Bonjour!
Je vous écris car toutes les infos que je trouve date un peu ou je ne trouve pas des infos claires.... Avec un ami nous partons faire un pti tour en Inde du Sud le mois prochain et nous nous penchons sur l'Itinéraire.... Nous atterrissons à Mumbai et nous souhaitons aller jusqu'a badami et hampi en suivant... Combien de temps cela peut il prendre ( trajet + visite badami, aihole, pattadakal + trajet vers hampi et visite du site)? et quel est le moyen de locomotion le plus pratique pour y aller? .... nous souhaitons ensuite nous diriger vers chennai .... même question... combien de temps cela peut-il nous prendre?
merci pour votre aide !!!!!!!
Bonjour !
J'ai 9 jours de vacances a partir du 1er Mars, et je ne sais pas ou aller !
J'aimerais beaucoup visiter les differentes villes phares du radjasthan, mais il est prévu que j'y aille avec ma famille l'année prochaine, donc il serait bete d'y aller tout seul au lieu de decouvrir la region en famille plus tard...
Habitant a Pune, je connais Mumbai tres bien, ai fait Goa plusieurs fois, ai fait le Kerala et ses backwaters, Cochin etc, egalement le Tamil Nadu avec Chennai, Mamallapuram, Pondy, Auroville, les iles Andaman et aussi un bout de Calcutta.
J'aimerais visiter les endroits comme le Sikkim, le Kashmir et sa region, mais les prix d'avion sont trop élevés, et je ne suis pas équipé pour les basses temperatures... Bangalore ne me tente pas particulierement, Hampi parait un peu trop isolé pour 9 jours (?)
Je pensais donc aller a Varanasi, mais 9 jours au meme endroit ne risque t-il pas d'etre redondant ? Je voulais egalement repartir aux Andamans mais les prix sont aussi trop élevés pour les billets d'avion.
Et pour conclure, j'aimerais rester en dessous des 300 euros de budget tout compris
J'aimerais lire vos suggestions ! Merci d'avance 🙂
J'aimerais beaucoup visiter les differentes villes phares du radjasthan, mais il est prévu que j'y aille avec ma famille l'année prochaine, donc il serait bete d'y aller tout seul au lieu de decouvrir la region en famille plus tard...
Habitant a Pune, je connais Mumbai tres bien, ai fait Goa plusieurs fois, ai fait le Kerala et ses backwaters, Cochin etc, egalement le Tamil Nadu avec Chennai, Mamallapuram, Pondy, Auroville, les iles Andaman et aussi un bout de Calcutta.
J'aimerais visiter les endroits comme le Sikkim, le Kashmir et sa region, mais les prix d'avion sont trop élevés, et je ne suis pas équipé pour les basses temperatures... Bangalore ne me tente pas particulierement, Hampi parait un peu trop isolé pour 9 jours (?)
Je pensais donc aller a Varanasi, mais 9 jours au meme endroit ne risque t-il pas d'etre redondant ? Je voulais egalement repartir aux Andamans mais les prix sont aussi trop élevés pour les billets d'avion.
Et pour conclure, j'aimerais rester en dessous des 300 euros de budget tout compris
J'aimerais lire vos suggestions ! Merci d'avance 🙂
Bonjour à tous,
Je me suis beaucoup appuyée sur les CR postés sur ce forum pour préparer notre voyage, à mon tour d'essayer de vous transmettre mon ressenti et quelques informations...
C'était notre 2ème voyage en Inde, le 1er avait constitué en une boucle de 2 semaines en février 2013 à partir de Mumbai en passant par Aurangabad, Badami, Hampi et Goa, voyage que nous avions réalisé alors avec nos 2 filles ados. Cette fois-çi, nous sommes partis en couple, nos filles étudiantes n'ayant plus qu'une semaine de vacances... ce qu'elles ont bien regretté car ce voyage en Inde leur avait donné envie de revenir...comme à nous d'ailleurs !
Donc, nous avons choisi de nous concentrer sur le Tamil Nadu et de nouveau nous déplacer le plus souvent possible avec les transports en commun. Pour nous, prendre le bus, le train fait partie de voyage et ne se révèle jamais ennuyant tant l'observation de la vie quotidienne est intéressante et source d'échanges avec les Indiens. Ne pouvant partir que 2 semaines, j'avais préparé un programme au jour le jour que nous avons suivi. C'est pour cela que nous avions réservé une partie de nos hôtels à l'avance sur Booking (lorsque je savais que nous allions arriver tard notamment ) et 2 billets de train, notamment le train de nuit entre Rameswaram et Chengalpattu. Pour cela, nous avions dû nous armer de patience pour obtenir un compte sur le site d'IRTC mais cela avait fini par fonctionner ! En fait, cela s'est passé comme la 1ère fois, beaucoup de patience pour demander le visa (et le stress de faire une erreur !), réserver les billets de train depuis la France ...et sur place, tout devient facile, car il y a toujours plusieurs solutions ! Par exemple, là où nous n'avions pas réservé d'hôtel, on a trouvé à chaque fois un hôtel qui nous convenait en 10 minutes et nous avons pu parfois négocier les prix car il n'y avait pas grand monde ! De même, pour se déplacer, en plus du train, il y a toujours des bus qui partent très régulièrement, il suffit d'aller à la gare routière et de faire comprendre à quelqu'un notre destination ! Lorsque nous avons voulu prendre un taxi entre Trichy et Kanadukathan dans le Chettinad, afin de pouvoir faire facilement des arrêts en cours de route, nous avons négocié la veille directement avec un chauffeur dans la rue non loin de notre hôtel et le lendemain tout s'est passé comme convenu !
Nos étapes ont été : Chennai - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Trichy - Kanadukathan dans le Chettinad - Madurai - Rameswaram - Malahalapuram
- samedi 23 février : départ matinal de Toulouse à 7 h 15, courte escale à Paris CDG et décollage à 10 h 10 pour un vol direct pour Chennai avec Jet Airways. Nous avions acheté notre billet le 15 septembre et il nous a coûté 459 € (il faut savoir que c'était moins cher en partant de Toulouse que de Paris !) . Nous arrivons à l'heure prévue à Chennai, vers 0 h 15 mais nous allons devoir patienter pendant plus d'une 1 h 30 pour valider notre e-visa. Ensuite, nous changeons un peu d'argent à un taux prohibitif à l'aéroport pour payer un taxi prépaid (550 roupies) qui va nous emmener en moins de 30 minutes à l'hôtel, où nous arrivons finalement vers 2 h 45 du matin. Heureusement le décalage horaire joue en notre faveur ( 4 h 30 en moins en France) ! Installation sans problème à la YMCA International Guest House : 2334 roupies une chambre avec AC, salle de bains et petit déjeuner sous forme de buffet (choix réduit), réservation effectuée avec Booking. C'est un hôtel situé dans une sorte de parc, ce qui rend le lieu agréable, le bâtiment lui-même a un certain charme et surtout il est proche de la gare d'Egmore et donc désormais d'une station de métro. Un regret, une rue importante passe devant et comme les fenêtres n'isolent pas du bruit, c'est assez bruyant...
- Dimanche 24 février : courte journée consacrée à la découverte de Chennai, car nous sommes opérationnels vers 10 h et de retour à l'hôtel vers 17 h pour prendre une douche avant d'aller prendre le train (On n'a même pas eu à demander pour garder notre chambre, le réceptionniste nous l'a proposé de lui-même...). Le fait que nous soyons dimanche a dû faciliter nos déplacements. Nous allons donc prendre le bus, un rickshaw, le métro (neuf, moderne et quasiment vide !) et marcher aussi. On va d'abord se rendre à la plage, Marina beach et c'est ce que nous avons préféré car c'est vraiment sympathique de se promener au milieu des petits commerces qui mènent à la plage et ensuite d'observer les marchands ambulants et les Indiens à la plage...le tout dans une ambiance détendue. Précisons pour ceux qui ne connaissent pas l'Inde, que c'est un paradis pour les photographes car les Indiens adorent être pris en photo et que l'on se promène tranquille, sans être sollicité...ou parfois pour une photo avec nous ! Après la plage, on se rend au Saint George fort : vraiment pas grand chose à y voir ! Pause déjeuner au Saravana Bhavan (Bien, 240 rps à 2), près de George town mais en ce dimanche la plupart des magasins sont fermés. C'est alors que nous testons le métro pour nous rapprocher du Government museum (entrée : 250 rps). Le lieu est très agréable avec de beaux bâtiments du XIXè s dispersés dans un parc mais comme partout les objets exposés, remarquables pour beaucoup, sont bien mal mis en valeur ! A faire donc si on s' intéresse aux sculptures notamment, sachant que l'on a l'occasion d'en voir aussi à Tanjore et Trichy... 18 h 10 : départ de notre train en gare d'Egmore pour Pondichéry. Prix 90 rps par personne en second sitting (nous avons donc pu réserver nos places). Arrivée prévue à 22 h 25 mais nous aurons 15 mns de retard environ. Bien sûr on aurait pu prendre un bus pour rejoindre Pondichéry mais la gare routière à Chennai est excentrée, celle de Pondi aussi donc on a préféré le train, d'autant plus que les deux gares ferroviaires étaient proches de nos hôtels. Sinon il y a aussi une solution intermédiaire, prendre un train entre Chennai et Villupuram (ils sont plus nombreux) et terminer ensuite en bus... Le gros avantage du train pour moi, c'est de pouvoir bouger et généralement on a plus de place que dans le bus.
Installation à Pondy à la villa créole (2072 rps la nuit), très bien située dans la ville blanche. L'accueil y est très sympa, la chambre propre mais petite, comme la salle de bain. Le point négatif sera une fois encore le bruit, celui de nos voisins indiens pas très discrets et celui de la rue avec des chiens qui aboient...désagréments renforcés par l'absence d'insonorisation...
Lundi 25 février : petit déjeuner à l'occidentale sur la petite terrasse couverte de notre guesthouse (thé ou café, toasts et omelette, jus d'orange frais pour 190 rps par personne..tout est plus cher à Pondi surtout quand c'est occidental !). Ensuite, balade à pieds dans Pondichéry , où l'on passe de la ville blanche, tranquille et donc reposante à la ville tamoule, à la circulation dense et bruyante et tous les aspects d'une ville indienne, notamment un chouette marché couvert. Le midi, pause déjeuner au Surguru, où nous goûtons le 1er thali de notre voyage (424 rps pour 2 thalis, l'eau et 2 thés ). En une journée, nous aurons le temps de parcourir toute la ville, de nous arrêter au Bharathi park, de prendre un verre dans un café-boutique branché et en fin d'après-midi de déambuler sur le front de mer fermé à la circulation. Nous avons bien aimé nous balader dans Pondi, qui est vraiment une ville où commencer ou terminer son voyage en Inde car on y trouve des lieux tranquilles où faire une pause agréable, ce qui est rarement le cas ailleurs ! Enfin, chercher les traces de la présence française comme le lycée français par exemple avait du sens pour moi prof d'histoire-géographie !
Le soir, dîner au resto de notre guesthouse : 730 rps à 2, une fortune par rapport à ce que l'on dépensera par la suite ! Mais c'était bon et le cadre est sympa...
Mardi 26 février : Départ matinal vers 7 h 10 en rickshaw (80 rps) jusqu'à la gare routière. Là un peu d'attente , ce qui nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner (chai + petits gâteaux) avant d'avoir un bus qui part pour Karaikal à 8 h 15. Nous, on a prévu de s'arrêter à Tranquebar, où on arrivera vers 11 h 45 (100 rps par personne). L'arrêt s'appelle en fait Poraiyar, c'est une intersection avec quelques échoppes et à partir de là on rejoint en 10 mns à pieds à peine le centre de Tranquebar. La ville ou plutôt le village aujourd'hui est un ancien comptoir danois, endormi, ce qui donne l'impression un peu de traverser une ville fantôme. On peut y voir 2 églises, un fort construit en bord de mer, où nous croiserons un groupe d'élèves indiens et d'anciens bâtiments coloniaux comme celui qui abrite aujourd'hui un hôtel de charme, haut de gamme, the bungalow on the beach, où nous serons contents de prendre un verre sur une belle terrasse ombragée. Quelques touristes occidentaux y déjeunent et d'autres profitent de la très belle piscine. Bref, un lieu où il peut être agréable de faire une pause et de passer une nuit si on en a le temps et les moyens (la nuit étant autour de 85 euros il me semble). Vers 14 h 15, nous sommes de retour à l'arrêt de bus, en comptant prendre un bus pour Kumbakonam. En fait, ne voyant jamais le bon bus s'arrêter, nous demandons de nouveau autour de nous et quelqu'un nous dit qu'il n'y a pas de bus direct et qu'il faut changer à Mayladuthurai.... ce que nous allons faire, en enchaînant facilement les 2 bus. Donc nous quittons Tranquebar vers 15 h pour arriver à Kumbakonam vers 17 h 30...Au bout du compte, ce sera la journée où nous avons perdu le plus de temps en transport mais cela nous a donné aussi l'occasion d'emprunter de petites de routes de campagne et de traverser de nombreux villages. Nous trouvons très vite un hôtel en sortant de la gare routière : c'est un bâtiment tout neuf, design...on se risque à se renseigner pour le prix , on nous montre 3 chambres différentes et très vite on nous propose une ristourne par rapport aux prix affichés : ce sera 1800 rps pour une chambre double impeccable avec AC et SDB très fonctionnelle, y compris le petit déjeuner à l'indienne... il est vrai que l'on n'a croisé aucun autre client dans l'hôtel et qu'il doit encore se faire connaître ! C'est donc le Vainaav boutique hotel, qui offre un très bon rapport qualité-prix.
Nous sortons ensuite nous balader en ville, c'est très animé, bruyant et cela semble être une ville en croissance vu le nombre de bâtiments en construction et les boutiques à l'occidentale. On en profite aussi pour découvrir les temples qui se trouvent en ville. Nombreux resto en ville, nous en choisissons un qui propose surtout du poulet... Nous ne croiserons à Kumbakonam qu'un seul touriste occidental !
C'était notre 2ème voyage en Inde, le 1er avait constitué en une boucle de 2 semaines en février 2013 à partir de Mumbai en passant par Aurangabad, Badami, Hampi et Goa, voyage que nous avions réalisé alors avec nos 2 filles ados. Cette fois-çi, nous sommes partis en couple, nos filles étudiantes n'ayant plus qu'une semaine de vacances... ce qu'elles ont bien regretté car ce voyage en Inde leur avait donné envie de revenir...comme à nous d'ailleurs !
Donc, nous avons choisi de nous concentrer sur le Tamil Nadu et de nouveau nous déplacer le plus souvent possible avec les transports en commun. Pour nous, prendre le bus, le train fait partie de voyage et ne se révèle jamais ennuyant tant l'observation de la vie quotidienne est intéressante et source d'échanges avec les Indiens. Ne pouvant partir que 2 semaines, j'avais préparé un programme au jour le jour que nous avons suivi. C'est pour cela que nous avions réservé une partie de nos hôtels à l'avance sur Booking (lorsque je savais que nous allions arriver tard notamment ) et 2 billets de train, notamment le train de nuit entre Rameswaram et Chengalpattu. Pour cela, nous avions dû nous armer de patience pour obtenir un compte sur le site d'IRTC mais cela avait fini par fonctionner ! En fait, cela s'est passé comme la 1ère fois, beaucoup de patience pour demander le visa (et le stress de faire une erreur !), réserver les billets de train depuis la France ...et sur place, tout devient facile, car il y a toujours plusieurs solutions ! Par exemple, là où nous n'avions pas réservé d'hôtel, on a trouvé à chaque fois un hôtel qui nous convenait en 10 minutes et nous avons pu parfois négocier les prix car il n'y avait pas grand monde ! De même, pour se déplacer, en plus du train, il y a toujours des bus qui partent très régulièrement, il suffit d'aller à la gare routière et de faire comprendre à quelqu'un notre destination ! Lorsque nous avons voulu prendre un taxi entre Trichy et Kanadukathan dans le Chettinad, afin de pouvoir faire facilement des arrêts en cours de route, nous avons négocié la veille directement avec un chauffeur dans la rue non loin de notre hôtel et le lendemain tout s'est passé comme convenu !
Nos étapes ont été : Chennai - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Trichy - Kanadukathan dans le Chettinad - Madurai - Rameswaram - Malahalapuram
- samedi 23 février : départ matinal de Toulouse à 7 h 15, courte escale à Paris CDG et décollage à 10 h 10 pour un vol direct pour Chennai avec Jet Airways. Nous avions acheté notre billet le 15 septembre et il nous a coûté 459 € (il faut savoir que c'était moins cher en partant de Toulouse que de Paris !) . Nous arrivons à l'heure prévue à Chennai, vers 0 h 15 mais nous allons devoir patienter pendant plus d'une 1 h 30 pour valider notre e-visa. Ensuite, nous changeons un peu d'argent à un taux prohibitif à l'aéroport pour payer un taxi prépaid (550 roupies) qui va nous emmener en moins de 30 minutes à l'hôtel, où nous arrivons finalement vers 2 h 45 du matin. Heureusement le décalage horaire joue en notre faveur ( 4 h 30 en moins en France) ! Installation sans problème à la YMCA International Guest House : 2334 roupies une chambre avec AC, salle de bains et petit déjeuner sous forme de buffet (choix réduit), réservation effectuée avec Booking. C'est un hôtel situé dans une sorte de parc, ce qui rend le lieu agréable, le bâtiment lui-même a un certain charme et surtout il est proche de la gare d'Egmore et donc désormais d'une station de métro. Un regret, une rue importante passe devant et comme les fenêtres n'isolent pas du bruit, c'est assez bruyant...
- Dimanche 24 février : courte journée consacrée à la découverte de Chennai, car nous sommes opérationnels vers 10 h et de retour à l'hôtel vers 17 h pour prendre une douche avant d'aller prendre le train (On n'a même pas eu à demander pour garder notre chambre, le réceptionniste nous l'a proposé de lui-même...). Le fait que nous soyons dimanche a dû faciliter nos déplacements. Nous allons donc prendre le bus, un rickshaw, le métro (neuf, moderne et quasiment vide !) et marcher aussi. On va d'abord se rendre à la plage, Marina beach et c'est ce que nous avons préféré car c'est vraiment sympathique de se promener au milieu des petits commerces qui mènent à la plage et ensuite d'observer les marchands ambulants et les Indiens à la plage...le tout dans une ambiance détendue. Précisons pour ceux qui ne connaissent pas l'Inde, que c'est un paradis pour les photographes car les Indiens adorent être pris en photo et que l'on se promène tranquille, sans être sollicité...ou parfois pour une photo avec nous ! Après la plage, on se rend au Saint George fort : vraiment pas grand chose à y voir ! Pause déjeuner au Saravana Bhavan (Bien, 240 rps à 2), près de George town mais en ce dimanche la plupart des magasins sont fermés. C'est alors que nous testons le métro pour nous rapprocher du Government museum (entrée : 250 rps). Le lieu est très agréable avec de beaux bâtiments du XIXè s dispersés dans un parc mais comme partout les objets exposés, remarquables pour beaucoup, sont bien mal mis en valeur ! A faire donc si on s' intéresse aux sculptures notamment, sachant que l'on a l'occasion d'en voir aussi à Tanjore et Trichy... 18 h 10 : départ de notre train en gare d'Egmore pour Pondichéry. Prix 90 rps par personne en second sitting (nous avons donc pu réserver nos places). Arrivée prévue à 22 h 25 mais nous aurons 15 mns de retard environ. Bien sûr on aurait pu prendre un bus pour rejoindre Pondichéry mais la gare routière à Chennai est excentrée, celle de Pondi aussi donc on a préféré le train, d'autant plus que les deux gares ferroviaires étaient proches de nos hôtels. Sinon il y a aussi une solution intermédiaire, prendre un train entre Chennai et Villupuram (ils sont plus nombreux) et terminer ensuite en bus... Le gros avantage du train pour moi, c'est de pouvoir bouger et généralement on a plus de place que dans le bus.
Installation à Pondy à la villa créole (2072 rps la nuit), très bien située dans la ville blanche. L'accueil y est très sympa, la chambre propre mais petite, comme la salle de bain. Le point négatif sera une fois encore le bruit, celui de nos voisins indiens pas très discrets et celui de la rue avec des chiens qui aboient...désagréments renforcés par l'absence d'insonorisation...
Lundi 25 février : petit déjeuner à l'occidentale sur la petite terrasse couverte de notre guesthouse (thé ou café, toasts et omelette, jus d'orange frais pour 190 rps par personne..tout est plus cher à Pondi surtout quand c'est occidental !). Ensuite, balade à pieds dans Pondichéry , où l'on passe de la ville blanche, tranquille et donc reposante à la ville tamoule, à la circulation dense et bruyante et tous les aspects d'une ville indienne, notamment un chouette marché couvert. Le midi, pause déjeuner au Surguru, où nous goûtons le 1er thali de notre voyage (424 rps pour 2 thalis, l'eau et 2 thés ). En une journée, nous aurons le temps de parcourir toute la ville, de nous arrêter au Bharathi park, de prendre un verre dans un café-boutique branché et en fin d'après-midi de déambuler sur le front de mer fermé à la circulation. Nous avons bien aimé nous balader dans Pondi, qui est vraiment une ville où commencer ou terminer son voyage en Inde car on y trouve des lieux tranquilles où faire une pause agréable, ce qui est rarement le cas ailleurs ! Enfin, chercher les traces de la présence française comme le lycée français par exemple avait du sens pour moi prof d'histoire-géographie !
Le soir, dîner au resto de notre guesthouse : 730 rps à 2, une fortune par rapport à ce que l'on dépensera par la suite ! Mais c'était bon et le cadre est sympa...
Mardi 26 février : Départ matinal vers 7 h 10 en rickshaw (80 rps) jusqu'à la gare routière. Là un peu d'attente , ce qui nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner (chai + petits gâteaux) avant d'avoir un bus qui part pour Karaikal à 8 h 15. Nous, on a prévu de s'arrêter à Tranquebar, où on arrivera vers 11 h 45 (100 rps par personne). L'arrêt s'appelle en fait Poraiyar, c'est une intersection avec quelques échoppes et à partir de là on rejoint en 10 mns à pieds à peine le centre de Tranquebar. La ville ou plutôt le village aujourd'hui est un ancien comptoir danois, endormi, ce qui donne l'impression un peu de traverser une ville fantôme. On peut y voir 2 églises, un fort construit en bord de mer, où nous croiserons un groupe d'élèves indiens et d'anciens bâtiments coloniaux comme celui qui abrite aujourd'hui un hôtel de charme, haut de gamme, the bungalow on the beach, où nous serons contents de prendre un verre sur une belle terrasse ombragée. Quelques touristes occidentaux y déjeunent et d'autres profitent de la très belle piscine. Bref, un lieu où il peut être agréable de faire une pause et de passer une nuit si on en a le temps et les moyens (la nuit étant autour de 85 euros il me semble). Vers 14 h 15, nous sommes de retour à l'arrêt de bus, en comptant prendre un bus pour Kumbakonam. En fait, ne voyant jamais le bon bus s'arrêter, nous demandons de nouveau autour de nous et quelqu'un nous dit qu'il n'y a pas de bus direct et qu'il faut changer à Mayladuthurai.... ce que nous allons faire, en enchaînant facilement les 2 bus. Donc nous quittons Tranquebar vers 15 h pour arriver à Kumbakonam vers 17 h 30...Au bout du compte, ce sera la journée où nous avons perdu le plus de temps en transport mais cela nous a donné aussi l'occasion d'emprunter de petites de routes de campagne et de traverser de nombreux villages. Nous trouvons très vite un hôtel en sortant de la gare routière : c'est un bâtiment tout neuf, design...on se risque à se renseigner pour le prix , on nous montre 3 chambres différentes et très vite on nous propose une ristourne par rapport aux prix affichés : ce sera 1800 rps pour une chambre double impeccable avec AC et SDB très fonctionnelle, y compris le petit déjeuner à l'indienne... il est vrai que l'on n'a croisé aucun autre client dans l'hôtel et qu'il doit encore se faire connaître ! C'est donc le Vainaav boutique hotel, qui offre un très bon rapport qualité-prix.
Nous sortons ensuite nous balader en ville, c'est très animé, bruyant et cela semble être une ville en croissance vu le nombre de bâtiments en construction et les boutiques à l'occidentale. On en profite aussi pour découvrir les temples qui se trouvent en ville. Nombreux resto en ville, nous en choisissons un qui propose surtout du poulet... Nous ne croiserons à Kumbakonam qu'un seul touriste occidental !
Bonjour à tous,
Après avoir profité de bons conseils et de messages du forum, je me permets de faire ma petite contribution (déjà bien tardive, je me rends compte que j'ai déjà oublié beaucoup de choses).
Il s'agissait de mon premier voyage seule, autant dire que la destination en a fait flipper plus d'un dans mon entourage. Dans l'ensemble, il s'est plutôt bien passé.
J'aimerais retourner en Inde à l'avenir, mais je pense que pour le Rajasthan et l'Utta Pradesh, j'aimerais y retourner accompagnée. En dehors d'une très mauvaise expérience à Jaipur, la raison pour laquelle j'aurais aimé de temps à autres être accompagnée, c'est surtout que je pense m'être mise moi même énormément de barrières dans le contact avec les indiens (en dehors des hôtels/resto). Il m'est arrivé à plusieurs reprises de refuser par exemple des invitations à manger dans la famille de personnes croisées en rue, et je pense qu'à plusieurs, j'aurais pu prendre le risque. Dans le train également, le sentiment de ne jamais être totalement à l'aise (même dans les classes élevées), est épuisant pour de longs trajets.
Mes ambitions pour ce voyage: me vider la tête, m'autoriser à voyager seule, suivre des cours de cuisine, découvrir.
Mon budget, assez souple, même si je ne cherchais pas le confort, deux limites: me sentir bien et ne pas prendre de risques, ce voyage est supposé me recharger les batteries, je ne peux pas me permettre de revenir totalement détruite/fatiguée/malade...
J'avais prévu un itinéraire A, mais des plans B, en fonction de comment je sentais les endroits dans lesquels j'étais. J'ai le souvenir d'un voyage où le fait d'avoir trop planifié, m'avait forcé à quitter Huaraz beaucoup trop tôt lors d'un voyage au Pérou. Je voulais donc rester flexible, mais étant seule je souhaitais aussi toujours avoir un plan certain.
Départ le 23/12 et retour le 19 janvier.
Première étape: Udaipur Il s'agissait d'un choix, je ne souhaitais pas commencer mon voyage par Delhi histoire de m'habituer doucement au pays. J'avais donc prévu un vol (spicejet) entre Delhi et Udaipur quelques heures après mon arrivée. Je suis arrivée à Delhi avec une heure et demi de retard, le prochain bus pour le terminal où je prendrai mon vol spicejet étant 50 minutes plus tard, je décide de prendre un taxi prépaid par confort et sécurité (220rps). Le passage de la sécurité est super lourd et long, surtout parce qu'il n'y a qu'une ligne d'ouverte pour les femmes. Après avoir laissé passer une femme devant moi qui avait son vol 5 minutes après, j'ai vite compris que je n'avais pas intérêt à le faire, puisque 10 autres m'ont demandé puis engueulé quand j'ai refusé. Passage un peu rude comme entrée en matière, mais 10 minutes de discussion avec une femme de Delhi et c'est vite oublié. Après ce passage pénible, me voila devant l'avion (à moitié vide, donc full confort), le genre d'avion dont l'escalier est juste la porte de fermeture, càd, tout petit. Malheureusement il a eu plus de 5 heures de retard à cause des conditions climatiques (mais ce n'était pas lié à la compagnie). Mais comme on est déjà bien installé, je n'ai pas vu passer ces 5 heures tellement j'étais crevée. Direction Udaipur depuis l'aéroport (650 rps). Arrivée à la guesthouse, ma chambre réservée à l'avance, ne semble pas avoir été réservée, cela dit, ils en ont des disponibles qui correspondent à ce que je cherche. Je prends donc une chambre triple (parce que il n'y avait pas de simple) avec salle de bain privée et wifi à 800 rps. Ils ont des chambres moins cher, mais cela rentrait dans mon budget. Il s'agit de la guesthouse Nukkad, chez Raju. L'eau est chaude et la chambre est extrêmement propre. L'ensemble est un peu bruyant si les autres habitants le sont, les portes ferment à 11h, ce qui ne m'a pas vraiment posé problème... Comme dénoncé sur tripadvisor, j'ai vu une petite souris au rez, rien de grave à mon sens. Rooftop agréable et petite nourriture sympa, rien d'exceptionnel, mais un chouette coin pour déjeûner/se reposer.
L'arrivée à Udaipur fut un véritable bonheur, ville à taille humaine, rassurante, apaisante, charmante, je ne regrette en rien d'avoir commencé mon voyage là-bas. Assez absurdement comparé à plein de touristes, j'ai évité le City Palace, étant dans la période de vacances indiennes, après avoir zoné un peu dans les jardins, le monde à l'entrée du bâtiment m'a dirigé vers un lassi frais à l'ombre, à observer la vie autour de moi, mais pas de trop près ;)
Quelques expériences en vrac:Pour un vrai café/un truc à grignoter: La Jheel guest House, très petite terrasse où je me suis posée quelques fois pour me détendre, excellent café et thé froid, vue magnifique sur le lac. Un tour en bateau, ça donne une autre perspective sur la ville et le coucher de soleil est magnifique (300 rps) Fête de Noël à la Guesthouse Dreamheaven (600rps plus 200 rps la bière), invitée par deux australiennes rencontrées sur la terrasse précitée ;) Cela comprend le buffet, des feux d'artifices et de la danse... Une soirée assez particulière d'animation de touristes, bonne bouffe cela dit, mais je ne me suis pas éternisée. Millets of Mewar, gros gros coup de cœur. Tant pour la nourriture ultra saine et originale, que pour les cours de cuisine, une super expérience (même si on était bien trop nombreux à mon avis)Little prince restaurant, juste à côté du jasmine, j'ai choisi celui)ci car c'est le seul où il restait une place ombragée où je me sens toujours mieux: on peut observer des habitants de laver en toute simplicité, une belle scène de vieMassage à l'Ayurvedic Body Care (850 rps, plus cher que dans le lonely), très mauvaise idée, les mains très sèches dela masseuse et ma peau sensible m'ont fait passer un très mauvais moment, je me suis retrouvée irritée de partout.Shashi cooking class: chouette cours de cuisine, extrêmement enrichissant, mais très/trop préparé pour des groupes, ça file dans tous les sens, du coup on perd un peu le plaisir...Départ le 28/12 pour Pushkar où j'avais prévu de ne rester que 2 jours... Pour rejoindre Pushkar, je me suis rendue en train d'Udaipur à Ajmer, puis en Tuktuk jusqu'à ma guesthouse. Ici aussi ma réservation est passée à la trappe, mais j'ai eu une chambre double à 450 rps la nuit si mes souvenirs sont bons. Propre aussi, même si la salle de bain n'était pas très engageante et qu'il ne faisait pas très chaud la nuit. Par contre, Pappu est adorable et peut vraiment aider à s"organiser et être flexible. http://www.atithiguesthouse.com/ Chouette petite carte, meilleur Ginger Lemon Honey, parfait pour me retaper. J'avais prévu de faire le nouvel an à Jaipur, mais je suis restée bien plus longtemps à Pushkar que prévu. Je me sentais aussi extrêmement bien dans cette petite ville remplie de bobo européens venus acheter de quoi remplir leurs étales de marchés ;) J'y ai fait mes achats du voyage, car j'ai rencontré une canadienne qui y vit depuis 15 ans et j'ai donc eu l'occasion d'avoir des prix un peu plus corrects sans devoir négocier des heures, car elle m'accompagnait.
Quelques expériences en vrac:Le Laura's café et sa terrasse, paisible, nourriture excellente et personnel agréable, vue imprenable sur les singes présents sur le toit et sur le lacAprès avoir lu partout les arnaques sur les rituels dans le lac, je ne pensais pas que ça marchait toujours, mais j'ai bien rencontré des touristes qui s'étaient fait prendre. Soyez vigilants donc.. De mon côté, on me l'a proposé plusieurs fois, la seule fois où on a vraiment essayé de me fourrer des fleurs dans la main, ils se sont éloignés dès que j'ai mentionné la police..Se poser sur les bords de lac, c'est apaisant parfois, mais ça peut vite devenir pénible. Si la plupart des touristes se faisaient interpellés par des indiens pour faire des photos, je crois que ma peau blanche et mes cheveux roux me donnaient un attrait particulier. Drôle au début, pénible après une dizaine de fois... Surtout que contrairement à ce qu'on pourrait imagine, la seule question qui accompagne la photo, c'est en général le pays d'où on vient. Pas le temps de poser quelques questions, que les flasheurs en série sont déjà partis...Je remarque que je n'ai eu le temps que de décrire 5 jours de mon voyage, mais rassurez vous, pour la suite, j'ai retenu moins de détails ;)... Je vais essayer de poursuivre ce week-end, ça prend juste beaucoup plus de temps que prévu ;)
Après avoir profité de bons conseils et de messages du forum, je me permets de faire ma petite contribution (déjà bien tardive, je me rends compte que j'ai déjà oublié beaucoup de choses).
Il s'agissait de mon premier voyage seule, autant dire que la destination en a fait flipper plus d'un dans mon entourage. Dans l'ensemble, il s'est plutôt bien passé.
J'aimerais retourner en Inde à l'avenir, mais je pense que pour le Rajasthan et l'Utta Pradesh, j'aimerais y retourner accompagnée. En dehors d'une très mauvaise expérience à Jaipur, la raison pour laquelle j'aurais aimé de temps à autres être accompagnée, c'est surtout que je pense m'être mise moi même énormément de barrières dans le contact avec les indiens (en dehors des hôtels/resto). Il m'est arrivé à plusieurs reprises de refuser par exemple des invitations à manger dans la famille de personnes croisées en rue, et je pense qu'à plusieurs, j'aurais pu prendre le risque. Dans le train également, le sentiment de ne jamais être totalement à l'aise (même dans les classes élevées), est épuisant pour de longs trajets.
Mes ambitions pour ce voyage: me vider la tête, m'autoriser à voyager seule, suivre des cours de cuisine, découvrir.
Mon budget, assez souple, même si je ne cherchais pas le confort, deux limites: me sentir bien et ne pas prendre de risques, ce voyage est supposé me recharger les batteries, je ne peux pas me permettre de revenir totalement détruite/fatiguée/malade...
J'avais prévu un itinéraire A, mais des plans B, en fonction de comment je sentais les endroits dans lesquels j'étais. J'ai le souvenir d'un voyage où le fait d'avoir trop planifié, m'avait forcé à quitter Huaraz beaucoup trop tôt lors d'un voyage au Pérou. Je voulais donc rester flexible, mais étant seule je souhaitais aussi toujours avoir un plan certain.
Départ le 23/12 et retour le 19 janvier.
Première étape: Udaipur Il s'agissait d'un choix, je ne souhaitais pas commencer mon voyage par Delhi histoire de m'habituer doucement au pays. J'avais donc prévu un vol (spicejet) entre Delhi et Udaipur quelques heures après mon arrivée. Je suis arrivée à Delhi avec une heure et demi de retard, le prochain bus pour le terminal où je prendrai mon vol spicejet étant 50 minutes plus tard, je décide de prendre un taxi prépaid par confort et sécurité (220rps). Le passage de la sécurité est super lourd et long, surtout parce qu'il n'y a qu'une ligne d'ouverte pour les femmes. Après avoir laissé passer une femme devant moi qui avait son vol 5 minutes après, j'ai vite compris que je n'avais pas intérêt à le faire, puisque 10 autres m'ont demandé puis engueulé quand j'ai refusé. Passage un peu rude comme entrée en matière, mais 10 minutes de discussion avec une femme de Delhi et c'est vite oublié. Après ce passage pénible, me voila devant l'avion (à moitié vide, donc full confort), le genre d'avion dont l'escalier est juste la porte de fermeture, càd, tout petit. Malheureusement il a eu plus de 5 heures de retard à cause des conditions climatiques (mais ce n'était pas lié à la compagnie). Mais comme on est déjà bien installé, je n'ai pas vu passer ces 5 heures tellement j'étais crevée. Direction Udaipur depuis l'aéroport (650 rps). Arrivée à la guesthouse, ma chambre réservée à l'avance, ne semble pas avoir été réservée, cela dit, ils en ont des disponibles qui correspondent à ce que je cherche. Je prends donc une chambre triple (parce que il n'y avait pas de simple) avec salle de bain privée et wifi à 800 rps. Ils ont des chambres moins cher, mais cela rentrait dans mon budget. Il s'agit de la guesthouse Nukkad, chez Raju. L'eau est chaude et la chambre est extrêmement propre. L'ensemble est un peu bruyant si les autres habitants le sont, les portes ferment à 11h, ce qui ne m'a pas vraiment posé problème... Comme dénoncé sur tripadvisor, j'ai vu une petite souris au rez, rien de grave à mon sens. Rooftop agréable et petite nourriture sympa, rien d'exceptionnel, mais un chouette coin pour déjeûner/se reposer.
L'arrivée à Udaipur fut un véritable bonheur, ville à taille humaine, rassurante, apaisante, charmante, je ne regrette en rien d'avoir commencé mon voyage là-bas. Assez absurdement comparé à plein de touristes, j'ai évité le City Palace, étant dans la période de vacances indiennes, après avoir zoné un peu dans les jardins, le monde à l'entrée du bâtiment m'a dirigé vers un lassi frais à l'ombre, à observer la vie autour de moi, mais pas de trop près ;)
Quelques expériences en vrac:Pour un vrai café/un truc à grignoter: La Jheel guest House, très petite terrasse où je me suis posée quelques fois pour me détendre, excellent café et thé froid, vue magnifique sur le lac. Un tour en bateau, ça donne une autre perspective sur la ville et le coucher de soleil est magnifique (300 rps) Fête de Noël à la Guesthouse Dreamheaven (600rps plus 200 rps la bière), invitée par deux australiennes rencontrées sur la terrasse précitée ;) Cela comprend le buffet, des feux d'artifices et de la danse... Une soirée assez particulière d'animation de touristes, bonne bouffe cela dit, mais je ne me suis pas éternisée. Millets of Mewar, gros gros coup de cœur. Tant pour la nourriture ultra saine et originale, que pour les cours de cuisine, une super expérience (même si on était bien trop nombreux à mon avis)Little prince restaurant, juste à côté du jasmine, j'ai choisi celui)ci car c'est le seul où il restait une place ombragée où je me sens toujours mieux: on peut observer des habitants de laver en toute simplicité, une belle scène de vieMassage à l'Ayurvedic Body Care (850 rps, plus cher que dans le lonely), très mauvaise idée, les mains très sèches dela masseuse et ma peau sensible m'ont fait passer un très mauvais moment, je me suis retrouvée irritée de partout.Shashi cooking class: chouette cours de cuisine, extrêmement enrichissant, mais très/trop préparé pour des groupes, ça file dans tous les sens, du coup on perd un peu le plaisir...Départ le 28/12 pour Pushkar où j'avais prévu de ne rester que 2 jours... Pour rejoindre Pushkar, je me suis rendue en train d'Udaipur à Ajmer, puis en Tuktuk jusqu'à ma guesthouse. Ici aussi ma réservation est passée à la trappe, mais j'ai eu une chambre double à 450 rps la nuit si mes souvenirs sont bons. Propre aussi, même si la salle de bain n'était pas très engageante et qu'il ne faisait pas très chaud la nuit. Par contre, Pappu est adorable et peut vraiment aider à s"organiser et être flexible. http://www.atithiguesthouse.com/ Chouette petite carte, meilleur Ginger Lemon Honey, parfait pour me retaper. J'avais prévu de faire le nouvel an à Jaipur, mais je suis restée bien plus longtemps à Pushkar que prévu. Je me sentais aussi extrêmement bien dans cette petite ville remplie de bobo européens venus acheter de quoi remplir leurs étales de marchés ;) J'y ai fait mes achats du voyage, car j'ai rencontré une canadienne qui y vit depuis 15 ans et j'ai donc eu l'occasion d'avoir des prix un peu plus corrects sans devoir négocier des heures, car elle m'accompagnait.
