous croisons. Arrivés sur un bras du Mékong, nous prenons un bateau pour traverser le fleuve puis de nouveau marche à pied dans la nature et les maisons isolées. Mangues, fèves de cacao, pomelos, bananes, ... Plus tard un pick-up (qu'ils appellent une charrette) nous attend à un carrefour et nous dépose quelques km plus loin chez l'habitant pour une dégustation de fruits. Eau de noix de coco, noix de palmier d'eau, ramboutan (sorte de litchis), ananas avec du sel et du piment, un régal ! Le propriétaire nous embarque ensuite dans son sampan pour remonter un petit bras du Mékong. Puis nous continuons sur un bateau à moteur sur un bras principal du fleuve. Direction un silo à coco où la coco est travaillée. Un peu d'escalade sur le quai puis nous croyons percevoir comme un malaise entre le guide local et Phung. Peut-être la vision d'enfants travaillant... Redescente (difficile) sur le bateau, direction notre pause déjeuner. Nous accostons un peu plus loin et derrière la végétation découvrons les 1ers occidentaux de la journée et notre resto chez l'habitant. La patronne locale nous a préparé différents mets délicieux (crêpes de riz que nous roulons nous-même avec du poisson frit, des nouilles, de l'ananas et des herbes). Noddle avec ou sans crevette, soupe avec ou sans porc, riz blanc, ... Fruits pour le dessert. Après déjeuner nous finissons notre excursion par un peu de marche, nous goûtons un jus de canne à sucre (nuoc mia), servi avec un peu de jus de kumquat. À un carrefour avec un axe plus important notre chauffeur du matin nous attend. Cette journée dans le delta est une réussite ! Retour à Ho Chi Minh. Nous demandons à être déposés au marché de Cho Lon (quartier chinois de HCM). Retour dans l'agitation ! Nous achetons un peu de textile. Nous partons ensuite à la recherche de l'église et des temples locaux. En vain, le plan du Guide Du Routard n'est pas assez précis et nous sommes assommés par le bruit. Taxi, retour dans le centre-ville. Nous montons au sommet de l'hôtel Caravelle, au Saigon bar, pour y boire un coup en admirant le coucher de soleil sur la ville. Passage par l'hôtel pour récupérer la bouteille de vin qui nous a été offerte (cabernet sauvignon argentin) et direction The Sushi Bar, un resto jap dans la rue des japonais. Bonne adresse.
Samedi 5 janvier Matinée découverte du centre-nord d'HCM. Église Notre-Dame, la Poste (aux allures de gare ferroviaire avec une charpente Eiffel - qui contient quelques magasins de souvenir à des prix plutôt pas excessifs), le Palais de la réunification (kitsch et 70's au possible), le parc avoisinant. Puis nous flânons entre le marché Bên Thành et la rue Lé Loi à la recherche de souvenirs. Trop chers et un peu fatigués par les négociations (définitivement il vaut mieux acheter ses souvenirs à Hanoï). Retour à l'hôtel, bagages, taxi pour l'aéroport, sandwich, écriture des cartes postales, embarquement pour Phū Quôc. Phū Quôc, c'est une île à l'ouest du Vietnam, à 30km au sud du Cambodge. Île longuement disputée entre les deux pays, finalement acquise par le Vietnam mais du coup encore militarisée par endroit (on ne voit rien au 1er abord). Aujourd'hui l'île se tourne entièrement au tourisme avec ces grandes étendues de plages. Il se dit que c'est le Phuket d'il y a 20 ans... Vol sans souci, transfert pour notre hôtel, le Long Beach Resort, via leur navette. Découverte des lieux. Le parking est nul... La réception moyenne. On attend du coup avec un peu d'appréhension puisque pour nous ce doit être L'HÔTEL des vacances. La cadre du resort est pas mal, la chambre très jolie et spacieuse. On fait ensuite le tour du spa, de la piscine : bien. Plage : étroite et plutôt bondée. Bon, ce n’est pas le paradis mais on s'en approche. On test l'option chaise longue et cocktail sur la plage. Le service est horriblement long, mais bon, c'est tout de même la belle vie. C'est parti pour 5 jours au rythme tranquille. Dîner au resto du resort. Bien mais toujours ce détail vietnamien : il faut prendre son mal en patience pour avoir ses plats... L'autre détail : l'anglais et les Vietnamiens, ça fait 2...
Dimanche 6 janvier Farniente ou presque. Grasse Mat', p’tit déj buffet, piscine, plage, sieste, et finalement visite des plages voisines, après être passés à notre réception pour réserver un scooter pour le lendemain (200.000VND la journée de 8h). Visite tout d'abord vers le nord. À peine passé le mini cap, on découvre une plage sale et à peine plus grande que la nôtre. On pousse jusqu'à La Véranda, l'hôtel chic que nous souhaitions réserver où il n'y avait plus de place et à vrai dire ce n'est guère mieux. La plage est un peu plus grande mais les blocs de chambres tassés. On est peut-être pas si mal de l'autre côté. On file vers le sud, les plages sont encore plus étroites, on se dit que c'est vraiment idiot de construire si proche de la mer. On pousse jusqu'au Paris Beach Resort pour manger une glace. On tombe sur un français (un professeur de marketing à la retraite), mari de la patronne des lieux. De fil en aiguille, nous parlons de la plage et là, révélation... Les dernières grosses tempêtes de 2012 ont emporté 20m de plage... Tous les hôtels se retrouvent à l'étroit par conséquent... Nous comprenons mieux ! On dîne au Beach Club restaurant, notre voisin, vide. Cuisine ok, sans plus. Cocktails sur la terrasse de notre resort. Fin de soirée avec un groupe de musique philippin qui anime le beach bar de notre resort.
Lundi 7 janvier Après le petit dèj, c'est parti pour une journée en scooter à la découverte de l'île. Première découverte : faire le plein d'essence à la ville voisine Duong Dông puisque nous n'avons qu'un litre dans le réservoir. La ville étant au nord, nous poussons ensuite dans la même direction. Direction le cap Ganh Dâu. Après avoir tourné en ville, on trouve la bonne direction pour quelques km. Puis au niveau de l'ancien aéroport, fini le goudron, place à la piste, mais laquelle... Après hésitation nous choisissons la bonne direction, quelques doutes et renseignements pris plus tard nous voici de nouveau sur le bitume. Arrivés aux alentours de Cua Can, nous filons sur la future route (en travaux) plein nord. Une sorte de route gravillonnée. Évidemment vient le moment où la route et fermée, où nous trouvons une déviation sous forme de piste cabossée, qui nous ramène sur le chemin côtier. Quelques kilomètres en plus pour le plaisir. On longe donc la côte nord-ouest. Après quelques pauses photos, le scooter est de plus en plus dur à diriger. Un local nous arrête et nous montre que le pneu arrière est crevé. Pas de problème, nous le suivons. Il nous fait arrêter à une échoppe, sort ses outils, change la chambre à air (la nôtre étant déjà multi-réparée) et nous demande 200.000VND. C'est très cher mais nous n'avons pas le choix… Nous continuons notre route jusqu'au cap, au fil des paysages splendides, des cahutes de pêcheurs et de leurs poissons séchant au bord de la route... Pause déjeuner à la sortie de Ganh Dâu. Nul, long et on a été malades la nuit... On repart via la piste côtière direction Cua Can. Quelques gouttes font leur apparition, on fait un stop coca light et ca-fé sua da (café glacé vietnamien servi avec du lait concentré sucré) à Vung Bâo. Fin d'averse, retour sur la piste. À l'entrée de Cua Can, nous restons le long de la côté, traversons un vieux pont en bois ; vieux au point de douter de sa solidité. Nous remontons tout le village entre maisons, jardins, bateaux, vaches, cocotiers... Des paysages contrastés magnifiques. Entre temps nouveau pont de bois, encore plus petit, encore plus douteux mais finalement assez robuste pour résister à nous deux sur le scooter. Retour sur la route principale jusqu'à Duong Dông. Crochet par Ông Lang. On visite le Mango Bay Resort ; des bungalows en pleine forêt en bord de plage. Calme, cool, a priori une excellente adresse du GDR. Puis nous visitons le Chen Sea Resort&Spa. Rien à voir. Une enceinte gardée, un cadre ultra luxe, des bungalows à 256$ mini. On nous avait dit que La Véranda était la référence, le Chen Sea semble clairement se positionner un cran au-dessus. Puis 17h, arrivée à Duong Dông, découverte du trafic intense urbain. Ça zigzague, ça klaxonne, ça freine... On traverse le night market (bondé) et retour à notre resort. On veut remettre ça le lendemain, du coup négocier avec le loueur pour garder le même scooter (et notre excès d'essence), avoir un rabais pour absorber une partie des frais de réparation. On trouve un compromis à 120.000 VND. Le scooter à nous, nous filons dîner Au Bistrot, resto tenu par un couple franco-vietnamien. Un très bon tartare de thon, le reste sans plus... En revanche accueil et service top. Scooter by night dans les ruelles autour puis retour à notre resort.
Mardi 8 janvier C'est reparti pour une journée scooter, les fesses endolories de la veille. Cap au sud, on longe l'aéroport au sud vers l'est (10.000VND de péage) et on récupère la future nouvelle route express du centre. Du gravillon au départ, la vieille route en partie défoncée ensuite. En chemin nous traversons des petits hameaux au milieu des montagnes locales. Après 45min de route nous bifurquons pour Bao Sao, la plus belle plage de l'île dixit le GDR. On opte pour le My Lan. On découvre une splendide plage de sable fin blanc et propre, une eau transparente, quasi personne en cette fin de matinée. Top. Location de chaises longues (20.000VND), baignade, bronzage, cocktail, déjeuner. Parfait. Au fur et à mesure la plage se remplit mais rien à voir avec Long Beach. On remonte sur notre scooter, plein d'essence urgent avant panne sèche, puis direction la plage suivante Bai Khem, que nous ne trouverons jamais. En chemin nous visitons l'ancienne prison Coconut tree (Cay Dua), découvrons un monument dédié à la guerre. Puis en chemin pour An Thoi, nous longeons l'actuel camp militaire avec des militaires marins aux postes de garde. Découverte ensuite de An Thoi, une ville portuaire de pêcheurs. On repart en chemin inverse à la recherche d'un chemin vers l'ouest qui nous permettra de regagner la piste côtière sud-ouest. Et par chance, avant, peut-être Bai Khem... En vain, nous tombons finalement sur la bifurcation vers l'ouest et regagnons l'autre côte. On roule alors vers le nord en remontant les 20km de plages rectilignes bordées de maisons de pêcheurs, de cultures d'huîtres pour ses perles, de projets immobiliers touristiques en construction... Le trip en scooter sur l’ile c’est faire ! Nous avons passé deux très bonnes journées. Retour au resort. Massage pour Ruth (foot reflexology) puis dîner à côté de notre resort sur le petit cap. Comme tous ces restos le soir, il n'y a personne. Le chef nous propose des grillades au barbecue. Calamar pour moi, poisson pour Ruth. Bons plats copieux mais un peu trop spicy. Fin de soirée au resort.
Mercredi 9 janvier Journée farniente. Une vraie journée farniente. Plage, soleil, lecture, mer, cocktail, sieste, jeux de cartes, averse... Pédicure pour Ruth en fin de matinée ; massages (dos pour moi, tête et épaules pour Ruth) : presque un test de résistance à la douleur leurs strongs massages (genre d'acupression). Dîner Au Cap Breton : peu intéressant et moyennement bon.
Jeudi 10 janvier Rangement des bagages puis départ pour l'aéroport. C'est la fin de Phū Quôc. On vol pour Ho Chi Minh, récupère nos bagages pour passer côté international (pour l'anecdote, à mi-chemin entre les terminaux, nous devons changer de trolleys, chaque terminal ayant son modèle...), vol pour Siem Reap / Angkor au Cambodge. Vols sans encombre, notamment au dessus de l'immense lac Tonlé Sap. Particularité du lac ? Il est alimenté (ou vidé) par un affluent du Mékong dont le cours s'inverse selon la hauteur du Mékong (saison sèche / humide). Le lac quadruple en saison des pluies ! Premier contact avec le Cambodge à Siem Reap, la ville du coin qui donne accès à Angkor (à 8km). Un peu moins de scooters, des vrais casques de moto (mais obligatoires seulement pour le conducteur), plus de vélos, des motos-tuktuk (avec à chaque fois de jolis sièges décorés), moins de klaxons. On récupère notre chambre. Top... Sauf le lézard que je ne parviens pas à attraper ; le mec de la réception vient... Évidemment le lézard ne se montre pas. Baignade puis balade à la découverte du centre de Siem Reap. C'est la ville située à 8km d'Angkor et ses 3 millions de visiteurs par an, autant dire que ça se voit. Passé le Old Market, les rues regorgent de resto, bars, boutiques souvenirs... Il y a même une Pub Street avec ses bars et sa musique ultra forte. Après un échec au Chamkar (plein), nous dinons au Bamboo. Agréable cuisine khmer revue pour les touristes. En fin de soirée, retour dans notre chambre où le lézard a refait son apparition. Nouvelle tentative de capture vaine, nous nous couchons. C'est alors la clim qui se met à vibrer et faire des étincelles occasionnellement. Nuit difficile.
Vendredi 11 janvier Après le petit-déjeuner, j'explique le(s) problème(s) à l'accueil qui me dit s'occuper de ça dans la journée. On retrouve Choeun notre guide francophone pour les 3 jours à venir. Départ pour Angkor, patrimoine mondial de l'UNESCO. Lorsque l’on dit Angkor, on pense au temple d’Angkor, celui que l’on voit partout, même sur le drapeau national. Angkor c’est en fait une région de 2000km² selon les archéologues, dont un espace de 402km² classé. Le tout forme un ensemble d’anciennes cités, d’anciens temples et édifices angkoriens. On s’y déplace en voiture, tuk-tuk ou vélo tant les distances sont importantes entre les sites. La matinée est consacrée aux visites de 3 sites. Prasat Kravan, un petit temple en brique, construit en 921 et bien restauré dans les années 1970. Preah Khan, un temple important, ou plutôt une ville antique disparue entourée de douves. Le temple a de nombreuses sculptures et tympans. Enfin Neak Poan, les bains royaux construit par Jayaravman au 12ème siècle Un grand bassin central ; 4 bassins latéraux, des animaux imaginaires, dommage que l’on ne puisse plus faire le tour du site maintenant et que l’on doive rester cantonnés derrière une balustrade. Nous mangeons ensuite en face du bassin Sras Srang où de nombreux restos proposent plus ou moins la même chose. L'après-midi au lieu de visiter Angkor Wat qui est fermé en partie (le 3e étage qui est un sanctuaire) car c'est un jour saint, nous visitons Ta Prohm, un grand temple très intéressant, un lieu magique, figé dans le temps où les fromagers et les figuiers étrangleurs engloutissent les pierres du 12ème siècle (encore une construction de J7). On dit que ce temple faisait partie d’une cité de 12000 âmes, que les matières précieuses foisonnaient, que la tour centrale était recouverte de pierres précieuses… Nous avons ensuite une visite (et bénédiction) au monastère Wat Swei d’organisée par Asia. Un bonze nous y attend pour nous bénir en deux phrases. Express. Retour vers Siem Reap, stop à Les Senteurs d'Angkor pour une découverte des plantes et senteurs locales puis l'inévitable boutique-souvenirs. Fin de journée en ville, piscine (il a fait très chaud toute la journée, c'est un vrai plaisir) puis dîner au Blue Pumpkin (Chamkar encore plein mais résa faite pour le lendemain), affalé sur les canapés-lits à profiter des bons plats (surtout les raviolis Amok fish) et desserts. Bonne adresse. Salle un peu aseptisée pour un dîner mais climatisation très agréable et surtout à l'écart des moustiques.
Samedi 12 janvier Après un petit-déjeuner buffet, route pour Banteay Srei (1h) pour y découvrir un temple baptisé la citadelle des femmes, finement décoré (un travail de femmes d'après les guides). Le lieu est petit et plein de touristes. Bruyant pour commencer et profiter du site. Point positif et intéressant : le petit musée accolée qui retrace un peu l’histoire angkorienne et les recherches faites sur le site par les archéologues. Vous entendrez parler (ou vous lirez) les fabuleuses aventures de notre ancien ministre André Malraux et de ses péripéties locales durant sa période archéologue-voleur. Retour vers le centre d'Angkor. Stop dans un petit village qui fait des bonbons grâce au jus sucré issu des palmiers à sucre (gras et moyen). Nous visitons ensuite le temple de Banteay Samre, surnommé l’Angkor Wat miniature. Le site du 12ème est très calme, bien conservé et très agréable. Décoration sculptée de Vishnou et Shiva, belle terrasse avec ses lions sculptés par des artisans n’ayant jamais vu de lion… Direction Sras Srang comme la veille pour déjeuner dans l'un des restos. Stop photos en chemin à Pre Rup, un temple montagne du 10ème siècle. L'après-midi est consacrée au grand et connu Angkor Wat. L'avantage d'avoir un guide qui connait bien, c'est qu'il nous fait passer par l'entrée opposée à l'entrée principale et ainsi faire le parcours à l'envers. Moins de monde ainsi. Le temple est très bien conservé, majestueux avec ses fresques, ses salles, ses tours. On dit qu’il a fallu 500000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Choeun nous fait son show. Il nous commente les fresques majeures, nous fait découvrir les salles et leurs histoires… La montée au sommet du 3ème niveau offre une belle vue sur l’esplanade et l'horizon. Angkor Wat c'est une image que l'on avait vue et revue, mais y être c'est encore autre chose. 3h de découverte fort intéressantes. Retour à l'hôtel, piscine puis dîner au Chamkar (enfin!). Bons plats végétariens, notamment le wedding day dip, et le dessert typique à base de banane, lait de coco sucré et billes de tapioca.
Dimanche 13 janvier Matinée consacrée à la visite d’Angkor Thom, l'une des anciennes capitales majeures. On commence avec la visite du Bayon, construit aux 12ème et 13ème siècles. Le lieu est très émouvant et reposant avec ses tours aux 4 visages (et malgré les déjà nombreux touristes). Conseil : Comme pour tout le site d’Angkor, être matinal. Les différents sites sont vite remplis de touristes. Au sommet nous nous posons un peu pour en profiter. Nous poursuivons le Baphuon, l’un des plus grands édifices religieux de Cambodge ancien. Construit au 11ème siècle, il consiste en une pyramide ou temple montagne vertigineux. Une des façades a été transformée en un bouddha couché de 60m de long. Du sommet, belle vue sur l’ensemble d’Angkor Thom dans sa forêt. Direction ensuite le Palais Royal dont il ne reste que le temple de Phimeqnekqs et deux bassins. Puis nous finissons le tour par la terrasse des Eléphants qui doit son nom aux nombreux pachydermes sculptés sur les soubassements, et finalement la terrasse du Roi Lépreux avec sa statue censée représenter J7 que l’on a cru mort de la lèpre… Avant de repartir à Siem Reap nous nous arrêtons à la porte sud d’Angkor Thom pour prendre quelques ultimes photos des lieux. Angkor on recommande chaudement sur 2 à 3 jours. On en garde des images inoubliables. De retour à l’hôtel, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de plier bagages, déjeuner sur place en attendant notre transfert vers l’aéroport. La suite est moins intéressante…. 3 vols sans encombre jusqu’à Milan, les bagages ont pris les mêmes avions et nous les avons retrouvés à l’arrivée (pas gagné avec 3 vols, 3 pays, 3 compagnies différentes…). A l’arrivée le choc thermique est dur. 34° / -3°…
Jeudi 27 décembre Arrivée matinale, 6h à l'aéroport de Hanoï. 6 millions d'habitants mais un aéroport tout petit... Hanoï c’est la capitale du pays, et en particulier, la capitale de la partie nord de ce pays qui s’étend sur plus de 2000km. Hanoï, c’est une ville millénaire (qui a fêté ses 1 000 ans en 2010), authentique mais à l’inverse qui est restée dans son époque. Le modernisme semble encore loin. Sacs récupérés, nous attendons notre taxi commandé auprès de l'hôtel. En vain, la faute à un malentendu avec l'hôtel. Nous prenons finalement un taxi de l’aéroport. 1h de taxi classique et quelques paysages de banlieue pauvre plus tard, nous entrons dans Hanoï. Ça grouille, ça klaxonne. Le bruit est aussi présent que le nombre de 2 roues important. 7h30, nous déposons nos bagages à l'hôtel Church Boutique (95 Hang Gai) et partons arpenter la vieille ville. 1ère destination : le Thüy Ta Café, pour y prendre un petit-déjeuner au bord du lac Hoan Kiem. Après le ravitaillement, nous marchons à l'ouest du lac où nous découvrons la cathédrale Saint-Joseph Ly Quoc Su, le temple du Mandarin, la pagode de Bà Dá. Retour sur le bord du lac, puis direction l'ancienne prison de Hòa Lò que nous visitons. Retour au sud du lac, nous remontons la rive est jusqu'au temple Ngoc Son. Nous déjeunons ensuite au Green Tangerine des mets entre gastronomie française et vietnamienne. Retour à l'hôtel où nous récupérons notre chambre pour faire la sieste. Sieste bienvenue après moins de 2h de sommeil pendant le vol. 1h30 et une douche plus tard, c'est reparti. Nous remontons le vieux quartier des 36 rues jusqu'au grand marché (un marché de gros en fait). Les rues grouillent plus que jamais, l'intensité lumineuse diminue, plus nous avançons, plus les rues sont sales, débordent de marchandises... Nous nous demandons si nous ne sommes pas à Delhi, en Inde, tant l'atmosphère s'en rapproche. Après la visite du marché, nous fonçons sur le pont Long Bíen (ex. Pont Paul Doumer), que nous traversons en partie. Spectacle garanti. Flux routier sous le pont incessant, train passant au milieu du pont, milliers de scooters sur le pont, un couple de mariés se faisant photographier sur les rails et l'arrière de Hanoï avec ses ruelles peu éclairées, ses chiens errants... Retour dans le quartier des 36 rues pour approfondir la visite. Tout s'y vend. Chaque rue, ruelle, est globalement dédiée à un corps de métier, un business. Crochet par l'hôtel puis dîner au Quán Bia Minh, sur la terrasse. Coucher 20h30, il faut récupérer.
Vendredi 28 décembre Lever 8h, petit-déjeuner copieux à l'hôtel puis départ pour la partie plus coloniale de Hanoï avec ses grandes artères bordées d'arbres (la touche française). Nous remontons l'avenue Duong Dién Bién Phu et toutes les ambassades jusqu'au mausolée de Hò Chí Minh. Fermé le vendredi... Direction ensuite l'ancien palais du gouverneur de l'Indochine et la maison de Hò Chí Minh dans le parc avoisinant (entrée unique - attention sites fermés le vendredi après-midi). Passage par la pagode du Pilier Unique puis direction le temple de la Littérature. Ce temple consacré à Confucius accueillit le Collège National et fut la 1ère université au Vietnam. Pour en être persuadé, il suffisait d'y être ce jour pour voir les jeunes diplômés, vêtus de robes et chapeaux à l'américaine, se faire photographier devant la maison des Cérémonies (temple principal dédié à Confucius). Visite des 5 cours du temple très intéressante. Nous déjeunons ensuite au KOTO, sur la terrasse du 4ème étage. Bon plats vietnamiens (notamment un Bun Bo végétarien pour Ruth - excellent !). Nous repartons vers le nord en direction du grand lac de l'ouest (Hô Tay). En chemin, visite de l'ancienne citadelle, récemment classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, jouxtant la tour du Drapeau. Nous continuons jusqu'au lac de la soie blanche (Hô Truc Bach). Au bord du lac un banc vide nous tend les bras. Sieste éclair pour Ruth, j'en profite pour regarder jouer les p’tits vieux au jeu de dames local. Ils tentent de m'expliquer les règles avec leurs quelques mots de français... En vain. Nous remontons ensuite la route-digue qui sépare les deux lacs jusqu'à la pagode Trâ´n Quô´c. Une oasis de calme, reposante au milieu du bruit permanent. Retour vers le centre, en chemin nous visitons le temple Quán Thánh. Break Time au Villa Café, au carrefour de Thàm Phô Phan Dinh Phung et Duong Hoang Diêu (en face de la grande église dont j'ai oublié le nom). Fin de journée à arpenter le quartier des 36 rues à la recherche de souvenirs. Nous n'achetons rien finalement mais nous avons fait du repérage pour dimanche... Enfin dîner au 69 (69 Mã Mây). Avant de nous coucher nous préparons nos petits sacs pour les deux jours à suivre.
Samedi 29 décembre Lever matinal, petit déjeuner express, réservation des pick-up de dimanche soir puis départ pour Ha Long. La Baie d’Ha Long c’est l’un des paysages les plus célèbres d’Asie classé depuis 1993. 2000 pains de sucre qui ont également servi de caches aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne. 3h30 de route nous sépare de Hanoï et la baie. Hanoï est sous la brume... on croise les doigts pour Ha Long. En chemin notre chauffeur nous arrête (de force) dans un grand magasin de souvenirs et artisanat vietnamien. Formalité accomplie, nous finissons le trajet. Une fois à l'embarcadère, nous gagnons la salle d'attente de la compagnie Pélican. Puis vient l'heure de prendre le petit bateau qui nous emmène sur notre jonque 22 places (11 cabines). Tout y est minuté. 13h : déjeuner ; entrée au milieu des pains de sucre dans un cortège naval (des dizaines de jonques se suivent). Le soleil est au rendez-vous (! - la crème solaire n'aurait pas été un luxe), les appareils photos mitraillent cet espace récemment ajouté à la liste des 7 nouvelles merveilles naturelles. 15h : débarquement et visite de la grotte de la Surprise (Sung Sôt). Immense grotte, plusieurs salles (un peu trop éclairées et colorées), stalactites, stalagmites, formes diverses et variées assimilables à différentes choses selon les imaginaires... 16h45 : changement de pain de sucre, direction Titop et sa plage. Il fait frais, nous optons pour l'ascension vers le sommet et les points de vue photo. 400 marches ça réchauffe mais le panorama est à couper le souffle. Dommage qu’il soit si difficile de faire une photo sans avoir des dizaines de bateaux en fond… Fin d'après-midi sur la plage, retour sur le bateau. 19h : dîner. Comme pour chaque repas, c'est du typique vietnamien, et du végétarien pour Ruth. Fin de soirée à discuter voyage avec nos compagnons du moment (français, italiens -de Milan !-, et australiens). Puis vient l'heure de nous coucher, dans nos cabines, sur la jonque entre quelques pains de sucre. Étrange sensation d'être bercés dans son lit, ou d'avoir trop bu, au choix.
Dimanche 30 décembre 7h30 : petit-déjeuner ; 8h15 : départ pour la grotte du Tunnel. On passe de notre navette à une barque. Grâce à celle-ci nous passons dans un tunnel sous un pain de sucre. Nous arrivons ainsi dans la grotte du Tunnel (Hang Luon). Une fois franchi, nous découvrons un espace calme au milieu des pains de sucre. Une sorte de lac intérieur où jouent des singes. Calme, reposant, très agréable. 9h : retour sur la jonque, vidage de chambre, discussion avec les autres passagers pendant que notre bateau circule dans la baie, découverte de nouveaux pains de sucre. 10h30 : brunch. 11h30 : débarquement, notre chauffeur de la veille nous attend et nous conduit à Hanoï. Après un passage à l'hôtel, nous filons acheter des souvenirs (peintures, sets de table, pochettes en soie - tous négociés parce que nous avons bien noté que pour un même produit, les prix varient du simple au triple voire quadruple selon les vendeurs). Conseil : A posteriori, on confirme ne jamais avoir retrouvé les prix de Hanoï dans les autres villes. Plus nous allions vers le sud plus les prix augmentaient. Achetez donc à Hanoï… Pause goûter au Little Hanoï, puis taxi jusqu'à l'aéroport. Nous y retrouvons Jean-Marie, Catherine, Jacky et Sylvie, nos compatriotes de la jonque. Direction Hué. À Hué, un taxi nous attend et nous emmène à notre hôtel : Mondial Hotel Hué. Vu l'heure, in-room diner.
Lundi 31 décembre Hué, c’est l’ancienne capitale du pays. Une ville au centre de ce pays tout en longueur, sorte de L inversé. Ville de la dynastie Nguyên, elle est connue pour sa citadelle et sa Cité Interdite, ainsi que les tombeaux royaux en périphérie. Début de journée "organisation" : changer nos euros car définitivement retirer du cash ne vaut pas le coup (2.000.000 de dôngs max soit 80€ - à chaque fois diminués d'une commission par la banque vietnamienne et d'une autre par notre banque française) ; organiser notre excursion du lendemain, réserver un massage pour le soir même. Tout ceci nous mène chez Vidotour (notre agence contact locale) Hué à deux pas de l'hôtel. Finalisation et paiement (150$) de l'excursion. Nous attendons vainement un taxi pour nous emmener à la cité impériale de Hué. Finalement, deux gars de l'agence nous y emmènent en moto. Accrochez-vous ! Moto, Vietnam, ville, pluie… une aventure à vivre. 11h -15h : visite de la citadelle et de la cité pourpre interdite - sans guide car nous n'en avons pas trouvé à l'entrée du site. Nous sillonnons entre les palais, les temples, les esplanades, le théâtre, les portes monumentales ; parfois disparus ou en ruine ; parfois bien conservés ou bien restaurés. Cet ensemble semble hors du temps. Le calme est omniprésent. Les lieux nous charment et nous font traîner jusqu'à 14h30, heure du spectacle traditionnel dans le théâtre. Chants, musique, danse un brin ringards au départ mais finalement agréables jusqu'au final haut en couleur et acrobatique. Au final on ne sait pas dire ce que l’on a préféré dans la citadelle et la cité interdite, peut-être tout, en tout cas flâner en son sein est un moment fort agréable. Direction Lac Thiên, un petit boui-boui pour nous restaurer (feuille de riz avec légumes et crevettes, sauce cacahuète, rouleaux vapeur aux légumes, sauté de soja, oignons et tomates). Nous faisons ensuite un crochet vers le marché local. Nous nous arrêterons finalement au centre commercial local avant de filer au bar de l'hôtel La Résidence (5*) pour nous poser, fatigués. Dans cette ancienne résidence du préfet français, transformé en luxueux hôtel, nos sirotons un cocktail en mangeant un dessert et jouant au rami. Retour à l'hôtel pour nous préparer pour le gala / buffet de fin d'année. Nous passons la soirée au restaurant de l'hôtel où nous avons des invitations pour dîner (buffet classique, un peu décevant) et profiter du spectacle proposé (chants, musiques vietnamiennes - spectacle kitchissime mais tellement local). 21h ils chantent bonne année (!!), puis quelques pas de danse sur le dance-floor. Nos filons ensuite au spa pour un massage vietnamien. 1h de décontraction et une partie de massage surprenante avec des pots chauffés aspirant la peau (hot pots - reprenant l'effet d'une sangsue posée sur le dos).
Mardi 1er janvier Aujourd'hui, journée de transition de Hué vers Hoï An. Notre guide francophone Chau et notre chauffeur nous récupèrent à l'hôtel. Nous partons visiter 3 tombeaux d'empereurs au sud de la ville. Le tombeau de Tu Duc est dans un joli parc entouré d'un temple. Un ensemble plutôt entretenu et agréable. Direction ensuite le tombeau de Khai Dinh, empereur ayant fait un passage en France et qui a adoré Versailles. Son mausolée est une sorte d'énorme monument de béton, l'intérieur pourrait ressembler à une pièce du château de Versailles, revu à la sauce locale. Lourd et moyennement beau. Enfin direction le tombeau de Minh Mang. Des temples dans un superbe parc, des étendues d'eau... Vraiment très agréable. Le plus beau des 3 sites visités. Nous filons ensuite en direction de Dà Nãng. Pause déjeuner en chemin, puis route de montagne via le col des Nuages (Hãi Ván) et ses points de vue panoramiques sur la mer, la montagne, Lāng Cô et Dà Nãng. Splendide. Surprenant en revanche de voir des ruines de bunkers et tourelles de défense. Ce passage était un point stratégique pendant les guerres de l’Indochine et du Vietnam. Descente vers la montagne de marbre que nous ne visiterons pas. (arrêt express chez un vendeur de souvenirs en marbre - sans intérêt) puis route jusqu'à Hoï An. Nos partenaires du jour nous déposent à notre hôtel : Hoï An Historic hôtel. Très bel hôtel, 1ère chambre décevante (bruyante, donnant sur une rue), 2ème plus agréable. Fin d'après-midi détente, foot massage pour Ruth (massage de tout le corps et à peine des pieds !). En chemin pour le dîner, nous nous arrêtons chez Be Be, un tailleur que notre guide du jour nous a recommandé, à qui nous commandons après longue discussion, choix de textile, prise de mesures et négociation de prix, une robe et deux vestes. Attention : Mardi 20h30, top départ. Nous filons ensuite dîner au Green Moss. Roses et nouilles légèrement décevantes. Retour à l'hôtel en nous promenant dans les rues touristiques. Ambiance tranquille, cool, bars ouverts, peu de monde, sombre... Cela nous rappel Key West (Floride). On est à Hoï An depuis quelques heures mais on s'y sent déjà bien. C’est une petite ville au bord d’une rivière et à 7km de la mer où l’on trouve des resorts. La ville est classée au patrimoine mondial pour ces dizaines d’édifices, de maisons typiques de styles anciens (vietnamien, chinois et japonais) mélangés.
Mercredi 2 janvier Buffet petit-déjeuner, coiffeur pour moi, office du tourisme pour Ruth pour acheter un pass 5 entrées pour les lieux d'intérêt de Hoï An. Nous visitons tout d'abord la charmante maison-chapelle de la famille Tràn. Dommage qu'il y ait plus d'espace dédié aux bibelots souvenirs qu'à la maison elle-même. Nous continuons avec la maison Quân Thàng. Petite, de belles boiseries. En chemin nous visitons le temple Trung Hoa puis le temple Phúc Kiên, tous les deux très beaux. Nous traversons ensuite le marché, longeons la rivière. Plus que les maisons, on reste fan de cette ville. Déjeuner au Mango room (des tempuras puis deux salades de légumes et fruits avec des crevettes ou du tofu, le tout accompagné de sauce à la mangue). Excellent et cadre très charmant, lovés dans de confortables canapés dans la salle du 1er étage. Puis retour chez Be Be, avec un crochet par le charmant petit pont japonais. 14h soit 17h après notre 1er passage (dont une nuit) essayage des produits commandés la veille. Ma veste : impeccable. La veste de Ruth : une légère retouche sur les manches à prévoir. La robe, une retouche sur le buste à prévoir. On nous propose de repasser dans 2h, on repousse au lendemain 10h15. Passage par la poste (achat de timbres), crochet par l'hôtel où nous prenons une navette pour l'hôtel jumeau sur la plage de Cúa Dai à 7km à l'est (Hoï An Beach Resort). Excursion express puisqu'une fois sur la plage, il fait frais, la plage ne nous attire pas plus que ça malgré les beaux palmiers, le sable fin... Retour à l'hôtel pour un bain de soleil au bord de la piscine, deux cocktails et quelques frites en accompagnement. Nous partons ensuite au Garden Secret restaurant pour y dîner de mets délicieux (fish in banana leaf et pomelo salad) dans un cadre charmant (joli jardin et musicien). Crochet par le Cargo Club où nous dégustons avec gourmandise deux pâtisseries (dont un excellent fraisier revisité) et des lassi banana et banana/orange. Flâneries, on est fan de l’ambiance de la ville.
Jeudi 3 janvier Petit-déjeuner buffet puis direction Be Be pour un nouvel essayage. Vestes complètement validées, finies, emballées... La robe en revanche ce n'est pas ça. La taille est ok mais les anciennes piqûres sont très visibles. Il est 10h30. On revient à l'hôtel, matinée au bord de la piscine, sacs, check out, retour chez le tailleur. Définitivement ils ne parviennent pas à masquer les traces (jeudi 12h30). La vendeuse nous demande 1h pour refaire complètement la robe. Du coup pause déjeuner au Dāo Tiên. Salade de crudités, crevette, poulet sauce cacahuète très bon ; fried noddle avec tofu, classique. Cadre top en bord de rivière, service adorable, endroit calme (l'adresse du GDR donne côté rue mais le personnel nous mène à la 2e terrasse côté rivière). Retour chez Be Be, nouvelle robe un peu grande (jeudi 13h30). Visite du temple Quán Công et du musée culturel. Attention ceci compte comme deux visites même si les bâtiments communiquent. Vu notre surprise, le gardien ne nous fait pas payer. Bonnes visites. Passage par le temple Hâi Nan. Retour chez Be Be, la robe est presque ok, dernière reprise dans la foulée en 5 minutes. Ok vendu, c'est tout bon. Jeudi 14h30, soit moins de deux jours pour faire notre commande, et surtout refaire une robe en 1h. Ils ont de la ressource… Nous repartons pour une dernière visite : la maison Phùng Húng. deux étages de visites intéressantes mais toujours ces bibelots souvenirs omniprésents. Retour vers l'hôtel, change d'euros dans la rue (là aussi on négocie - attention le taux aura beaucoup fluctué au cours de notre séjour) et taxi. La veille nous avions négocié un taxi pour Dá Nãng pour 330.000VND, on tombe sur un soi-disant collègue, on croit confirmer le prix. On roule. Arrivés à l'aéroport, je tends la monnaie et le chauffeur me montre le taxi-meter qui dépasse les 500.000VND. On a beau parlementer, négocier, nous énerver, rien à faire il ne nous laisse pas partir et pire, un policier s'en mêle. Avant que cela n'aille plus loin nous trouvons un compromis à 450.000VND. Morale de l'histoire : toujours écrire pour se faire comprendre. Enregistrement, contrôles, embarquement, vol, arrivée ok. On prend ensuite un taxi prépayé (Saigon air, paiement juste avant la sortie avec bagages). Check-in à Northern Hotel. Et en route pour une découverte by night de Ho Chi Minh. C'est plus bruyant, plus grouillant que tous nos autres stops vietnamiens précédents. Nous allons dîner au Quán Núóng. Une terrasse animée où l'on s'attable à une table-barbecue pour griller ses mets soi-même. Le tout dans l'agitation et la fumée des locaux et des touristes. Un régal pour les viandeux. On en ressort par contre transpirants et un peu odorants... Fin de soirée entre les rues Lé Loi, Nguyên Huê, Dong et le théâtre, l'hôtel de ville, les magasins de luxe et les grands hôtels. Rien à voir avec les étapes précédentes. Les immeubles sont plus hauts, les gens apprêtés pour leurs sorties nocturnes... Ho Chi Minh, c’est la plus grande ville du pays, la capitale du sud, la ville travailleuse, financière, moderne, tentaculaire, partiellement occidentalisée, avec pas mal d’expatriés… Sans y être complètement, la ville tend plus à ressembler à Hong-Kong, Singapour, Shanghai qu’à Hanoï.
Vendredi 4 janvier Nous nous sommes organisés une journée découverte du delta du Mékong (190$). Le fleuve se jette dans l'océan en 9 bras qui forment son delta. C'est le grenier de la région (riz, vergers fruitiers...). Le Vietnam est le 2ème exportateur de riz après la Thaïlande. Phung, notre guide du jour nous retrouve à notre hôtel. Départ pour Bên Tre en voiture. En route, Phung nous parle de Saigon (elle ne dit pas Ho Chi Minh - parce qu'elle est née avant 1975), du Mékong... Sur place, un guide local nous attend. Nous goûtons une galette de riz sucretée achetée au coin de la rue puis nous marchons au milieu d'un petit village puis de la forêt. En chemin Phung nous explique les fruits, les arbres, les animaux que nous croisons. Arrivés sur un bras du Mékong, nous prenons un bateau pour traverser le fleuve puis de nouveau marche à pied dans la nature et les maisons isolées. Mangues, fèves de cacao, pomelos, bananes, ... Plus tard un pick-up (qu'ils appellent une charrette) nous attend à un carrefour et nous dépose quelques km plus loin chez l'habitant pour une dégustation de fruits. Eau de noix de coco, noix de palmier d'eau, ramboutan (sorte de litchis), ananas avec du sel et du piment, un régal ! Le propriétaire nous embarque ensuite dans son sampan pour remonter un petit bras du Mékong. Puis nous continuons sur un bateau à moteur sur un bras principal du fleuve. Direction un silo à coco où la coco est travaillée. Un peu d'escalade sur le quai puis nous croyons percevoir comme un malaise entre le guide local et Phung. Peut-être la vision d'enfants travaillant... Redescente (difficile) sur le bateau, direction notre pause déjeuner. Nous accostons un peu plus loin et derrière la végétation découvrons les 1ers occidentaux de la journée et notre resto chez l'habitant. La patronne locale nous a préparé différents mets délicieux (crêpes de riz que nous roulons nous-même avec du poisson frit, des nouilles, de l'ananas et des herbes). Noddle avec ou sans crevette, soupe avec ou sans porc, riz blanc, ... Fruits pour le dessert. Après déjeuner nous finissons notre excursion par un peu de marche, nous goûtons un jus de canne à sucre (nuoc mia), servi avec un peu de jus de kumquat. À un carrefour avec un axe plus important notre chauffeur du matin nous attend. Cette journée dans le delta est une réussite ! Retour à Ho Chi Minh. Nous demandons à être déposés au marché de Cho Lon (quartier chinois de HCM). Retour dans l'agitation ! Nous achetons un peu de textile. Nous partons ensuite à la recherche de l'église et des temples locaux. En vain, le plan du Guide Du Routard n'est pas assez précis et nous sommes assommés par le bruit. Taxi, retour dans le centre-ville. Nous montons au sommet de l'hôtel Caravelle, au Saigon bar, pour y boire un coup en admirant le coucher de soleil sur la ville. Passage par l'hôtel pour récupérer la bouteille de vin qui nous a été offerte (cabernet sauvignon argentin) et direction The Sushi Bar, un resto jap dans la rue des japonais. Bonne adresse.
Samedi 5 janvier Matinée découverte du centre-nord d'HCM. Église Notre-Dame, la Poste (aux allures de gare ferroviaire avec une charpente Eiffel - qui contient quelques magasins de souvenir à des prix plutôt pas excessifs), le Palais de la réunification (kitsch et 70's au possible), le parc avoisinant. Puis nous flânons entre le marché Bên Thành et la rue Lé Loi à la recherche de souvenirs. Trop chers et un peu fatigués par les négociations (définitivement il vaut mieux acheter ses souvenirs à Hanoï). Retour à l'hôtel, bagages, taxi pour l'aéroport, sandwich, écriture des cartes postales, embarquement pour Phū Quôc. Phū Quôc, c'est une île à l'ouest du Vietnam, à 30km au sud du Cambodge. Île longuement disputée entre les deux pays, finalement acquise par le Vietnam mais du coup encore militarisée par endroit (on ne voit rien au 1er abord). Aujourd'hui l'île se tourne entièrement au tourisme avec ces grandes étendues de plages. Il se dit que c'est le Phuket d'il y a 20 ans... Vol sans souci, transfert pour notre hôtel, le Long Beach Resort, via leur navette. Découverte des lieux. Le parking est nul... La réception moyenne. On attend du coup avec un peu d'appréhension puisque pour nous ce doit être L'HÔTEL des vacances. La cadre du resort est pas mal, la chambre très jolie et spacieuse. On fait ensuite le tour du spa, de la piscine : bien. Plage : étroite et plutôt bondée. Bon, ce n’est pas le paradis mais on s'en approche. On test l'option chaise longue et cocktail sur la plage. Le service est horriblement long, mais bon, c'est tout de même la belle vie. C'est parti pour 5 jours au rythme tranquille. Dîner au resto du resort. Bien mais toujours ce détail vietnamien : il faut prendre son mal en patience pour avoir ses plats... L'autre détail : l'anglais et les Vietnamiens, ça fait 2...
Dimanche 6 janvier Farniente ou presque. Grasse Mat', p’tit déj buffet, piscine, plage, sieste, et finalement visite des plages voisines, après être passés à notre réception pour réserver un scooter pour le lendemain (200.000VND la journée de 8h). Visite tout d'abord vers le nord. À peine passé le mini cap, on découvre une plage sale et à peine plus grande que la nôtre. On pousse jusqu'à La Véranda, l'hôtel chic que nous souhaitions réserver où il n'y avait plus de place et à vrai dire ce n'est guère mieux. La plage est un peu plus grande mais les blocs de chambres tassés. On est peut-être pas si mal de l'autre côté. On file vers le sud, les plages sont encore plus étroites, on se dit que c'est vraiment idiot de construire si proche de la mer. On pousse jusqu'au Paris Beach Resort pour manger une glace. On tombe sur un français (un professeur de marketing à la retraite), mari de la patronne des lieux. De fil en aiguille, nous parlons de la plage et là, révélation... Les dernières grosses tempêtes de 2012 ont emporté 20m de plage... Tous les hôtels se retrouvent à l'étroit par conséquent... Nous comprenons mieux ! On dîne au Beach Club restaurant, notre voisin, vide. Cuisine ok, sans plus. Cocktails sur la terrasse de notre resort. Fin de soirée avec un groupe de musique philippin qui anime le beach bar de notre resort.
Lundi 7 janvier Après le petit dèj, c'est parti pour une journée en scooter à la découverte de l'île. Première découverte : faire le plein d'essence à la ville voisine Duong Dông puisque nous n'avons qu'un litre dans le réservoir. La ville étant au nord, nous poussons ensuite dans la même direction. Direction le cap Ganh Dâu. Après avoir tourné en ville, on trouve la bonne direction pour quelques km. Puis au niveau de l'ancien aéroport, fini le goudron, place à la piste, mais laquelle... Après hésitation nous choisissons la bonne direction, quelques doutes et renseignements pris plus tard nous voici de nouveau sur le bitume. Arrivés aux alentours de Cua Can, nous filons sur la future route (en travaux) plein nord. Une sorte de route gravillonnée. Évidemment vient le moment où la route et fermée, où nous trouvons une déviation sous forme de piste cabossée, qui nous ramène sur le chemin côtier. Quelques kilomètres en plus pour le plaisir. On longe donc la côte nord-ouest. Après quelques pauses photos, le scooter est de plus en plus dur à diriger. Un local nous arrête et nous montre que le pneu arrière est crevé. Pas de problème, nous le suivons. Il nous fait arrêter à une échoppe, sort ses outils, change la chambre à air (la nôtre étant déjà multi-réparée) et nous demande 200.000VND. C'est très cher mais nous n'avons pas le choix… Nous continuons notre route jusqu'au cap, au fil des paysages splendides, des cahutes de pêcheurs et de leurs poissons séchant au bord de la route... Pause déjeuner à la sortie de Ganh Dâu. Nul, long et on a été malades la nuit... On repart via la piste côtière direction Cua Can. Quelques gouttes font leur apparition, on fait un stop coca light et ca-fé sua da (café glacé vietnamien servi avec du lait concentré sucré) à Vung Bâo. Fin d'averse, retour sur la piste. À l'entrée de Cua Can, nous restons le long de la côté, traversons un vieux pont en bois ; vieux au point de douter de sa solidité. Nous remontons tout le village entre maisons, jardins, bateaux, vaches, cocotiers... Des paysages contrastés magnifiques. Entre temps nouveau pont de bois, encore plus petit, encore plus douteux mais finalement assez robuste pour résister à nous deux sur le scooter. Retour sur la route principale jusqu'à Duong Dông. Crochet par Ông Lang. On visite le Mango Bay Resort ; des bungalows en pleine forêt en bord de plage. Calme, cool, a priori une excellente adresse du GDR. Puis nous visitons le Chen Sea Resort&Spa. Rien à voir. Une enceinte gardée, un cadre ultra luxe, des bungalows à 256$ mini. On nous avait dit que La Véranda était la référence, le Chen Sea semble clairement se positionner un cran au-dessus. Puis 17h, arrivée à Duong Dông, découverte du trafic intense urbain. Ça zigzague, ça klaxonne, ça freine... On traverse le night market (bondé) et retour à notre resort. On veut remettre ça le lendemain, du coup négocier avec le loueur pour garder le même scooter (et notre excès d'essence), avoir un rabais pour absorber une partie des frais de réparation. On trouve un compromis à 120.000 VND. Le scooter à nous, nous filons dîner Au Bistrot, resto tenu par un couple franco-vietnamien. Un très bon tartare de thon, le reste sans plus... En revanche accueil et service top. Scooter by night dans les ruelles autour puis retour à notre resort.
