Bonjour à tous
Premier voyage en Inde............et je suis très heureuse d'y aller !
Il y déjà pas mal de temps que je vous lis tous et j'ai déjà emmagasiné pas mal d'infomations. je vous en remercie mille fois.
Pour me faire une idée, quelqu'un peut-il me dire s'il y a bcp de différences entre les rabateurs de l'aéroport de Bombay et ceux que l'on peut rencontrer ds des grandes villes d'Afrique.
Pouvez vous me donner quelques conseils pour m'en débarrasser (je sais que c'est très difficile) sans paraitre insultante
salut, j'arrive à bombay a 4h45 du mat et souhaiterais me rendre direct à puna...quelqu'un sait il si je dois prendre le train (et si oui dois je reserver à l'avance et comment) où s'il existe des taxis collectifs qui vont de bombay à puna (et qui sont à prendre d'où ?) ? merci
salut à tous,
je pars fin avril sur bombay 4 mois. pour commencer, que pouvez vous me dire de la ville et surtout des logements sur place. je voudrais un appart prés de sewree. J'arrive à l'aéroport un dimanche à 11h du matin, pensez vous que je puisse faire confiance à un taxi pour me trouver un guest house ou un hotel pas trop cher et propre (200 à 300 euro par mois)? J'ai essayé de faire une réservation à partir du net mais à part les hotels super cher ya rien. J'ai appelé des annonces d'offre de location, on a eu beaucoup de mal à se comprendre Sourire.
Bref, je voudrais pas arriver le premier jour tétaniséSurpris, rester à l'aéroport et attendre le prochain vol pour la franceRire.
MERCI D'AVANCE
je pars fin avril sur bombay 4 mois. pour commencer, que pouvez vous me dire de la ville et surtout des logements sur place. je voudrais un appart prés de sewree. J'arrive à l'aéroport un dimanche à 11h du matin, pensez vous que je puisse faire confiance à un taxi pour me trouver un guest house ou un hotel pas trop cher et propre (200 à 300 euro par mois)? J'ai essayé de faire une réservation à partir du net mais à part les hotels super cher ya rien. J'ai appelé des annonces d'offre de location, on a eu beaucoup de mal à se comprendre Sourire.
Bref, je voudrais pas arriver le premier jour tétaniséSurpris, rester à l'aéroport et attendre le prochain vol pour la franceRire.
MERCI D'AVANCE
Voila, je pars en Inde samedi, j' arriverai a Mumbai dans la soiree.
Je viens de passer des heures et des heures ces derniers jours sur VF a collecter plein d' infos... mais je sais pas pourquoi, je suis un peu angoissee.
Peut etre la fatigue apres 9 mois sur les routes et un peu d' apprehension a decouvrir l' Inde dont on entend tellement de choses...
Bref, je vais re-poser d' eternelles questions... les reponses que j' ai trouve sur VF ne m' ont pas toujours confortees (et parfois datent un peu)alors si c' est quelqu' un a un peu de temps a m' accorder... Hotel correct et pas trop cher a Mumbay : Est il possible de reserver pour le Salvation Army ou le Ywca ? J' ai envoye un mail mais en l' absence de paiement via le net, je reste sceptique sur la prise en compte de ma demande. Sinon, avez vous d' autres adresses ? Niveau budget, j' aimerai m' en sortir avec 400 euros (22 200 roupies) pour 18 jours. Quand je lis les posts sur VF, j' ai l' impression que c' est largement suffisant... pourtant quand je calcule un peu mon parcours, ca me parait juste. Le train par exemple me parait tres cher par exemple 45 euros un Mumbai - Agra (plus cher qu' en Thailande ou j' ai paye 25 euros Bangkok - Chang Mai), les hotels dans les endroits touristiques relativement chers aussi.... qu' en pensez vous ? La securite... j' ai toujours entendu parler de l' Inde comme "No problem".... est ce vraiment le cas ? Parce que y'a du pour et du contre sur VF.... Question sur mon itineraire. Je suis obligee d' arriver et de repartir de Mumbai. Je compter monter dans le nord Udaipur - Jaipur - Delhi (Agra) puis redescendre sur Mumbay... est ce realisable en si peu de temps ? Est ce possible d' integrer Jesailmer ? Enfin, pour les reservations de train, ca me parait bien complique... des astuces ?
Merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.... et je comprend d' avance ceux qui vont souffler en lisant ce message et en se disant "encore" 🙂
Virginie
Je viens de passer des heures et des heures ces derniers jours sur VF a collecter plein d' infos... mais je sais pas pourquoi, je suis un peu angoissee.
Peut etre la fatigue apres 9 mois sur les routes et un peu d' apprehension a decouvrir l' Inde dont on entend tellement de choses...
Bref, je vais re-poser d' eternelles questions... les reponses que j' ai trouve sur VF ne m' ont pas toujours confortees (et parfois datent un peu)alors si c' est quelqu' un a un peu de temps a m' accorder... Hotel correct et pas trop cher a Mumbay : Est il possible de reserver pour le Salvation Army ou le Ywca ? J' ai envoye un mail mais en l' absence de paiement via le net, je reste sceptique sur la prise en compte de ma demande. Sinon, avez vous d' autres adresses ? Niveau budget, j' aimerai m' en sortir avec 400 euros (22 200 roupies) pour 18 jours. Quand je lis les posts sur VF, j' ai l' impression que c' est largement suffisant... pourtant quand je calcule un peu mon parcours, ca me parait juste. Le train par exemple me parait tres cher par exemple 45 euros un Mumbai - Agra (plus cher qu' en Thailande ou j' ai paye 25 euros Bangkok - Chang Mai), les hotels dans les endroits touristiques relativement chers aussi.... qu' en pensez vous ? La securite... j' ai toujours entendu parler de l' Inde comme "No problem".... est ce vraiment le cas ? Parce que y'a du pour et du contre sur VF.... Question sur mon itineraire. Je suis obligee d' arriver et de repartir de Mumbai. Je compter monter dans le nord Udaipur - Jaipur - Delhi (Agra) puis redescendre sur Mumbay... est ce realisable en si peu de temps ? Est ce possible d' integrer Jesailmer ? Enfin, pour les reservations de train, ca me parait bien complique... des astuces ?
Merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.... et je comprend d' avance ceux qui vont souffler en lisant ce message et en se disant "encore" 🙂
Virginie
DEPART POUR UN NOUVEAU VOYAGE: INDE DU SUD
DATE : le 29 OCTOBRE 2011.
Je quitte mon domicile à midi pour attraper le train qui me conduira à Bruxelles National. Je prends l’avion pour Londres à 17H20. J’attends jusqu’à 22 H la correspondance pour MUMBAY. J’ai très chaud à l’aéroport. Le vol se passe bien et mes bagages sont au rendez-vous!
30 septembre: arrivée à MUMBAY. 2H de taxi prépayé pour atteindre l‘hôtel. Trafic monstre. Discussion avec le chauffeur concernant la taxe du droit de passage d’un pont dont je ne veux pas payer car je pense que c’est inclus dans le prépayage! Pas sûr… mais bon, pas payé quand même! L’hôtel est simple mais propre; le lit est correct. Douche bien méritée. Je suis mon programme à la lettre c’est-à-dire: acheter une carte GSM et balade de 500m dans les parages avec petite visite d’un magnifique temple jaïn sur mon passage. Je mange une dosa (végétarien), me redouche et zut, ma carte de téléphone ne va pas, je retourne à la boutique; elle n’était pas activée! Dodo excellent. Un peu mal au dos à cause des valises et l’avion.
HOTEL ROYAL CASTEL: 35€ (rés av Hotel.com).Pte ch, propre, sympa,25km aéro internat, env centre.
1er octobre: Je me rends au terminus Victoria qui est une gare, comme le nom l’indique, typiquement anglaise; elle date de 1888. C’est une des plus belles gares d’Asie. En chemin, ce n’est que bâtiments à structure anglaise; on ne peut nier que Bombay, nom de l’époque, était sous l’emprise britannique! J’ai un rendez-vous avec les Dabbawallaks. Ce sont des centaines d’hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur propre famille; et eux les font parvenir, par train, à la personne concernée qui mangera ainsi un diner familial. Ils font cela tous les jours à 11H30 précise à la gare de Churgate. J’ai arpenté de long en large pour trouver la bonne place afin de ne pas les louper, et ce pendant ¾ d’heure. Le seul problème qui fut négligé, est que le week-end, ils ne travaillent pas… et on est samedi! Je ne me laisse pas abattre et de ce pas vais visiter le musée Chhatapati Shivaji, ex Prince de Galles. Ce nom lui fut donné après la visite du Prince de Galles, devenu ensuite roi George V. Le musée fut terminé en 1922. La visite dure 2H avec guide audio en français, ce que j‘adore. On y trouve de tout: peintures, miniatures, statues, monnaies, tissus, armes.
Je décide d’aller voir les temples creusés dans la roche sur l’Ile Elephanta. Je prends mon ticket; j’embarque; je vogue; j’arrive après 1H de mer. Je ne trouve pas le petit train, décrit dans le routard, qui doit nous attendre à l’arrivée pour nous emmener un bout de chemin mais je pense, à ce moment, que peut-être ça a changé. Pas du tout… je n’étais pas sur l’Ile Elephanta… mais j’avais fait une traversée sans importance pour nous touristes puisqu‘elle mène à de petits villages. Retour à Mumbay par un bateau de fortune et ferme intention d’attaquer l’homme qui m’a vendu ce billet. Plus là évidemment, il n’a pas attendu mon retour! J’en ai parlé à la police qui n’a rien pu faire car ce n’est pas dans la baraque qu’on me l’a vendu mais juste devant! L’arnaque quoi. Ce n’est pas pour les 2€ mais j’ai perdu 2H. J’espère pouvoir me rendre sur la bonne île en fin du séjour.
Enfin, j’ai vu la gâte India (porte de l’Inde) car l’embarquement se faisait là. Elle fut construite en 1914 encore en l’honneur de George V.
Je termine ma journée par une balade aux jardins suspendus d’où on domine la ville. Journée bien remplie dans cette ville polluée.
2 octobre: Je me suis rendormie ce matin jusqu’à 13 heures. Adios la visite du musée de Gandhi prévue, en plus, aujourd’hui c’était son anniversaire! Le check-out devait avoir lieu à 12H et j’ai quitté l’hôtel pour l’aéroport à 14H; ils ont été gentils de ne pas réclamer un supplément voire une nuit…
Une heure de voiture pour l’aéroport domestique; j’ai trop de kilos dans mon bagage à main mais encore place dans la valise à enregistrer. Ils me demandent de transférer trois kilos ce qui parait réalisable à première vue mais le problème est que ma valise est petite et qu’il est difficile d’y caser encore des affaires. Je fais une tentative dans un coin de l‘aéroport sous le regard perçants des Indiens. Je repese; je n’ai gagné qu’un kilo. Retour à la case départ pour une 2ème tentative. Ils sont patients ces indiens… mais moi, je commence à avoir très chaud…Il me reste encore 1,5 kg à caser mais sûrement par pitié vu la sueur de mon front, ils acceptent d’enregistrer sans supplément. Heureusement que j’étais très tôt! Et puis, ça m’apprendra à me charger trop. Mon vol a une heure de retard. Le chauffeur m’attend à Hubli; il m’a déjà téléphoné. Il faut dire qu’au téléphone, en anglais, ce n’est pas évident! Si je n’avais pas perçu le mot Hubli, je raccrochais; j’ai donc pu dire un des seuls mots connus: DRIVER….YES. La conversation s’est terminée là!
A notre arrivée à Hubli, dans une belle ambassador bien entretenue, je descends dans un hôtel minable que j’avais réservé; j’ai déjà vu un cafard en arrivant dans la chambre; bon, ce n’est qu’une nuit! Je vais essayer de dormir là-dessus!… Non pas sur le cafard…. Je rentre dans mon sac à viande…
HOTEL ASHOKA TOWERS: 12€ (rés av Stayzilla sinon -cher)- bêtes, Draps sales.
3 octobre: J’ai survécu mais pas beaucoup dormi! A 10H, nous mettons le cap sur BADAMI, somnolant tout le chemin, sautant en l’air aux milles dos de buffle que nous prenions… le chemin a duré 3H. Je suis bien installée cette fois; c’est un cottage superbe mais il y a quand même toutes sortes de bestioles.
A 16H, je visite les grottes rupestres construites dans la roche granite il y a env. 1500 ans. A ma grande surprise, en arrivant, je me rappelle que je suis déjà venue avec un groupe lors d’un précédent voyage (j’avais oublié ce nom; à ce moment, je ne faisais pas encore de récit). Ces 4 grottes sont étagées à flanc de falaise; la dernière donc la plus haute fut construite 100 ans plus tard que les 3 autres. Le travail de la pierre est saisissant pour l’époque. Les reflets de la lumière sur cette falaise sont à vous couper le souffle. La 1ère et la 3ème grottes sont dédiées à Shiva; la 2ème à Vishnu et la 4ème à Tirthankara. La 3ème est certes la plus belle avec d’énormes statues taillées dans la roche. Du haut de la dernière grotte, le paysage sur la ville est splendide. On aperçoit d’autres falaises en face, des maisons blanches, une mosquée, un temple blanc, le lac et ses ghâts (escaliers menant au lac) où les femmes lavent leur linge.
Je vais à leur rencontre au lac. J’admire la force qu’elles ont pour laver, tordre, rincer, retordre le linge. En continuant, j’arrive devant un petit musée, fermé. Les enfants sont agressifs ici. J’ai déjà connu ça à Bundi.
Le soleil se couche. La falaise devient rouge. C’est magnifique. J’admire trois chèvres tout en haut sautant de rocher en rocher…. Enfin, c’est Ravi, mon chauffeur, qui me l’a dit; en fait, moi je n’ai vu que les chèvres sans les voir sauter! Après cette balade de 2H30, je rentre souper à l’hôtel. La journée fut agréable.
HOTEL HERITAGE RESORT: 38€ (rés av Kamu voyage); 5cottages implantés ds espace aéré - propre - bonne cuisine, éloigné de 2km du bruit de la ville.
4 octobre: Je commence mon périple à 9H; départ pour les temples de AIHOLE à 40 km de Bâdâmi; il faut toutefois 1H30 pour s’y rendre tellement la route est mauvaise. Ce site comprend une centaine de temples construits entre le 4ème et le 6ème siècles. Nombreux sont ceux en ruine ou ensevelis sous la ville. Le plus ancien tenant encore debout est le temple Jaïn Meguti qui serait de 634 selon une inscription, se trouvant face au site archéologique. La grande différence avec les autres est qu’on voit bien les blocs de pierre posés en quinconce l’un sur l’autre, sans joint. Je commence par le musée du site archéologique car il y a une maquette du lieu, ce qui pourrait éventuellement m’aider à m’y retrouver. Ce ne fut pas le cas mais je m’en suis bien sortie quand même. Le plus beau temple est celui de Durga qui exceptionnellement a une forme semi-circulaire, inspirée des temples bouddhistes. Les représentations des Dieux y sont splendides. Dans le temple Ladh Khan, il y a la plus vieille échelle du monde, en pierre, du 5ème siècle. Je ne peux pas décrire tous les temples.
La visite terminée, je me rends sur la colline avoisinante, montant les 120 escaliers. Je suis rassurée, je vois trois vaches qui m’attendent tout en haut! Je ne serais pas seule… quoique cinq indiens viennent d’arriver! C’est le temple troglodyte Ravala Phadi qui domine le village. Il ressemble aux temples d’Ellorâ parait-il! Le point de vue est sensationnel. La visite aura duré au total 3H30.
A 5H, je vais acheter des petites bananes puis me rends au lac pour voir le coucher de soleil à 18H30. Encore une bonne marche pour revenir sur mes pas. Ce soir, L’hôtel ne cuisine pas prétextant une panne de gaz; Ravi me conduit donc souper à l’hôtel voisin où je rencontre un couple de Belge que j’avais croisé ce matin à Aihole. Nous nous attardons lors du souper; résultat le chauffeur me fait la tête; il a démarré sur les chapeaux de roues et ne m’a pas dit bonsoir. Demain, on verra sinon je lui ferai une remarque. Il parait vouloir mener la barque, me semble t’il!
5 octobre: départ à 9H pour voir les temples de PATTADAKAL à 29 km de BADAMI. Je revois mes compatriotes sur le site. J’ai aimé le temple Virupashka avec l’énorme taureau Nandi en pierre noire, magnifique; dans ce temple, il y avait un Brahman. J’ai eu un coup de cœur pour le temple Mallikarjuna où j’ai fait un rituel religieux en faisant 7 fois le tour du sanctuaire principal où le Dieu est posé. Ces deux temples ont de belles sculptures. La spécialité du temple Galaganath est qu’il est a au sommet une grosse boule de pierre. L’érosion a beaucoup abimé les sculptures. Les autres petits temples sont moins signifiants. Ma visite sur ce site a duré 3H sous un soleil de plomb. En sortant, je m’abreuve d’un jus de noix de coco.
En chemin, je fais quelques photos insolites de la vie paysanne: des buffles couchés dans la boue, un pont recouvert par des récoltes diverses que les paysans font séchés (les voitures roulent dessus et ainsi les concassent). Je m’arrête à hauteur d’un ferronnier fabriquant des outils; son collègue fait marcher un soufflet avec une poutre qu’il agite de bas en haut continuellement. Le soufflet à l’intérieur dirige l’air sur le petit foyer qui permet au ferronnier de travailler.
Hier, j’étais passée devant un petit temple rose qui me plaisait; j’ai voulu aller le voir aujourd’hui. En fait, il est dédié à Sai Baba. L’accueil y fut chaleureux par les enfants et le brahman qui après m’avoir marqué le front, m’offre à manger des offrandes qui, en principe, étaient pour les Dieux. Serais-je devenue Déesse???
Au retour, à mi-chemin, je vais voir le temple Sri Mahakoota qui est aussi un ashram. Voyant de drôles de personnages teintés de blanc, aux longs cheveux et à la barbe immense, mon instinct me dit d’assouvir ma curiosité en m‘approchant. On tournait un film de cinéma. Résultat: je n’ai plus su bouger pendant une heure car le tournage débutait. De ce fait, je n’ai pas vu le temple de Kali ni la cachette souterraine sous le bassin d’ablution qui était le but de cette visite.
En arrivant à l’hôtel, Ravi me dit qu’il a fini journée car demain c’est le festival des chauffeurs et il doit avoir une belle voiture… Ca tombe bien, je suis fatiguée. La visite d’aujourd’hui aura duré au total 6H.
6 octobre: Ce matin, départ à 10H pour HAMPI. La route est mauvaise sur la première moitié du chemin. Nous mettons 5H pour arriver. La guest-housse est petite, sympa et très propre. J’aménage ma chambre à ma manière c’est-à-dire mettre les deux matelas un sur l’autre. Je vais faire un petit tour dans un périmètre de 500m et trouve quand même le moyen de me faire faire sur mesure une tunique car je n’ai que des manches longues et j’ai chaud. Un peu plus loin, je profite d’un massage ayurvédique; un vrai, fait par un malabar que je ne sais pas si je sentirais encore mon corps demain car il employe la force! Surprise demain au réveil…
RANJANA GUEST HOUSE: 15€ (rés av Stayzilla sinon -cher), 5 belles chambres av terrasse dans Hampi Bazar - propre - sympa - agréable.
7 octobre: Je n’arrête pas de transpirer; on m’a dit qu’il fait la température du mois de juin; le climat est déréglé ici aussi. HAMPI était une ville aussi importante que Rome avec 500.000 habitants au 16ème siècle lors de son apogée. Sur ce site de 30m² sont dispersés 400 temples. Il y a un chaos de rochers. S’il faut une preuve que le big-bang a existé, c’est ici qu’on la trouve!!! C’est fantastique, majestueux, magique, étourdissant. Il paraîtrait qu’il y ait encore des vestiges enfouis. 200 espèces de singes ont été lâchées sur ce site suite au film Hanuman.
J’ai commencé ma visite à 10H pendant 5H30 non stop. J’ai fait la ville royale en commençant par le temple Vitthala à quelques kilomètres. C’est celui qui est le mieux conservé sur tout le site. En entrant dans la cour, un incroyable chariot en pierre à quatre roues est implanté. Il y a des piliers musicaux mais j’ai eu bon essayer, il n’y a pas eu de réponse. Le déambulatoire faisant le tour du sanctuaire principal est en sous-bassement, ce qui est très rare; il est magnifique. Le temple Underground est souterrain et baigne dans l’eau; un gamin me le fait visiter. Le temple Queens’ bath avec son grand bassin entouré de balconnets où chanteurs et musiciens s’installaient. L’eau alimentant le bassin était pure, provenant d’un lac. Le temple Mahanavami Dibba avec son estrade pyramidale donnant sur la cour du roi. Du haut de cette estrade, on aperçoit aisément les bassins et les ruines du temple. Le dernier bassin est en pierre noire avec sa canalisation en pierre faisant plusieurs dizaines de mètres. Une indienne m’emmène voir la chambre secrète du roi en sous-sol. Il y a un couloir faisant le tour de cette chambre. Elle m’a pris la main et jamais de ma vie, je n’ai été plongée dans un noir intense pareil. Le néant complet. Moment intense! Je me demandais quand même où on allait sortir; je n’aurais pas voulu y faire des kilomètres!
Ravi me conduit maintenant au temple Hazara Rama qui a la particularité d’avoir quatre piliers noirs, remarquables, ce qui serait unique en Inde d’après les historiens. Nous arrivons au temple de Krishnaavec son gigantesque porche et des statues de danseuses. Puis le Zenana, quartier des femmes du roi, le harem quoi! Il y a un joli pavillon qui s’appelle le Lotus Mahal et des tours de guet. Après quelques mètres, l’étable des éléphants où le roi logeait ses préférés; il en avait 800. Je termine par quelques photos de rochers énormes qui s’appuient l’un sur l’autre. Je ne monterais pas les 600 marches pour voir le temple Hanuman!
Je m’offre à nouveau un massage, tellement celui de hier était bon. Je pense même y retourner demain car c’est rare d’avoir un massage de cette qualité. Je passe chercher ma tunique; elle est trop étroite; j’espère qu’elle va pouvoir m’arranger ça.
8 octobre: aujourd’hui, je démarre à 11H sans chauffeur. J’ai tout un programme à faire à pied mais il n’en sera rien, il est tout chambouler: normal en Inde. Le seul que j’ai visité et qui est toujours en activité est le temple Virupaksha, qui se trouve à deux pas de ma guest-house. Il est assez grand; il a une tour pyramidale de neuf niveaux et une grande cour où des indiens dorment la nuit. Il a un beau plafond décoré. Dans la cour, on met une pièce dans la trompe de l’éléphante Lakshmi, décorée; elle s’empresse de le donner au cornac puis vous met la trompe sur la tête en signe de bénédiction; j’ai trouvé ça comique! Je continue mon périple en chaussette puisque j’ai dû enlever mes chaussures à l’entrée. Je me retrouve à la rivière. Je fais de l’escalade sur les gros rochers afin d’arriver à la barque; tout va bien, je suis de l’autre côté. Montant un chemin, toujours sans chaussure, je trouve un petit resto sympa; je m’installe sur un matelas et déguste un vrai jus de papaye avec une salade de fruits.
Il n’y a rien d’autre à faire donc je réembarque pour la traversée. Cette fois, pas de chance, une jambe est passée, l’autre tombe à l’eau; deux indiens me tirent sur la barque sinon je versais complètement dans la rivière. Ré escalade sur les rochers brûlants pour atteindre la petite rue. Mes pieds brûlent vraiment. Quelle idée de ne pas avoir été rechercher mes chaussures avant tout ça! Je verse ma bouteille d’eau sur mes pieds mais ce fut pire, la pierre est tellement chaude que l’eau bouillait presque sur mes pieds. J’ai vite enlevé mes chaussettes et me suis assise par terre. Le Mango Tree est un resto recommandé dans les guides. C’est un peu loin surtout sans chaussure et y vais en rickshaw mais il y a quand même toute une bananeraie à traverser. Surprise en arrivant, j’y étais allée avec mon petit groupe il y a quelques années. Je bois un jeu de papaye et retourne en rickshaw jusqu‘à l‘entrée du temple où je récupère ce que j‘aurais dû avoir bien plus tôt: mes chaussures. Tout cela m’a pris 5H. J’ai rendez-vous pour un nouveau massage. En fait, j’ai récupéré ma tunique, pas terrible! Elle finira à la poubelle…
9 octobre: on a fait le trajet jusqu’HASSAN, ce qui fait 8H15 de route, non stop pour 380 km. Route en très mauvais état. Je suis bien installée à l’hôtel, heureusement pour le prix!!! Il y a internet dans les chambres sauf dans la mienne car je suis au 3ème et je dois aller dans le couloir du 5ème pour lire mes mails.
SOUTHERN STAR HOTAL: 46€ av pt déj anglais, ce qui n’est pas trop notre truc de manger un repas chaud le matin et piquant en plus (rés av Makemytrip), propre, grand, internet dans room mais pas avant le 4ème étage, pas eau chaude journée; ne vaut pas le prix du tout…
10 octobre: hier soir, j’ai eu des crampes au ventre et ce matin, encore un peu barbouillée. J’ai donc décidé de supprimer ma visite de Bélur; je la ferai demain avec Halebid. J’ai donc profité de ma belle chambre d’hôtel en me reposant. Je suis sortie quand même acheter mes fruits, poster mes cartes postales qui fut toute une entreprise; la poste en Inde n’est pas vigoureuse; on dirait qu’on leur amène des lettres à poster pour la première fois. J’ai eu le plaisir de revoir mes compatriotes vu à Bâdâmi, à Pattadakal et à Hampi. Je les reverrai certainement à Mysore. Le soir, j’ai fait quelques achats dans une grande surface à deux pas puis j’ai pris mon repas au resto de l’hôtel Sri Krishna qui est moins cher que celui du Southern Star.
11 octobre: démarrage à 9H pour le site historique de BELUR et HALEBID. Une heure de route et me voici devant le temple de Chennakeshava à Bélur. On pénètre dans l’enceinte par l’extraordinaire gopuram à 7 étages; on arrive dans une grande cour où sont implantés le grand temple et d’autres petits le contournant.
Sa particularité est qu’il est situé sur une plate forme en forme d’étoile. Je n’avais jamais vu cela auparavant. C’est magnifique! Il aura fallu 103 ans pour faire ce chef d’œuvre. A l’intérieur, se trouve des piliers noirs brillants. Dans la cella, se trouve un Vishnu de 3m de haut. Un gros spot dirige la lumière vers la cella et les sculptures du plafond du mandapa. Ces sculptures sont fines et je me demande toujours comment il a été possible de réaliser de telles merveilles à l‘époque (12ème siècle). En sortant, je passe devant un cobra géant dressé, doré. Enfin, moi je suis passée quatre fois devant tellement je rentrais et sortais d’un côté puis d’un autre. C’est un des plus beaux temples en Inde du Sud parait-il, d’après les guides. Il est toujours en activité.
Les quelques petits temples sont de moindre importance. Je passe dans une galerie où il y a plusieurs statues dont un super Ganèche qui m’attire tout spécialement. La visite aura duré 2H.
Maintenant, direction Halebid à 16 km. Ici, c’est le temple de Hoysaleshera, une merveille du point de vue architectural. Les sculptures sont encore plus fines que celles de Bélur. En fait, c’est un grand couloir avec une petite salle qui relie deux temples, un du roi et l’autre de la reine. Devant leur entrée respective, il y a un énorme Nandi (taureau, monture du Dieu Shiva). Celui du roi, le 2ème est majestueux et serait le plus gros Nandi de l’Inde. Celui de la reine, plus petit, est gracieux. Je m’émerveille devant le travail réalisé. Je pense me souvenir qu’il est en forme d’étoile. Il y a un petit musée dont le tour est vite fait. La visite a duré 2H15.
Ravi m’arrête 1 km plus loin pour voir les temples jains; je refuse car j’en ai vu beaucoup lors du voyage précédent. Je regrette car je lis après dans ma documentation qu’il y avait une statue de Tirkankara (Dieu Jain) de 4,5 m.
Par contre, j’avais lu qu’il y avait un curieux temple à DODDAGADAVAHALLI, à 20 km. Le chauffeur ne connaissait pas mais un copain lui avait dit que le chemin était difficile, ce fût le cas. Mais aucun regret en arrivant au temple Mahâ Lakshmi. Le Brahman nous fait visiter les lieux; il fait sombre et est muni d’une lampe. C’est vrai qu’il est bizarre ce temple. Les quatre sanctuaires en croix marquent les quatre points cardinaux. Un des sanctuaires représente Kali avec deux grands squelettes effrayants à l’entrée. Les autres représentent Shiva, Vishnu et Lakshmi. L’extérieur n’est pas bien conservé. En partant, le brahman nous offre des bananes. Petite visite insolite. Retour à l’hôtel à 16H30 où je comptais prendre une douche chaude mais pas d’eau chaude, quand même pour un hôtel de ce prix!
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie payé le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie payé le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
Notre projet, environ 6 semaines en Inde du sud. J'ai déjà beaucoup parcouru le forum, le GR et le LP. J'ai bcp de mal à me décider pour notre périple. Nous sommes intéressés par la nature, la manière de vivre des gens que nous espérons rencontrer. Nous ne voulons pas d'un programme trop chargé et surtout nous voulons pouvoir nous arrêter quand nous nous sentons bien.
Notre budget n'est pas illimité (30€ par jour?) mais nous tenons quand même à éviter les endroits douteux, nous sommes un couple autour de 60 ans.
J'ai déjà retenu Mysore, Hampi, les backwaters, le toy train... Mais toujours rien décidé à commencer par notre aéroport d'arrivée!
Karnataka, kerala, tamil-nadu... Cela me paraît maintenant beaucoup trop ambitieux après les lectures que j'ai faites. Il faut choisir, c'est notre premier voyage en Inde!
En janvier février, y a t-il beaucoup de moustiques dans le kerala?
L'option voiture avec chauffeur est-elle vraiment à conseiller car je suppose qu'il faut alors avoir préparer son itinéraire précisément. Des amies l'ont pratiqué avec bonheur l'annèe dernière, elles partaient 3 semaines.
Atterrir où? Bombay est moins cher mais plus au nord... Madras détermine déjà la côte Est.
Je sais que ce n'est pas aux membres du forum à faire le travail mais voilà quelques petits coups de coeur ou expériences similaires m’aiderait un peu, beaucoup même.
Merci d'avance
Au risque de paraitre un sujet "bateau" déjà lu et relu, je recherche un hôtel ou hébergement à Bombay
critères, simple mais propre et calme. sans l'habituelle télé crasseuse ( si , celle pour laquelle on prend un peu de papier WC pour appuyer sur la télécommande ), sans couverture qui puent le tabac et le reste. sans virer les draps dès l'arrivée sans sans, bref, une petite piaule sympa, pas un palace, pas un 5*, pas de grooms avec des costumes usés et fatigués, juste une petite piaule.
pour les prix, je crois savoir que Mumbai est cher donc disons 1000 / 1500 roupies pour deux !
merci d'avance à tous.
Bonsoir,
Nous avons décidé de partir en Indes du sud 3 semaines à Noel, je vais avoir un tas de question un peu plus tard, mais pour l'instant je voudrais réserver rapidement ma première nuit d'hôtel le jour de notre arrivée connaissez vous un bon hôtel ? ou un site en ligne ou je peux réserver
Merci à vous
Virginie
Nous avons décidé de partir en Indes du sud 3 semaines à Noel, je vais avoir un tas de question un peu plus tard, mais pour l'instant je voudrais réserver rapidement ma première nuit d'hôtel le jour de notre arrivée connaissez vous un bon hôtel ? ou un site en ligne ou je peux réserver
Merci à vous
Virginie
bonjour
nous devons rester à Mumbai une semaine à partir du 29 avril jusq'au 10 mai et je voulais savoir quels sont les lieux à ne pas manquer; d'autre part, comment se vêtir (pas de bermudas pour les hommes ? ni pour les femmes à qui la cheville ne doit pas être visible nous a t on dit ) peut-on se promener "tranquillement" avec un appareil photo (canon) ? pensez-vous qu'il est faisable de se rendre à Goa 2/3 jours pour entrecouper le séjour (en avion pour gain de temps) fait-il vraiment très chaud début mai (une température avoisinant les 35/40 ° ?) quels sont les gestes et attitudes à éviter absolument ? ou à recommander absolument ? merci par avance !
Bonjour...
je pars début août avec une copine pour Bombay, puis le Tamil Nadu. pour 3 semaines, sac à dos rêves à gogo... premier voyage hors d'Europe, premiers voyages en avion, premier voyage "aventure"....beaucoup de premières fois qui malgré le fait que j'ai bcp lu, que je me suis renseigné, font que j'apréhende un peu ce voyage... les risques, la tourista, le dépaysement, (on m'a tellemnt dit que l'Inde, c'est vraiment particulier...) Mais j'ai hâte !
Si vous pouviez me partager les émotions que vous avez éprouvées, si l'arrivée ou le retour ont été difficiles, quelles arnaques ils faut éviter...
Merci d'avance !
je pars début août avec une copine pour Bombay, puis le Tamil Nadu. pour 3 semaines, sac à dos rêves à gogo... premier voyage hors d'Europe, premiers voyages en avion, premier voyage "aventure"....beaucoup de premières fois qui malgré le fait que j'ai bcp lu, que je me suis renseigné, font que j'apréhende un peu ce voyage... les risques, la tourista, le dépaysement, (on m'a tellemnt dit que l'Inde, c'est vraiment particulier...) Mais j'ai hâte !
Si vous pouviez me partager les émotions que vous avez éprouvées, si l'arrivée ou le retour ont été difficiles, quelles arnaques ils faut éviter...
Merci d'avance !
Bonjour à tous,
J'ai réservé et payé sur le web 2 tickets de Bus au départ de Mumbai pour Nasik. Mon avion atterrit à 11h00 et le bus arrive à 12h45. Ma question est de savoir si avec mon ticket électronique je peux directement prendre place dans le bus, ou si je dois d'abord passer par un bureau de l'agence pour changer contre des vrais tickets ??🤪 Si je pouvais éviter de me faire refouler, cela m'arrangerait !! lol Merci 😉😉
J'ai réservé et payé sur le web 2 tickets de Bus au départ de Mumbai pour Nasik. Mon avion atterrit à 11h00 et le bus arrive à 12h45. Ma question est de savoir si avec mon ticket électronique je peux directement prendre place dans le bus, ou si je dois d'abord passer par un bureau de l'agence pour changer contre des vrais tickets ??🤪 Si je pouvais éviter de me faire refouler, cela m'arrangerait !! lol Merci 😉😉
bonjour
quel est la meilleure saison pour y aller? en avril-mai, quel temps y fait il?
quels intineraires me conseillez vous depuis bombay?
quels sont les meilleurs plages et lieux pour se reposer (apres un periple nds le nord de la region)?
les moyens de circulation entres les differents villes de la region?
est ce une belle et interessante region (comme le rajhastan par exemple)?
merci pour vos conseils!!!!
à bientot
corinne
17 Décembre 2010
Ça y est, c’est le grand jour, nos amis viennent nous chercher et nous emmener à la gare, ils sont aussi anxieux que nous (ils aimeraient être à notre place). On discute, on charge les bagages et on y va. Ils nous quittent sur le quai avec de grands au revoir à la hindi. Le train démarre et c’est parti. En cour de route 1ere annonce le train prendra du retard, les intempéries. C’est pas grave, on a prévu 3 heures entre le train et l’avion. Gare de Lyon, rer, Roissy, pas de problème, 2 heures d’attente, enregistrement, on discute avec des french qui vont sur Varanasi et on embarque. Nouvelle annonce, 2 heures d’attente, ils doivent dégivrer les ailes de l’avion pour décoller. Petit problème, nous avons 3 heures de transit à New Delhi avant d’atterrir à Mumbay.
18 Décembre 2010
Nous arrivons à Dhelhi avec plus de 2 heures de retard, il n’y a pas de réel transit, nous devons récupérer nos bagages et nous réenregistrer pour Mumbay. Douanes, bagages, comptoir Air India, notre avion est parti, il nous faut en prendre un autre, la galère commence, welcome in india. Après différents comptoirs, après différentes directions, après différentes négociations, nous finissons par rencontrer un jeune homme à qui nous réexpliquons notre problème, 5 minutes après nous avions nos cartes d’embarquement pour le prochain vol , comme quoi !!! Malheureusement nous arrivons vers 19 heures , alors qu’ont devait y être vers 15 heures pour profiter de Mumbay. Prepaid taxi, course folle à travers la ville pour rejoindre notre hôtel prés de Victoria Station, après ces 2 jours de transports nous pouvons enfin nous reposer, mais la chaleur et le bruit de la ville nous tiennent éveillés.

