Discussions similar to: Appareil photo Bali Singapour
FR
Shopping d'un appareil photo numérique à Singapour
Bonjour à tous, je suis en train de commencer mes valises pour mon voyage pour Bali via Singapour. On m'a dit que le shopping là bas était très intéressant et je me disais que mon numérique manquait de puissance!! 😛 Qqu'un aurait il une idée des économies qu on peut faire sur un appareil photo de grande marque? Au niveau des douanes ça donne quoi? 😕 Quelqu'un aurait il le nom de grands magasins specialistes sur Singapour de tous ce qui est hi-fi, informatique et qui pourrait avoir un site sur le net histoire de repèrer le numérique de mes rêves?? lol

et comme j'y suis est ce qu'il y a besoin d'adaptateur pour les prises là bas et à Bali?

Merci pour vos réponses.

Leslie
Open
Voyage en Indonésie: emporter ses factures (appareil photo, ordinateur, etc)?
Bonjour à tous,

Une amie me fait douter sur : faut-il que j'emporte avec moi les factures de mon matériel photo, pc portable etc enfin tout ce qui peut s'acheter à Singapour ?? Avez déjà eu des problèmes à la douane de Singapour , Bali et France ??

Je compte si c'est intéressant ramener du matériel informatique ( disque dur externes , cartes mère etc..) j'imagine que je peux mais quoi et combien ?

D'avance merci pour vos réponses.

P/S je pars le 15 aout
Open
L'Indonésie, une si belle mosaïque
Disons-le tout de suite, d'entrée de jeu, j'ai été conquise par ce beau pays ... quelle splendeur, quelle beauté, quelles merveilles, quelle diversité, quelles rencontres 🙂

- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons

et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.



Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.

L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.

J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).

L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans

Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.

Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.

J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎

Jour 0 - jeudi 11 juillet

Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.

Jour 1 - vendredi 12 juillet

Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠

Jour 3 - samedi 13 juillet

Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.

Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.

Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.

C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.











Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.

Le photographe ...

photographié 🙂



Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.



Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.



Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)

Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).





Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.







Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.





Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠





Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
Open
Taille du sac à dos pour Bali?
Bonjour, Je pars sur Bali mi septembre pour 15 jours en sac à dos. Quel taille de sac faut il prendre 40L, 50L, + -???? Je vous demande ça car je rejoins Paris de Biarritz avec Easyjet et je veux savoir si j'ai besoin de prendre un bagage en soute ou pas(26€/bagage). Merci d' avance.
Open
Vacances en ville, à Singapour!
Bonjour à tous , Voici donc la suite de notre récit : après Kuala Lumpur, nous sommes basés pour 5 jours à Singapour .

Nous avons profité d'un séjour dans l'hôtel emblématique de la Cité-Etat : par son architecture et par sa situation à la pointe Sud de la ville . Il est entre le lac et l'Océan et est entouré de jardins qui, à eux seuls, valent la visite .



Nous ne sommes cependant pas demeurés dans l'hôtel mais avons tenté de découvrir les vieux quartiers , les parcs et l'architecture spectaculaire de la ville . En voici un résumé ; les photos parleront d'elles - mêmes !

J1 : installation et découverte .

Arrivés en début d'après - midi, le check in se fait rapidement et la réceptionniste nous confie à un 'majordome' qui va nous faire découvrir le fonctionnement de notre logis ... : absolument nécessaire, nous le comprendrons ensuite ! Il faut, en effet , s'orienter dans le dédale des indications ( Tower1,2,3, ..., Gardens , Niveau B1, ... ) et les différents ascenseurs qui vous hissent rapidement vers les étages supérieurs, toujours munis de votre clé : c'est le sésame indispensable ... Nous avons eu ainsi l'occasion de découvrir la fameuse piscine du 57ème étage et les Supertrees du jardin, vus d'en haut : j'y reviendrai .

Malgré la taille et le nombre d'occupants, le grand hall d'entrée n'a cependant pas l'impersonnalité d'un hall de gare : peut-être avons nous eu de la chance mais chacun nous a accueilli d'un petit mot sympathique et, dans les endroits déjà fréquentés, nous étions reconnus et accueillis par notre nom dès le second jour : c'est assez rare en Europe !