Mardi 8 janvier C'est reparti pour une journée scooter, les fesses endolories de la veille. Cap au sud, on longe l'aéroport au sud vers l'est (10.000VND de péage) et on récupère la future nouvelle route express du centre. Du gravillon au départ, la vieille route en partie défoncée ensuite. En chemin nous traversons des petits hameaux au milieu des montagnes locales. Après 45min de route nous bifurquons pour Bao Sao, la plus belle plage de l'île dixit le GDR. On opte pour le My Lan. On découvre une splendide plage de sable fin blanc et propre, une eau transparente, quasi personne en cette fin de matinée. Top. Location de chaises longues (20.000VND), baignade, bronzage, cocktail, déjeuner. Parfait. Au fur et à mesure la plage se remplit mais rien à voir avec Long Beach. On remonte sur notre scooter, plein d'essence urgent avant panne sèche, puis direction la plage suivante Bai Khem, que nous ne trouverons jamais. En chemin nous visitons l'ancienne prison Coconut tree (Cay Dua), découvrons un monument dédié à la guerre. Puis en chemin pour An Thoi, nous longeons l'actuel camp militaire avec des militaires marins aux postes de garde. Découverte ensuite de An Thoi, une ville portuaire de pêcheurs. On repart en chemin inverse à la recherche d'un chemin vers l'ouest qui nous permettra de regagner la piste côtière sud-ouest. Et par chance, avant, peut-être Bai Khem... En vain, nous tombons finalement sur la bifurcation vers l'ouest et regagnons l'autre côte. On roule alors vers le nord en remontant les 20km de plages rectilignes bordées de maisons de pêcheurs, de cultures d'huîtres pour ses perles, de projets immobiliers touristiques en construction... Le trip en scooter sur l’ile c’est faire ! Nous avons passé deux très bonnes journées. Retour au resort. Massage pour Ruth (foot reflexology) puis dîner à côté de notre resort sur le petit cap. Comme tous ces restos le soir, il n'y a personne. Le chef nous propose des grillades au barbecue. Calamar pour moi, poisson pour Ruth. Bons plats copieux mais un peu trop spicy. Fin de soirée au resort.
Mercredi 9 janvier Journée farniente. Une vraie journée farniente. Plage, soleil, lecture, mer, cocktail, sieste, jeux de cartes, averse... Pédicure pour Ruth en fin de matinée ; massages (dos pour moi, tête et épaules pour Ruth) : presque un test de résistance à la douleur leurs strongs massages (genre d'acupression). Dîner Au Cap Breton : peu intéressant et moyennement bon.
Jeudi 10 janvier Rangement des bagages puis départ pour l'aéroport. C'est la fin de Phū Quôc. On vol pour Ho Chi Minh, récupère nos bagages pour passer côté international (pour l'anecdote, à mi-chemin entre les terminaux, nous devons changer de trolleys, chaque terminal ayant son modèle...), vol pour Siem Reap / Angkor au Cambodge. Vols sans encombre, notamment au dessus de l'immense lac Tonlé Sap. Particularité du lac ? Il est alimenté (ou vidé) par un affluent du Mékong dont le cours s'inverse selon la hauteur du Mékong (saison sèche / humide). Le lac quadruple en saison des pluies ! Premier contact avec le Cambodge à Siem Reap, la ville du coin qui donne accès à Angkor (à 8km). Un peu moins de scooters, des vrais casques de moto (mais obligatoires seulement pour le conducteur), plus de vélos, des motos-tuktuk (avec à chaque fois de jolis sièges décorés), moins de klaxons. On récupère notre chambre. Top... Sauf le lézard que je ne parviens pas à attraper ; le mec de la réception vient... Évidemment le lézard ne se montre pas. Baignade puis balade à la découverte du centre de Siem Reap. C'est la ville située à 8km d'Angkor et ses 3 millions de visiteurs par an, autant dire que ça se voit. Passé le Old Market, les rues regorgent de resto, bars, boutiques souvenirs... Il y a même une Pub Street avec ses bars et sa musique ultra forte. Après un échec au Chamkar (plein), nous dinons au Bamboo. Agréable cuisine khmer revue pour les touristes. En fin de soirée, retour dans notre chambre où le lézard a refait son apparition. Nouvelle tentative de capture vaine, nous nous couchons. C'est alors la clim qui se met à vibrer et faire des étincelles occasionnellement. Nuit difficile.
Vendredi 11 janvier Après le petit-déjeuner, j'explique le(s) problème(s) à l'accueil qui me dit s'occuper de ça dans la journée. On retrouve Choeun notre guide francophone pour les 3 jours à venir. Départ pour Angkor, patrimoine mondial de l'UNESCO. Lorsque l’on dit Angkor, on pense au temple d’Angkor, celui que l’on voit partout, même sur le drapeau national. Angkor c’est en fait une région de 2000km² selon les archéologues, dont un espace de 402km² classé. Le tout forme un ensemble d’anciennes cités, d’anciens temples et édifices angkoriens. On s’y déplace en voiture, tuk-tuk ou vélo tant les distances sont importantes entre les sites. La matinée est consacrée aux visites de 3 sites. Prasat Kravan, un petit temple en brique, construit en 921 et bien restauré dans les années 1970. Preah Khan, un temple important, ou plutôt une ville antique disparue entourée de douves. Le temple a de nombreuses sculptures et tympans. Enfin Neak Poan, les bains royaux construit par Jayaravman au 12ème siècle Un grand bassin central ; 4 bassins latéraux, des animaux imaginaires, dommage que l’on ne puisse plus faire le tour du site maintenant et que l’on doive rester cantonnés derrière une balustrade. Nous mangeons ensuite en face du bassin Sras Srang où de nombreux restos proposent plus ou moins la même chose. L'après-midi au lieu de visiter Angkor Wat qui est fermé en partie (le 3e étage qui est un sanctuaire) car c'est un jour saint, nous visitons Ta Prohm, un grand temple très intéressant, un lieu magique, figé dans le temps où les fromagers et les figuiers étrangleurs engloutissent les pierres du 12ème siècle (encore une construction de J7). On dit que ce temple faisait partie d’une cité de 12000 âmes, que les matières précieuses foisonnaient, que la tour centrale était recouverte de pierres précieuses… Nous avons ensuite une visite (et bénédiction) au monastère Wat Swei d’organisée par Asia. Un bonze nous y attend pour nous bénir en deux phrases. Express. Retour vers Siem Reap, stop à Les Senteurs d'Angkor pour une découverte des plantes et senteurs locales puis l'inévitable boutique-souvenirs. Fin de journée en ville, piscine (il a fait très chaud toute la journée, c'est un vrai plaisir) puis dîner au Blue Pumpkin (Chamkar encore plein mais résa faite pour le lendemain), affalé sur les canapés-lits à profiter des bons plats (surtout les raviolis Amok fish) et desserts. Bonne adresse. Salle un peu aseptisée pour un dîner mais climatisation très agréable et surtout à l'écart des moustiques.
Samedi 12 janvier Après un petit-déjeuner buffet, route pour Banteay Srei (1h) pour y découvrir un temple baptisé la citadelle des femmes, finement décoré (un travail de femmes d'après les guides). Le lieu est petit et plein de touristes. Bruyant pour commencer et profiter du site. Point positif et intéressant : le petit musée accolée qui retrace un peu l’histoire angkorienne et les recherches faites sur le site par les archéologues. Vous entendrez parler (ou vous lirez) les fabuleuses aventures de notre ancien ministre André Malraux et de ses péripéties locales durant sa période archéologue-voleur. Retour vers le centre d'Angkor. Stop dans un petit village qui fait des bonbons grâce au jus sucré issu des palmiers à sucre (gras et moyen). Nous visitons ensuite le temple de Banteay Samre, surnommé l’Angkor Wat miniature. Le site du 12ème est très calme, bien conservé et très agréable. Décoration sculptée de Vishnou et Shiva, belle terrasse avec ses lions sculptés par des artisans n’ayant jamais vu de lion… Direction Sras Srang comme la veille pour déjeuner dans l'un des restos. Stop photos en chemin à Pre Rup, un temple montagne du 10ème siècle. L'après-midi est consacrée au grand et connu Angkor Wat. L'avantage d'avoir un guide qui connait bien, c'est qu'il nous fait passer par l'entrée opposée à l'entrée principale et ainsi faire le parcours à l'envers. Moins de monde ainsi. Le temple est très bien conservé, majestueux avec ses fresques, ses salles, ses tours. On dit qu’il a fallu 500000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Choeun nous fait son show. Il nous commente les fresques majeures, nous fait découvrir les salles et leurs histoires… La montée au sommet du 3ème niveau offre une belle vue sur l’esplanade et l'horizon. Angkor Wat c'est une image que l'on avait vue et revue, mais y être c'est encore autre chose. 3h de découverte fort intéressantes. Retour à l'hôtel, piscine puis dîner au Chamkar (enfin!). Bons plats végétariens, notamment le wedding day dip, et le dessert typique à base de banane, lait de coco sucré et billes de tapioca.
Dimanche 13 janvier Matinée consacrée à la visite d’Angkor Thom, l'une des anciennes capitales majeures. On commence avec la visite du Bayon, construit aux 12ème et 13ème siècles. Le lieu est très émouvant et reposant avec ses tours aux 4 visages (et malgré les déjà nombreux touristes). Conseil : Comme pour tout le site d’Angkor, être matinal. Les différents sites sont vite remplis de touristes. Au sommet nous nous posons un peu pour en profiter. Nous poursuivons le Baphuon, l’un des plus grands édifices religieux de Cambodge ancien. Construit au 11ème siècle, il consiste en une pyramide ou temple montagne vertigineux. Une des façades a été transformée en un bouddha couché de 60m de long. Du sommet, belle vue sur l’ensemble d’Angkor Thom dans sa forêt. Direction ensuite le Palais Royal dont il ne reste que le temple de Phimeqnekqs et deux bassins. Puis nous finissons le tour par la terrasse des Eléphants qui doit son nom aux nombreux pachydermes sculptés sur les soubassements, et finalement la terrasse du Roi Lépreux avec sa statue censée représenter J7 que l’on a cru mort de la lèpre… Avant de repartir à Siem Reap nous nous arrêtons à la porte sud d’Angkor Thom pour prendre quelques ultimes photos des lieux. Angkor on recommande chaudement sur 2 à 3 jours. On en garde des images inoubliables. De retour à l’hôtel, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de plier bagages, déjeuner sur place en attendant notre transfert vers l’aéroport. La suite est moins intéressante…. 3 vols sans encombre jusqu’à Milan, les bagages ont pris les mêmes avions et nous les avons retrouvés à l’arrivée (pas gagné avec 3 vols, 3 pays, 3 compagnies différentes…). A l’arrivée le choc thermique est dur. 34° / -3°…
14 février 2012. 23h55
Enfin nous quittons Genève et ses températures négatives. Nous prenons le vol Swiss pour Bangkok via Zurich. Nous atterrissons à Bangkok et une chaleur moite nous attend. Nous récupérons nos bagages D'après les informations que nous recueillons sur place, il semble que le bus pour la gare de Hualamphong sans changement n'existe plus. Nous prenons donc le Skytrain pour Makasan. De Makasan, nous sortons de la gare pour prendre le métro pour la gare de Hualamphong.
A Hualamphong, nous trouvons le représentant de Travex qui nous remet nos billets de train pour NongKai (couchettes 1ère classe réservées et payées via le site internet www.thailandtrainticket.com) et lui payons les Tbh 300 prévus pour ce travail. Nous nous restaurons dans une petite gargote juste en face de la gare. Le train part avec env. 1 h de retard ce qui ne semble stresser personne. Le lendemain matin, nous arrivons à NongKai, point de sortie de la Thaïlande avec 2 h 30 de retard. Nous constatons avec bonheur que le train (Tbh 40 pour 2) qui traverse le pont de l'Amitié pour Thalaneng, poste frontière du côté laotien a attendu que tous les voyageurs aient terminé leurs formalités de sortie de la Thailande avant de prendre son départ.
Vientiane A Thalaneng, nous obtenons nos visas pour 30 jours au Laos (coût USD 35 par pers). Ensuite un tuktuk nous emmène au centre de Vientiane. Nous marchons en direction du quartier touristique pour y trouver une Guest House (GH). Notre choix se porte sur la Mixay recommandé par le Lonely Planet (LP). Le soir nous mangeons dans la rue à deux blocs de notre GH un succulent poulet grillé accompagné de riz dit gluant qui est plus exactement un riz collant avec une bière nommée Beer Lao qui contient 6.3 dl. Le lendemain nous louons deux vélos pour faire le tour de la capitale qui ressemble à une petite ville provinciale. Nous visitons notamment le centre de la COPE qui présente un musée sur les bombes à fragmentation qui ont été larguées par millions sur le Laos durant la guerre du Vietnam. Le centre de la COPE fabrique des prothèses pour les personnes qui ont été touchées par ces engins qui tuent ou blessent aujourd'hui encore de nombreux civils, notamment des enfants et ce malgré les travaux de déminage. Ce qui nous frappe au premier abord, c'est que les Laotiens sont d'un calme imperturbable. Ils sont charmants et essaient toujours d'aider. Après deux nuits passées à Vientiane nous réservons notre départ pour Vang Vieng.
Vang Vieng Le bus est sensé nous prendre à 09h30 à la Mixay GH. Il arrivera à 10h15 et nous déposera à la station de bus. Nous nous rendrons compte plus tard que les tuktuks qui vont chercher les voyageurs à leur hôtel ne les emmènent généralement qu'à l'endroit d'où part leur bus. Nous nous habituons aux horaires laotiens plutôt souples. Notre bus partira finalement à 11h00. Une vingtaine d'Occidentaux voyagent dans ce bus climatisé et confortable pour le pays. Nous anticipons une certaine concurrence pour la recherche du meilleur rapport qualité/prix dans les GH à Vang Vieng. Nous sommes sereins car nous avons réservé une chambre à la Maylin . Le voyage Vientiane-Vang Vieng dure 4 heures inconfortables en raison de l'état de la route. Nous découvrons la Maylin après avoir traversé le pont payant (4 000 kips a/r par personne). Cette GH nous a été recommandée par un VoyageFormiste. Elle est tenue par un Irlandais qui vit au Laos depuis de nombreuses années. A la Maylin, nous avons un petit bungalow (le 19) face à un panorama superbe avec en toile de fond les magnifiques montagnes karstiques. On nous donne un carnet avec le numéro de notre chambre. Dans ce carnet, nous notons nos consommations, repas, la blanchisserie, enfin bref tous nos achats. Donc, nous vivons à crédit durant notre séjour. Cela nous paraît surréaliste aujourd'hui car nous verrons par la suite que le plus souvent on nous demande de payer d'avance toutes les prestations que nous commandons. La première nuit passée à Vang Vieng nous confirme que nous avons bien choisi notre GH car les établissements sis de l'autre côté de la rivière produisent des décibels qui nous parviennent bien atténués. Le 1er soir, nous visitons Vang Vieng à pied. Pour traverser la rivière avec un pont gratuit, il faut remonter la rivière sur 300 mètres depuis la Maylin puis emprunter le pont qui enjambe la rivière. Voir photo du pont dans le LP. Cette agglomération n'a rien de particulier si ce n'est que de nombreux Occidentaux s'y rendent pour le tubing. Nous prenons une pâtisserie puis allons manger dans un restaurant indien. Nous rentrons aux environs de 20 heures avant que la musique ne commence; nous croisons énormément de jeunes européens accrochés à leur seau (bucket) contenant des glaçons avec de l'alcool local (lao lao) et des pailles. Au vu de la difficulté qu'ont certains à se déplacer, la soirée a dû commencer tôt.... Vang Vieng ne fait pas mentir sa réputation. Le lendemain, nous louons un scooter de l'autre côté du pont (40 000 kips pour la journée + 30 000 kips d'essence) car nous voulons visiter les grottes de Tham Loup et Tam Hoi. Il faut préciser qu'aucun véhicule n'est assuré et que tout accident devra être entièrement assumé par le touriste ayant loué le véhicule. Les véhicules sont usés prématurément en raison de l'état des routes et, là encore, toute réparation incomberait au touriste ayant loué le véhicule. Il convient donc d'être attentif à l'état du véhicule avant toute location. Attention aussi à la manière de conduire lao :les véhicules en sens inverse évitent les trous, doublent etc.. et se trouvent donc souvent face à nous. Nous roulons à 45-50 km/h quand soudain le goudron disparaît, remplacé par d'énormes trous. Heureusement que le scooter est équipé de freins à disques efficaces. Pour limiter le risque de chute, il vaut mieux ne pas dépasser les 40 km/h. et ètre très attentifs à tous les usagers potentiel de la route (incluant buffles d'eau, chiens, poules, etc..) Le billet d'entrée des grottes est de 10 000 kips par personne et inclut le prêt d'une lampe frontale. Nous accédons à la grotte de Tham Loup gardée par un bouddha assis. Avec notre guide nous marchons à l'intérieur de cette grotte parsemée de stalactites et de concrétions en forme de vagues verticales. Effectivement une visite sans guide présente peu d'intérêt. La seconde grotte elle, peut se faire sans guide car elle est petite 30-40 mètres de long ornée d'un petit bouddha assis. Nous prenons le chemin du retour et cherchons le départ du tubing. Nous ne trouvons pas tout de suite l'endroit où il faut bifurquer car les poteaux indicateurs sont tout petits ou simplement inexistants. En fait, il faut emprunter le chemin pour l'Organic Farm Mulburry. L'Organic Farm Mulburry se trouve à quelques mètres du départ du tubing. Quel contraste ! Des bungalows sur pilotis près d'une ferme où l'on privilégie le calme, le respect de la culture lao, un mode de culture de type bio et, juste à côté, de la musique à fond, des Occidentaux imbibés d'alcool, assis en plein soleil qui de temps à autre se jettent dans la rivière au moyen de tyroliennes. Le lendemain, nous décidons d'aller au Blue Lagoon et de grimper en passant sur le Natural Nguer Mountain d'où la vue est paraît-il magnifique. Nous louons un scooter en face de la Maylin pour éviter le pont à péage. Le scooter que nous louons est bien plus fatigué que celui du jour précédent. Le compteur, les jauges, le klaxon ne fonctionnent pas. Heureusement nous avons acheté la carte HoboMaps de Vang Vieng. Les poteaux électriques sont numérotés et nous trouvons facilement la Nguer Mountain. Entrée: 10 000 kips par personne. Un enfant d'env. 8 ans se propose de nous guider. Nous déclinons. Le sentier est très bien indiqué. La montée est rude. Nous ne sommes pas entraînés et sentons bien le poids des années. D'en haut, on peut effectivement admirer tous les environs.
Avant de nous rendre au Blue Lagoon, nous nous arrêtons dans un village Hmong pour nous désaltérer. Les Hmongs ont leur propre langue et leur propre culture. Nous faisons la connaissance d'un Anglais qui voyage en Asie depuis de nombreuses années. Il a passé plus d'un an au Laos et nous apprend que les Hmongs ont un important sens de la communauté. La communauté pourvoit à leurs besoins lorsque c'est nécessaire. En retour, ils doivent s'occuper de leur communauté lorsqu'elle en a besoin. Les filles et les garçons ont les mêmes droits. Il nous donne des informations sur la spécialité locale des ponts payants. Dans les environs de Vang Vieng, presque tous les ponts sont payants (normalement 10 0000 kips par véhicule). Les ponts payants sont gérés par plusieurs villages. Chaque village envoie un gardien de pont pendant une certaine période, puis c'est le tour d'un autre village. L'argent récolté sert en partie à rémunérer le gardien, le reste est utilisé pour financer les dépenses du village et l'entretien du pont. Intéressante façon de financer les dépenses communautaires ! Nous reprenons la route du Blue Lagoon. Nous croisons quelques cyclistes que nous plaignons car il fait vraiment très chaud et la poussière levée par les quelques véhicules qui passent doit certainement les incommoder. Au Blue Lagoon de nombreux touristes sont là, en majorité des familles. L'eau est vraiment bleue. L'appellation n'est pas usurpée. Les enfants jouent, grimpent à l'arbre, se pendent aux cordes et sautent dans l'eau. L'ambiance est détendue. C'est très agréable. Il y a une petite boutique où l'on peut faire quelques achats et manger des sandwiches et salades. Rien à voir avec le tubing. Nous continuons par la boucle dans de très beaux paysages. Les routes sont en très mauvais état. Sans la carte ou une solide connaissance des lieux, il doit être très facile de se perdre. Nous croisons beaucoup de vaches et quelques buffles. Nous passons quelques villages et écoles. Sur le chemin du retour, il y a beaucoup d'enfants à vélo. C'est probablement l'heure de la sortie des classes. Nous passons quelques ponts où nous lâchons les habituels 10 000 kips, puis rentrons à notre GH, couverts de poussière et prêts à prendre une douche. Le soir, nous retournons à notre restaurant indien. Ce circuit est à débuter en matinée pour éviter les grosses chaleurs.
Le lendemain, nous partons pour Luang Prabang. Nous quittons la Maylin en empruntant le pont payant. Certaines personnes nous ont dit que cette partie du voyage était pénible car la route est sinueuse et en mauvais état. Effectivement elle est sinueuse (c'est une route de montagne), mais seule la sortie de Vang Vieng est pleine de trous. Le reste est en bon état comparé à la portion Vientiane - Vang Vieng. Nous arrivons à 17h30 à la gare routière de Luang Prabang. Après discussion, nous en prenons un tuktuk à 6 000 kips chacun.
Luang Prabang Nous partons à la recherche de notre GH, la Sysomphone. Ayant oublié d'imprimer le plan, nous avons du mal à la trouver. Elle se trouve dans une petite rue à côté de la Merry1 et de la Thony2. La chambre est très grande ainsi que la salle de bains. Le patron est accueillant. Il parle encore quelques mots de français, vestige d'une époque où le français était la langue de l'administration. Nous partons visiter le marché de nuit qui nous plaît beaucoup même s'il est très touristique. On y trouve un très bel artisanat, notamment des tissus, du bois sculpté et aussi des stands de nourriture. Nous mangeons dans une rue adjacente et rentrons à la GH. Le lendemain, nous partons découvrir Luang Prabang. Nous nous promenons au bord du Mékong et tombons sur le port d'où partent les long boats pour différentes destinations. Nous visitons quelques temples. Certains sont magnifiques, d'autres moins. Le prix d'entrée est de 20 000 kips par personne et il n'a rien à voir avec l'état du temple. Nous pensons que ce droit d'entrée est destiné à l'entretien du temple. Nous visitons aussi le musée TAEC qui présente les principales ethnies du pays. Le soir, nous mangeons au marché de nuit ou l'on peut choisir ce que l'on veut parmi bon nombre de plats de la cuisine laotienne. Tout y est excellent et en prime la vendeuse est souriante et l'ambience détendue. Avant de rentrer à notre GH, nous dégustons les fameux jus de fruits (shakes) que tant de voyageurs nous ont vantés. Banane, mangue, ananas, papaye, tomate, citron, pastèque, dragon fruit et j'en passe. Quel bonheur ! Durant notre voyage au Laos (et aussi au Cambodge), nous en consommerons tous les jours. Et tant pis pour les recommandations de ne pas consommer de boissons avec de la glace. Ces jus de fruits ne nous rendront jamais malades car la glace est d'origine industrielle. Elle est juste pilée sur place. Nous décidons de visiter les cascades de Kuang Si en tuktuk. RDV est pris pour un départ à 11h30. L'entrée du parc coûte 20 000 kips pp. Nous y trouvons d'abord un enclos occupés par plusieurs ours. Ces ours servaient d'animaux de cirque, étaient maltraités ou avaient été capturés par des braconniers. Une équipe de passionnés en prend soin et donne des explications sur la vie des ours dans le parc. Nous suivons ensuite le sentier qui conduit aux chutes. Il y a plusieurs niveaux de chutes et 2 bassins où l'on peut se baigner. L'endroit est très reposant. Beaucoup de familles profitent de la quiétude des lieux et nous voyons de magnifiques papillons d'une taille impressionnante Le lendemain matin, après avoir gravi la colline du Phu Si (env 350 marches à monter. 20 000 kips pp) qui comporte quelques jolis temples et stupas, nous visitons le palais royal. Puis, le dimanche, nous nous réveillons tôt pour voir l'offrande aux moines. Cette pratique religieuse consiste, pour les fidèles, à donner de la nourriture aux moines. Cela se passe dans la rue, juste devant l'école primaire de Luang Prabang. A 5 h du matin des cars, minubus et tuktuks convergent vers l'endroit. Manifestement, cette offrande attire de nombreux touristes. Les fidèles et certains touristes (en majorité des Asiatiques probablement bouddhistes) s'installent sur le trottoir, un panier de riz collant et des fruits à portée de main. Les fidèles prélèvent un peu de riz de leur panier et le jettent dans le bol des moines. Nous avons constaté que les moines eux-mêmes jetaient des petits sachets de riz à des mendiants ou des enfants qui quémandaient. En somme, les moines demandent l'aumône, les fidèles les nourrissent et gagnent ainsi quelques points dans leur spiritualité. Les mendiants et les nécessiteux profitent des dons des moines. Un très bon système bien réglé où tout le monde trouve son compte. Nous avons aussi remarqué la patience et (du moins en apparence) la tolérance des moines vis à vis de l'attitude peu respectueuse de certains touristes qui viennent prendre des photos à quelques centimètres de leur visage. L'après-midi, nous visitons le centre de l'Unesco qui forme de jeunes Laotiens aux métiers de la restauration des temples. Nous nous rendons aussi au Ock Pop Tok Living Crafts Centre qui encourage le tissage de la soie en particulier. Le lendemain, le tuktuk nous prend à 08h00 comme prévu et nous amène au départ des bateaux (celui que nous cherchions depuis plusieurs jours). Nous avons payé 130 000 kips pour le voyage en longboat et à la "capitainerie" en face de Galong 4, proche du café Mékong Le prix officiel est de 110 000 kips. Nous parvenons à obtenir une place dans un fauteuil (l'un de nous deux utilisera le banc) car nous sommes en compagnie de touristes hollandais qui n'hésitent pas à pousser pour s'asseoir sur les fauteuils et non sur le banc dur car le voyage dure 8 heures. Au début, le Mekong est large et calme. Par moment, notre pilote passe d'une rive à l'autre, preuve que des bancs de sable non visibles existent. A un moment donné, nous passons sur la rivière Nam Ou. Puis, les premières falaises apparaissent et la rivière devient tumultueuse. Le copilote descend et guide l'avant du bateau pour éviter les bancs de gravier (50cm d'eau, moins parfois au bruit que produit l'hélice). Au milieu de nulle part, le pilote s'arrête sur un banc de sable et tout le monde descend pour une pause sanitaire.Des enfants jouent avec des barques et plus loin des buffles d'eau se baignent. Seuls leurs cornes et leur mufle noir dépassent de l'eau créant ainsi une impression de pierre affleurante. Le co-pilote enlève notre hélice récalcitrante au marteau; le pilote quant à lui affûte une nouvelle hélice sur un caillou. Puis, le remontage de l'hélice peut commencer. Ensuite, nous remontons la rivière qui est de plus en plus agitée. L'expérience du pilote est constamment mise à l'épreuve. Nous avons la chance d'avoir un pilote qui connaît parfaitement sa rivière ! A chaque "rapide" nous voyons des chercheurs d'or filtrer le sable. Puis nous voyons des extracteurs de sable bricolés sur des radeaux de bambou avec un tapis pour sélectionner le sable et rejeter les pierres. Nous espérons qu'ils n'utilisent pas de mercure pour séparer l'or. En effet, la rivière est un lieu de vie central où les gens font leur toilette, lavent leurs légumes et leur linge et encore ... leurs motos. Une enfilade de "rapides" se présente et notre pilote nous débarque tous en nous enjoignant de marcher environ 15 minutes en bordure de rivière. Il est vrai que nous sommes en fin de saison sèche et que le niveau de la rivière est vraiment bas. Nous retrouvons notre embarcation et lorsque nous remontons à bord, le copilote est en train de limer l'hélice qu'il vient de changer. Cela a dû toucher en montant.
NongKhiaw En fin de journée, nous arrivons à NongKhiaw. Nous trouvons une chambre à la NamHoun GH. NongKhiaw ressemble à une ville étape. Il y a peu de choses à faire. Nous visitons les grottes à 2 km de la bourgade. La 1ère grotte ne présente pas d'intérêt. La seconde servait de banque centrale laotienne pendant la guerre du VietNam. L'accès se fait par un siphon qui conduit à une grande grotte. Il semble que le chemin continue, mais sans guide, Jean-Pierre décide de rebrousser chemin. Un guide aurait été nécessaire. Le soir, nous mangeons au Deen restaurant indien recommandé par le LP. Le lendemain, nous prenons le bateau pour MungNgoi Neua. D'après le LP, Mung Ngoi a tellement été bombardée pendant la guerre que les autorités ont décidé de déplacer le chef-lieu de la province à NongKhiaw jusqu'à ce que des voyageurs la redécouvrent et vantent la beauté de son cadre. Le parcours est en effet magnifique. La rivière serpente paisiblement au milieu de ces montagnes karstiques. Le spectacle est de toute beauté. Après moins de 2 heures de navigation (et 25 000 kips pp), nous arrivons à MungNgoi.
MuangNgoi Les touristes viennent ici pour les paysages, le kayaking et les treks vers les villages Hmongs, Kameu et Laaks. Nous logeons à la GH NingNing. Nous faisons le tour du village (une route de terre de 500m de long env). Le village n'est accessible que par voie fluviale. L'électricité est produite par un générateur depuis la tombée de la nuit jusqu'à 22h. Puis, plus rien, tout le monde va se coucher. Nous décidons de visiter les villages typiques des alentours et suivons un sentier sur quelques km puis nous acquittons d'un péage de 10 000 kips pour rentrer sur le territoire des villages (un panneau indique que cet argent bénéficie à l'école du coin) De là, nous suivons le chemin au bord d'une falaise. Le chemin est cahoteux. Il vient d'être ouvert pour laisser passer des tracteurs à deux roues généralement attelés à un char qui servent à transporter des gens et du matériel. La route a été également ouverte pour permettre une exploitation de bois. Nous observons les bûcherons: ils coupent les troncs jusqu'à 30 cm de diamètre à la machette. Les troncs dont le diamètre avoisine 80 cm semblent être coupés au moyen d'une scie à deux mains au vu des marques sur les troncs abattus. Pour scier ces gros troncs, les habitants utilisent un échafaudage qui leur permet de scier au-dessus des racines apparentes à environ 1,80 mètre du sol.Les bûcherons n'ont pas l'air d utiliser de tronçonneuses. Nous arrivons au village de Ban Na où de nombreux tisserands sont au travail. Ils préparent les paniers qui contiennent le riz collant et ce n'est pas pour les touristes. Nous nous désaltérons avec une bière servie par la tenancière d'un "café". La boisson a été placée dans une glacière dans laquelle des glaçons ont dû exister... Comme le village n'a pas d'électricité, tout doit provenir de MungNgoy. Nous retournons à MungNgoy en coupant à travers les rizières asséchées. Demain, nous reprendrons le chemin de Luang Prabang par le bateau jusqu'à NongKhiaw (25 000 kips pp) , puis par le bus jusqu'à Luang Prabang (55 000 kips pp). Nous voulons poursuivre notre voyage vers Vientiane avec le bus couchettes. Nous quittons MuangNgoi par le bateau. Nous redescendons la rivière et cette fois une belle vague embarque et nous arrose copieusement. Tout le monde rit. A l'arrivée, nous obtenons les deux dernières places dans le minibus pour Luang Prabang. Nous partons donc serrés à la Lao (16 personnes sur deux bancs). Un peu plus loin, le minibus croise un camion qui arrose la piste pour éviter la poussière. Les jets sont situés exactement à la hauteur de notre banc et malgré les coups de klaxon de notre chauffeur, nous sommes à nouveau copieusement arrosés. Nous faisons 50 mètres et le chauffeur stoppe pour embarquer 6 personnes supplémentaires: 3 dans la cabine et 3 derrière. Quelques km plus tard, notre chauffeur glisse 3 chaises d'enfants en plastique entre les jambes des voyageurs. Il invite les 3 derniers passagers à les utiliser ! Pendant tout le trajet, nous chargeons et déchargeons des passagers et des marchandises. Le voyage durera 4h30 pour 105 km. Nous arrivons enfin à la gare routière de Luang Prabang Sud et demandons des places dans le sleeping bus pour Vientiane. Il se trouve que le bus couchettes de ce soir est complet. L'employé offre à Jean-Pierre des places dans un bus sur le point de partir. Il accepte et quelques minutes plus tard, nous réalisons que nos places sont au dernier rang, que le bus ressemble à une fournaise et que nous sommes les seuls étrangers. Nous quittons la gare routière à 17h00. Durant toute la nuit, le bus s'arrêtera pour prendre les passagers qu'il trouve sur sa route et leurs bagages. Notre chauffeur est très prudent. Cela compense partiellement l'inconfort. La climatisation du bus fonctionne par intermittence. Lorsqu'elle ne fonctionne pas, c'est une poussière fine qui s'engouffre dans les tuyaux de la climatisation. Cette poussière irrite les voies respiratoires. Nous sommes partis à 17 heures et arrivons à la gare routière Nord de Vientiane à 06h30. La distance est de 383 km et la température doit avoisiner le 28 degrés C.
Re- Vientiane Nous négocions un tuktuk qui nous amène directement à la Mixay GH. Après de l'attente, nous obtenons une chambre et pouvons enfin prendre une douche et nous changer. Nous décidons que lundi, nous demanderons une extension de 5 jours de notre visa lao. Il nous reste à faire la boucle de Thakaek, le plateau des Boloven et les 4000 îles. Par la suite, nous comptons nous rendre au Cambodge pour visiter Angkor. Lundi matin nous prenons notre ticket de bus pour Thakaek (120 000 kips pp) Le bus part à 13h00. Arrivée prévue 17h00. Arrivée effective 18h30. Il fait déjà nuit. Le plan du LP, indique que le Thakaek Travel Lodge (90 000 kips la chambre avec sdb) se trouve à 400 mètres env. A la gare routière, les chauffeurs de tuktuk nous disent que l'hôtel se situe a 3-4 km. Puis, un hôtelier nous confirme les 3-4 km. Nous prenons donc un tuktuk pour 15 000 kips par personne (âprement négocié). A vue de nez, les 3 km y sont sur une route en mauvais état qui nous aurait obligés à porter nos sacs à dos à roulettes de nuit sans éclairage public .
Thakaek et la boucle Le lendemain, nous allons visiter Thakhaek. Il n'y a absolument rien à faire dans cette ville qui semble prise de léthargie et ignorer ce que "se presser" signifie. Donc, repos, promenade au bord du Mékong et jus de fruits sont au menu. Le jour suivant, nous décidons de faire la boucle de Thakhaek décrite dans le LP. Nous laissons nos bagages principaux au Thakaek Travel Lodge et partons avec un scooter de Mr Ku (100 000 kips par jour. Un loueur en ville loue des motos à 50 000 kips par jour si on loue pour plus de 3 jours, mais nous choisissons Mr. Ku pour son service). L'essence au Laos coûte plus d'un Euro le litre (en fonction de l'endroit où on l'achète). Comme recommandé par Mr. Ku, nous faisons la boucle dans le sens inverse des aiguilles de la montre. La route se déroule sous nos roues et nous visitons une grotte sur les 5 proposées sur le plan fourni par Mr. Ku (Buddah cave). En effet, nous avons déjà visité beaucoup de grottes au Laos. A Nakai, nous attaquons une route défoncée et en travaux. En arrivant à la GH nous constatons qu'un sac à dos s'est ouvert et que nous avons perdu les vêtements de rechange prévus pour ces quatre jours. Retour en arrière pour essayer de retrouver nos habits. Nous ne retrouvons que quelques sous vêtements. Passablement énervé, Jean-Pierre roule vite. A un endroit donné, plusieurs nids de poule se suivent. Notre pneu arrière crève. Nous hélons une camionnette et retournons au village précédent. Un mécanicien change notre chambre à air irréparable et nous demande 25 000 kips. Nous achetons des Tshirts de rechange au marché local puis reprenons notre route pour Thalang. Nous logeons au Sabaidi GH (la chambre coûte 50 000 kips). Plusieurs autres motos de Mr. Ku arrivent (7 ou 8). Le patron de la GH essaie de plaire à sa jeune clientèle. Il est sympa, mais nous trouvons les lits vraiment durs et les portions de repas petites. Nous parlons avec quelques personnes de ce groupe de jeunes de plusieurs nationalités européennes. Ils sont sympas. Le lendemain matin, nous subissons une grosse averse. Enfin, cela se calme et nous prenons la route. Après quelques km, notre pneu arrière crève à nouveau. Heureusement, dans le groupe de jeunes qui suit, Il y a un Anglais qui est équipé de minutes et d'un kit de réparation. Il place une rustine sur notre chambre à air et nous pouvons poursuivre notre route. Noua apprécions leur aide. Sans eux, il ne nous restait plus qu'à faire demi-tour. Entre Thalang et Laksao, la route est exécrable ! La distance est de 62km. Mr. Ku prévoit 4-5 heures! Et effectivement, on ne peut aller plus vite. Pendant la première partie de ce voyage, il n'y a pas de village. En cas de pépin sérieux, il faut retourner à Thaleng: Il y a peu de véhicules. La forêt est magnifique. Dans la 2ème partie du parcours, les engins de terrassement que nous voyons nous font craindre le pire pour cette forêt primaire. Nous traversons quelques villages. Les enfants nous saluent en riant. Ils agitent leurs mains à notre passage. Les habitants vivent en compagnie de poules, canards, buffles d'eau. Nous voyons aussi des paraboles. Ils n'ont pas grand chose, mais la télé, ils l'ont!! Nous arrivons enfin à Laksao après 4h de route. Quel soulagement! Nous prenons un petit lunch à Laksao, toujours en compagnie de l'équipe de jeunes juchés sur leurs motos Kalao de Mr. Kue, faisons le plein et retrouvons le goudron à notre grande joie. Peu après Laksao, nouvelle crevaison! Toujours ce pneu arrière. La chambre à air est à nouveau irréparable. La chambre à air est changée (20 000 kips) et nous repartons tous en groupe. Quelle chance nous avons eue de tomber sur cette équipe de jeunes si sympathiques et serviables. Nous visitons le "cool spring" a env. 3km de la route sur une piste poussiéreuse. C'est un bassin d'eau très fraîche où semblent se rendre tous les habitants du coin. Ils se baignent tout habillés et s'éclaboussent avec de grands rires, puis repartent sur leurs motos. A un moment donné, quelques habitants font la fête. Ils nous invitent tous à se joindre à eux. Nous apprendrons par la suite que c'est la journée de la femme. De la musique lao, quelques bières et un peu de nourriture. Ils sont vraiment sympas ces Laos. Mais nous devrons reprendre la route pour être à la grotte de Konglor avant la nuit. La route est bonne et nous arrivons sans souci à Konglor juste à la tombée de la nuit. Nous nous arrêtons à la Sylomyan GH pour la nuit car nous craignons qu'il n'y ait pas suffisamment de place pour toute l'équipe au Chanta House. Le lendemain, nous prenons la route avec l'équipe de motards de Mr. Ku. Ils ont pu trouver de la place pour tous dans les dortoirs. (Le dortoir n'est vraiment plus de notre âge). Nous visitons la grotte de Konglor. La grotte abrite des cavités intérieures hautes de plus de 100 mètres. Elle mesure 7 km et est traversée par une rivière qui mène au village de Ban Na Tan. Les guides nous montrent les chauve souris qui y logent. Nous circulons sur de petites barques en bois accompagnés d'un pilote et de son assistant. A un moment donné, nous descendons pour suivre un sentier éclairé avec de nombreuses stalactites et stalagmites. C'est vraiment beau. Parfois, nous devons descendre et marcher un peu car le niveau de l'eau est trop bas. A Ban Na Tan, nous visitons le village. Lors de notre visite, les habitants récoltaient et séchaient des feuilles de tabac qu'ils vendront par la suite à des cigarettiers. De retour à Konglor, une averse tropicale nous trempe tous en quelques minutes. Nous prenons congé de notre équipe de jeunes motards qui rentre à Thakaek le jour même. Ils ont vraiment été très gentils et serviables avec nous et nous les remercions. Nous partons à pied sur un chemin que nous indique le propriétaire de notre GH. Le village ressemble à tous les villages laos : enfants souriants, curieux et bavards, animaux qui vivent sous le même toit que la famille, chiens qui dorment sur la route et ne se déplacent même pas lorsqu'un véhicule arrive. Le soir, tous les GH sont complets. Le propriétaire de notre GH installe une natte et une moustiquaire pour des touristes qui n'ont pas trouver à se loger. Le lendemain, nous rentrons à Thakaek et arrivons sans encombre au Thakaek Travel Lodge. Nous récupérons nos bagages du store room et restituons la moto à Mr. Ku qui nous dit que nous aurions dû lui téléphoner à la 2ème crevaison car l'expérience lui a appris que cela provenait de la dimension des pneus qui est trop petite pour cette moto et que si nous l'avions appelé, il nous aurait envoyé quelqu'un pour nous changer le pneu. Mr Ku, nous aurions préféré savoir cela avant !
Pakse et la boucle du plateau des Boloven Le soir même, nous prenons un bus de nuit pour Pakse (30 000 kips pour 2 pour le tuktuk pour la gare routière + 60 000 kips pp pour le bus) et arrivons tôt le lendemain à Pakse. Accompagnés de quelques touristes, nous prenons un tuktuk pour le centre ville et arrivons au Sabaidi2 GH recommandé par le LP. Nous espérons obtenir une chambre dans cet établissement et, heureusement, nous l'avons (78 000 kips avec douche sdb). Nous nous renseignons sur les locations de moto pour le plateau des Boloven. Le prix est identique partout : 50 000 kips/jour si la location est de 3 jours min. Nous retournons à la GH et avons la chance de tomber sur un touriste qui revient du plateau des Boloven. Il a loué une petite moto pour 2 et nous donne quelques tuyaux. Nous louons une moto un peu plus puissante que les Hondas car Jean-Pierre préfère avoir de la réserve de puissance (nous payons 240'000 kips pour 4 jours). Nous partons pour Tad Lo. Cette première chute d'eau est jolie. Il y a possibilité de dormir chez l'habitant mais nous préférons un petit hôtel (70 000 kips la nuit). Nous mangeons chez Mama qui est une petite femme souriante et pleine d'énergie. Le soir, nous nous installons et passons notre commande; puis voyons les voyageurs du coin affluer. Manifestement, Mama est connue loin à la ronde. Sa nourriture est excellente et copieuse (55 000 kips pour 2). Nous y retournerons demain pour ses pancakes à la banane si réputés (15 000 kips le petit déj pour 1 personne composé d'un pancake et d'un milkshake). Le lendemain, nous partons vers Salavan. Nous nous rendons au marché et y achetons quelques fruits. Nous revenons sur nos pas en direction de Thateng et Sekong. Ces bourgades ne présentent guère d'intérêt. Ensuite, nous bifurquons à Ban Lak pour les chutes de Katamtok. Jean-Pierre conduit 18 km sur une piste en travaux. Certaines parties sont bonnes, mais la majorité ne l'est pas. Enfin, face à nous les chutes apparaissent. Elles sont magnifiques: plus de 100 m de haut. Cette cascade vaut vraiment le déplacement. Nous rebroussons chemin et allons loger à Attapeu. A Attapeu, nous constatons que les Vietnamiens sont très présents. Il est vrai que nous sommes tout près de la frontière vietnamienne. Nous passons la nuit dans un motel très bien tenu par des Vietnamiens (80 000 kips la nuit avec l'air conditionné qui fonctionne parfaitement). Le marché regorge de Tshirts et autres vêtements made in Vietnam. Le lendemain, nous revenons sur nos pas jusqu'à Thateng, puis prenons la direction de Paksong. A Thateng, nous allons voir Koffie Wong, un Hollandais établi là depuis env. 5 ans. Grand amateur de café, il le cultive et organise des tours de sa plantation avec explications et dégustation. Le tour dure entre 1h et 1h30 et coûte 50 000 kips par personne. Koffie nous raconte comment il s'est installé ici et explique que le système est matriarcal. Koffie est passionné et excellent businessman. Sur sa recommandation, nous logeons au Savanna GH (80 000 kips la chambre). Aujourd'hui, nous rentrons sur Pakse. Il y a 2 chutes d'eau importantes et nous voulons visiter au moins Tat Fane. En chemin, nous stoppons à une jolie petite chute nommée Tat Champee. Malheureusement, nous manquons Tat Fane car nous ne trouvons pas la bifurcation. Nous retournons à Pakse et rendons notre moto.
Les 4 000 îles Nous décidons de partir le lendemain pour Si Phandone (ou les 4 000 îles). Le matin à 8h, nous prenons un mini van poussif (50 000 kips pp sans les passages en bateau). Le mini van est bien complet et 2 de nos voisins sont assis sur des demi sièges. Le chauffeur nous dit que cela ne va pas durer longtemps. En effet, après env 1/2 h de route, l'une des touristes passe dans un autre petit bus en partance pour les 4000 îles. A Done Kong, nous débarquons 2 touristes, puis le mini van continue sa route et nous arrête au débarcadère pour Done Det et Done Khone. Nous payons le passage (20 000 kips pp). Une partie des voyageurs descend à Done Det réputée plus jeune et plus bruyante. Nous poursuivons notre route pendant quelques minutes et arrivons à Done Khone. Nous nous installons dans un bungalow de la GH Souksan (chambre à 50 000 kips la nuit). Le temps semble s'être arrêté ici. Personne n'est pressé à tel point que nous avons l'impression de casser les pieds de nos interlocuteurs lorsque nous commandons une consommation ou un repas dans un restaurant. Nous nous rendons à pied aux chutes de Li Phi qui sont très belles, même maintenant que nous sommes en saison sèche. Le lendemain, nous louons des vélos à notre GH et pédalons jusqu'au point d'où partent les bateaux pour voir les dauphins Irrawady, une espèce menacée. De retour à notre GH, nous nous renseignons sur le prix des billets pour le Cambodge. Par rapport à la distance, le prix est très élevé (176 000 kips pp incl. le passage en bateau). Nous faisons connaissance avec un couple de Français qui vient du Cambodge pour prêter main forte à une Franco laotienne qui construit des bungalows de standard et service occidental juste à côté de notre GH. Ces Français ont payé leur billet 17 USD de Kratie jusqu'au poste frontière. Cela ne vaut donc pas la peine de faire le trajet par petites étapes. Dans les 4 000 îles, nous avons aussi eu le sentiment que les îliens s'ennuyaient ferme. Ils passent une bonne partie de leur journée à regarder des séries à l'eau de rose à la télé et à suivre les spots publicitaires. Nous quittons le Laos ce matin. Nous avons aimé ce pays, ses paysages (formations karstiques si caractéristiques) et ses habitants, surtout les enfants qui hèlent les voyageurs en riant. Leur insouciance fait plaisir à voir.
Passage de la frontière Laos - Cambodge Vers 8h, le propriétaire de notre GH nous conduit dans sa barque jusqu'à Ban Nakasan. Là, nous trouvons l'endroit d'où partent les minibus à destination du poste frontière. Un représentant de la compagnie de bus propose à tous les touristes de passer par son intermédiaire pour obtenir leur sortie du Laos et visa du Cambodge moyennant un émolument de 10 USD pp. Il prétend que nous ne sortirons jamais du Laos ni n'entrerons au Cambodge sans payer de "frais" et que nous avons tout intérêt à passer par lui. Une bonne douzaine de touristes acceptent et lui remettent leur passeport. Quand on pense que le salaire moyen d'un employé est d'env. 150 USD par mois et que le salaire d'un fonctionnaire est encore plus faible, on comprend que c'est une excellente affaire pour lui. Après env. 1h et demie d'attente, 3 minibus se mettent en route. A la sortie du Laos, les douaniers nous réclament 2 USD par personne pour apposer le tampon de sortie. Plusieurs touristes rechignent. Nous réclamons un reçu. Les douaniers refusent et nous rendent nos passeports. Je leur demande leur nom. Ils ne veulent rien savoir et l'intermédiaire qui a réclamé 10 USD pp pour le service des passeports nous assure que réclamer ne sert a rien car "tout le monde s'en fout" (dixit). Nous payons 3 USD pour les 2 et obtenons nos sorties du Laos.