Quelques expériences en vrac:Le Laura's café et sa terrasse, paisible, nourriture excellente et personnel agréable, vue imprenable sur les singes présents sur le toit et sur le lacAprès avoir lu partout les arnaques sur les rituels dans le lac, je ne pensais pas que ça marchait toujours, mais j'ai bien rencontré des touristes qui s'étaient fait prendre. Soyez vigilants donc.. De mon côté, on me l'a proposé plusieurs fois, la seule fois où on a vraiment essayé de me fourrer des fleurs dans la main, ils se sont éloignés dès que j'ai mentionné la police..Se poser sur les bords de lac, c'est apaisant parfois, mais ça peut vite devenir pénible. Si la plupart des touristes se faisaient interpellés par des indiens pour faire des photos, je crois que ma peau blanche et mes cheveux roux me donnaient un attrait particulier. Drôle au début, pénible après une dizaine de fois... Surtout que contrairement à ce qu'on pourrait imagine, la seule question qui accompagne la photo, c'est en général le pays d'où on vient. Pas le temps de poser quelques questions, que les flasheurs en série sont déjà partis...Je remarque que je n'ai eu le temps que de décrire 5 jours de mon voyage, mais rassurez vous, pour la suite, j'ai retenu moins de détails ;)... Je vais essayer de poursuivre ce week-end, ça prend juste beaucoup plus de temps que prévu ;)
Bonjour à tous,
Nous partons 3 semaines fin juillet en Inde du Nord. Nous atterrissons et repartons de Dehli. Nous sommes 4 filles âgées de la vingtaine. Nous souhaitons nous diriger vers le Rajhastan selon les conseils de 2 amies parties l'année dernière. Aussi j'aurai besoin d'aide pour l'itinéraire que je prépare car j'ai du mal à savoir si c'est trop long ou pas assez, et éventuellement si je rate quelque chose ou me dirige vers quelque chose qui n'a pas grand intérêt (enfin tout est relatif). Voici les villes que nous aimerions visiter: Jaisalmer et son désert Jodhpur Jaipur Agra New Delhi (que je compte garder pour la fin) On m'a également parlé de la ville d'Orccha et je ne sais pas si c'est possible de l'inclure dans mon voyage sans perdre trop de temps. Que pensez vous de ces villes? Où faut-il passer le plus de temps? Quel itinéraire me conseillez vous?
Je vous remercie de votre aide, je travaille avec le Lonely Planet mais j'aimerai avoir quelques témoignages directs 🙂
Margot
Nous partons 3 semaines fin juillet en Inde du Nord. Nous atterrissons et repartons de Dehli. Nous sommes 4 filles âgées de la vingtaine. Nous souhaitons nous diriger vers le Rajhastan selon les conseils de 2 amies parties l'année dernière. Aussi j'aurai besoin d'aide pour l'itinéraire que je prépare car j'ai du mal à savoir si c'est trop long ou pas assez, et éventuellement si je rate quelque chose ou me dirige vers quelque chose qui n'a pas grand intérêt (enfin tout est relatif). Voici les villes que nous aimerions visiter: Jaisalmer et son désert Jodhpur Jaipur Agra New Delhi (que je compte garder pour la fin) On m'a également parlé de la ville d'Orccha et je ne sais pas si c'est possible de l'inclure dans mon voyage sans perdre trop de temps. Que pensez vous de ces villes? Où faut-il passer le plus de temps? Quel itinéraire me conseillez vous?
Je vous remercie de votre aide, je travaille avec le Lonely Planet mais j'aimerai avoir quelques témoignages directs 🙂
Margot
Ayant eu peu de réponses (1 ! ) je repose ma question !! Merci à tous
Nous sommes un groupe d'amis et allons réserver pour 2019 une croisière sur le Costa Victoria au départ de Mumbai puis Cochin-Maldives-Sri Lanka-New Mangalore-Mumbai Est ce que la communauté du Forum aurait des infos sur le bateau et/ou la croisière? Toutes les... Croisières > Inde
Nous sommes un groupe d'amis et allons réserver pour 2019 une croisière sur le Costa Victoria au départ de Mumbai puis Cochin-Maldives-Sri Lanka-New Mangalore-Mumbai Est ce que la communauté du Forum aurait des infos sur le bateau et/ou la croisière? Toutes les... Croisières > Inde
Bonjour,
En février 2010, mon itinéraire de 3 grosses semaines (23 jours sur place) m'a fait traverser en bus et parfois en train l'Etat du Tamil Nadu puis l'Etat du Kerala. J'ai fait le choix d'un circuit "dynamique" avec beaucoup d'étapes courtes, plutôt qu'un circuit tranquille avec des étapes plus longues. Voici le détail de mon circuit : - Madras : je ne m'y suis pas arrêté car je n'aime pas trop les grosses villes bruyantes et polluées, donc depuis l'aéroport un taxi m'a déposé à un arrêt de bus pour aller direct à Mamallapuram - Mamallapuram (2 J) : petite ville très agréable, un quartier "routard" super sympa, ballades à vélo - Pondichéry (2 J) : la partie française de la ville est calme et jolie (mais les guest house y sont plus chères que dans la partie indienne), bons restos franco-indiens, ballades à vélo, agréable promenade à pied en bord de mer, on se croirait presque en Normandie... - Tanjore (1 J) : superbe musée (Marata Palace Museum : sculptures des divinités hindoues) alors que d'habitude j'aime pas trop les musées, joli temple aussi, par contre je n'ai pas trouvé la ville spécialement agréable - Trichy (1,5 J) : je n'ai pas regretté de m'y être arrêté, les 2 grands temples sont superbes, et différents de celui de Madurai, petite grimpette au Rock Fort (jolie vue panoramique) - Madurai (2 J) : le temple est très beau et très animé, le musée Gandhi est bien aussi, et le temple de Tiruparankundram (8 km en bus) vaut le déplacement, surtout si on fait la grimpette jusqu'à la petite mosquée au sommet de la colline (jolie vue), par contre la ville est très bruyante (prévoir boules Quies pour la nuit...). - Munnar (2,5 J) : c'est ce que j'ai vu de plus beau au cours de mes 3 séjours en Inde (plantations de thé en montagne), je recommande absolument une excursion à la journée à Top Station (y aller en 1h par le bus de 7h30 ou 8h50, se balader un peu de partout, se faire un petit resto sur place, prendre le bus du retour à 14h et s'arrêter au lac Kundala (superbe, on se croirait en Suisse...), se balader et revenir choper le bus de 17h15 ou celui de 17h45 qui ramène à Munnar en 45 mn. Spécialités locales : thé à la cardamone ou au gingembre, bon chocolat, épices diverses. Attention si vous arrivez un vendredi ou un samedi c'est plus dur de trouver un hébergement (car les indiens adorent y venir le WE). - Fort Cochin (2 J) : quartier "routard" agréable, balades à vélo, bons restos. - Kumarakom (1 J) : facilement accessible en 20 mn de bus depuis Kottayam, logement dans une ravissante homestay (sorte de bead & breakfast sauf qu'il y a le dîner si on veut) avec vue superbe sur le canal des backwaters et accueil très chaleureux par la famille : Santhitheeram Heritage Home (Tél : (0481) 252-51-22 près du KTDC Hotel (1000 rp négocié à 700, bon dîner avec poisson à 100 rp et p'tit déj copieux à 65 rp). J'ai réussi (difficilement) à trouver un vélo pour explorer les villages alentours, j'y ai fait de très belles photos. - Allepey (2 J) : tous les jours à 13h il y a un bateau public qui va à Changanassery (11 rp) : croisière superbe de 3h dans des petits canaux, puis à Changanassery prendre un rickshaw jusqu'au bus stand (2 km) et revenir en bus à Allepey (1h). Cette croisière est plus belle que la croisière "classique" Allepey-Quillom (Kolam) qui a lieu sur un canal beaucoup plus large. - Varkala (2 J) : jolie petite ville très (trop ?) touristique perchée au sommet d'une falaise, avec de belles plages, bons restos, beaucoup de gens y vont exprès pour le yoga ou les soins ayurvédiques. - Cap Comorin (Kanyakumari) et ses levers et couchers de soleil (2 J) : peu d'occidentaux, mais beaucoup d'indiens y viennent en pèlerinage, ambiance agréable et reposante dans cette petite ville tranquille, joli temple de Suchindram (en bus). - et enfin Kovalam (1,5 J) pour terminer en beauté ce périple et rejoindre l'aéroport de Trivandrum (à 12 km) : j'ai été agréablement surpris par Kovalam (j'avais eu des échos pas terribles sur les forums), c'est très joli, pas si bétonné que ça (il y a des arbres de partout), les commerçants y sont moins agressifs que ceux de Varkala, bons restos (un peu chers), grimper en haut du phare (de 15h à 17h) pour avoir une jolie vue panaramique, et à partir du phare rejoindre à pied le quartier musulman avec ses mosquées, puis revenir en rickshaw.
Ma fin de séjour un peu perturbée puisque j'ai été victime d'un vol dans la station balnéaire de Varkala, en pleine nuit pendant mon sommeil dans ma chambre d'hôtel en rez-de-chaussée. Probablement par un employé de l'hôtel car j'avais commis la double imprudence de leur communiquer mon jour et heure de départ (chose à ne pas faire en Inde parait-il) et de dormir fenêtre ouverte à cause de la chaleur (je pensais naïvement que les barreaux de la fenêtre constituaient une protection suffisante). Le voleur a réussi à attraper mon sac probablement en passant un manche à balai à travers les barreaux de la fenêtre. Dans mon malheur j'ai eu de la chance d'être tombé sur un "gentleman cambrioleur", une sorte d'Arsène Lupin local, car il ne m'a pris "que" mon argent liquide (120 euros, ce qui est une grosse somme ici en Inde), pour ne pas me pourrir mon voyage (ou pour ne pas se pourrir son karma ?...) il m'a laissé mon passeport (ouf !), mon appareil photo, mes clés d'appartement, mes travellers chèques et ma carte bleue (j'ai quand meme fait opposition par sécurité car il a pu éventuellememt noter le numéro). Cela me servira de leçon pour la prochaine fois... A part cet incident, cette traversée du Tamil Nadu et du sud Kerala fut de toute beauté, avec ses temples, plages, plantations de thé de montagne, sans oublier les saveurs épicées de la cuisine d'Inde du sud... Mais sur le plan émotionnel, mon plus beau voyage en Inde reste mon circuit Calcutta (1 semaine) + côte de l'Orissa (2 semaines), devant ce circuit en Inde du sud et devant le Rajasthan.
Quelques conseils généraux pour terminer : - restos : on peut manger bon, équilibré et pas cher (35 rp) dans les restos indiens végétariens en commandant un thali (on dit plutôt meal ici) ou bien les délicieux dosa (ou dosai) = crêpes très légères servies avec quelques légumes - transports : j'ai fait la plupart de mes trajets en "local bus", pas d'accident à déplorer (à part une fois où le bus a écrasé une chèvre imprudente...), je ne me suis jamais vraiment senti en insécurité, comme je suis grand (1,86 m) pour les longs trajets j'achetais parfois 2 places l'une à côté de l'autre pour pouvoir être plus à l'aise... - privilégier des étapes courtes dans les villes bruyantes et polluées, et garder plus de jours pour faire des étapes longues en bord de mer ou en montagne - il y a eu peu de moustiques durant ce séjour, je n'ai jamais eu besoin d'utiliser une moustiquaire, les produits locaux sont amplement suffisants : crème Odomos, truc électrique All Out, truc qui brûle (mais odeur bof) Mosquito Coil.
En février 2010, mon itinéraire de 3 grosses semaines (23 jours sur place) m'a fait traverser en bus et parfois en train l'Etat du Tamil Nadu puis l'Etat du Kerala. J'ai fait le choix d'un circuit "dynamique" avec beaucoup d'étapes courtes, plutôt qu'un circuit tranquille avec des étapes plus longues. Voici le détail de mon circuit : - Madras : je ne m'y suis pas arrêté car je n'aime pas trop les grosses villes bruyantes et polluées, donc depuis l'aéroport un taxi m'a déposé à un arrêt de bus pour aller direct à Mamallapuram - Mamallapuram (2 J) : petite ville très agréable, un quartier "routard" super sympa, ballades à vélo - Pondichéry (2 J) : la partie française de la ville est calme et jolie (mais les guest house y sont plus chères que dans la partie indienne), bons restos franco-indiens, ballades à vélo, agréable promenade à pied en bord de mer, on se croirait presque en Normandie... - Tanjore (1 J) : superbe musée (Marata Palace Museum : sculptures des divinités hindoues) alors que d'habitude j'aime pas trop les musées, joli temple aussi, par contre je n'ai pas trouvé la ville spécialement agréable - Trichy (1,5 J) : je n'ai pas regretté de m'y être arrêté, les 2 grands temples sont superbes, et différents de celui de Madurai, petite grimpette au Rock Fort (jolie vue panoramique) - Madurai (2 J) : le temple est très beau et très animé, le musée Gandhi est bien aussi, et le temple de Tiruparankundram (8 km en bus) vaut le déplacement, surtout si on fait la grimpette jusqu'à la petite mosquée au sommet de la colline (jolie vue), par contre la ville est très bruyante (prévoir boules Quies pour la nuit...). - Munnar (2,5 J) : c'est ce que j'ai vu de plus beau au cours de mes 3 séjours en Inde (plantations de thé en montagne), je recommande absolument une excursion à la journée à Top Station (y aller en 1h par le bus de 7h30 ou 8h50, se balader un peu de partout, se faire un petit resto sur place, prendre le bus du retour à 14h et s'arrêter au lac Kundala (superbe, on se croirait en Suisse...), se balader et revenir choper le bus de 17h15 ou celui de 17h45 qui ramène à Munnar en 45 mn. Spécialités locales : thé à la cardamone ou au gingembre, bon chocolat, épices diverses. Attention si vous arrivez un vendredi ou un samedi c'est plus dur de trouver un hébergement (car les indiens adorent y venir le WE). - Fort Cochin (2 J) : quartier "routard" agréable, balades à vélo, bons restos. - Kumarakom (1 J) : facilement accessible en 20 mn de bus depuis Kottayam, logement dans une ravissante homestay (sorte de bead & breakfast sauf qu'il y a le dîner si on veut) avec vue superbe sur le canal des backwaters et accueil très chaleureux par la famille : Santhitheeram Heritage Home (Tél : (0481) 252-51-22 près du KTDC Hotel (1000 rp négocié à 700, bon dîner avec poisson à 100 rp et p'tit déj copieux à 65 rp). J'ai réussi (difficilement) à trouver un vélo pour explorer les villages alentours, j'y ai fait de très belles photos. - Allepey (2 J) : tous les jours à 13h il y a un bateau public qui va à Changanassery (11 rp) : croisière superbe de 3h dans des petits canaux, puis à Changanassery prendre un rickshaw jusqu'au bus stand (2 km) et revenir en bus à Allepey (1h). Cette croisière est plus belle que la croisière "classique" Allepey-Quillom (Kolam) qui a lieu sur un canal beaucoup plus large. - Varkala (2 J) : jolie petite ville très (trop ?) touristique perchée au sommet d'une falaise, avec de belles plages, bons restos, beaucoup de gens y vont exprès pour le yoga ou les soins ayurvédiques. - Cap Comorin (Kanyakumari) et ses levers et couchers de soleil (2 J) : peu d'occidentaux, mais beaucoup d'indiens y viennent en pèlerinage, ambiance agréable et reposante dans cette petite ville tranquille, joli temple de Suchindram (en bus). - et enfin Kovalam (1,5 J) pour terminer en beauté ce périple et rejoindre l'aéroport de Trivandrum (à 12 km) : j'ai été agréablement surpris par Kovalam (j'avais eu des échos pas terribles sur les forums), c'est très joli, pas si bétonné que ça (il y a des arbres de partout), les commerçants y sont moins agressifs que ceux de Varkala, bons restos (un peu chers), grimper en haut du phare (de 15h à 17h) pour avoir une jolie vue panaramique, et à partir du phare rejoindre à pied le quartier musulman avec ses mosquées, puis revenir en rickshaw.
Ma fin de séjour un peu perturbée puisque j'ai été victime d'un vol dans la station balnéaire de Varkala, en pleine nuit pendant mon sommeil dans ma chambre d'hôtel en rez-de-chaussée. Probablement par un employé de l'hôtel car j'avais commis la double imprudence de leur communiquer mon jour et heure de départ (chose à ne pas faire en Inde parait-il) et de dormir fenêtre ouverte à cause de la chaleur (je pensais naïvement que les barreaux de la fenêtre constituaient une protection suffisante). Le voleur a réussi à attraper mon sac probablement en passant un manche à balai à travers les barreaux de la fenêtre. Dans mon malheur j'ai eu de la chance d'être tombé sur un "gentleman cambrioleur", une sorte d'Arsène Lupin local, car il ne m'a pris "que" mon argent liquide (120 euros, ce qui est une grosse somme ici en Inde), pour ne pas me pourrir mon voyage (ou pour ne pas se pourrir son karma ?...) il m'a laissé mon passeport (ouf !), mon appareil photo, mes clés d'appartement, mes travellers chèques et ma carte bleue (j'ai quand meme fait opposition par sécurité car il a pu éventuellememt noter le numéro). Cela me servira de leçon pour la prochaine fois... A part cet incident, cette traversée du Tamil Nadu et du sud Kerala fut de toute beauté, avec ses temples, plages, plantations de thé de montagne, sans oublier les saveurs épicées de la cuisine d'Inde du sud... Mais sur le plan émotionnel, mon plus beau voyage en Inde reste mon circuit Calcutta (1 semaine) + côte de l'Orissa (2 semaines), devant ce circuit en Inde du sud et devant le Rajasthan.
Quelques conseils généraux pour terminer : - restos : on peut manger bon, équilibré et pas cher (35 rp) dans les restos indiens végétariens en commandant un thali (on dit plutôt meal ici) ou bien les délicieux dosa (ou dosai) = crêpes très légères servies avec quelques légumes - transports : j'ai fait la plupart de mes trajets en "local bus", pas d'accident à déplorer (à part une fois où le bus a écrasé une chèvre imprudente...), je ne me suis jamais vraiment senti en insécurité, comme je suis grand (1,86 m) pour les longs trajets j'achetais parfois 2 places l'une à côté de l'autre pour pouvoir être plus à l'aise... - privilégier des étapes courtes dans les villes bruyantes et polluées, et garder plus de jours pour faire des étapes longues en bord de mer ou en montagne - il y a eu peu de moustiques durant ce séjour, je n'ai jamais eu besoin d'utiliser une moustiquaire, les produits locaux sont amplement suffisants : crème Odomos, truc électrique All Out, truc qui brûle (mais odeur bof) Mosquito Coil.
Bonjour,
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Hi everyone, I just got back from a trip to Northern India with my family. Given the time it took to organize, I thought future travelers might find this useful.
Context: First time in India. Dates: August 5 to August 23. 2 adults + 2 boys (17 and 11 years old). Itinerary: Delhi - Shekawati (Bagar, Mandawa) - Bikaner - Thar Desert (Kaku) - Jaisalmer - Jodhpur - Udaipur - Bundi - Jaipur - Agra - Delhi. High-end hotels, travel in a Toyota Innova (like a Renault Espace) with a driver. Agency: Atithi Travels, contact: Rajeev, Driver: William. Budget: 3112 € for flights (Air India chartered by Air France and booked through Go Voyages), 1080 US$ per person for hotels with breakfast, car with driver, full-board night in the desert, camel ride, boat on the lake in Udaipur, farewell dinner, 1000 € for on-site expenses (drinks and meals—1 per day / various tips including driver (150 rupees per day) / monuments and outings / personal shopping and gifts (including 2 carpets 1x2m, 1 bedspread, a pair of curtains, 10 shirts, 2 pairs of pants, 2 tablecloths, 5 scarves, 1 small piece of jewelry, and various trinkets...). In short, about 1900 € per person all-inclusive for 17 nights.
Review of Atithi Travels: Very professional and accommodating. They responded quickly to my many prep emails, accepted all my hotel choices—even those they weren’t used to working with (I picked them beforehand using TripAdvisor, VoyageForum, the *Routard* guide, and Ulysses’ Rajasthan guide). They were the only agency out of the nine I consulted that accepted all my choices. Their pricing was reasonable, in the first quartile of the agencies I contacted. They allowed payment in three installments (1/3 at booking by bank transfer, 1/3 upon arrival in India, 1/3 in Udaipur). They checked in throughout the trip to ensure everything was going well with the driver and local reps. They offered a great solution for the night in the desert. My direct contact (Rajeev) personally picked us up at Delhi airport on the evening of the 5th (a Sunday). If I had to do it again, I’d go with Atithi again without hesitation—just negotiate the prices a bit.
Review of the Driver (William): He drove very cautiously (which is super important in this country). He kept his distance from his "guests," which worked perfectly for us. No hard sell to take us to shops or restaurants. Just so you know, the driver gets 150 rupees per day for lodging and meals. When he stops at a tourist restaurant, especially on the road, he eats for free (for you, if you eat there, it’s 2–3 times more expensive than elsewhere). Some shops, especially in Jaipur, give him commissions. Overall, we had an unspoken agreement. The driver would stop halfway through the journey at a tourist restaurant so we could use clean toilets, grab a Coke, and he could eat and rest (after 2.5 hours on the road in India, it’s well-deserved and necessary). After 30 minutes, we’d hit the road again. For shops, he didn’t pressure us, and we were very clear about stopping only at places we’d chosen (via Lonely Planet, for example). Overall, we were happy with his service.
Review of the Stops: Generally speaking, in very touristy places, you’re constantly approached by touts and vendors. As soon as you move away from those spots, Indians are welcoming, friendly, and happy to chat with foreigners. Between each stop, it’s 4–6 hours because the roads are tough—average speed is 50 km/h. Keep this in mind when planning your route. We chose to stay 2 nights in most places to avoid spending all our time in the car. Delhi: Worth seeing, but rough for a first impression—loud in some areas, aggressive, but we don’t regret it. For our first taste of Indian cuisine, we dined at United Coffee House on Connaught Place, a restaurant for the Indian middle class. It was delicious, really nice, and reassured us that we’d enjoy the food. Shekawati: Amazing, off the beaten path, not very touristy, and the people are friendly. Note: Bagar, which we picked after reading an article in *Ulysses*. It’s off the usual routes. Result: we were the only tourists in this small town and had a fantastic evening. Mandawa (just an hour from Bagar) is on all the Shekhawati circuits, so it’s more touristy. But still nice because of the colorful Havelis (go see them alone, without clingy guides trying to charge you extra for every visit without giving all the details—only the rupees matter to them). Note: there’s a great, affordable cobbler on the main street of Mandawa (Main Bazaar), just before Sonathia Gate on the right. Beautiful handmade slippers for 300 rupees. By the end of the trip, I regretted not buying more pairs—the leather is so soft and comfortable. I haven’t seen any as nice since. Bikaner: Good, a necessary stop before crossing the desert if you’re heading to Jaisalmer (recommended). It lets you see the Karni Mata Temple (Temple of the Rats), a camel farm, a first Jain temple, a quiet spice bazaar (take a rickshaw for a morning), and the well-maintained fort. Kaku (night in the Thar Desert): A highlight, absolutely must-do. Nothing like what you’ll find in Jaisalmer. Simple, remote, and wild—no tourist buses, just you and the few Indians taking care of you. Watching the sunset, the starry sky, shooting stars, and sleeping under the stars is unforgettable. It’s neither too cold nor too hot. The toilet facilities are basic but hygienic. It’s fantastic, and the whole family loved it. Jaisalmer: Very exotic, at the edge of Rajasthan, right out of the Thar Desert. A magical little town. Watch the sunset near the cenotaphs, visit Gadi Sagar for a picturesque stop with a temple by the lake, lots of Indians feeding huge catfish, and pedal boats for rent. Nearby, the best lassi of the trip at "Mohan Juice Center." Don’t miss the three Havelis—take the back streets if you want to avoid the touristy areas. As for the classic camel ride at sunset, know that the dune spots are beautiful, but at the same spot, at the same time, hundreds (no exaggeration) of tourists arrive by the busload, each on their own camel (hundreds of them), with vendors selling drinks, trinkets, and impromptu shows. It kills the dream. Jodhpur: The Mehrangarh Fort is EXCEPTIONAL, very well maintained, with a great audio guide in French. The most beautiful fort/palace visit of the whole trip. The restaurant inside is excellent. Spend a morning there, and don’t forget to visit the temple at the end of the ramparts for a top-notch view of the Blue City. Around the Clock Tower, you can try delicious, fresh lassis at Shri Mishrilal Hotel, mostly frequented by locals, and grab a tasty masala omelet on the go at Vicky’s Omelette Shop—he’s always smiling and collects notebooks full of messages from his customers. We found beautiful cashmere scarves at Handloom House, a fixed-price shop with good prices. Ranakpur: Another highlight. An exceptional Jain temple in the middle of nature. We chatted with the high priest, ate in the refectory at 5 PM (meals at 5, 5:30, and 6 PM) with locals (super good, all-you-can-eat for 20 rupees per person). Our only regret: not staying overnight. For just 50 rupees more, you can sleep in simple but clean cells and attend the evening ceremony, see the temple at sunset (otherwise, it closes at 5 PM), and be alone in the middle of nowhere. It’s also a lush place full of non-aggressive monkeys that take what you give them from your hand. Don’t miss it under any circumstances. Udaipur: Unique and charming, our first glimpse of Ghats on this trip with Indians bathing in the morning and doing laundry. The lake is enchanting, and the Hindu temple is special. Dinner at Jagat Niwas Palace Hotel (where we were staying) with a stunning view of the lake. Very good food, reasonable prices, and an exceptional setting. Bundi: First regret. A charming little town off the tourist trail, but dull after Shekawati. Not much to see. Jaipur: Second regret. VERY aggressive, overcrowded, with glaring poverty in the streets, persistent beggars, relentless vendors, deafening traffic, and endless traffic jams. The Hawa Mahal is on a polluted main road, and the Amber Fort is a tourist trap. It’s poorly maintained, and the elephant ride is the ultimate tourist attraction: hundreds of tourists on elephants in a line, 550 rupees for 2 people for a 10-minute ride, with vendors shouting the whole way while the elephant handler reminds you 10 times to tip him. Tourism at its worst. Don’t go unless you’re with young kids who’ll remember riding an elephant forever. Even then, it’s possible in other cities like Udaipur. Don’t believe your driver if he says not to shop before Jaipur because that’s where the best selection and prices are. It’s false. There’s no more selection (except for jewelry), prices aren’t lower, and the quality isn’t better. It’s just a big city with lots of shops that pay commissions to touts. Still, there’s a beautiful textile shop that doesn’t look like much but has fixed prices, is affordable, and offers superb quality: SOMA (http://www.somashop.com/). The local middle and upper classes shop there for home textiles (tablecloths, bedspreads, sheets, curtains) and clothes. This shop is even mentioned by *Forbes* as one of the "World's Top Shops" (http://www.forbes.com/..._sb_1215feat_ls.html). The one positive in Jaipur: Raj Mandir, a historic, stunning cinema. You can go with your eyes closed—guaranteed atmosphere with Indians cheering, laughing, and taking sides for the characters. Even without speaking the language, we understood everything and had a great family moment. Plus, there’s an intermission to grab a snack. It’s fantastic. The theater is often full, but you can reserve. Nearby, the Galta Temple is picturesque with hundreds of monkeys and kids bathing in the pools. Fun, especially in the late afternoon. If we had to do it again, we’d skip Jaipur—too noisy, too aggressive. Agra: Just before Agra, stop at Fatehpur Sikri. The visit takes about 3 hours. It’s beautiful. I regret not staying overnight to admire Akbar the Great’s city at sunset. In Agra, the Taj Mahal is king. Our best photos were taken from the Yamuna River. From there, the Taj is stunning (its back = its front), and you can stay as long as you want (it’s free). The next day, we visited at 6 AM and stayed for 4 hours—it was peaceful and gorgeous.
Overall, we would’ve liked one more night in Ranakpur, one more in Udaipur, one in Fatehpur Sikri, and just one in Jaipur to see the Hawa Mahal and go to the Raj Mandir.
Review of the Hotels
Delhi / Amaraya Haveli: Clean and nice, run by two French people in a quiet neighborhood of New Delhi. Comfortable rooms, good breakfast, clean, a bit pricey. Satisfaction rating: 3 out of 5
Bagar / Piramal Haveli: A charming stop, a Haveli from the early 20th century, with very large rooms, warm and attentive service, and a GREAT dinner. All for a modest price since it’s off the tourist trail. Highly recommend. Satisfaction rating: 5 out of 5
Mandawa / Desert Resort: Outside the city, at the edge of the desert. Rooms are in "traditional" huts with all the comforts. There’s a pool, and it’s very quiet. Breakfast is mediocre. Avoid dinner—it’s a rip-off (three times more expensive than elsewhere and not good). Satisfaction rating: 4 out of 5
Bikaner / Lallgarh Palace: Former maharaja’s palace, well maintained, gorgeous rooms with marble everywhere, a large art-deco indoor pool, good restaurant, very classy. Worth the price. Satisfaction rating: 5 out of 5
Jaisalmer / Gorbandh Palace: Large modern hotel mimicking local architecture. Big pool, but the rooms are poor—noisy and small. Mediocre breakfast. Satisfaction rating: 2 out of 5
Jodhpur / Ajit Bhawan: Former residence, very classy, Hollywood-style pool with waterfalls and fountains, comfortable rooms tastefully decorated. Great breakfast. Satisfaction rating: 5 out of 5
Udaipur / Jagat Niwas Palace: By the lake, very charming, good food, restaurant with an exceptional view, very romantic, but the room amenities are mediocre. Satisfaction rating: 5 out of 5
Bundi / Braj Bhushanjee: The best hotel in Bundi, in a beautifully decorated old Haveli. The rooms are mediocre and very noisy. Breakfast is average, but the welcome is warm. Satisfaction rating: 2 out of 5
Jaipur / Samode Haveli: Exceptional, very comfortable, gorgeous pool, spacious rooms, attentive and non-pushy service, free Wi-Fi, beautiful restaurant, great breakfast. Satisfaction rating: 5 out of 5
Agra / Howard Park Plaza: A mid-range chain hotel with a small pool. Comfortable enough, limited service, terrible breakfast. Satisfaction rating: 1 out of 5
If this feedback was helpful, feel free to leave me a message.
Thierry
Context: First time in India. Dates: August 5 to August 23. 2 adults + 2 boys (17 and 11 years old). Itinerary: Delhi - Shekawati (Bagar, Mandawa) - Bikaner - Thar Desert (Kaku) - Jaisalmer - Jodhpur - Udaipur - Bundi - Jaipur - Agra - Delhi. High-end hotels, travel in a Toyota Innova (like a Renault Espace) with a driver. Agency: Atithi Travels, contact: Rajeev, Driver: William. Budget: 3112 € for flights (Air India chartered by Air France and booked through Go Voyages), 1080 US$ per person for hotels with breakfast, car with driver, full-board night in the desert, camel ride, boat on the lake in Udaipur, farewell dinner, 1000 € for on-site expenses (drinks and meals—1 per day / various tips including driver (150 rupees per day) / monuments and outings / personal shopping and gifts (including 2 carpets 1x2m, 1 bedspread, a pair of curtains, 10 shirts, 2 pairs of pants, 2 tablecloths, 5 scarves, 1 small piece of jewelry, and various trinkets...). In short, about 1900 € per person all-inclusive for 17 nights.
Review of Atithi Travels: Very professional and accommodating. They responded quickly to my many prep emails, accepted all my hotel choices—even those they weren’t used to working with (I picked them beforehand using TripAdvisor, VoyageForum, the *Routard* guide, and Ulysses’ Rajasthan guide). They were the only agency out of the nine I consulted that accepted all my choices. Their pricing was reasonable, in the first quartile of the agencies I contacted. They allowed payment in three installments (1/3 at booking by bank transfer, 1/3 upon arrival in India, 1/3 in Udaipur). They checked in throughout the trip to ensure everything was going well with the driver and local reps. They offered a great solution for the night in the desert. My direct contact (Rajeev) personally picked us up at Delhi airport on the evening of the 5th (a Sunday). If I had to do it again, I’d go with Atithi again without hesitation—just negotiate the prices a bit.
Review of the Driver (William): He drove very cautiously (which is super important in this country). He kept his distance from his "guests," which worked perfectly for us. No hard sell to take us to shops or restaurants. Just so you know, the driver gets 150 rupees per day for lodging and meals. When he stops at a tourist restaurant, especially on the road, he eats for free (for you, if you eat there, it’s 2–3 times more expensive than elsewhere). Some shops, especially in Jaipur, give him commissions. Overall, we had an unspoken agreement. The driver would stop halfway through the journey at a tourist restaurant so we could use clean toilets, grab a Coke, and he could eat and rest (after 2.5 hours on the road in India, it’s well-deserved and necessary). After 30 minutes, we’d hit the road again. For shops, he didn’t pressure us, and we were very clear about stopping only at places we’d chosen (via Lonely Planet, for example). Overall, we were happy with his service.
Review of the Stops: Generally speaking, in very touristy places, you’re constantly approached by touts and vendors. As soon as you move away from those spots, Indians are welcoming, friendly, and happy to chat with foreigners. Between each stop, it’s 4–6 hours because the roads are tough—average speed is 50 km/h. Keep this in mind when planning your route. We chose to stay 2 nights in most places to avoid spending all our time in the car. Delhi: Worth seeing, but rough for a first impression—loud in some areas, aggressive, but we don’t regret it. For our first taste of Indian cuisine, we dined at United Coffee House on Connaught Place, a restaurant for the Indian middle class. It was delicious, really nice, and reassured us that we’d enjoy the food. Shekawati: Amazing, off the beaten path, not very touristy, and the people are friendly. Note: Bagar, which we picked after reading an article in *Ulysses*. It’s off the usual routes. Result: we were the only tourists in this small town and had a fantastic evening. Mandawa (just an hour from Bagar) is on all the Shekhawati circuits, so it’s more touristy. But still nice because of the colorful Havelis (go see them alone, without clingy guides trying to charge you extra for every visit without giving all the details—only the rupees matter to them). Note: there’s a great, affordable cobbler on the main street of Mandawa (Main Bazaar), just before Sonathia Gate on the right. Beautiful handmade slippers for 300 rupees. By the end of the trip, I regretted not buying more pairs—the leather is so soft and comfortable. I haven’t seen any as nice since. Bikaner: Good, a necessary stop before crossing the desert if you’re heading to Jaisalmer (recommended). It lets you see the Karni Mata Temple (Temple of the Rats), a camel farm, a first Jain temple, a quiet spice bazaar (take a rickshaw for a morning), and the well-maintained fort. Kaku (night in the Thar Desert): A highlight, absolutely must-do. Nothing like what you’ll find in Jaisalmer. Simple, remote, and wild—no tourist buses, just you and the few Indians taking care of you. Watching the sunset, the starry sky, shooting stars, and sleeping under the stars is unforgettable. It’s neither too cold nor too hot. The toilet facilities are basic but hygienic. It’s fantastic, and the whole family loved it. Jaisalmer: Very exotic, at the edge of Rajasthan, right out of the Thar Desert. A magical little town. Watch the sunset near the cenotaphs, visit Gadi Sagar for a picturesque stop with a temple by the lake, lots of Indians feeding huge catfish, and pedal boats for rent. Nearby, the best lassi of the trip at "Mohan Juice Center." Don’t miss the three Havelis—take the back streets if you want to avoid the touristy areas. As for the classic camel ride at sunset, know that the dune spots are beautiful, but at the same spot, at the same time, hundreds (no exaggeration) of tourists arrive by the busload, each on their own camel (hundreds of them), with vendors selling drinks, trinkets, and impromptu shows. It kills the dream. Jodhpur: The Mehrangarh Fort is EXCEPTIONAL, very well maintained, with a great audio guide in French. The most beautiful fort/palace visit of the whole trip. The restaurant inside is excellent. Spend a morning there, and don’t forget to visit the temple at the end of the ramparts for a top-notch view of the Blue City. Around the Clock Tower, you can try delicious, fresh lassis at Shri Mishrilal Hotel, mostly frequented by locals, and grab a tasty masala omelet on the go at Vicky’s Omelette Shop—he’s always smiling and collects notebooks full of messages from his customers. We found beautiful cashmere scarves at Handloom House, a fixed-price shop with good prices. Ranakpur: Another highlight. An exceptional Jain temple in the middle of nature. We chatted with the high priest, ate in the refectory at 5 PM (meals at 5, 5:30, and 6 PM) with locals (super good, all-you-can-eat for 20 rupees per person). Our only regret: not staying overnight. For just 50 rupees more, you can sleep in simple but clean cells and attend the evening ceremony, see the temple at sunset (otherwise, it closes at 5 PM), and be alone in the middle of nowhere. It’s also a lush place full of non-aggressive monkeys that take what you give them from your hand. Don’t miss it under any circumstances. Udaipur: Unique and charming, our first glimpse of Ghats on this trip with Indians bathing in the morning and doing laundry. The lake is enchanting, and the Hindu temple is special. Dinner at Jagat Niwas Palace Hotel (where we were staying) with a stunning view of the lake. Very good food, reasonable prices, and an exceptional setting. Bundi: First regret. A charming little town off the tourist trail, but dull after Shekawati. Not much to see. Jaipur: Second regret. VERY aggressive, overcrowded, with glaring poverty in the streets, persistent beggars, relentless vendors, deafening traffic, and endless traffic jams. The Hawa Mahal is on a polluted main road, and the Amber Fort is a tourist trap. It’s poorly maintained, and the elephant ride is the ultimate tourist attraction: hundreds of tourists on elephants in a line, 550 rupees for 2 people for a 10-minute ride, with vendors shouting the whole way while the elephant handler reminds you 10 times to tip him. Tourism at its worst. Don’t go unless you’re with young kids who’ll remember riding an elephant forever. Even then, it’s possible in other cities like Udaipur. Don’t believe your driver if he says not to shop before Jaipur because that’s where the best selection and prices are. It’s false. There’s no more selection (except for jewelry), prices aren’t lower, and the quality isn’t better. It’s just a big city with lots of shops that pay commissions to touts. Still, there’s a beautiful textile shop that doesn’t look like much but has fixed prices, is affordable, and offers superb quality: SOMA (http://www.somashop.com/). The local middle and upper classes shop there for home textiles (tablecloths, bedspreads, sheets, curtains) and clothes. This shop is even mentioned by *Forbes* as one of the "World's Top Shops" (http://www.forbes.com/..._sb_1215feat_ls.html). The one positive in Jaipur: Raj Mandir, a historic, stunning cinema. You can go with your eyes closed—guaranteed atmosphere with Indians cheering, laughing, and taking sides for the characters. Even without speaking the language, we understood everything and had a great family moment. Plus, there’s an intermission to grab a snack. It’s fantastic. The theater is often full, but you can reserve. Nearby, the Galta Temple is picturesque with hundreds of monkeys and kids bathing in the pools. Fun, especially in the late afternoon. If we had to do it again, we’d skip Jaipur—too noisy, too aggressive. Agra: Just before Agra, stop at Fatehpur Sikri. The visit takes about 3 hours. It’s beautiful. I regret not staying overnight to admire Akbar the Great’s city at sunset. In Agra, the Taj Mahal is king. Our best photos were taken from the Yamuna River. From there, the Taj is stunning (its back = its front), and you can stay as long as you want (it’s free). The next day, we visited at 6 AM and stayed for 4 hours—it was peaceful and gorgeous.