19 Décembre 2010
Réveil à 7 heures, nous devons reprendre un autre avion pour Kochi. Après un breakfast local, nous voilà reparti vers le domestic airport , c’est dimanche, les rues sont moins surpeuplées que la veille. Vers 13 heures nous arrivons à Kochi, notre chauffeur (Senthil) nous attend et nous partons directement sur Alleppey. Nous sommes enfin arrivés à destination , l’accueil est à la mesure de la guesthouse, chaleureux et souriant , le feeling passe bien. Après s’être installé, nous dégustons un excellent Byriani et partons assister au coucher de soleil sur la plage. J’allume une cigarette et l’on me conseille de faire attention , il est interdis de fumer en public en inde, que ce soit dans les lieux publics ou dans la rue. L’équipe de la Guesthouse nous invite à la fête de la ville de fin d’année qui commence le soir même. Dans le centre ville, des milliers de personnes de partout, des couleurs, des lumières, des pétards, des feux d’artifices, des klaxons et j’en passe. Après avoir essayé de remonter une rue principale, nous voila devant une grande scène avec un festival de chant et de danse avec des costumes et des couleurs lumineuses. Le plus de ce spectacle, chaque personne qui en avait envie donnait sa musique au régisseur et présentait son spectacle. Un peu fatigués, nous rentrons à la Guesthouse, un bon petit diner, une bonne petite bière locale et vers la fin du repas, l’équipe de la Guest avec qui le feeling passait bien, s’est mis à chanter et danser pour finir la soirée.
  