Nous passons du côté Cambodge. 1ère étape: Le contrôle de la température corporelle au prix de 1 USD pp. Le douanier se garde bien de prendre celle de Chantal car elle a pris froid et éternue juste devant lui... Ensuite, nous payons notre visa à 20 USD pp + 3 USD pp pour le douanier. Enfin, nous passons au dernier service qui applique un tampon au "prix" de 2 USD pp. Un Japonais qui a passé par les "services" du représentant de la compagnie de bus doit donner une rallonge de 7 USD avant de récupérer son passeport, histoire de rembourser les montants versés aux douaniers. Le système est bien rodé... Le LP l'avait annoncé. Nous attendons encore plus d'une heure avant qu'un minibus nous annonce qu'il part pour Kratie. Le minibus nous dépose à Steung Treng et nous transfère dans un autre minibus complètement pourri avec un pare-brise plein de fissures.. Le chauffeur attend presqu'une heure dans l'espoir que son véhicule se remplisse. Puis il prend la route. Chaque fois qu'il téléphone, c'est parce qu'il va prendre un ou des passagers supplémentaires. Nous avions vu beaucoup de choses lors de nos voyages en Afrique, notamment comment rentabiliser l'espace dans un taxi-brousse. Mais ce chauffeur a battu le record en réussissant à caser 24 personnes dans son minibus. 8 étaient assises dans le coffre. Pour monter, ces voyageurs devraient grimper sur les sacs à dos. La route a paraît-il été construite par les Chinois. Eh bien, ils ont dû oublier d'emporter le savoir-faire ou de bons matériaux car nous voyons des ornières impressionnantes. Les passagers assis dans le coffre se font entendre lorsque le chauffeur passe dans ces ornières car leur tête heurte le toit du coffre. Le chauffeur n'en a cure. Cela le fait rire. Je suis impressionnée par le calme des Cambodgiens. A aucun moment, ils n'élèvent la voix. Le chauffeur a bien de la chance d'avoir des clients si conciliants. Nous craignons de la casse pour nos bagages. Nous arrivons à Kratie juste avant la nuit. Un hôtelier nous alpague. Il oublie de nous dire que ses chambres n'ont pas d'eau chaude (USD 7 la chambre pour 2). Nous aurions dû poser la question.
Phnom Penh Nous réservons un "express minivan" pour Phnom Penh pour le lendemain (USD 15 pp). En raison de ce que nous lisons dans le LP sur les arrachages de sacs par des motocyclistes très violents, nous prenons des mesures de sécurité dignes de celles que nous prenions à Bogota ! Toutes nos valeurs sont dans des poches intérieures sauf bien sur l'appareil photo. Le départ est prévu à 7h-7h30. A 6h45, l'hôtelier frappe à notre porte car le minibus est déjà là. Le chauffeur conduit rapidement. Son arme, c'est le klaxon. Il s'arrête peu de fois et à aucun moment, nous ne sommes tassés comme le jour précédent. Nous arrivons à Phnom Penh au marché central juste avant midi. Jean-Pierre stresse car de nombreuses personnes attendent l'arrivée des vans. Elles scrutent les bagages et ouvrent les fenêtres du van de l'extérieur. Des mains essaient de saisir les bagages. Mais rien de grave ne se produit. Il suffit de dire NON avec obstination à toutes les sollicitations et de s'éloigner un peu. Ouf, nous avons tout le temps de trouver un hôtel. Nous prenons une chambre au Royal GH idéalement situé entre le front de mer et le marché central. Nous nous offrons une chambre avec air conditionné. La patronne est très aimable. Elle nous recommande de laisser nos passeports au moins dans un locker qu'elle met gratuitement à disposition de ses clients. Nous allons visiter le palais royal situé à quelques blocs. Il est splendide. Nous sommes en admiration devant cette architecture pleine de faste. Les Khmers sont de vrais artistes. En sortant, Chantal repère des coiffeurs pour hommes installés dans la rue. Et pourquoi ne se ferait-elle pas une couleur ? Ses cheveux en ont besoin. Plus loin, tous les salons de coiffure pour dames sont regroupés. Chantal demande si elles peuvent lui faire une couleur. Pas de souci. C'est pour quand ? Tout de suite. Parfait. Après l'application de la couleur, elle passe sous un casque qui projette de la vapeur. Le shampoing s'accompagne d'un massage de la tête complet fait avec beaucoup de douceur et très agréable. A tel point que Jean-Pierre se demandait ce qu'elles peuvent bien lui faire. Prix de la couleur et du massage USD 7. Le soir nous mangeons dans un restaurant thaï sur le front de rivière. Les plats sont goûteux et bien présentés. Cela fait plaisir de sortir du sempiternel riz poulet. Le lendemain, nous prenons un tuktuk et allons visiter la prison S21 à Tuol Sleung. L'autre face du Cambodge. C'est juste insoutenable. Des milliers de personnes ont été emprisonnées ici. Elles étaient torturées de manière organisée, systématique jusqu'à ce qu'elles avouent ce que l'on voulait leur faire dire. Puis elles étaient exécutées. Un massacre insensé et incompréhensible. Les Khmers rouges ont déplacé les Cambodgiens vers les campagnes, puis dans des zones encore plus reculées. Ils ont éliminé d'abord ceux qui occupaient des postes importants et leur famille, puis les intellectuels, puis toute personne sachant simplement lire et écrire. 1.7 million de Cambodgiens ont été tués. Il est probable que certains Khmers rouges occupent encore des postes clé. Les Cambodgiens en ont encore probablement pour longtemps avant de pouvoir faire la paix avec ce passé si douloureux. Quelques jours plus tard, nous rencontrons un Cambodgien qui nous demande si nous avons visité les "killing fields" (endroit situé à env.15 km de Phnom Penh où les Khmers rouges exécutaient leurs prisonniers après les avoir torturés). Il nous dit que sa mère se trouve là-bas... Demain nous partons pour Sianoukville
Sianoukville Sianoukville ne plaît pas à tout le monde. Beaucoup disent que c'est le St Tropez local. Et pourtant cette ville nous plaît. Est-ce dû au fait que nous sommes en basse saison ? Les plages sont magnifiques; des vendeuses de fruits, de crabes, de calamars et de langoustine passent nous offrir leurs produits. Elles sont absolument charmantes. Nous craquons pour des fruits puis pour des seiches grillées au charbon de bois. Nos craintes de voir de la prostitution enfantine (mineurs avec des adultes) sont dissipées. Nous prenons une excursion d'une journée en bateau pour les îles en face de Sianoukville (USD 15 pp avec le pique-nique de midi). Deux jours plus tard, bien rôtis par un soleil particulièrement traître, nous partons pour Kampot.
Kampot Nous voulons voir les plantations de poivre. Le tuktuk nous trouve une GH toute neuve au centre ville pour USD 8 la nuit. Nous louons une petite moto. Avant de partir, nous nous rendons à l'hôpital de Kampot où un médecin diagnostique de l'asthme à Chantal et lui prescrit 3 jours de traitement. L'hôpital nous remet des comprimés dans un petit sachet en plastique, donc nous ne saurons jamais quels médicaments le médecin a prescrits. Nous nous mettons en route et visitons une plantation de poivre Nous apprenons que le poivre, qu'il soit blanc, vert, rouge ou noir c'est toujours le même. Nous achetons du poivre à la plantation et sur la route. Puis nous nous rendons à Kep. C'est vraiment tout petit par rapport à Sianoukville. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons aux salines pour y faire des photos.
Re Phnom Penh Demain, nous retournons à Phnom Penh. Nous avons simplement séparé en 2 notre temps de parcours pour Siem Reap afin, d'arriver là-bas suffisamment tôt pour trouver une GH en toute tranquillité. Nous avons aussi profité de notre passage pour encaisser nos travellers cheques Thomas Cook qui ne sont pas les bienvenus en de nombreux endroits. Nous visitons aussi le musée d'art khmer (superbe). Nous sommes à nouveau impressionnés par les talents des Khmers.
Siem Reap (Angkor) L'arrivée à Siem Reap s'est mieux passée que nous le craignions. Un tuktuk nous a amenés au centre ville. Le chauffeur nous a d'abord emmenés à une GH qui ne nous a pas plu. Finalement, il a accepté de nous emmener aux Mandalay Inn et Popular GH qui sont juste l'une en face de l'autre. Nous choisissons le Popular GH avec air con. Siem Reap n'est pas vraiment représentatif du Cambodge. Tout est tourné vers le tourisme, et ce, depuis de nombreuses années. Les voyageurs en route pour les temples d'Angkor trouvent ici tous les services dont ils ont besoin. Évidemment, pour la gentillesse légendaire des Cambodgiens, ce n'est pas le meilleur endroit. Le chauffeur de tuktuk nous propose ses services pour 12 USD/jour. Nous prenons rendez-vous le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Angkor Vat. A 5h, il fait nuit, mais de nombreux tuktuks et motos sont déjà sur la route. Nous achetons un billet pour 3 jours non consécutifs à 40 USD/personne. Arrivés Angkor Vat, il fait encore nuit. Nous suivons la foule sans savoir exactement où elle va. Nous prenons place sur l'une des bibliothèques (nous l'apprendrons plus tard dans le guide sur Angkor dont nous avons fait l'acquisition). Il y a foule, le ciel rougeoie et le soleil apparaît enfin. Le temple est impressionnant. Nous l'avons vu de nombreuses fois en photo, mais là, c'est vraiment splendide. Angkor Vat a été construite au 12ème siècle. Puis nous nous rendons à Angkor Thom qui est une ville et non pas un temple. Nous aimons la Terrasse du Roi Lépreux et voyons la Terrasse des Éléphants. Le Bayon nous surprend par ses tours avec des têtes aux multiples orientations. Puis, à notre demande, le chauffeur nous conduit à Tha Prom où les fromagers se mêlent aux murs des temples. On ne sait pas si les arbres tiennent les murs ou si c'est le contraire. C'est vraiment impressionnant. L'empire khmer était gigantesque. Il englobait, en plus du Cambodge, tout le Laos, le nord de la Thailande et une partie du VietNam. Il a duré plus de 6 siècles. De nombreux souverains se sont succédés et différents courants religieux ont prévalu tout au long de cette période. Le bouddhisme vient de l'hindouisme, les bas-reliefs en témoignent.
Nous prenons rendez-vous avec notre chauffeur pour le surlendemain à 7h. Le jour dit, le chauffeur n'est pas là. Nous l'attendons une vingtaine de minutes, puis prenons un autre tuktuk Nous demandons au chauffeur de nous reconduire au Bayon car lors de notre première visite, nous n'avons pas remarqué de nombreux bas-reliefs. Nous poursuivons par Prasat Kravan, Neak Pean près d'un petit lac, le Mebon Oriental qui servait à l'époque de réservoir d'eau, Ta Som et Pre Rup. Ces temples sont un peu moins courus que les autres et nous les apprécions plus calmement. Nous visitons en fait les temples proposés dans le guide "Angkor, cite khmère" rédigé par Claude Jacques et Michael Freeman pour une visite de 3 jours, guide que nous recommandons à tout visiteur. Nous proposons à notre chauffeur de nous reprendre le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Srah Srang. Il a l'air tout content. Espérons qu'il ne nous fera pas faux bond. Le lendemain, comme prévu, le chauffeur est là à 5h. Nous admirons le lever de soleil sur Srah Srang. C'est magique et bien plus calme qu'Angkor Vat, Angkor Thom ou le Bayon. Le chauffeur nous conduit à Banteay Kdei, puis à Ta Prohm que nous visitons pour la seconde fois et où un vieux Cambodgien nous indique où prendre de belles photos, Ta Keo où les marches sont particulièrement étroites et raides, Thommanon et Chau Say Tavoda, restauré par les Chinois. Il est évident que l'empire khmer a traversé plusieurs siècles. Plusieurs styles cohabitent en fonction de la période à laquelle les temples ont été érigés. Certaines images se superposent. Des bas-reliefs ont été effacés et remplacés par d'autres en fonction de la religion dominante de l'époque (bouddhisme ou hindouisme). Il reste encore un énorme travail pour remettre en état de nombreux temples. Cela dépend en partie du financement des pays étrangers. La période des Khmers rouges a été néfaste pour les temples d'Angkor car, même si les Khmers rouges n'ont pas détruit les temples, ils ont notamment jeté les archives du Baphuon qui comportait des informations sur des dizaines de milliers de pièces. Nous avons terminé la visite des temples. Il n'est pas encore midi et le chauffeur nous propose de visiter Banteay Srei qui se trouve à 25 km env de Siem Reap (moyennant un supplément de 5 USD). Nous acceptons et il nous y conduit (compter env 45 minutes de route). Cet endroit est magique. Les temples sont très bien conservés et/ou ont été très bien restaurés. Bangkok Il nous reste un jour pour acheter nos billets de bus pour Bangkok (USD 14 pp). Nous choisissons le minibus qui part à 6h du matin afin d'avoir suffisamment de temps pour trouver une GH. L'arrivée est prévue à Khao San Road à Bangkok vers 14h. Les douanes cambodgienne et thaï se passent sans encombres. Dès que tous les passagers ont terminé toutes les démarches douanières, un autre minibus, thaï celui-là, nous conduit vers Bangkok. Ici, on conduit à gauche. La circulation est beaucoup plus rapide et plus stressante. On sent que les gens sont tendus. Nous arrivons à Khao San Road vers 15h ce qui est très bien vu les embouteillages monstrueux de cette ville. Nous prenons une GH sans vraiment en visiter plusieurs (4 Sons Plaza GH). Le prix est de Tbh 650 la chambre avec air con. Le patron n'est pas aimable. Nous posons nos bagages et cherchons des points de repère dans le quartier. C'est un endroit très touristique et animé. Plusieurs GH sont complètes. Nous n'osons imaginer ce que c'est en haute saison. Nous désirons changer de GH le plus rapidement possible. Le soir, nous dînons dans la rue. De nombreux étals proposent toutes sortes de plats très appétissants. Nous sommes impressionnés par la taille des fruits shakes. Khao San Road est LE quartier des backpackers avec ses avantages et ses inconvénients. Il n'y a pas de station de métro ou de skytrain à proximité, mais on peut prendre le bateau sur la rivière Chao Phraya et ça, c'est très pratique et bien sympa. Le quartier se trouve près du pont Rama VII caractéristique. Aujourd'hui, c'est mercredi. Nous prenons le bateau pour Chinatown. Le bateau, c'est comme les minibus dans la circulation, ils sont bondés, rapides et pressés. C'est un moyen agréable de se déplacer car on voit les vats (temples) au bord de la rivière. A Chinatown, nous avons visité un grand marché où l'on trouve vraiment de tout. Puis, nous avons pris le métro pour Silom Road. La circulation y est trépidante et c'est vraiment très bruyant. Nous avons revu les rues de Patpong. Nous ne logerons pas dans ce quartier. Puis, nous prenons le skytrain pour le centre commercial MBK. On trouve de tout à MBK. Comme nous cherchons essentiellement des vêtements, nous pouvons constater que toutes les marques sont présentes et le prix va avec. Toutefois, les articles qui ne portent pas de marques semblent bien coupés et à des tarifs bien plus raisonnables. Nous visitons quelques vats puis nous rentrons sur Khao San road à pied. Ce n'est pas si long que cela. Nous avons changé de GH pour moins cher (Thara House à Tbh 540 pour 2 avec salle de bains et aircon), plus sympa (ce n'est pas difficile) avec un service identique. Nous sommes plus proches des quais. C'est plus rapide pour prendre le bateau, mais un peu plus bruyant en raison des décibels générés par un bar tout proche. Nous constatons que les tuktuks annoncent des prix exorbitants pour de courts trajets. Conseil donc: ne pas utiliser ce mode de transport à Bangkok mais privilégier le métro, le skytrain ou le bateau. Les taxis (avec compteur) semblent également être une option possible. Nous visitons Chatuchak, le plus grand des marchés de Bangkok où nous achetons quelques habits et souvenirs pour nos proches. Nous terminons nos courses au MBK. Faire des achats de vêtements à Bangkok ne nous semble pas plus intéressant qu'à Phnom Penh. Hormis pour des faux qui ne nous intéressent pas, les prix sont élevés et les vendeurs peu intéressés à vendre (sauf dans la rue). Dimanche, nous retournons au quartier chinois par bateau Chao Phraya et nous écumons toutes les petites ruelles de ce quartier. Le soir, après notre repas, un énorme orage éclate. En 15 minutes, l'eau monte dans les rues. Impressionnant ! Le lendemain, il n'y a plus rien: l'eau s'est évacuée et le soleil est revenu. La date de notre retour approche. Cela fait maintenant 2 mois que nous sommes partis et nous nous réjouissons de retrouver notre famille. Nous réservons nos places dans un des nombreux minibus qui partent de Khao San road pour l'aéroport. Tout se passe bien. Le minibus nous lâche devant l'aéroport en 3ème file. Personne ne semble s'en offusquer. Nous entrons dans l'aéroport et effectuons les formalités sans aucun problème.
Vientiane A Thalaneng, nous obtenons nos visas pour 30 jours au Laos (coût USD 35 par pers). Ensuite un tuktuk nous emmène au centre de Vientiane. Nous marchons en direction du quartier touristique pour y trouver une Guest House (GH). Notre choix se porte sur la Mixay recommandé par le Lonely Planet (LP). Le soir nous mangeons dans la rue à deux blocs de notre GH un succulent poulet grillé accompagné de riz dit gluant qui est plus exactement un riz collant avec une bière nommée Beer Lao qui contient 6.3 dl. Le lendemain nous louons deux vélos pour faire le tour de la capitale qui ressemble à une petite ville provinciale. Nous visitons notamment le centre de la COPE qui présente un musée sur les bombes à fragmentation qui ont été larguées par millions sur le Laos durant la guerre du Vietnam. Le centre de la COPE fabrique des prothèses pour les personnes qui ont été touchées par ces engins qui tuent ou blessent aujourd'hui encore de nombreux civils, notamment des enfants et ce malgré les travaux de déminage. Ce qui nous frappe au premier abord, c'est que les Laotiens sont d'un calme imperturbable. Ils sont charmants et essaient toujours d'aider. Après deux nuits passées à Vientiane nous réservons notre départ pour Vang Vieng.
Vang Vieng Le bus est sensé nous prendre à 09h30 à la Mixay GH. Il arrivera à 10h15 et nous déposera à la station de bus. Nous nous rendrons compte plus tard que les tuktuks qui vont chercher les voyageurs à leur hôtel ne les emmènent généralement qu'à l'endroit d'où part leur bus. Nous nous habituons aux horaires laotiens plutôt souples. Notre bus partira finalement à 11h00. Une vingtaine d'Occidentaux voyagent dans ce bus climatisé et confortable pour le pays. Nous anticipons une certaine concurrence pour la recherche du meilleur rapport qualité/prix dans les GH à Vang Vieng. Nous sommes sereins car nous avons réservé une chambre à la Maylin . Le voyage Vientiane-Vang Vieng dure 4 heures inconfortables en raison de l'état de la route. Nous découvrons la Maylin après avoir traversé le pont payant (4 000 kips a/r par personne). Cette GH nous a été recommandée par un VoyageFormiste. Elle est tenue par un Irlandais qui vit au Laos depuis de nombreuses années. A la Maylin, nous avons un petit bungalow (le 19) face à un panorama superbe avec en toile de fond les magnifiques montagnes karstiques. On nous donne un carnet avec le numéro de notre chambre. Dans ce carnet, nous notons nos consommations, repas, la blanchisserie, enfin bref tous nos achats. Donc, nous vivons à crédit durant notre séjour. Cela nous paraît surréaliste aujourd'hui car nous verrons par la suite que le plus souvent on nous demande de payer d'avance toutes les prestations que nous commandons. La première nuit passée à Vang Vieng nous confirme que nous avons bien choisi notre GH car les établissements sis de l'autre côté de la rivière produisent des décibels qui nous parviennent bien atténués. Le 1er soir, nous visitons Vang Vieng à pied. Pour traverser la rivière avec un pont gratuit, il faut remonter la rivière sur 300 mètres depuis la Maylin puis emprunter le pont qui enjambe la rivière. Voir photo du pont dans le LP. Cette agglomération n'a rien de particulier si ce n'est que de nombreux Occidentaux s'y rendent pour le tubing. Nous prenons une pâtisserie puis allons manger dans un restaurant indien. Nous rentrons aux environs de 20 heures avant que la musique ne commence; nous croisons énormément de jeunes européens accrochés à leur seau (bucket) contenant des glaçons avec de l'alcool local (lao lao) et des pailles. Au vu de la difficulté qu'ont certains à se déplacer, la soirée a dû commencer tôt.... Vang Vieng ne fait pas mentir sa réputation. Le lendemain, nous louons un scooter de l'autre côté du pont (40 000 kips pour la journée + 30 000 kips d'essence) car nous voulons visiter les grottes de Tham Loup et Tam Hoi. Il faut préciser qu'aucun véhicule n'est assuré et que tout accident devra être entièrement assumé par le touriste ayant loué le véhicule. Les véhicules sont usés prématurément en raison de l'état des routes et, là encore, toute réparation incomberait au touriste ayant loué le véhicule. Il convient donc d'être attentif à l'état du véhicule avant toute location. Attention aussi à la manière de conduire lao :les véhicules en sens inverse évitent les trous, doublent etc.. et se trouvent donc souvent face à nous. Nous roulons à 45-50 km/h quand soudain le goudron disparaît, remplacé par d'énormes trous. Heureusement que le scooter est équipé de freins à disques efficaces. Pour limiter le risque de chute, il vaut mieux ne pas dépasser les 40 km/h. et ètre très attentifs à tous les usagers potentiel de la route (incluant buffles d'eau, chiens, poules, etc..) Le billet d'entrée des grottes est de 10 000 kips par personne et inclut le prêt d'une lampe frontale. Nous accédons à la grotte de Tham Loup gardée par un bouddha assis. Avec notre guide nous marchons à l'intérieur de cette grotte parsemée de stalactites et de concrétions en forme de vagues verticales. Effectivement une visite sans guide présente peu d'intérêt. La seconde grotte elle, peut se faire sans guide car elle est petite 30-40 mètres de long ornée d'un petit bouddha assis. Nous prenons le chemin du retour et cherchons le départ du tubing. Nous ne trouvons pas tout de suite l'endroit où il faut bifurquer car les poteaux indicateurs sont tout petits ou simplement inexistants. En fait, il faut emprunter le chemin pour l'Organic Farm Mulburry. L'Organic Farm Mulburry se trouve à quelques mètres du départ du tubing. Quel contraste ! Des bungalows sur pilotis près d'une ferme où l'on privilégie le calme, le respect de la culture lao, un mode de culture de type bio et, juste à côté, de la musique à fond, des Occidentaux imbibés d'alcool, assis en plein soleil qui de temps à autre se jettent dans la rivière au moyen de tyroliennes. Le lendemain, nous décidons d'aller au Blue Lagoon et de grimper en passant sur le Natural Nguer Mountain d'où la vue est paraît-il magnifique. Nous louons un scooter en face de la Maylin pour éviter le pont à péage. Le scooter que nous louons est bien plus fatigué que celui du jour précédent. Le compteur, les jauges, le klaxon ne fonctionnent pas. Heureusement nous avons acheté la carte HoboMaps de Vang Vieng. Les poteaux électriques sont numérotés et nous trouvons facilement la Nguer Mountain. Entrée: 10 000 kips par personne. Un enfant d'env. 8 ans se propose de nous guider. Nous déclinons. Le sentier est très bien indiqué. La montée est rude. Nous ne sommes pas entraînés et sentons bien le poids des années. D'en haut, on peut effectivement admirer tous les environs.
Avant de nous rendre au Blue Lagoon, nous nous arrêtons dans un village Hmong pour nous désaltérer. Les Hmongs ont leur propre langue et leur propre culture. Nous faisons la connaissance d'un Anglais qui voyage en Asie depuis de nombreuses années. Il a passé plus d'un an au Laos et nous apprend que les Hmongs ont un important sens de la communauté. La communauté pourvoit à leurs besoins lorsque c'est nécessaire. En retour, ils doivent s'occuper de leur communauté lorsqu'elle en a besoin. Les filles et les garçons ont les mêmes droits. Il nous donne des informations sur la spécialité locale des ponts payants. Dans les environs de Vang Vieng, presque tous les ponts sont payants (normalement 10 0000 kips par véhicule). Les ponts payants sont gérés par plusieurs villages. Chaque village envoie un gardien de pont pendant une certaine période, puis c'est le tour d'un autre village. L'argent récolté sert en partie à rémunérer le gardien, le reste est utilisé pour financer les dépenses du village et l'entretien du pont. Intéressante façon de financer les dépenses communautaires ! Nous reprenons la route du Blue Lagoon. Nous croisons quelques cyclistes que nous plaignons car il fait vraiment très chaud et la poussière levée par les quelques véhicules qui passent doit certainement les incommoder. Au Blue Lagoon de nombreux touristes sont là, en majorité des familles. L'eau est vraiment bleue. L'appellation n'est pas usurpée. Les enfants jouent, grimpent à l'arbre, se pendent aux cordes et sautent dans l'eau. L'ambiance est détendue. C'est très agréable. Il y a une petite boutique où l'on peut faire quelques achats et manger des sandwiches et salades. Rien à voir avec le tubing. Nous continuons par la boucle dans de très beaux paysages. Les routes sont en très mauvais état. Sans la carte ou une solide connaissance des lieux, il doit être très facile de se perdre. Nous croisons beaucoup de vaches et quelques buffles. Nous passons quelques villages et écoles. Sur le chemin du retour, il y a beaucoup d'enfants à vélo. C'est probablement l'heure de la sortie des classes. Nous passons quelques ponts où nous lâchons les habituels 10 000 kips, puis rentrons à notre GH, couverts de poussière et prêts à prendre une douche. Le soir, nous retournons à notre restaurant indien. Ce circuit est à débuter en matinée pour éviter les grosses chaleurs.
Le lendemain, nous partons pour Luang Prabang. Nous quittons la Maylin en empruntant le pont payant. Certaines personnes nous ont dit que cette partie du voyage était pénible car la route est sinueuse et en mauvais état. Effectivement elle est sinueuse (c'est une route de montagne), mais seule la sortie de Vang Vieng est pleine de trous. Le reste est en bon état comparé à la portion Vientiane - Vang Vieng. Nous arrivons à 17h30 à la gare routière de Luang Prabang. Après discussion, nous en prenons un tuktuk à 6 000 kips chacun.
Luang Prabang Nous partons à la recherche de notre GH, la Sysomphone. Ayant oublié d'imprimer le plan, nous avons du mal à la trouver. Elle se trouve dans une petite rue à côté de la Merry1 et de la Thony2. La chambre est très grande ainsi que la salle de bains. Le patron est accueillant. Il parle encore quelques mots de français, vestige d'une époque où le français était la langue de l'administration. Nous partons visiter le marché de nuit qui nous plaît beaucoup même s'il est très touristique. On y trouve un très bel artisanat, notamment des tissus, du bois sculpté et aussi des stands de nourriture. Nous mangeons dans une rue adjacente et rentrons à la GH. Le lendemain, nous partons découvrir Luang Prabang. Nous nous promenons au bord du Mékong et tombons sur le port d'où partent les long boats pour différentes destinations. Nous visitons quelques temples. Certains sont magnifiques, d'autres moins. Le prix d'entrée est de 20 000 kips par personne et il n'a rien à voir avec l'état du temple. Nous pensons que ce droit d'entrée est destiné à l'entretien du temple. Nous visitons aussi le musée TAEC qui présente les principales ethnies du pays. Le soir, nous mangeons au marché de nuit ou l'on peut choisir ce que l'on veut parmi bon nombre de plats de la cuisine laotienne. Tout y est excellent et en prime la vendeuse est souriante et l'ambience détendue. Avant de rentrer à notre GH, nous dégustons les fameux jus de fruits (shakes) que tant de voyageurs nous ont vantés. Banane, mangue, ananas, papaye, tomate, citron, pastèque, dragon fruit et j'en passe. Quel bonheur ! Durant notre voyage au Laos (et aussi au Cambodge), nous en consommerons tous les jours. Et tant pis pour les recommandations de ne pas consommer de boissons avec de la glace. Ces jus de fruits ne nous rendront jamais malades car la glace est d'origine industrielle. Elle est juste pilée sur place. Nous décidons de visiter les cascades de Kuang Si en tuktuk. RDV est pris pour un départ à 11h30. L'entrée du parc coûte 20 000 kips pp. Nous y trouvons d'abord un enclos occupés par plusieurs ours. Ces ours servaient d'animaux de cirque, étaient maltraités ou avaient été capturés par des braconniers. Une équipe de passionnés en prend soin et donne des explications sur la vie des ours dans le parc. Nous suivons ensuite le sentier qui conduit aux chutes. Il y a plusieurs niveaux de chutes et 2 bassins où l'on peut se baigner. L'endroit est très reposant. Beaucoup de familles profitent de la quiétude des lieux et nous voyons de magnifiques papillons d'une taille impressionnante Le lendemain matin, après avoir gravi la colline du Phu Si (env 350 marches à monter. 20 000 kips pp) qui comporte quelques jolis temples et stupas, nous visitons le palais royal. Puis, le dimanche, nous nous réveillons tôt pour voir l'offrande aux moines. Cette pratique religieuse consiste, pour les fidèles, à donner de la nourriture aux moines. Cela se passe dans la rue, juste devant l'école primaire de Luang Prabang. A 5 h du matin des cars, minubus et tuktuks convergent vers l'endroit. Manifestement, cette offrande attire de nombreux touristes. Les fidèles et certains touristes (en majorité des Asiatiques probablement bouddhistes) s'installent sur le trottoir, un panier de riz collant et des fruits à portée de main. Les fidèles prélèvent un peu de riz de leur panier et le jettent dans le bol des moines. Nous avons constaté que les moines eux-mêmes jetaient des petits sachets de riz à des mendiants ou des enfants qui quémandaient. En somme, les moines demandent l'aumône, les fidèles les nourrissent et gagnent ainsi quelques points dans leur spiritualité. Les mendiants et les nécessiteux profitent des dons des moines. Un très bon système bien réglé où tout le monde trouve son compte. Nous avons aussi remarqué la patience et (du moins en apparence) la tolérance des moines vis à vis de l'attitude peu respectueuse de certains touristes qui viennent prendre des photos à quelques centimètres de leur visage. L'après-midi, nous visitons le centre de l'Unesco qui forme de jeunes Laotiens aux métiers de la restauration des temples. Nous nous rendons aussi au Ock Pop Tok Living Crafts Centre qui encourage le tissage de la soie en particulier. Le lendemain, le tuktuk nous prend à 08h00 comme prévu et nous amène au départ des bateaux (celui que nous cherchions depuis plusieurs jours). Nous avons payé 130 000 kips pour le voyage en longboat et à la "capitainerie" en face de Galong 4, proche du café Mékong Le prix officiel est de 110 000 kips. Nous parvenons à obtenir une place dans un fauteuil (l'un de nous deux utilisera le banc) car nous sommes en compagnie de touristes hollandais qui n'hésitent pas à pousser pour s'asseoir sur les fauteuils et non sur le banc dur car le voyage dure 8 heures. Au début, le Mekong est large et calme. Par moment, notre pilote passe d'une rive à l'autre, preuve que des bancs de sable non visibles existent. A un moment donné, nous passons sur la rivière Nam Ou. Puis, les premières falaises apparaissent et la rivière devient tumultueuse. Le copilote descend et guide l'avant du bateau pour éviter les bancs de gravier (50cm d'eau, moins parfois au bruit que produit l'hélice). Au milieu de nulle part, le pilote s'arrête sur un banc de sable et tout le monde descend pour une pause sanitaire.Des enfants jouent avec des barques et plus loin des buffles d'eau se baignent. Seuls leurs cornes et leur mufle noir dépassent de l'eau créant ainsi une impression de pierre affleurante. Le co-pilote enlève notre hélice récalcitrante au marteau; le pilote quant à lui affûte une nouvelle hélice sur un caillou. Puis, le remontage de l'hélice peut commencer. Ensuite, nous remontons la rivière qui est de plus en plus agitée. L'expérience du pilote est constamment mise à l'épreuve. Nous avons la chance d'avoir un pilote qui connaît parfaitement sa rivière ! A chaque "rapide" nous voyons des chercheurs d'or filtrer le sable. Puis nous voyons des extracteurs de sable bricolés sur des radeaux de bambou avec un tapis pour sélectionner le sable et rejeter les pierres. Nous espérons qu'ils n'utilisent pas de mercure pour séparer l'or. En effet, la rivière est un lieu de vie central où les gens font leur toilette, lavent leurs légumes et leur linge et encore ... leurs motos. Une enfilade de "rapides" se présente et notre pilote nous débarque tous en nous enjoignant de marcher environ 15 minutes en bordure de rivière. Il est vrai que nous sommes en fin de saison sèche et que le niveau de la rivière est vraiment bas. Nous retrouvons notre embarcation et lorsque nous remontons à bord, le copilote est en train de limer l'hélice qu'il vient de changer. Cela a dû toucher en montant.
NongKhiaw En fin de journée, nous arrivons à NongKhiaw. Nous trouvons une chambre à la NamHoun GH. NongKhiaw ressemble à une ville étape. Il y a peu de choses à faire. Nous visitons les grottes à 2 km de la bourgade. La 1ère grotte ne présente pas d'intérêt. La seconde servait de banque centrale laotienne pendant la guerre du VietNam. L'accès se fait par un siphon qui conduit à une grande grotte. Il semble que le chemin continue, mais sans guide, Jean-Pierre décide de rebrousser chemin. Un guide aurait été nécessaire. Le soir, nous mangeons au Deen restaurant indien recommandé par le LP. Le lendemain, nous prenons le bateau pour MungNgoi Neua. D'après le LP, Mung Ngoi a tellement été bombardée pendant la guerre que les autorités ont décidé de déplacer le chef-lieu de la province à NongKhiaw jusqu'à ce que des voyageurs la redécouvrent et vantent la beauté de son cadre. Le parcours est en effet magnifique. La rivière serpente paisiblement au milieu de ces montagnes karstiques. Le spectacle est de toute beauté. Après moins de 2 heures de navigation (et 25 000 kips pp), nous arrivons à MungNgoi.
MuangNgoi Les touristes viennent ici pour les paysages, le kayaking et les treks vers les villages Hmongs, Kameu et Laaks. Nous logeons à la GH NingNing. Nous faisons le tour du village (une route de terre de 500m de long env). Le village n'est accessible que par voie fluviale. L'électricité est produite par un générateur depuis la tombée de la nuit jusqu'à 22h. Puis, plus rien, tout le monde va se coucher. Nous décidons de visiter les villages typiques des alentours et suivons un sentier sur quelques km puis nous acquittons d'un péage de 10 000 kips pour rentrer sur le territoire des villages (un panneau indique que cet argent bénéficie à l'école du coin) De là, nous suivons le chemin au bord d'une falaise. Le chemin est cahoteux. Il vient d'être ouvert pour laisser passer des tracteurs à deux roues généralement attelés à un char qui servent à transporter des gens et du matériel. La route a été également ouverte pour permettre une exploitation de bois. Nous observons les bûcherons: ils coupent les troncs jusqu'à 30 cm de diamètre à la machette. Les troncs dont le diamètre avoisine 80 cm semblent être coupés au moyen d'une scie à deux mains au vu des marques sur les troncs abattus. Pour scier ces gros troncs, les habitants utilisent un échafaudage qui leur permet de scier au-dessus des racines apparentes à environ 1,80 mètre du sol.Les bûcherons n'ont pas l'air d utiliser de tronçonneuses. Nous arrivons au village de Ban Na où de nombreux tisserands sont au travail. Ils préparent les paniers qui contiennent le riz collant et ce n'est pas pour les touristes. Nous nous désaltérons avec une bière servie par la tenancière d'un "café". La boisson a été placée dans une glacière dans laquelle des glaçons ont dû exister... Comme le village n'a pas d'électricité, tout doit provenir de MungNgoy. Nous retournons à MungNgoy en coupant à travers les rizières asséchées. Demain, nous reprendrons le chemin de Luang Prabang par le bateau jusqu'à NongKhiaw (25 000 kips pp) , puis par le bus jusqu'à Luang Prabang (55 000 kips pp). Nous voulons poursuivre notre voyage vers Vientiane avec le bus couchettes. Nous quittons MuangNgoi par le bateau. Nous redescendons la rivière et cette fois une belle vague embarque et nous arrose copieusement. Tout le monde rit. A l'arrivée, nous obtenons les deux dernières places dans le minibus pour Luang Prabang. Nous partons donc serrés à la Lao (16 personnes sur deux bancs). Un peu plus loin, le minibus croise un camion qui arrose la piste pour éviter la poussière. Les jets sont situés exactement à la hauteur de notre banc et malgré les coups de klaxon de notre chauffeur, nous sommes à nouveau copieusement arrosés. Nous faisons 50 mètres et le chauffeur stoppe pour embarquer 6 personnes supplémentaires: 3 dans la cabine et 3 derrière. Quelques km plus tard, notre chauffeur glisse 3 chaises d'enfants en plastique entre les jambes des voyageurs. Il invite les 3 derniers passagers à les utiliser ! Pendant tout le trajet, nous chargeons et déchargeons des passagers et des marchandises. Le voyage durera 4h30 pour 105 km. Nous arrivons enfin à la gare routière de Luang Prabang Sud et demandons des places dans le sleeping bus pour Vientiane. Il se trouve que le bus couchettes de ce soir est complet. L'employé offre à Jean-Pierre des places dans un bus sur le point de partir. Il accepte et quelques minutes plus tard, nous réalisons que nos places sont au dernier rang, que le bus ressemble à une fournaise et que nous sommes les seuls étrangers. Nous quittons la gare routière à 17h00. Durant toute la nuit, le bus s'arrêtera pour prendre les passagers qu'il trouve sur sa route et leurs bagages. Notre chauffeur est très prudent. Cela compense partiellement l'inconfort. La climatisation du bus fonctionne par intermittence. Lorsqu'elle ne fonctionne pas, c'est une poussière fine qui s'engouffre dans les tuyaux de la climatisation. Cette poussière irrite les voies respiratoires. Nous sommes partis à 17 heures et arrivons à la gare routière Nord de Vientiane à 06h30. La distance est de 383 km et la température doit avoisiner le 28 degrés C.
Re- Vientiane Nous négocions un tuktuk qui nous amène directement à la Mixay GH. Après de l'attente, nous obtenons une chambre et pouvons enfin prendre une douche et nous changer. Nous décidons que lundi, nous demanderons une extension de 5 jours de notre visa lao. Il nous reste à faire la boucle de Thakaek, le plateau des Boloven et les 4000 îles. Par la suite, nous comptons nous rendre au Cambodge pour visiter Angkor. Lundi matin nous prenons notre ticket de bus pour Thakaek (120 000 kips pp) Le bus part à 13h00. Arrivée prévue 17h00. Arrivée effective 18h30. Il fait déjà nuit. Le plan du LP, indique que le Thakaek Travel Lodge (90 000 kips la chambre avec sdb) se trouve à 400 mètres env. A la gare routière, les chauffeurs de tuktuk nous disent que l'hôtel se situe a 3-4 km. Puis, un hôtelier nous confirme les 3-4 km. Nous prenons donc un tuktuk pour 15 000 kips par personne (âprement négocié). A vue de nez, les 3 km y sont sur une route en mauvais état qui nous aurait obligés à porter nos sacs à dos à roulettes de nuit sans éclairage public .
Thakaek et la boucle Le lendemain, nous allons visiter Thakhaek. Il n'y a absolument rien à faire dans cette ville qui semble prise de léthargie et ignorer ce que "se presser" signifie. Donc, repos, promenade au bord du Mékong et jus de fruits sont au menu. Le jour suivant, nous décidons de faire la boucle de Thakhaek décrite dans le LP. Nous laissons nos bagages principaux au Thakaek Travel Lodge et partons avec un scooter de Mr Ku (100 000 kips par jour. Un loueur en ville loue des motos à 50 000 kips par jour si on loue pour plus de 3 jours, mais nous choisissons Mr. Ku pour son service). L'essence au Laos coûte plus d'un Euro le litre (en fonction de l'endroit où on l'achète). Comme recommandé par Mr. Ku, nous faisons la boucle dans le sens inverse des aiguilles de la montre. La route se déroule sous nos roues et nous visitons une grotte sur les 5 proposées sur le plan fourni par Mr. Ku (Buddah cave). En effet, nous avons déjà visité beaucoup de grottes au Laos. A Nakai, nous attaquons une route défoncée et en travaux. En arrivant à la GH nous constatons qu'un sac à dos s'est ouvert et que nous avons perdu les vêtements de rechange prévus pour ces quatre jours. Retour en arrière pour essayer de retrouver nos habits. Nous ne retrouvons que quelques sous vêtements. Passablement énervé, Jean-Pierre roule vite. A un endroit donné, plusieurs nids de poule se suivent. Notre pneu arrière crève. Nous hélons une camionnette et retournons au village précédent. Un mécanicien change notre chambre à air irréparable et nous demande 25 000 kips. Nous achetons des Tshirts de rechange au marché local puis reprenons notre route pour Thalang. Nous logeons au Sabaidi GH (la chambre coûte 50 000 kips). Plusieurs autres motos de Mr. Ku arrivent (7 ou 8). Le patron de la GH essaie de plaire à sa jeune clientèle. Il est sympa, mais nous trouvons les lits vraiment durs et les portions de repas petites. Nous parlons avec quelques personnes de ce groupe de jeunes de plusieurs nationalités européennes. Ils sont sympas. Le lendemain matin, nous subissons une grosse averse. Enfin, cela se calme et nous prenons la route. Après quelques km, notre pneu arrière crève à nouveau. Heureusement, dans le groupe de jeunes qui suit, Il y a un Anglais qui est équipé de minutes et d'un kit de réparation. Il place une rustine sur notre chambre à air et nous pouvons poursuivre notre route. Noua apprécions leur aide. Sans eux, il ne nous restait plus qu'à faire demi-tour. Entre Thalang et Laksao, la route est exécrable ! La distance est de 62km. Mr. Ku prévoit 4-5 heures! Et effectivement, on ne peut aller plus vite. Pendant la première partie de ce voyage, il n'y a pas de village. En cas de pépin sérieux, il faut retourner à Thaleng: Il y a peu de véhicules. La forêt est magnifique. Dans la 2ème partie du parcours, les engins de terrassement que nous voyons nous font craindre le pire pour cette forêt primaire. Nous traversons quelques villages. Les enfants nous saluent en riant. Ils agitent leurs mains à notre passage. Les habitants vivent en compagnie de poules, canards, buffles d'eau. Nous voyons aussi des paraboles. Ils n'ont pas grand chose, mais la télé, ils l'ont!! Nous arrivons enfin à Laksao après 4h de route. Quel soulagement! Nous prenons un petit lunch à Laksao, toujours en compagnie de l'équipe de jeunes juchés sur leurs motos Kalao de Mr. Kue, faisons le plein et retrouvons le goudron à notre grande joie. Peu après Laksao, nouvelle crevaison! Toujours ce pneu arrière. La chambre à air est à nouveau irréparable. La chambre à air est changée (20 000 kips) et nous repartons tous en groupe. Quelle chance nous avons eue de tomber sur cette équipe de jeunes si sympathiques et serviables. Nous visitons le "cool spring" a env. 3km de la route sur une piste poussiéreuse. C'est un bassin d'eau très fraîche où semblent se rendre tous les habitants du coin. Ils se baignent tout habillés et s'éclaboussent avec de grands rires, puis repartent sur leurs motos. A un moment donné, quelques habitants font la fête. Ils nous invitent tous à se joindre à eux. Nous apprendrons par la suite que c'est la journée de la femme. De la musique lao, quelques bières et un peu de nourriture. Ils sont vraiment sympas ces Laos. Mais nous devrons reprendre la route pour être à la grotte de Konglor avant la nuit. La route est bonne et nous arrivons sans souci à Konglor juste à la tombée de la nuit. Nous nous arrêtons à la Sylomyan GH pour la nuit car nous craignons qu'il n'y ait pas suffisamment de place pour toute l'équipe au Chanta House. Le lendemain, nous prenons la route avec l'équipe de motards de Mr. Ku. Ils ont pu trouver de la place pour tous dans les dortoirs. (Le dortoir n'est vraiment plus de notre âge). Nous visitons la grotte de Konglor. La grotte abrite des cavités intérieures hautes de plus de 100 mètres. Elle mesure 7 km et est traversée par une rivière qui mène au village de Ban Na Tan. Les guides nous montrent les chauve souris qui y logent. Nous circulons sur de petites barques en bois accompagnés d'un pilote et de son assistant. A un moment donné, nous descendons pour suivre un sentier éclairé avec de nombreuses stalactites et stalagmites. C'est vraiment beau. Parfois, nous devons descendre et marcher un peu car le niveau de l'eau est trop bas. A Ban Na Tan, nous visitons le village. Lors de notre visite, les habitants récoltaient et séchaient des feuilles de tabac qu'ils vendront par la suite à des cigarettiers. De retour à Konglor, une averse tropicale nous trempe tous en quelques minutes. Nous prenons congé de notre équipe de jeunes motards qui rentre à Thakaek le jour même. Ils ont vraiment été très gentils et serviables avec nous et nous les remercions. Nous partons à pied sur un chemin que nous indique le propriétaire de notre GH. Le village ressemble à tous les villages laos : enfants souriants, curieux et bavards, animaux qui vivent sous le même toit que la famille, chiens qui dorment sur la route et ne se déplacent même pas lorsqu'un véhicule arrive. Le soir, tous les GH sont complets. Le propriétaire de notre GH installe une natte et une moustiquaire pour des touristes qui n'ont pas trouver à se loger. Le lendemain, nous rentrons à Thakaek et arrivons sans encombre au Thakaek Travel Lodge. Nous récupérons nos bagages du store room et restituons la moto à Mr. Ku qui nous dit que nous aurions dû lui téléphoner à la 2ème crevaison car l'expérience lui a appris que cela provenait de la dimension des pneus qui est trop petite pour cette moto et que si nous l'avions appelé, il nous aurait envoyé quelqu'un pour nous changer le pneu. Mr Ku, nous aurions préféré savoir cela avant !