Overall, we would’ve liked one more night in Ranakpur, one more in Udaipur, one in Fatehpur Sikri, and just one in Jaipur to see the Hawa Mahal and go to the Raj Mandir.
Review of the Hotels
Delhi / Amaraya Haveli: Clean and nice, run by two French people in a quiet neighborhood of New Delhi. Comfortable rooms, good breakfast, clean, a bit pricey. Satisfaction rating: 3 out of 5
Bagar / Piramal Haveli: A charming stop, a Haveli from the early 20th century, with very large rooms, warm and attentive service, and a GREAT dinner. All for a modest price since it’s off the tourist trail. Highly recommend. Satisfaction rating: 5 out of 5
Mandawa / Desert Resort: Outside the city, at the edge of the desert. Rooms are in "traditional" huts with all the comforts. There’s a pool, and it’s very quiet. Breakfast is mediocre. Avoid dinner—it’s a rip-off (three times more expensive than elsewhere and not good). Satisfaction rating: 4 out of 5
Bikaner / Lallgarh Palace: Former maharaja’s palace, well maintained, gorgeous rooms with marble everywhere, a large art-deco indoor pool, good restaurant, very classy. Worth the price. Satisfaction rating: 5 out of 5
Jaisalmer / Gorbandh Palace: Large modern hotel mimicking local architecture. Big pool, but the rooms are poor—noisy and small. Mediocre breakfast. Satisfaction rating: 2 out of 5
Jodhpur / Ajit Bhawan: Former residence, very classy, Hollywood-style pool with waterfalls and fountains, comfortable rooms tastefully decorated. Great breakfast. Satisfaction rating: 5 out of 5
Udaipur / Jagat Niwas Palace: By the lake, very charming, good food, restaurant with an exceptional view, very romantic, but the room amenities are mediocre. Satisfaction rating: 5 out of 5
Bundi / Braj Bhushanjee: The best hotel in Bundi, in a beautifully decorated old Haveli. The rooms are mediocre and very noisy. Breakfast is average, but the welcome is warm. Satisfaction rating: 2 out of 5
Jaipur / Samode Haveli: Exceptional, very comfortable, gorgeous pool, spacious rooms, attentive and non-pushy service, free Wi-Fi, beautiful restaurant, great breakfast. Satisfaction rating: 5 out of 5
Agra / Howard Park Plaza: A mid-range chain hotel with a small pool. Comfortable enough, limited service, terrible breakfast. Satisfaction rating: 1 out of 5
If this feedback was helpful, feel free to leave me a message.
Thierry
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Nous poursuivons notre découverte de l’Inde, pas à pas. Notre 4ème voyage nous conduit cette fois plein Ouest dans l’état du Gujarat. Une petite escapade préliminaire dans le Maharashtra nous permet de visiter Ajanta et Ellora, 2 fabuleux sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous gardons Mumbai pour un prochain voyage.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 2 Février – Vols Jet Airways - Paris CDG/Mumbai puis vol domestique Mumbai/Aurangabad Sam – Arrivée du vol à 6h15 – Bibi-qa-Maqbara – Grottes - 3 nuits à Aurangabad Dim – Ajanta (taxi à la journée-2500 Rs) Lun – Ellora (bus-1h30-33 Rs) Mar – Aurangabad : Panchakki – Siddarth Garden - Bus de nuit pour Vadodara (12h-1068 Rs) Mer – Vadodara : Palais Laxmi Vilas – Tambekar Wada – Baroda Museum - 2 nuits à Vadodara Jeu – Pavagadh – Champaner (bus-1h30-50 Rs) Ven – Bus pour Bhavnagar (5h-151 Rs) puis Palitana (1h-47 Rs) - 2 nuits à Palitana Sam – Temples de Palitana Dim – Bus pour Ahmedabad (5h-139 Rs) – Mosquée Siddi Sayid – Manek Chowk - 6 nuits à Ahmedabad Lun – Ahmedabad : Ashram de Sabarmati (bus-30min?-11Rs) – Fort de Bhadra – Manek Chowk – Jama Masjid – Mausolée d’Ahmed Shah – Mausolée de Rani-na-Hazira – Pols et Mangaldas ni Haveli – Tour de l’horloge – Temple de Swaminarayan – Temple de Hatheesingh – Dada Hari Vav (baoli) – Mosquée et mausolée Dai Halima Mar – Sarkhej Roza (rickshaw-130 Rs) Mer – Modhera – Patan – Sidhpur - Adalaj Vav (taxi à la journée-3000 Rs) Jeu – Ahmedabad : Mosquées d’Ahmed Shah, Rani Sipri, Sidi Bashir – Lac Kankaria – Lalbhai Dalpatbhai Museum – Shreyas Folk Museum – Low Garden night market Ven – Gandhinagar : Akshardam Temple (bus-45 min-23 Rs) – Mosquée Rupmati Sam 17 Février – Vols Jet Airways – Vol domestique Ahmedabad/Mumbai puis Mumbai/Paris CDG
Les prix indiqués pour les bus s'entendent par personne (et par trajet).
BUDGET : Cours de la roupie : 100 roupies = 1,3 €
Dépenses préalables : Visa : 107 €/p (!) avec dépôt et retrait au bureau VFS de Paris. www.vfsglobal.com/...france/In_Paris.html Nous avons fait faire nos photos carrées par un petit photographe au 10 rue Rochechouart, à quelques pas du VFS (pas fou le gars !). 10€ les 4 photos. Vols Jet Airways : 700 €/p l’A/R.
Dépenses sur place : CB utilisée uniquement pour payer les hôtels (3 sur 4) et pour les retraits aux ATM. 40 000 Rs en retrait cash (en 4 retraits, 10 000 Rs max autorisés) Hébergement : 14 317 Rs pour les 7 premières nuits puis 63 000 Rs pour les 6 nuits à Ahmedabad (je détaille plus bas).
Budget total tout compris : Notre budget total a été de 3 140 €. Cela dit, il est particulièrement faussé par l’hôtel House of MG d’Ahmedabad. En optant pour un hôtel plus simple (tablons sur 40€ la nuit) nous n’aurions pas dépassé les 2 500 €.
GUIDES et CARTES : Lonely Planet J’ai commandé sur internet les 2 seuls chapitres qui m’intéressaient. Envoi de fichiers pdf qu’il suffit d’imprimer. Moins cher, moins encombrant, mais nettement moins joli dans une bibliothèque. Application Android Maps.me Application GPS gratuite que nous avons découverte depuis peu. Fonctionne hors connexion. Vraiment ultra pratique pour se repérer dans ces villes sans nom de rue et qui permet de rejoindre un lieu (une gare par exemple) en prenant les petites ruelles.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Oui.sncf – Compagnie Jet Airways. Nous enchaînons un vol domestique après le vol international. Attention, à l’aller, nous avons dû récupérer nos bagages à Mumbai et les ré-enregistrer pour Aurangabad. Passage à la douane, sécurité, check-in, ça nous a pris 2 bonnes heures. Heureusement, nous avions une escale de 4 heures. Au retour, les bagages ont été enregistrés directement pour Paris. Plus simple et plus rapide. Mais quand même … ne prévoyez pas une correspondance trop courte. Le magnifique aéroport de Mumbai est très agréable.
2 – Bus Nous retrouvons avec plaisir l’ambiance des gares routières ! Rien de plus simple que de prendre le bus. Tout le monde est ravi de nous aider. C’est une belle expérience en soi. Tous les prix indiqués s’entendent par personne.
2.1 - Bus longues distances :
Aurangabad-Vadodara (Baroda) : A/C Sleeper – 1068 Rs Réservé 2 jours plus tôt par Shaik de l’hôtel Pearls à Aurangabad sur redBus www.redbus.in/ Compagnie Humsafar – Excellent confort : pas de sièges inclinables mais de vrais lits (!) , doubles d’un côté, simples de l’autre, sur 2 niveaux. Environ 30 places. Départ 17h, arrivée vers 5h du matin au centre de Vadodara. Une belle expérience !
Vadodara (Baroda)-Bhavnagar - 151 Rs puis Bhavnagar-Palitana – 47 Rs Nous avions réservé notre bus pour Bhavnagar nous-mêmes 2 jours plus tôt directement dans la très moderne gare routière centrale de Vadodara (à ne pas confondre avec la gare des city bus, à quelques centaines de mètres plus au sud). Les frais de réservation sont de 10 Rs (0,13€ !), elle n’est pas indispensable mais elle assure une place assise. Pas du luxe pour 5 heures de trajet … Départ à 7h, arrivée à midi. Je n’ai pas pensé à demander s’il existait des bus pour Palitana. La correspondance à Bhavnagar m’a paru être une évidence. Peut-être à tort. A Bhavnagar, nous enchaînons donc avec un bus pour Palitana qui part à 12h40 – 47 Rs - 1 heure de trajet. A Palitana, l’hôtel Sumeru est à 5 min à pied de la gare routière. Pratique !
Palitana-Ahmedabad – 139 Rs Réservé à la gare dès notre arrivée à Palitana. Départ 7h15, arrivée à midi à Ahmedabad. Rickshaw (100 Rs) pour rejoindre l’hôtel d’Ahmedabad.
2.2 – Bus locaux et bus de ville :
Aucune résa pour ceux-ci. On se rend à la gare routière, on se renseigne (les gens sont tous extrêmement serviables et aimables) et on paie dans le bus. On a toujours été assis, pas forcément ensemble. Je donne quelques infos supplémentaires si nécessaire dans le paragraphe "Visites".
3 – Voiture Nous avons loué les services d’une voiture avec chauffeur pour 2 visites qu’il nous a paru plus simple d’organiser ainsi plutôt qu’en bus. Aucune pression de la part du chauffeur pour limiter notre temps de visite. Il se gare et nous attend, sans discuter. Prix indiqué pour la voiture, à disposition pour la journée (plus qu’il n’en faut).
Ajanta – 2500 Rs Réservée par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad.
Modhera + Patan + Sidhpur + Adalaj Vav – 3000 Rs Réservée par nous-même sur le taxi stand à Lal Darwaja Garden. Belle journée !
4 – Rickshaw Ils sont partout, à toute heure, diligents et pas insistants. Nous convenions toujours du prix avant la course. Nous n’avons jamais eu à batailler, le prix demandé nous a toujours paru correct. A Ahmedabad, ils oscillent entre 30 et 70 Rs selon la distance. 130 Rs pour Sarkhej Roza qui fut notre site le plus lointain (en rickshaw s’entend). Même si nous aimons marcher et que c’est le meilleur moyen de s’imprégner d’une ambiance, Ahmedabad est, à certaines heures, très fatigante. Le rickshaw permet un petit répit sans échapper à l’ambiance.
HEBERGEMENTS : Notre principal critère de choix est toujours l’emplacement. J’indique le prix par nuit ttc. Attention, c’est important, les taxes peuvent plomber la note. Paiement par carte bancaire, sauf à Palitana. Wifi gratuit partout. Très faible à Palitana.
Aurangabad Hotel Pearls Réservé sur Booking – 2384 Rs ttc pdej inclus. Shaik Shoaib de la réception prend contact avec moi par WhatsApp dès ma réservation sur Booking, plusieurs semaines avant notre arrivée et facilitera beaucoup notre séjour (accueil et transfert gratuit depuis l’aéroport, résa d’un bus, d’un hôtel, d’une voiture pour Ajanta). Un vrai service efficace et fiable. Chambre spacieuse, propre et lumineuse. Petit dej inclus servi dans une salle glauque en sous-sol, on zappe. On a pu disposer de la chambre dès notre arrivée à 7h du matin moyennant 700 Rs. Une bonne adresse.
Vadodara Hotel Ambassador Réservé sur Booking la veille – 1902 Rs ttc pdej inclus. Chambre au dernier étage (sans doute pas les meilleures) un peu tristounette. Il a fallu qu’on réclame un drap et du papier toilette. Un avantage : on a disposé de la chambre dès 6h du matin, gratuitement. Bien situé près des 2 gares routières et de la gare ferroviaire. Petit dej servi en chambre. On n’aime pas ça, on zappe encore …
Palitana Hotel Sumeru Réservé par téléphone par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad – 1680 Rs sans pdej – Paiement cash. J’avais tenté précédemment de réserver par internet sans succès (prépaiement obligatoire et ma carte bancaire a été refusée). Nous voulions loger à Palitana plutôt qu’à Bhavnagar pour pouvoir gravir les 3000 marches à la fraîche … L’hôtel n’a aucun charme et l’accueil est nonchalant. La chambre est spacieuse, la literie correcte et les draps propres mais tout le reste est assez médiocre. Pas de pdej. Tant mieux. Wifi capricieux. Malgré ces critiques peu engageantes, je pense préférable de loger à Palitana afin d’être à pied d’œuvre, d’autant que Palitana est un gros bourg animé, rural, très agréable.
Ahmedabad The House of MG (MG pour Mangaldas Girdhardas) Lal Darwaja Réservé sur Booking – 10 600 Rs ttc (les taxes dépassent les 30% ici !) et sans pdej. Bon … comment justifier un tel prix en Inde ? Je ne peux pas. C’est un coup de cœur du Lonely Planet. C’est ce qui nous a décidés et on ne regrette pas. On savait à quel point les grandes villes indiennes peuvent être épuisantes : chaleur, pollution, circulation monstrueuse, concert incessant de klaxons … Ce havre de paix nous a permis de profiter pleinement des 6 jours passés à Ahmedabad. Etablissement somptueux, bourré de charme, d’authenticité, de confort, sans aucune ostentation. Idéalement situé au cœur de la vieille ville, en face de la mosquée Siddi Sayid (bien pratique pour donner une adresse à un rickshaw), en face du pont Nehru. Notre chambre était immense, superbement meublée, lumineuse, douillette. Service irréprochable et souriant. Les 2 restaurants sont réputés mais trop chers, nous n’avons pas testé. Le petit déj n’est pas à la hauteur de son prix (620 Rs ttc). Et la piscine est trop froide et trop en vue (en tout cas pour nous) pour être vraiment un atout. Navette gratuite pour nous conduire à l’aéroport. C’est une folie que je recommande chaudement, qui laisse un merveilleux souvenir et qui transforme vraiment le séjour à Ahmedabad.
REPAS : C’est notre 4ème voyage. On connait la gastronomie indienne. Tout au moins sa base. Et nous adorons ! Pendant les 4 premiers jours, nous sommes sages : repas au restaurant et plats légers. On laisse le corps s’adapter. Puis, petit à petit, on se lâche. Les repas dans la rue sont nos meilleurs souvenirs. Les samossas servis sur un bout de papier journal, les jus de fruits (dont la succulente canne à sucre) parfois rafraîchis avec des glaçons, les fruits, les crudités … plus rien ne nous arrête (à l’exception de l’eau qu’on boit toujours capsulée). Bien sûr, on n’échappe pas à un petit ennui intestinal. Une capsule d’Imodium et d’Ercefuryl et il n’y parait plus. Par ailleurs, les prix, même dans les restaurants, sont vraiment doux. Ca permet de tester beaucoup de choses. La plupart du temps avec bonheur. Pensez à demander si c’est épicé ou pas. Si ça l’est, choisissez un autre plat ou accrochez-vous ! Le raïta, le chaas et le lassi adoucissent le feu du piment.
Quelques prix :
Dans la rue : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 verre de jus de canne à sucre : de 10 à 20 Rs 1 verre de jus d’orange ou de mosambi (citron doux, c’est délicieux) : de 30 à 50 Rs 1 ananas préparé : 80 Rs 1 samossa : 15 Rs 1 masala dosa : 60-110 Rs 1 thali : 60 Rs
Au restaurant : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 plain nan : 30-55 Rs (cuit au four, sans graisse) 1 plain roti : 20 Rs (idem nan, mais plus petit) 1 chapati : 14 Rs (cuit à la poêle ou sur plaque, plus gras que le nan) 1 coca : 15-20 Rs 1 chaas (butter milk) : 20-30 Rs 1 jus de fruit : 66 Rs 1 plain rice : 80 Rs 1 plat végétarien : 70-160 Rs 1 plat de viande : 200-260 Rs
Quelques adresses sympas (ou pas) :
- Bhoj Restaurant - Aurangabad Thali à 240 Rs – A volonté. Le meilleur qu’on ait mangé
- Vishalla Restaurant – Sur la route de Sarkhej Roza (banlieue d’Ahmedabad) C’est un coup de cœur du Lonely Planet. Thali à 530 Rs – Sans être resservi. Vraiment trop cher. Le cadre est agréable, les tables basses sont installées en extérieur sous des paillottes, loin de la route, au calme. Mais j’ai trouvé le thali vraiment décevant et bien frugal, surtout à ce prix-là.
A Ahmedabad, nous avons également testé le restaurant Food Inn et Hotel ZK, tous 2 cités dans le Lonely Planet. Autour de 600-700 Rs pour nous 2. Sans grand souvenir : l’accueil du ZK est un peu désinvolte et cadre du Food Inn un peu froid. Bref, nos plus grands souvenirs ce sont les gargotes installées en bord de rue !
NOS VISITES : La plupart des monuments ont un prix pour les Indiens et un prix pour les Etrangers. Mosquées et temples sont souvent gratuits. Quelques rares mosquées interdisent l’entrée des femmes à la salle de prière. Ca m’a été rappelé une fois très gentiment, sans aucune agressivité. Les mosquées, les temples et certains musées se visitent pieds nus. Je n’ai jamais eu à me couvrir la tête dans les mosquées.
Je ne parle ici que des visites qui méritent quelques commentaires (pour ne pas les manquer ou au contraire pour gagner du temps).
Aurangabad Ne manquez pas Bibi-qa-Maqbara (200 Rs), réplique simplifiée du Taj Mahal. Belle ambiance : les saris colorés tranchent sur le blanc du mausolée. Par contre, vous ne raterez pas grand-chose si vous n’avez pas le temps de visiter les grottes d’Aurangabad (200 Rs). Nous avons fait ces visites à pied. Après les longues heures d’avion, ça nous a dégourdi les jambes !
Ajanta (500 Rs) – Voiture : 2500 Rs – 2h de route On a choisi la facilité en y allant en voiture. Départ à 8h, nous arrivons sur le site à 10h. Du parking, une navette nous emmène en quelques minutes au pied du site (16 Rs). 3h30 et 1,5 litre d’eau chacun nous ont suffi. Certaines grottes nécessitent de se déchausser. Nombreuses boutiques d’artisanat entre le parking et la navette. Principalement, de la pierre sculptée. De jolies choses mais négociez ferme, ils partent vraiment de très haut. Nous serons de retour à Aurangabad vers 15h30.
Ellora (500 Rs) Bus : 33 Rs – 1h30 de route A l’aller, demandez bien au chauffeur qu’il vous arrête aux grottes sinon vous serez bons, comme nous, pour faire un bon km à pied depuis le village pour y revenir ! Un peu rageant de dépasser l’entrée et de voir le bus filer allègrement ! Nous arrivons à Ellora à 10h30 (un peu tard …) et nous en repartons à 17h30. Il faut du temps ! 2 fois plus qu’à Ajanta. Et au moins 1 heure rien que pour le Kailash. A ce propos, ne manquez pas de grimper au-dessus du Kailash pour en avoir une vue globale. Un bus rouge fait la navette dans le site entre les temples jaïns (les plus lointains) et l’entrée. Nous l’avons emprunté sans payer (je ne sais pas s’il fallait …) Ni petits snacks ni WC sur le site. On trouve vers les temples jaïns des petits bosquets discrets et déserts qui permettent de se soulager. Ainsi que des petits vendeurs d’ananas ou de concombre. Ca rafraichit et ça cale.
Ces 2 sites sont très différents. Nous avons une légère préférence pour Ellora, mais il serait vraiment dommage de ne pas visiter les 2. Par rapport à notre programme, on peut gagner une journée en commençant par Ellora (en bus). Vous pourrez ainsi le lendemain, après la visite d’Ajanta (en voiture) rejoindre directement la gare routière d’Aurangabad pour un bus en fin d’après midi. Bon à savoir : ce sont les seuls lieux de notre voyage où nous avons trouvé des boutiques d’artisanat. Si vous envisagez de rapporter quelques petits souvenirs, c’est ici.
Vadodara (anciennement Baroda) Palais Laxmi Vilas (400 Rs) : magnifique palais de maharaja comme on les imagine dans nos rêves. Audioguide en français. Une bonne heure de visite. Tambekar Wada (libre) : jolie maison de bois aux murs intérieurs peints. Intéressante visite guidée rien que pour nous (ça n’attire pas les foules !).
Pavagadh-Champaner Ces 2 sites sont très complémentaires et se combinent bien. Prévoyez la journée. Bus : 50 Rs – 1h30 de route A la gare centrale de Vadodara, demandez Pavagadh (et pas Champaner). Arrivés à la gare routière de Pavagadh (qui se trouve juste en face de l’entrée du site de Champaner), il faut prendre, ici même, un autre bus qui grimpe dans la montagne : 8 Rs. Voyant nos têtes d’ahuris un peu perdus, les locaux nous l’indiquent aussitôt. C’est forcément là où l’on va … On arrive alors sur une petite place, au pied d’un téléphérique. 2 options : monter à pied ou s’asseoir sur son ego et dans un œuf. Nous avons choisi l’option assise (116 Rs l’A/R). Des œufs colorés font la noria et déposent rapidement les pèlerins (et nous). Il reste encore 700 mètres à parcourir sur un chemin ombragé par les bâches des boutiques qui s’alignent de part et d’autre. De nouveau, la couleur est à l’honneur : pigments, offrandes colorées, cadres de divinités entourés de guirlandes multicolores clignotantes … Ca brille, ça pète, c’est gai ! Des troupeaux d’ânes gris, crinière orange teintée au henné, animent ce chemin. Leurs braiements effraient les plus jeunes et amusent les plus vieux. Une rivière nous offre un beau spectacle de lavandières et de buffles à la baignade. Le temple en lui-même, dédié à Kali, n’a pas vraiment d’intérêt, par contre, l’ambiance qui règne ici est assez captivante et justifie cette escapade. Nous décidons d’ailleurs de manger sur place juste avant de reprendre le téléphérique (gardez bien votre ticket). Un restaurant propose de délicieux masala dosa à 110 Rs. Encore un joli souvenir. En sortant du téléphérique, pour redescendre à la gare, s’il n’y a plus de bus, demandez aux jeeps qui stationnent sur la place. Forcément elles descendent. C’est moins confortable, on est tassé à 17 là où il y a une dizaine de places, c’est plus cher (20 Rs chacun) mais on descend …
Champaner (500 Rs) De retour à la gare routière de Pavagadh, il suffit de traverser la route goudronnée pour être devant l’entrée Sud de Champaner. Changement d’ambiance : nous sommes ici sur un site de mosquées datant de 500-600 ans. Elles ne sont plus en service et on les visite chaussés. Magnifique architecture indo-musulmane, ici, pas de couleur vive, juste de la dentelle de pierre. Plusieurs mosquées sont reparties sur le site. Un plan à l’entrée de Saher Ki Masjid (entrée Sud) donne quelques indications. Celle à ne surtout pas rater est la magnifique Jama Masjid.
Nous serons de retour à Vadodara à 16h (en étant partis à 7h30).
Palitana Un voyage est toujours motivé par un lieu précis dont on entendu parler ou vu des photos. C’est Palitana qui a inspiré ce voyage. Une colline couverte de temples jaïns ! Et 3000 marches pour y arriver. Peu de choix d’hébergement à Palitana même, mais nous réussissons, quelques jours avant, à réserver une chambre au Sumeru. L’hôtel Sumeru n’a aucun charme. Aucun. Mais au moins, nous allons pouvoir entreprendre la grimpette tôt le matin. A 6h du matin, nous hélons un rickshaw. Pour 100 Rs, il nous dépose au pied des marches (il y a bien 4 km depuis l’hôtel). L’animation est déjà survoltée. Des porteurs nous proposent leurs services qu’on décline. On passe la sécurité et nous démarrons. Il fait encore nuit, les pèlerins sont déjà nombreux, les femmes en sari ou en punjabi, les hommes vêtus d’une longue chemise blanche brodée ton sur ton qui tombe sur un pantalon blanc. Magnifiques scènes. Les marches sont larges et entrecoupées de longs plats. Ca se monte très facilement. Personne ne court. Nous sommes parfois rattrapés par des porteurs qui aident les plus impotents, les plus vieux ou les plus riches. Leurs efforts ne les empêcheront pas de nous lancer de grands "hello" et de beaux sourires. Au passage, j’admire comment ces vieux sont assis en tailleur dans ces sièges de corde. Quelques femmes aussi portent les tout petits. A la différence des hommes qui portent à l’épaule, les femmes, elles, portent sur leur tête. Et tout ça se fait dans une magnifique bonne humeur. Petit à petit le soleil se lève et avec lui une belle lumière. Nous atteignons le sommet vers 8h après 1h30 de montée. A la bifurcation (inratable), nous prenons à droite, on nous y envoie gentiment d’ailleurs. Nous redescendrons par la gauche. Cette voie de droite nous amène à la partie Nord du site. En fait, la moins jolie. Et c’est tant mieux, nous irons crescendo. Dés notre arrivée, un gardien nous invite à nous déchausser. Je glisse nos chaussures dans notre sac à dos. Sage décision, car on va beaucoup déambuler, pieds nus, sans nécessairement revenir au point de départ. Le temps se couvre. Du vent (Philippe, bras nus, a froid), des nuages noirs et une brume épaisse. Non ?!?! Que peut-on contre cela ? Rien, alors on essaie de positiver … Mais depuis les terrasses des temples, on ne voit rien d’autre que cette masse grise et compacte. Petit coup de blues qu’on garde l’un et l’autre pour soi, inutile de charger la barque. On se focalise sur les détails, superbes. Surya nous a entendus. Le voici qui chauffe et qui finit par gagner la bataille contre les nuages et la brume. Le site se découvre entièrement. La lumière devient douce et chaude. Et la magie opère ! Nous repartons, joyeux, sur les terrasses du début, cette fois elles offrent des points de vue splendides. Je ne veux pas et je ne peux pas décrire la visite par le menu. Et puis, ça n’a aucun intérêt. Perdez-vous, vagabondez, flânez dans ce labyrinthe de temples, pieds nus, nez en l’air, sur ces 2 collines côte à côte, à la recherche du plus beau point de vue. Le temple d’Adinath (Main Temple) est très vénéré. Nous y retrouvons la majorité des pèlerins. Ambiance pieuse, musicale, gaie et colorée comme toujours dans une douce odeur de pétales de roses. Certains temples sont restaurés, peut-être un peu trop à mon goût, peints en beige. Je préfère de loin ceux patinés par le temps dont la pierre blanche se tâche de marbrures noires. Ces travaux de restauration laissent des traces qui n’embellissent pas le lieu : échafaudages, gravats, outils … Mais notre œil et notre cerveau sont bien faits : ils vont effacer ce triste spectacle pour ne garder que le souvenir d’un lieu somptueux, grandiose, bourré d’émotion, de ferveur, de respect. Les photos sont interdites. Je dois confesser qu’on n’a pas respecté cet interdit (sauf bien sûr à l’intérieur des temples). Malgré les nombreux gardiens, le site est immense et on arrive toujours à trouver un angle discret. J’avais entendu parler d’un droit-photo que nous étions prêts à acquitter … je n’ai pas vu où l’acheter. Peut-être est-on parti trop tôt et trop vite, tout à notre excitation de démarrer la montée. J’avais entendu dire aussi qu’il ne fallait rien porter en cuir. J’ai donc troqué mes sandales confortables contre des tennis légères en tissu. Lors de la descente, le tissu a fini par me brûler la plante des pieds. J’ai fini pieds nus ! Comme beaucoup d’autres ! Ici, je n’ai choqué personne. Attention, je n’ai pas vu de WC sur le site. Et là, aucun petit buisson complice. A 13h30, nous étions redescendus, installés dans une petite gargote à l’entrée du site. 7 heures au total. En prenant tout notre temps. Soyons honnêtes : nous avons eu de belles courbatures aux mollets pendant les 3 jours suivants ! Zut, on vieillit !!
Ahmedabad (prononcez Am’dabad) Nous avions du temps et un bon hôtel pour nous ressourcer quand le besoin s’en faisait sentir. Des conditions idéales pour visiter une telle ville. Car Ahmedabad est une grande ville, donc étendue, chaude, polluée, bruyante, très bruyante … A partir de 9 heure (étonnamment pas plus tôt), la circulation est extrêmement dense et le concert de klaxons commence. Les klaxons ! C’est ce qui nous avons eu le plus de mal à supporter. Un bruit strident permanent. Ahmedabad a beaucoup à offrir. Voici les lieux que nous avons préférés :
L’Ashram de Sabarmati (gratuit) Bus de ville rouge à la gare routière AMTS de Lal Darwaja (à l’Ouest du fort Bhadra). Bus n° 83 (entre autres). 11 Rs. Il s’arrête devant l’ashram. Au retour, l’arrêt de bus est à 50 mètres, à gauche en sortant de l’ashram. Lieux mythique, émouvant, calme. Prévoyez 2 bonnes heures si vous êtes intéressés par le personnage de Gandhi, par son enseignement et son action. Une belle exposition, très didactique.
Jama Masjid La plus grande. De jolis minarets sculptés.
Siddi Sayid Une toute petite salle de prière largement ouverte sur une toute petite cour. Sur le coup, on s’est vraiment demandé pourquoi elle était un coup de cœur du Lonely Planet. Jusqu’à ce qu’on remarque ses jalis, ces fenêtres de pierre ajourées. Incomparables !
Dada Hari Vav (baoli) Ce baoli (puits à degré) est d’origine musulmane. Sur 5 niveaux, la décoration y est donc sobre, géométrique, florale. Pourtant, malgré sa grande sobriété, ce fut notre préféré (des 3 baolis que nous avons vus) et l’endroit où, le dernier jour avant de rentrer vers Paris, nous avons eu envie de revenir. D’abord, il est couvert. On a vraiment l’impression de descendre dans les entrailles de la terre. Ensuite, il est dépourvu de toute grille ou barricade de protection. Enfin, il est quasi désert ! Je vous conseille de commencer par lui avant d’aller voir Patan ou Adalaj Vav, pour aller crescendo dans les décorations (mais pas forcément dans l’émotion). Ne manquez pas de jeter un coup d’œil aux alentours, c’est un quartier de charbonniers. Vous y verrez des femmes en sari, remplir des sacs de charbon de bois. Leur sourire aux dents blanches n’en ressort que davantage !
Le Lac Kankaria (13 Rs) permet une agréable pause et un endroit sympathique où manger (un de plus !). Un petit train (30 Rs) permet d’en faire le tour sans effort. Cela dit, je n’irais pas jusqu’à dire, comme le prétend le Lonely Planet, que c’est incontournable … Mais si vous y êtes, ne manquez pas le parc aux papillons (10 Rs), non pas pour les papillons (j’ai dû en voir 2 !) mais pour les chauves-souris géantes accrochées aux grands arbres. C’est très impressionnant.
Le marché de nuit de Law Garden est original mais manque cruellement de variété. Des dizaines de stands de vêtements et de tissus s’alignent, tous quasiment identiques … Couleurs vives, paillettes, miroirs incrustés, ça brille de mille feux !
Sur notre programme, le lundi peut paraitre ultra chargé. Pourtant il ne l’est pas. Les mosquées et les temples se visitent rapidement.
Modhera (200 Rs) Le pompon, le coup de cœur, le 3 étoiles, la cerise sur le gâteau !… Le temple du Soleil est incontournable. Magnifiquement ciselé, il est précédé d’un immense bassin rectangulaire de toute beauté. Et je vous souhaite d’avoir la même chance que nous : un couple d’Indiens y posait pour ce qui nous a semblé être des photos de mode.
Patan (200 Rs) Le baoli de Patan, Rani ki-Vav, n’est pas (plus ?) couvert. C’est donc une fosse ouverte avec des marches qui descendent vers le puits. Comme un temple à l’envers. Ici, tout est sculpté, les murs, les plateformes, les piliers. Par ailleurs, le baoli est situé dans un joli parc arboré où, ce 14 Février, jour de la Saint Valentin, se retrouvaient de nombreux couples d’amoureux. Un joyeux groupe de singes (langur gris) nous a également distrait pendant un bon ¼h par leurs jeux et leurs facéties. Fleurs exotiques, saris colorés, sculptures du baoli, courses folles des singes, nous avons eu là un magnifique tableau de l’Inde.
Sidhpur Peu visitée (et peu connue du chauffeur qui a demandé régulièrement son chemin), cette petite ville sur la route de Patan révèle autour de sa rue principale et de son bazar tout un quartier de maisons de bois coloré. Couleur pastel. Maisons identiques, collées les unes aux autres en de longues enfilades. Un petit air Anglais (tiens donc ?) ou de San Francisco. C’est très mignon ! On y passe volontiers ½h-1h.
Adalaj Vav (gratuit) C’est le 3ème baoli que nous découvrons. Celui-ci est en pleine ville, au milieu d’un carrefour bruyant. L’entrée est gratuite et il est bondé ! L’ambiance ici est un peu différente, plus tapageuse. Nous apprécions néanmoins les magnifiques sculptures et y descendons avec plaisir.
Pour visiter ces 4 sites (Modhera, Patan, Sidhpur et Adalaj Vav), il nous a paru plus simple (mais plus coûteux) de louer un taxi à la journée (3000Rs). Partis à 7h30, nous arrivons à Modhera à 9h. Nous avons fait une pause repas dans un petit restaurant proposé par le chauffeur. Très bien, ni luxueux, ni aseptisé, bourré d’Indiens de passage, juste le bon niveau. Nous serons de retour vers 16h.
Sarkhej Roza (gratuit) Rickshaw : 130 Rs l’aller simple Autour d’un immense bassin se répartissent une mosquée et des restes d’un petit palais. La grande mosquée regroupe quelques mausolées, cours, balcons, jalis … A notre époque, le bassin était à sec et les déchets jonchaient le sol. Il reste assez peu de choses du petit palais. Quant à la mosquée, certes elle est grande et les jalis sont beaux mais sans rien d’extraordinaire ou d’incomparable. On peut facilement combiner le restaurant Vishalla avec cette visite puisqu’il est sur la route. La seule difficulté consistant à se faire comprendre du rickshaw, mais on y arrive. Cela étant dit, ce restaurant m’a bien déçue. Vous l’aurez compris, c’est une excursion qu’on peut zapper si on est court en temps.
Gandhinagar (gratuit – 60 Rs pour les animations) Bus : 23 Rs – 45 min de route On prend le bus à la gare routière AMTS de Lal Darwaja. Bus blanc, peu fréquent. Demandez pour savoir où attendre, l’arrêt est un peu à l’écart des quais principaux. Le bus nous y conduit en moins d’une heure. Nous sommes dans une banlieue chic d’Ahmedabad. Belle route avec un terre-plein central agrémenté de lauriers roses, maisons individuelles, espaces verts … Le bus nous dépose assez loin de l’entrée du temple. Un rickshaw finit de nous y amener (40 Rs). L’entrée du temple est gratuite mais policée : consigne obligatoire pour les sacs, les téléphones. Photos, nourriture et boisson interdites. On se plie à toutes ces consignes. Enfin … nous entrons. Un immense jardin, tout neuf, tout beau, tout propre. Une grande allée et au fond, un temple grandiose aux couleurs douces. Loin des ambiances habituelles, on s’attendrait presque à voir surgir Mickey !… Comme toujours, on se déchausse pour pénétrer dans le temple. Ici, on laisse ses chaussures dans une petite guitoune (gratuit). Le temple est somptueux même s’il manque de patine et d’âme. A l’étage, une exposition de peintures, fort jolies, raconte la vie de Neelkanth Swaminarayan, le fondateur du mouvement vénéré ici. Un ensemble de 5 "attractions" est proposé pour 60 Rs (à ce jour, pas de tarif spécial Etranger). Attention, c’est tout ou rien. On enchaîne les animations : des maquettes, des petits spectacles d’automates, un film (dans une salle superbe) sur les grandes épopées de l’Hindouisme (Mahabarata et Ramayana) et aussi sur la vie de Swaminarayan. Les spectacles et le film sont en Indien sans sous-titre … La lecture des peintures présentées au temple (en Anglais) aide bien. Globalement, c’est plutôt sympa et si vous avez fait le chemin pour venir, alors, ne les ratez pas. Le retour à Ahmedabad est simple puisqu’il y a un arrêt de bus juste à la sortie du temple. On mange avant de rentrer, de nombreuses petites gargotes se sont installées le long de la route.
Ne manquez surtout pas la visite d’au moins un baoli, ces puits monumentaux sont d’une originalité et d’une beauté stupéfiantes, comme des temples à l’envers …
SI C’ETAIT A REFAIRE : Peut-être un peu trop de mosquées à Ahmedabad. Jama Masjid et Siddi Sayid peuvent sans doute suffire. L’exhaustivité n’apporte pas grand-chose. Surtout si vous avez vu Champaner et Modhera (à ne pas rater). J’ai un petit regret de n’avoir pas poussé jusqu’au Kutch pour approfondir notre découverte du Gujarat avec une région différente, qui aurait apporté un peu de variété. C’était faisable en serrant notre programme à Ahmedabad (Sarkhej Roza et Gandhinagar ne sont pas incontournables) et en écartant Ajanta et Ellora plus faciles à combiner à un autre voyage que le Kutch. Ce sont des considérations qu’on ne peut avoir qu’APRES le voyage. D’où l’intérêt d’en faire part ici.
DIVERS : L’accueil : jamais, ni en Inde ni ailleurs, nous n’avons reçu un accueil plus chaleureux, plus cordial. Tous, sans exception, nous sourient, nous lancent un "welcome in India", nous réclament un selfie, nous demandent comment nous trouvons leur pays, nous aident à trouver notre bus ou notre temple … Pas une seule fois, nous ne nous sommes sentis agressés, insultés, moqués, arnaqués. Des relations saines, sereines, sympathiques. Un Indien, calot blanc sur la tête et barbe orange d’être teinte au henné, s’approche de Philippe et lui demande "vous êtes Chrétien ?" - "oui", ment Philippe" - "moi, je suis Musulman" répond l’Indien tout en lui offrant une poignée de mains qui se finira en accolade. Ca fait du bien ! Un papa avec son petit gamin dans les bras s’approche de nous pour un selfie (un de plus !). Le gamin se penche alors vers Philippe et lui claque un bisou sur la joue. Juste comme ça. Ca fait du bien ! Nous prenons un bus de ville pour nous rendre à l’ashram de Gandhi. Le chauffeur nous aperçoit, surpris. 10 fois, il va se retourner pour nous gratifier d’un magnifique sourire. Comme s’il était fier de nous conduire. Ca fait du bien ! Quelques exemples parmi tant d’autres … L’inde fait du bien. La langue : l’anglais est assez souvent parlé, parfois avec une rapidité et un accent déconcertants. Et quand en plus, ils parlent en coinçant leur chique de bétel entre leurs dents, bon courage ! La connaissance des chiffres écrits en Devanagari peut servir.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ० १ २ ३ ४ ५ ६ ७ ८ ९