Nous prenons possession de la chambre : vue merveilleuse sur la ville, qui sera plus spectaculaire en soirée .



Nous passons rapidement dans le centre commercial, très ( trop ? ) luxueux, accolé à l'hôtel, puis, après un repas léger, sommes attirés à l'extérieur par des lumières colorées : le soir est tombé et c'est le spectacle au laser sur le Lake Gardens et sur la façade ; on en profite encore mieux depuis la ville .





Le Musée "ArtScience" tout proche est illuminé : c'est une énorme fleur de lotus !



Par un chemin improbable ( nous n'avons pas encore bien saisi l'orientation, les entrées , ... ), nous revenons au hall d'entrée : ce sont déjà les décorations de Noël et le grand sapin scintillant nous accueille : ce sera un excellent point de repère, les jours suivants !

Open
Quand Bali balise, c'est ballot...
Bienvenue et désolé pour ce titre, digne de la maternelle 😛

Nous sommes partis ( Mauricette et moi ) début Juillet 2015, juste quand un volcan décide de se réveiller et de s'éclaircir les poumons sur l'île d'à côté. Pour mettre fin à un suspense insoutenable, nous allons passé au travers à l'aller comme au retour. Mais durant notre séjour de 6 jours et 6 nuits, l'aéroport sera fermé 3 jours avec des centaines de vols annulés 😮

D'ailleurs, avant d’atterrir, nous sommes tout content de voir un superbe panache de fumée .



2 jours plus tard, l'aéroport fermera pendant 48h00. 😏

Pour les détails, nous volerons sur Qatar Airways avec escale à Doha. J'ai choisi de rester les 6 nuits sur Ubud mais en alternant 2 modes de logement. Nous serons 3 nuits dans une guesthouse : La Masna House puis nous jouerons au milliardaire avec une promo au Wapa di Ume, dans une suite et une piscine privée 😎

Mauricette n'a jamais appris à faire du vélo donc l'option scooter n'est pas possible. Nous visiterons donc 5 jours sur 6 avec des guides francophones et chauffeur. Ce n'est pas vraiment notre façon de voyager mais entre la circulation "sport", la conduite à gauche et la mauvaise réputation de la police, je n'avais pas envie de risquer les embrouilles.

D'autre part, le séjour étant court, je ne voulais pas perdre de temps non plus sur la signalisation pratiquement inexistante. Au final, cela a été très intéressant et nous a permis de pouvoir discuter longuement et mieux comprendre la façon de vivre des balinais. Je ne regrette absolument pas cette formule. Ça a été très enrichissant. J'ai prévu les lieux que je voulais voir et on se mettait d'accord sur chaque journée avec ce qui était possible ou pas, selon le timing qu'on a du mal à appréhender depuis la France.

Certaines routes sont à peine des chemins défoncés et la circulation peut être infernale en fin de journée sur des portions fréquentées. Au final, j'ai du faire une croix sur 2 ou 3 sites mais rien de grave.

VERSION LONGUE : http://www.vazyvite.com/Bali/Bali.htm

Mercredi 8 Juillet : 17h45 : Arrivée à Denpasar

Le site de l'aéroport annonce 200.000 Roupies ( 13€ ) pour un taxi vers Ubud. Sauf qu'au comptoir, on affiche 300.000 😕 Quand j'annonce mon hôtel, que les mecs ne connaissent pas bien sûr et que je montre le plan, ils me soutiennent que c'est loin du centre et que ce sera 400.000 😇 Google Maps affiche moins de 5mn en voiture depuis le centre, donc même si le voyage fût long, j'ai pas l'intention de me faire entuber dans les 1ères minutes !! On discute, argumente, négocie et ça tombe à 350.000 mais je reste bloqué sur mes 200.000 de départ. Au bout de 10mn, j'en ai marre et je me casse. Dans ces cas-là, Mauricette se demande toujours dans quelle galère on va tomber et si on ne va pas finir en dormant sur le trottoir.😏 Et ce que je pressentais ... arrive. Un chauffeur me rattrape à la sortie et c'est OK pour 300.000. Il essayera quand même de me refaire le coup des 350.000 alors qu'on est dans le taxi. Quand j'ouvre la portière en râlant, on arrête les frais.