Pakse et la boucle du plateau des Boloven Le soir même, nous prenons un bus de nuit pour Pakse (30 000 kips pour 2 pour le tuktuk pour la gare routière + 60 000 kips pp pour le bus) et arrivons tôt le lendemain à Pakse. Accompagnés de quelques touristes, nous prenons un tuktuk pour le centre ville et arrivons au Sabaidi2 GH recommandé par le LP. Nous espérons obtenir une chambre dans cet établissement et, heureusement, nous l'avons (78 000 kips avec douche sdb). Nous nous renseignons sur les locations de moto pour le plateau des Boloven. Le prix est identique partout : 50 000 kips/jour si la location est de 3 jours min. Nous retournons à la GH et avons la chance de tomber sur un touriste qui revient du plateau des Boloven. Il a loué une petite moto pour 2 et nous donne quelques tuyaux. Nous louons une moto un peu plus puissante que les Hondas car Jean-Pierre préfère avoir de la réserve de puissance (nous payons 240'000 kips pour 4 jours). Nous partons pour Tad Lo. Cette première chute d'eau est jolie. Il y a possibilité de dormir chez l'habitant mais nous préférons un petit hôtel (70 000 kips la nuit). Nous mangeons chez Mama qui est une petite femme souriante et pleine d'énergie. Le soir, nous nous installons et passons notre commande; puis voyons les voyageurs du coin affluer. Manifestement, Mama est connue loin à la ronde. Sa nourriture est excellente et copieuse (55 000 kips pour 2). Nous y retournerons demain pour ses pancakes à la banane si réputés (15 000 kips le petit déj pour 1 personne composé d'un pancake et d'un milkshake). Le lendemain, nous partons vers Salavan. Nous nous rendons au marché et y achetons quelques fruits. Nous revenons sur nos pas en direction de Thateng et Sekong. Ces bourgades ne présentent guère d'intérêt. Ensuite, nous bifurquons à Ban Lak pour les chutes de Katamtok. Jean-Pierre conduit 18 km sur une piste en travaux. Certaines parties sont bonnes, mais la majorité ne l'est pas. Enfin, face à nous les chutes apparaissent. Elles sont magnifiques: plus de 100 m de haut. Cette cascade vaut vraiment le déplacement. Nous rebroussons chemin et allons loger à Attapeu. A Attapeu, nous constatons que les Vietnamiens sont très présents. Il est vrai que nous sommes tout près de la frontière vietnamienne. Nous passons la nuit dans un motel très bien tenu par des Vietnamiens (80 000 kips la nuit avec l'air conditionné qui fonctionne parfaitement). Le marché regorge de Tshirts et autres vêtements made in Vietnam. Le lendemain, nous revenons sur nos pas jusqu'à Thateng, puis prenons la direction de Paksong. A Thateng, nous allons voir Koffie Wong, un Hollandais établi là depuis env. 5 ans. Grand amateur de café, il le cultive et organise des tours de sa plantation avec explications et dégustation. Le tour dure entre 1h et 1h30 et coûte 50 000 kips par personne. Koffie nous raconte comment il s'est installé ici et explique que le système est matriarcal. Koffie est passionné et excellent businessman. Sur sa recommandation, nous logeons au Savanna GH (80 000 kips la chambre). Aujourd'hui, nous rentrons sur Pakse. Il y a 2 chutes d'eau importantes et nous voulons visiter au moins Tat Fane. En chemin, nous stoppons à une jolie petite chute nommée Tat Champee. Malheureusement, nous manquons Tat Fane car nous ne trouvons pas la bifurcation. Nous retournons à Pakse et rendons notre moto.
Les 4 000 îles Nous décidons de partir le lendemain pour Si Phandone (ou les 4 000 îles). Le matin à 8h, nous prenons un mini van poussif (50 000 kips pp sans les passages en bateau). Le mini van est bien complet et 2 de nos voisins sont assis sur des demi sièges. Le chauffeur nous dit que cela ne va pas durer longtemps. En effet, après env 1/2 h de route, l'une des touristes passe dans un autre petit bus en partance pour les 4000 îles. A Done Kong, nous débarquons 2 touristes, puis le mini van continue sa route et nous arrête au débarcadère pour Done Det et Done Khone. Nous payons le passage (20 000 kips pp). Une partie des voyageurs descend à Done Det réputée plus jeune et plus bruyante. Nous poursuivons notre route pendant quelques minutes et arrivons à Done Khone. Nous nous installons dans un bungalow de la GH Souksan (chambre à 50 000 kips la nuit). Le temps semble s'être arrêté ici. Personne n'est pressé à tel point que nous avons l'impression de casser les pieds de nos interlocuteurs lorsque nous commandons une consommation ou un repas dans un restaurant. Nous nous rendons à pied aux chutes de Li Phi qui sont très belles, même maintenant que nous sommes en saison sèche. Le lendemain, nous louons des vélos à notre GH et pédalons jusqu'au point d'où partent les bateaux pour voir les dauphins Irrawady, une espèce menacée. De retour à notre GH, nous nous renseignons sur le prix des billets pour le Cambodge. Par rapport à la distance, le prix est très élevé (176 000 kips pp incl. le passage en bateau). Nous faisons connaissance avec un couple de Français qui vient du Cambodge pour prêter main forte à une Franco laotienne qui construit des bungalows de standard et service occidental juste à côté de notre GH. Ces Français ont payé leur billet 17 USD de Kratie jusqu'au poste frontière. Cela ne vaut donc pas la peine de faire le trajet par petites étapes. Dans les 4 000 îles, nous avons aussi eu le sentiment que les îliens s'ennuyaient ferme. Ils passent une bonne partie de leur journée à regarder des séries à l'eau de rose à la télé et à suivre les spots publicitaires. Nous quittons le Laos ce matin. Nous avons aimé ce pays, ses paysages (formations karstiques si caractéristiques) et ses habitants, surtout les enfants qui hèlent les voyageurs en riant. Leur insouciance fait plaisir à voir.
Passage de la frontière Laos - Cambodge Vers 8h, le propriétaire de notre GH nous conduit dans sa barque jusqu'à Ban Nakasan. Là, nous trouvons l'endroit d'où partent les minibus à destination du poste frontière. Un représentant de la compagnie de bus propose à tous les touristes de passer par son intermédiaire pour obtenir leur sortie du Laos et visa du Cambodge moyennant un émolument de 10 USD pp. Il prétend que nous ne sortirons jamais du Laos ni n'entrerons au Cambodge sans payer de "frais" et que nous avons tout intérêt à passer par lui. Une bonne douzaine de touristes acceptent et lui remettent leur passeport. Quand on pense que le salaire moyen d'un employé est d'env. 150 USD par mois et que le salaire d'un fonctionnaire est encore plus faible, on comprend que c'est une excellente affaire pour lui. Après env. 1h et demie d'attente, 3 minibus se mettent en route. A la sortie du Laos, les douaniers nous réclament 2 USD par personne pour apposer le tampon de sortie. Plusieurs touristes rechignent. Nous réclamons un reçu. Les douaniers refusent et nous rendent nos passeports. Je leur demande leur nom. Ils ne veulent rien savoir et l'intermédiaire qui a réclamé 10 USD pp pour le service des passeports nous assure que réclamer ne sert a rien car "tout le monde s'en fout" (dixit). Nous payons 3 USD pour les 2 et obtenons nos sorties du Laos.
Nous passons du côté Cambodge. 1ère étape: Le contrôle de la température corporelle au prix de 1 USD pp. Le douanier se garde bien de prendre celle de Chantal car elle a pris froid et éternue juste devant lui... Ensuite, nous payons notre visa à 20 USD pp + 3 USD pp pour le douanier. Enfin, nous passons au dernier service qui applique un tampon au "prix" de 2 USD pp. Un Japonais qui a passé par les "services" du représentant de la compagnie de bus doit donner une rallonge de 7 USD avant de récupérer son passeport, histoire de rembourser les montants versés aux douaniers. Le système est bien rodé... Le LP l'avait annoncé. Nous attendons encore plus d'une heure avant qu'un minibus nous annonce qu'il part pour Kratie. Le minibus nous dépose à Steung Treng et nous transfère dans un autre minibus complètement pourri avec un pare-brise plein de fissures.. Le chauffeur attend presqu'une heure dans l'espoir que son véhicule se remplisse. Puis il prend la route. Chaque fois qu'il téléphone, c'est parce qu'il va prendre un ou des passagers supplémentaires. Nous avions vu beaucoup de choses lors de nos voyages en Afrique, notamment comment rentabiliser l'espace dans un taxi-brousse. Mais ce chauffeur a battu le record en réussissant à caser 24 personnes dans son minibus. 8 étaient assises dans le coffre. Pour monter, ces voyageurs devraient grimper sur les sacs à dos. La route a paraît-il été construite par les Chinois. Eh bien, ils ont dû oublier d'emporter le savoir-faire ou de bons matériaux car nous voyons des ornières impressionnantes. Les passagers assis dans le coffre se font entendre lorsque le chauffeur passe dans ces ornières car leur tête heurte le toit du coffre. Le chauffeur n'en a cure. Cela le fait rire. Je suis impressionnée par le calme des Cambodgiens. A aucun moment, ils n'élèvent la voix. Le chauffeur a bien de la chance d'avoir des clients si conciliants. Nous craignons de la casse pour nos bagages. Nous arrivons à Kratie juste avant la nuit. Un hôtelier nous alpague. Il oublie de nous dire que ses chambres n'ont pas d'eau chaude (USD 7 la chambre pour 2). Nous aurions dû poser la question.
Phnom Penh Nous réservons un "express minivan" pour Phnom Penh pour le lendemain (USD 15 pp). En raison de ce que nous lisons dans le LP sur les arrachages de sacs par des motocyclistes très violents, nous prenons des mesures de sécurité dignes de celles que nous prenions à Bogota ! Toutes nos valeurs sont dans des poches intérieures sauf bien sur l'appareil photo. Le départ est prévu à 7h-7h30. A 6h45, l'hôtelier frappe à notre porte car le minibus est déjà là. Le chauffeur conduit rapidement. Son arme, c'est le klaxon. Il s'arrête peu de fois et à aucun moment, nous ne sommes tassés comme le jour précédent. Nous arrivons à Phnom Penh au marché central juste avant midi. Jean-Pierre stresse car de nombreuses personnes attendent l'arrivée des vans. Elles scrutent les bagages et ouvrent les fenêtres du van de l'extérieur. Des mains essaient de saisir les bagages. Mais rien de grave ne se produit. Il suffit de dire NON avec obstination à toutes les sollicitations et de s'éloigner un peu. Ouf, nous avons tout le temps de trouver un hôtel. Nous prenons une chambre au Royal GH idéalement situé entre le front de mer et le marché central. Nous nous offrons une chambre avec air conditionné. La patronne est très aimable. Elle nous recommande de laisser nos passeports au moins dans un locker qu'elle met gratuitement à disposition de ses clients. Nous allons visiter le palais royal situé à quelques blocs. Il est splendide. Nous sommes en admiration devant cette architecture pleine de faste. Les Khmers sont de vrais artistes. En sortant, Chantal repère des coiffeurs pour hommes installés dans la rue. Et pourquoi ne se ferait-elle pas une couleur ? Ses cheveux en ont besoin. Plus loin, tous les salons de coiffure pour dames sont regroupés. Chantal demande si elles peuvent lui faire une couleur. Pas de souci. C'est pour quand ? Tout de suite. Parfait. Après l'application de la couleur, elle passe sous un casque qui projette de la vapeur. Le shampoing s'accompagne d'un massage de la tête complet fait avec beaucoup de douceur et très agréable. A tel point que Jean-Pierre se demandait ce qu'elles peuvent bien lui faire. Prix de la couleur et du massage USD 7. Le soir nous mangeons dans un restaurant thaï sur le front de rivière. Les plats sont goûteux et bien présentés. Cela fait plaisir de sortir du sempiternel riz poulet. Le lendemain, nous prenons un tuktuk et allons visiter la prison S21 à Tuol Sleung. L'autre face du Cambodge. C'est juste insoutenable. Des milliers de personnes ont été emprisonnées ici. Elles étaient torturées de manière organisée, systématique jusqu'à ce qu'elles avouent ce que l'on voulait leur faire dire. Puis elles étaient exécutées. Un massacre insensé et incompréhensible. Les Khmers rouges ont déplacé les Cambodgiens vers les campagnes, puis dans des zones encore plus reculées. Ils ont éliminé d'abord ceux qui occupaient des postes importants et leur famille, puis les intellectuels, puis toute personne sachant simplement lire et écrire. 1.7 million de Cambodgiens ont été tués. Il est probable que certains Khmers rouges occupent encore des postes clé. Les Cambodgiens en ont encore probablement pour longtemps avant de pouvoir faire la paix avec ce passé si douloureux. Quelques jours plus tard, nous rencontrons un Cambodgien qui nous demande si nous avons visité les "killing fields" (endroit situé à env.15 km de Phnom Penh où les Khmers rouges exécutaient leurs prisonniers après les avoir torturés). Il nous dit que sa mère se trouve là-bas... Demain nous partons pour Sianoukville
Sianoukville Sianoukville ne plaît pas à tout le monde. Beaucoup disent que c'est le St Tropez local. Et pourtant cette ville nous plaît. Est-ce dû au fait que nous sommes en basse saison ? Les plages sont magnifiques; des vendeuses de fruits, de crabes, de calamars et de langoustine passent nous offrir leurs produits. Elles sont absolument charmantes. Nous craquons pour des fruits puis pour des seiches grillées au charbon de bois. Nos craintes de voir de la prostitution enfantine (mineurs avec des adultes) sont dissipées. Nous prenons une excursion d'une journée en bateau pour les îles en face de Sianoukville (USD 15 pp avec le pique-nique de midi). Deux jours plus tard, bien rôtis par un soleil particulièrement traître, nous partons pour Kampot.
Kampot Nous voulons voir les plantations de poivre. Le tuktuk nous trouve une GH toute neuve au centre ville pour USD 8 la nuit. Nous louons une petite moto. Avant de partir, nous nous rendons à l'hôpital de Kampot où un médecin diagnostique de l'asthme à Chantal et lui prescrit 3 jours de traitement. L'hôpital nous remet des comprimés dans un petit sachet en plastique, donc nous ne saurons jamais quels médicaments le médecin a prescrits. Nous nous mettons en route et visitons une plantation de poivre Nous apprenons que le poivre, qu'il soit blanc, vert, rouge ou noir c'est toujours le même. Nous achetons du poivre à la plantation et sur la route. Puis nous nous rendons à Kep. C'est vraiment tout petit par rapport à Sianoukville. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons aux salines pour y faire des photos.
Re Phnom Penh Demain, nous retournons à Phnom Penh. Nous avons simplement séparé en 2 notre temps de parcours pour Siem Reap afin, d'arriver là-bas suffisamment tôt pour trouver une GH en toute tranquillité. Nous avons aussi profité de notre passage pour encaisser nos travellers cheques Thomas Cook qui ne sont pas les bienvenus en de nombreux endroits. Nous visitons aussi le musée d'art khmer (superbe). Nous sommes à nouveau impressionnés par les talents des Khmers.
Siem Reap (Angkor) L'arrivée à Siem Reap s'est mieux passée que nous le craignions. Un tuktuk nous a amenés au centre ville. Le chauffeur nous a d'abord emmenés à une GH qui ne nous a pas plu. Finalement, il a accepté de nous emmener aux Mandalay Inn et Popular GH qui sont juste l'une en face de l'autre. Nous choisissons le Popular GH avec air con. Siem Reap n'est pas vraiment représentatif du Cambodge. Tout est tourné vers le tourisme, et ce, depuis de nombreuses années. Les voyageurs en route pour les temples d'Angkor trouvent ici tous les services dont ils ont besoin. Évidemment, pour la gentillesse légendaire des Cambodgiens, ce n'est pas le meilleur endroit. Le chauffeur de tuktuk nous propose ses services pour 12 USD/jour. Nous prenons rendez-vous le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Angkor Vat. A 5h, il fait nuit, mais de nombreux tuktuks et motos sont déjà sur la route. Nous achetons un billet pour 3 jours non consécutifs à 40 USD/personne. Arrivés Angkor Vat, il fait encore nuit. Nous suivons la foule sans savoir exactement où elle va. Nous prenons place sur l'une des bibliothèques (nous l'apprendrons plus tard dans le guide sur Angkor dont nous avons fait l'acquisition). Il y a foule, le ciel rougeoie et le soleil apparaît enfin. Le temple est impressionnant. Nous l'avons vu de nombreuses fois en photo, mais là, c'est vraiment splendide. Angkor Vat a été construite au 12ème siècle. Puis nous nous rendons à Angkor Thom qui est une ville et non pas un temple. Nous aimons la Terrasse du Roi Lépreux et voyons la Terrasse des Éléphants. Le Bayon nous surprend par ses tours avec des têtes aux multiples orientations. Puis, à notre demande, le chauffeur nous conduit à Tha Prom où les fromagers se mêlent aux murs des temples. On ne sait pas si les arbres tiennent les murs ou si c'est le contraire. C'est vraiment impressionnant. L'empire khmer était gigantesque. Il englobait, en plus du Cambodge, tout le Laos, le nord de la Thailande et une partie du VietNam. Il a duré plus de 6 siècles. De nombreux souverains se sont succédés et différents courants religieux ont prévalu tout au long de cette période. Le bouddhisme vient de l'hindouisme, les bas-reliefs en témoignent.
Nous prenons rendez-vous avec notre chauffeur pour le surlendemain à 7h. Le jour dit, le chauffeur n'est pas là. Nous l'attendons une vingtaine de minutes, puis prenons un autre tuktuk Nous demandons au chauffeur de nous reconduire au Bayon car lors de notre première visite, nous n'avons pas remarqué de nombreux bas-reliefs. Nous poursuivons par Prasat Kravan, Neak Pean près d'un petit lac, le Mebon Oriental qui servait à l'époque de réservoir d'eau, Ta Som et Pre Rup. Ces temples sont un peu moins courus que les autres et nous les apprécions plus calmement. Nous visitons en fait les temples proposés dans le guide "Angkor, cite khmère" rédigé par Claude Jacques et Michael Freeman pour une visite de 3 jours, guide que nous recommandons à tout visiteur. Nous proposons à notre chauffeur de nous reprendre le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Srah Srang. Il a l'air tout content. Espérons qu'il ne nous fera pas faux bond. Le lendemain, comme prévu, le chauffeur est là à 5h. Nous admirons le lever de soleil sur Srah Srang. C'est magique et bien plus calme qu'Angkor Vat, Angkor Thom ou le Bayon. Le chauffeur nous conduit à Banteay Kdei, puis à Ta Prohm que nous visitons pour la seconde fois et où un vieux Cambodgien nous indique où prendre de belles photos, Ta Keo où les marches sont particulièrement étroites et raides, Thommanon et Chau Say Tavoda, restauré par les Chinois. Il est évident que l'empire khmer a traversé plusieurs siècles. Plusieurs styles cohabitent en fonction de la période à laquelle les temples ont été érigés. Certaines images se superposent. Des bas-reliefs ont été effacés et remplacés par d'autres en fonction de la religion dominante de l'époque (bouddhisme ou hindouisme). Il reste encore un énorme travail pour remettre en état de nombreux temples. Cela dépend en partie du financement des pays étrangers. La période des Khmers rouges a été néfaste pour les temples d'Angkor car, même si les Khmers rouges n'ont pas détruit les temples, ils ont notamment jeté les archives du Baphuon qui comportait des informations sur des dizaines de milliers de pièces. Nous avons terminé la visite des temples. Il n'est pas encore midi et le chauffeur nous propose de visiter Banteay Srei qui se trouve à 25 km env de Siem Reap (moyennant un supplément de 5 USD). Nous acceptons et il nous y conduit (compter env 45 minutes de route). Cet endroit est magique. Les temples sont très bien conservés et/ou ont été très bien restaurés. Bangkok Il nous reste un jour pour acheter nos billets de bus pour Bangkok (USD 14 pp). Nous choisissons le minibus qui part à 6h du matin afin d'avoir suffisamment de temps pour trouver une GH. L'arrivée est prévue à Khao San Road à Bangkok vers 14h. Les douanes cambodgienne et thaï se passent sans encombres. Dès que tous les passagers ont terminé toutes les démarches douanières, un autre minibus, thaï celui-là, nous conduit vers Bangkok. Ici, on conduit à gauche. La circulation est beaucoup plus rapide et plus stressante. On sent que les gens sont tendus. Nous arrivons à Khao San Road vers 15h ce qui est très bien vu les embouteillages monstrueux de cette ville. Nous prenons une GH sans vraiment en visiter plusieurs (4 Sons Plaza GH). Le prix est de Tbh 650 la chambre avec air con. Le patron n'est pas aimable. Nous posons nos bagages et cherchons des points de repère dans le quartier. C'est un endroit très touristique et animé. Plusieurs GH sont complètes. Nous n'osons imaginer ce que c'est en haute saison. Nous désirons changer de GH le plus rapidement possible. Le soir, nous dînons dans la rue. De nombreux étals proposent toutes sortes de plats très appétissants. Nous sommes impressionnés par la taille des fruits shakes. Khao San Road est LE quartier des backpackers avec ses avantages et ses inconvénients. Il n'y a pas de station de métro ou de skytrain à proximité, mais on peut prendre le bateau sur la rivière Chao Phraya et ça, c'est très pratique et bien sympa. Le quartier se trouve près du pont Rama VII caractéristique. Aujourd'hui, c'est mercredi. Nous prenons le bateau pour Chinatown. Le bateau, c'est comme les minibus dans la circulation, ils sont bondés, rapides et pressés. C'est un moyen agréable de se déplacer car on voit les vats (temples) au bord de la rivière. A Chinatown, nous avons visité un grand marché où l'on trouve vraiment de tout. Puis, nous avons pris le métro pour Silom Road. La circulation y est trépidante et c'est vraiment très bruyant. Nous avons revu les rues de Patpong. Nous ne logerons pas dans ce quartier. Puis, nous prenons le skytrain pour le centre commercial MBK. On trouve de tout à MBK. Comme nous cherchons essentiellement des vêtements, nous pouvons constater que toutes les marques sont présentes et le prix va avec. Toutefois, les articles qui ne portent pas de marques semblent bien coupés et à des tarifs bien plus raisonnables. Nous visitons quelques vats puis nous rentrons sur Khao San road à pied. Ce n'est pas si long que cela. Nous avons changé de GH pour moins cher (Thara House à Tbh 540 pour 2 avec salle de bains et aircon), plus sympa (ce n'est pas difficile) avec un service identique. Nous sommes plus proches des quais. C'est plus rapide pour prendre le bateau, mais un peu plus bruyant en raison des décibels générés par un bar tout proche. Nous constatons que les tuktuks annoncent des prix exorbitants pour de courts trajets. Conseil donc: ne pas utiliser ce mode de transport à Bangkok mais privilégier le métro, le skytrain ou le bateau. Les taxis (avec compteur) semblent également être une option possible. Nous visitons Chatuchak, le plus grand des marchés de Bangkok où nous achetons quelques habits et souvenirs pour nos proches. Nous terminons nos courses au MBK. Faire des achats de vêtements à Bangkok ne nous semble pas plus intéressant qu'à Phnom Penh. Hormis pour des faux qui ne nous intéressent pas, les prix sont élevés et les vendeurs peu intéressés à vendre (sauf dans la rue). Dimanche, nous retournons au quartier chinois par bateau Chao Phraya et nous écumons toutes les petites ruelles de ce quartier. Le soir, après notre repas, un énorme orage éclate. En 15 minutes, l'eau monte dans les rues. Impressionnant ! Le lendemain, il n'y a plus rien: l'eau s'est évacuée et le soleil est revenu. La date de notre retour approche. Cela fait maintenant 2 mois que nous sommes partis et nous nous réjouissons de retrouver notre famille. Nous réservons nos places dans un des nombreux minibus qui partent de Khao San road pour l'aéroport. Tout se passe bien. Le minibus nous lâche devant l'aéroport en 3ème file. Personne ne semble s'en offusquer. Nous entrons dans l'aéroport et effectuons les formalités sans aucun problème.
Je me lance pour mon premier récit de voyage. Le français n'étant pas ma langue maternelle n'hésitez pas à corriger mes fautes par MP.
Dans ce récit j'essaye de me focaliser sur les événements marquants, plutôt que de m'attarder sur les lieux visités.
Après six déplacements de suite (voyages, stages et échange universitaire) en Amérique Latine et un total de quasi un an et demi sur ce merveilleux continent, j'avais envie de découvrir autre chose. Mon choix s'est fait un mois et demi avant mon départ en regardant des guides de voyage à l'aéroport! Les images du Delta de Mekong et des temples d'Angkor m'ont convaincu!
Travaillant en Algérie et voulant voir deux jours ma famille avant mon départ, il m'a fallu 5 vols pour arriver à Saigon: HME - ALG, ALG - CDG, CDG - VIE, VIE - CDG & CDG - SGN. Heureusement que ces vols me font gagner des miles!
Ce qui m'a frappé à l'arrivée à Saigon était la foule de motos sur la route. On aurait dit une fourmilière en perpétuel déplacement. J'apprends que pour traverser une rue il suffit de marcher à un rythme régulier, les motos vont bien trouver un chemin tout en évitant les piétons. Cela est assez effrayant les premières fois, surtout quand on franchit la ligne qui sépare les deux sens de circulation.
Après avoir traversé prudemment plusieurs routes, je me pose dans un restaurant, qui m’avait l’air sympathique : deux étages avec une cour intérieure ouverte, beaucoup de locaux et des plats qui sont chauffés au milieu de la table. Bref ça me tentait bien. C’est mon premier voyage seul et c’était assez étrange de s’asseoir seul à table, toutes les autres tables sont occupées par au moins deux, souvent par bien plus. J’aperçois alors les clients manger avec les baguettes. N’ayant pas du tout préparé mon voyage par manque de temps, je n’avais même pas pensé à ce petit détail. Hélas je ne pensais pas vraiment savoir manger avec, mais il s’est vite avéré qu’avec un peu d’aide on l’apprend rapidement. Quand je commence à siroter ma bière Tiger, quelqu’un s’approche de moi et me demande si je voulais dîner avec leur groupe de six personnes. Bonne surprise dès le premier soir, finalement pas besoin de manger tout seul ! Le groupe est composé de cinq Vietnamiens apparemment assez riches (iPhone 4, études faites en Australie et ailleurs, …) et un Japonais. Nous avons dîné une soupe avec différents poissons, qui était en train d’être chauffée au milieu de la table. Au menu également des petites crêpes de riz fines, qu’il fallait remplir avec de la salade, de la menthe, de la viande et d’autres légumes. Succulent !
Une fois le dîner terminé, ils me proposent de les suivre en bar / boîte, chose que je ne peux pas refuser ! En plus décalage horaire obligé, je n’étais pas fatigué du tout. Nous nous dirigeons alors au Velvet http://www.unidesign.asia/en/portfolio-item?i=33 La musique est électro et pop, avec les derniers tubes, j’aime bien ! En plus il y a pleins de jolies jeunes femmes :p ! Mes nouvelles connaissances avaient réservé deux tables et nous avons commandé trois bouteilles de vodka. Et là surprise : on nous sert deux immenses bols de fruits bien décorés, des Orangina à volonté en plus de la vodka. Nous avons un serveur dédié, qui nous rempli le verre, dès qu’il commence à se vider et une personne de la sécurité qui s’occupe également de notre table. Service VIP ! Après avoir beaucoup rigolé et un peu dansé, la soirée s’achève assez tôt par rapport à l’Europe. Il me semble qu’il n’était même pas 2h. Cette superbe soirée aura quand même coûté environ 40 € par tête, pas négligeable pour le Vietnam. Mais cela valait absolument le coût ! Quel merveilleux début, merci à l’accueil des Vietnamiens !
To be continued...
Après six déplacements de suite (voyages, stages et échange universitaire) en Amérique Latine et un total de quasi un an et demi sur ce merveilleux continent, j'avais envie de découvrir autre chose. Mon choix s'est fait un mois et demi avant mon départ en regardant des guides de voyage à l'aéroport! Les images du Delta de Mekong et des temples d'Angkor m'ont convaincu!
Travaillant en Algérie et voulant voir deux jours ma famille avant mon départ, il m'a fallu 5 vols pour arriver à Saigon: HME - ALG, ALG - CDG, CDG - VIE, VIE - CDG & CDG - SGN. Heureusement que ces vols me font gagner des miles!
Ce qui m'a frappé à l'arrivée à Saigon était la foule de motos sur la route. On aurait dit une fourmilière en perpétuel déplacement. J'apprends que pour traverser une rue il suffit de marcher à un rythme régulier, les motos vont bien trouver un chemin tout en évitant les piétons. Cela est assez effrayant les premières fois, surtout quand on franchit la ligne qui sépare les deux sens de circulation.
Après avoir traversé prudemment plusieurs routes, je me pose dans un restaurant, qui m’avait l’air sympathique : deux étages avec une cour intérieure ouverte, beaucoup de locaux et des plats qui sont chauffés au milieu de la table. Bref ça me tentait bien. C’est mon premier voyage seul et c’était assez étrange de s’asseoir seul à table, toutes les autres tables sont occupées par au moins deux, souvent par bien plus. J’aperçois alors les clients manger avec les baguettes. N’ayant pas du tout préparé mon voyage par manque de temps, je n’avais même pas pensé à ce petit détail. Hélas je ne pensais pas vraiment savoir manger avec, mais il s’est vite avéré qu’avec un peu d’aide on l’apprend rapidement. Quand je commence à siroter ma bière Tiger, quelqu’un s’approche de moi et me demande si je voulais dîner avec leur groupe de six personnes. Bonne surprise dès le premier soir, finalement pas besoin de manger tout seul ! Le groupe est composé de cinq Vietnamiens apparemment assez riches (iPhone 4, études faites en Australie et ailleurs, …) et un Japonais. Nous avons dîné une soupe avec différents poissons, qui était en train d’être chauffée au milieu de la table. Au menu également des petites crêpes de riz fines, qu’il fallait remplir avec de la salade, de la menthe, de la viande et d’autres légumes. Succulent !
Une fois le dîner terminé, ils me proposent de les suivre en bar / boîte, chose que je ne peux pas refuser ! En plus décalage horaire obligé, je n’étais pas fatigué du tout. Nous nous dirigeons alors au Velvet http://www.unidesign.asia/en/portfolio-item?i=33 La musique est électro et pop, avec les derniers tubes, j’aime bien ! En plus il y a pleins de jolies jeunes femmes :p ! Mes nouvelles connaissances avaient réservé deux tables et nous avons commandé trois bouteilles de vodka. Et là surprise : on nous sert deux immenses bols de fruits bien décorés, des Orangina à volonté en plus de la vodka. Nous avons un serveur dédié, qui nous rempli le verre, dès qu’il commence à se vider et une personne de la sécurité qui s’occupe également de notre table. Service VIP ! Après avoir beaucoup rigolé et un peu dansé, la soirée s’achève assez tôt par rapport à l’Europe. Il me semble qu’il n’était même pas 2h. Cette superbe soirée aura quand même coûté environ 40 € par tête, pas négligeable pour le Vietnam. Mais cela valait absolument le coût ! Quel merveilleux début, merci à l’accueil des Vietnamiens !
To be continued...
Bonjour, et bonne année à tous !
Voilà, c'est décidé, notre prochaine destination pour juillet août, sera le Cambodge.
Pour le moment, rien n'est encore préparé, j'ai juste survolé quelques post et les tarifs pour les billets d'avion. Je suis assez surprise de voir que beaucoup de voyageurs ne passent que quelques jours au Cambodge.
Pensez-vous que rester 17 jours, cela fasse trop ? Je suppose qu'il n'y a pas que les temples d'Ankor à visiter et qu'il y a d'autres lieux intéressants ?
(Je trouve un peu dommage de faire une visite "éclair" dans un pays si lointain sans avoir le temps s'imprégner de la vie de ce pays). Mais peut-être que les structures ne le permettent pas ?
Ce serait sympa de me donner votre avis.
Nicole 33.
PS : Quelqu'un aurait-il des tuyaux pour avoir des tarifs intéressants avec Air France ??
PS : Quelqu'un aurait-il des tuyaux pour avoir des tarifs intéressants avec Air France ??
On dit dans les medias locaux que la Thailande ferme ses frontieres avec le Cambodge, qu'en est il ?
Bonjour!!!
Je me demandais si il y a des endroits au cambodge ou au Laos ou il possible de passer la nuit dans un hamac. Je n'ai pas l'intention d'emporter le mien avec moi et de faire du "hamac sauvage"; mais si il y avait des endroits ou il est possible d'en louer un, ca me ferai vraiment rever.....
Donc, si vous avez des adresses..... merki
Je me demandais si il y a des endroits au cambodge ou au Laos ou il possible de passer la nuit dans un hamac. Je n'ai pas l'intention d'emporter le mien avec moi et de faire du "hamac sauvage"; mais si il y avait des endroits ou il est possible d'en louer un, ca me ferai vraiment rever.....
Donc, si vous avez des adresses..... merki
Salut à tous les fanas du Cambodge,
Bon, là je me lance dans un drôle de pari, mais pourquoi pas organiser une rencontre sur Phnom Penh vu le nombre de voyageurs qui y seront présent courant Janvier ....
A force de lire tous les posts ayant trait au Cambodge, je me rend compte que nous serons plusieurs à y être ce mois là, donc je propose que l'on tente de faire une rencontre aux alentours du 20 Janvier ..... je dois déjà rencontrer deux ou trois forumistes, mais ce serait sympa de se retrouver à plusieurs ... en Octobre, on était deux avec Kob ... 🤪, on devrait pouvoir battre ce record d'affluence ..... 😉
Je lance l'idée, donc si celà intéresse quelques voyageurs, j'attends vos suggestions et je m'occupe de l'intendance sur place ..... et celà serait la première réunion de voyageforum hors France et Québec ..... et mettrait un peu de baume au coeur de François qui a du renoncer à Québec 2005, mais ce n'est que partie remise ......
A bientôt j'espère ....
Bon, là je me lance dans un drôle de pari, mais pourquoi pas organiser une rencontre sur Phnom Penh vu le nombre de voyageurs qui y seront présent courant Janvier ....
A force de lire tous les posts ayant trait au Cambodge, je me rend compte que nous serons plusieurs à y être ce mois là, donc je propose que l'on tente de faire une rencontre aux alentours du 20 Janvier ..... je dois déjà rencontrer deux ou trois forumistes, mais ce serait sympa de se retrouver à plusieurs ... en Octobre, on était deux avec Kob ... 🤪, on devrait pouvoir battre ce record d'affluence ..... 😉
Je lance l'idée, donc si celà intéresse quelques voyageurs, j'attends vos suggestions et je m'occupe de l'intendance sur place ..... et celà serait la première réunion de voyageforum hors France et Québec ..... et mettrait un peu de baume au coeur de François qui a du renoncer à Québec 2005, mais ce n'est que partie remise ......
A bientôt j'espère ....
Bonjour,
Tout d’abord, surout merci à Abalone, Esethi, Jeansellier, Larsay et Ottlnpac pour vos conseils durant la mise en place de notre voyage ainsi qu’à d’autres forumeurs.
Donc, voici après gràce à vous et après réfléxion de notre part, voici notre itinéraire :
1er Jour Hong-Kong – HCMV
Arrivée à l’aéroport, puis aller à l’hôtel Madame Cuc 64.
Diner au Café Zoom
2eme Jour HCMV
Départ pour la promenade à pied du lonely : centre ville et district 1 (saigon)
3eme Jour HCMV-VINH LONG
Prendre un taxi (Mailinh) pour la gare routière de Cholon ou gare des bus de Mien Tay, pour prendre le bus direction Vinh Long 3h de trajet
Installation au Ngoc Trang Hotel et Réservation à Cuu Long tourist pour faire un circuit
4eme Jour VINH-LONG
Départ de l’hôtel avec Cuu Long tourist
Circuit: marché de Cai Be – Dong Hoa Hiep – An Binh (nuit chez l’habitant) – Binh Hoa Phuoc – Vinh Long.
Départ d’hôtel à 8:00 heures. Il faut une heure et demie de route pour arriver à My Son. On a de la chance de contempler et explorer la beauté et la civilisation Cham au XV siècle. On va prendre le bateau à moteur a midi pour visiter un village fabriquant du porcelain. On prend le déjeuner dans le bateau avant le retour.
11ème Jour HOI AN –HUE
Prendre le bus direction Hué avec The Shin Tourist.
Départ 14h (durée : 4h),
Installation Thai Binh Hotel2.
Repas au Tropical Garden Restaurant
12ème Jour HUE
Le matin :
Visite de la citadelle : Tour du drapeau et enceinte impériale
Déjeuner au Y Thao garden
Après-midi : déambulation dans la citadelle et rejoindre le lac Tang Tau
Retour à l’hôtel
13ème Jour HUE
Matin : visite du marché Dong Ba
Après-midi : louer les vélos à l’hôtel et faire une balade le long de la rivière au parfum jusqu’à la pagode Thiem Mu (dame céleste) ou y aller par bateau.
Retour à l’hôtel
14ème Jour HUE – NINH BINH
* Train de 07h15 arrivée à 17H47 catégorie SE6, air conditionnée soft seat.
http://www.seat61.com/Vietnam.htm#Northbound%20timetable
Arrivée à Ninh Binh, prendre un taxi jusqu'à Tam Coc
Installation Chez Loan
15ème Jour Tam Coc
Le matin : Se lever tôt, aller à l’embarcadère pour prendre le bateau. (durée 2H)
L’après-midi : prendre des vélos à l’hôtel (gratuit, réserver le matin) puis direction La pagode de Hang Mua.
16ème Jour Tam Coc-Hoa Lu-Tam Coc
Prendre un vélo puis direction Hoa Lu
17ème Jour : Tam Coc – Hanoi
Matin : dodo, tranquille
Aprem : direction Hanoi,
Installation à l'hôtel Thu giang et on flane dans la ville
18ème Jour : Hanoi
Aller au district de Hoan Kiem, à l’agence ODC pour réserver la croisière sur la baie d’Along http://www.odctravel.com.vn/tours/detail/200/Spectacular-Halong-Bay.html
Promenade à pied du Lonely : Vieille ville
le soir : spectacle de marionnette sur l’eau
19ème Jour : Hanoi - Baie d’Along Spectaculaire baie d'Halong Jour 1: Hanoi - Halong (-/L/D) ODC Voyage
ODC Voyage guide et le chauffeur viendra vous chercher à 7:30-8:00 à votre hôtel et transfert à la baie d'Halong (170km). Escale à des ateliers de céramique et de broderie à la main à Hai Duong (15 minutes) pour se rafraîchir et prendre des photos. Arrivée dans la baie d'Halong, embarquez sur une offre et transfert à l'embarcation en bois de luxe pour une croisière dans la baie d'Halong. Après avoir savourer un déjeuner délicieux fruits de mer sur le bateau, visite de la grotte Sung Sot - la grotte la plus belle baie d'Halong. Visitez aussi un village de pêcheurs, le poisson - ferme, prendre des photos et puis en kayak pour visiter Luon Cave, ainsi que la natation, se détendre et profiter de bains de soleil .... Souper aux fruits de mer frais et d'un spectacle de musique traditionnelle à bord. Nuit à bord.
20ème : Baie d’Along- Hanoi
Jour 2: Baie d'Halong - Hanoi (B/L/-)ODC Voyage
Rising up pour le petit déjeuner et la croisière pour admirer le paysage beau matin du site du patrimoine mondial. Escale pour la baignade, la plongée, etc Sur le chemin du retour à Halong, vous aurez une chance pour les visites touristiques à l'île de Dinh Huong (brûleur d'encens), Cho Da Island (chien de pierre), et Ga Choi Island (coqs de combat). Après avoir déjeuné dans un restaurant à Halong City, le retour à Hanoï et retour à votre hôtel.
21ème : Hanoi
Matin, début d’aprem : Mausolée Hochi Minh, flaner près du lac de l’Ouest
Aprem : Temple Litérature et retour à pied centre ville (flaner)
22ème Jour : Hanoi – Tokyo
Budget : 740€ pour nous 2 (avion non compris car billet TDM)
Voila ! Alors, qu’en pensez-vous ?
PS : On est en réflexion pour Sapa car voir suivant budget par rapport aux autres pays
Tout d’abord, surout merci à Abalone, Esethi, Jeansellier, Larsay et Ottlnpac pour vos conseils durant la mise en place de notre voyage ainsi qu’à d’autres forumeurs.
Donc, voici après gràce à vous et après réfléxion de notre part, voici notre itinéraire :
1er Jour Hong-Kong – HCMV
Arrivée à l’aéroport, puis aller à l’hôtel Madame Cuc 64.
Diner au Café Zoom
2eme Jour HCMV
Départ pour la promenade à pied du lonely : centre ville et district 1 (saigon)
3eme Jour HCMV-VINH LONG
Prendre un taxi (Mailinh) pour la gare routière de Cholon ou gare des bus de Mien Tay, pour prendre le bus direction Vinh Long 3h de trajet
Installation au Ngoc Trang Hotel et Réservation à Cuu Long tourist pour faire un circuit
4eme Jour VINH-LONG
Départ de l’hôtel avec Cuu Long tourist
Circuit: marché de Cai Be – Dong Hoa Hiep – An Binh (nuit chez l’habitant) – Binh Hoa Phuoc – Vinh Long.
Départ d’hôtel à 8:00 heures. Il faut une heure et demie de route pour arriver à My Son. On a de la chance de contempler et explorer la beauté et la civilisation Cham au XV siècle. On va prendre le bateau à moteur a midi pour visiter un village fabriquant du porcelain. On prend le déjeuner dans le bateau avant le retour.
11ème Jour HOI AN –HUE
Prendre le bus direction Hué avec The Shin Tourist.
Départ 14h (durée : 4h),
Installation Thai Binh Hotel2.
Repas au Tropical Garden Restaurant
12ème Jour HUE
Le matin :
Visite de la citadelle : Tour du drapeau et enceinte impériale
Déjeuner au Y Thao garden
Après-midi : déambulation dans la citadelle et rejoindre le lac Tang Tau
Retour à l’hôtel
13ème Jour HUE
Matin : visite du marché Dong Ba
Après-midi : louer les vélos à l’hôtel et faire une balade le long de la rivière au parfum jusqu’à la pagode Thiem Mu (dame céleste) ou y aller par bateau.
Retour à l’hôtel
14ème Jour HUE – NINH BINH
* Train de 07h15 arrivée à 17H47 catégorie SE6, air conditionnée soft seat.
http://www.seat61.com/Vietnam.htm#Northbound%20timetable
Arrivée à Ninh Binh, prendre un taxi jusqu'à Tam Coc
Installation Chez Loan
15ème Jour Tam Coc
Le matin : Se lever tôt, aller à l’embarcadère pour prendre le bateau. (durée 2H)
L’après-midi : prendre des vélos à l’hôtel (gratuit, réserver le matin) puis direction La pagode de Hang Mua.
16ème Jour Tam Coc-Hoa Lu-Tam Coc
Prendre un vélo puis direction Hoa Lu
17ème Jour : Tam Coc – Hanoi
Matin : dodo, tranquille
Aprem : direction Hanoi,
Installation à l'hôtel Thu giang et on flane dans la ville
18ème Jour : Hanoi
Aller au district de Hoan Kiem, à l’agence ODC pour réserver la croisière sur la baie d’Along http://www.odctravel.com.vn/tours/detail/200/Spectacular-Halong-Bay.html
Promenade à pied du Lonely : Vieille ville
le soir : spectacle de marionnette sur l’eau
19ème Jour : Hanoi - Baie d’Along Spectaculaire baie d'Halong Jour 1: Hanoi - Halong (-/L/D) ODC Voyage
ODC Voyage guide et le chauffeur viendra vous chercher à 7:30-8:00 à votre hôtel et transfert à la baie d'Halong (170km). Escale à des ateliers de céramique et de broderie à la main à Hai Duong (15 minutes) pour se rafraîchir et prendre des photos. Arrivée dans la baie d'Halong, embarquez sur une offre et transfert à l'embarcation en bois de luxe pour une croisière dans la baie d'Halong. Après avoir savourer un déjeuner délicieux fruits de mer sur le bateau, visite de la grotte Sung Sot - la grotte la plus belle baie d'Halong. Visitez aussi un village de pêcheurs, le poisson - ferme, prendre des photos et puis en kayak pour visiter Luon Cave, ainsi que la natation, se détendre et profiter de bains de soleil .... Souper aux fruits de mer frais et d'un spectacle de musique traditionnelle à bord. Nuit à bord.
20ème : Baie d’Along- Hanoi
Jour 2: Baie d'Halong - Hanoi (B/L/-)ODC Voyage
Rising up pour le petit déjeuner et la croisière pour admirer le paysage beau matin du site du patrimoine mondial. Escale pour la baignade, la plongée, etc Sur le chemin du retour à Halong, vous aurez une chance pour les visites touristiques à l'île de Dinh Huong (brûleur d'encens), Cho Da Island (chien de pierre), et Ga Choi Island (coqs de combat). Après avoir déjeuné dans un restaurant à Halong City, le retour à Hanoï et retour à votre hôtel.
21ème : Hanoi
Matin, début d’aprem : Mausolée Hochi Minh, flaner près du lac de l’Ouest
Aprem : Temple Litérature et retour à pied centre ville (flaner)
22ème Jour : Hanoi – Tokyo
Budget : 740€ pour nous 2 (avion non compris car billet TDM)
Voila ! Alors, qu’en pensez-vous ?
PS : On est en réflexion pour Sapa car voir suivant budget par rapport aux autres pays
大家好 !bonjour tout le monde ! A propos du Viet Nam. Je ne m’adresse à personne en particulier. Je voudrais simplement dire ce que je pense à propos des « arnaques aux touristes » au Viet Nam. Pour moi, une des premières cause de ces arnaques vient du fait que l’on désigne le VN comme un « pays facile pour le touriste » Pourquoi le VN qui partage une bonne partie de sa culture, de son histoire et de sa façon de vivre avec la Chine est il considéré « façile » et que cette derniere est classée dans les pays difficiles ? Mystere. Qu’est-ce que cela veut dire ??? existe-t-il des pays plus facile que d’autres ??? On ne peut tout de même pas mettre sur un même pied, partir en vacances à la Costa del sol et voyager au VN.Le voyage au VN et en asie en géneral doit se préparer. Personne ne le fait. C’est la le problème.La plupart des gens partent sans aucune connaissance du monde asiatique pensant tout découvrir sur place. Enorme erreur. La culture de l’Asie ne se découvre pas sur place mais dans les livres. Jamais un asiatique ne se déplacera dans un pays étranger sans en connaitre d’abord ni la culture ni la langue, sauf si son business l’y oblige Ils ne comprenent pas pourquoi la plupart des occidentaux qui viennent chez eux n’ont aucune connaissance de leur société. Ce qui est aussi difficile pour les vietnamiens, c’est aussi l’attitude de bon nombre de touristes : il se baladent torse nu, bierre à la main, parlent fort et les filles se baladent en ville comme à la plage... cela choque. Certains vont me dire que les « locaux » font comme cela aussi !Mais justement, ce sont des locaux ! ils pensent que c’est un manque de repect quand ils voient les touristes faire ca car pour eux chaque étranger est un peu l’ambassadeur de son pays. Le Vietnamien est un peuple fier et difficile cela va sans dire et en plus ils sont « les rois de l’argent ». Qu’ils essayent par touts les moyens de faire de l’argent, c’est vrai. D’ailleurs, seul les occidentaux considèrent ce pays comme une destination façile, les autres voyageurs asiatiques savent à quoi s’en tenir. Il faut aussi rajouter l’histoire récente du Viet Nam-colonisation, guerres-ainsi que la réalité socio-économique des Viets : pour eux la vie n’est pas aussi simple qu’en France. L’administration passe son temps à arnaquer ses consitoyens. Bien-sur, il faut concilier des points de vue radicalement opposés et pour bien appréhender la culture du VN et de l’Asie il faudrait faire des études d’orientalisme !!!! ( ce que j’ai fais et qui n est pas le cas de tout le monde. Rajoutons quelques origines mandchoues et europeennes, donc j’ai plus façile à comprendre. Ce qui ne veux pas dire que c est facile d’etre metis en asie...) Non le VietNam n’est pas un pays facile et seule une longue pratique fera découvrir les beautés cachés de sa culture ! Un jour un chinois m’a dit : si tu veux apprendre la culture chinoise, apprend d’abord le chinois à l’université, ensuite vit et travaille en Chine pendant 10 ans et seulement à ce moment la tu commencera à comprendre un peu... Hier soir un vietnamien m’as dit à peu près la même chose...
Aujourd'hui, 7 mai 2009, c'est le 55e anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, 57 jours d'enfer integral. Les chiffres parlent: 15 700 hommes du cote francais au debut de la bataille, 11 700 survivants le 7 mai, dont 4400 blesses; ayons une pensee pour toutes les victimes -francaises et viets- de cet effroyable gachis commis par les politiciens de tous bords et de tous poils -les anglais ont ete plus beaucoup plus intelligents avec leurs colonies- et une pour les 7600 (sur 10 900, soit 70%) prisonniers francais morts en 4 mois dans les effroyables camps du vietminh
Bonjour,
Le Delta du Mékong fait souvent partie de votre programme de visite au Viêtnam, même en période de mousson.
Voici une illustration de ce qui vous attend. Si vous savez garder le sourire de Miss Monde, alors le Delta du Mékong est pour vous.
Avec l'autorisation officielle de VNExpress
Le Delta du Mékong fait souvent partie de votre programme de visite au Viêtnam, même en période de mousson.
Voici une illustration de ce qui vous attend. Si vous savez garder le sourire de Miss Monde, alors le Delta du Mékong est pour vous.
Avec l'autorisation officielle de VNExpressHello everyone,
At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal. There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.
So, back to Asia at the end of 2023. After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time. And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.
A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip! So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.
The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes. For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi. Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go... From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands. That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings). Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!). On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.
So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!