La carte bancaire : elle n’a servi que pour payer nos hôtels. Retrait cash aux ATM (très nombreux). Retrait limité à 10 000 Rs (soit 130€ dont 3€ de commission de retrait hors UE). Le climat à cette époque : 30°C, chaud sans être suffoquant. Ciel bleu. Pas une goutte de pluie. Vêtements : un gilet léger pour les trajets matinaux en rickshaw. Pensez à porter des sandales ou des tongs : on se déchausse sans arrêt, dans les temples, les mosquées, les musées … Du coup, pensez aussi à emporter une brosse à ongles et une pierre ponce pour nettoyer vos pieds le soir. Je vous assure que ce n’est pas un luxe. L’affluence touristique à cette époque : Ellora et Ajanta sont très fréquentés, surtout par les Indiens. Le Gujarat est encore très peu touristique, pour preuve, nous n’y avons trouvé ni carte postale ni magnet ! C’est dire ! Les photos : Préparez-vous à être souvent pris en photo, très souvent ! Seul, en selfie ou entouré de toute la famille … Nous n’avons jamais refusé même si parfois ça devenait presque lourd. Presque. Les problèmes de santé : comme toujours en Inde, on part avec Imodium et Ercefuryl qui règlent bien vite les petits soucis intestinaux. Pensez à avoir toujours un rouleau de papier toilette avec vous. Les WC publics n’en ont pas (mêmes ceux des musées). Les moustiques : ràs Internet : wifi gratuit répandu, plus ou moins rapide. Electricité : leurs prises sont compatibles avec nos prises plates. Adaptateur inutile. Les achats perso : quelques beaux objets de pierre ajourées à Ellora et Ajanta. Fortes négociations de rigueur, amicales. Pas d’artisanat dans le Gujarat en dehors du tissu.
On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil Les baolis Le jus de canne à sucre, le jus de mosambi, les samossas vendus dans la rue Les prix si doux des repas L’accès gratuit dans de nombreux endroits
On a moins aimé : 😕 Les klaxons stridents dont ils abusent
En conclusion : Le Gujarat est encore méconnu des Occidentaux. Voyage authentique et ressourçant une fois qu’on dépasse les désagréments habituels (déchets omniprésents, bruit, circulation …). Nous attendions beaucoup de Palitana et ce sont finalement les baolis qui nous ont le plus enchantés. Amoureux de l’Inde, nous pensons déjà au voyage suivant qui devrait nous emmener dans l’Est.
Nous poursuivons notre découverte de l’Inde, pas à pas. Notre 4ème voyage nous conduit cette fois plein Ouest dans l’état du Gujarat. Une petite escapade préliminaire dans le Maharashtra nous permet de visiter Ajanta et Ellora, 2 fabuleux sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous gardons Mumbai pour un prochain voyage.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 2 Février – Vols Jet Airways - Paris CDG/Mumbai puis vol domestique Mumbai/Aurangabad Sam – Arrivée du vol à 6h15 – Bibi-qa-Maqbara – Grottes - 3 nuits à Aurangabad Dim – Ajanta (taxi à la journée-2500 Rs) Lun – Ellora (bus-1h30-33 Rs) Mar – Aurangabad : Panchakki – Siddarth Garden - Bus de nuit pour Vadodara (12h-1068 Rs) Mer – Vadodara : Palais Laxmi Vilas – Tambekar Wada – Baroda Museum - 2 nuits à Vadodara Jeu – Pavagadh – Champaner (bus-1h30-50 Rs) Ven – Bus pour Bhavnagar (5h-151 Rs) puis Palitana (1h-47 Rs) - 2 nuits à Palitana Sam – Temples de Palitana Dim – Bus pour Ahmedabad (5h-139 Rs) – Mosquée Siddi Sayid – Manek Chowk - 6 nuits à Ahmedabad Lun – Ahmedabad : Ashram de Sabarmati (bus-30min?-11Rs) – Fort de Bhadra – Manek Chowk – Jama Masjid – Mausolée d’Ahmed Shah – Mausolée de Rani-na-Hazira – Pols et Mangaldas ni Haveli – Tour de l’horloge – Temple de Swaminarayan – Temple de Hatheesingh – Dada Hari Vav (baoli) – Mosquée et mausolée Dai Halima Mar – Sarkhej Roza (rickshaw-130 Rs) Mer – Modhera – Patan – Sidhpur - Adalaj Vav (taxi à la journée-3000 Rs) Jeu – Ahmedabad : Mosquées d’Ahmed Shah, Rani Sipri, Sidi Bashir – Lac Kankaria – Lalbhai Dalpatbhai Museum – Shreyas Folk Museum – Low Garden night market Ven – Gandhinagar : Akshardam Temple (bus-45 min-23 Rs) – Mosquée Rupmati Sam 17 Février – Vols Jet Airways – Vol domestique Ahmedabad/Mumbai puis Mumbai/Paris CDG
Les prix indiqués pour les bus s'entendent par personne (et par trajet).
BUDGET : Cours de la roupie : 100 roupies = 1,3 €
Dépenses préalables : Visa : 107 €/p (!) avec dépôt et retrait au bureau VFS de Paris. www.vfsglobal.com/...france/In_Paris.html Nous avons fait faire nos photos carrées par un petit photographe au 10 rue Rochechouart, à quelques pas du VFS (pas fou le gars !). 10€ les 4 photos. Vols Jet Airways : 700 €/p l’A/R.
Dépenses sur place : CB utilisée uniquement pour payer les hôtels (3 sur 4) et pour les retraits aux ATM. 40 000 Rs en retrait cash (en 4 retraits, 10 000 Rs max autorisés) Hébergement : 14 317 Rs pour les 7 premières nuits puis 63 000 Rs pour les 6 nuits à Ahmedabad (je détaille plus bas).
Budget total tout compris : Notre budget total a été de 3 140 €. Cela dit, il est particulièrement faussé par l’hôtel House of MG d’Ahmedabad. En optant pour un hôtel plus simple (tablons sur 40€ la nuit) nous n’aurions pas dépassé les 2 500 €.
GUIDES et CARTES : Lonely Planet J’ai commandé sur internet les 2 seuls chapitres qui m’intéressaient. Envoi de fichiers pdf qu’il suffit d’imprimer. Moins cher, moins encombrant, mais nettement moins joli dans une bibliothèque. Application Android Maps.me Application GPS gratuite que nous avons découverte depuis peu. Fonctionne hors connexion. Vraiment ultra pratique pour se repérer dans ces villes sans nom de rue et qui permet de rejoindre un lieu (une gare par exemple) en prenant les petites ruelles.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Oui.sncf – Compagnie Jet Airways. Nous enchaînons un vol domestique après le vol international. Attention, à l’aller, nous avons dû récupérer nos bagages à Mumbai et les ré-enregistrer pour Aurangabad. Passage à la douane, sécurité, check-in, ça nous a pris 2 bonnes heures. Heureusement, nous avions une escale de 4 heures. Au retour, les bagages ont été enregistrés directement pour Paris. Plus simple et plus rapide. Mais quand même … ne prévoyez pas une correspondance trop courte. Le magnifique aéroport de Mumbai est très agréable.
2 – Bus Nous retrouvons avec plaisir l’ambiance des gares routières ! Rien de plus simple que de prendre le bus. Tout le monde est ravi de nous aider. C’est une belle expérience en soi. Tous les prix indiqués s’entendent par personne.
2.1 - Bus longues distances :
Aurangabad-Vadodara (Baroda) : A/C Sleeper – 1068 Rs Réservé 2 jours plus tôt par Shaik de l’hôtel Pearls à Aurangabad sur redBus www.redbus.in/ Compagnie Humsafar – Excellent confort : pas de sièges inclinables mais de vrais lits (!) , doubles d’un côté, simples de l’autre, sur 2 niveaux. Environ 30 places. Départ 17h, arrivée vers 5h du matin au centre de Vadodara. Une belle expérience !
Vadodara (Baroda)-Bhavnagar - 151 Rs puis Bhavnagar-Palitana – 47 Rs Nous avions réservé notre bus pour Bhavnagar nous-mêmes 2 jours plus tôt directement dans la très moderne gare routière centrale de Vadodara (à ne pas confondre avec la gare des city bus, à quelques centaines de mètres plus au sud). Les frais de réservation sont de 10 Rs (0,13€ !), elle n’est pas indispensable mais elle assure une place assise. Pas du luxe pour 5 heures de trajet … Départ à 7h, arrivée à midi. Je n’ai pas pensé à demander s’il existait des bus pour Palitana. La correspondance à Bhavnagar m’a paru être une évidence. Peut-être à tort. A Bhavnagar, nous enchaînons donc avec un bus pour Palitana qui part à 12h40 – 47 Rs - 1 heure de trajet. A Palitana, l’hôtel Sumeru est à 5 min à pied de la gare routière. Pratique !
Palitana-Ahmedabad – 139 Rs Réservé à la gare dès notre arrivée à Palitana. Départ 7h15, arrivée à midi à Ahmedabad. Rickshaw (100 Rs) pour rejoindre l’hôtel d’Ahmedabad.
2.2 – Bus locaux et bus de ville :
Aucune résa pour ceux-ci. On se rend à la gare routière, on se renseigne (les gens sont tous extrêmement serviables et aimables) et on paie dans le bus. On a toujours été assis, pas forcément ensemble. Je donne quelques infos supplémentaires si nécessaire dans le paragraphe "Visites".
3 – Voiture Nous avons loué les services d’une voiture avec chauffeur pour 2 visites qu’il nous a paru plus simple d’organiser ainsi plutôt qu’en bus. Aucune pression de la part du chauffeur pour limiter notre temps de visite. Il se gare et nous attend, sans discuter. Prix indiqué pour la voiture, à disposition pour la journée (plus qu’il n’en faut).
Ajanta – 2500 Rs Réservée par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad.
Modhera + Patan + Sidhpur + Adalaj Vav – 3000 Rs Réservée par nous-même sur le taxi stand à Lal Darwaja Garden. Belle journée !
4 – Rickshaw Ils sont partout, à toute heure, diligents et pas insistants. Nous convenions toujours du prix avant la course. Nous n’avons jamais eu à batailler, le prix demandé nous a toujours paru correct. A Ahmedabad, ils oscillent entre 30 et 70 Rs selon la distance. 130 Rs pour Sarkhej Roza qui fut notre site le plus lointain (en rickshaw s’entend). Même si nous aimons marcher et que c’est le meilleur moyen de s’imprégner d’une ambiance, Ahmedabad est, à certaines heures, très fatigante. Le rickshaw permet un petit répit sans échapper à l’ambiance.
HEBERGEMENTS : Notre principal critère de choix est toujours l’emplacement. J’indique le prix par nuit ttc. Attention, c’est important, les taxes peuvent plomber la note. Paiement par carte bancaire, sauf à Palitana. Wifi gratuit partout. Très faible à Palitana.
Aurangabad Hotel Pearls Réservé sur Booking – 2384 Rs ttc pdej inclus. Shaik Shoaib de la réception prend contact avec moi par WhatsApp dès ma réservation sur Booking, plusieurs semaines avant notre arrivée et facilitera beaucoup notre séjour (accueil et transfert gratuit depuis l’aéroport, résa d’un bus, d’un hôtel, d’une voiture pour Ajanta). Un vrai service efficace et fiable. Chambre spacieuse, propre et lumineuse. Petit dej inclus servi dans une salle glauque en sous-sol, on zappe. On a pu disposer de la chambre dès notre arrivée à 7h du matin moyennant 700 Rs. Une bonne adresse.
Vadodara Hotel Ambassador Réservé sur Booking la veille – 1902 Rs ttc pdej inclus. Chambre au dernier étage (sans doute pas les meilleures) un peu tristounette. Il a fallu qu’on réclame un drap et du papier toilette. Un avantage : on a disposé de la chambre dès 6h du matin, gratuitement. Bien situé près des 2 gares routières et de la gare ferroviaire. Petit dej servi en chambre. On n’aime pas ça, on zappe encore …
Palitana Hotel Sumeru Réservé par téléphone par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad – 1680 Rs sans pdej – Paiement cash. J’avais tenté précédemment de réserver par internet sans succès (prépaiement obligatoire et ma carte bancaire a été refusée). Nous voulions loger à Palitana plutôt qu’à Bhavnagar pour pouvoir gravir les 3000 marches à la fraîche … L’hôtel n’a aucun charme et l’accueil est nonchalant. La chambre est spacieuse, la literie correcte et les draps propres mais tout le reste est assez médiocre. Pas de pdej. Tant mieux. Wifi capricieux. Malgré ces critiques peu engageantes, je pense préférable de loger à Palitana afin d’être à pied d’œuvre, d’autant que Palitana est un gros bourg animé, rural, très agréable.
Ahmedabad The House of MG (MG pour Mangaldas Girdhardas) Lal Darwaja Réservé sur Booking – 10 600 Rs ttc (les taxes dépassent les 30% ici !) et sans pdej. Bon … comment justifier un tel prix en Inde ? Je ne peux pas. C’est un coup de cœur du Lonely Planet. C’est ce qui nous a décidés et on ne regrette pas. On savait à quel point les grandes villes indiennes peuvent être épuisantes : chaleur, pollution, circulation monstrueuse, concert incessant de klaxons … Ce havre de paix nous a permis de profiter pleinement des 6 jours passés à Ahmedabad. Etablissement somptueux, bourré de charme, d’authenticité, de confort, sans aucune ostentation. Idéalement situé au cœur de la vieille ville, en face de la mosquée Siddi Sayid (bien pratique pour donner une adresse à un rickshaw), en face du pont Nehru. Notre chambre était immense, superbement meublée, lumineuse, douillette. Service irréprochable et souriant. Les 2 restaurants sont réputés mais trop chers, nous n’avons pas testé. Le petit déj n’est pas à la hauteur de son prix (620 Rs ttc). Et la piscine est trop froide et trop en vue (en tout cas pour nous) pour être vraiment un atout. Navette gratuite pour nous conduire à l’aéroport. C’est une folie que je recommande chaudement, qui laisse un merveilleux souvenir et qui transforme vraiment le séjour à Ahmedabad.
REPAS : C’est notre 4ème voyage. On connait la gastronomie indienne. Tout au moins sa base. Et nous adorons ! Pendant les 4 premiers jours, nous sommes sages : repas au restaurant et plats légers. On laisse le corps s’adapter. Puis, petit à petit, on se lâche. Les repas dans la rue sont nos meilleurs souvenirs. Les samossas servis sur un bout de papier journal, les jus de fruits (dont la succulente canne à sucre) parfois rafraîchis avec des glaçons, les fruits, les crudités … plus rien ne nous arrête (à l’exception de l’eau qu’on boit toujours capsulée). Bien sûr, on n’échappe pas à un petit ennui intestinal. Une capsule d’Imodium et d’Ercefuryl et il n’y parait plus. Par ailleurs, les prix, même dans les restaurants, sont vraiment doux. Ca permet de tester beaucoup de choses. La plupart du temps avec bonheur. Pensez à demander si c’est épicé ou pas. Si ça l’est, choisissez un autre plat ou accrochez-vous ! Le raïta, le chaas et le lassi adoucissent le feu du piment.
Quelques prix :
Dans la rue : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 verre de jus de canne à sucre : de 10 à 20 Rs 1 verre de jus d’orange ou de mosambi (citron doux, c’est délicieux) : de 30 à 50 Rs 1 ananas préparé : 80 Rs 1 samossa : 15 Rs 1 masala dosa : 60-110 Rs 1 thali : 60 Rs
Au restaurant : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 plain nan : 30-55 Rs (cuit au four, sans graisse) 1 plain roti : 20 Rs (idem nan, mais plus petit) 1 chapati : 14 Rs (cuit à la poêle ou sur plaque, plus gras que le nan) 1 coca : 15-20 Rs 1 chaas (butter milk) : 20-30 Rs 1 jus de fruit : 66 Rs 1 plain rice : 80 Rs 1 plat végétarien : 70-160 Rs 1 plat de viande : 200-260 Rs
Quelques adresses sympas (ou pas) :
- Bhoj Restaurant - Aurangabad Thali à 240 Rs – A volonté. Le meilleur qu’on ait mangé
- Vishalla Restaurant – Sur la route de Sarkhej Roza (banlieue d’Ahmedabad) C’est un coup de cœur du Lonely Planet. Thali à 530 Rs – Sans être resservi. Vraiment trop cher. Le cadre est agréable, les tables basses sont installées en extérieur sous des paillottes, loin de la route, au calme. Mais j’ai trouvé le thali vraiment décevant et bien frugal, surtout à ce prix-là.
A Ahmedabad, nous avons également testé le restaurant Food Inn et Hotel ZK, tous 2 cités dans le Lonely Planet. Autour de 600-700 Rs pour nous 2. Sans grand souvenir : l’accueil du ZK est un peu désinvolte et cadre du Food Inn un peu froid. Bref, nos plus grands souvenirs ce sont les gargotes installées en bord de rue !
NOS VISITES : La plupart des monuments ont un prix pour les Indiens et un prix pour les Etrangers. Mosquées et temples sont souvent gratuits. Quelques rares mosquées interdisent l’entrée des femmes à la salle de prière. Ca m’a été rappelé une fois très gentiment, sans aucune agressivité. Les mosquées, les temples et certains musées se visitent pieds nus. Je n’ai jamais eu à me couvrir la tête dans les mosquées.
Je ne parle ici que des visites qui méritent quelques commentaires (pour ne pas les manquer ou au contraire pour gagner du temps).
Aurangabad Ne manquez pas Bibi-qa-Maqbara (200 Rs), réplique simplifiée du Taj Mahal. Belle ambiance : les saris colorés tranchent sur le blanc du mausolée. Par contre, vous ne raterez pas grand-chose si vous n’avez pas le temps de visiter les grottes d’Aurangabad (200 Rs). Nous avons fait ces visites à pied. Après les longues heures d’avion, ça nous a dégourdi les jambes !
Ajanta (500 Rs) – Voiture : 2500 Rs – 2h de route On a choisi la facilité en y allant en voiture. Départ à 8h, nous arrivons sur le site à 10h. Du parking, une navette nous emmène en quelques minutes au pied du site (16 Rs). 3h30 et 1,5 litre d’eau chacun nous ont suffi. Certaines grottes nécessitent de se déchausser. Nombreuses boutiques d’artisanat entre le parking et la navette. Principalement, de la pierre sculptée. De jolies choses mais négociez ferme, ils partent vraiment de très haut. Nous serons de retour à Aurangabad vers 15h30.
Ellora (500 Rs) Bus : 33 Rs – 1h30 de route A l’aller, demandez bien au chauffeur qu’il vous arrête aux grottes sinon vous serez bons, comme nous, pour faire un bon km à pied depuis le village pour y revenir ! Un peu rageant de dépasser l’entrée et de voir le bus filer allègrement ! Nous arrivons à Ellora à 10h30 (un peu tard …) et nous en repartons à 17h30. Il faut du temps ! 2 fois plus qu’à Ajanta. Et au moins 1 heure rien que pour le Kailash. A ce propos, ne manquez pas de grimper au-dessus du Kailash pour en avoir une vue globale. Un bus rouge fait la navette dans le site entre les temples jaïns (les plus lointains) et l’entrée. Nous l’avons emprunté sans payer (je ne sais pas s’il fallait …) Ni petits snacks ni WC sur le site. On trouve vers les temples jaïns des petits bosquets discrets et déserts qui permettent de se soulager. Ainsi que des petits vendeurs d’ananas ou de concombre. Ca rafraichit et ça cale.
Ces 2 sites sont très différents. Nous avons une légère préférence pour Ellora, mais il serait vraiment dommage de ne pas visiter les 2. Par rapport à notre programme, on peut gagner une journée en commençant par Ellora (en bus). Vous pourrez ainsi le lendemain, après la visite d’Ajanta (en voiture) rejoindre directement la gare routière d’Aurangabad pour un bus en fin d’après midi. Bon à savoir : ce sont les seuls lieux de notre voyage où nous avons trouvé des boutiques d’artisanat. Si vous envisagez de rapporter quelques petits souvenirs, c’est ici.
Vadodara (anciennement Baroda) Palais Laxmi Vilas (400 Rs) : magnifique palais de maharaja comme on les imagine dans nos rêves. Audioguide en français. Une bonne heure de visite. Tambekar Wada (libre) : jolie maison de bois aux murs intérieurs peints. Intéressante visite guidée rien que pour nous (ça n’attire pas les foules !).
Pavagadh-Champaner Ces 2 sites sont très complémentaires et se combinent bien. Prévoyez la journée. Bus : 50 Rs – 1h30 de route A la gare centrale de Vadodara, demandez Pavagadh (et pas Champaner). Arrivés à la gare routière de Pavagadh (qui se trouve juste en face de l’entrée du site de Champaner), il faut prendre, ici même, un autre bus qui grimpe dans la montagne : 8 Rs. Voyant nos têtes d’ahuris un peu perdus, les locaux nous l’indiquent aussitôt. C’est forcément là où l’on va … On arrive alors sur une petite place, au pied d’un téléphérique. 2 options : monter à pied ou s’asseoir sur son ego et dans un œuf. Nous avons choisi l’option assise (116 Rs l’A/R). Des œufs colorés font la noria et déposent rapidement les pèlerins (et nous). Il reste encore 700 mètres à parcourir sur un chemin ombragé par les bâches des boutiques qui s’alignent de part et d’autre. De nouveau, la couleur est à l’honneur : pigments, offrandes colorées, cadres de divinités entourés de guirlandes multicolores clignotantes … Ca brille, ça pète, c’est gai ! Des troupeaux d’ânes gris, crinière orange teintée au henné, animent ce chemin. Leurs braiements effraient les plus jeunes et amusent les plus vieux. Une rivière nous offre un beau spectacle de lavandières et de buffles à la baignade. Le temple en lui-même, dédié à Kali, n’a pas vraiment d’intérêt, par contre, l’ambiance qui règne ici est assez captivante et justifie cette escapade. Nous décidons d’ailleurs de manger sur place juste avant de reprendre le téléphérique (gardez bien votre ticket). Un restaurant propose de délicieux masala dosa à 110 Rs. Encore un joli souvenir. En sortant du téléphérique, pour redescendre à la gare, s’il n’y a plus de bus, demandez aux jeeps qui stationnent sur la place. Forcément elles descendent. C’est moins confortable, on est tassé à 17 là où il y a une dizaine de places, c’est plus cher (20 Rs chacun) mais on descend …
Champaner (500 Rs) De retour à la gare routière de Pavagadh, il suffit de traverser la route goudronnée pour être devant l’entrée Sud de Champaner. Changement d’ambiance : nous sommes ici sur un site de mosquées datant de 500-600 ans. Elles ne sont plus en service et on les visite chaussés. Magnifique architecture indo-musulmane, ici, pas de couleur vive, juste de la dentelle de pierre. Plusieurs mosquées sont reparties sur le site. Un plan à l’entrée de Saher Ki Masjid (entrée Sud) donne quelques indications. Celle à ne surtout pas rater est la magnifique Jama Masjid.
Nous serons de retour à Vadodara à 16h (en étant partis à 7h30).
Palitana Un voyage est toujours motivé par un lieu précis dont on entendu parler ou vu des photos. C’est Palitana qui a inspiré ce voyage. Une colline couverte de temples jaïns ! Et 3000 marches pour y arriver. Peu de choix d’hébergement à Palitana même, mais nous réussissons, quelques jours avant, à réserver une chambre au Sumeru. L’hôtel Sumeru n’a aucun charme. Aucun. Mais au moins, nous allons pouvoir entreprendre la grimpette tôt le matin. A 6h du matin, nous hélons un rickshaw. Pour 100 Rs, il nous dépose au pied des marches (il y a bien 4 km depuis l’hôtel). L’animation est déjà survoltée. Des porteurs nous proposent leurs services qu’on décline. On passe la sécurité et nous démarrons. Il fait encore nuit, les pèlerins sont déjà nombreux, les femmes en sari ou en punjabi, les hommes vêtus d’une longue chemise blanche brodée ton sur ton qui tombe sur un pantalon blanc. Magnifiques scènes. Les marches sont larges et entrecoupées de longs plats. Ca se monte très facilement. Personne ne court. Nous sommes parfois rattrapés par des porteurs qui aident les plus impotents, les plus vieux ou les plus riches. Leurs efforts ne les empêcheront pas de nous lancer de grands "hello" et de beaux sourires. Au passage, j’admire comment ces vieux sont assis en tailleur dans ces sièges de corde. Quelques femmes aussi portent les tout petits. A la différence des hommes qui portent à l’épaule, les femmes, elles, portent sur leur tête. Et tout ça se fait dans une magnifique bonne humeur. Petit à petit le soleil se lève et avec lui une belle lumière. Nous atteignons le sommet vers 8h après 1h30 de montée. A la bifurcation (inratable), nous prenons à droite, on nous y envoie gentiment d’ailleurs. Nous redescendrons par la gauche. Cette voie de droite nous amène à la partie Nord du site. En fait, la moins jolie. Et c’est tant mieux, nous irons crescendo. Dés notre arrivée, un gardien nous invite à nous déchausser. Je glisse nos chaussures dans notre sac à dos. Sage décision, car on va beaucoup déambuler, pieds nus, sans nécessairement revenir au point de départ. Le temps se couvre. Du vent (Philippe, bras nus, a froid), des nuages noirs et une brume épaisse. Non ?!?! Que peut-on contre cela ? Rien, alors on essaie de positiver … Mais depuis les terrasses des temples, on ne voit rien d’autre que cette masse grise et compacte. Petit coup de blues qu’on garde l’un et l’autre pour soi, inutile de charger la barque. On se focalise sur les détails, superbes. Surya nous a entendus. Le voici qui chauffe et qui finit par gagner la bataille contre les nuages et la brume. Le site se découvre entièrement. La lumière devient douce et chaude. Et la magie opère ! Nous repartons, joyeux, sur les terrasses du début, cette fois elles offrent des points de vue splendides. Je ne veux pas et je ne peux pas décrire la visite par le menu. Et puis, ça n’a aucun intérêt. Perdez-vous, vagabondez, flânez dans ce labyrinthe de temples, pieds nus, nez en l’air, sur ces 2 collines côte à côte, à la recherche du plus beau point de vue. Le temple d’Adinath (Main Temple) est très vénéré. Nous y retrouvons la majorité des pèlerins. Ambiance pieuse, musicale, gaie et colorée comme toujours dans une douce odeur de pétales de roses. Certains temples sont restaurés, peut-être un peu trop à mon goût, peints en beige. Je préfère de loin ceux patinés par le temps dont la pierre blanche se tâche de marbrures noires. Ces travaux de restauration laissent des traces qui n’embellissent pas le lieu : échafaudages, gravats, outils … Mais notre œil et notre cerveau sont bien faits : ils vont effacer ce triste spectacle pour ne garder que le souvenir d’un lieu somptueux, grandiose, bourré d’émotion, de ferveur, de respect. Les photos sont interdites. Je dois confesser qu’on n’a pas respecté cet interdit (sauf bien sûr à l’intérieur des temples). Malgré les nombreux gardiens, le site est immense et on arrive toujours à trouver un angle discret. J’avais entendu parler d’un droit-photo que nous étions prêts à acquitter … je n’ai pas vu où l’acheter. Peut-être est-on parti trop tôt et trop vite, tout à notre excitation de démarrer la montée. J’avais entendu dire aussi qu’il ne fallait rien porter en cuir. J’ai donc troqué mes sandales confortables contre des tennis légères en tissu. Lors de la descente, le tissu a fini par me brûler la plante des pieds. J’ai fini pieds nus ! Comme beaucoup d’autres ! Ici, je n’ai choqué personne. Attention, je n’ai pas vu de WC sur le site. Et là, aucun petit buisson complice. A 13h30, nous étions redescendus, installés dans une petite gargote à l’entrée du site. 7 heures au total. En prenant tout notre temps. Soyons honnêtes : nous avons eu de belles courbatures aux mollets pendant les 3 jours suivants ! Zut, on vieillit !!
Ahmedabad (prononcez Am’dabad) Nous avions du temps et un bon hôtel pour nous ressourcer quand le besoin s’en faisait sentir. Des conditions idéales pour visiter une telle ville. Car Ahmedabad est une grande ville, donc étendue, chaude, polluée, bruyante, très bruyante … A partir de 9 heure (étonnamment pas plus tôt), la circulation est extrêmement dense et le concert de klaxons commence. Les klaxons ! C’est ce qui nous avons eu le plus de mal à supporter. Un bruit strident permanent. Ahmedabad a beaucoup à offrir. Voici les lieux que nous avons préférés :
L’Ashram de Sabarmati (gratuit) Bus de ville rouge à la gare routière AMTS de Lal Darwaja (à l’Ouest du fort Bhadra). Bus n° 83 (entre autres). 11 Rs. Il s’arrête devant l’ashram. Au retour, l’arrêt de bus est à 50 mètres, à gauche en sortant de l’ashram. Lieux mythique, émouvant, calme. Prévoyez 2 bonnes heures si vous êtes intéressés par le personnage de Gandhi, par son enseignement et son action. Une belle exposition, très didactique.
Jama Masjid La plus grande. De jolis minarets sculptés.
Siddi Sayid Une toute petite salle de prière largement ouverte sur une toute petite cour. Sur le coup, on s’est vraiment demandé pourquoi elle était un coup de cœur du Lonely Planet. Jusqu’à ce qu’on remarque ses jalis, ces fenêtres de pierre ajourées. Incomparables !
Dada Hari Vav (baoli) Ce baoli (puits à degré) est d’origine musulmane. Sur 5 niveaux, la décoration y est donc sobre, géométrique, florale. Pourtant, malgré sa grande sobriété, ce fut notre préféré (des 3 baolis que nous avons vus) et l’endroit où, le dernier jour avant de rentrer vers Paris, nous avons eu envie de revenir. D’abord, il est couvert. On a vraiment l’impression de descendre dans les entrailles de la terre. Ensuite, il est dépourvu de toute grille ou barricade de protection. Enfin, il est quasi désert ! Je vous conseille de commencer par lui avant d’aller voir Patan ou Adalaj Vav, pour aller crescendo dans les décorations (mais pas forcément dans l’émotion). Ne manquez pas de jeter un coup d’œil aux alentours, c’est un quartier de charbonniers. Vous y verrez des femmes en sari, remplir des sacs de charbon de bois. Leur sourire aux dents blanches n’en ressort que davantage !
Le Lac Kankaria (13 Rs) permet une agréable pause et un endroit sympathique où manger (un de plus !). Un petit train (30 Rs) permet d’en faire le tour sans effort. Cela dit, je n’irais pas jusqu’à dire, comme le prétend le Lonely Planet, que c’est incontournable … Mais si vous y êtes, ne manquez pas le parc aux papillons (10 Rs), non pas pour les papillons (j’ai dû en voir 2 !) mais pour les chauves-souris géantes accrochées aux grands arbres. C’est très impressionnant.
Le marché de nuit de Law Garden est original mais manque cruellement de variété. Des dizaines de stands de vêtements et de tissus s’alignent, tous quasiment identiques … Couleurs vives, paillettes, miroirs incrustés, ça brille de mille feux !
Sur notre programme, le lundi peut paraitre ultra chargé. Pourtant il ne l’est pas. Les mosquées et les temples se visitent rapidement.
Modhera (200 Rs) Le pompon, le coup de cœur, le 3 étoiles, la cerise sur le gâteau !… Le temple du Soleil est incontournable. Magnifiquement ciselé, il est précédé d’un immense bassin rectangulaire de toute beauté. Et je vous souhaite d’avoir la même chance que nous : un couple d’Indiens y posait pour ce qui nous a semblé être des photos de mode.
Patan (200 Rs) Le baoli de Patan, Rani ki-Vav, n’est pas (plus ?) couvert. C’est donc une fosse ouverte avec des marches qui descendent vers le puits. Comme un temple à l’envers. Ici, tout est sculpté, les murs, les plateformes, les piliers. Par ailleurs, le baoli est situé dans un joli parc arboré où, ce 14 Février, jour de la Saint Valentin, se retrouvaient de nombreux couples d’amoureux. Un joyeux groupe de singes (langur gris) nous a également distrait pendant un bon ¼h par leurs jeux et leurs facéties. Fleurs exotiques, saris colorés, sculptures du baoli, courses folles des singes, nous avons eu là un magnifique tableau de l’Inde.
Sidhpur Peu visitée (et peu connue du chauffeur qui a demandé régulièrement son chemin), cette petite ville sur la route de Patan révèle autour de sa rue principale et de son bazar tout un quartier de maisons de bois coloré. Couleur pastel. Maisons identiques, collées les unes aux autres en de longues enfilades. Un petit air Anglais (tiens donc ?) ou de San Francisco. C’est très mignon ! On y passe volontiers ½h-1h.
Adalaj Vav (gratuit) C’est le 3ème baoli que nous découvrons. Celui-ci est en pleine ville, au milieu d’un carrefour bruyant. L’entrée est gratuite et il est bondé ! L’ambiance ici est un peu différente, plus tapageuse. Nous apprécions néanmoins les magnifiques sculptures et y descendons avec plaisir.
Pour visiter ces 4 sites (Modhera, Patan, Sidhpur et Adalaj Vav), il nous a paru plus simple (mais plus coûteux) de louer un taxi à la journée (3000Rs). Partis à 7h30, nous arrivons à Modhera à 9h. Nous avons fait une pause repas dans un petit restaurant proposé par le chauffeur. Très bien, ni luxueux, ni aseptisé, bourré d’Indiens de passage, juste le bon niveau. Nous serons de retour vers 16h.
Sarkhej Roza (gratuit) Rickshaw : 130 Rs l’aller simple Autour d’un immense bassin se répartissent une mosquée et des restes d’un petit palais. La grande mosquée regroupe quelques mausolées, cours, balcons, jalis … A notre époque, le bassin était à sec et les déchets jonchaient le sol. Il reste assez peu de choses du petit palais. Quant à la mosquée, certes elle est grande et les jalis sont beaux mais sans rien d’extraordinaire ou d’incomparable. On peut facilement combiner le restaurant Vishalla avec cette visite puisqu’il est sur la route. La seule difficulté consistant à se faire comprendre du rickshaw, mais on y arrive. Cela étant dit, ce restaurant m’a bien déçue. Vous l’aurez compris, c’est une excursion qu’on peut zapper si on est court en temps.
Gandhinagar (gratuit – 60 Rs pour les animations) Bus : 23 Rs – 45 min de route On prend le bus à la gare routière AMTS de Lal Darwaja. Bus blanc, peu fréquent. Demandez pour savoir où attendre, l’arrêt est un peu à l’écart des quais principaux. Le bus nous y conduit en moins d’une heure. Nous sommes dans une banlieue chic d’Ahmedabad. Belle route avec un terre-plein central agrémenté de lauriers roses, maisons individuelles, espaces verts … Le bus nous dépose assez loin de l’entrée du temple. Un rickshaw finit de nous y amener (40 Rs). L’entrée du temple est gratuite mais policée : consigne obligatoire pour les sacs, les téléphones. Photos, nourriture et boisson interdites. On se plie à toutes ces consignes. Enfin … nous entrons. Un immense jardin, tout neuf, tout beau, tout propre. Une grande allée et au fond, un temple grandiose aux couleurs douces. Loin des ambiances habituelles, on s’attendrait presque à voir surgir Mickey !… Comme toujours, on se déchausse pour pénétrer dans le temple. Ici, on laisse ses chaussures dans une petite guitoune (gratuit). Le temple est somptueux même s’il manque de patine et d’âme. A l’étage, une exposition de peintures, fort jolies, raconte la vie de Neelkanth Swaminarayan, le fondateur du mouvement vénéré ici. Un ensemble de 5 "attractions" est proposé pour 60 Rs (à ce jour, pas de tarif spécial Etranger). Attention, c’est tout ou rien. On enchaîne les animations : des maquettes, des petits spectacles d’automates, un film (dans une salle superbe) sur les grandes épopées de l’Hindouisme (Mahabarata et Ramayana) et aussi sur la vie de Swaminarayan. Les spectacles et le film sont en Indien sans sous-titre … La lecture des peintures présentées au temple (en Anglais) aide bien. Globalement, c’est plutôt sympa et si vous avez fait le chemin pour venir, alors, ne les ratez pas. Le retour à Ahmedabad est simple puisqu’il y a un arrêt de bus juste à la sortie du temple. On mange avant de rentrer, de nombreuses petites gargotes se sont installées le long de la route.
Ne manquez surtout pas la visite d’au moins un baoli, ces puits monumentaux sont d’une originalité et d’une beauté stupéfiantes, comme des temples à l’envers …
SI C’ETAIT A REFAIRE : Peut-être un peu trop de mosquées à Ahmedabad. Jama Masjid et Siddi Sayid peuvent sans doute suffire. L’exhaustivité n’apporte pas grand-chose. Surtout si vous avez vu Champaner et Modhera (à ne pas rater). J’ai un petit regret de n’avoir pas poussé jusqu’au Kutch pour approfondir notre découverte du Gujarat avec une région différente, qui aurait apporté un peu de variété. C’était faisable en serrant notre programme à Ahmedabad (Sarkhej Roza et Gandhinagar ne sont pas incontournables) et en écartant Ajanta et Ellora plus faciles à combiner à un autre voyage que le Kutch. Ce sont des considérations qu’on ne peut avoir qu’APRES le voyage. D’où l’intérêt d’en faire part ici.
DIVERS : L’accueil : jamais, ni en Inde ni ailleurs, nous n’avons reçu un accueil plus chaleureux, plus cordial. Tous, sans exception, nous sourient, nous lancent un "welcome in India", nous réclament un selfie, nous demandent comment nous trouvons leur pays, nous aident à trouver notre bus ou notre temple … Pas une seule fois, nous ne nous sommes sentis agressés, insultés, moqués, arnaqués. Des relations saines, sereines, sympathiques. Un Indien, calot blanc sur la tête et barbe orange d’être teinte au henné, s’approche de Philippe et lui demande "vous êtes Chrétien ?" - "oui", ment Philippe" - "moi, je suis Musulman" répond l’Indien tout en lui offrant une poignée de mains qui se finira en accolade. Ca fait du bien ! Un papa avec son petit gamin dans les bras s’approche de nous pour un selfie (un de plus !). Le gamin se penche alors vers Philippe et lui claque un bisou sur la joue. Juste comme ça. Ca fait du bien ! Nous prenons un bus de ville pour nous rendre à l’ashram de Gandhi. Le chauffeur nous aperçoit, surpris. 10 fois, il va se retourner pour nous gratifier d’un magnifique sourire. Comme s’il était fier de nous conduire. Ca fait du bien ! Quelques exemples parmi tant d’autres … L’inde fait du bien. La langue : l’anglais est assez souvent parlé, parfois avec une rapidité et un accent déconcertants. Et quand en plus, ils parlent en coinçant leur chique de bétel entre leurs dents, bon courage ! La connaissance des chiffres écrits en Devanagari peut servir.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ० १ २ ३ ४ ५ ६ ७ ८ ९
La carte bancaire : elle n’a servi que pour payer nos hôtels. Retrait cash aux ATM (très nombreux). Retrait limité à 10 000 Rs (soit 130€ dont 3€ de commission de retrait hors UE). Le climat à cette époque : 30°C, chaud sans être suffoquant. Ciel bleu. Pas une goutte de pluie. Vêtements : un gilet léger pour les trajets matinaux en rickshaw. Pensez à porter des sandales ou des tongs : on se déchausse sans arrêt, dans les temples, les mosquées, les musées … Du coup, pensez aussi à emporter une brosse à ongles et une pierre ponce pour nettoyer vos pieds le soir. Je vous assure que ce n’est pas un luxe. L’affluence touristique à cette époque : Ellora et Ajanta sont très fréquentés, surtout par les Indiens. Le Gujarat est encore très peu touristique, pour preuve, nous n’y avons trouvé ni carte postale ni magnet ! C’est dire ! Les photos : Préparez-vous à être souvent pris en photo, très souvent ! Seul, en selfie ou entouré de toute la famille … Nous n’avons jamais refusé même si parfois ça devenait presque lourd. Presque. Les problèmes de santé : comme toujours en Inde, on part avec Imodium et Ercefuryl qui règlent bien vite les petits soucis intestinaux. Pensez à avoir toujours un rouleau de papier toilette avec vous. Les WC publics n’en ont pas (mêmes ceux des musées). Les moustiques : ràs Internet : wifi gratuit répandu, plus ou moins rapide. Electricité : leurs prises sont compatibles avec nos prises plates. Adaptateur inutile. Les achats perso : quelques beaux objets de pierre ajourées à Ellora et Ajanta. Fortes négociations de rigueur, amicales. Pas d’artisanat dans le Gujarat en dehors du tissu.
On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil Les baolis Le jus de canne à sucre, le jus de mosambi, les samossas vendus dans la rue Les prix si doux des repas L’accès gratuit dans de nombreux endroits
On a moins aimé : 😕 Les klaxons stridents dont ils abusent
En conclusion : Le Gujarat est encore méconnu des Occidentaux. Voyage authentique et ressourçant une fois qu’on dépasse les désagréments habituels (déchets omniprésents, bruit, circulation …). Nous attendions beaucoup de Palitana et ce sont finalement les baolis qui nous ont le plus enchantés. Amoureux de l’Inde, nous pensons déjà au voyage suivant qui devrait nous emmener dans l’Est.
Suggestion d'écoute:
15/2 Zut, j’ai encore oublié d’éteindre ma couverture chauffante… J’ai eu un peu chaud cette nuit. Ah mais non !!! (j'suis con) Je suis en Inde, chez Léon !!! Mais quel délicieux réveil... « Didi, coffee ? » Je saute hors de mon lit et court ouvrir la porte. « Rita !!!! » Elle dépose le café sur la table en bambou de la terrasse et l’on se sert dans les bras. Rita est l’une des femmes qui travaillent au guesthouse, c’est mon sixième ou septième séjour ici, on s’adore. Qu’il est donc bon de retrouver des personnes qu’on aime...