Conclusion : Les taxis sont vraiment une plaie dans beaucoup trop de pays 🏴‍☠️ Petite consolation, ce ne sont pas des voitures pourries

Open
Achat d'un appareil photo en Indonésie
Partant cet été pour 5 semaines en Indonésie et ayant l'intention de changer mon appareil photo, j'aimerais savoir avant de partir si les prix y sont plus intéressant qu'en France. Je précise aussi que nous ferons escale en Chine et que peut être là aussi, en duty free, je pourrais faire une bonne affaire ? Merci à tous ceux qui pourrons me donner quelques bons tuyaux.
Open
Bali et Lombok, août 2008
La « Balinaise » vous salue et vous souhaite de trouver quelques informations utiles dans son carnet de voyage.

Ven 08 et Sam 09/08 : Pour vous résumer mes 3 avions avec en total 20 heures de vol, je ne dirai qu’un seul mot turbulences ! Le vol Frankfort-Singapour a été assez épique avec tout de même 2 alertes ou nous étions tous scotchés au siège avec des trous d’air qui font monter la tension ! A part ça, le service à bord fut impeccable et les sièges spacieux en économique bien confortables. A Singapour, pendant 2h j’ai eu le temps de faire un peu de shopping et surtout de me trouver un nouvel appareil photo. Le dernier vol m’a semblé bien long car j’étais déjà à saturation. Ensuite, un long cheminement avant d’arriver jusqu’à l’hôtel : atterrissage, douane, récupération des bagages, change des devises et pour finir prendre un taxi avec un compteur pour éviter de se faire avoir dès la première heure... Après des bouchons entre l’Aéroport et Kuta et oui c’est saturday night live, j’arrive enfin a mon hôtel à 23h30. Apres mon check in j’appelle ma copine Nora qui est déjà là depuis 1 mois. Elle me dit qu’elle arrive d’ici 1 heure et je me prépare à sortir car en ayant vue l’animation dehors j’avais envie d’enchainer. La Miss me rejoint et m’emmène ensuite dans un des club qui se trouve à 10mn sur la plage, le Beach club. J’aime beaucoup l’endroit c’est très animé. Nora me présente des néo zéolandais bâtis comme des armoires à glace ! Je profite bien de ma première Party et me couche à 4H du mat, faut le faire tout de même pour quelqu’un qui vient de se taper une journée entière de voyage !

Dim 10/08 Je me lève à 8H. Vers 9h15 je me fais faire un massage de 1H à l’Hôtel juste à côté de la piscine trop cool, tout ça pour moins de 7 euros, massage dynamique avec pieds, doigts et cervicales qui craquent, ça tue ! Ensuite, je fais un tour du quartier avec les échoppes où tout le monde veut te vendre quelque chose. Et plus tard, Nora m’emmène dans les rues où il y a des boutiques de marque genre sportswear et qui ne soit pas de la contrefaçon. Soir : diner dans un warung avec 1 copine a Nora, Nadine de Munich et Olivier mon compagnon de voyage trouvé dans voyage Forum.

Lundi 11/08 On démarre les choses sérieuses avec visites de 2 temples magnifiques le Pura Tanah Lot et le Pura Taman Ayun, le 1er étant situé sur la mer et accessible a marée basse. Nous avons aussi visité un endroit ou il ya que des singes en liberté, la Kedaton forest mais bon là c’était moyens à part qu’il y avait plein des bébés singes et que j’ai fait quelques photos d’eux sympas. Pour finir nous sommes allés à Jimbaran, un village de pêcheur là aussi j’ai trouvé ça moyen mais j’ai entendu beaucoup d’échos positifs alors faut croire qu’on nous a pas emmener dans le bon endroit. Soir : diner avec Nora au Maccaroni, resto super agréable et très bon + Night Club en bord de mer.

Mardi 12/08 Visite de la Peninsule de Bukit avec le Temple Pura Ulu Watu situé sur une falaise avec présence des singes. Dreamland plage avec de grandes vagues et les surfeurs qui vont avec. Un autre Temple tout petit le Pura Mas suka avec établissement privé qui surplombe une superbe baie. Puis Baignade à la Plage Padang Padang : trop bien l’Océan indien. Un peu frais mais on se met facilement dans l’eau. Le soleil tape ici très fort, il est limite agressif, faut bien se protéger.