At the start of November, a bit of rest before winter will be perfect to kick off this travel journal. There aren’t many recent journals about this part of the world, so I’ll take the plunge—my way of celebrating the (unexpected) return of this forum, which has been such a big part of my life for over 15 years.
So, back to Asia at the end of 2023. After Myanmar in 2015 and Vietnam in 2018, we’ve chosen Laos this time. And when talking with friends (you know how it is—everyone asks, "So, where are you going this year?"), a couple of friends asked to join us ("You see, my wife dreams of a trip to Asia, and I dream of traveling like you, independently"). We’ve spent a week with them (and other friends) in Portugal, so we know they’re easygoing and flexible. They’ll only be with us after Christmas (due to lots of grandkids), so deal—we’re bringing them along! A new experience for us.
A new experience that’ll start with tweaking the itinerary. Originally, I planned to stay a month in Laos, but what could be more magical for my friend’s wife than discovering Asia by way of Angkor! Plus, our two daughters asked for some beach time at the end of the trip! So, it’ll be Laos and Cambodia—neither of which we’ve visited before, so no complaints there.
The route will be pretty classic, though a bit scattered to fit our dates and wishes. For us, we’ll arrive in Luang Prabang (LP) to take some time to acclimate, then a few days in the northern Laos mountains, Nong Khiaw and Muang Ngoi. Back to LP for a direct flight to Pakse. Yes, I know—so many amazing places we’ll miss along the way, but as you know, choosing means letting go... From Pakse, I’m leaving a few days open (no bookings), but I’m eyeing Champassak and the 4,000 Islands. That’s where Mariel and Naty (our friends!) will join us on December 30th. I’ve tentatively added the Bolaven Plateau loop to the plan (still no bookings). Their Laos adventure will be short—by January 3rd, we’ll cross the border into Cambodia, heading straight to Siem Reap for 5 days. Then, I’ll fulfill my promise with a magical detour to Koh Rong Sanloem via a night bus (a must-do in Asia!). On to Phnom Penh for 2 days—where our trip ends, while Mariel and Naty will stop in Bangkok for 3 days before flying home.
So, fasten your seatbelts, flight attendants at the doors, and sorry for the long intro—here we go on this Asian adventure!