20 Décembre 2010
Nous nous levons tard, il fait déjà chaud (30°) et ce sont les corbeaux et les klaxons qui nous y obligent. Après un petit déj local, nous décidons d’aller visiter Fort Cochin. Tiens nous sommes dans une zone touristique , promenade sur les bords du lac (Vembanad), visite d’une église, visite d’une autre église, d’une Synagogue, d’un musée d’architecture, un petit Lassi ananas et nous repartons. Nous n’avons pas été transcendé par l’endroit. Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Marari beach, juste avant le coucher de soleil, là oui, magnifique plage sous les cocotiers, quelques bateaux de pécheurs, des hommes reprisant leurs filets et ce soleil si rouge qui s’éloigne au loin, nous restons jusqu’à la nuit tombée, assis sur le sable , un ange passe. Arrivée à la guesthouse , un diner nous attends, puis une partie de pions (jeux national) boucle notre journée. La fatigue et la chaleur nous empêche de dormir, il est tard.
  
21 Décembre 2010
Une bonne douche, un bon petit déj et nous sommes prêts pour des courses. En marchant le long de la berge du canal un temple Jaïn nous interpelle. Il est petit mais avec un certain caractère. Une personne au loin nous propose de rentrer, nous retirons nos tongs et nous voilà dans le temple. Un Hindou nous accompagne et nous explique l’historique du lieu et la religion, notre cerveau occidental a du mal à tout comprendre mais bon. Un Jaïn vêtu de blanc , son tissus sur la bouche et le nez , prie devant l’autel dans un silence « évangélique ». Arrivés dans le centre, nous nous achetons quelques médications ayurvédique et nous entrons dans un magasin, j’ai besoin de 2 Kurta pour le voyage. De charmantes demoiselles nous accueillent dont une qui nous conseillera tout au long de nos achats. Les Kurta sont trop longues, aussi bien au niveau des manches, que de la longueur, qu’à cela ne tienne, 30 minutes plus tard, je les avais sur mesure. Nous repartons vers la guesthouse avec un touc touc (ferrari) . C’est l’heure de prendre le gouvernement boat sur les bachwaters. 20 minutes après nous étions sur le bateau avec les écoliers et les travailleurs qui rentraient chez eux. Les canaux sont tout simplement magnifiques, cocotiers, rizières, maisons multicolores etc… Senthil nous invite pour partager un bon gouter à la kéralaise dans sa famille. Les enfants sont beaux et ils sont rois. Nous sommes encore invités dans une autre famille dont le fils scientifique nous fait profiter de sa passion pour le monde sous marin, il donne des conférences sur la protection de la mer. En rentrant à la guesthouse nous rencontrons un français avec qui nous passerons la fin de la soirée.  
22 Décembre 2010
Après des au revoir et des pincements au cœur, nous partons pour Périyar. Le Kérala foisonne de végétation tropicale. Notre chauffeur Senthil est vraiment sympa, nous rigolons bien dans la voiture, tout en écoutant de la musique Bollywood ou occidentale, il y a même un écran à l’arrière pour notre fils quand les trajets sont un peu long. 4 heures après , nous nous installons dans la guesthouse de périyar, la propriétaire est d’une gentillesse. Nous allons visiter des plantations de café, cacao, cardamome, clou de girofle, ananas, gingembre et j’en passe. Nous rentrons au village, achetons quelques épices, réservons un spectacle de Katakali et un massage ayurvédique. En attendant nous prenons un bon thé massala tout en admirant certaines architectures, mais surtout la vie et les couleurs toujours en mouvement. Dans la salle un danseur fini de se maquiller et de s’habiller devant nous. Puis avant le spectacle, un danseur apparait tout en costume et maquillage. Une explication de la musique, de la gestuelle du corps entier et du scénario nous est donnée. La musique, très lancinante, et les mimiques des yeux des danseurs étaient impressionnantes. A la sortie nous sommes allez directement au massage. La file d’attente était assez importante, mais grâce à la réservation, 5 minutes après, le massage commençait. J’ai emmené mon fils avec moi. D’abord déshabillage, je garde mon slip, le masseur m’attache une cordelette autour de la taille, avec une espèce de cache sexe pire qu’un string, j’enlève mon slip, hum!! Je m’assoie sur le bord du banc de massage, d’un bois éclatant et le massage commence. La tête d’abord, les cheveux, la nuque, le visage, une huile spéciale pour les cheveux. Le massage est très énergique. Puis je m’allonge sur le dos, le masseur me dépose bien un demi litre d’huile sur le corps et le massage recommence, tout cela à des rythmes différents mais avec une certaines énergie. Je suis obligé de faire attention à mon sexe qui passe de droite à gauche du « string ». Mon fils me regarde en rigolant dans son coin. Après sur le ventre et dans le même esprit. A la fin du massage on me fait rentrer dans un sauna portatif où seule ma tête dépasse. Je suis tellement enduit d’huile que je glisse sans arrêt. Séchage à la serviette et recommandation de prendre une douche dans une heure. Le masseur était un vrai « pro », mais pas une seconde je n’ai pu me détendre. Nous sommes repartis à pied vers notre guesthouse, en chemin nous nous sommes arrêtés dans un resto repaire de la jeunesse dorée hindou. Le changement est radical, tout leur est dû, c’est flagrant.
 
23 Décembre 2010
Au revoir à cette très gentille famille qui nous a si bien reçu, avec leurs belles chambres avec balcon donnant sur la forêt (tropicale). Une halte dans une réserve d’éléphants, petit tour pour notre fils et en route pour Munnar, route jonchée d’eucaliptus, de champs de thé, de cocotiers resplendissant au matin. Arrivée sur Munnar, petit problème, Senthil avait réservé 1 mois auparavant, mais hier soir le propriétaire avait sensiblement augmenté le tarif de la chambre, peak season oblige, même après négociation. Notre driver en connaissait une autre, nous nous sommes retrouvés au beau milieu des champs de thé, sur les hauteurs de Munnar, avec notre chambre avec un grand balcon donnant sur la vallée, un ange passe. L’Après midi étant entamée, une simple visite des alentours au milieu des milliers d’arbres à thé taillés en bonzaï pour être à la portée des cueilleuses, resplendissant d’un vert franc sur ces vallons pentus, nous sommes régénérés pour la soirée. En rentrant nous avons bifurqué par un petit village d’ouvriers du thé, tout appartient à la famille TATA, une des familles les plus puissantes d’Inde. Bien sur les sourires et les bonjours se sont démultipliés. Comme nous avons un enfant avec nous beaucoup de « portes s’ouvrent ». Nous rentrons à la guesthouse, sur la terrasse où nous savourons un thé massala devant le coucher de soleil sur les théiers. Plus tard nous retrouverons à coté d’une grosse famille d’hollandais, l’échange ne passe pas, pas grave.
 
24 Décembre 2010
Nous décidons d’aller visiter la plus haute manufacture de thé de Munnar, la seule en bio du coin d’ailleurs. Mais il faut gravir la montagne en Jeep (1000 mètres de dénivelés), l’aventure commence, nous voila parti au milieu des champs pentus sur une piste totalement chaotique, en nous demandant si nos vertèbres allaient assumer le trajet. Heureusement en arrivant la haut, jonction entre le Kerala et le Tamil nadou, la vue sur les 2 horizons était saisissante. Visite de la manufacture, un petit thé noir et nous redescendons, mais cette fois ci sans moteur, rien qu’avec les freins. Après ce périple, Senthil nous emmène déjeuner à Munnar dans un resto chic et clean, nous n’avons pas apprécié, de plus jusqu’à présent, nous ne déjeunions pas l’après midi, alors nous avons décidé de continuer ce « régime ». Après quelques coûts de téléphone en France, 24 Décembre oblige, nous sommes rentrés à la guesthouse. Sur la terrasse, de nouveaux arrivants, des Français. Plus tard, après avoir fait plus ample connaissance, nous avons fini par souper ensemble autour d’une bonne bouteille de vin (que j’avais acheté dans un magasin d’état quelques jours auparavant) et nous avons trinqués les hindous et nous à noël. Les feux d’artifice et les pétards illuminaient la vallée.
 
25 Décembre 2010
Aujourd’hui, nous partons pour Ooty, une douche, un breakfast, l’addition et au revoir à tout le monde. La route est superbe, mais longue, trop longue. Il faut considérer qu’en moyenne, depuis le début de notre voyage, l’ont peut arriver à faire 30 km par heure maximum, dans le meilleur des cas. Après 6 heures nous nous arrêtons à Mettupalayam, nous n’irons pas à Ooty. L’hôtel est vaste , la chambre aussi, le prix convenable. Petit repos et promenade dans la ville. Les rues sont bondées, toujours aussi bruyantes. Le resto de l’hôtel est populaire, comme ont les aime. Les enfants d’une table à coté viennent nous poser les questions habituelles, l’ambiance est à la bonne humeur, tant mieux.
26 Décembre 2010
En sortant de l’hôtel, une star de Bollywood arrive avec tout un harem derrière lui. Nous nous saluons et nous voilà reparti. (Senthil m’explique d’abord que c’est une star puis me raconte qu’il fait aussi de la politique en vue des prochaines élections). Nous prenons la route pour Mysore. A un moment, j’aperçois une vieille dame allongée au bord de la route à même la terre, je crois qu’elle est morte, je demande à Senthil de s’arrêter, je sors et je m’agenouille prés d’elle. Je lui parle, la touche, elle tourne tout à coup la tête, me regarde, me parle, elle est dans un sale état, empoussiérée jusqu’au bout des ongles, mais vivante. Elle s’assoie, sort une bouteille, bois un coup, je suis rassuré, je lui donne quelques dizaine de roupies et nous repartons. Nous traversons la montagne, des cultures de riz, des cocotiers, des bois de Santhal, des vaches qui bloquent la route, puis des singes, des paysans balançant leurs épis sur la route afin que les véhicules les broient, nous entrons dans le Karnataka. Le paysage change assez radicalement, la sécheresse apparait, fini la luxuriance du Kérala. Arrivée à Mysore. 1er hôtel, bondé, trop cher et chambres trop petite. 2 ème, une seule chambre, crade et trop cher. 3 ème, bon accueil, chambre nickel, prix nickel, on se pose. Petit repos sous l’hélice, en lisant un guide, on s’aperçoit que le palais du Maharaja ne s’illumine que le dimanche et nous sommes dimanche, allez hop on se lève et en route pour le palais qui est juste à côté. Bien sur ce n’est pas du bon côté , on se tape le tour des remparts jusqu’à la bonne entrée. Elle est bondée de monde car c’est gratuit pour tout le monde. Les portes s’ouvrent, on dirait le départ d’un marathon. Le palais est démesuré, un rien excentrique. La nuit tombe petit à petit, il est juste éclairé, il ne s’illuminera qu’à 19 heures. En attendant, on admire la majestuosité des lieux, le palace, les jardins, les remparts, les temples personnels. Tout à coup tout s’illumine, c’est magnifique. Des milliers d’ampoules éclairent le palace et les remparts, c’est un vrai feux d’artifice de beauté. Nous rentrons en touc touc, dégustons un savoureux thali et notre chambre nous attends.
 
27 Décembre 2010
Après une superbe nuit, un bon idli et un thé massala, nous décidons d’aller visiter ce fameux Palace. L’intérieur est plus excentrique que l’extérieur, la démesure de l’opulence, teck, marbre, pierres précieuses, portes en argent massif, en or, des couleurs délirantes etc.…. Nous sortons après 2 heures de visite, nous nous dirigeons maintenant faire visiter le Zoo à notre fils avec Senthil. Il est bondé d’écoliers et de visiteurs, il est immense aussi, mais joli. Visite du temple de Chamundihill, sur la colline qui domine la ville. Il y a foule, nous entrons dans le temple, des divinités de partout, du monde qui se bouscule pour donner une offrande, le rituel nous est étranger, nous sortons, malgré une superbe architecture. Nous redescendons la colline , visite du Nandi géant (taureau), puis d’un palace devenu hôtel, nous ne prenons que quelques photos de l’extérieur, il m’impressionne et je n’ose aller le visiter à l’intérieur. Retour à l’hôtel et essaie d’une espèce de pizzéria fast food à côté, chère et bien dégueulasse.
 
28 Décembre 2010
Ce matin, quelques autres visites dans et autour de Mysore. D’abord le devaraja market, des légumes, des fleurs, des épices et des emmerdeurs qui ne nous lâchent pas. On écourte la visite et on s’en va. La Philomena’s Cathedral, grosse bâtisse cossue, style gothique où le silence est respecté, étonnant. La forteresse de srirangapatna, quelques ruines au bord de la rivière, puis des escaliers pour les ablutions. La résidence d’été du Sultan Tippu avec de beaux jardins entretenus, petite halte sous les arbres au bord de la rivière, un petit coin tranquille (ce qui est rare), puis visite de la résidence avec tout l’historique retranscrit sur les murs, au retour , des centaines de jeunes filles avec leurs saris multicolores illuminent l’allée. Visite d’un lieu de culte au bord de la rivière où les pèlerins se faisaient raser la tête et un Saddhu tout rouge écoutant la radio avec des écouteurs. Le Jaganmoham Palace qui recèle de Superbes peintures des anciens Maharaja de Mysore, des meubles d’époque et de beaux instruments de musique. En sortant nous nous apercevons qu’il y a un festival de musique et de danse dans l’auditorium du Palace, ce soir danse traditionnelle, nous attendons avec un bon chai et admirons la danseuse avec son costume, son maquillage et tout son corps avec des mouvements bien précis. Il est 19 heures, nous emmenons notre fils dans le parc d’attraction de la ville. C’est une concentration de magasins, d’associations nationales, d’échoppes de nourriture, de boissons, de glaces et enfin quelques attractions (une réplique aussi du taj mahal en carton pâte)
 
29 Décembre 2010
Départ pour Belur et Halebid. Le paysage du Karnataka deviens de plus en plus aride, surtout des cultures de céréales, les villages de plus en plus pauvres, on a l’impression que l’eau n’a pas fait son apparition depuis pas mal de temps, pourtant l’on croise des rivières, des lacs assez souvent et bien remplis, les routes sont toujours aussi irrégulières (toujours une trentaine de kilomètres par heure au maximum). Au bout de 4 ou 5 heures nous arrivons sur Halebid, petite bourgade qui tourne plus ou moins autour de ces temples qui sont toutefois bien conservés et d’une architecture presque totalement différente. Des cars entiers d’écoliers, tous en uniforme la plupart du temps, viennent en excursion et nous assaillent de where do you come from et de what’s your name. Après cette visite nous allons voir d’autres temples de l’autre côté du village et là stupéfaction, personne. Pourtant ces trois temples étaient tout aussi séduisant, va comprendre Charles. Nous prenons la route pour Belur, bourgade reculée dans les terres, nous cherchons d’abord notre guesthouse, un personnel très chaleureux, des chambres vastes, pas chères, mais dans un état d’hygiène, hum !!! Après avoir investi les lieux, visite du temple du village, bien sur plein de monde, avec les mêmes hordes d’écoliers en visite, l’architecture du lieux ressemble à Halebid. Dans la rue du retour, je décide de me faire raser la tête et la barbe, histoire d’aérer la situation, ma femme et mon fils m’attendent devant le coiffeur et le spectacle continu. La pauvreté a investi la rue, à un moment une femme s’allonge tranquillement au milieu de la rue, dans la poussière rouge du soir, puis commence à communiquer avec une pierre devant elle. Coucher de soleil sur la terrasse qui domine le village, bon thali au resto et dodo .
 
30 Décembre 2010
Départ pour Hampi, 250 km de route, c’est-à-dire pratiquement toute la journée, notre plus gros déplacement en voiture depuis le début du séjour. C’est une histoire sans fin, heureusement que nous avons une bonne voiture, confortable et surtout un driver hors pair. Nous arrivons en fin d’après midi à Hampi, et le peu que nous voyons nous réconfortent de notre décision de venir jusqu’ici, c’est un site tout simplement grandiose. Investissement de la guesthouse, qui a l’air sympathique, tout simplement la famille nous reçoit, nous fait visiter une chambre petite mais très cosi, toute rose avec moustiquaire au dessus du lit et d’une propreté inouï. Nous sommes dans un endroit touristique, cela faisait longtemps qu’on avait pas rencontré autant d’occidentaux, nous nous promenons dans la rue principale, des magasins à touristes de partout, on matte un peu histoire de voir les prix pratiqués, on achète un ou deux trucs, puis place au dîner. Senthil nous propose d’aller manger à l’hôtel gouvernemental car c’est le seul endroit où l’on peut boire une bonne « bière ». Le resto ne paye pas de mine mais il est agréable, la bière bien fraiche, pas mauvaise. ça fait du bien après une journée pareille.
 
31 Décembre 2010
Journée totalement touristique : visite des temples et monuments et il y en a de partout. D’abord nous allons vers la rivière, un immense temple (Virupasha) un des plus haut admiré jusqu’à maintenant. Puis ablutions sur les berges (pas nous) Nous longeons le lit de la rivière, un hindou nous propose de prendre une de leurs fameuses barques rondes, après négociation nous acceptons. Nous voguons sur un site magnifique, avec quelques petits temples aux abords, une retraite spirituelle pour Sadhou, des immenses blocs de granit arrondi, le silence du lieux, un ange passe. Nous accostons, visite du fameux vittal temple et du stone car, des hectares de monuments ici ou là, une grosse enceinte entourant le Vittal, à l’intérieur, de nouvelles sculptures, le fameux stone car, des piliers à cristaux avec un son étonnant. Nous retournons sur Hampi à pied , tous les 10 mètres un nouvel édifice dominant la rivière, Hampi vaut vraiment le détour. Arrivée au village, petite pause et l’on retrouve Senthil pour des visites en voiture. Lotus Mahal, éléphant temple, hajari rama temple, Watch tower, Queens bath, sister temple, under ground temple. Nous finissons la journée avec un coucher du soleil au krishna temple qui domine le village et la rivière, encore un ange qui passe. Retour au village, achat de quelques bières pour un apéritif sur la terrasse de la guesthouse avec Senthil puis repas dans un resto tibétains où l’on mange à la romaine avec de la musique house en fond. Nous sommes tellement crevés que nous n’attendrons pas les douze coups de minuit.
 