Je suis arrivée hier en Inde par un vol via Istanbul, Bombay, ensuite un vol domestique jusque Vishakapatnam, et de là directement un taxi pour le Chandoori Sai guest house. La température est parfaite, un peu moins de 30° et une légère brise. Comme j’ai reçu de mon frère son super appareil photo à prêter (un coolpix P510 avec zoom optique x 42 !), je pars me balader dans la nature environnante pour l’essayer...


16/2 Deux adorables anglaises sont arrivées ce matin, Camilla et Bou. Elles aussi sont de grandes amoureuses de ce pays, c’est leur premier séjour au sud Orissa. La journée se passe, je me balade, m’assois sur les marches d’un petit temple et observe ce village que j’aime, la vache qui déambule, le coq picorant dieu sait quoi, une gamine à bicyclette passe plusieurs fois devant moi, n’ose pas répondre à mon hello mais me sourit timidement, un vieux est installé sur le devant d’une porte. Aucun bruit de moteur ne vient troubler le chant des oiseaux, du coq, un chien aboie au loin...

Le soir venu nous nous retrouvons tous les quatre, Camille, Bou, moi et Léon, autour du repas, toujours délicieux avec tous ces produits frais et fait maison… Léon a montré à Rita et d’autres, comment faire des pâtes fraîches, raviolis, linguinis etc. On se régale ! De plus comme Camille aime la bière belge, j’ouvre une leffe blonde. C’est bien la première fois que j’apporte de la bière de chez moi, mais c’est pour une amie avec qui je vais voyager plus tard 😎
17/2 : Camilla et Bou m’ont proposé de les accompagner au marché de Kunduli ce matin. J’y ai déjà été trois ou quatre fois, mais c’est toujours un émerveillement pour les yeux (et l’objectif) de voir ces marchés tribaux colorés...