Après 2 premiers carnets de voyage publiés sur VF consacrés à des régions indonésiennes peu touristiques
"La traversée des Célèbes (Sulawesi) en photos"
ou même pas du tout touristique
"Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes
voici un nouveau récit abondamment illustré sur un voyage au Vietnam.
Même si de nombreux beaux carnets ont déjà été publiés sur le Vietnam, j’espère que ce voyage en images rappellera de bons souvenirs aux uns, fournira des renseignements utiles aux autres pour leur prochain voyage ou plus simplement vous fera passer un bon moment en parcourant ce magnifique pays.
Avant de partir, quelques rapides infos sur le contexte (certaines rubriques seront détaillées plus loin au fil du récit, par ex la météo à cette période) :
- voyage réalisé de mi-septembre à mi-octobre 2019 - onzième voyage en Asie du Sud Est- en couple comme chaque fois, c'est bp plus simple - déplacement en bus, taxi, minibus (limousine) et avion (1 fois) réservés sur place 1 ou 2 jours avant, et en voiture particulière la 1ere semaine - logements : du basique chez l'habitant à un très bel hôtel à Ho Chi Minh, avec une préférence pour les petits hôtels de charme - bp de temps passé sur les forums et les guides avant le départ pour recenser les lieux qui nous intéressent, puis parcours modifié au jour le jour en fc de la météo, des envies, de la fatigue, des rencontres, etc .. Avant le départ, on a une superbe liste de lieux "à voir absolument", et sur place on s'aperçoit que ce magnifique programme est bien trop ambitieux. On supprime alors tel ou tels endroits pour ne pas transformer le voyage en une épuisante course de vitesse. - on aime bien prendre notre temps, s’arrêter qqs jours si un lieu nous plait, sauter des visites "incontournables" si ça nous barbe (fatigue, chaleur, overdose de visites, ...). - à la suite de très bons conseils de forumeurs qui se reconnaitront (un grand merci a eux), on a fait une entorse à notre façon de voyager (aucune réservation avant le départ, excepté l’hôtel le jour de l'arrivée) en réservant 8 jours avec une agence locale pour parcourir les montagnes du nord avec chauffeur et guide francophone. Partir avec une agence était en effet la meilleure solution pour découvrir cette région dépourvue de bus en de nombreux endroits, et le guide est bien utile pour ne pas se perdre en randonnée.
Allez, on y va 🙂
Nos étapes : - Extrême nord (Ha Giang - Meo Vac) vers les ethnies montagnardes et rizières - Baie de Lan Ha "la jumelle de la baie d'Halong" - Hanoi - Tam Coc, "la baie d'Halong terrestre" - Hue - Hoi An - Delta du Mekong - Ho Chi Minh
Episode 1 : A la rencontre des ethnies des montagnes du nord
Pour nous qui voyageons seuls d'habitude, nous apprécions d'être attendu à l'aéroport d'Hanoi à 6h30 par Vinh notre guide Vinh et Near notre chauffeur, direction le nord. Aux 11h de vol, on ajoute donc 5-6h de voiture pour Bac Ha, dont la moité environ sur une belle autoroute déserte.
Bac Ha est une petite ville au milieu des montagnes, avec seulement qqs petits hotels de milieu de gamme et des guesthouse, ce qui fait qu'on y rencontre qqs touristes, mais sans excès. 2h après notre arrivée à Bac Ha, nous voila parti pour une 1ère randonnée au milieu des rizières qui dominent la ville.
Ce ne sont pas les plus belles de la région, mais on passe un très agréable moment à se dégourdir les jambes après le voyage dans un tel environnement.
Comme convenu avec l'agence, 2 à 3h de marche entre villages et rizières seront chaque jour au programme : nous découvriront des villages, rencontreront des habitants de plusieurs ethnies au hasard des chemins, et marcherons tout simplement dans de magnifiques paysages de rizières.
Ethnie Hmong bariolé
La région de Bac Ha est majoritairement habitée par de Hmong, ici Hmong à fleurs : (par la suite, si des erreurs se sont malheureusement glissées sur les noms d'ethnies, je ne me vexerai pas si les spécialistes rectifient 😉)