1er Janvier 2011
Départ pour Goa, dernière étape avant le retour en France, histoire de se reposer. Nous sommes partis à 9 h du matin et nous avons mis 10 h pour arriver à destination. Pourtant la route pour une fois n’était pas trop mauvaise, presque 300 km mais une histoire sans fin. Nous sommes arrivés vers 19 h, épuisés, de plus nous n’avions pas réservé. Mais tout d’abord le spectacle. Ibiza peut aller se rhabiller par rapport à ce que nous avons vu en arrivant. Tout d’abord j’avais choisi Candolim pour être plus tranquille qu’à calangute ou anjuna. Des restos, des boutiques, des resorts, des guesthouses, toutes les nationalités qui grouillaient dans les rues, il y avait longtemps que je n’avais vu une aussi grosse concentration d’occidentaux. Des écrans géants avec des centaines d’anglais avec leurs bières regardant un match de foot. Sommes nous toujours en inde ???? Je suis parti vite à la recherche d’une guesthouse, au bout de la sixième, j’ai réussi à trouver une chambre. Installation, nous mangeons dans un resto, je m’aperçois que les prix sont multipliés par 2, nous rentrons pour un repos bien mérité et surtout pour nous retirer de cette folie.
2 janvier 2011
Départ de la guesthouse vers 9 h, j’en avais réservé une autre de France prés d’ici aujourd’hui et demain, de toute façon il n’était pas question de rester prés de cette rue infernale. En attendant, nous sommes allés visiter Old Goa, avec ses Cathédrales imposantes. Puis j’ai désiré revoir Calangute (j’avais séjourné un mois « quelques années auparavant » Bien sur j’ai été surpris du changement, mais j’ai réussi à reconnaitre quelques endroits, de même la maison où j’avais séjourné. J’ai remarqué tout de même que Calangute est beaucoup plus indian people que Candolim. Nous essayons de retrouver la guesthouse nichée dans la palmeraie entre Calangute et Candolim. Nous finissons par la retrouver prés de la plage, isolée entre d’autres guets. Belle demeure au milieu des cocotiers, mosaïque et couleurs pastel et surtout quiétude totale. On s’y sent bien rien qu’en la regardant. Après notre installation dans une chambre avec balcon, ventilo et moustiquaire, Nous partons découvrir la plage, quelques paillotes tranquille, quelques transats, un sable fin et des vagues qui nous bousculent. Ouf nous avons trouvé un endroit idéal pour nous reposer avant notre départ pour la France. Le reste de la journée servira à la farniente, à la baignade, à siroter un bon jus de fruit ou regarder le coucher du soleil sur la mer. Bonne douche, bon resto sous la paillote et belle nuit à espérer.

3 janvier 2011
Les corbeaux commencent leurs piaillements, la journée commence. J’avais réservé des billets de train pour rentrer sur Mumbay le lendemain, mais le dos de ma femme ayant mal assumé tout le voyage, nous sommes allés sur Panaji pour trouver une possibilité de billet d’avion. Après deux agences et nos billets en poche, retour sur Candolim, quelques achats, un bon drink au bord de l’eau et retour à la guesthouse. Toute l’après midi à été consacré à la farniente, la baignade, le bronzage, un petit lunch ou une bonne boisson, jusqu’au fameux coucher de soleil. Dernier soir à la guesthouse, dernier soir avec Senthil, nous l’invitons pour un diner au bord de l’eau sous la paillotte. Mon fils lui apprend quelques mots en français, comme toujours les plaisanteries avec la langue sont de mise. Dernier soir à Goa.

4 janvier 2011
Nous avons le temps, notre avion n’est que pour cet après midi. On remballe nos affaires, un dernier petit dèj au bord de l’eau, un au revoir au proprio et des félicitations pour sa guesthouse qui est magnifique à tous les points. Je propose d’aller faire un petit tour à Anjuna. A ma grande stupéfaction, le village n’a pas trop changé. Les mêmes maisons, la même ambiance, les mêmes paillottes où je passais de sacrés soirées il y a quelques années. Destination Panjim, visite de sa célèbre plage, il n’y a aucun occidental, que des hindous, pourtant le bord de mer est superbe. Un dernier petit Lassi et en route pour l’aéroport. Un au revoir à Senthil (snif) et nous voila dans l’avion pour Bombay. Arrivée à l’aéroport domestic, nous prenons la navette pour l’international, la bas on ne nous laisse pas rentrer car notre avion n’est pas avant 6 heures du matin et il est 7 heures du soir, direction la salle d’attente, arrivés à l’entrée, un hindou nous conseille de ne pas rester la jusqu’au lendemain matin, car ce ne sont que des sièges et avec notre enfant attendre pendant 8 heures d’affilé hum!! Il nous propose de dormir dans un hôtel proche de l’aéroport. Après plusieurs propositions on trouve un terrain d’entente vu les prix pratiqués à Bombay. Après quelques coups de téléphone, une navette de l’hôtel viens nous chercher et nous ramènera le lendemain. Le tout tout inclus et pour 2000 roupies. Le pire c’est que l’hôtel était nickel.

5 janvier 2011
Réveil à 3 heures du matin, retour à l’aéroport. Au comptoir d’air india on nous dit qu’il faut aller au domestic, l’avion pour New delhi part de la bas. Nous voila sur un touc touc, tous les 3 plus nos bagages dans les rues de Bombay. Puis retour sur Paris en 11 h d’avion et des heures d’attente entre. Arrivée à Charles de Gaule sous la grisaille et la pluie, nous avons de moins en moins de temps pour attraper notre train, nous décidons de prendre un taxi , 50 € plus tard et 1 mn avant son départ notre train part sur Nîmes.
Ça y est, c’est le grand jour, nos amis viennent nous chercher et nous emmener à la gare, ils sont aussi anxieux que nous (ils aimeraient être à notre place). On discute, on charge les bagages et on y va. Ils nous quittent sur le quai avec de grands au revoir à la hindi. Le train démarre et c’est parti. En cour de route 1ere annonce le train prendra du retard, les intempéries. C’est pas grave, on a prévu 3 heures entre le train et l’avion. Gare de Lyon, rer, Roissy, pas de problème, 2 heures d’attente, enregistrement, on discute avec des french qui vont sur Varanasi et on embarque. Nouvelle annonce, 2 heures d’attente, ils doivent dégivrer les ailes de l’avion pour décoller. Petit problème, nous avons 3 heures de transit à New Delhi avant d’atterrir à Mumbay.
18 Décembre 2010
Nous arrivons à Dhelhi avec plus de 2 heures de retard, il n’y a pas de réel transit, nous devons récupérer nos bagages et nous réenregistrer pour Mumbay. Douanes, bagages, comptoir Air India, notre avion est parti, il nous faut en prendre un autre, la galère commence, welcome in india. Après différents comptoirs, après différentes directions, après différentes négociations, nous finissons par rencontrer un jeune homme à qui nous réexpliquons notre problème, 5 minutes après nous avions nos cartes d’embarquement pour le prochain vol , comme quoi !!! Malheureusement nous arrivons vers 19 heures , alors qu’ont devait y être vers 15 heures pour profiter de Mumbay. Prepaid taxi, course folle à travers la ville pour rejoindre notre hôtel prés de Victoria Station, après ces 2 jours de transports nous pouvons enfin nous reposer, mais la chaleur et le bruit de la ville nous tiennent éveillés.

19 Décembre 2010
Réveil à 7 heures, nous devons reprendre un autre avion pour Kochi. Après un breakfast local, nous voilà reparti vers le domestic airport , c’est dimanche, les rues sont moins surpeuplées que la veille. Vers 13 heures nous arrivons à Kochi, notre chauffeur (Senthil) nous attend et nous partons directement sur Alleppey. Nous sommes enfin arrivés à destination , l’accueil est à la mesure de la guesthouse, chaleureux et souriant , le feeling passe bien. Après s’être installé, nous dégustons un excellent Byriani et partons assister au coucher de soleil sur la plage. J’allume une cigarette et l’on me conseille de faire attention , il est interdis de fumer en public en inde, que ce soit dans les lieux publics ou dans la rue. L’équipe de la Guesthouse nous invite à la fête de la ville de fin d’année qui commence le soir même. Dans le centre ville, des milliers de personnes de partout, des couleurs, des lumières, des pétards, des feux d’artifices, des klaxons et j’en passe. Après avoir essayé de remonter une rue principale, nous voila devant une grande scène avec un festival de chant et de danse avec des costumes et des couleurs lumineuses. Le plus de ce spectacle, chaque personne qui en avait envie donnait sa musique au régisseur et présentait son spectacle. Un peu fatigués, nous rentrons à la Guesthouse, un bon petit diner, une bonne petite bière locale et vers la fin du repas, l’équipe de la Guest avec qui le feeling passait bien, s’est mis à chanter et danser pour finir la soirée.
  
20 Décembre 2010
Nous nous levons tard, il fait déjà chaud (30°) et ce sont les corbeaux et les klaxons qui nous y obligent. Après un petit déj local, nous décidons d’aller visiter Fort Cochin. Tiens nous sommes dans une zone touristique , promenade sur les bords du lac (Vembanad), visite d’une église, visite d’une autre église, d’une Synagogue, d’un musée d’architecture, un petit Lassi ananas et nous repartons. Nous n’avons pas été transcendé par l’endroit. Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Marari beach, juste avant le coucher de soleil, là oui, magnifique plage sous les cocotiers, quelques bateaux de pécheurs, des hommes reprisant leurs filets et ce soleil si rouge qui s’éloigne au loin, nous restons jusqu’à la nuit tombée, assis sur le sable , un ange passe. Arrivée à la guesthouse , un diner nous attends, puis une partie de pions (jeux national) boucle notre journée. La fatigue et la chaleur nous empêche de dormir, il est tard.
  
21 Décembre 2010
Une bonne douche, un bon petit déj et nous sommes prêts pour des courses. En marchant le long de la berge du canal un temple Jaïn nous interpelle. Il est petit mais avec un certain caractère. Une personne au loin nous propose de rentrer, nous retirons nos tongs et nous voilà dans le temple. Un Hindou nous accompagne et nous explique l’historique du lieu et la religion, notre cerveau occidental a du mal à tout comprendre mais bon. Un Jaïn vêtu de blanc , son tissus sur la bouche et le nez , prie devant l’autel dans un silence « évangélique ». Arrivés dans le centre, nous nous achetons quelques médications ayurvédique et nous entrons dans un magasin, j’ai besoin de 2 Kurta pour le voyage. De charmantes demoiselles nous accueillent dont une qui nous conseillera tout au long de nos achats. Les Kurta sont trop longues, aussi bien au niveau des manches, que de la longueur, qu’à cela ne tienne, 30 minutes plus tard, je les avais sur mesure. Nous repartons vers la guesthouse avec un touc touc (ferrari) . C’est l’heure de prendre le gouvernement boat sur les bachwaters. 20 minutes après nous étions sur le bateau avec les écoliers et les travailleurs qui rentraient chez eux. Les canaux sont tout simplement magnifiques, cocotiers, rizières, maisons multicolores etc… Senthil nous invite pour partager un bon gouter à la kéralaise dans sa famille. Les enfants sont beaux et ils sont rois. Nous sommes encore invités dans une autre famille dont le fils scientifique nous fait profiter de sa passion pour le monde sous marin, il donne des conférences sur la protection de la mer. En rentrant à la guesthouse nous rencontrons un français avec qui nous passerons la fin de la soirée.  
22 Décembre 2010
Après des au revoir et des pincements au cœur, nous partons pour Périyar. Le Kérala foisonne de végétation tropicale. Notre chauffeur Senthil est vraiment sympa, nous rigolons bien dans la voiture, tout en écoutant de la musique Bollywood ou occidentale, il y a même un écran à l’arrière pour notre fils quand les trajets sont un peu long. 4 heures après , nous nous installons dans la guesthouse de périyar, la propriétaire est d’une gentillesse. Nous allons visiter des plantations de café, cacao, cardamome, clou de girofle, ananas, gingembre et j’en passe. Nous rentrons au village, achetons quelques épices, réservons un spectacle de Katakali et un massage ayurvédique. En attendant nous prenons un bon thé massala tout en admirant certaines architectures, mais surtout la vie et les couleurs toujours en mouvement. Dans la salle un danseur fini de se maquiller et de s’habiller devant nous. Puis avant le spectacle, un danseur apparait tout en costume et maquillage. Une explication de la musique, de la gestuelle du corps entier et du scénario nous est donnée. La musique, très lancinante, et les mimiques des yeux des danseurs étaient impressionnantes. A la sortie nous sommes allez directement au massage. La file d’attente était assez importante, mais grâce à la réservation, 5 minutes après, le massage commençait. J’ai emmené mon fils avec moi. D’abord déshabillage, je garde mon slip, le masseur m’attache une cordelette autour de la taille, avec une espèce de cache sexe pire qu’un string, j’enlève mon slip, hum!! Je m’assoie sur le bord du banc de massage, d’un bois éclatant et le massage commence. La tête d’abord, les cheveux, la nuque, le visage, une huile spéciale pour les cheveux. Le massage est très énergique. Puis je m’allonge sur le dos, le masseur me dépose bien un demi litre d’huile sur le corps et le massage recommence, tout cela à des rythmes différents mais avec une certaines énergie. Je suis obligé de faire attention à mon sexe qui passe de droite à gauche du « string ». Mon fils me regarde en rigolant dans son coin. Après sur le ventre et dans le même esprit. A la fin du massage on me fait rentrer dans un sauna portatif où seule ma tête dépasse. Je suis tellement enduit d’huile que je glisse sans arrêt. Séchage à la serviette et recommandation de prendre une douche dans une heure. Le masseur était un vrai « pro », mais pas une seconde je n’ai pu me détendre. Nous sommes repartis à pied vers notre guesthouse, en chemin nous nous sommes arrêtés dans un resto repaire de la jeunesse dorée hindou. Le changement est radical, tout leur est dû, c’est flagrant.
 
23 Décembre 2010
Au revoir à cette très gentille famille qui nous a si bien reçu, avec leurs belles chambres avec balcon donnant sur la forêt (tropicale). Une halte dans une réserve d’éléphants, petit tour pour notre fils et en route pour Munnar, route jonchée d’eucaliptus, de champs de thé, de cocotiers resplendissant au matin. Arrivée sur Munnar, petit problème, Senthil avait réservé 1 mois auparavant, mais hier soir le propriétaire avait sensiblement augmenté le tarif de la chambre, peak season oblige, même après négociation. Notre driver en connaissait une autre, nous nous sommes retrouvés au beau milieu des champs de thé, sur les hauteurs de Munnar, avec notre chambre avec un grand balcon donnant sur la vallée, un ange passe. L’Après midi étant entamée, une simple visite des alentours au milieu des milliers d’arbres à thé taillés en bonzaï pour être à la portée des cueilleuses, resplendissant d’un vert franc sur ces vallons pentus, nous sommes régénérés pour la soirée. En rentrant nous avons bifurqué par un petit village d’ouvriers du thé, tout appartient à la famille TATA, une des familles les plus puissantes d’Inde. Bien sur les sourires et les bonjours se sont démultipliés. Comme nous avons un enfant avec nous beaucoup de « portes s’ouvrent ». Nous rentrons à la guesthouse, sur la terrasse où nous savourons un thé massala devant le coucher de soleil sur les théiers. Plus tard nous retrouverons à coté d’une grosse famille d’hollandais, l’échange ne passe pas, pas grave.
 
24 Décembre 2010
Nous décidons d’aller visiter la plus haute manufacture de thé de Munnar, la seule en bio du coin d’ailleurs. Mais il faut gravir la montagne en Jeep (1000 mètres de dénivelés), l’aventure commence, nous voila parti au milieu des champs pentus sur une piste totalement chaotique, en nous demandant si nos vertèbres allaient assumer le trajet. Heureusement en arrivant la haut, jonction entre le Kerala et le Tamil nadou, la vue sur les 2 horizons était saisissante. Visite de la manufacture, un petit thé noir et nous redescendons, mais cette fois ci sans moteur, rien qu’avec les freins. Après ce périple, Senthil nous emmène déjeuner à Munnar dans un resto chic et clean, nous n’avons pas apprécié, de plus jusqu’à présent, nous ne déjeunions pas l’après midi, alors nous avons décidé de continuer ce « régime ». Après quelques coûts de téléphone en France, 24 Décembre oblige, nous sommes rentrés à la guesthouse. Sur la terrasse, de nouveaux arrivants, des Français. Plus tard, après avoir fait plus ample connaissance, nous avons fini par souper ensemble autour d’une bonne bouteille de vin (que j’avais acheté dans un magasin d’état quelques jours auparavant) et nous avons trinqués les hindous et nous à noël. Les feux d’artifice et les pétards illuminaient la vallée.
 