L’après midi, je rencontre Raj Inde, guide spécialisé sur l’Inde du sud et francophone. On se connait via internet :) Au soir je m’en vais. Je prends le train de nuit pour Bhubaneshwar. Damendra me conduit à la gare avec la jeep de Léon. Comme je n’ai pas réservé de ticket, j’achète un billet en classe générale, monte dans la second sleeper, et quand je chef de train arrive, je lui achète le ticket approprié. Je sais par expérience, que l’Hirakhand express n’est jamais plein. Je ne dors pas bien, pas encore habituée au décalage horaire sans doute. Dire que quand j’avais 30 ans, je ne le sentais quasi pas… Seulement je ne les ai plus… De plus la banquette est dure, j’ai mal aux os de la hanche. (Ta G. Parvat ! Tu préfères être dans ton lit en Belgique ? Non, mais j’aurais dû choisir la classe 3 a/c au lieu des secondes... ) 18/2 Dans la matinée j’arrive chez Ajay que je connais, via le site couchsurfing, depuis plusieurs années. Sue, sa femme, m’apporte un délicieux lunch; ensuite Ajay m’emmène au temple yogini de Hirapur, à la sortie de la ville. Le temple est rond, de l’extérieur il ne paie pas de mine mais une fois rentrée dans le temple… J’y trouve 64 déesses en granit noir, debout sur un animal, un démon ou une tête humaine représentant la victoire de Shakti (force féminine).

Je suis étonnée de voir une forme féminine de Ganesh...

Les Yoginis entourent un autel ou la déesse Kâli semble danser, sur une tête humaine représentant ici le triomphe du cœur sur l'esprit...
Ajay me dépose en ville, et je vais traîner dans les magasins, m’offre un café dans un « Coffee Day », déjeune d’un riz biryani dans un bon p’tit resto très kitsch, retourne voir pour la x ème fois le temple de Mukteshwar que j’aime beaucoup, y traine plus d’une heure, me repose dans l’herbe, regarde les écureuils, écoute les oiseaux, écris mon journal...

En fin de journée j’ai été à une foire aux textiles venant de tous les coins de l’Inde mais surtout de différents coins en Orissa. J’ai craqué sur une magnifique tunique de Sambalpur.
19/2 Je tourne en rond toute la matinée… A 13h la voiture – chauffeur arrive. Elle est conduite par le souriant Dadhu, et nous partons pour l’aéroport. Arrivée là je trépigne d’impatience... Nous sommes trop tôt et je fume beedie sur beedie. Enfin le vol a atterri, je les vois à travers la porte... Mais qu’est-ce que je suis contente !!! :D
15/2 Zut, j’ai encore oublié d’éteindre ma couverture chauffante… J’ai eu un peu chaud cette nuit. Ah mais non !!! (j'suis con) Je suis en Inde, chez Léon !!! Mais quel délicieux réveil... « Didi, coffee ? » Je saute hors de mon lit et court ouvrir la porte. « Rita !!!! » Elle dépose le café sur la table en bambou de la terrasse et l’on se sert dans les bras. Rita est l’une des femmes qui travaillent au guesthouse, c’est mon sixième ou septième séjour ici, on s’adore. Qu’il est donc bon de retrouver des personnes qu’on aime...

Je suis arrivée hier en Inde par un vol via Istanbul, Bombay, ensuite un vol domestique jusque Vishakapatnam, et de là directement un taxi pour le Chandoori Sai guest house. La température est parfaite, un peu moins de 30° et une légère brise. Comme j’ai reçu de mon frère son super appareil photo à prêter (un coolpix P510 avec zoom optique x 42 !), je pars me balader dans la nature environnante pour l’essayer...


16/2 Deux adorables anglaises sont arrivées ce matin, Camilla et Bou. Elles aussi sont de grandes amoureuses de ce pays, c’est leur premier séjour au sud Orissa. La journée se passe, je me balade, m’assois sur les marches d’un petit temple et observe ce village que j’aime, la vache qui déambule, le coq picorant dieu sait quoi, une gamine à bicyclette passe plusieurs fois devant moi, n’ose pas répondre à mon hello mais me sourit timidement, un vieux est installé sur le devant d’une porte. Aucun bruit de moteur ne vient troubler le chant des oiseaux, du coq, un chien aboie au loin...

Le soir venu nous nous retrouvons tous les quatre, Camille, Bou, moi et Léon, autour du repas, toujours délicieux avec tous ces produits frais et fait maison… Léon a montré à Rita et d’autres, comment faire des pâtes fraîches, raviolis, linguinis etc. On se régale ! De plus comme Camille aime la bière belge, j’ouvre une leffe blonde. C’est bien la première fois que j’apporte de la bière de chez moi, mais c’est pour une amie avec qui je vais voyager plus tard 😎
17/2 : Camilla et Bou m’ont proposé de les accompagner au marché de Kunduli ce matin. J’y ai déjà été trois ou quatre fois, mais c’est toujours un émerveillement pour les yeux (et l’objectif) de voir ces marchés tribaux colorés...


L’après midi, je rencontre Raj Inde, guide spécialisé sur l’Inde du sud et francophone. On se connait via internet :) Au soir je m’en vais. Je prends le train de nuit pour Bhubaneshwar. Damendra me conduit à la gare avec la jeep de Léon. Comme je n’ai pas réservé de ticket, j’achète un billet en classe générale, monte dans la second sleeper, et quand je chef de train arrive, je lui achète le ticket approprié. Je sais par expérience, que l’Hirakhand express n’est jamais plein. Je ne dors pas bien, pas encore habituée au décalage horaire sans doute. Dire que quand j’avais 30 ans, je ne le sentais quasi pas… Seulement je ne les ai plus… De plus la banquette est dure, j’ai mal aux os de la hanche. (Ta G. Parvat ! Tu préfères être dans ton lit en Belgique ? Non, mais j’aurais dû choisir la classe 3 a/c au lieu des secondes... ) 18/2 Dans la matinée j’arrive chez Ajay que je connais, via le site couchsurfing, depuis plusieurs années. Sue, sa femme, m’apporte un délicieux lunch; ensuite Ajay m’emmène au temple yogini de Hirapur, à la sortie de la ville. Le temple est rond, de l’extérieur il ne paie pas de mine mais une fois rentrée dans le temple… J’y trouve 64 déesses en granit noir, debout sur un animal, un démon ou une tête humaine représentant la victoire de Shakti (force féminine).

Je suis étonnée de voir une forme féminine de Ganesh...

Les Yoginis entourent un autel ou la déesse Kâli semble danser, sur une tête humaine représentant ici le triomphe du cœur sur l'esprit...
Ajay me dépose en ville, et je vais traîner dans les magasins, m’offre un café dans un « Coffee Day », déjeune d’un riz biryani dans un bon p’tit resto très kitsch, retourne voir pour la x ème fois le temple de Mukteshwar que j’aime beaucoup, y traine plus d’une heure, me repose dans l’herbe, regarde les écureuils, écoute les oiseaux, écris mon journal...

En fin de journée j’ai été à une foire aux textiles venant de tous les coins de l’Inde mais surtout de différents coins en Orissa. J’ai craqué sur une magnifique tunique de Sambalpur.
19/2 Je tourne en rond toute la matinée… A 13h la voiture – chauffeur arrive. Elle est conduite par le souriant Dadhu, et nous partons pour l’aéroport. Arrivée là je trépigne d’impatience... Nous sommes trop tôt et je fume beedie sur beedie. Enfin le vol a atterri, je les vois à travers la porte... Mais qu’est-ce que je suis contente !!! :D
Bonjour à tous,
Cela fait longtemps que je lorgne du côté de l'Inde mais je ne me suis jamais senti prêt ... mais là ce serait peut-être le moment.😊 Après avoir hésité entre le Radjastan et l'Inde du Sud c'est finalement le centre qui a retenu mon attention. Je l'imagine moins touristique et je suis tombé sur des photos d'Ellora qui m'ont énormément plu 🙂.
En cherchant j'ai trouvé un axe, une logique: faire Mumbay - Delhi, avec de multiples arrêts.
Voici ce que cela donnerait, j'ai mis en gras les lieux qui m'inspirent le plus. Mumbay Ellora Ajanta Mandleshwar mandu Sanchi Khajuraho Panna NP pour faire un safari ... avec l'espoir de croiser un tigre Orchhad Gwalior Agra New Delhi (plus pour rejoindre un aéroport international)
Qu'en pensez-vous ? Je dispose de 13/14 jours max. J'aurais bien aimé glisser quelques trajets en train, entre quelles étapes est-ce possible? intéressant ?
Au niveau climat: Octobre, février ou Avril selon vous ?
Comme je ne connais pas du tout, tout autre conseil, renseignement sera le bienvenu
Merci d'avance Max
Cela fait longtemps que je lorgne du côté de l'Inde mais je ne me suis jamais senti prêt ... mais là ce serait peut-être le moment.😊 Après avoir hésité entre le Radjastan et l'Inde du Sud c'est finalement le centre qui a retenu mon attention. Je l'imagine moins touristique et je suis tombé sur des photos d'Ellora qui m'ont énormément plu 🙂.
En cherchant j'ai trouvé un axe, une logique: faire Mumbay - Delhi, avec de multiples arrêts.
Voici ce que cela donnerait, j'ai mis en gras les lieux qui m'inspirent le plus. Mumbay Ellora Ajanta Mandleshwar mandu Sanchi Khajuraho Panna NP pour faire un safari ... avec l'espoir de croiser un tigre Orchhad Gwalior Agra New Delhi (plus pour rejoindre un aéroport international)
Qu'en pensez-vous ? Je dispose de 13/14 jours max. J'aurais bien aimé glisser quelques trajets en train, entre quelles étapes est-ce possible? intéressant ?
Au niveau climat: Octobre, février ou Avril selon vous ?
Comme je ne connais pas du tout, tout autre conseil, renseignement sera le bienvenu
Merci d'avance Max
Au milieu de toute cette morosité, je me lance dans un nouveau carnet indien qui vous changera les idées, je l’espère. Un nouveau séjour de deux semaines pendant les vacances d’hiver, du 21 au 6 mars. Mon 15ème voyage en Inde, mais mon 1er dans le grand sud.
Cette année, ce sera une petite partie du Tamil Nadu, un petit tour de 1000 km à peu près, de Chennai à Chennai (Kanchipuram, Gingee, Tirunmavallai, Chidambaram, Tranquebar, Kumbakonam, Trichy, le Chettinad, Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram) avec une amie. Nous avons volontairement zappé Madurai et Rameshvaram, ce sera pour une autre fois, nous n’avions pas envie de faire trop de km et nous avons déjà beaucoup de chose au programme... Comme d’habitude, location d’une voiture avec chauffeur, et nous ne le regrettons pas, tant nous avons vu de lieux, quelquefois bien perdus, que nous n’aurions jamais pu atteindre en transport en commun, ou certainement pas en 14 jours.
J’ai consulté les carnets et blogs de Pagaljavad et Yann55 entre autre et je les remercie pour leurs tuyaux. J’ai eu des conseils d’Aleph, qui quand elle écumait le Tamil Nadu, ne postait pas encore de carnet. J’ai lu et relu les pages sur le Tamil Nadu sur le site Purattatva, un must pour moi depuis toujours. Et cherché, lu et relu, sur internet et sur papier (j’ai un vieux guide bleu de 1984 trouvé sur une brocante que je conserve précieusement et consulte pour chaque voyage car la qualité des guides a bien baissé culturellement depuis …)
A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi. Départ immédiat pour Kanchipuram, à 65 km de là. Chennai sera pour une prochaine fois … Nous arrivons en fin de journée, il fait quasi nuit. Après le dîner, nous nous lançons à l’assaut des petites rues de Kanchipuram pour aller au temple de Kamaskhi, (une forme de Parvati), le plus proche, avec ses gopurams illuminés, son bassin sacré, des familles indiennes.

La photo n'est pas terrible car mon APN ne gère pas bien l'obscurité ...
Cette année, ce sera une petite partie du Tamil Nadu, un petit tour de 1000 km à peu près, de Chennai à Chennai (Kanchipuram, Gingee, Tirunmavallai, Chidambaram, Tranquebar, Kumbakonam, Trichy, le Chettinad, Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram) avec une amie. Nous avons volontairement zappé Madurai et Rameshvaram, ce sera pour une autre fois, nous n’avions pas envie de faire trop de km et nous avons déjà beaucoup de chose au programme... Comme d’habitude, location d’une voiture avec chauffeur, et nous ne le regrettons pas, tant nous avons vu de lieux, quelquefois bien perdus, que nous n’aurions jamais pu atteindre en transport en commun, ou certainement pas en 14 jours.
J’ai consulté les carnets et blogs de Pagaljavad et Yann55 entre autre et je les remercie pour leurs tuyaux. J’ai eu des conseils d’Aleph, qui quand elle écumait le Tamil Nadu, ne postait pas encore de carnet. J’ai lu et relu les pages sur le Tamil Nadu sur le site Purattatva, un must pour moi depuis toujours. Et cherché, lu et relu, sur internet et sur papier (j’ai un vieux guide bleu de 1984 trouvé sur une brocante que je conserve précieusement et consulte pour chaque voyage car la qualité des guides a bien baissé culturellement depuis …)
A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi. Départ immédiat pour Kanchipuram, à 65 km de là. Chennai sera pour une prochaine fois … Nous arrivons en fin de journée, il fait quasi nuit. Après le dîner, nous nous lançons à l’assaut des petites rues de Kanchipuram pour aller au temple de Kamaskhi, (une forme de Parvati), le plus proche, avec ses gopurams illuminés, son bassin sacré, des familles indiennes.

La photo n'est pas terrible car mon APN ne gère pas bien l'obscurité ...
C’est mon troisième voyage au Gujarat, un état encore peu visité par les touristes occidentaux (ce qui n’est pas le cas des touristes indiens de plus en plus nombreux suite aux campagnes de publicité avec Amitabh Bhachhan …) mais mon premier carnet.
Une longue introduction sans photos dans ce premier post pour expliciter mes choix d’arrêts, les endroits quelquefois improbables dont je vais vous parler, ma façon de voyager, avec une voiture et un chauffeur.
Cette année, je repasse dans certains endroits parce qu’il m’est impossible de ne pas montrer à une des amies qui m’accompagne pour la première fois les puits d’Adalaj et de Patan, le temple de Modhera, le … et que ni l’une ni l’autre ne connaissent le grand Rann. Qu’importe, je peux retourner et retourner dans les mêmes endroits sans me lasser, ceux qui ont lu certains de mes posts le savent.
Pour avoir quand même des nouveautés à me mettre devant les yeux un peu tous les jours, j’ai exploré le web de fond en comble et lu et relu le guide Gujarat en anglais, un indispensable pour cet état (Gujarat, d’Anjali Desai, India Guide publications, disponible dans les tous les hôtels gouvernementaux du Gujarat qui ont tous un petit rayon librairie avec un beau choix d’ouvrages sur l’Etat). Bref, j’avais prévu un superbe voyage, varié, avec des monuments, de la nature, de l’artisanat et nous n’avons pas été déçus …
Comme d’habitude, voyage court, car je profite des vacances scolaires de février et je n’ai que 2 semaines ! Pas envie, malgré ma passion pour l’Inde de partir l’été, où j’aurais le temps de traîner un peu plus, mais la mousson ne m’emballe pas, même si la mousson doit être un moment à vivre. Peut-être un jour … On aura d’Ahmedadabad à Delhi, une voiture avec un chauffeur extra, Malkit, que je connais depuis des années, pour être flexibles, rapides, efficaces et voir des endroits improbables difficilement atteignables en transport en commun ! C’est confortable, je ne vais pas le nier. Ce sera mon 11ème voyage avec Malkit, qui vit à Delhi. Il est parti deux jours plus tôt pour nous récupérer à l’aéroport d’Ahmedabad. On va se limiter au nord de l’état pour ne pas faire trop de kilomètres. Il y a des merveilles partout, alors, pas la peine de courir dans tous les sens (même si pour certaine, je cours … , n’est-ce pas Parvat !), mais je n’ai que 14 jours sur place…
Départ le jeudi 12 après le boulot pour Paris, nuit dans un hôtel vers l’aéroport et vol Air France de 10 h 40 trouvé à bon prix il y a quelques mois. Nous arrivons à 23 h 30 heure locale à Delhi et faisons la queue pour récupérer notre e-visa. Un peu long, car on a l’impression que c’est la relève des douaniers (les bureaux se vident, d’autres personnes arrivent, s’installent tranquillement derrière les ordis et les machines pour les empreintes marchent quand elles veulent. Un scan des 4 doigts de la main gauche, un autre pour ceux de la main droite, un troisième scan pour les deux pouces, une photo de notre tronche, un tampon sur le passeport et c’est parti. Le système de Visa on arrival, pour qui reste moins d’un mois est beaucoup plus simple et plus économique que VFS.
Pour gagner du temps, nous avons réservé un vol domestique pour Ahmedabad à 6 h 50 du terminal 1, où je sais que nous ne pourrons rentrer que vers 3 ou 4 heures, alors on se trouve un petit coin avant la sortie définitive pour patienter et boire un premier chaï. Navette toutes les 20 mn pour le terminal 1, 10 à 15 mn de route dans un bus pourri, les formalités d’enregistrement et de dépose des bagages et nous voici attablés à 4 h du matin devant un masala dosa dans la zone des restos au premier étage. Ca pique, mais qu’est-ce que c’est bon !
Impossible de fermer un œil dans le long courrier, pas plus sur les fauteuils de l’aéroport ou dans le vol domestique. La journée va être dure …
A 8 h 30, nous retrouvons notre chauffeur devant l’aéroport d’Ahmedabad et c’est parti pour une journée de fous. Nous ne restons qu’une journée à Ahmedabad, et j’ai prévu un programme un peu chargé après une nuit blanche mais cela nous ne nous en rendrons compte qu’après...
La circulation est encore fluide et nous partons directement pour le puits d’Adalaj, situé à une grosse dizaine de km de là. Il est un peu tôt et la lumière n’est pas top, le puits est encore bien à l’ombre mais qu’importe, cela ne va gâcher notre plaisir. C’est ma troisième visite d’Adalaj mais c’est pas grave, j’adore les puits indiens, je suis même folle des puits indiens et Malkit m’appelle Chrisbaori, c’est dire. Il y a les énormes, les petits, les sculptés, les non sculptés, les sales, les propres, les classiques, les plus originaux, les vides, les pleins d’eau ou presque pleins … Vous allez en voir des puits si vous suivez ce carnet.