La récolte va bientôt commencer, les rizières commencent à passer du vert vif au jaune, nous les verrons jaune d'or dès le lendemain. Partout des paysans sont au travail : par l'intermédiaire de Vinh, nous échangeront à plusieurs reprises, eux qui sont aussi curieux sur nous que nous sur eux.
Le lendemain direction le marché de Can Cau a 45 min de Bac Ha (18km) sur une route zigzaguant dans un beau paysage de montagne (ce sera le régime de la semaine a venir).
67 ans de présence française ont laissé ces beaux souvenirs le long des routes :
Notre parcours a été étudié avec l'agence pour être sur les marchés de Can Cau le samedi, de Bac Ha le dimanche et de Lun Phin le mercredi suivant Le marché de Can Cau est situé en pleine nature, à flan de montagne.

Hmong des alentours viennent y vendre ou acheter toutes sortes de produits, vêtements, nourritures, animaux vivants, oiseaux, etc ... :



Hmong à fleurs(dessus et dessous)

Certains repartent avec des vêtements
d'autres avec un porc ou une chèvre (pour l'achat de buffle la mobylette n'est pas conseillée)
On est les seuls touristes. Le jour du marché est aussi l'occasion pour tous les villageois des alentours de se retrouver autour d'un thang cô (viande et intestins de bœuf dans un bouillon de sang, épices et herbes aromatiques) accompagné d’alcool de riz ou plus surprenant de Red Bull (!!) ... on n'arrête pas le progrès. On n'a pas gouté ce thang cô , le petit déjeuner n'étant pas loin .... excuse minable 😊