25 Décembre 2010
Aujourd’hui, nous partons pour Ooty, une douche, un breakfast, l’addition et au revoir à tout le monde. La route est superbe, mais longue, trop longue. Il faut considérer qu’en moyenne, depuis le début de notre voyage, l’ont peut arriver à faire 30 km par heure maximum, dans le meilleur des cas. Après 6 heures nous nous arrêtons à Mettupalayam, nous n’irons pas à Ooty. L’hôtel est vaste , la chambre aussi, le prix convenable. Petit repos et promenade dans la ville. Les rues sont bondées, toujours aussi bruyantes. Le resto de l’hôtel est populaire, comme ont les aime. Les enfants d’une table à coté viennent nous poser les questions habituelles, l’ambiance est à la bonne humeur, tant mieux.
26 Décembre 2010
En sortant de l’hôtel, une star de Bollywood arrive avec tout un harem derrière lui. Nous nous saluons et nous voilà reparti. (Senthil m’explique d’abord que c’est une star puis me raconte qu’il fait aussi de la politique en vue des prochaines élections). Nous prenons la route pour Mysore. A un moment, j’aperçois une vieille dame allongée au bord de la route à même la terre, je crois qu’elle est morte, je demande à Senthil de s’arrêter, je sors et je m’agenouille prés d’elle. Je lui parle, la touche, elle tourne tout à coup la tête, me regarde, me parle, elle est dans un sale état, empoussiérée jusqu’au bout des ongles, mais vivante. Elle s’assoie, sort une bouteille, bois un coup, je suis rassuré, je lui donne quelques dizaine de roupies et nous repartons. Nous traversons la montagne, des cultures de riz, des cocotiers, des bois de Santhal, des vaches qui bloquent la route, puis des singes, des paysans balançant leurs épis sur la route afin que les véhicules les broient, nous entrons dans le Karnataka. Le paysage change assez radicalement, la sécheresse apparait, fini la luxuriance du Kérala. Arrivée à Mysore. 1er hôtel, bondé, trop cher et chambres trop petite. 2 ème, une seule chambre, crade et trop cher. 3 ème, bon accueil, chambre nickel, prix nickel, on se pose. Petit repos sous l’hélice, en lisant un guide, on s’aperçoit que le palais du Maharaja ne s’illumine que le dimanche et nous sommes dimanche, allez hop on se lève et en route pour le palais qui est juste à côté. Bien sur ce n’est pas du bon côté , on se tape le tour des remparts jusqu’à la bonne entrée. Elle est bondée de monde car c’est gratuit pour tout le monde. Les portes s’ouvrent, on dirait le départ d’un marathon. Le palais est démesuré, un rien excentrique. La nuit tombe petit à petit, il est juste éclairé, il ne s’illuminera qu’à 19 heures. En attendant, on admire la majestuosité des lieux, le palace, les jardins, les remparts, les temples personnels. Tout à coup tout s’illumine, c’est magnifique. Des milliers d’ampoules éclairent le palace et les remparts, c’est un vrai feux d’artifice de beauté. Nous rentrons en touc touc, dégustons un savoureux thali et notre chambre nous attends.
 
27 Décembre 2010
Après une superbe nuit, un bon idli et un thé massala, nous décidons d’aller visiter ce fameux Palace. L’intérieur est plus excentrique que l’extérieur, la démesure de l’opulence, teck, marbre, pierres précieuses, portes en argent massif, en or, des couleurs délirantes etc.…. Nous sortons après 2 heures de visite, nous nous dirigeons maintenant faire visiter le Zoo à notre fils avec Senthil. Il est bondé d’écoliers et de visiteurs, il est immense aussi, mais joli. Visite du temple de Chamundihill, sur la colline qui domine la ville. Il y a foule, nous entrons dans le temple, des divinités de partout, du monde qui se bouscule pour donner une offrande, le rituel nous est étranger, nous sortons, malgré une superbe architecture. Nous redescendons la colline , visite du Nandi géant (taureau), puis d’un palace devenu hôtel, nous ne prenons que quelques photos de l’extérieur, il m’impressionne et je n’ose aller le visiter à l’intérieur. Retour à l’hôtel et essaie d’une espèce de pizzéria fast food à côté, chère et bien dégueulasse.
 
28 Décembre 2010
Ce matin, quelques autres visites dans et autour de Mysore. D’abord le devaraja market, des légumes, des fleurs, des épices et des emmerdeurs qui ne nous lâchent pas. On écourte la visite et on s’en va. La Philomena’s Cathedral, grosse bâtisse cossue, style gothique où le silence est respecté, étonnant. La forteresse de srirangapatna, quelques ruines au bord de la rivière, puis des escaliers pour les ablutions. La résidence d’été du Sultan Tippu avec de beaux jardins entretenus, petite halte sous les arbres au bord de la rivière, un petit coin tranquille (ce qui est rare), puis visite de la résidence avec tout l’historique retranscrit sur les murs, au retour , des centaines de jeunes filles avec leurs saris multicolores illuminent l’allée. Visite d’un lieu de culte au bord de la rivière où les pèlerins se faisaient raser la tête et un Saddhu tout rouge écoutant la radio avec des écouteurs. Le Jaganmoham Palace qui recèle de Superbes peintures des anciens Maharaja de Mysore, des meubles d’époque et de beaux instruments de musique. En sortant nous nous apercevons qu’il y a un festival de musique et de danse dans l’auditorium du Palace, ce soir danse traditionnelle, nous attendons avec un bon chai et admirons la danseuse avec son costume, son maquillage et tout son corps avec des mouvements bien précis. Il est 19 heures, nous emmenons notre fils dans le parc d’attraction de la ville. C’est une concentration de magasins, d’associations nationales, d’échoppes de nourriture, de boissons, de glaces et enfin quelques attractions (une réplique aussi du taj mahal en carton pâte)
 
29 Décembre 2010
Départ pour Belur et Halebid. Le paysage du Karnataka deviens de plus en plus aride, surtout des cultures de céréales, les villages de plus en plus pauvres, on a l’impression que l’eau n’a pas fait son apparition depuis pas mal de temps, pourtant l’on croise des rivières, des lacs assez souvent et bien remplis, les routes sont toujours aussi irrégulières (toujours une trentaine de kilomètres par heure au maximum). Au bout de 4 ou 5 heures nous arrivons sur Halebid, petite bourgade qui tourne plus ou moins autour de ces temples qui sont toutefois bien conservés et d’une architecture presque totalement différente. Des cars entiers d’écoliers, tous en uniforme la plupart du temps, viennent en excursion et nous assaillent de where do you come from et de what’s your name. Après cette visite nous allons voir d’autres temples de l’autre côté du village et là stupéfaction, personne. Pourtant ces trois temples étaient tout aussi séduisant, va comprendre Charles. Nous prenons la route pour Belur, bourgade reculée dans les terres, nous cherchons d’abord notre guesthouse, un personnel très chaleureux, des chambres vastes, pas chères, mais dans un état d’hygiène, hum !!! Après avoir investi les lieux, visite du temple du village, bien sur plein de monde, avec les mêmes hordes d’écoliers en visite, l’architecture du lieux ressemble à Halebid. Dans la rue du retour, je décide de me faire raser la tête et la barbe, histoire d’aérer la situation, ma femme et mon fils m’attendent devant le coiffeur et le spectacle continu. La pauvreté a investi la rue, à un moment une femme s’allonge tranquillement au milieu de la rue, dans la poussière rouge du soir, puis commence à communiquer avec une pierre devant elle. Coucher de soleil sur la terrasse qui domine le village, bon thali au resto et dodo .
 
30 Décembre 2010
Départ pour Hampi, 250 km de route, c’est-à-dire pratiquement toute la journée, notre plus gros déplacement en voiture depuis le début du séjour. C’est une histoire sans fin, heureusement que nous avons une bonne voiture, confortable et surtout un driver hors pair. Nous arrivons en fin d’après midi à Hampi, et le peu que nous voyons nous réconfortent de notre décision de venir jusqu’ici, c’est un site tout simplement grandiose. Investissement de la guesthouse, qui a l’air sympathique, tout simplement la famille nous reçoit, nous fait visiter une chambre petite mais très cosi, toute rose avec moustiquaire au dessus du lit et d’une propreté inouï. Nous sommes dans un endroit touristique, cela faisait longtemps qu’on avait pas rencontré autant d’occidentaux, nous nous promenons dans la rue principale, des magasins à touristes de partout, on matte un peu histoire de voir les prix pratiqués, on achète un ou deux trucs, puis place au dîner. Senthil nous propose d’aller manger à l’hôtel gouvernemental car c’est le seul endroit où l’on peut boire une bonne « bière ». Le resto ne paye pas de mine mais il est agréable, la bière bien fraiche, pas mauvaise. ça fait du bien après une journée pareille.
 
31 Décembre 2010
Journée totalement touristique : visite des temples et monuments et il y en a de partout. D’abord nous allons vers la rivière, un immense temple (Virupasha) un des plus haut admiré jusqu’à maintenant. Puis ablutions sur les berges (pas nous) Nous longeons le lit de la rivière, un hindou nous propose de prendre une de leurs fameuses barques rondes, après négociation nous acceptons. Nous voguons sur un site magnifique, avec quelques petits temples aux abords, une retraite spirituelle pour Sadhou, des immenses blocs de granit arrondi, le silence du lieux, un ange passe. Nous accostons, visite du fameux vittal temple et du stone car, des hectares de monuments ici ou là, une grosse enceinte entourant le Vittal, à l’intérieur, de nouvelles sculptures, le fameux stone car, des piliers à cristaux avec un son étonnant. Nous retournons sur Hampi à pied , tous les 10 mètres un nouvel édifice dominant la rivière, Hampi vaut vraiment le détour. Arrivée au village, petite pause et l’on retrouve Senthil pour des visites en voiture. Lotus Mahal, éléphant temple, hajari rama temple, Watch tower, Queens bath, sister temple, under ground temple. Nous finissons la journée avec un coucher du soleil au krishna temple qui domine le village et la rivière, encore un ange qui passe. Retour au village, achat de quelques bières pour un apéritif sur la terrasse de la guesthouse avec Senthil puis repas dans un resto tibétains où l’on mange à la romaine avec de la musique house en fond. Nous sommes tellement crevés que nous n’attendrons pas les douze coups de minuit.
 
1er Janvier 2011
Départ pour Goa, dernière étape avant le retour en France, histoire de se reposer. Nous sommes partis à 9 h du matin et nous avons mis 10 h pour arriver à destination. Pourtant la route pour une fois n’était pas trop mauvaise, presque 300 km mais une histoire sans fin. Nous sommes arrivés vers 19 h, épuisés, de plus nous n’avions pas réservé. Mais tout d’abord le spectacle. Ibiza peut aller se rhabiller par rapport à ce que nous avons vu en arrivant. Tout d’abord j’avais choisi Candolim pour être plus tranquille qu’à calangute ou anjuna. Des restos, des boutiques, des resorts, des guesthouses, toutes les nationalités qui grouillaient dans les rues, il y avait longtemps que je n’avais vu une aussi grosse concentration d’occidentaux. Des écrans géants avec des centaines d’anglais avec leurs bières regardant un match de foot. Sommes nous toujours en inde ???? Je suis parti vite à la recherche d’une guesthouse, au bout de la sixième, j’ai réussi à trouver une chambre. Installation, nous mangeons dans un resto, je m’aperçois que les prix sont multipliés par 2, nous rentrons pour un repos bien mérité et surtout pour nous retirer de cette folie.
2 janvier 2011
Départ de la guesthouse vers 9 h, j’en avais réservé une autre de France prés d’ici aujourd’hui et demain, de toute façon il n’était pas question de rester prés de cette rue infernale. En attendant, nous sommes allés visiter Old Goa, avec ses Cathédrales imposantes. Puis j’ai désiré revoir Calangute (j’avais séjourné un mois « quelques années auparavant » Bien sur j’ai été surpris du changement, mais j’ai réussi à reconnaitre quelques endroits, de même la maison où j’avais séjourné. J’ai remarqué tout de même que Calangute est beaucoup plus indian people que Candolim. Nous essayons de retrouver la guesthouse nichée dans la palmeraie entre Calangute et Candolim. Nous finissons par la retrouver prés de la plage, isolée entre d’autres guets. Belle demeure au milieu des cocotiers, mosaïque et couleurs pastel et surtout quiétude totale. On s’y sent bien rien qu’en la regardant. Après notre installation dans une chambre avec balcon, ventilo et moustiquaire, Nous partons découvrir la plage, quelques paillotes tranquille, quelques transats, un sable fin et des vagues qui nous bousculent. Ouf nous avons trouvé un endroit idéal pour nous reposer avant notre départ pour la France. Le reste de la journée servira à la farniente, à la baignade, à siroter un bon jus de fruit ou regarder le coucher du soleil sur la mer. Bonne douche, bon resto sous la paillote et belle nuit à espérer.

3 janvier 2011
Les corbeaux commencent leurs piaillements, la journée commence. J’avais réservé des billets de train pour rentrer sur Mumbay le lendemain, mais le dos de ma femme ayant mal assumé tout le voyage, nous sommes allés sur Panaji pour trouver une possibilité de billet d’avion. Après deux agences et nos billets en poche, retour sur Candolim, quelques achats, un bon drink au bord de l’eau et retour à la guesthouse. Toute l’après midi à été consacré à la farniente, la baignade, le bronzage, un petit lunch ou une bonne boisson, jusqu’au fameux coucher de soleil. Dernier soir à la guesthouse, dernier soir avec Senthil, nous l’invitons pour un diner au bord de l’eau sous la paillotte. Mon fils lui apprend quelques mots en français, comme toujours les plaisanteries avec la langue sont de mise. Dernier soir à Goa.

4 janvier 2011
Nous avons le temps, notre avion n’est que pour cet après midi. On remballe nos affaires, un dernier petit dèj au bord de l’eau, un au revoir au proprio et des félicitations pour sa guesthouse qui est magnifique à tous les points. Je propose d’aller faire un petit tour à Anjuna. A ma grande stupéfaction, le village n’a pas trop changé. Les mêmes maisons, la même ambiance, les mêmes paillottes où je passais de sacrés soirées il y a quelques années. Destination Panjim, visite de sa célèbre plage, il n’y a aucun occidental, que des hindous, pourtant le bord de mer est superbe. Un dernier petit Lassi et en route pour l’aéroport. Un au revoir à Senthil (snif) et nous voila dans l’avion pour Bombay. Arrivée à l’aéroport domestic, nous prenons la navette pour l’international, la bas on ne nous laisse pas rentrer car notre avion n’est pas avant 6 heures du matin et il est 7 heures du soir, direction la salle d’attente, arrivés à l’entrée, un hindou nous conseille de ne pas rester la jusqu’au lendemain matin, car ce ne sont que des sièges et avec notre enfant attendre pendant 8 heures d’affilé hum!! Il nous propose de dormir dans un hôtel proche de l’aéroport. Après plusieurs propositions on trouve un terrain d’entente vu les prix pratiqués à Bombay. Après quelques coups de téléphone, une navette de l’hôtel viens nous chercher et nous ramènera le lendemain. Le tout tout inclus et pour 2000 roupies. Le pire c’est que l’hôtel était nickel.