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...
13 juillet 2003 Paris
Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁
14 juillet 2003
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
Je plagie avec beaucoup de respect le feedback de Thierry qui m'a aidé à trouver l'agence en Inde et aussi à construire l'itinéraire. Un grand merci.
Pour les photos et videos, je vous invite à parcourir mon carnet de voyage sur le site BeeNoot.
Retour de voyage en Inde du Nord (29 février-17 mars 2008) Contexte : 1er contact avec l'Inde dates : 29 février au 17 mars 2008 (16 jours en Inde) 2 adultes Etapes : Delhi - Mandawa - Bikaner - Désert du Thar (Kaku) - Jaisalmer - Jodhpur - Ranakpur -Udaipur - Bundi - Jaipur - Agra – Delhi Préparation du voyage : Guide Bleu Gallimard Rajasthan, LP Inde du Nord et Routard Inde du Nord Choix des hotels : Retours de voyages, Trip Advisor, VF, le guide du routard et le n° d'Ulysse sur le Rajasthan Hôtels très haut de gamme, Trajet en Toyota Innova (type Espace) avec chauffeur Agence : Atithi voyages, contact: Rajeev, Chauffeur: Sube Budget: 1286€ pour les vols (Air Italia bookés sur Go Voyages), 2100€ pour les hôtels en petit dej, voiture avec chauffeur, nuit en pension complète dans le désert, balade en dromadaire, bateau sur le lac à Udaipur, diner de départ, 600€ pour les frais sur place (boissons et repas - 1 par jour / pourboires divers dont chauffeur (150 roupies par jour) / monuments et sorties / achats perso et cadeau divers => en gros 1990€ par personne tout compris
Retour sur l'agence Atithi voyages (contact : Rajeev, info@atithivoyages.com) Très pro, très accommodant. a répondu rapidement à chaque mails de préparation, a accepté tous nos choix d'hôtel même ceux avec lesquels elle n'avait pas l'habitude de travailler positionnement meilleur prix parmi les 13 agences consultées (française et indienne) avec des écarts du simple au triple pour la même prestation (pour les mêmes prestations, à titre d’ex : 1050€/pers pour Atithi jusqu’à 2500€/pers pour Objectif Asie l'un des max) a accepté un paiement à l'arrivée en Inde en euros en liquide (en fournissant un reçu en échange) a proposé une très bonne solution pour la nuit dans le désert. a proposé quelques services supplémentaires gratuits non négligeables (ballade en Jeep à Jaipur, en bateaux sur le lac Picchola, en chameaux à Jaisalmer, et dîner de fin de séjour à Delhi très classieux) un contact de l’agence est venu en personne nous chercher à l'aéroport de Delhi en pleine nuit et nous a raccompagné jusqu’à l’aéroport pour le retour Si c'était à refaire : j'irais de nouveau avec Atithi les yeux fermés
Retour sur le chauffeur (Sube) : Conduit prudemment (ce qui est très important dans ce pays) et efficacement Assez intrusif au début en choisissant le parcours des visites puis après mise au point, dés le 2éme jour, nous a permis de visiter comme on l’entendait dans l’ordre voulu les différents sites rencontrés. Il a accepté tous nos choix de parcours et tous les lieux de visites sans aucunes difficultés. Il a rapidement vu que nous avions bien préparé ce voyage et qu’on avait une idée très précise de ce que l’on voulait faire chaque jour (ce qui ne doit être le cas pour tous les touristes qu’il conduit et ce qui doit l’amener assez souvent à plus ou moins choisir et suggérer des balades) Pas de pression pour nous amener dans des magasins / restau. Le chauffeur nous arrêtait à mis parcours dans un restau à touristes (2 à 3 fois plus cher qu'ailleurs et pas forcement très bon), comme cela nous profitions de toilettes propres, nous prenions un coca, il mangeait et se reposait et au bout de 30 à 45 mn nous repartions. Pour les magasins, il nous amené dans trois magasins commissionnés avec notre accord à chaque fois et sans nous mettre de pression pour les achats. Au global nous avons été satisfaits de ses services.
Retour sur les Etapes : Entre chaque étape c’est 4 à 6h de route avec une vitesse moyenne est de 60km/h. Les routes sont assez bon état la plupart du temps et la conduite est rendu difficile surtout à cause des autres véhicules et des innombrables animaux qui traversent sans prévenir ou qui occupent la chaussée. Delhi (arrivée 1/03 23h - départ 2/03 9h): nous avions volontairement choisi de ne pas visiter Delhi dés l’arrivée sur place. Ce qui me paraît aujourd’hui avoir été une très bonne idée. Nous avons pu ainsi nous mettre dans l’ambiance de manière très progressive, sans l’agressivité et le caractère oppressif que peut amener les grosses villes. Mandawa (arrivée 2/03 16h – départ 3/03 9h) : premier contact avec la population locale. D’emblée un jeune guide monte dans le véhicule et nous propose en français de nous faire découvrir la ville. On hésite, on réfléchit et malgré les recommandations de ne pas prendre de guide, on accepte. Peut être par craintes de visiter seuls, de se perdre. La visite s’avère agréable et ce guide sympathique. On visite des lieux très peu touristiques contre qq roupies. Les Haveli sont magnifiques mais bien dégradés. En sortant de la vieille ville, on commence à sentir les regards insistants mais nous ne sommes pas harcelés. Les touristes sont quasi absents de la ville. Nous visitons le lendemain Fatehpur à 15 min de Mandawa, la ville et ses différents Haveli mais surtout le Haveli Cultural Centre (à ne pas manquer), un Haveli superbement restauré par une artiste française Nadine LePrince. La visite est peu onéreuse et très intéressante (une guide française est prévue dans le coût de la visite). Bikaner (arrivée 3/03 14h – départ 3/03 12h30) : très bonne surprise. Nous visitons l’après midi de notre arrivée les environs de notre hôtel le Lallgarh Palace et le lendemain matin avec un guide francophone et un rickshaw la vieille ville (temple jain, Haveli) puis le Fort de Bikaner. Notre premier fort est sans doute l’un des plus beaux du voyage. Absence de touristes, lieux magnifiquement restauré, propre, guide intéressant. Nous visitons l’après midi le temple de Desnoke. Un lieux pittoresque rempli de petits rats. L’endroit est assez décevant, sale, très peu accueillant malgré son côté surnaturel du fait de la présence de tous ces rongeurs. La ferveur religieuse est par contre fascinante. Kaku (arrivée 4/03 14h – départ 5/03 8h30) (nuit dans le désert du Thar) : un très grand moment, pour moi le plus grand du voyage. Nous sommes accueillis à l’arrivé à 14h pour manger chez l’habitant et on nous demande si on veut un ou des chameaux. Surpris, je pensais que l’on allait sur le site dans le désert en jeep. Qq heures plus tard, on nous présente nos montures. On choisit de monter à deux sur le même chameau et c’est parti pour 2h de balade. Nous sommes simplement à deux avec 4 indiens. Arrivé en plein désert du Thar, ils déchargent l’autre chameau et monte rien que pour nous deux sur une dune les tentes. Le soir même une famille vient jouer et chanter pour nous. Un moment assez incroyable. Jaisalmer (arrivée 5/03 14h30 – départ 7/03 9h) : La route en plein désert est très dépaysant et brutalement on tombe sur cette superbe forteresse dorée, Jaisalmer. Nous avons été conquis par cette ville à taille humaine. On se balade l’après midi dans la citadelle, conquis. Nous visitons le lendemain avant les hordes de touristes les temples jains puis le palais du Rajmahal. Un guide audio proposé qui suffit largement. On visite les Haveli dans la ville basse et on retrouve vers 16h notre chauffeur qui nous emmène à Amar Sagar (temple jain très reposant)et Bara Bagh (ancienne nécropole en plein désert). On termine la journée certainement pas par le meilleur. Notre chauffeur nous emmène à Sam Dunes. Pour la rituelle balade à dromadaire au coucher du soleil (balade offerte par l’agence). Les dunes sont superbes mais le lieu est envahi de déchets et de centaines de vendeurs très agressifs (se jetant littéralement sur chaque véhicule pour proposer chameau boisson…) C’est la première fois que l’on voit cela et ça donne la nausée. On part rapidement. Un bon conseil, éviter ce lieux et privilégier d’autres sites à proximité (si vous voulez voir les dunes, il y a les Dunes de Khuri). Autre conseil, le très bon lassi chez Mohan Juice à quelque pas de la porte Akhay Pol, un des tous meilleurs lassi du voyage. Jodhpur (arrivée 7/03 17h – départ 9/03 9h) : Nous faisons deux haltes très intéressantes sur la route de Jaisalmer-Jodhpur. La première à Osian (à 3h de Jailsalmer) pour la visite des différents temples indou et jain de la ville puis à Mandore (juste avant Jodhpur) très beau parc avec cénotaphes, singes. La visite des parcs, jardins sont à chaque fois une occasion de rencontrer les indiens. Très souriants, discutant facilement, venant vers nous, les indiens sont en général bien plus abordables dans ces lieux que dans la ville. Le lendemain est consacré à la ville de Jodhpur. La visite du fort de Meherangarh est très intéressante : lieu exceptionnel, audioguide de qualité (commentaires un rien pompeux) mais le nombre de touristes ternissent un peu cette visite. On déjeune copieusement à la gare de Jodhpur pour 90 Roupies (soit 1.5euros pour 2). Ce lieu est surprenant et mérite le coup d’œil voire de fourchettes. L’après midi est consacré à la découverte de ville, son bazar. Le lassi pris au niveau de la porte du bazar à 15 Roupies est le meilleur du voyage (le makania lassi) Ranakpur (arrivée 9/03 13h – départ 10/03 9h) : le complexe jain d’Adinath est exceptionnel. 3h suffisent à peine pour contempler ce joyau d’architecture et s’immerger dans cette ambiance de sérénité et d’équilibre. Nous passons la nuit sur place contrairement à la plupart des touristes qui filent directement à Udaipur. Ce petit coin de nature est très dépaysant. On passe la fin d’après midi à se balader seuls dans cette végétation très sèche, luxuriante. L’hôtel parle de singes mais où sont-ils ? Et puis d’un seul coup, on tombe nez à nez dans un coin calme, en pleine nature, sur une centaine de singes accompagnés d’un troupeau d’antilope et entourés d’oiseaux de multiples couleurs. On s’observe, on s’apprivoise, on admire. Nous passons la nuit dans un hôtel d’une quarantaine de petits bungalows et nous sommes seulement 2 couples à résider cette nuit là. Udaipur (arrivée 10/03 15h – départ 12/03 9h): Nous passons la matinée à Kumbalgarh (à 1h30 de Ranakpur). La route en pleine montagne, tantôt verdoyante, tantôt désertique est fantastique. Les paysans au travail, les enfants partant à l’école, les animaux omniprésents défilent sous nos yeux ébahis. On aurait envie d’y rester. Le fort est impressionnant et l’endroit charmant. On arrive à Udaipur rassasié. On découvre la ville l’après midi à pied, lieu magique, pittoresque, encore très différent de ce que l’on a pu appréhender jusqu’à maintenant. Nous passons la soirée en ville et on assiste à un superbe spectacle de danses traditionnelles et marionnettes. Très professionnel et spectaculaires, je conseille ce spectacle qui à lieu chaque soir de 19h à 20h à la Bagore Ki Haveli Museum. On consacre la journée du lendemain à la visite de la ville. Le City Palace nous déçoit : visite courte, pièces très abimées. Le temple janish à qq pas est sublime malgré la présence pesante des différents rabatteurs et pseudos guides. On consacre l’après midi à Ahar, sites remplis de cénotaphes gigantesques. Le lieux s’avère moins charmant qu’espéré, assez petit, une horrible odeur dégout envahi le lieux (peut être la pire du séjour). On termine la journée par les jardins de Sahelion-ki-Bari, très reposant, très agréable. Encore une occasion de rencontrer, d’échanger. Bundi (arrivée 12/03 16h – départ 13/03 7h30) : Nous passons la matinée à Chittorgarh (à 1h30 d’udaipur), la plus grande citadelle du Rajasthan est complètement démesurée et mérite le détours. Les touristes sont très présents mais uniquement indiens. Le lieu est gigantesque et fascinant historiquement, visuellement. Moins charmant que Kumbalgarh et moins restaurés aussi. Nous arrivons à Bundi vers 16h affamé. On visite l’après midi le palace de Bundi, palais désert, abandonné et non restauré. On s’imagine l’incroyable vie qui devait y régner. Nous sommes les quasi seuls touristes, très appréciable après Udaipur. Jaipur (arrivée 13/03 11h – départ 14/03 9h) : Nous avions choisi de passer une seule nuit dans la capitale du Rajasthan, l’endroit est souvent décrit de manière paradoxale comme bruyant, agressif ou au contraire mystérieux et charmant. On préfère consacrer plus de temps aux lieux peu touristiques même si j’imagine à Jaipur il existe des lieux peu touristiques. Au final, on regrette un peu l’empressement que nous avons dut avoir pour visiter un minimum la ville. Le matin est consacré au City Palace de Jaipur et l’après midi au Fort d’Amber. Le City Palace est bien plus charmant que ce que j’ai put lire dans les différents guides. Les cours sont très belles et les différents lieux d’expos très divers et redonnant une idée assez exhaustive de la vie des maharajas. Le fort est par contre décevant, sale, en pleine rénovation, le site est en piteuse état. Seul intérêt, les différents vues du fort sur les montagnes arides environnantes. Agra (arrivée 14/03 16h – départ 15/03 11h): On s’arrête à Fathepur Sikri (à 30min d’Agra) la visite grandiose prend environ 3h. C’est superbe. On termine l’après midi par la visite du Fort Rouge d’Agra. Endroit splendide, désert à qq heures de la fermeture. On regarde fasciné le coucher de soleil au loin sur le Taj. Le lendemain lever aux aurores et visite du Taj dès 6h30. Un conseil, arrivé sur place dés 6h avec le moins de choses possibles sinon vous devrez passer à la consigne (les guides de voyages, l’alimentation…ne sont pas autorisés à l’intérieur). Le Taj est cher mais le lieu magique, l’ambiance surprenante, fascinante. Delhi (arrivée 15-03 – départ 17/03 4h) : on termine ce voyage par la visite de Dehli. Nous dépensons nos derniers roupies à qq pas de Connaught Place. Le lendemain est consacrée à la visite du Delhi mongole, le Qutb Minar (gigantesques minaret) et de l’Humayun’s Tomb.
Au final très satisfait sur le déroulement du voyage et sur l’itinéraire choisi. Seule modif : un jour de plus à Jaipur.
Retour sur les Hotels Dehli / Silver Ferns (http://www.silverfernsindia.com/ ) : Propre, calme, moderne, classique Note de satisfaction : 3 sur 5
Mandawa / Desert Resort (http://www.castlemandawa.com/...rtresort_intro.shtml): En dehors de la ville, aux portes du désert. Les chambres sont dans des huttes « traditionnelles » très confortables, spacieuses, et bien décorées. Il y a une piscine et c’est très calme. Le ptit dej est quelconque. Surtout ne pas prendre le diner, un buffet spectacle. Une arnaque (trois fois plus cher qu’ailleurs et pas bon). Note de satisfaction : 4 sur 5
Kaku / Nuit dans le désert du Thar (http://kakusafari.com/features.htm ) Moment extraordinaire, 2h de chameaux pour atteindre les plus hautes dunes et avoir une vue à 360 sur le désert, soirée animée par un spectacle familiale et de grands moments de rigolade quand les hommes se mettent à danser et à nous inviter. Note de satisfaction : 4 sur 5
Bikaner / Hotel Laxmi Niwas Palace (http://www.laxminiwaspalace.com/info.php) : Ancien palais de maharadja, lieux gigantesques, fascinants, chambres confortables. Mais un peu vielllote. Le diner vaut son prix astronomique, le buffet et le spectacle sont de bonnes qualité Note de satisfaction : 5 sur 5
Jaisalmer / Hotel Killa Bhawan (http://www.killabhawan.com/history/jaislamer ): Petit hôtel situé dans la citadelle dorée. Adresse très charmante, sublime vue à partir des terrasses sur la ville de Jaisalmer. Accueil très sympa et avenant. Chambre bien aménagée rempli d’objet traditionnel. Note de satisfaction : 5 sur 5
Jodhpur / Hotel Ranbanka (Club Room) (http://ranbankahotels.com/gallery.htm): Grand hôtel, très classe, calme, piscine hollywoodienne, chambres très confortables, très simples. Super petit déjeuner Note de satisfaction : 4 sur 5
Ranakpur/ Hotel Maharani Bagh Orchid Bonne adresse, une quarantaine de petits bungalows bien aménagés en pleine nature. Seul bémol, le prix de la nourriture et sa qualité. Note de satisfaction : 4 sur 5
Udaipur / Hotel ram Pratap Palace(http://www.hotelrampratap.com/reservation.htm ) : En bord du deuxième lac, chambre veillotte, bruyant, accueil non avenant Note de satisfaction : 2 sur 5
Bundi / Braj Brushanjee (http://www.kiplingsbundi.com/ ) : Le meilleur hôtel de Bundi est dans une ancienne Haveli très bien décorée. Accueil sympathique, efficace et chaleureux. Chambres propres, agréable, très bien aménagé. Une très bonne adresse, un lieux charmant. Note de satisfaction : 4 sur 5
Jaipur / Samode Haveli (http://www.samode.com/home/haveli/index.htm ): Grand confort, chambre très agréable, au calme. Accueil très chaleureux et attentif. Petit déj buffet d’exception (je n’ai jamais vu autant d’aliments pour un petit déj. A qq pas du city palace et du bazaz. Note de satisfaction : 5 sur 5
Agra / Hôtel Trident Hilton (http://www1.hilton.com/...-Agra-hotel/index.do ): Hôtel d’exception, grand confort. Déco moderne et classieuse, hôtel avec beaucoup de charme. Personnel accueillant, soucieux de vous rendre service. Repas onéreux mais de qualité. Petit déj d’exception. A environ 15 min en rickshaw du Taj Mahal et qq min de la viielle ville. Note de satisfaction : 5 sur 5
Delhi / Connaught Hotel Chambre et hôtel défraichis, assez moyen mais à proximité de Connaught Place et plutôt fonctionnel. Note de satisfaction : 3 sur 5
Voilà si ce feedback vous a intéressé, merci de me laisser un message.
Arnaud
Retour de voyage en Inde du Nord (29 février-17 mars 2008) Contexte : 1er contact avec l'Inde dates : 29 février au 17 mars 2008 (16 jours en Inde) 2 adultes Etapes : Delhi - Mandawa - Bikaner - Désert du Thar (Kaku) - Jaisalmer - Jodhpur - Ranakpur -Udaipur - Bundi - Jaipur - Agra – Delhi Préparation du voyage : Guide Bleu Gallimard Rajasthan, LP Inde du Nord et Routard Inde du Nord Choix des hotels : Retours de voyages, Trip Advisor, VF, le guide du routard et le n° d'Ulysse sur le Rajasthan Hôtels très haut de gamme, Trajet en Toyota Innova (type Espace) avec chauffeur Agence : Atithi voyages, contact: Rajeev, Chauffeur: Sube Budget: 1286€ pour les vols (Air Italia bookés sur Go Voyages), 2100€ pour les hôtels en petit dej, voiture avec chauffeur, nuit en pension complète dans le désert, balade en dromadaire, bateau sur le lac à Udaipur, diner de départ, 600€ pour les frais sur place (boissons et repas - 1 par jour / pourboires divers dont chauffeur (150 roupies par jour) / monuments et sorties / achats perso et cadeau divers => en gros 1990€ par personne tout compris
Retour sur l'agence Atithi voyages (contact : Rajeev, info@atithivoyages.com) Très pro, très accommodant. a répondu rapidement à chaque mails de préparation, a accepté tous nos choix d'hôtel même ceux avec lesquels elle n'avait pas l'habitude de travailler positionnement meilleur prix parmi les 13 agences consultées (française et indienne) avec des écarts du simple au triple pour la même prestation (pour les mêmes prestations, à titre d’ex : 1050€/pers pour Atithi jusqu’à 2500€/pers pour Objectif Asie l'un des max) a accepté un paiement à l'arrivée en Inde en euros en liquide (en fournissant un reçu en échange) a proposé une très bonne solution pour la nuit dans le désert. a proposé quelques services supplémentaires gratuits non négligeables (ballade en Jeep à Jaipur, en bateaux sur le lac Picchola, en chameaux à Jaisalmer, et dîner de fin de séjour à Delhi très classieux) un contact de l’agence est venu en personne nous chercher à l'aéroport de Delhi en pleine nuit et nous a raccompagné jusqu’à l’aéroport pour le retour Si c'était à refaire : j'irais de nouveau avec Atithi les yeux fermés
Retour sur le chauffeur (Sube) : Conduit prudemment (ce qui est très important dans ce pays) et efficacement Assez intrusif au début en choisissant le parcours des visites puis après mise au point, dés le 2éme jour, nous a permis de visiter comme on l’entendait dans l’ordre voulu les différents sites rencontrés. Il a accepté tous nos choix de parcours et tous les lieux de visites sans aucunes difficultés. Il a rapidement vu que nous avions bien préparé ce voyage et qu’on avait une idée très précise de ce que l’on voulait faire chaque jour (ce qui ne doit être le cas pour tous les touristes qu’il conduit et ce qui doit l’amener assez souvent à plus ou moins choisir et suggérer des balades) Pas de pression pour nous amener dans des magasins / restau. Le chauffeur nous arrêtait à mis parcours dans un restau à touristes (2 à 3 fois plus cher qu'ailleurs et pas forcement très bon), comme cela nous profitions de toilettes propres, nous prenions un coca, il mangeait et se reposait et au bout de 30 à 45 mn nous repartions. Pour les magasins, il nous amené dans trois magasins commissionnés avec notre accord à chaque fois et sans nous mettre de pression pour les achats. Au global nous avons été satisfaits de ses services.
Retour sur les Etapes : Entre chaque étape c’est 4 à 6h de route avec une vitesse moyenne est de 60km/h. Les routes sont assez bon état la plupart du temps et la conduite est rendu difficile surtout à cause des autres véhicules et des innombrables animaux qui traversent sans prévenir ou qui occupent la chaussée. Delhi (arrivée 1/03 23h - départ 2/03 9h): nous avions volontairement choisi de ne pas visiter Delhi dés l’arrivée sur place. Ce qui me paraît aujourd’hui avoir été une très bonne idée. Nous avons pu ainsi nous mettre dans l’ambiance de manière très progressive, sans l’agressivité et le caractère oppressif que peut amener les grosses villes. Mandawa (arrivée 2/03 16h – départ 3/03 9h) : premier contact avec la population locale. D’emblée un jeune guide monte dans le véhicule et nous propose en français de nous faire découvrir la ville. On hésite, on réfléchit et malgré les recommandations de ne pas prendre de guide, on accepte. Peut être par craintes de visiter seuls, de se perdre. La visite s’avère agréable et ce guide sympathique. On visite des lieux très peu touristiques contre qq roupies. Les Haveli sont magnifiques mais bien dégradés. En sortant de la vieille ville, on commence à sentir les regards insistants mais nous ne sommes pas harcelés. Les touristes sont quasi absents de la ville. Nous visitons le lendemain Fatehpur à 15 min de Mandawa, la ville et ses différents Haveli mais surtout le Haveli Cultural Centre (à ne pas manquer), un Haveli superbement restauré par une artiste française Nadine LePrince. La visite est peu onéreuse et très intéressante (une guide française est prévue dans le coût de la visite). Bikaner (arrivée 3/03 14h – départ 3/03 12h30) : très bonne surprise. Nous visitons l’après midi de notre arrivée les environs de notre hôtel le Lallgarh Palace et le lendemain matin avec un guide francophone et un rickshaw la vieille ville (temple jain, Haveli) puis le Fort de Bikaner. Notre premier fort est sans doute l’un des plus beaux du voyage. Absence de touristes, lieux magnifiquement restauré, propre, guide intéressant. Nous visitons l’après midi le temple de Desnoke. Un lieux pittoresque rempli de petits rats. L’endroit est assez décevant, sale, très peu accueillant malgré son côté surnaturel du fait de la présence de tous ces rongeurs. La ferveur religieuse est par contre fascinante. Kaku (arrivée 4/03 14h – départ 5/03 8h30) (nuit dans le désert du Thar) : un très grand moment, pour moi le plus grand du voyage. Nous sommes accueillis à l’arrivé à 14h pour manger chez l’habitant et on nous demande si on veut un ou des chameaux. Surpris, je pensais que l’on allait sur le site dans le désert en jeep. Qq heures plus tard, on nous présente nos montures. On choisit de monter à deux sur le même chameau et c’est parti pour 2h de balade. Nous sommes simplement à deux avec 4 indiens. Arrivé en plein désert du Thar, ils déchargent l’autre chameau et monte rien que pour nous deux sur une dune les tentes. Le soir même une famille vient jouer et chanter pour nous. Un moment assez incroyable. Jaisalmer (arrivée 5/03 14h30 – départ 7/03 9h) : La route en plein désert est très dépaysant et brutalement on tombe sur cette superbe forteresse dorée, Jaisalmer. Nous avons été conquis par cette ville à taille humaine. On se balade l’après midi dans la citadelle, conquis. Nous visitons le lendemain avant les hordes de touristes les temples jains puis le palais du Rajmahal. Un guide audio proposé qui suffit largement. On visite les Haveli dans la ville basse et on retrouve vers 16h notre chauffeur qui nous emmène à Amar Sagar (temple jain très reposant)et Bara Bagh (ancienne nécropole en plein désert). On termine la journée certainement pas par le meilleur. Notre chauffeur nous emmène à Sam Dunes. Pour la rituelle balade à dromadaire au coucher du soleil (balade offerte par l’agence). Les dunes sont superbes mais le lieu est envahi de déchets et de centaines de vendeurs très agressifs (se jetant littéralement sur chaque véhicule pour proposer chameau boisson…) C’est la première fois que l’on voit cela et ça donne la nausée. On part rapidement. Un bon conseil, éviter ce lieux et privilégier d’autres sites à proximité (si vous voulez voir les dunes, il y a les Dunes de Khuri). Autre conseil, le très bon lassi chez Mohan Juice à quelque pas de la porte Akhay Pol, un des tous meilleurs lassi du voyage. Jodhpur (arrivée 7/03 17h – départ 9/03 9h) : Nous faisons deux haltes très intéressantes sur la route de Jaisalmer-Jodhpur. La première à Osian (à 3h de Jailsalmer) pour la visite des différents temples indou et jain de la ville puis à Mandore (juste avant Jodhpur) très beau parc avec cénotaphes, singes. La visite des parcs, jardins sont à chaque fois une occasion de rencontrer les indiens. Très souriants, discutant facilement, venant vers nous, les indiens sont en général bien plus abordables dans ces lieux que dans la ville. Le lendemain est consacré à la ville de Jodhpur. La visite du fort de Meherangarh est très intéressante : lieu exceptionnel, audioguide de qualité (commentaires un rien pompeux) mais le nombre de touristes ternissent un peu cette visite. On déjeune copieusement à la gare de Jodhpur pour 90 Roupies (soit 1.5euros pour 2). Ce lieu est surprenant et mérite le coup d’œil voire de fourchettes. L’après midi est consacré à la découverte de ville, son bazar. Le lassi pris au niveau de la porte du bazar à 15 Roupies est le meilleur du voyage (le makania lassi) Ranakpur (arrivée 9/03 13h – départ 10/03 9h) : le complexe jain d’Adinath est exceptionnel. 3h suffisent à peine pour contempler ce joyau d’architecture et s’immerger dans cette ambiance de sérénité et d’équilibre. Nous passons la nuit sur place contrairement à la plupart des touristes qui filent directement à Udaipur. Ce petit coin de nature est très dépaysant. On passe la fin d’après midi à se balader seuls dans cette végétation très sèche, luxuriante. L’hôtel parle de singes mais où sont-ils ? Et puis d’un seul coup, on tombe nez à nez dans un coin calme, en pleine nature, sur une centaine de singes accompagnés d’un troupeau d’antilope et entourés d’oiseaux de multiples couleurs. On s’observe, on s’apprivoise, on admire. Nous passons la nuit dans un hôtel d’une quarantaine de petits bungalows et nous sommes seulement 2 couples à résider cette nuit là. Udaipur (arrivée 10/03 15h – départ 12/03 9h): Nous passons la matinée à Kumbalgarh (à 1h30 de Ranakpur). La route en pleine montagne, tantôt verdoyante, tantôt désertique est fantastique. Les paysans au travail, les enfants partant à l’école, les animaux omniprésents défilent sous nos yeux ébahis. On aurait envie d’y rester. Le fort est impressionnant et l’endroit charmant. On arrive à Udaipur rassasié. On découvre la ville l’après midi à pied, lieu magique, pittoresque, encore très différent de ce que l’on a pu appréhender jusqu’à maintenant. Nous passons la soirée en ville et on assiste à un superbe spectacle de danses traditionnelles et marionnettes. Très professionnel et spectaculaires, je conseille ce spectacle qui à lieu chaque soir de 19h à 20h à la Bagore Ki Haveli Museum. On consacre la journée du lendemain à la visite de la ville. Le City Palace nous déçoit : visite courte, pièces très abimées. Le temple janish à qq pas est sublime malgré la présence pesante des différents rabatteurs et pseudos guides. On consacre l’après midi à Ahar, sites remplis de cénotaphes gigantesques. Le lieux s’avère moins charmant qu’espéré, assez petit, une horrible odeur dégout envahi le lieux (peut être la pire du séjour). On termine la journée par les jardins de Sahelion-ki-Bari, très reposant, très agréable. Encore une occasion de rencontrer, d’échanger. Bundi (arrivée 12/03 16h – départ 13/03 7h30) : Nous passons la matinée à Chittorgarh (à 1h30 d’udaipur), la plus grande citadelle du Rajasthan est complètement démesurée et mérite le détours. Les touristes sont très présents mais uniquement indiens. Le lieu est gigantesque et fascinant historiquement, visuellement. Moins charmant que Kumbalgarh et moins restaurés aussi. Nous arrivons à Bundi vers 16h affamé. On visite l’après midi le palace de Bundi, palais désert, abandonné et non restauré. On s’imagine l’incroyable vie qui devait y régner. Nous sommes les quasi seuls touristes, très appréciable après Udaipur. Jaipur (arrivée 13/03 11h – départ 14/03 9h) : Nous avions choisi de passer une seule nuit dans la capitale du Rajasthan, l’endroit est souvent décrit de manière paradoxale comme bruyant, agressif ou au contraire mystérieux et charmant. On préfère consacrer plus de temps aux lieux peu touristiques même si j’imagine à Jaipur il existe des lieux peu touristiques. Au final, on regrette un peu l’empressement que nous avons dut avoir pour visiter un minimum la ville. Le matin est consacré au City Palace de Jaipur et l’après midi au Fort d’Amber. Le City Palace est bien plus charmant que ce que j’ai put lire dans les différents guides. Les cours sont très belles et les différents lieux d’expos très divers et redonnant une idée assez exhaustive de la vie des maharajas. Le fort est par contre décevant, sale, en pleine rénovation, le site est en piteuse état. Seul intérêt, les différents vues du fort sur les montagnes arides environnantes. Agra (arrivée 14/03 16h – départ 15/03 11h): On s’arrête à Fathepur Sikri (à 30min d’Agra) la visite grandiose prend environ 3h. C’est superbe. On termine l’après midi par la visite du Fort Rouge d’Agra. Endroit splendide, désert à qq heures de la fermeture. On regarde fasciné le coucher de soleil au loin sur le Taj. Le lendemain lever aux aurores et visite du Taj dès 6h30. Un conseil, arrivé sur place dés 6h avec le moins de choses possibles sinon vous devrez passer à la consigne (les guides de voyages, l’alimentation…ne sont pas autorisés à l’intérieur). Le Taj est cher mais le lieu magique, l’ambiance surprenante, fascinante. Delhi (arrivée 15-03 – départ 17/03 4h) : on termine ce voyage par la visite de Dehli. Nous dépensons nos derniers roupies à qq pas de Connaught Place. Le lendemain est consacrée à la visite du Delhi mongole, le Qutb Minar (gigantesques minaret) et de l’Humayun’s Tomb.
Au final très satisfait sur le déroulement du voyage et sur l’itinéraire choisi. Seule modif : un jour de plus à Jaipur.
Retour sur les Hotels Dehli / Silver Ferns (http://www.silverfernsindia.com/ ) : Propre, calme, moderne, classique Note de satisfaction : 3 sur 5
Mandawa / Desert Resort (http://www.castlemandawa.com/...rtresort_intro.shtml): En dehors de la ville, aux portes du désert. Les chambres sont dans des huttes « traditionnelles » très confortables, spacieuses, et bien décorées. Il y a une piscine et c’est très calme. Le ptit dej est quelconque. Surtout ne pas prendre le diner, un buffet spectacle. Une arnaque (trois fois plus cher qu’ailleurs et pas bon). Note de satisfaction : 4 sur 5
Kaku / Nuit dans le désert du Thar (http://kakusafari.com/features.htm ) Moment extraordinaire, 2h de chameaux pour atteindre les plus hautes dunes et avoir une vue à 360 sur le désert, soirée animée par un spectacle familiale et de grands moments de rigolade quand les hommes se mettent à danser et à nous inviter. Note de satisfaction : 4 sur 5
Bikaner / Hotel Laxmi Niwas Palace (http://www.laxminiwaspalace.com/info.php) : Ancien palais de maharadja, lieux gigantesques, fascinants, chambres confortables. Mais un peu vielllote. Le diner vaut son prix astronomique, le buffet et le spectacle sont de bonnes qualité Note de satisfaction : 5 sur 5
Jaisalmer / Hotel Killa Bhawan (http://www.killabhawan.com/history/jaislamer ): Petit hôtel situé dans la citadelle dorée. Adresse très charmante, sublime vue à partir des terrasses sur la ville de Jaisalmer. Accueil très sympa et avenant. Chambre bien aménagée rempli d’objet traditionnel. Note de satisfaction : 5 sur 5
Jodhpur / Hotel Ranbanka (Club Room) (http://ranbankahotels.com/gallery.htm): Grand hôtel, très classe, calme, piscine hollywoodienne, chambres très confortables, très simples. Super petit déjeuner Note de satisfaction : 4 sur 5
Ranakpur/ Hotel Maharani Bagh Orchid Bonne adresse, une quarantaine de petits bungalows bien aménagés en pleine nature. Seul bémol, le prix de la nourriture et sa qualité. Note de satisfaction : 4 sur 5
Udaipur / Hotel ram Pratap Palace(http://www.hotelrampratap.com/reservation.htm ) : En bord du deuxième lac, chambre veillotte, bruyant, accueil non avenant Note de satisfaction : 2 sur 5
Bundi / Braj Brushanjee (http://www.kiplingsbundi.com/ ) : Le meilleur hôtel de Bundi est dans une ancienne Haveli très bien décorée. Accueil sympathique, efficace et chaleureux. Chambres propres, agréable, très bien aménagé. Une très bonne adresse, un lieux charmant. Note de satisfaction : 4 sur 5
Jaipur / Samode Haveli (http://www.samode.com/home/haveli/index.htm ): Grand confort, chambre très agréable, au calme. Accueil très chaleureux et attentif. Petit déj buffet d’exception (je n’ai jamais vu autant d’aliments pour un petit déj. A qq pas du city palace et du bazaz. Note de satisfaction : 5 sur 5
Agra / Hôtel Trident Hilton (http://www1.hilton.com/...-Agra-hotel/index.do ): Hôtel d’exception, grand confort. Déco moderne et classieuse, hôtel avec beaucoup de charme. Personnel accueillant, soucieux de vous rendre service. Repas onéreux mais de qualité. Petit déj d’exception. A environ 15 min en rickshaw du Taj Mahal et qq min de la viielle ville. Note de satisfaction : 5 sur 5
Delhi / Connaught Hotel Chambre et hôtel défraichis, assez moyen mais à proximité de Connaught Place et plutôt fonctionnel. Note de satisfaction : 3 sur 5
Voilà si ce feedback vous a intéressé, merci de me laisser un message.
Arnaud
Tout augmente dans des proportions folles. Particulièrement tout ce qui est d'ordre touristique. Beaucoup de site gratuits sont devenus payants, les payants sont passés du simple au triple et l'hébergement (hôtels et restaus confondus) ne cesse de grimper. Hier, sur ce forum on me recommande une chouette guesthouse à ... Bundi (très peu touristique) avec des chambres à 300/400 Rs. Et le garçon de me dire c'est un peu chérot !😏😏😏 mais bien. Renseignements pris et recherche, je trouve le site de la guesthouse en question avec les chambres à Rs3400, 4000, 5000. Je réponds donc à ce membre qu'il a dû oublier de mettre le 1 devant. Ben, non, il s'étonne, me dit que je dois me tromper d'établissement, etc... Je l'envoie sur le site pour qu'il identifie la guesthouse "super" (qui appartient tout de même à un Maharadja). Et oui, il s'agissait bien de la même... Scotché, le mec ! http://voyageforum.com/v.f?post=3569635&idl=1314639&idl2=3068681&idl3=11724149186&;#3569635
Le temps (pas très lointain = seulement 2 ans) où l'on payait 500/600Rs une belle chambre et 50 ou 100 un bon repas est bel et bien révolu. J'ai eu beaucoup de mal cette année à trouver un hébergement correct à moins de 800 ou 1000Rs. Et 800 est même une exception. La plupart des chambres de ce standing sont passées à 1200 voire 1500 Rs. Quant aux breakfast, lunch, dinner, c'est dans le même ordre de croissance. Augmentation de 200, 300%. Je n'ose écrire sur ce site à combien de milliers d'euros vont me revenir mes 6 mois en Inde cette année. Ce sera probablement ma dernière année. Je ne peux plus suivre.
Et tout ça, la faute en incombe à qui ? Devinez ma réponse, car pour l'indien de base, les prix ont augmenté, certes, mais pas à ce point. Arrêtez de jeter votre fric par les fenêtres, de comparer sans cesse les prix "indiens" aux prix "européens", l'euro avec la roupie, de vous exprimer en euros quand vous êtes en Inde, alors que la monnaie nationale est la roupie et... d'exhiber vos liasses de Rs1000 !
Bonjour a tous,
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Bonjour à tous ,
Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).
Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....
Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).
Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).
Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....
Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).
Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
je remercie Chris 70 pour toutes ses infos qui m'ont été très précieuses et qui m'ont permis de réaliser un voyage formidable, également Fabgreg, Giloug , Bijolaine ....
Je suis partie du 27 octobre au 13 décembre
je vais essayer de faire un compte-rendu détaillé avec des photos à l'appui car j'en ai beaucoup et le choix sera très difficile
27 octobre le réveil sonne à 02h15 , c'est dur mais je pars en voiture à Barcelone et la joie au fond de moi me fait oublier l'heure matinale et la fatigue. La veille au soir il tombait des trombes d'eau et heureusement la pluie a cessé , la route est sèche, j'arrive facilement au parking larga estancia, pour 45 jours cela me coûtera 120 euros. A 05 h, je suis dans la navette qui me conduit à l'aéroport. J'enregistre mon bagage, passe la douane et je vais prendre un petit déjeuner en attendant l'heure d'embarcation à 07h30 Je pars avec la Lufthansa, Barcelone-Munich - Delhi et au retour je repars de Mumbai, le vol A/R 465 EUROS Le vol pour Munich est agréable, on survole les Alpes bien enneigés et c'est très beau A Munich, le changement d'avion est rapide , la distance n'est pas très longue ce qui me permet de ne pas trop stresser car je n'ai que 2 heures pour le transfert. A Delhi tout se passe bien, je prends un taxi pré-paid qui m'amène à l'hôtel Cottage yes please où j'ai l'habitude de descendre, 950 rs , très correct pour le prix
mercredi 28 oct Lever à 08 h30 , la nuit est courte mais je prends un train pour Gwalior à 11h30 et avant de partir je veux déjeuner, acheter des crèmes dans ma boutique favorite, j'ai mes habitudes ici, le monsieur se souvient de moi forcément j'y suis venue début août à mon retour du Ladakh, et sur le chemin allant à la gare je change mes euros pour la durée du voyage , change à 71.30. J'arrive à la gare à 11h15 ce qui me laisse le temps de m'installer das le train, j'avais réservé tous mes billets sur cleartrip au mois de septembre donc je suis tranquille. Les personnes qui partagent mon wagon sont très sympa et le voyage se passe tranquillement, le train est à l'heure au départ comme à l'arrivée à Gwalior. Je m'installe à l'hôtel Grace réservé sur Agoda, c'est la 2 ème fois que je viens ii, le personnel est sympathique, souriant, les chambres sont propres assez grandes et le prix correct, il est situé près de la gare et à proximité de l'hôtel Landmark qui a un excellent restaurant !!!! Je fais un petit tour du quartier pour me dégourdir les jambes mais la fatigue se faisant ressentir je ne vais pas très loin.
jeudi 29 octobre 1ère journée à Gwalior J'ai bien dormi , la nuit a été très calme ce qui va me permettre de bien profiter de ma journée Je commence les visites par Tansen Tomb qui est situé dans une petite rue près d'un petit marché animé



de l'extérieur on aperçoit la citadelle que je visiterai après le musée d'archéologie situé à la base du fort , entrée 100 rs

L'entrée du fort est de 100 rs après une petite grimpette mais la vue est magnifique , les murailles sont imposantes

au passage j'admire les mosaiques des canards, éléphants , dauphins ...



et me voici à l'entrée émerveillée même si je suis déjà venue ici il y a 2 ans

27 octobre le réveil sonne à 02h15 , c'est dur mais je pars en voiture à Barcelone et la joie au fond de moi me fait oublier l'heure matinale et la fatigue. La veille au soir il tombait des trombes d'eau et heureusement la pluie a cessé , la route est sèche, j'arrive facilement au parking larga estancia, pour 45 jours cela me coûtera 120 euros. A 05 h, je suis dans la navette qui me conduit à l'aéroport. J'enregistre mon bagage, passe la douane et je vais prendre un petit déjeuner en attendant l'heure d'embarcation à 07h30 Je pars avec la Lufthansa, Barcelone-Munich - Delhi et au retour je repars de Mumbai, le vol A/R 465 EUROS Le vol pour Munich est agréable, on survole les Alpes bien enneigés et c'est très beau A Munich, le changement d'avion est rapide , la distance n'est pas très longue ce qui me permet de ne pas trop stresser car je n'ai que 2 heures pour le transfert. A Delhi tout se passe bien, je prends un taxi pré-paid qui m'amène à l'hôtel Cottage yes please où j'ai l'habitude de descendre, 950 rs , très correct pour le prix
mercredi 28 oct Lever à 08 h30 , la nuit est courte mais je prends un train pour Gwalior à 11h30 et avant de partir je veux déjeuner, acheter des crèmes dans ma boutique favorite, j'ai mes habitudes ici, le monsieur se souvient de moi forcément j'y suis venue début août à mon retour du Ladakh, et sur le chemin allant à la gare je change mes euros pour la durée du voyage , change à 71.30. J'arrive à la gare à 11h15 ce qui me laisse le temps de m'installer das le train, j'avais réservé tous mes billets sur cleartrip au mois de septembre donc je suis tranquille. Les personnes qui partagent mon wagon sont très sympa et le voyage se passe tranquillement, le train est à l'heure au départ comme à l'arrivée à Gwalior. Je m'installe à l'hôtel Grace réservé sur Agoda, c'est la 2 ème fois que je viens ii, le personnel est sympathique, souriant, les chambres sont propres assez grandes et le prix correct, il est situé près de la gare et à proximité de l'hôtel Landmark qui a un excellent restaurant !!!! Je fais un petit tour du quartier pour me dégourdir les jambes mais la fatigue se faisant ressentir je ne vais pas très loin.
jeudi 29 octobre 1ère journée à Gwalior J'ai bien dormi , la nuit a été très calme ce qui va me permettre de bien profiter de ma journée Je commence les visites par Tansen Tomb qui est situé dans une petite rue près d'un petit marché animé



de l'extérieur on aperçoit la citadelle que je visiterai après le musée d'archéologie situé à la base du fort , entrée 100 rs

L'entrée du fort est de 100 rs après une petite grimpette mais la vue est magnifique , les murailles sont imposantes

au passage j'admire les mosaiques des canards, éléphants , dauphins ...