Red Bull et pipe
La suite très bientôt
Même si de nombreux beaux carnets ont déjà été publiés sur le Vietnam, j’espère que ce voyage en images rappellera de bons souvenirs aux uns, fournira des renseignements utiles aux autres pour leur prochain voyage ou plus simplement vous fera passer un bon moment en parcourant ce magnifique pays.
Avant de partir, quelques rapides infos sur le contexte (certaines rubriques seront détaillées plus loin au fil du récit, par ex la météo à cette période) :
- voyage réalisé de mi-septembre à mi-octobre 2019 - onzième voyage en Asie du Sud Est- en couple comme chaque fois, c'est bp plus simple - déplacement en bus, taxi, minibus (limousine) et avion (1 fois) réservés sur place 1 ou 2 jours avant, et en voiture particulière la 1ere semaine - logements : du basique chez l'habitant à un très bel hôtel à Ho Chi Minh, avec une préférence pour les petits hôtels de charme - bp de temps passé sur les forums et les guides avant le départ pour recenser les lieux qui nous intéressent, puis parcours modifié au jour le jour en fc de la météo, des envies, de la fatigue, des rencontres, etc .. Avant le départ, on a une superbe liste de lieux "à voir absolument", et sur place on s'aperçoit que ce magnifique programme est bien trop ambitieux. On supprime alors tel ou tels endroits pour ne pas transformer le voyage en une épuisante course de vitesse. - on aime bien prendre notre temps, s’arrêter qqs jours si un lieu nous plait, sauter des visites "incontournables" si ça nous barbe (fatigue, chaleur, overdose de visites, ...). - à la suite de très bons conseils de forumeurs qui se reconnaitront (un grand merci a eux), on a fait une entorse à notre façon de voyager (aucune réservation avant le départ, excepté l’hôtel le jour de l'arrivée) en réservant 8 jours avec une agence locale pour parcourir les montagnes du nord avec chauffeur et guide francophone. Partir avec une agence était en effet la meilleure solution pour découvrir cette région dépourvue de bus en de nombreux endroits, et le guide est bien utile pour ne pas se perdre en randonnée.
Allez, on y va 🙂
Nos étapes : - Extrême nord (Ha Giang - Meo Vac) vers les ethnies montagnardes et rizières - Baie de Lan Ha "la jumelle de la baie d'Halong" - Hanoi - Tam Coc, "la baie d'Halong terrestre" - Hue - Hoi An - Delta du Mekong - Ho Chi Minh
Episode 1 : A la rencontre des ethnies des montagnes du nord
Pour nous qui voyageons seuls d'habitude, nous apprécions d'être attendu à l'aéroport d'Hanoi à 6h30 par Vinh notre guide Vinh et Near notre chauffeur, direction le nord. Aux 11h de vol, on ajoute donc 5-6h de voiture pour Bac Ha, dont la moité environ sur une belle autoroute déserte.
Bac Ha est une petite ville au milieu des montagnes, avec seulement qqs petits hotels de milieu de gamme et des guesthouse, ce qui fait qu'on y rencontre qqs touristes, mais sans excès. 2h après notre arrivée à Bac Ha, nous voila parti pour une 1ère randonnée au milieu des rizières qui dominent la ville.

Ce ne sont pas les plus belles de la région, mais on passe un très agréable moment à se dégourdir les jambes après le voyage dans un tel environnement.
Comme convenu avec l'agence, 2 à 3h de marche entre villages et rizières seront chaque jour au programme : nous découvriront des villages, rencontreront des habitants de plusieurs ethnies au hasard des chemins, et marcherons tout simplement dans de magnifiques paysages de rizières.Ethnie Hmong bariolé

La région de Bac Ha est majoritairement habitée par de Hmong, ici Hmong à fleurs : (par la suite, si des erreurs se sont malheureusement glissées sur les noms d'ethnies, je ne me vexerai pas si les spécialistes rectifient 😉)


La récolte va bientôt commencer, les rizières commencent à passer du vert vif au jaune, nous les verrons jaune d'or dès le lendemain. Partout des paysans sont au travail : par l'intermédiaire de Vinh, nous échangeront à plusieurs reprises, eux qui sont aussi curieux sur nous que nous sur eux.

Le lendemain direction le marché de Can Cau a 45 min de Bac Ha (18km) sur une route zigzaguant dans un beau paysage de montagne (ce sera le régime de la semaine a venir).

67 ans de présence française ont laissé ces beaux souvenirs le long des routes :

Notre parcours a été étudié avec l'agence pour être sur les marchés de Can Cau le samedi, de Bac Ha le dimanche et de Lun Phin le mercredi suivant Le marché de Can Cau est situé en pleine nature, à flan de montagne.


Hmong des alentours viennent y vendre ou acheter toutes sortes de produits, vêtements, nourritures, animaux vivants, oiseaux, etc ... :




Hmong à fleurs(dessus et dessous)

Certains repartent avec des vêtements

d'autres avec un porc ou une chèvre (pour l'achat de buffle la mobylette n'est pas conseillée)

On est les seuls touristes. Le jour du marché est aussi l'occasion pour tous les villageois des alentours de se retrouver autour d'un thang cô (viande et intestins de bœuf dans un bouillon de sang, épices et herbes aromatiques) accompagné d’alcool de riz ou plus surprenant de Red Bull (!!) ... on n'arrête pas le progrès. On n'a pas gouté ce thang cô , le petit déjeuner n'étant pas loin .... excuse minable 😊

Red Bull et pipe

La suite très bientôt
Bonjour a tous,
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.