5 janvier 2011
Réveil à 3 heures du matin, retour à l’aéroport. Au comptoir d’air india on nous dit qu’il faut aller au domestic, l’avion pour New delhi part de la bas. Nous voila sur un touc touc, tous les 3 plus nos bagages dans les rues de Bombay. Puis retour sur Paris en 11 h d’avion et des heures d’attente entre. Arrivée à Charles de Gaule sous la grisaille et la pluie, nous avons de moins en moins de temps pour attraper notre train, nous décidons de prendre un taxi , 50 € plus tard et 1 mn avant son départ notre train part sur Nîmes.
J'ai enfin essayé en recoupant certaines informations du site a faire mon itinéraire approximatif pouvez vous me dire si il es faisable en 1mois ( 19 juillet au 19 aout ) et quels villes peuvent etre supprimé ou remplacé par d'autre ... Merci d'avance !!!!
Itineraire :
Delhi
Lucknow ou Kanpur ( ?)
Benares
Allahabad
khajuraho
orchha
jhansi
gwalior
agra
fatehpur sikri
Mathura
bundi
chittorgarh
udaipur
kumbhalgarh
jodpur
pushkar
jaipur
Delhi
Bon en ecrivant je pense que je suis un peu gourmande quand meme quelques suggestion sinon je ne vais jamais m'en sortir !!!!
Bon en ecrivant je pense que je suis un peu gourmande quand meme quelques suggestion sinon je ne vais jamais m'en sortir !!!!
Besoin de conseils:
En arrivant à Bombay nous désirons rejoindre Goa. Qqun peut il nous donner des infos ( durée prix ) Est-il préférable de quitter de suite bombay et d'y revenir a la fin du voyage ou faut-il y rester quelsues jours au debut?
En arrivant à Bombay nous désirons rejoindre Goa. Qqun peut il nous donner des infos ( durée prix ) Est-il préférable de quitter de suite bombay et d'y revenir a la fin du voyage ou faut-il y rester quelsues jours au debut?
En zigzag dans les Western Gaths - De Mysore à Bombay via Rameswaram
21/02/2008 bus de Mysore à Ooty 76Rs trajet 5h (petit conseil : arrêtez-vous après 2h environ à Theppakadu dans le Mudumalai Wildlife Sanctuary et de là prenez une jeep collective 5Rs pour rejoindre Masinagudi d'où un bus vous menera à Ooty pour 10Rs 1h20 par une route avec 36 épingles à cheveux - décoiffant) logement YWCA* 265Rs 22/02 séjour à Ooty et excursion à Theppppakadu (voir plus haut) 23/02 toy-train 20Rs avec siège réservé pour Coonoor 1h (très beaux panoramas sur la droite mais la meilleure partie est entre Coonoor et Mettupalayam - voir plus loin en date du 13/03) bus 10, 50Rs Mettupallayam 1h10 bus 10, 50Rs Coimbatore 1h10 (2h de recherche, pas de chambre ! demain Dimanche c'est jour de marriage. Comme a Bamako ?) bus 11, 50Rs Pollachi 1h10 (recherche de chambre difficile, tous les hôtels annoncent complet !) chambre très sommaire au SRK Lodge* au fond d'une ruelle 150Rs; repas dans une gargotte en face de la gare des bus dans le vacarme des générateurs (car panne de courant) et des klaxons, scène assez fellinienne. 24/02 : passenger train 29Rs pour Madurai (le paysage est "oblitéré" par des centaines d'éoliennes) mais arrêt à Dindigul la correspondance est très en retard, rickshaw 30Rs gare des bus assez loin de la gare 5bon reto juste à côté de la bus stand car rien dans les environs dela gare) bus 19Rs Madurai 1h20, bus local pour rejoindre le quartier de la gare 4Rs 30' Hotel Aarathy 240Rs** 25/02 : séjour a Madurai 26/02 : local bus N° 700 pour rejoindre la gare des bus à 7km au N-E bus 29Rs Karaikkudi 2h20 local bus vers le centre Kalukati à 2km Welcome Tourist Lodge 250Rs* Resto Anapoorna** 27/02 : séjour à Karaikkudi location vélo 3Rs/h + bus 5Rs A/R Kanadukatha 30' 28/02 : bus 46Rs Rameswaram 4h15 + bus navette cntre-ville 2Rs Maharaja's Hotel 294Rs* (musique très forte depuis le temple jusqu'à 23h30, j'ai eu parait-il de la chance : pas de musique tonitruante dès 4h30 du mat !) 29/02 : séjour à Rameswaram A/R bus N°3 5Rs Dhanushkodi 30' location vélo 5Rs/h ! 1/03 : bus 16Rs Ramanatapuram (la connection pour Tuticorin est dans 2h30 !) + bus 38Rs Madurai 4h Hotel Aarathy 240Rs** 2/03 : séjour à Madurai 3/03 : passenger train 17Rs jusqu'à Bodinayakhanur (mais ce serait peut être mieux de descendre à la ville de Teni car bus à Bodi bondé) 2h30 rickshaw bus stand 20Rs bus ?Rs 3h30 Munnar (route grandiose) SMM Hotel 300Rs* resto Royal Retreat** (dur dur d'avoir une bière pour le repas du soir, obligé d'être "enfermé" dans un petit pavillon pour en boire une !) 4/03 : bus 20Rs pour Poparai retour à pied sur 10Km puis bus Munnar 5/03 : bus 77Rs pour Kottayam 4h30 (route grandiose) bateau 11Rs Allepey 2h30 (mieux vaut aller de Kottayam jusqu'à Changanacherry pour y prendre le bateau de 16h30 11Rs avec arrivée à Allepey vers 19h-19h30 car beaucoup plus beau parcours que celui de Kottayam qui lui ne vaut pas grand chose) Komala Hotel 200Rs** 6/03 : bateau de 13h pour Changanacherry 11Rs 3h et retour idem 7/03 : séjour à Allepey vélo très très difficile à trouver 5Rs/H mais en final car pas en très bon état 2, 5Rs/h 8/03 : bus 31 Rs jusqu'à Thoppumpady (juste avant le pont vers Ernakulam car il n'y a pas de bus direct pour Fort Cochin) 1h20 bus local 4Rs Fort Cochin 30' Santa Cruz Tourist Home 250/300Rs très sympa mais chambres ou bien étouffantes (à l'étage) ou bien sombre et pas plus fraiche (au rez-de-chaussée) 9/03 - 10/03 : séjour à Cochin location vélo 40Rs/jour 11/03 : bus local 6Rs Ernakulam 40' bus 47Rs Thrissur 2h10 Pearl Regency Hotel 440Rs** 12/03 : bus 39Rs Palakkad 1h30 Bus "ultra Deluxe" (sic) 40Rs Coimbatore 1h30 bus 10, 50Rs Mettupalayam 55' (à fond la caisse) ?? Lodge (pas de nom en caractère latin en contrebas de la gare) 231Rs* 13/03 : toy-train 25Rs avec réservation d'une (mauvaise) place Ooty 4h30 Paysages (entr'apercus) grandioses Hotel Ellora 250Rs** basic mais calme et bien situé à 200m de la gare. 14/03 : séjour à Ooty et découverte des villages Toda 15/03 : bus 103Rs Tellycherry 8h30 (trajet trop long possibilité de couper à Sultan's Battery) arrivée sous la pluie ! Sangamam Tourist Home 250Rs** 16/03 bus 60Rs Madikeri 5h15 dont plus d'une heure pour parcourrir 15Km d'une route défoncée. Cauvery Hotel 250Rs refuse de me donner un seau d'eau chaude !! 17/03 au 20/03 : changemenent d'hôtel (me fournit gracieusement un seau d'eau chaude) SRM Lodge 150Rs** Séjour a Madikeri et excursion en bus à Nisargadhama (décors du Livre de la Jungle) et Telecauvery (tres belle route) 21/03 : bus 76Rs Mangalore 4h30 bus 33Rs Udipi 1h20 Kediyoor Hotel 416Rs** (3 bons restaurants dont un non-fumeur avec possibilité de boire une bière) 22/03 : temps épouvantable 23/03 : bus 113Rs carrefour route pour Gokarna 4H bus 8Rs Gokarna 20' Vaibhav Lodge 150Rs** calme 24/03 : bus 70Rs Margao 4h Saaj Hotel 367Rs* 25/03 au 29/03 : séjour a Margao et excursions a Palolem, Anjuna-Vagator-Chapora, Ponda-Old Goa, Panjim, Aguada 29/03 : train de nuit en 3A plus confortable qu'en Sleeper mais ... sonnerie de téléphone à 4h20 du mat ! P. d'Indiens. 30/03 : arrivée très matinale à Dadar ... Taxi, Sir ? P. d'Indiens. Train jusqu'à Andheri 6Rs 20'. Bus N°305 pour l'aéroport 5Rs 20'
Quelques chiffres : Budget par jour 10, 70Eur. Prix moyen d'une chambre single : 257Rs. Thé/chai de 1Rs (exceptionnel) à 5Rs. Thali/meals de 20Rs à 50Rs. Internet de 15Rs à 50Rs de l'heure.
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21/02/2008 bus de Mysore à Ooty 76Rs trajet 5h (petit conseil : arrêtez-vous après 2h environ à Theppakadu dans le Mudumalai Wildlife Sanctuary et de là prenez une jeep collective 5Rs pour rejoindre Masinagudi d'où un bus vous menera à Ooty pour 10Rs 1h20 par une route avec 36 épingles à cheveux - décoiffant) logement YWCA* 265Rs 22/02 séjour à Ooty et excursion à Theppppakadu (voir plus haut) 23/02 toy-train 20Rs avec siège réservé pour Coonoor 1h (très beaux panoramas sur la droite mais la meilleure partie est entre Coonoor et Mettupalayam - voir plus loin en date du 13/03) bus 10, 50Rs Mettupallayam 1h10 bus 10, 50Rs Coimbatore 1h10 (2h de recherche, pas de chambre ! demain Dimanche c'est jour de marriage. Comme a Bamako ?) bus 11, 50Rs Pollachi 1h10 (recherche de chambre difficile, tous les hôtels annoncent complet !) chambre très sommaire au SRK Lodge* au fond d'une ruelle 150Rs; repas dans une gargotte en face de la gare des bus dans le vacarme des générateurs (car panne de courant) et des klaxons, scène assez fellinienne. 24/02 : passenger train 29Rs pour Madurai (le paysage est "oblitéré" par des centaines d'éoliennes) mais arrêt à Dindigul la correspondance est très en retard, rickshaw 30Rs gare des bus assez loin de la gare 5bon reto juste à côté de la bus stand car rien dans les environs dela gare) bus 19Rs Madurai 1h20, bus local pour rejoindre le quartier de la gare 4Rs 30' Hotel Aarathy 240Rs** 25/02 : séjour a Madurai 26/02 : local bus N° 700 pour rejoindre la gare des bus à 7km au N-E bus 29Rs Karaikkudi 2h20 local bus vers le centre Kalukati à 2km Welcome Tourist Lodge 250Rs* Resto Anapoorna** 27/02 : séjour à Karaikkudi location vélo 3Rs/h + bus 5Rs A/R Kanadukatha 30' 28/02 : bus 46Rs Rameswaram 4h15 + bus navette cntre-ville 2Rs Maharaja's Hotel 294Rs* (musique très forte depuis le temple jusqu'à 23h30, j'ai eu parait-il de la chance : pas de musique tonitruante dès 4h30 du mat !) 29/02 : séjour à Rameswaram A/R bus N°3 5Rs Dhanushkodi 30' location vélo 5Rs/h ! 1/03 : bus 16Rs Ramanatapuram (la connection pour Tuticorin est dans 2h30 !) + bus 38Rs Madurai 4h Hotel Aarathy 240Rs** 2/03 : séjour à Madurai 3/03 : passenger train 17Rs jusqu'à Bodinayakhanur (mais ce serait peut être mieux de descendre à la ville de Teni car bus à Bodi bondé) 2h30 rickshaw bus stand 20Rs bus ?Rs 3h30 Munnar (route grandiose) SMM Hotel 300Rs* resto Royal Retreat** (dur dur d'avoir une bière pour le repas du soir, obligé d'être "enfermé" dans un petit pavillon pour en boire une !) 4/03 : bus 20Rs pour Poparai retour à pied sur 10Km puis bus Munnar 5/03 : bus 77Rs pour Kottayam 4h30 (route grandiose) bateau 11Rs Allepey 2h30 (mieux vaut aller de Kottayam jusqu'à Changanacherry pour y prendre le bateau de 16h30 11Rs avec arrivée à Allepey vers 19h-19h30 car beaucoup plus beau parcours que celui de Kottayam qui lui ne vaut pas grand chose) Komala Hotel 200Rs** 6/03 : bateau de 13h pour Changanacherry 11Rs 3h et retour idem 7/03 : séjour à Allepey vélo très très difficile à trouver 5Rs/H mais en final car pas en très bon état 2, 5Rs/h 8/03 : bus 31 Rs jusqu'à Thoppumpady (juste avant le pont vers Ernakulam car il n'y a pas de bus direct pour Fort Cochin) 1h20 bus local 4Rs Fort Cochin 30' Santa Cruz Tourist Home 250/300Rs très sympa mais chambres ou bien étouffantes (à l'étage) ou bien sombre et pas plus fraiche (au rez-de-chaussée) 9/03 - 10/03 : séjour à Cochin location vélo 40Rs/jour 11/03 : bus local 6Rs Ernakulam 40' bus 47Rs Thrissur 2h10 Pearl Regency Hotel 440Rs** 12/03 : bus 39Rs Palakkad 1h30 Bus "ultra Deluxe" (sic) 40Rs Coimbatore 1h30 bus 10, 50Rs Mettupalayam 55' (à fond la caisse) ?? Lodge (pas de nom en caractère latin en contrebas de la gare) 231Rs* 13/03 : toy-train 25Rs avec réservation d'une (mauvaise) place Ooty 4h30 Paysages (entr'apercus) grandioses Hotel Ellora 250Rs** basic mais calme et bien situé à 200m de la gare. 14/03 : séjour à Ooty et découverte des villages Toda 15/03 : bus 103Rs Tellycherry 8h30 (trajet trop long possibilité de couper à Sultan's Battery) arrivée sous la pluie ! Sangamam Tourist Home 250Rs** 16/03 bus 60Rs Madikeri 5h15 dont plus d'une heure pour parcourrir 15Km d'une route défoncée. Cauvery Hotel 250Rs refuse de me donner un seau d'eau chaude !! 17/03 au 20/03 : changemenent d'hôtel (me fournit gracieusement un seau d'eau chaude) SRM Lodge 150Rs** Séjour a Madikeri et excursion en bus à Nisargadhama (décors du Livre de la Jungle) et Telecauvery (tres belle route) 21/03 : bus 76Rs Mangalore 4h30 bus 33Rs Udipi 1h20 Kediyoor Hotel 416Rs** (3 bons restaurants dont un non-fumeur avec possibilité de boire une bière) 22/03 : temps épouvantable 23/03 : bus 113Rs carrefour route pour Gokarna 4H bus 8Rs Gokarna 20' Vaibhav Lodge 150Rs** calme 24/03 : bus 70Rs Margao 4h Saaj Hotel 367Rs* 25/03 au 29/03 : séjour a Margao et excursions a Palolem, Anjuna-Vagator-Chapora, Ponda-Old Goa, Panjim, Aguada 29/03 : train de nuit en 3A plus confortable qu'en Sleeper mais ... sonnerie de téléphone à 4h20 du mat ! P. d'Indiens. 30/03 : arrivée très matinale à Dadar ... Taxi, Sir ? P. d'Indiens. Train jusqu'à Andheri 6Rs 20'. Bus N°305 pour l'aéroport 5Rs 20'
Quelques chiffres : Budget par jour 10, 70Eur. Prix moyen d'une chambre single : 257Rs. Thé/chai de 1Rs (exceptionnel) à 5Rs. Thali/meals de 20Rs à 50Rs. Internet de 15Rs à 50Rs de l'heure.
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L'Inde... Ce pays qui restera parfaitement ancré dans ma mémoire... A la fois en bien et en mal. Mais reprenons depuis le début. Qu'est-ce qui m'a donné l'envie d'y aller?
Il y a quelques années, j'ai rencontré une personne absolument fan de la culture indienne, qui ne rêvait que d'y aller et surtout de séjourner dans un ashram. Personnellement, ça ne me faisait ni chaud ni froid.
Mais voilà, le vent tourna, et début septembre, je décidai de quitter mon travail dans lequel j'étais depuis presque quatre ans, et de ne pas continuer mes études.
Voilà donc que je faisais mon visa, prenais mon billet d'avion et m'envoler pour l'Inde. Etant naturellement peu exigeant avec moi-même en ce qui concerne le confort, je me dis que je me limiterais à un budget rikiki, pratiquant le CouchSurfing dont je suis déjà connaisseur, dormant éventuellement dans des endroits bas de gamme en cas d'impossibilité d'être hébergé, et mangeant à la sauvette des choses peu chères. Je ne sais pas quel budget journalier j'avais exactement, mais il était pour sûr en dessous de 15€...
Je voyageais également seul, tout mon entourage et mes connaissances - bien que tentés - ne l'étaient pas par les dates que j'avais moi-même choisies. On m'innocula aussi trois vaccins (pour faire plaisir à ma famille, parce que personnellement je suis contre les vaccins), hépatites A et B, et fièvre typhoïde.
Je m'étais donné trois mois de voyage, du 11 novembre jusqu'au 6 février, selon un planning organisé que j'aurais plus ou moins tenu selon les rencontres et mes envies du moment. Je devais retrouver une amie par hasard en voyage à Mumbai pour Nouvel An, et normalement passer une semaine ou deux au Népal si l'occasion se présentait. Bref, sachant que je vous écrit maintenant, vous vous doutez bien que tout ceci a été chamboulé. Mon aller-retour me coûta 465€ (Lyon-Mumbai avec escale à Istanbul). Très peu cher, surtout au regard de la qualité de la compagnie Turkish Airlines.
Il faut savoir que le but premier et principal de mon voyage était de me rendre dans le Kerala, dans l'ashram d'Amritapuri, pendant un mois. Le reste n'était que du plus que je m'offrais. Je suis donc arrivé à l'aéroport de Mumbai a 5h30 du matin ; le temps de sortir de l'avion et de faire les formalités d'usage, je sortai environ une heure plus tard. Et là, je réalisai mes deux premières bêtises qui allaient me mettre dans le bain. Premièrement je ne savais pas qu'une fois la porte passée, je ne pouvais plus rentrer dans l'aéroport. Contrairement en France ou dans les pays dans lesquels j'ai voyagé, impossibilité de pénétrer dans les bâtiments aéroportuaires pour quiconque n'est pas muni d'un billet de vol. Et comme un imbécile, je n'avais pas changé de monnaie, ce qui fait que je ne pouvais pas payer quelconque taxi. Ce fut tout un merdier pour qu'un militaire fasse venir quelqu'un d'un bureau de change de l'intérieur pour me changer mon argent à l'extérieur. Deuxièmement, et là je me le pardonne toujours pas, j'ai fait la plus grosse boulette de débutant de l'année: je n'ai pas prépayé de taxi. Oui oui, vous avez bien lu. Je savais qu'il fallait prépayer, tout le monde me l'avait dit, je l'avais lu de partout, et même dans l'enceinte de l'aéroport des affiches nous l'indiquait bien! Alors que je faisais la queue dans le bureau extérieur d'une compagnie de taxi, un employé en uniforme avec sa belle carte autour du cou (tout ce qui semblait de plus honnête), demandait aux gens où ils souhaitaient aller. Arriva mon tour, et ne connaissant rien de Mumbai, je lui dis un peu au pif "Marine Drive". Etant donné qu'il était constamment posté à côté du bureau de réservation officiel, je le pris pour un employé de la compagnie. Et au final, j'ai payé une somme astronomique (au moins cinq fois le tarif que j'aurais du payer). Mon premier jour à Mumbai commençait bien.
Arrivé sur place, je me rendis compte que l'endroit que j'avais choisit au hasard n'était pas intéressant. J'allai donc dans le quartier "touristique" de la ville, Colaba, exactement à la Gate of India. Et là j'attendais que le temps passe. Ce fut un Enfer. Les locaux n'étaient pas agréables pour un sou, et on n'a eu de cesse de me courir après pour me proposer hôtel, restaurant, de m'accompagner à tel ou tel endroit, même de la marijuana, et ce n'était qu'après m'être royalement énervé qu'on me lâchait. Cette première journée, je l'ai passée à errer ici et là, à travers la ville, pour m'orienter (heureusement que j'avais pris une boussole, parce que c'est bien beau d'avoir un plan s'il les rues ne sont pas indiquées sauf lorsque c'est des grandes avenues). Le soir, je prenais le train de banlieue depuis Churchgate Station en direction d'Andheri East. Une vraie expédition, et pour la première fois dans la journée je rencontrai deux jeunes à la gare qui ont été très prévenants et gentils avec moi. Après tant de personnes qui ne courraient qu'après mon fric supposé, j’eus du mal à leur faire confiance au début, mais ils me furent d'une très grande aide. Je pris ensuite un rickshaw pour la première fois et m'habituai à la manière de conduire de mon chauffeur, c'est à dire en grillant les feux, en faisant des queues de poisson, en roulant à contresens quand ça l'arrangeait, mais ils font tous comme ça, donc au final ça ne m'a pas trop choqué. Evidemment, comme par hasard, son compteur ne marchait pas, j'ai du marchander le prix du transport (et n'ai perdu comparativement qu'une trentaine de roupies par rapport au prix normal). Et fort heureusement, cette nuit là j'ai dormi chez quelqu'un de fort sympathique, avec qui j'ai bien rigolé, et qui me conseilla très fortement de prendre mon billet de train pour le Kerala aussi vite que possible (je comptais partir deux jours plus tard, et dans mon infinie bêtise je croyais qu'il n'y avait pas besoin de réserver avant le jour J... Doux rêve...). Le lendemain, j'entrepris donc de réserver ce billet, et après deux heures de vas-et-viens entre les différentes gares de Mumbai, je trouvais le bureau de réservation des trains spécialement réservé aux touristes près de Churchgate Station. Et là, la grosse catastrophe: l'employée, la femme la plus désagréable qu'il m'ait été donné de voir en Inde, me dit qu'il ne restait que des classes Sleeper. Désespéré, j'optais pour ça (je ne savais pas encore dans quel pétrin je me mettais). Désagréable pourquoi? Parce que d'un elle parlait très mal aux touristes, les dédaignant, impatiente, et nous virait du comptoir si on hésitait trop pour faire passer quelqu'un d'autre. Et de deux parce qu'elle ne rendait pas la monnaie si on ne l'avait pas. J'ai donc payé plus cher que la normale, mais j'étais pas à 20 roupies près.