et me voici à l'entrée émerveillée même si je suis déjà venue ici il y a 2 ans

Bonjour à tous
Comme après chaque voyage, voila un petit compte rendu d'un séjour en Inde du sud, de 3 semaines, et cette fois-ci en solo, durant le mois de janvier 2018.
Des infos qui pourront servir à d'autres voyageurs.
Donc les prix indiqués sont pour une personne seule, mais souvent, les prix varient peu pour une chambre en simple ou double. Durant cette période, l'euro valait en moyenne 75 roupies et 100 rps équivalent à environ 1,30€
Une fois de plus, il ne s'agit que de mon ressenti et impressions sur ce que j'ai vécu. Mon trajet a été le suivant : Bombay/Aurangabad (Ellora et Ajanta)/ Hampi /Goa/ Bombay du 8 janvier au 29 janvier
vol direct Paris Bombay avec Air france pour un vol à 500 euros (promo après vacances scolaires). Arrivée à Bombay à minuit et ce fut un peu la course pour arriver dans les premiers au guichet des e-visa car plusieurs vols sont arrivés en même temps et beaucoup d'attente. (les machines pour les prises d'empreinte ne marchaient pas très bien...). Du coup, une heure et demie de queue.
Taxi prepaid à 800 rps, à la sortie, pour rejoindre le quartier de Colaba. Taux de change déplorable à l'aéroport (70rps pour un euro, plus la commission). Donc faire le change juste ce qu'il faut pour démarrer Grosse tentative d'arnaque pour obtenir une carte sim 3G indienne au guichet d'Airtel à la sortie de l'aéroport (proposition d'une carte pour 2000rp..). J'ai obtenu une carte sim 3G (ou 4G) à Aurangabad, chez Airtel, pour 350rp avec 2G par jour... (proposition à 250 rps pour 1G) pour une durée de 28 jours.
Hotel à Bombay pour la 1ere nuit : Hotel Elphiston (près de crawford market) 34 euros : hotel très propre mais chambre très petite. Le logement à Bombay reste très cher. Ce sera ma nuit la plus chère du voyage... le lendemain, j'ai prisun train pour Aurangabad dans l'après midi (à14h) qui partait de Dadar Station pour arriver à Aurangabad à 20h 30.
Aurangabad : très bon hotel en face de la gare : le Holiday Era (9€ la simple, 12 € la double) : propre, mais la single est vraiment très petite (sans fenêtre). La double est très correcte. Petit dèj à 100 rps. Les responsables sont très sympas et arrangeants. Rencontre avec un conducteur de Rickhaw vraiment exceptionnel qui m'a baladé sur les sites à visiter, bien sûr, mais d'une grande gentillesse et m'a rendu de nombreux services. Il est très arrangeant et ses prix sont très corrects : ballade de 4 heures dans la ville pour visiter différents sites : 600 rps. Journée à Ellora :800 rps, journée en voiture à Ajanta : 1900 rps. Voilà ses coordonnées car il le mérite : SHAIKH Irfan tel : 9970928246
2 bons restos à Aurangabad: Le Hotel Bharti pure vegetable restaurant : situé en face l'hotel Era sur la grande rue. Très bon thali à 180 rps le Tandoor Restaurant (plus connu) :à 15 minutes de marche depuis l'hotel. Cadre sympa, et bon tandoori et tika
Ellora : site à 25 kms d' Aurangabad, avec de nombreuses grottes temples tous différents les uns les autres et le temple de Kailasha qui est extraordinaire par cette énorme structure monolithique. C'est impressionnant. Venir tôt sur le site car, après il y a pas mal de monde. J'étais sur le site à 9h (environ 45 minutes de rickhaw pour y arriver). Ajanta : site à 100 kms d'Aurangabad. Trajet en voiture. La plupart des chauffeurs vous dépose au pied du site, au niveau du bas de la falaise et des grottes. Un conseil :Demander au chauffeur de vous déposer au « view point » situé sur les hauteurs, de l'autre coté, en face de la falaise où il y a les grottes, où la vue à 180 ° est magnifique. Après il est très facile de descendre (environ 20 minutes) par de nombreuses marches et petit dénivelé pour rejoindre le bas de la gorge, et traverser ensuite par un pont pour se retrouver au niveau des grottes (grotte N°10 je crois) et commencer sa visite. Des panneaux indiquent qu'il est déconseillé de faire cette descente durant la mousson en raison du sol glissant. Ambiance encore différente de celle d'Ellora et le site en lui même m'a beaucoup marqué.
Mon projet était de rejoindre Hampi en train, car lors de mes précédents voyages en Inde, j'ai eu quelques soucis avec les bus.... 2 trains ont été nécessaires avec un stop à Heyderabad: réservation des billets 2 jours avant à l'agence (travel Agency écrit en gros)en face l'hotel. Départ d'Aurangabad à 14 h pour arriver à Heyderabad à 23h (Seat 2 A/C : 1000rps)
Heyderabad logement à Heyderabad : très belle chambre à 5 minutes de la gare : hotel Sri Siram Park : 1500 rps (petit dèj compris) pour une très grande chambre très propre et belle salle de bain. Très bon rapport qualité prix. Possibilité de rester quelques heures après le Chek out moyennant un tout petit supplément qui permet de faire la différence quand on a un train dans la soirée. Visite de la vieille ville et de cette grosse métropole où ça grouille de partout... Train de nuit Heyderabad/Hospet (hampi) 2 A/C sleeper 900 rps. départ 21 h arrivée 6h. nuit correcte et assez confortable (4 lit par « compartiment »)
Hospet/ Hampi en rickshaw pour 200 ou 300 rps (20 à 25 minutes de trajet) Hampi :Le gouvernement indien ayant décidé de détruire toutes les guest houses situées sur le quartier de Hampi Bazar en décembre 2017, plus aucun logement n'est possible à cet endroit. Donc, il ne reste plus que les GH de l'autre coté de la rivière ou sinon à plusieurs kilomètres du site. Loger de l'autre coté de la rivière nécessite de prendre obligatoirement les petits bateaux qui font les aller retour. Ils arrêtent leur trajet vers 17h/17h 30. donc fini les coucher de soleil sur le site d'Hampi ou les balades en fin d'après midi sur les rochers par derrière. Logement à Virupapur Gaddi (c a d de l'autre coté de la rivière) : Hotel à déconseiller : leRavitéja Hguest House, au tout début du chemin, en haut, en arrivant de l'embarcadère. 1200 rps la nuit mais la chambre est sordide, sombre, sale, les wc étaient bouchés... et un filet d'eau coulait à la douche. Le jardin est sympa, le restau aussi, avec une belle vue sur la rivière et les gaths d'en face. J'ai visité une dizaine de Gh le long de cette rue chemin, en face des rizières, et beaucoup étaient à environ 1000 rps mais toujours très sombres et avec une propreté très limite (draps, mur, salle d'eau). Le Uma Shankar Home Stay sortait un peu du lot à 1500 rps la nuit : chambre assez grande, propre, carrelage au sol...fenêtre. Le resto en bas est bon mais sombre (un peu fermé), donc bien pour le soir, mais dommage pour le midi ou le peti dèj. L'ambiance de cette « rue », alignée de Gh et resto est assez particulière, il y a beaucoup de voyageurs de tous genre, beaucoup de « baba » ou qui se donnent ce genre là....avec la tenue qui va avec...et c'est parfois amusant ou pathétique... Heureusement, on peut très vite sortir de là et aller se perdre au milieu des rizières et retrouver le silence et la merveille du lieux. Car Hampi et ses environs sont quand même magiques, il s'y dégage une atmosphère si particulière qui vous imprègne... par ses temples, statues vestiges et ces rochers ocres arrondis qui complètent le décor. Aller faire des balades au milieu de ces rochers, tout seul, et la magie opère... J'ai loué une moto pour 300rps pour visiter les environs pour aller au village d'Anegondi, très paisible, et d'autres temples situés souvent tout en haut d'une colline et ses 700 marches... J'ai fini en fin d'après midi par un très beau lac, très paisible situé en dehors de la route principale. Pour y alle, il faut tourner à gauche quand on rejoint la route goudronnée, en sortant du chemin de terre des GH. Ne pas manquer non plus « l’ascension » de Mantaga Hill en fin de journée où la vue est magnifique. On y monte par un coté et on redescend par l'autre. J'ai rejoins Goa par un bus de nuit, car pas de train pour le jour que je désirai. 900 Rps en couchette. Bus très correct, ainsi que les couchettes, mais par la route ça secoue bien quand même... Arrivée à Palolem à 6 h du mat'.
Goa : Palolem :Hotel très sympa, pas sur la plage, de l'autre coté de la route mais à 4 minutes par un petit chemin : Pritams Cottage : 1200 Rps la 1ere nuit et 1000 la 2em. Chambre propre, grande, salle d'eau correct, calme et pourtant tout près de la rue principale. Le patron n'est pas bavard mais d'une grande gentillesse et très serviable. La plage de Palolem est très grande et large, mais surchargée d'Hotels, restos ou bars. Il n'y a qu'à l’extrême droite, avant le ruisseau (en regardant la mer) que c'est un peu plus calme.
Agonda : Plage plus tranquille que Palolem, logement:Ramson Resort 1500 Rps la nuit : petit bungalow en bois à proximité de la plage (40 m..) chambre moyennement grande, assez propre, avec une grande salle d'eau à ciel ouvert avec comme toit, les cocotiers... petite terrasse devant le bungalow. Reposant Un resto bon et pas trop cher de l'autre coté de la route : Fatima Bar and restaurant. Fish Tika 300 rps, half chiken tandoori 200 rps. Ambiance cool La plage d'Agonda est aussi très grande mais un peu plus sauvage que Palolem, surtout du coté gauche en regardant la mer où il y a de belles balades au milieu des rochers. Train pour rejoindre Bombay : Madgaon (à 1 heure de taxi d'Agonda)/ Bombay : 1300 rps 3 A/C Sleeper « compartiment » de 6 et sans rideaux pour séparer.
Bombay : logement dans le quartier de Colaba A déconseiller :Hotel Janata : 2600 rps : chambre très petite, aucune table pour poser le sac ou autre (pas la place …), assez propre, clim, soucis pour la salle d'eau : pas de lavabo, et il faut se servir du robinet de douche pour se laver les mains...et bien écarter les jambes...et bien sûr, ça éclabousse de partout.... accueil moyen. Hotel Broadway : 2500 rps, bien situé, propre, chambre plus grande, calme, clim et salle d'eau correct. A conseiller. Tout près du Léopold Café. Bombay est une ville trépidente, et avec une architecture assez particulière qui mérite le coup d'oeil et quelques visites. Crawford market et ses alentours..... Null Bazar et Chor Bazar où la pauvreté et la saleté sont assez présentes... Mani Bhavan, la maison de Gandhi à bombay où règne une ambiance assez particulière... Balbunath temple avec cette ferveur religieuse, le jaïn temple (Walkeschwar Mandir) ainsi qu'un autre temple Jaïn près de Balbunath temple où règnent une ambiance bien différente des autres temples. Les Dhobi Ghat, le quartier des blanchisseurs, très impressionnant. Pour 200 rps, un « guide » vous ballade au milieu de ces lavoirs et de ces milliers de vêtements. Toutes ces visites peuvent se faire en individuel en prenant les taxis qui ne sont pas cher.
Voila donc quelques bons plans à partager, en sachant qu'un voyage est unique et que l'inde reste toujours un pays toujours aussi magnifique, souvent déroutant, insaisissable et reste un pays à part des autres pays que j'ai visités, mais tellement fascinant........ Bonne préparation et si vous avez besoin de compléments d'info, n'hésitez pas!! Guy
Donc les prix indiqués sont pour une personne seule, mais souvent, les prix varient peu pour une chambre en simple ou double. Durant cette période, l'euro valait en moyenne 75 roupies et 100 rps équivalent à environ 1,30€
Une fois de plus, il ne s'agit que de mon ressenti et impressions sur ce que j'ai vécu. Mon trajet a été le suivant : Bombay/Aurangabad (Ellora et Ajanta)/ Hampi /Goa/ Bombay du 8 janvier au 29 janvier
vol direct Paris Bombay avec Air france pour un vol à 500 euros (promo après vacances scolaires). Arrivée à Bombay à minuit et ce fut un peu la course pour arriver dans les premiers au guichet des e-visa car plusieurs vols sont arrivés en même temps et beaucoup d'attente. (les machines pour les prises d'empreinte ne marchaient pas très bien...). Du coup, une heure et demie de queue.
Taxi prepaid à 800 rps, à la sortie, pour rejoindre le quartier de Colaba. Taux de change déplorable à l'aéroport (70rps pour un euro, plus la commission). Donc faire le change juste ce qu'il faut pour démarrer Grosse tentative d'arnaque pour obtenir une carte sim 3G indienne au guichet d'Airtel à la sortie de l'aéroport (proposition d'une carte pour 2000rp..). J'ai obtenu une carte sim 3G (ou 4G) à Aurangabad, chez Airtel, pour 350rp avec 2G par jour... (proposition à 250 rps pour 1G) pour une durée de 28 jours.
Hotel à Bombay pour la 1ere nuit : Hotel Elphiston (près de crawford market) 34 euros : hotel très propre mais chambre très petite. Le logement à Bombay reste très cher. Ce sera ma nuit la plus chère du voyage... le lendemain, j'ai prisun train pour Aurangabad dans l'après midi (à14h) qui partait de Dadar Station pour arriver à Aurangabad à 20h 30.
Aurangabad : très bon hotel en face de la gare : le Holiday Era (9€ la simple, 12 € la double) : propre, mais la single est vraiment très petite (sans fenêtre). La double est très correcte. Petit dèj à 100 rps. Les responsables sont très sympas et arrangeants. Rencontre avec un conducteur de Rickhaw vraiment exceptionnel qui m'a baladé sur les sites à visiter, bien sûr, mais d'une grande gentillesse et m'a rendu de nombreux services. Il est très arrangeant et ses prix sont très corrects : ballade de 4 heures dans la ville pour visiter différents sites : 600 rps. Journée à Ellora :800 rps, journée en voiture à Ajanta : 1900 rps. Voilà ses coordonnées car il le mérite : SHAIKH Irfan tel : 9970928246
2 bons restos à Aurangabad: Le Hotel Bharti pure vegetable restaurant : situé en face l'hotel Era sur la grande rue. Très bon thali à 180 rps le Tandoor Restaurant (plus connu) :à 15 minutes de marche depuis l'hotel. Cadre sympa, et bon tandoori et tika
Ellora : site à 25 kms d' Aurangabad, avec de nombreuses grottes temples tous différents les uns les autres et le temple de Kailasha qui est extraordinaire par cette énorme structure monolithique. C'est impressionnant. Venir tôt sur le site car, après il y a pas mal de monde. J'étais sur le site à 9h (environ 45 minutes de rickhaw pour y arriver). Ajanta : site à 100 kms d'Aurangabad. Trajet en voiture. La plupart des chauffeurs vous dépose au pied du site, au niveau du bas de la falaise et des grottes. Un conseil :Demander au chauffeur de vous déposer au « view point » situé sur les hauteurs, de l'autre coté, en face de la falaise où il y a les grottes, où la vue à 180 ° est magnifique. Après il est très facile de descendre (environ 20 minutes) par de nombreuses marches et petit dénivelé pour rejoindre le bas de la gorge, et traverser ensuite par un pont pour se retrouver au niveau des grottes (grotte N°10 je crois) et commencer sa visite. Des panneaux indiquent qu'il est déconseillé de faire cette descente durant la mousson en raison du sol glissant. Ambiance encore différente de celle d'Ellora et le site en lui même m'a beaucoup marqué.
Mon projet était de rejoindre Hampi en train, car lors de mes précédents voyages en Inde, j'ai eu quelques soucis avec les bus.... 2 trains ont été nécessaires avec un stop à Heyderabad: réservation des billets 2 jours avant à l'agence (travel Agency écrit en gros)en face l'hotel. Départ d'Aurangabad à 14 h pour arriver à Heyderabad à 23h (Seat 2 A/C : 1000rps)
Heyderabad logement à Heyderabad : très belle chambre à 5 minutes de la gare : hotel Sri Siram Park : 1500 rps (petit dèj compris) pour une très grande chambre très propre et belle salle de bain. Très bon rapport qualité prix. Possibilité de rester quelques heures après le Chek out moyennant un tout petit supplément qui permet de faire la différence quand on a un train dans la soirée. Visite de la vieille ville et de cette grosse métropole où ça grouille de partout... Train de nuit Heyderabad/Hospet (hampi) 2 A/C sleeper 900 rps. départ 21 h arrivée 6h. nuit correcte et assez confortable (4 lit par « compartiment »)
Hospet/ Hampi en rickshaw pour 200 ou 300 rps (20 à 25 minutes de trajet) Hampi :Le gouvernement indien ayant décidé de détruire toutes les guest houses situées sur le quartier de Hampi Bazar en décembre 2017, plus aucun logement n'est possible à cet endroit. Donc, il ne reste plus que les GH de l'autre coté de la rivière ou sinon à plusieurs kilomètres du site. Loger de l'autre coté de la rivière nécessite de prendre obligatoirement les petits bateaux qui font les aller retour. Ils arrêtent leur trajet vers 17h/17h 30. donc fini les coucher de soleil sur le site d'Hampi ou les balades en fin d'après midi sur les rochers par derrière. Logement à Virupapur Gaddi (c a d de l'autre coté de la rivière) : Hotel à déconseiller : leRavitéja Hguest House, au tout début du chemin, en haut, en arrivant de l'embarcadère. 1200 rps la nuit mais la chambre est sordide, sombre, sale, les wc étaient bouchés... et un filet d'eau coulait à la douche. Le jardin est sympa, le restau aussi, avec une belle vue sur la rivière et les gaths d'en face. J'ai visité une dizaine de Gh le long de cette rue chemin, en face des rizières, et beaucoup étaient à environ 1000 rps mais toujours très sombres et avec une propreté très limite (draps, mur, salle d'eau). Le Uma Shankar Home Stay sortait un peu du lot à 1500 rps la nuit : chambre assez grande, propre, carrelage au sol...fenêtre. Le resto en bas est bon mais sombre (un peu fermé), donc bien pour le soir, mais dommage pour le midi ou le peti dèj. L'ambiance de cette « rue », alignée de Gh et resto est assez particulière, il y a beaucoup de voyageurs de tous genre, beaucoup de « baba » ou qui se donnent ce genre là....avec la tenue qui va avec...et c'est parfois amusant ou pathétique... Heureusement, on peut très vite sortir de là et aller se perdre au milieu des rizières et retrouver le silence et la merveille du lieux. Car Hampi et ses environs sont quand même magiques, il s'y dégage une atmosphère si particulière qui vous imprègne... par ses temples, statues vestiges et ces rochers ocres arrondis qui complètent le décor. Aller faire des balades au milieu de ces rochers, tout seul, et la magie opère... J'ai loué une moto pour 300rps pour visiter les environs pour aller au village d'Anegondi, très paisible, et d'autres temples situés souvent tout en haut d'une colline et ses 700 marches... J'ai fini en fin d'après midi par un très beau lac, très paisible situé en dehors de la route principale. Pour y alle, il faut tourner à gauche quand on rejoint la route goudronnée, en sortant du chemin de terre des GH. Ne pas manquer non plus « l’ascension » de Mantaga Hill en fin de journée où la vue est magnifique. On y monte par un coté et on redescend par l'autre. J'ai rejoins Goa par un bus de nuit, car pas de train pour le jour que je désirai. 900 Rps en couchette. Bus très correct, ainsi que les couchettes, mais par la route ça secoue bien quand même... Arrivée à Palolem à 6 h du mat'.
Goa : Palolem :Hotel très sympa, pas sur la plage, de l'autre coté de la route mais à 4 minutes par un petit chemin : Pritams Cottage : 1200 Rps la 1ere nuit et 1000 la 2em. Chambre propre, grande, salle d'eau correct, calme et pourtant tout près de la rue principale. Le patron n'est pas bavard mais d'une grande gentillesse et très serviable. La plage de Palolem est très grande et large, mais surchargée d'Hotels, restos ou bars. Il n'y a qu'à l’extrême droite, avant le ruisseau (en regardant la mer) que c'est un peu plus calme.
Agonda : Plage plus tranquille que Palolem, logement:Ramson Resort 1500 Rps la nuit : petit bungalow en bois à proximité de la plage (40 m..) chambre moyennement grande, assez propre, avec une grande salle d'eau à ciel ouvert avec comme toit, les cocotiers... petite terrasse devant le bungalow. Reposant Un resto bon et pas trop cher de l'autre coté de la route : Fatima Bar and restaurant. Fish Tika 300 rps, half chiken tandoori 200 rps. Ambiance cool La plage d'Agonda est aussi très grande mais un peu plus sauvage que Palolem, surtout du coté gauche en regardant la mer où il y a de belles balades au milieu des rochers. Train pour rejoindre Bombay : Madgaon (à 1 heure de taxi d'Agonda)/ Bombay : 1300 rps 3 A/C Sleeper « compartiment » de 6 et sans rideaux pour séparer.
Bombay : logement dans le quartier de Colaba A déconseiller :Hotel Janata : 2600 rps : chambre très petite, aucune table pour poser le sac ou autre (pas la place …), assez propre, clim, soucis pour la salle d'eau : pas de lavabo, et il faut se servir du robinet de douche pour se laver les mains...et bien écarter les jambes...et bien sûr, ça éclabousse de partout.... accueil moyen. Hotel Broadway : 2500 rps, bien situé, propre, chambre plus grande, calme, clim et salle d'eau correct. A conseiller. Tout près du Léopold Café. Bombay est une ville trépidente, et avec une architecture assez particulière qui mérite le coup d'oeil et quelques visites. Crawford market et ses alentours..... Null Bazar et Chor Bazar où la pauvreté et la saleté sont assez présentes... Mani Bhavan, la maison de Gandhi à bombay où règne une ambiance assez particulière... Balbunath temple avec cette ferveur religieuse, le jaïn temple (Walkeschwar Mandir) ainsi qu'un autre temple Jaïn près de Balbunath temple où règnent une ambiance bien différente des autres temples. Les Dhobi Ghat, le quartier des blanchisseurs, très impressionnant. Pour 200 rps, un « guide » vous ballade au milieu de ces lavoirs et de ces milliers de vêtements. Toutes ces visites peuvent se faire en individuel en prenant les taxis qui ne sont pas cher.
Voila donc quelques bons plans à partager, en sachant qu'un voyage est unique et que l'inde reste toujours un pays toujours aussi magnifique, souvent déroutant, insaisissable et reste un pays à part des autres pays que j'ai visités, mais tellement fascinant........ Bonne préparation et si vous avez besoin de compléments d'info, n'hésitez pas!! Guy
Bonjour tout le monde!
Mon conjoint et moi venons tout juste de compléter un voyage de cinq semaines en Inde et dans le but de "donner au suivant", voici le compte-rendu de notre périple. (Les prix sont en fonction de deux personnes).
Le 23 janvier, nous avons atterri à Delhi. J'avais réservé au Grand Godwin, à partir du Canada, question de nous payer du luxe pour l'arrivée de nuit, après un trajet de 25 heures... Hotel très bien, mais très très chère (2 700 roupies/nuit via Agoda). Sur place, ils peuvent vous charger encore davantage et ils ne sont pas toujours enclin à négocier. Quartier sympa par contre. Ils passent vous chercher à l'aéropor.
Le 25 janvier, nous avons engagé un chauffeur pour faire le tour du Rajasthan. Les trains étant remplis à pleine capacité en raison de la fête nationale, impossible d'acheter des billets... Prix du chauffeur/voiture pour 8 jours : 20 000 roupies. Expérience vraiment intéressante si on trouve un bon chauffeur. Possibilité de faire de belles rencontres. Flexibilité garantie. Par contre, plus coûteux.
Le 25 janvier, arrêt à Bikaner pour la nuit. Nous dormons au Vrindavan Hotel; hotel réservé via Agoda. 1 500 roupies par nuit. Cher pour l'hotel et le quartier. Déjeuner inclus.
Le 26 janvier, arrivée à Jaiselmer. Nous dormons au Roop Mahal guesthouse pour 500 roupies la nuit. Chambre propre, terrasse sympa sur le toit et bon resto, avec vue sur le fort. Par contre, le proprio est empressé de vous vendre ses excursions dans le désert et il se fait un peu insistant. N'hésitez pas à mettre vos limites. Certains voyageurs ont pris le safari dans le désert organisé par ce dernier et ils ont un peu regretté... A vous de voir...Autre point à surveiller, éviter les chambres du rez-de-chaussée, le personnel parle très fort, et ce, toute la nuit. Viva India! Sinon, le rapport qualité prix vraiment bien! Chambre solo pour 300 roupies disponible.
27 janvier, nous quittons pour un safari dans le désert "camel safari". Notre chauffeur nous propose évidemment une adresse, mais cette dernière s'avère très bien. Pour 1 500 roupies, nous avons droit à une promenade de 2 heures à dos de chameaux, nous nous arrêtons pour regarder le coucher du soleil, nous remontons sur nos montures et repartons vers le camps pour le repas et le spectable de danse traditionnelle. Soirée sympa où on croise d'autres touristes. Musique au rendez-vous. Ensuite, nous choisissons la nuit à la belle étoile, sur les dunes. Très belle expérience. Seuls sur les dunes, couchés à même le sol (sur deux couvertures), vous dormez sous les étoiles. Pas chaud, mais beau! A faire si vous êtes à Jaiselmer. Le fort est évidemment à visiter également. Le musée, avec l'audioguide, peut aussi valoir la peine. Intéressant.
Le 28 janvier, nous dormons au Royal Havali (Jaiselmer), pour 800 roupies la nuit. Wow!! Chambre superbe. Propre et confortable. Rapport qualité prix exceptionnel. Mérite le détour! De plus, tranquille...
Le 29 janvier, nous quittons Jaiselmer pour se rendre à Jodhpur. Nous avons beaucoup aimé cette ville. La forteresse mérite vraiment le détour. Prendre l'audioguide. Dépense vraiment utile. Je vous suggère également de marcher dans le petites rues de la ville. Peu de touristes semblent le faire. La population réagit donc fortement à notre venue (favorablement bien sûr...). Très nombreuses photos, discussions et rencontres seront certainement au rendez-vous. Les enfants seront également fascinés par votre présence, plus qu'ailleurs. À Johdpur, possible de trouver des guesthouse pour 700 roupies la nuit (chambre double toujours). Je ne me souviens plus du nom de notre hotel, mais c'était OK. Demandez le quartier situé à proximité de l'horloge, afin que vous puissiez visiter le coeur de la ville et vous rendre à la forteresse à pied. Le 30 janvier, nous avons quitté Jodhpur, pour se rendre à Ranakpur, dans le but de visiter les temples Jain de la région. Nous en avons également profité pour faire le plein de verdure... Belle région tranquille qui mérite le détour si vous avez du temps. Par contre, une journée suffit. Les temples prennent environ deux heures à visiter. Vous pouvez ensuite marcher dans les bois ou vous relaxer, une bière à la main, sous les arbres...Nous avons séjourné au Roopam Resort pour 1 000 roupies la nuit. Très très propre. Spacieux et eau chaude à volonté! Nous n'avons trouvé rien de moins dispendieux dans la région et prendre tout était complet... Envisagez la réservation si vous voulez une meilleure aubaine...
Le 31 janvier, départ pour Udaipur. Nous dormons au Harika Havali. Notre chauffeur nous y dépose. 700 roupies la nuit. Je ne recommande pas cet hotel, mais nous étions fatigués. Au final, c'est loin du quartier intéressant, il n'y a pas d'eau chaude et ce n'est pas très propre. Les gens sont sympa, mais bon...
Le 1-2-3 février, nous louons un moto enfield Bullet 350 et partons à l'aventure sur les routes de l'Inde. Nous quittons Udaipur pour se rendre à Bundi. Séjour fantastique (nous faisons ça dans tous les pays...)! Par contre, je déconseille la conduite en Inde pour les conducteurs inexpérimentés. Sur les routes indiennes, il faut s'attendre à tout et savoir s'adapter à leur façon de conduire. De plus, les indications sont pratiquement inexistantes, sauf sur les autoroutes. Les cartes routières détaillées sont quant à elle impossible à obtenir... Quoi qu'il en soit, notre expérience s'est très bien déroulée et nous recommencerions demain matin. Casque facultatif dans certaines régions. Route de gravier ou de sable à prévoir par moment. A vous de voir. Prix de location de la moto : 900 roupies par jour (un peu cher, mais bon. Après discussion avec d'autres indiens, nous aurions peut-être pu l'obtenir pour 750-800 roupies par jour...). En ce qui concerne l'essence, les stations service sont accessibles un peu partout. Pas de souci à ce niveau, du moins dans la région visitée. Enfin, les locateurs ne vérifient pas toujours le permis de conduire international (traduction de votre permis de conduire national), mais certains l'exigent. Dernière chose, nous n'avons pas à payer aux postes de payage.
Donc, 1-2 février, arrêt à Bundi, en moto. Prévoir environ 6 heures d'Udaipur, malgré la courte distance, car le dernier 50 km sera ardu et assez long. Arrivée à Bundi, nous décidons d'être hébergé chez une famille qui offre une chambre assez spacieuse et propre, pour 250 roupies la nuit. La salle de bain indienne est à l'extérieure de la chambre et pourrait être partagée par un autre chambreur, même on moment de notre périple, nous étions seuls sur l'étage. La famille nettoie la salle d'eau tous les jours. Eau chaude sur demande. Le K.S. guesthouse. Très bon rapport qualité prix. Juste à côté, deux très bons restos "occidentaux" pour vous reposer l'estomac. Le Tom and Jerry, qui offre pâtes, pizza et aussi crêpes, le matin. Musique occidentales en soirée, bière offerte et jeunes proprios vraiment sympa. Internet disponible. Autre resto vraiment bien avec vue sur la ville, à deux pas du guesthouse, le Blue....quelque chose... (prendre la petite ruelle à droite du guesthouse et suivre les indications du resto). Excellentes pâtes et pizza pour l'inde. Desserts intéressants. Bière dispo. Internet. Prix correct. Si vous avez le temps, vous pouvez visiter le vieux palace de Bundi, la montée sur la colline offre un plan de vue vraiment intéressant de la ville.
Le 3 février, retour à Udaipur, en moto.
Le 4 février, départ pour Jaipur, via le train de nuit. Nous trouvons une place au Wooland hotel, situé à proximité de la gare. 800 roupies la nuit. Chambre propre et confo. On prend ensuite quelques heures pour marcher dans la ville et se rendre au marché. Nous passons devant le palais des vents, qui n'est pas si impressionnant que sur les photos et décidons de passer outre le palais. Énormément de mendiants à Jaipur et moins bon contact avec la population qu'au sein des autres villes. Notre bref passage ne nous incite pas à rester, nous n'avons pas beaucoup aimé cette ville.
Le lendemain, nous prenons un train pour Agra. Nous arrivons à Agra à 12h00. Nous visitons le Taj Mahal et le fort d'Agra. En soirée, vers 23h30, nous prenons un train de nuit pour Varanesi. Nos billets étaient évidemment acheté à l'avance, car ces deux trains sont toujours bondés...
Le 7-8-9 février, nous restons à Varanesi. Nous sommes hébergés au Sandhya Hotel, à deux pas du gange (Assi ghat). Malgré sa bonne localisation et son prix correct (600 roupies la nuit pour une chambre OK, avec eau chaude), je mettrais quelques bémols avant de recommander ce guesthouse. Sachez ceci : Le proprio tentera continuellement de vos vendre un tas de truc, allant jusqu'à s'assoir à votre table au restaurant de l'hotel toutes les fois où vous vous y présentez. Bien sûr, en imposant ses limites assez clairement, il finit par comprendre, mais nous observions son manège avec tous les nouveaux venus et c'était un peu navrant. Le pire, c'est qu'il raconte vraiment un tissu de mensonges incroyable pour vous faire acheter ses trucs. Nouveaux arrivants, soyez donc vigilants! De plus, les prix qu'il vous promettra seront presque toujours supérieurs lorsque vous aurez à payer la facture. Il a aussi tendance à augmenter la facture de l'hotel, en ajoutant les frais de service du restaurant à la facture totale du séjour à l'hotel, plutôt que sur la facture totale du restaurant uniquement... Soyez donc à vos affaires!
Le 10 février, nous avons pris un vol pour se rendre au Darjeeling. Varanesi/Delhi. Delhi/Bagdogra.
Le 11 février, nous avons quitté l'aéroport de Bagdogra à bord d'un taxi prépayé, en direction du Darjeeling. Nous avons rencontré deux touristes indiens qui ont accepté de partager la facture avec nous. Prix du trajet au total : 1 600 roupies. Divisé en quatre 400 roupies par tête. Durée : 3 heures. Jeep collective : 150 roupies, mais beaucoup moins de place et mon conjoint ayant le mal des transports...
Le 11-12-13 février : Arrivée au Darjeeling. Nous séjournons à l'hotel Aliment. Nous la recommandons chaleureusement à tout le monde. Tenue par des népalais Tibétains, ce charmant hotel juché en haut de la montagne offre une vue imprenable sur la ville. Très bon resto, chambre très propre, eau chaude disponible à certains moments de la journée et couverture électrique dispo pour 150 roupies supplémentaire. Prix par nuit : 400 roupies. Personnel super accueillant.
Le 13 février : Départ pour un mini trekking dans le parc Singalia. N'ayant pas suffisamment de temps pour compléter tout le parcours, nous engageons un guide pour 2 jours. Jour 1 : 18 km de montée sur une route pour les "ânes". Nous sommes reçus dans un gite vraiment douillet, mais froid, chez des gens accueillants. Avant la levé du soleil, notre guide nous réveille pour que nous puissions poursuivre notre ascencion légèrement pour avoir une vue imprenable sur le levé sur soleil et le sommet du kachenjunga. Le ciel était d'une clareté incroyable ce matin-là! Vue sur l'Éverest également. Jour 2 : Descente au point de départ. Guide : Deacon. fantastique! Trekking : Organisé par l'hotel Aliment. Prix : 1 600 roupies par personne, pour deux jours, tout inclus.
Le 15 février, visite du camp de réfugiés tibétains, situé en bas de la ville. Mérite le détour pour leur artisanat. *Le Darjeeling est une région fantastique qu'il faut visiter. Nous avons adorer ce secteur! La nourriture est très différente (momos, desserts, la soupe et le pain tibétain...), les gens aussi. Le paysage est à couper le souffle, la tranquilité donne un regain d'énergie incroyable à quiconque passe un bon moment dans les grandes villes et le thé est sensationnel! Resto à ne pas manquer dans la ville, le Glenary's pour leur Mixed Grill absolument fantastique! Plus cher, mais... Le 15, départ (snif, snif) pour Bagdogra. Nous trouvons une jeep collective, mais sommes les seuls voyageurs et la journée tire à sa fin...(15h00) Nous convenons de partir quand même en négociant un tarif.
Le 16-17-18 février, on prend finalement l'avion pour Mumbai, après de multiples annulations de la part de Kingfisher...Les trois vols pris avec cette compagnie ont tous été modifiés, retardés ou annulés... Enfin, nous nous sommes quand même rendus à Mumbai. Nous avons séjourné au Carleton Hotel, pour 1 400 roupies la nuit, sans A/C. Salle de bain communes, mais multiples, très très propres, spacieuses, avec eau chaude en permanence. Hotel située juste derrière le Taj hotel, à deux pas de la "Porte de l'Inde". Quartier de Colaba. Excellent choix pour le quartier! À Mumbai, nous visitons le quartier à pied, les parcs et l'Elephanta Island. Tour de bateau chouette et temples intéressants. Pas indispensable, mais vraiment bien. Pour les restos, nous nous rendons au célèbre Leopold Café et Mondegobar Cafe. Le Leopold est cher, mais vraiment très très bien! Ambiance très sympa.
Le 18, nous quittons Mumbai en avion pour se rendre à Port-Blair. À Port-Blair, nous attendons quelques minutes pour notre permis de séjour à l'aéroport et quittons en vitesse en direction du port, dans l'espoir d'attrapper un traversier pour Havelock Island. Par chance, un bateau s'apprête à quitter. Nous courons sur la passerelle, parvenons à acheter deux billets in extremis et montons sur le dernier traversier de la journée. Prix du bateau : 250 roupies. Durée : 3 heures.
Arrivée sur Havelock, un autre permis est exigé. Il faut donc patienter encore un peu. Une fois les documents complétés, nous partons à la recherche d'une chambre. Presque tout est complet... Nous finissons par trouver quelque chose, mais hors du budget prévu... Toutes les huttes moins dispendieuses étant prises, nous optons pour un bungalow en béton, tout neuf et spacieux et super salle de bain, etc. Prix : 2 500 roupies la nuit. Au final, nous décidons d'y rester quelques jours car nous y sommes très bien et qu'on termine nos vacances. Suggestion, réserver votre hégerment d'avance sur l'île si vous voulez une aubaine, où préparez-vous à payer le prix fort pour une journée et le lendemain, faites tous les hébergements tôt le matin pour voir ce qui s'est libéré (après 8h30-9h00, départ du premier traversier à 9h00). Sur l'île, vous pouvez aisément vous louer une mobylette ou une moto (300 roupies par jour) et circuler partout. La plage 7 est magnifique. Les hébergements les plus intéressants sont toutefois situés en bordure de la plage 5, plus sauvage, mais tout de même très belle. Beaucoup de centres de plongée sous-marine sur l'île. Étant plongeurs, nous avons fait une excursion. Nos plongées étaient exceptionnelles. Le matériel est en assez bon état. Par contre, apportez-vous des bouchons d'oreille et gardez vos "Wet suit" suite à la plongée car les bâteaux de transport sont de petits bâteaux de pêche très bruyants qui laissent entrer beaucoup de vagues... Trempés, vous serez gelés avant d'arriver à la plage... Prix d'une journée de deux plongés : 4 000 roupies. Centre visité : Anadaman Bubbles. Excellent service. Petit groupe (3 plongeurs, plus le guide). Pas de nitrox au moment où nous étions sur l'île. Compresseur en panne. Excellente visibilité.
Dernier conseil, afin de quitter Havelock, acheter votre billet un ou deux jours d'avance. Les traversiers sont souvent complets en saison forte.
Maintenant, voici une note un peu moins joyeuse. Le 21 février, ma jambe gauche a commencé à s'infecter. J'ai donc pris les antibiotiques "tout usage" que les médecins canadiens m'avaients prescrits avant mon départ. L'infection se propageant à toute vitesse, le 24 février, nous avons dû se rendre dans la plus grosse hopital de Port-Blair (G.S. Hospital), où j'ai finalement dû être opérée, à froid... dans des conditions d'hygiène peu descriptibles. Mon conjoint, présent lors de l'intervention, était chargé de veiller à ce que tous les instruments soient stériles... Par la suite, j'ai regagné Delhi par avion et j'ai dû recevoir des soins tous les jours jusqu'à mon retour au Canada, le 26-27 février. J'ai ensuite été hospitalisée une semaine en urgence, ici, puis je termine actuellement ma convalescence. Je tire deux leçons de cette expérience. Un, je n'aurais pas dû attendre avant de consulter un médecin, malgré mes réticences face au système de santé indien (qui étaient justifier). Par contre, j'aurais dû immédiatement tenter de regagner Delhi ou Mumbai, où nous pouvons trouver de "bons" hôpitaux pour nous soigner. Enfin, je partage cette expérience en espérant que ceci pourra vous être utile si une telle situation survient lors d'un de vos voyages en Inde. À Delhi, les soins reçus au Spinal Hospital étaient corrects et plus humains.
Voilà, j'espère que ces infos vous seront utiles! Bon voyage à tous! Quant à nous, prochain voyage l'an prochain! Geneviève.
Mon conjoint et moi venons tout juste de compléter un voyage de cinq semaines en Inde et dans le but de "donner au suivant", voici le compte-rendu de notre périple. (Les prix sont en fonction de deux personnes).
Le 23 janvier, nous avons atterri à Delhi. J'avais réservé au Grand Godwin, à partir du Canada, question de nous payer du luxe pour l'arrivée de nuit, après un trajet de 25 heures... Hotel très bien, mais très très chère (2 700 roupies/nuit via Agoda). Sur place, ils peuvent vous charger encore davantage et ils ne sont pas toujours enclin à négocier. Quartier sympa par contre. Ils passent vous chercher à l'aéropor.
Le 25 janvier, nous avons engagé un chauffeur pour faire le tour du Rajasthan. Les trains étant remplis à pleine capacité en raison de la fête nationale, impossible d'acheter des billets... Prix du chauffeur/voiture pour 8 jours : 20 000 roupies. Expérience vraiment intéressante si on trouve un bon chauffeur. Possibilité de faire de belles rencontres. Flexibilité garantie. Par contre, plus coûteux.
Le 25 janvier, arrêt à Bikaner pour la nuit. Nous dormons au Vrindavan Hotel; hotel réservé via Agoda. 1 500 roupies par nuit. Cher pour l'hotel et le quartier. Déjeuner inclus.
Le 26 janvier, arrivée à Jaiselmer. Nous dormons au Roop Mahal guesthouse pour 500 roupies la nuit. Chambre propre, terrasse sympa sur le toit et bon resto, avec vue sur le fort. Par contre, le proprio est empressé de vous vendre ses excursions dans le désert et il se fait un peu insistant. N'hésitez pas à mettre vos limites. Certains voyageurs ont pris le safari dans le désert organisé par ce dernier et ils ont un peu regretté... A vous de voir...Autre point à surveiller, éviter les chambres du rez-de-chaussée, le personnel parle très fort, et ce, toute la nuit. Viva India! Sinon, le rapport qualité prix vraiment bien! Chambre solo pour 300 roupies disponible.
27 janvier, nous quittons pour un safari dans le désert "camel safari". Notre chauffeur nous propose évidemment une adresse, mais cette dernière s'avère très bien. Pour 1 500 roupies, nous avons droit à une promenade de 2 heures à dos de chameaux, nous nous arrêtons pour regarder le coucher du soleil, nous remontons sur nos montures et repartons vers le camps pour le repas et le spectable de danse traditionnelle. Soirée sympa où on croise d'autres touristes. Musique au rendez-vous. Ensuite, nous choisissons la nuit à la belle étoile, sur les dunes. Très belle expérience. Seuls sur les dunes, couchés à même le sol (sur deux couvertures), vous dormez sous les étoiles. Pas chaud, mais beau! A faire si vous êtes à Jaiselmer. Le fort est évidemment à visiter également. Le musée, avec l'audioguide, peut aussi valoir la peine. Intéressant.
Le 28 janvier, nous dormons au Royal Havali (Jaiselmer), pour 800 roupies la nuit. Wow!! Chambre superbe. Propre et confortable. Rapport qualité prix exceptionnel. Mérite le détour! De plus, tranquille...
Le 29 janvier, nous quittons Jaiselmer pour se rendre à Jodhpur. Nous avons beaucoup aimé cette ville. La forteresse mérite vraiment le détour. Prendre l'audioguide. Dépense vraiment utile. Je vous suggère également de marcher dans le petites rues de la ville. Peu de touristes semblent le faire. La population réagit donc fortement à notre venue (favorablement bien sûr...). Très nombreuses photos, discussions et rencontres seront certainement au rendez-vous. Les enfants seront également fascinés par votre présence, plus qu'ailleurs. À Johdpur, possible de trouver des guesthouse pour 700 roupies la nuit (chambre double toujours). Je ne me souviens plus du nom de notre hotel, mais c'était OK. Demandez le quartier situé à proximité de l'horloge, afin que vous puissiez visiter le coeur de la ville et vous rendre à la forteresse à pied. Le 30 janvier, nous avons quitté Jodhpur, pour se rendre à Ranakpur, dans le but de visiter les temples Jain de la région. Nous en avons également profité pour faire le plein de verdure... Belle région tranquille qui mérite le détour si vous avez du temps. Par contre, une journée suffit. Les temples prennent environ deux heures à visiter. Vous pouvez ensuite marcher dans les bois ou vous relaxer, une bière à la main, sous les arbres...Nous avons séjourné au Roopam Resort pour 1 000 roupies la nuit. Très très propre. Spacieux et eau chaude à volonté! Nous n'avons trouvé rien de moins dispendieux dans la région et prendre tout était complet... Envisagez la réservation si vous voulez une meilleure aubaine...
Le 31 janvier, départ pour Udaipur. Nous dormons au Harika Havali. Notre chauffeur nous y dépose. 700 roupies la nuit. Je ne recommande pas cet hotel, mais nous étions fatigués. Au final, c'est loin du quartier intéressant, il n'y a pas d'eau chaude et ce n'est pas très propre. Les gens sont sympa, mais bon...
Le 1-2-3 février, nous louons un moto enfield Bullet 350 et partons à l'aventure sur les routes de l'Inde. Nous quittons Udaipur pour se rendre à Bundi. Séjour fantastique (nous faisons ça dans tous les pays...)! Par contre, je déconseille la conduite en Inde pour les conducteurs inexpérimentés. Sur les routes indiennes, il faut s'attendre à tout et savoir s'adapter à leur façon de conduire. De plus, les indications sont pratiquement inexistantes, sauf sur les autoroutes. Les cartes routières détaillées sont quant à elle impossible à obtenir... Quoi qu'il en soit, notre expérience s'est très bien déroulée et nous recommencerions demain matin. Casque facultatif dans certaines régions. Route de gravier ou de sable à prévoir par moment. A vous de voir. Prix de location de la moto : 900 roupies par jour (un peu cher, mais bon. Après discussion avec d'autres indiens, nous aurions peut-être pu l'obtenir pour 750-800 roupies par jour...). En ce qui concerne l'essence, les stations service sont accessibles un peu partout. Pas de souci à ce niveau, du moins dans la région visitée. Enfin, les locateurs ne vérifient pas toujours le permis de conduire international (traduction de votre permis de conduire national), mais certains l'exigent. Dernière chose, nous n'avons pas à payer aux postes de payage.
Donc, 1-2 février, arrêt à Bundi, en moto. Prévoir environ 6 heures d'Udaipur, malgré la courte distance, car le dernier 50 km sera ardu et assez long. Arrivée à Bundi, nous décidons d'être hébergé chez une famille qui offre une chambre assez spacieuse et propre, pour 250 roupies la nuit. La salle de bain indienne est à l'extérieure de la chambre et pourrait être partagée par un autre chambreur, même on moment de notre périple, nous étions seuls sur l'étage. La famille nettoie la salle d'eau tous les jours. Eau chaude sur demande. Le K.S. guesthouse. Très bon rapport qualité prix. Juste à côté, deux très bons restos "occidentaux" pour vous reposer l'estomac. Le Tom and Jerry, qui offre pâtes, pizza et aussi crêpes, le matin. Musique occidentales en soirée, bière offerte et jeunes proprios vraiment sympa. Internet disponible. Autre resto vraiment bien avec vue sur la ville, à deux pas du guesthouse, le Blue....quelque chose... (prendre la petite ruelle à droite du guesthouse et suivre les indications du resto). Excellentes pâtes et pizza pour l'inde. Desserts intéressants. Bière dispo. Internet. Prix correct. Si vous avez le temps, vous pouvez visiter le vieux palace de Bundi, la montée sur la colline offre un plan de vue vraiment intéressant de la ville.
Le 3 février, retour à Udaipur, en moto.
Le 4 février, départ pour Jaipur, via le train de nuit. Nous trouvons une place au Wooland hotel, situé à proximité de la gare. 800 roupies la nuit. Chambre propre et confo. On prend ensuite quelques heures pour marcher dans la ville et se rendre au marché. Nous passons devant le palais des vents, qui n'est pas si impressionnant que sur les photos et décidons de passer outre le palais. Énormément de mendiants à Jaipur et moins bon contact avec la population qu'au sein des autres villes. Notre bref passage ne nous incite pas à rester, nous n'avons pas beaucoup aimé cette ville.
Le lendemain, nous prenons un train pour Agra. Nous arrivons à Agra à 12h00. Nous visitons le Taj Mahal et le fort d'Agra. En soirée, vers 23h30, nous prenons un train de nuit pour Varanesi. Nos billets étaient évidemment acheté à l'avance, car ces deux trains sont toujours bondés...
Le 7-8-9 février, nous restons à Varanesi. Nous sommes hébergés au Sandhya Hotel, à deux pas du gange (Assi ghat). Malgré sa bonne localisation et son prix correct (600 roupies la nuit pour une chambre OK, avec eau chaude), je mettrais quelques bémols avant de recommander ce guesthouse. Sachez ceci : Le proprio tentera continuellement de vos vendre un tas de truc, allant jusqu'à s'assoir à votre table au restaurant de l'hotel toutes les fois où vous vous y présentez. Bien sûr, en imposant ses limites assez clairement, il finit par comprendre, mais nous observions son manège avec tous les nouveaux venus et c'était un peu navrant. Le pire, c'est qu'il raconte vraiment un tissu de mensonges incroyable pour vous faire acheter ses trucs. Nouveaux arrivants, soyez donc vigilants! De plus, les prix qu'il vous promettra seront presque toujours supérieurs lorsque vous aurez à payer la facture. Il a aussi tendance à augmenter la facture de l'hotel, en ajoutant les frais de service du restaurant à la facture totale du séjour à l'hotel, plutôt que sur la facture totale du restaurant uniquement... Soyez donc à vos affaires!
Le 10 février, nous avons pris un vol pour se rendre au Darjeeling. Varanesi/Delhi. Delhi/Bagdogra.
Le 11 février, nous avons quitté l'aéroport de Bagdogra à bord d'un taxi prépayé, en direction du Darjeeling. Nous avons rencontré deux touristes indiens qui ont accepté de partager la facture avec nous. Prix du trajet au total : 1 600 roupies. Divisé en quatre 400 roupies par tête. Durée : 3 heures. Jeep collective : 150 roupies, mais beaucoup moins de place et mon conjoint ayant le mal des transports...
Le 11-12-13 février : Arrivée au Darjeeling. Nous séjournons à l'hotel Aliment. Nous la recommandons chaleureusement à tout le monde. Tenue par des népalais Tibétains, ce charmant hotel juché en haut de la montagne offre une vue imprenable sur la ville. Très bon resto, chambre très propre, eau chaude disponible à certains moments de la journée et couverture électrique dispo pour 150 roupies supplémentaire. Prix par nuit : 400 roupies. Personnel super accueillant.
Le 13 février : Départ pour un mini trekking dans le parc Singalia. N'ayant pas suffisamment de temps pour compléter tout le parcours, nous engageons un guide pour 2 jours. Jour 1 : 18 km de montée sur une route pour les "ânes". Nous sommes reçus dans un gite vraiment douillet, mais froid, chez des gens accueillants. Avant la levé du soleil, notre guide nous réveille pour que nous puissions poursuivre notre ascencion légèrement pour avoir une vue imprenable sur le levé sur soleil et le sommet du kachenjunga. Le ciel était d'une clareté incroyable ce matin-là! Vue sur l'Éverest également. Jour 2 : Descente au point de départ. Guide : Deacon. fantastique! Trekking : Organisé par l'hotel Aliment. Prix : 1 600 roupies par personne, pour deux jours, tout inclus.
Le 15 février, visite du camp de réfugiés tibétains, situé en bas de la ville. Mérite le détour pour leur artisanat. *Le Darjeeling est une région fantastique qu'il faut visiter. Nous avons adorer ce secteur! La nourriture est très différente (momos, desserts, la soupe et le pain tibétain...), les gens aussi. Le paysage est à couper le souffle, la tranquilité donne un regain d'énergie incroyable à quiconque passe un bon moment dans les grandes villes et le thé est sensationnel! Resto à ne pas manquer dans la ville, le Glenary's pour leur Mixed Grill absolument fantastique! Plus cher, mais... Le 15, départ (snif, snif) pour Bagdogra. Nous trouvons une jeep collective, mais sommes les seuls voyageurs et la journée tire à sa fin...(15h00) Nous convenons de partir quand même en négociant un tarif.
Le 16-17-18 février, on prend finalement l'avion pour Mumbai, après de multiples annulations de la part de Kingfisher...Les trois vols pris avec cette compagnie ont tous été modifiés, retardés ou annulés... Enfin, nous nous sommes quand même rendus à Mumbai. Nous avons séjourné au Carleton Hotel, pour 1 400 roupies la nuit, sans A/C. Salle de bain communes, mais multiples, très très propres, spacieuses, avec eau chaude en permanence. Hotel située juste derrière le Taj hotel, à deux pas de la "Porte de l'Inde". Quartier de Colaba. Excellent choix pour le quartier! À Mumbai, nous visitons le quartier à pied, les parcs et l'Elephanta Island. Tour de bateau chouette et temples intéressants. Pas indispensable, mais vraiment bien. Pour les restos, nous nous rendons au célèbre Leopold Café et Mondegobar Cafe. Le Leopold est cher, mais vraiment très très bien! Ambiance très sympa.
Le 18, nous quittons Mumbai en avion pour se rendre à Port-Blair. À Port-Blair, nous attendons quelques minutes pour notre permis de séjour à l'aéroport et quittons en vitesse en direction du port, dans l'espoir d'attrapper un traversier pour Havelock Island. Par chance, un bateau s'apprête à quitter. Nous courons sur la passerelle, parvenons à acheter deux billets in extremis et montons sur le dernier traversier de la journée. Prix du bateau : 250 roupies. Durée : 3 heures.
Arrivée sur Havelock, un autre permis est exigé. Il faut donc patienter encore un peu. Une fois les documents complétés, nous partons à la recherche d'une chambre. Presque tout est complet... Nous finissons par trouver quelque chose, mais hors du budget prévu... Toutes les huttes moins dispendieuses étant prises, nous optons pour un bungalow en béton, tout neuf et spacieux et super salle de bain, etc. Prix : 2 500 roupies la nuit. Au final, nous décidons d'y rester quelques jours car nous y sommes très bien et qu'on termine nos vacances. Suggestion, réserver votre hégerment d'avance sur l'île si vous voulez une aubaine, où préparez-vous à payer le prix fort pour une journée et le lendemain, faites tous les hébergements tôt le matin pour voir ce qui s'est libéré (après 8h30-9h00, départ du premier traversier à 9h00). Sur l'île, vous pouvez aisément vous louer une mobylette ou une moto (300 roupies par jour) et circuler partout. La plage 7 est magnifique. Les hébergements les plus intéressants sont toutefois situés en bordure de la plage 5, plus sauvage, mais tout de même très belle. Beaucoup de centres de plongée sous-marine sur l'île. Étant plongeurs, nous avons fait une excursion. Nos plongées étaient exceptionnelles. Le matériel est en assez bon état. Par contre, apportez-vous des bouchons d'oreille et gardez vos "Wet suit" suite à la plongée car les bâteaux de transport sont de petits bâteaux de pêche très bruyants qui laissent entrer beaucoup de vagues... Trempés, vous serez gelés avant d'arriver à la plage... Prix d'une journée de deux plongés : 4 000 roupies. Centre visité : Anadaman Bubbles. Excellent service. Petit groupe (3 plongeurs, plus le guide). Pas de nitrox au moment où nous étions sur l'île. Compresseur en panne. Excellente visibilité.
Dernier conseil, afin de quitter Havelock, acheter votre billet un ou deux jours d'avance. Les traversiers sont souvent complets en saison forte.
Maintenant, voici une note un peu moins joyeuse. Le 21 février, ma jambe gauche a commencé à s'infecter. J'ai donc pris les antibiotiques "tout usage" que les médecins canadiens m'avaients prescrits avant mon départ. L'infection se propageant à toute vitesse, le 24 février, nous avons dû se rendre dans la plus grosse hopital de Port-Blair (G.S. Hospital), où j'ai finalement dû être opérée, à froid... dans des conditions d'hygiène peu descriptibles. Mon conjoint, présent lors de l'intervention, était chargé de veiller à ce que tous les instruments soient stériles... Par la suite, j'ai regagné Delhi par avion et j'ai dû recevoir des soins tous les jours jusqu'à mon retour au Canada, le 26-27 février. J'ai ensuite été hospitalisée une semaine en urgence, ici, puis je termine actuellement ma convalescence. Je tire deux leçons de cette expérience. Un, je n'aurais pas dû attendre avant de consulter un médecin, malgré mes réticences face au système de santé indien (qui étaient justifier). Par contre, j'aurais dû immédiatement tenter de regagner Delhi ou Mumbai, où nous pouvons trouver de "bons" hôpitaux pour nous soigner. Enfin, je partage cette expérience en espérant que ceci pourra vous être utile si une telle situation survient lors d'un de vos voyages en Inde. À Delhi, les soins reçus au Spinal Hospital étaient corrects et plus humains.
Voilà, j'espère que ces infos vous seront utiles! Bon voyage à tous! Quant à nous, prochain voyage l'an prochain! Geneviève.
Bonjour
bon ben voila mon mari vient de m annoncer que l on pouvait partir la maintenant donc comme rien n était prévu je dois trouver une destination mais j ai beau regarder sur le net je commence a ne plus ou donner de la tete ! nous pouvons partir 14 jours nous ne sommes que 2 et avons une preference en cette periode pour le soleil ! nous avons etabli un budget de 2500.00 a 3000.00 euros a nous deux c est ce qu il demande ds les tours operateurs en général nous sommes prets a partir soit en vol sec et trouver guest house a droite et a gauche en visitant le plus possible une partie du pays mais nous ne savons pas encore quel pays ! j aime cette idee de se debrouiller arrives la bas mais moi perso je n ai jamais fait et je reste sur mes gardes en fonction de certains endroits (location de voiture .....) mon mari est parti avec son beau frere l annee derniere au Cambodge en moto 15 jours et ce fut une experience inoubliable a tout point de vue pour lui mais moi jusqu a maintenant c était plutôt hotel plage piscine et visites guidees !!! pourriez vous me dire ce que vous pensez du sri lanka , ou inde , ou indonésie ?? merci beaucoup bonne journee
bon ben voila mon mari vient de m annoncer que l on pouvait partir la maintenant donc comme rien n était prévu je dois trouver une destination mais j ai beau regarder sur le net je commence a ne plus ou donner de la tete ! nous pouvons partir 14 jours nous ne sommes que 2 et avons une preference en cette periode pour le soleil ! nous avons etabli un budget de 2500.00 a 3000.00 euros a nous deux c est ce qu il demande ds les tours operateurs en général nous sommes prets a partir soit en vol sec et trouver guest house a droite et a gauche en visitant le plus possible une partie du pays mais nous ne savons pas encore quel pays ! j aime cette idee de se debrouiller arrives la bas mais moi perso je n ai jamais fait et je reste sur mes gardes en fonction de certains endroits (location de voiture .....) mon mari est parti avec son beau frere l annee derniere au Cambodge en moto 15 jours et ce fut une experience inoubliable a tout point de vue pour lui mais moi jusqu a maintenant c était plutôt hotel plage piscine et visites guidees !!! pourriez vous me dire ce que vous pensez du sri lanka , ou inde , ou indonésie ?? merci beaucoup bonne journee
Bonjour,
Nous venons de rentrer d’un séjour de 22 jours en Inde du sud. Nous sommes partis avec l’agence Tharani tours. Nous avons été très satisfaits de leurs services et de leurs chauffeurs : Kumar pour la première partie puis Satish pour la seconde, Kumar ayant du nous quitter suite à des problèmes dentaires. Comme pour le Sri lanka, c’était pour nous une première, la voiture avec chauffeur, et nous craignions un peu pour notre liberté de mouvements, mais non aucun problème, chauffeurs à l’écoute de nos souhaits qui n’hésitent pas à nous emmener hors des sentiers battus. Nous avons été mangés chez les parents de Tharani, superbe expérience, puis souhaitant manger local, le midi nous allions dans des restos locaux et pour manger local… nous avons été servi…. Nous avons été au cinéma à Karaikudi ..Expérience là aussi inoubliable… pour nos oreilles qui en sifflent encore, à faire !
Coco souhaitait faire un piercing sur le nez, pas de problème…direct chez des amis dont le grand père s’occupe de faire les piercings….âmes sensibles s’abstenir ! Piercing façon locale réussi au milieu de toute la famille +les voisins+++++ puis le chai pour tout le monde. Nous avons été visiter des marchés où nous étions l’attraction…
Nos chauffeurs se sont transformés en guides pour nous conduire le soir où tôt le matin aux cérémonies dans les temples ou aux pèlerinages, le reste du temps, c’est seuls que nous avons fait nos visites et ballades. Donc vous l’aurez compris nous avons été très contents des services de Tharani tours et notre voyage s’est très bien passé. Au final, je pense que c’est une bonne formule pour l’inde, du moins si comme nous pour une fois vous voulez vous laisser conduire.
Notre parcours et les hôtels ont été choisis par nous et tout s’est fait par mail, et même par TPH, lorsque nécessaire .aucun soucis de correspondance.
Vols : Nous sommes partis avec Emirates : Nice – Colombo (séjour de 8 jours au Sri Lanka) Cochin – Nice.
Le vol Colombo- Chennai a été effectué par Kingfisher : réservation en ligne sur le site make my trip. Cette compagnie est super, juste avant l’embarquement on nous annonce que le vol est plein et que de ce fait on nous surclasse en 1 ère ….le pied !
La voiture : une Chevrolet 4x4. Nous avions réservé une tata indigo, mais à notre arrivée celle-ci étant indisponible, nous avons eu une Chevrolet sans augmentation du prix. Vu l’état des routes nous ne l’avons pas regretté !
Le parcours :
Chennai- Mahabalipuram-Kanchipuram-Pondichérry-Kumbakonam-Tanjore-Karaikudi-Rameswharam-Madurai-Kanyakumari-Kovalam-Allepey- nuit en house boat sur les backs waters-Kumarakom- Cochin.
Nos hôtels :
Chennai : RainTree (1 nts )
M'puram : Ideal Beach ( 3 nts)
Pondicherry: Hotel villa helena ( 2 nts )
Kumbakonam : Hotel Paradise ( 2 nts)
Tanjore : Ideal beach resort ( 1nt)
Karaikudi : Bangla (1 nt)
Rameshwaram: Royal Park ( 2 nts)
Madurai : GRT Regency ( 2 nts)
Kanyakumari : Sparsa ( 2 nts)
Trivandrum : Travancore Heritage ( 2nts)
Alleppey : air condition house boat ( full bord / lunch /denner / break fast including )
Kumarakom : Backs water ripples( 1 nt)
Cochin : Hotel old light house ( 1 nts)
Nous sommes restés parfois 2 où 3 nuits aux mêmes endroits pour pouvoir rayonner dans les alentours.
Nos impressions dans le désordre :
Nous avons beaucoup aimé Gingee, être seuls avec les singes dans ces citadelles abandonnées….génial.
Nous avons été surpris de la faible fréquentation touristique : nous étions souvent les seuls occidentaux sur les sites où dans les temples, les hôtels sans exception étaient tous loin d’être complets, voir quasiment vides pour certains d’entre eux.
Nous avons été quand même choqués, alors que nous nous y étions préparés, de la saleté de certains endroits, des problèmes d’hygiène, de la pollution de la mer et des cours d’eau, de la pollution des plages. Par endroit cela est dramatique et nous a peiné pour eux.
Nous avons adoré les temples, nous avons ramené de superbes photos, l’Inde est un pays de contrastes saisissants.
Nous avons aimé la gentillesse et le sourire des indiens. Nous n’avons pas trouvé que nous étions plus sollicité que dans d’autres pays d’Asie, en tout cas moins qu’au Vietnam.
Nous n’avons pas trouvé non plus que la conduite, bien qu’elle soit assez….spéciale, soit plus dangereuse que d’en d’autres pays d’Asie.
Nous avons distribué des stylos et des cahiers aux enfants, et parfois même aux adultes. A ce propos, n’achetez rien en France, achetez tout sur place et distribuez, vous en aurez beaucoup plus pour moins cher et gains de poids aussi dans vos bagages.
Nous n’avons pas été malade, juste un poids sur l’estomac à Rameswharam. Là notre chauffeur nous a emmené boire du thé au citron bien sucré et tout est rentré dans l’ordre presque de suite alors que nos médicaments apportés ne nous avez pas fait d’effets. Essayez en cas de problèmes.
Nous sommes restés deux nuits à Rameswharam, mais une aurait suffit : en une journée nous avons été tôt le matin assisté au pèlerinage au bord de mer puis visité le temple (qui est magnifique) et ballade en carriole et l’après midi nous sommes allés à la pointe face au Sri lanka.
Nous avons bien aimé Madurai et Kanyakumari : ne pas hésiter à aller du côté du village des pécheurs.
Nous avons aimé les backs waters et la nuit (réveillon de noël) sur le house boat. Une seule chambre sur le bateau, on s’est régalés, ça nous a un peu rappelé le delta du Mékong mais en beaucoup moins agité.
Nous avons regretté le tamil nadu à notre arrivée à Cochin, nous n’avions plus l’impression d’être en Inde… enfin plus la même Inde.
Nous adorons la cuisine indienne et pourtant au bout de 3 semaines nous commencions à être en manque de quelque chose. Surtout qu’il y a beaucoup de cuisine végétarienne, mais surtout qu’à certains endroits il était impossible de varier. Je comprendrais que certains ne supportent pas. Sans parler des piments et du feu que cela… entraine.
J’ai été déçu par la condition des femmes : dans le peu que j’ai vu, j’ai trouvé que c’était dur voire très dur pour elles. Pas une seule serveuse, très peu de vendeuse, des groupes d’hommes…enfin cela n’engage que moi, mais je trouve qu’il ‘y a encore du travail à faire de ce côté-là.
Nous gardons un souvenir mémorable d’une ballade en rickshaw à Madurai ou notre « pilote »s’est transformé en guide n’hésitant pas à quitter le vélo pour nous emmener faire des découvertes dans les ruelles…
Nous avons essayé toutes sortes de massages ayurvédiques ou pas de qualité inégale mais qui dans l’ensemble ne nous ont pas semblé de la qualité des massages pratiqués en Asie du sud est.
Nous gardons le souvenir d’un superbe voyage, en regardant nos photos on ne voit que des rires et des sourires (les nôtres et ceux des indiens) des merveilles architecturales et surtout de scènes de vie qui nous ont marquées.
Nous retournerons en Inde, c’est sûr.
Merci à tous ceux qui m’ont aidé dans la préparation de ce trip, j’espère que ces quelques lignes aideront ceux qui vont partir bientôt et n’hésitez pas à poser des questions si vous en avez, je répondrais avec plaisir.
Voilà, ce voyage est terminé, je vais m’attaquer au prochain….
Eric et Coco
Nous venons de rentrer d’un séjour de 22 jours en Inde du sud. Nous sommes partis avec l’agence Tharani tours. Nous avons été très satisfaits de leurs services et de leurs chauffeurs : Kumar pour la première partie puis Satish pour la seconde, Kumar ayant du nous quitter suite à des problèmes dentaires. Comme pour le Sri lanka, c’était pour nous une première, la voiture avec chauffeur, et nous craignions un peu pour notre liberté de mouvements, mais non aucun problème, chauffeurs à l’écoute de nos souhaits qui n’hésitent pas à nous emmener hors des sentiers battus. Nous avons été mangés chez les parents de Tharani, superbe expérience, puis souhaitant manger local, le midi nous allions dans des restos locaux et pour manger local… nous avons été servi…. Nous avons été au cinéma à Karaikudi ..Expérience là aussi inoubliable… pour nos oreilles qui en sifflent encore, à faire !
Coco souhaitait faire un piercing sur le nez, pas de problème…direct chez des amis dont le grand père s’occupe de faire les piercings….âmes sensibles s’abstenir ! Piercing façon locale réussi au milieu de toute la famille +les voisins+++++ puis le chai pour tout le monde. Nous avons été visiter des marchés où nous étions l’attraction…
Nos chauffeurs se sont transformés en guides pour nous conduire le soir où tôt le matin aux cérémonies dans les temples ou aux pèlerinages, le reste du temps, c’est seuls que nous avons fait nos visites et ballades. Donc vous l’aurez compris nous avons été très contents des services de Tharani tours et notre voyage s’est très bien passé. Au final, je pense que c’est une bonne formule pour l’inde, du moins si comme nous pour une fois vous voulez vous laisser conduire.
Notre parcours et les hôtels ont été choisis par nous et tout s’est fait par mail, et même par TPH, lorsque nécessaire .aucun soucis de correspondance.
Vols : Nous sommes partis avec Emirates : Nice – Colombo (séjour de 8 jours au Sri Lanka) Cochin – Nice.
Le vol Colombo- Chennai a été effectué par Kingfisher : réservation en ligne sur le site make my trip. Cette compagnie est super, juste avant l’embarquement on nous annonce que le vol est plein et que de ce fait on nous surclasse en 1 ère ….le pied !
La voiture : une Chevrolet 4x4. Nous avions réservé une tata indigo, mais à notre arrivée celle-ci étant indisponible, nous avons eu une Chevrolet sans augmentation du prix. Vu l’état des routes nous ne l’avons pas regretté !
Le parcours :
Chennai- Mahabalipuram-Kanchipuram-Pondichérry-Kumbakonam-Tanjore-Karaikudi-Rameswharam-Madurai-Kanyakumari-Kovalam-Allepey- nuit en house boat sur les backs waters-Kumarakom- Cochin.
Nos hôtels :
Chennai : RainTree (1 nts )
M'puram : Ideal Beach ( 3 nts)
Pondicherry: Hotel villa helena ( 2 nts )
Kumbakonam : Hotel Paradise ( 2 nts)
Tanjore : Ideal beach resort ( 1nt)
Karaikudi : Bangla (1 nt)
Rameshwaram: Royal Park ( 2 nts)
Madurai : GRT Regency ( 2 nts)
Kanyakumari : Sparsa ( 2 nts)
Trivandrum : Travancore Heritage ( 2nts)
Alleppey : air condition house boat ( full bord / lunch /denner / break fast including )
Kumarakom : Backs water ripples( 1 nt)
Cochin : Hotel old light house ( 1 nts)
Nous sommes restés parfois 2 où 3 nuits aux mêmes endroits pour pouvoir rayonner dans les alentours.
Nos impressions dans le désordre :
Nous avons beaucoup aimé Gingee, être seuls avec les singes dans ces citadelles abandonnées….génial.
Nous avons été surpris de la faible fréquentation touristique : nous étions souvent les seuls occidentaux sur les sites où dans les temples, les hôtels sans exception étaient tous loin d’être complets, voir quasiment vides pour certains d’entre eux.
Nous avons été quand même choqués, alors que nous nous y étions préparés, de la saleté de certains endroits, des problèmes d’hygiène, de la pollution de la mer et des cours d’eau, de la pollution des plages. Par endroit cela est dramatique et nous a peiné pour eux.
Nous avons adoré les temples, nous avons ramené de superbes photos, l’Inde est un pays de contrastes saisissants.
Nous avons aimé la gentillesse et le sourire des indiens. Nous n’avons pas trouvé que nous étions plus sollicité que dans d’autres pays d’Asie, en tout cas moins qu’au Vietnam.
Nous n’avons pas trouvé non plus que la conduite, bien qu’elle soit assez….spéciale, soit plus dangereuse que d’en d’autres pays d’Asie.
Nous avons distribué des stylos et des cahiers aux enfants, et parfois même aux adultes. A ce propos, n’achetez rien en France, achetez tout sur place et distribuez, vous en aurez beaucoup plus pour moins cher et gains de poids aussi dans vos bagages.
Nous n’avons pas été malade, juste un poids sur l’estomac à Rameswharam. Là notre chauffeur nous a emmené boire du thé au citron bien sucré et tout est rentré dans l’ordre presque de suite alors que nos médicaments apportés ne nous avez pas fait d’effets. Essayez en cas de problèmes.
Nous sommes restés deux nuits à Rameswharam, mais une aurait suffit : en une journée nous avons été tôt le matin assisté au pèlerinage au bord de mer puis visité le temple (qui est magnifique) et ballade en carriole et l’après midi nous sommes allés à la pointe face au Sri lanka.
Nous avons bien aimé Madurai et Kanyakumari : ne pas hésiter à aller du côté du village des pécheurs.
Nous avons aimé les backs waters et la nuit (réveillon de noël) sur le house boat. Une seule chambre sur le bateau, on s’est régalés, ça nous a un peu rappelé le delta du Mékong mais en beaucoup moins agité.
Nous avons regretté le tamil nadu à notre arrivée à Cochin, nous n’avions plus l’impression d’être en Inde… enfin plus la même Inde.
Nous adorons la cuisine indienne et pourtant au bout de 3 semaines nous commencions à être en manque de quelque chose. Surtout qu’il y a beaucoup de cuisine végétarienne, mais surtout qu’à certains endroits il était impossible de varier. Je comprendrais que certains ne supportent pas. Sans parler des piments et du feu que cela… entraine.
J’ai été déçu par la condition des femmes : dans le peu que j’ai vu, j’ai trouvé que c’était dur voire très dur pour elles. Pas une seule serveuse, très peu de vendeuse, des groupes d’hommes…enfin cela n’engage que moi, mais je trouve qu’il ‘y a encore du travail à faire de ce côté-là.
Nous gardons un souvenir mémorable d’une ballade en rickshaw à Madurai ou notre « pilote »s’est transformé en guide n’hésitant pas à quitter le vélo pour nous emmener faire des découvertes dans les ruelles…
Nous avons essayé toutes sortes de massages ayurvédiques ou pas de qualité inégale mais qui dans l’ensemble ne nous ont pas semblé de la qualité des massages pratiqués en Asie du sud est.
Nous gardons le souvenir d’un superbe voyage, en regardant nos photos on ne voit que des rires et des sourires (les nôtres et ceux des indiens) des merveilles architecturales et surtout de scènes de vie qui nous ont marquées.
Nous retournerons en Inde, c’est sûr.
Merci à tous ceux qui m’ont aidé dans la préparation de ce trip, j’espère que ces quelques lignes aideront ceux qui vont partir bientôt et n’hésitez pas à poser des questions si vous en avez, je répondrais avec plaisir.
Voilà, ce voyage est terminé, je vais m’attaquer au prochain….
Eric et Coco
Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Découverte de Kargil/Mulbekh, Zanskar, Sham Trek, Leh, Vallée de l'Indus, Pangong-Tso, Vallée de la Nubra, telle a été dans l'ordre mon exploration du Ladakh.
La saison touristique 2015 approchant au Ladakh, il est largement temps d'assurer ce retour d'expérience de l'été 2014 pour les prochains voyageurs.
Au préalable, j'adresse mes chaleureux remerciements aux contributeurs de VoyageForum sur cette destination du Ladakh, par ex. Djullé84, Willemspie, Maitaroa, Mijassens, holidaytrip, Ramadounia... et ceux que j'oublie malencontreusement. N'ayant que rarement exposé mes questions, je n'en ai pas moins exploité leurs riches contributions aux questions des forumistes.
Je suis spécialement reconnaissant à Djullé84 pour la qualité de ses informations, précises et détaillées. Certains de ses conseils ont été particulièrement utiles dans la définition de mon circuit. Sans parler de l'initiation au ladakhi dont j'ai bénéficié en messagerie privée.
A signaler aussi les sites web ladak.free.fr et errances-en-sacados.be dont les contenus sont précieux.
Mention spéciale pour Roland, un VFiste rencontré par hasard dans la grand-rue du bazar de Kargil le 23 août 2014 et qui s'est révélé un très agréable compagnon de trek au Zanskar. Grand merci à toi si tu me lis.
Sont exposés successivement : - circuit effectué. - dépenses sur place, ventilées par principaux postes. - hébergements utilisés, avec appréciations et coût. - impressions d'ensemble, coups de coeur et déceptions. - détail du voyage jour après jour (si le temps...).
Fabrice
P.S. : dans la série des remerciements, il me faut ajouter l'Armée Indienne qui m'a bien aidé dans la Vallée de la Nubra, surtout pour les transports entre Changmar et Turtuk, car l'éboulement de Changmar avait interrompu les liaisons par autocar.
La saison touristique 2015 approchant au Ladakh, il est largement temps d'assurer ce retour d'expérience de l'été 2014 pour les prochains voyageurs.
Au préalable, j'adresse mes chaleureux remerciements aux contributeurs de VoyageForum sur cette destination du Ladakh, par ex. Djullé84, Willemspie, Maitaroa, Mijassens, holidaytrip, Ramadounia... et ceux que j'oublie malencontreusement. N'ayant que rarement exposé mes questions, je n'en ai pas moins exploité leurs riches contributions aux questions des forumistes.
Je suis spécialement reconnaissant à Djullé84 pour la qualité de ses informations, précises et détaillées. Certains de ses conseils ont été particulièrement utiles dans la définition de mon circuit. Sans parler de l'initiation au ladakhi dont j'ai bénéficié en messagerie privée.
A signaler aussi les sites web ladak.free.fr et errances-en-sacados.be dont les contenus sont précieux.
Mention spéciale pour Roland, un VFiste rencontré par hasard dans la grand-rue du bazar de Kargil le 23 août 2014 et qui s'est révélé un très agréable compagnon de trek au Zanskar. Grand merci à toi si tu me lis.
Sont exposés successivement : - circuit effectué. - dépenses sur place, ventilées par principaux postes. - hébergements utilisés, avec appréciations et coût. - impressions d'ensemble, coups de coeur et déceptions. - détail du voyage jour après jour (si le temps...).
Fabrice
P.S. : dans la série des remerciements, il me faut ajouter l'Armée Indienne qui m'a bien aidé dans la Vallée de la Nubra, surtout pour les transports entre Changmar et Turtuk, car l'éboulement de Changmar avait interrompu les liaisons par autocar.
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo!
Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage
AHMEDABAD :
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.
PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...