Après avoir fait ça, et afin de fuir Mumbai, j'allais à l'île d'Elephanta. Il y règne une atmosphère plus calme, plus sereine, malgré les touristes indiens et étrangers. Beaucoup de singes (j'adore les singes), sur une île en grande partie creusée de temples en ruine mais dans lesquels l'ont fait toujours des offrandes. Classée par l'Unesco, l'île est bien agréable. J'y passai l'après-midi entière. On y accède en bateau depuis la Gate of India pour un prix de 350 roupies si je me souviens bien. Bien qu'elle ne soit pas si loin, on met quand même deux heures pour y aller. On passe devant des îlots artificiels sur lesquels sont construits des sortes de bunkers désaffectés. Il y a beaucoup de navires marchands étant donné la capacité portuaire de Mumbai. Il faut grimper sur les hauteurs grâce à un interminable escalier pour qui porte son sac à dos de quinze kilos. Tout le long se succèdent des marchands vendant tout un tas de bibelots, de bijoux ou d'imitations d'antiquités. Une fois retourné en centre ville, il était tard et je décidai donc d'aller chez mon second hôte. Je n'imaginai pas la distance à laquelle il était du centre-ville. Il habitait dans les quartiers éloignés de Borivali et je mis environ deux heures pour arriver chez lui, après une véritable aventure dans le train, puis en rickshaw (que j’eus du mal à trouver étant donné que personne ne connaissait l'adresse que j'indiquais). Je ne m'attarde pas sur cette personne, elle n'était pas très agréable en définitive. Le lendemain matin, soit deux jours après mon départ, je courrais le plus vite possible pour rejoindre Mumbai Central, la gare de laquelle je partirai pour le Kerala.
Un petit point sur les trains.
J'ai pris deux types de trains: celui de banlieue et "l'express" entre les grandes villes.
Le train de banlieue correspond en type à notre TER. Mumbai est très bien desservie en train avec ses nombreuses gares, ses nombreux arrêts et la fréquence des trains. Il y a plusieurs types de wagons: première classe, femmes, hommes, et handicapés/vieillards. Je prenais systématiquement la deuxième classe hommes, d'autant plus que les prix sont absolument géniaux: 16 centimes d'euros je crois pour mon premier trajet d'une heure (on est loin des 4€ et quelques que je paie pour faire 15mn de train en direction de Lyon). Mais les wagons bondés le sont moins, d'autant plus avec mon gros sac. Le train ne s'arrête généralement que quelques secondes en gare, et il faut parvenir à monter (ou à descendre) malgré le flot d'indiens qui poussent en tous sens. Si bien que les gens grimpent ou sautent du wagon alors même que le train n'est pas encore arrêté. J'en ai même vu s'accrocher à l'extérieur entre deux gares. Bref, c'est tout une aventure qu'il faut savoir dompter au plus vite afin de ne pas être dépassé.
Les trains grandes lignes, c'est autre chose. Mon trajet était, pour l'équivalent d'une dizaine d'euros, entre Mumbai et Kollam. 40 heures de train. Et c'est pas du TGV (cf photos). Ma grosse erreur fut de penser qu'en Inde, réserver au dernier moment était possible, quitte à payer un supplément. Mais non, je me suis rendu au comptoir la veille du départ, il ne restait que ce qu'ils nomment SL - Sleeper. Mais pas d'bol, pas d'air climatisé, fenêtres ouvertes en continu, gros ventilos au plafond, pas de réel compartiment. Bref, j'ai cru vivre un enfer. En plein milieu de la nuit, une famille entière est montée dans le wagon, et alors là j'ai su que c'était pour ma pomme, un préssentiment. Ils sont tous arrivés vers ma couchette et sont parvenus à me convaincre d'échanger la mienne - en bas, contre celle juste en dessous du plafond. Je pensais qu'ils ne resteraient que la nuit. Pensez-vous! 30h après quand je quittais le train ils étaient toujours là, au sol, à manger sur des papiers journaux dépliés par terre... Si vous voulez un minimum de confort en plus, réservez à l'avance, ou alors vivez l'Inde comme ça, ça fait des souvenirs (dont je me serais bien passé pour ma part.
En gros, Mumbai, j'ai pas véritablement apprécié. Pendant ces deux jours, j'étais perdu, donc je n'ai profité de l'environnement et du voyage. J'ai également été choqué par les détritus de partout. Lors de mon voyage en train, les gens jetaient leurs sachets de chips par la fenêtre sans complexe. Tous. Idem pendant mon trajet en bateau: c'est tellement plus simple de ne pas se lever de son siège pour aller jusqu'à la poubelle et de jeter par dessus bord. Si bien qu'à des kilomètres de la côte en voit encore flotter toutes sortes de choses. On m'a dit que comparativement aux autres grandes villes, Mumbai est assez propre. Et bien je dois dire qu'il y a une sorte de je-m'en-foutisme impressionnant. Je n'en blâme pas forcément les gens, cela relève aussi de l'éducation et je n'ai pas l'impression que l'Etat s'aventure énormément là-dedans. Il y a certes des panonceaux indiquant de ne pas jeter les ordures au sol, mais il y a un manque cruel de poubelles. Un peu paradoxal tout ceci. Quant aux mendiants. Je m'attendais à être harcelé, mais pas du tout. J'ai bien eu mon lot, comme tout le monde, mais je peux pas vraiment dire qu'ils mendiaient. Ils ne venaient pas à moi pour me demander des sous directement, mais cherchaient avant toute chose à me rendre un service (même futile), qui bien sûr déboucherait sur un pourboire. Ainsi, un homme m'a bien suivit pendant trente minutes sur le chemin qui m'emmenait au restaurant que j'avais choisit. Je connaissais la route, mais arrivé à terme, il me demanda un pourboire pour l'accompagnement. Ah que j'ai ri.
Je ne m'étends pas sur le Kerala, puisque c'était uniquement consacré à l'ashram. Je créerai un autre sujet pour expliquer ça plus en détails.
Sur le retour, je suis passé par Kochi une journée. C'est une très belle ville - pour ce que j'y ai vu. Malheureusement, il ne me restait que trop peu de temps avant mon départ pour l'aéroport. Mais j'ai eu l'occasion d'acheter des épices, chose que je désirais tant. Et quels épices!
J'en viens donc directement à mon second voyage à Mumbai, offert par un ami qui avait gagné une semaine en hôtel de luxe. Rien à voir avec le confort moyen que j'avais eu la première fois. Nous en avons donc profité pour faire Mumbai de fond en comble. Colaba est archi connu, donc je ne vais pas encore répéter ce qui a été maintes et maintes fois dit. Sur le quartier de Victoria Station, on a vécu un véritable périple! Nous avons remonté à pied Marine Drive sur la jetée, et voulions couper sur l'Est pour directement arriver sur le Crawford Market. Oui et bien c'est plus facile à dire qu'à faire! Parce que nous avons erré pendant des heures dans des quartiers puants et pas très attrayants. J'en pouvais plus, ce n'était que succession de ruelles sans véhicules, donc oublié le taxi! Finalement, après quelques gentilles indications de passants, nous sommes arrivés. L'intérieur est intéressant, bien qu'au final toutes les échoppes vendent à peu de choses prêt les mêmes articles. Mon guide m'indiquait aussi la présence d'un marché aux animaux sur le même site que nous n'avons pas trouvé. Nous avons été ensuite embarqués à cause de mon ami qui voulait absolument acheter des soieries. Nous avons atterri dans une arrière boutique, ça puait l'arnaque à plein nez, mais il n'a pas osé faire marche arrière (quel con!) malgré mes avertissements, et s'en est sorti quitte pour se faire avoir. Mais bon. La gare de Victoria Station, que j'avais déjà vue, est extérieurement intéressante. Quelques photos pour le souvenir, puisqu'elle était sur notre trajet de retour vers Colaba. Nous aurions aimé faire les autres fameux marchés du quartier, mais nous y avons renoncé ce jour car nous avions déjà beaucoup vagabondé. Et les jours suivants furent déjà bien occupés par d'autres visites. Malabar Hill était apparemment un site à faire. Il est vrai que la première fois que j'étais venu, je n'avais même pas daigné y tourner le regard. Et pourtant! Nous y avons trouvé une multitude de temples superbes dont le plus vieux, le fameux Mani Bhavan, un havre de paix dans la ville. Il est vrai que l'accès n'y est pas clairement indiqué, mais en ayant l’œil on le découvre assez facilement. Ce n'est pas très grand, et pourtant c'est un véritable plaisir des yeux. Les jardins suspendus furent aussi une belle découverte. Un seul regret pourtant en ces lieux: l'absence de zones ombragées pour se poser à l'abri du soleil. Par contre, beaucoup de petites animaux, écureuils et gros lézards. Nous avions continué en longeant la côte Ouest jusqu'au temple de Mahalaxmi. Alors sur le chemin étaient indiqués plusieurs galeries d'art que nous n'avons jamais trouvé. Pas une seule, pourtant nous avions les adresses exactes. Peut-être que depuis les versions de nos guides elles ont été déplacées ou fermées. Le temple de Mahalaxmi est surpeuplé. Il ne faut pas hésiter à poursuivre le chemin derrière la grande court qui nous entraîne dans un dédale de ruelles avec de nombreux kiosques pour acheter des offrandes sur l'allée et de pour acheter, bien sûr, des souvenirs sur le retour. Une grande partie de la longue route longeant la mer est en travaux ces temps, la circulation est donc difficile, et les taxis n'allaient pratiquement que dans un sens. C'est aussi un grand quartier où il y a beaucoup d'ambassades, pour les intéressés. J'ai failli oublier. S'y trouve la résidence où Gandhi avait l'habitude de séjourner lorsqu'il venait à Mumbai. Elle a été transformée en musée. Ce n'est pas bien grand, mais on a un bel aperçu de l'époque, des actions de Gandhi, de nombreuses photographies et lettres manuscrites du pacifiste.
Une chose que j'ai beaucoup aimé - c'est mon pêché mignon dans les pays que je visite - furent les étales de rue qui s'animent dès la fin de l'après-midi sur toute la longueur de la Colaba Causeway. A ne pas manquer à mon avis, on est sans cesse abordé pour acheter des articles en tous genres, mais sans méchanceté aucune. Par contre, marchandage très difficile, lorsqu'il n'est tout simplement pas impossible. Si j'ai quelques restaurants à conseillers, ce seraient - pour Colaba - le fameux Café Mondegar où on trouve beaucoup de plats occidentaux et énormément de plats indiens, le Leopold Café, beaucoup de pâtisseries et de bonnes bières, le Gaylord (plus côté Churchgate). Mais tout est question de goût bien sûr. Quant aux tarifs, ils ne sont pas excessifs du tout, mais moins cher existe. Un regret pour un restaurant français à la gare de Churchgate indiqué sur tous les guides mais qui n'existe plus, le Chez Vous.
Je m'arrête ici. L'Inde est un pays si déstabilisant qu'il faut y aller avec de la préparation ou alors avec un mental d'acier. A mon premier retour, je me suis dit "plus jamais". Et au final, je sais que j'y retournerai encore et encore. Chaque fois je suis un peu dérangé, mais c'est un bon choc, un choc qui donne envie d'en voir plus.
Je m'étais donné trois mois de voyage, du 11 novembre jusqu'au 6 février, selon un planning organisé que j'aurais plus ou moins tenu selon les rencontres et mes envies du moment. Je devais retrouver une amie par hasard en voyage à Mumbai pour Nouvel An, et normalement passer une semaine ou deux au Népal si l'occasion se présentait. Bref, sachant que je vous écrit maintenant, vous vous doutez bien que tout ceci a été chamboulé. Mon aller-retour me coûta 465€ (Lyon-Mumbai avec escale à Istanbul). Très peu cher, surtout au regard de la qualité de la compagnie Turkish Airlines.
Il faut savoir que le but premier et principal de mon voyage était de me rendre dans le Kerala, dans l'ashram d'Amritapuri, pendant un mois. Le reste n'était que du plus que je m'offrais. Je suis donc arrivé à l'aéroport de Mumbai a 5h30 du matin ; le temps de sortir de l'avion et de faire les formalités d'usage, je sortai environ une heure plus tard. Et là, je réalisai mes deux premières bêtises qui allaient me mettre dans le bain. Premièrement je ne savais pas qu'une fois la porte passée, je ne pouvais plus rentrer dans l'aéroport. Contrairement en France ou dans les pays dans lesquels j'ai voyagé, impossibilité de pénétrer dans les bâtiments aéroportuaires pour quiconque n'est pas muni d'un billet de vol. Et comme un imbécile, je n'avais pas changé de monnaie, ce qui fait que je ne pouvais pas payer quelconque taxi. Ce fut tout un merdier pour qu'un militaire fasse venir quelqu'un d'un bureau de change de l'intérieur pour me changer mon argent à l'extérieur. Deuxièmement, et là je me le pardonne toujours pas, j'ai fait la plus grosse boulette de débutant de l'année: je n'ai pas prépayé de taxi. Oui oui, vous avez bien lu. Je savais qu'il fallait prépayer, tout le monde me l'avait dit, je l'avais lu de partout, et même dans l'enceinte de l'aéroport des affiches nous l'indiquait bien! Alors que je faisais la queue dans le bureau extérieur d'une compagnie de taxi, un employé en uniforme avec sa belle carte autour du cou (tout ce qui semblait de plus honnête), demandait aux gens où ils souhaitaient aller. Arriva mon tour, et ne connaissant rien de Mumbai, je lui dis un peu au pif "Marine Drive". Etant donné qu'il était constamment posté à côté du bureau de réservation officiel, je le pris pour un employé de la compagnie. Et au final, j'ai payé une somme astronomique (au moins cinq fois le tarif que j'aurais du payer). Mon premier jour à Mumbai commençait bien.
Arrivé sur place, je me rendis compte que l'endroit que j'avais choisit au hasard n'était pas intéressant. J'allai donc dans le quartier "touristique" de la ville, Colaba, exactement à la Gate of India. Et là j'attendais que le temps passe. Ce fut un Enfer. Les locaux n'étaient pas agréables pour un sou, et on n'a eu de cesse de me courir après pour me proposer hôtel, restaurant, de m'accompagner à tel ou tel endroit, même de la marijuana, et ce n'était qu'après m'être royalement énervé qu'on me lâchait. Cette première journée, je l'ai passée à errer ici et là, à travers la ville, pour m'orienter (heureusement que j'avais pris une boussole, parce que c'est bien beau d'avoir un plan s'il les rues ne sont pas indiquées sauf lorsque c'est des grandes avenues). Le soir, je prenais le train de banlieue depuis Churchgate Station en direction d'Andheri East. Une vraie expédition, et pour la première fois dans la journée je rencontrai deux jeunes à la gare qui ont été très prévenants et gentils avec moi. Après tant de personnes qui ne courraient qu'après mon fric supposé, j’eus du mal à leur faire confiance au début, mais ils me furent d'une très grande aide. Je pris ensuite un rickshaw pour la première fois et m'habituai à la manière de conduire de mon chauffeur, c'est à dire en grillant les feux, en faisant des queues de poisson, en roulant à contresens quand ça l'arrangeait, mais ils font tous comme ça, donc au final ça ne m'a pas trop choqué. Evidemment, comme par hasard, son compteur ne marchait pas, j'ai du marchander le prix du transport (et n'ai perdu comparativement qu'une trentaine de roupies par rapport au prix normal). Et fort heureusement, cette nuit là j'ai dormi chez quelqu'un de fort sympathique, avec qui j'ai bien rigolé, et qui me conseilla très fortement de prendre mon billet de train pour le Kerala aussi vite que possible (je comptais partir deux jours plus tard, et dans mon infinie bêtise je croyais qu'il n'y avait pas besoin de réserver avant le jour J... Doux rêve...). Le lendemain, j'entrepris donc de réserver ce billet, et après deux heures de vas-et-viens entre les différentes gares de Mumbai, je trouvais le bureau de réservation des trains spécialement réservé aux touristes près de Churchgate Station. Et là, la grosse catastrophe: l'employée, la femme la plus désagréable qu'il m'ait été donné de voir en Inde, me dit qu'il ne restait que des classes Sleeper. Désespéré, j'optais pour ça (je ne savais pas encore dans quel pétrin je me mettais). Désagréable pourquoi? Parce que d'un elle parlait très mal aux touristes, les dédaignant, impatiente, et nous virait du comptoir si on hésitait trop pour faire passer quelqu'un d'autre. Et de deux parce qu'elle ne rendait pas la monnaie si on ne l'avait pas. J'ai donc payé plus cher que la normale, mais j'étais pas à 20 roupies près.
Après avoir fait ça, et afin de fuir Mumbai, j'allais à l'île d'Elephanta. Il y règne une atmosphère plus calme, plus sereine, malgré les touristes indiens et étrangers. Beaucoup de singes (j'adore les singes), sur une île en grande partie creusée de temples en ruine mais dans lesquels l'ont fait toujours des offrandes. Classée par l'Unesco, l'île est bien agréable. J'y passai l'après-midi entière. On y accède en bateau depuis la Gate of India pour un prix de 350 roupies si je me souviens bien. Bien qu'elle ne soit pas si loin, on met quand même deux heures pour y aller. On passe devant des îlots artificiels sur lesquels sont construits des sortes de bunkers désaffectés. Il y a beaucoup de navires marchands étant donné la capacité portuaire de Mumbai. Il faut grimper sur les hauteurs grâce à un interminable escalier pour qui porte son sac à dos de quinze kilos. Tout le long se succèdent des marchands vendant tout un tas de bibelots, de bijoux ou d'imitations d'antiquités. Une fois retourné en centre ville, il était tard et je décidai donc d'aller chez mon second hôte. Je n'imaginai pas la distance à laquelle il était du centre-ville. Il habitait dans les quartiers éloignés de Borivali et je mis environ deux heures pour arriver chez lui, après une véritable aventure dans le train, puis en rickshaw (que j’eus du mal à trouver étant donné que personne ne connaissait l'adresse que j'indiquais). Je ne m'attarde pas sur cette personne, elle n'était pas très agréable en définitive. Le lendemain matin, soit deux jours après mon départ, je courrais le plus vite possible pour rejoindre Mumbai Central, la gare de laquelle je partirai pour le Kerala.
Un petit point sur les trains.
J'ai pris deux types de trains: celui de banlieue et "l'express" entre les grandes villes.
Le train de banlieue correspond en type à notre TER. Mumbai est très bien desservie en train avec ses nombreuses gares, ses nombreux arrêts et la fréquence des trains. Il y a plusieurs types de wagons: première classe, femmes, hommes, et handicapés/vieillards. Je prenais systématiquement la deuxième classe hommes, d'autant plus que les prix sont absolument géniaux: 16 centimes d'euros je crois pour mon premier trajet d'une heure (on est loin des 4€ et quelques que je paie pour faire 15mn de train en direction de Lyon). Mais les wagons bondés le sont moins, d'autant plus avec mon gros sac. Le train ne s'arrête généralement que quelques secondes en gare, et il faut parvenir à monter (ou à descendre) malgré le flot d'indiens qui poussent en tous sens. Si bien que les gens grimpent ou sautent du wagon alors même que le train n'est pas encore arrêté. J'en ai même vu s'accrocher à l'extérieur entre deux gares. Bref, c'est tout une aventure qu'il faut savoir dompter au plus vite afin de ne pas être dépassé.
Les trains grandes lignes, c'est autre chose. Mon trajet était, pour l'équivalent d'une dizaine d'euros, entre Mumbai et Kollam. 40 heures de train. Et c'est pas du TGV (cf photos). Ma grosse erreur fut de penser qu'en Inde, réserver au dernier moment était possible, quitte à payer un supplément. Mais non, je me suis rendu au comptoir la veille du départ, il ne restait que ce qu'ils nomment SL - Sleeper. Mais pas d'bol, pas d'air climatisé, fenêtres ouvertes en continu, gros ventilos au plafond, pas de réel compartiment. Bref, j'ai cru vivre un enfer. En plein milieu de la nuit, une famille entière est montée dans le wagon, et alors là j'ai su que c'était pour ma pomme, un préssentiment. Ils sont tous arrivés vers ma couchette et sont parvenus à me convaincre d'échanger la mienne - en bas, contre celle juste en dessous du plafond. Je pensais qu'ils ne resteraient que la nuit. Pensez-vous! 30h après quand je quittais le train ils étaient toujours là, au sol, à manger sur des papiers journaux dépliés par terre... Si vous voulez un minimum de confort en plus, réservez à l'avance, ou alors vivez l'Inde comme ça, ça fait des souvenirs (dont je me serais bien passé pour ma part.
En gros, Mumbai, j'ai pas véritablement apprécié. Pendant ces deux jours, j'étais perdu, donc je n'ai profité de l'environnement et du voyage. J'ai également été choqué par les détritus de partout. Lors de mon voyage en train, les gens jetaient leurs sachets de chips par la fenêtre sans complexe. Tous. Idem pendant mon trajet en bateau: c'est tellement plus simple de ne pas se lever de son siège pour aller jusqu'à la poubelle et de jeter par dessus bord. Si bien qu'à des kilomètres de la côte en voit encore flotter toutes sortes de choses. On m'a dit que comparativement aux autres grandes villes, Mumbai est assez propre. Et bien je dois dire qu'il y a une sorte de je-m'en-foutisme impressionnant. Je n'en blâme pas forcément les gens, cela relève aussi de l'éducation et je n'ai pas l'impression que l'Etat s'aventure énormément là-dedans. Il y a certes des panonceaux indiquant de ne pas jeter les ordures au sol, mais il y a un manque cruel de poubelles. Un peu paradoxal tout ceci. Quant aux mendiants. Je m'attendais à être harcelé, mais pas du tout. J'ai bien eu mon lot, comme tout le monde, mais je peux pas vraiment dire qu'ils mendiaient. Ils ne venaient pas à moi pour me demander des sous directement, mais cherchaient avant toute chose à me rendre un service (même futile), qui bien sûr déboucherait sur un pourboire. Ainsi, un homme m'a bien suivit pendant trente minutes sur le chemin qui m'emmenait au restaurant que j'avais choisit. Je connaissais la route, mais arrivé à terme, il me demanda un pourboire pour l'accompagnement. Ah que j'ai ri.
Je ne m'étends pas sur le Kerala, puisque c'était uniquement consacré à l'ashram. Je créerai un autre sujet pour expliquer ça plus en détails.
Sur le retour, je suis passé par Kochi une journée. C'est une très belle ville - pour ce que j'y ai vu. Malheureusement, il ne me restait que trop peu de temps avant mon départ pour l'aéroport. Mais j'ai eu l'occasion d'acheter des épices, chose que je désirais tant. Et quels épices!
J'en viens donc directement à mon second voyage à Mumbai, offert par un ami qui avait gagné une semaine en hôtel de luxe. Rien à voir avec le confort moyen que j'avais eu la première fois. Nous en avons donc profité pour faire Mumbai de fond en comble. Colaba est archi connu, donc je ne vais pas encore répéter ce qui a été maintes et maintes fois dit. Sur le quartier de Victoria Station, on a vécu un véritable périple! Nous avons remonté à pied Marine Drive sur la jetée, et voulions couper sur l'Est pour directement arriver sur le Crawford Market. Oui et bien c'est plus facile à dire qu'à faire! Parce que nous avons erré pendant des heures dans des quartiers puants et pas très attrayants. J'en pouvais plus, ce n'était que succession de ruelles sans véhicules, donc oublié le taxi! Finalement, après quelques gentilles indications de passants, nous sommes arrivés. L'intérieur est intéressant, bien qu'au final toutes les échoppes vendent à peu de choses prêt les mêmes articles. Mon guide m'indiquait aussi la présence d'un marché aux animaux sur le même site que nous n'avons pas trouvé. Nous avons été ensuite embarqués à cause de mon ami qui voulait absolument acheter des soieries. Nous avons atterri dans une arrière boutique, ça puait l'arnaque à plein nez, mais il n'a pas osé faire marche arrière (quel con!) malgré mes avertissements, et s'en est sorti quitte pour se faire avoir. Mais bon. La gare de Victoria Station, que j'avais déjà vue, est extérieurement intéressante. Quelques photos pour le souvenir, puisqu'elle était sur notre trajet de retour vers Colaba. Nous aurions aimé faire les autres fameux marchés du quartier, mais nous y avons renoncé ce jour car nous avions déjà beaucoup vagabondé. Et les jours suivants furent déjà bien occupés par d'autres visites. Malabar Hill était apparemment un site à faire. Il est vrai que la première fois que j'étais venu, je n'avais même pas daigné y tourner le regard. Et pourtant! Nous y avons trouvé une multitude de temples superbes dont le plus vieux, le fameux Mani Bhavan, un havre de paix dans la ville. Il est vrai que l'accès n'y est pas clairement indiqué, mais en ayant l’œil on le découvre assez facilement. Ce n'est pas très grand, et pourtant c'est un véritable plaisir des yeux. Les jardins suspendus furent aussi une belle découverte. Un seul regret pourtant en ces lieux: l'absence de zones ombragées pour se poser à l'abri du soleil. Par contre, beaucoup de petites animaux, écureuils et gros lézards. Nous avions continué en longeant la côte Ouest jusqu'au temple de Mahalaxmi. Alors sur le chemin étaient indiqués plusieurs galeries d'art que nous n'avons jamais trouvé. Pas une seule, pourtant nous avions les adresses exactes. Peut-être que depuis les versions de nos guides elles ont été déplacées ou fermées. Le temple de Mahalaxmi est surpeuplé. Il ne faut pas hésiter à poursuivre le chemin derrière la grande court qui nous entraîne dans un dédale de ruelles avec de nombreux kiosques pour acheter des offrandes sur l'allée et de pour acheter, bien sûr, des souvenirs sur le retour. Une grande partie de la longue route longeant la mer est en travaux ces temps, la circulation est donc difficile, et les taxis n'allaient pratiquement que dans un sens. C'est aussi un grand quartier où il y a beaucoup d'ambassades, pour les intéressés. J'ai failli oublier. S'y trouve la résidence où Gandhi avait l'habitude de séjourner lorsqu'il venait à Mumbai. Elle a été transformée en musée. Ce n'est pas bien grand, mais on a un bel aperçu de l'époque, des actions de Gandhi, de nombreuses photographies et lettres manuscrites du pacifiste.
Une chose que j'ai beaucoup aimé - c'est mon pêché mignon dans les pays que je visite - furent les étales de rue qui s'animent dès la fin de l'après-midi sur toute la longueur de la Colaba Causeway. A ne pas manquer à mon avis, on est sans cesse abordé pour acheter des articles en tous genres, mais sans méchanceté aucune. Par contre, marchandage très difficile, lorsqu'il n'est tout simplement pas impossible. Si j'ai quelques restaurants à conseillers, ce seraient - pour Colaba - le fameux Café Mondegar où on trouve beaucoup de plats occidentaux et énormément de plats indiens, le Leopold Café, beaucoup de pâtisseries et de bonnes bières, le Gaylord (plus côté Churchgate). Mais tout est question de goût bien sûr. Quant aux tarifs, ils ne sont pas excessifs du tout, mais moins cher existe. Un regret pour un restaurant français à la gare de Churchgate indiqué sur tous les guides mais qui n'existe plus, le Chez Vous.
Je m'arrête ici. L'Inde est un pays si déstabilisant qu'il faut y aller avec de la préparation ou alors avec un mental d'acier. A mon premier retour, je me suis dit "plus jamais". Et au final, je sais que j'y retournerai encore et encore. Chaque fois je suis un peu dérangé, mais c'est un bon choc, un choc qui donne envie d'en voir plus.
Bonjour à tous,
Je reviens d'un fabuleux voyage d'un mois en Inde et tout s'est bien passé sauf avec les auto-rickshaws.
En effet, ceux-ci prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entre nous, sans s'en rendre compte, leur donnent ce qu'ils demandent (par peur, par ignorance...).
Cela m'a valu plusieurs disputes avec les conducteurs d'auto-rickshaws qui demandaient plus que prévu et, deux jours avant de rentrer en France, une agression physique de la part de l'un d'eux car je refusais de payer pour son mensonge (il prétendait que je venais d'une ville à 12km de là alors que je n'avais fait que 800 mètres en ville). Une plainte a été déposée et j'hésite encore à prévenir l'ambassade de France en Inde.
Loin de moi l'idée de jouer les radins, c'est par principe que j'évitais autant que possible de payer le tarif "touriste". Les touristes ne sont PAS des distributeurs de billets de banque ! Si vous teniez une boutique ou conduisiez un taxi, que penseriez-vous des touristes qui vous donnent tout ce que vous demandez mine de rien ?
Alors un bon conseil à tous les voyageurs à destination de l'Inde : EVITEZ de payer plus que prévu ! Pour ce faire, une seule méthode efficace : exiger du conducteur qu'il démarre le compteur sinon interpeller un flic (ils s'exécutent en présence d'un flic). Pas de compteur ? Pareil : le tarif est le tarif (en général 14Rs pour une courte distance, 5Rs si c'est un share auto-rickshaw, reconnaissable par sa taille plus grande que les auto-rickshaws ordinaires). Bon à savoir : si 4ème passager ou trajet de nuit le prix augmente de 50% si ma mémoire est bonne.
Quant à ceux qui remettront en cause les termes du contrat, un seul conseil : REFUSEZ de payer ce qu'ils demandent. N'ayez pas peur, ils ne pourront rien contre vous : le tarif est le tarif. Si le conducteur refuse vos 14 roupies parce qu'il en exige 50 ou 100 pour le petit kilomètre, inutile de discuter : à prendre ou à laisser (dans ce cas, repartez sans le payer : il viendra vous voir et se contentera du tarif "indien", sinon interpeller un flic).
Autre erreur courante des voyageurs : discuter du prix avant de monter (ce que ne font pas les locaux). Je le faisais au début, par ignorance, mais j'ai ensuite pris l'habitude d'embarquer mine de rien et de payer ensuite ce qu'il faut (les indiens m'ont informé sur les tarifs). C'est la méthode la plus efficace : dans la majorité des cas, les conducteurs ne disaient rien. Si vous ignorez le coût d'un trajet, parce qu'il est long par exemple, demandez à un indien combien coûte le trajet que l'on veut faire.
Mais par pitié évitez de montrer que vous êtes des distributeurs de billets de banque à volonté, même si ce n'est que "1 ou 2 euros le kilomètre". Les auto-rickshaws, leurs harcèlements et leurs mensonges ont été mes plus mauvais souvenirs en Inde.
Sur ce bon voyage à tout le monde 🙂
Je reviens d'un fabuleux voyage d'un mois en Inde et tout s'est bien passé sauf avec les auto-rickshaws.
En effet, ceux-ci prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entre nous, sans s'en rendre compte, leur donnent ce qu'ils demandent (par peur, par ignorance...).
Cela m'a valu plusieurs disputes avec les conducteurs d'auto-rickshaws qui demandaient plus que prévu et, deux jours avant de rentrer en France, une agression physique de la part de l'un d'eux car je refusais de payer pour son mensonge (il prétendait que je venais d'une ville à 12km de là alors que je n'avais fait que 800 mètres en ville). Une plainte a été déposée et j'hésite encore à prévenir l'ambassade de France en Inde.
Loin de moi l'idée de jouer les radins, c'est par principe que j'évitais autant que possible de payer le tarif "touriste". Les touristes ne sont PAS des distributeurs de billets de banque ! Si vous teniez une boutique ou conduisiez un taxi, que penseriez-vous des touristes qui vous donnent tout ce que vous demandez mine de rien ?
Alors un bon conseil à tous les voyageurs à destination de l'Inde : EVITEZ de payer plus que prévu ! Pour ce faire, une seule méthode efficace : exiger du conducteur qu'il démarre le compteur sinon interpeller un flic (ils s'exécutent en présence d'un flic). Pas de compteur ? Pareil : le tarif est le tarif (en général 14Rs pour une courte distance, 5Rs si c'est un share auto-rickshaw, reconnaissable par sa taille plus grande que les auto-rickshaws ordinaires). Bon à savoir : si 4ème passager ou trajet de nuit le prix augmente de 50% si ma mémoire est bonne.
Quant à ceux qui remettront en cause les termes du contrat, un seul conseil : REFUSEZ de payer ce qu'ils demandent. N'ayez pas peur, ils ne pourront rien contre vous : le tarif est le tarif. Si le conducteur refuse vos 14 roupies parce qu'il en exige 50 ou 100 pour le petit kilomètre, inutile de discuter : à prendre ou à laisser (dans ce cas, repartez sans le payer : il viendra vous voir et se contentera du tarif "indien", sinon interpeller un flic).
Autre erreur courante des voyageurs : discuter du prix avant de monter (ce que ne font pas les locaux). Je le faisais au début, par ignorance, mais j'ai ensuite pris l'habitude d'embarquer mine de rien et de payer ensuite ce qu'il faut (les indiens m'ont informé sur les tarifs). C'est la méthode la plus efficace : dans la majorité des cas, les conducteurs ne disaient rien. Si vous ignorez le coût d'un trajet, parce qu'il est long par exemple, demandez à un indien combien coûte le trajet que l'on veut faire.
Mais par pitié évitez de montrer que vous êtes des distributeurs de billets de banque à volonté, même si ce n'est que "1 ou 2 euros le kilomètre". Les auto-rickshaws, leurs harcèlements et leurs mensonges ont été mes plus mauvais souvenirs en Inde.
Sur ce bon voyage à tout le monde 🙂
bonjour j'aimerais avoir une info puor une guesthouse pas trop chère près de la gare (je ne sais pas de laquelle il s'agit ° donc celle qui prend direction gorakhpur )merci pour vos infos, je sais qu'il y en a deux.😏 aplus
bonjour à tous, quelqu'un connait il un hotel pas trop cher près de la gare victoria à Bombay.
merci de votre réponse
bonjour, je suis à la recherche d'info pour un hotel à CHENNAI (madras) pour 3 ou 4 nuits,
c'est assez urgent puisque j'y serai mardi prochain, 21Novembre,
Je recherche un hotel assez central, bonne catégorie mais restant abordable, propre et sans embrouille
si vous avez des tuyaux merci d'avance,
et pour reserver, faut il mieux reserver ppar mail, fax ou tél ? je préferai éviter de donner mon numéro de cb . . .
derniere question: quel tarif pour un taxi de l'aéroport internationnal pour le centre de Chennai ?
merci pour les conseils
GUIBEN
Bonjour,
Qui connait un hôtel pas trop cher près de l'aéroport de Delhi?
Maximum 1000 Rs, ce que je paierais en faisant un aller retour en taxi jusqu'à Paharganj avec une chambre a 400.........
Merci😄
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo!
Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage
AHMEDABAD :
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.
PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
BONJOUR, nous cherchons un hôtel pas trop cher sur chennay pour le mois août
par ce biais nous avons des effets scolaires des vêtements que nous voulons remette à une association pour des personnes démunis
merci
parodie
My friend and I are arriving in New Delhi on March 4th at 12:05 AM. Could anyone recommend a decent and affordable hotel? Is 20 € the going rate?
Thanks!
Bonjour à tous,
Voilà je pars pour Mumbai le 30 juin, que je ne connais pas encore, je ne sais pas si c'est comme Delhi, Calcutta... les grandes villes d'Inde Est-ce que je peux trouver sans soucis un hôtel pas cher, très économique... Si vous avez une idée... en sachant que je suis déjà au courant que c'est une ville assez couteuse... Merci à tous les voyageurs et je vous souhaite de bonnes et merveilleuses expériences
Voilà je pars pour Mumbai le 30 juin, que je ne connais pas encore, je ne sais pas si c'est comme Delhi, Calcutta... les grandes villes d'Inde Est-ce que je peux trouver sans soucis un hôtel pas cher, très économique... Si vous avez une idée... en sachant que je suis déjà au courant que c'est une ville assez couteuse... Merci à tous les voyageurs et je vous souhaite de bonnes et merveilleuses expériences
Bonjour les voyageurs ! j'arrive le 5 au matin a delhi avec mon amie, nous avons 32 ans, et nous avons lu les différents commentaires sur la galère que peut etre cette arrivée a delhi, notamment pour se rendre à un hotel. Auriez vous un bon hotel à nous porposer ? je parle d'un hotel propre, à peu près calme et climatisé. On veut commencer le séjour en douceur, pour ensuite prendre des hotels plus modestes lorsqu'on se sera un peu acclimaté.😛
je dirais que le buget peut aller jusqu'à 50 euros la nuit, mais si c est moins tant mieux, on est pas bill gates !😉
merçi
yann🙂
je dirais que le buget peut aller jusqu'à 50 euros la nuit, mais si c est moins tant mieux, on est pas bill gates !😉
merçi
yann🙂
J'arrive à madras à 1h30 du matin le 20 juillet, c'est un peu la panique car j'ai rien réservé encore. je dois filer le lendemain sur pondichery, j'aurais bien aimeé dormir sur place ou dans un hotel à proximité de l'aéroport, voir dans l'aéroport, et prendre mon train le lendemain. Sinon je pensais prendre un hotel prés de l'egmore station.
j'attend vos bon conseils avec impatience...
Merci de m'aider car je me prends la tête en ce moment ! Je cherche un hotel pour mon arrivée à Delhi (premier voyage en Inde), pour me reposer du très long voyage et me remettre du décalage horaire, venant du Québec, ça fait la différence ! J'aimerais quelque chose dans les environs de 2000r/jour (ça peut être un peu plus) car je suis prête à payer un peu plus pour avoir la tranquilité et la propreté. Mais il semble que toutes mes recherches arrivent à soit des hotels plutôt minables ou encore le grand luxe.... J'aimerais avoir la possibilité d'une ceuillette à l'aéroport à 2 hres du mat. Merci pour votre aide !!!