Soir : diner au Ocean Beach Club avec 2 séries de spectacles à la clef, tout ça pour une poigné de figues. Voila mercredi on part pour l’ile paradisiaque de Gili Trawangan.
Open
Sumatra - Java - Krakatau - Bali en famille
Bonjour à tous,

Nous revenons d’un périple de trois semaines en Indonésie. Comme j’ai beaucoup écumé les forums pour préparer ce voyage, je me propose de faire un compte rendu mêlant ressentis, bons plans et autres… Cela peut servir à d’autres.

Notre profil : famille avec trois enfants de 9, 11 et 13 ans. Une certaine expérience des voyages. Nous recherchions un voyage avec une forte thématique autour des volcans, tout en associant d’autres expériences variées. Ne disposant que de 3 semaines, nous avons beaucoup millimétrés les déplacements.

Notre choix : Finalement nous avons choisi de faire une trans indonésienne du nord de Sumatra à Bali en passant par Java. Le parcours :

Bukit Lawang pour faire un trek à la rencontre des orang outan Krakatau (ou Krakatoa) pour voir d’au plus près un volcan actif Yogjakarta, pour le Merapi et ses temples Bromo, Kawah Ijen et enfin Bali. Tout cela en plein mois d’aout 2018 Les vols : Nous les avons pris fin mars pour aout. Nous sommes passés par Etihad avec un départ de Genève. La différence de prix était importante par rapport à un départ de Lyon (qui aurait été plus naturel). Au final, nous avons payé les billets Geneve – Singapour 690€. J’ai trouvé cela correct pour Août. L’avantage d’Etihad est que les départs sont le matin. Cela permet donc d’arriver à Singapour tot (11h du mat) et donc d’enchainer sur l’Indonésie. A Singapour, nous avons enchainé sur un vol avec Jetstar pour Medan. Rien à redire. Vol parfait, compagnie sûre. Le vol n’était pas en correspondance. Nous avons donc prévu une grosse escale pour parer à un retard du vol Etihad. Même s’il n’y en a pas eu, ce n’était pas superflu. Il faut changer de terminal et donc passer la douane. Rien de compliqué, mais si vous devez réenregistrer vos bagages (les portes ferment 50mn avant le départ de l’avion), Il faut bien compter 2h30 entre les deux vols et cela sans retard. Nous avions 5h. C’était trop.

Arrivée à Médan : Le retrait d’argent est très facile. Nous avons opté pour les retraits en distributeur. Le taux est bon. J’avais peur d’être limité. Mais il faut savoir qu’il y a au moins 4 distributeurs de banque différentes et que vous pouvez faire plusieurs retraits sur un même distributeur avec une même carte. Pour vous donner une idée, nous avons retiré 9,000,000rps. Transfert vers Bukhit Lawang. Nous avions négocié le transport avec notre lodge. Ce n’est surement pas le plus économique. Mais au final, nous avons dû payer 35€. Nous avons enchainé le vol de Genève avec le transfert à Medan et la route jusqu’à Bukit Lawang dans la même journée. Résultat, nous sommes partis de Lyon un samedi matin à 5h du mat et sommes arrivés le dimanche soir à 22h au lodge. Dur, dur, mais au moins, nous nous sommes calés sur le temps local en une nuit ! Choix de Bukit Lawang : L’objectif était évidemment de faire un trek dans la jungle et voir des orangs outan. Il y a une polémique sur l’endroit. Visiblement, c’est moins authentique que d’autres. Il y avait un centre de réhabilitation controversé il y a quelques années. Il a fermé depuis. Personnellement, nous avons été ravis. Certes, beaucoup d’Orang Outan sont semi sauvages. Mais quand vous avez des enfants en bas age, c’est un avantage important. Nous avons pu en approcher certains de très près. Lors de notre trek, l’une d’entre elles (Jacky) est venue nous voler notre repas. Les enfants ont adoré. Nous avons pu croiser d’autres voyageurs qui ont fait le choix de l’authenticité, ils avaient l’air plus déçus. Les animaux n’étaient visibles que de très loin (200m en haut des arbres). Nous avons négocié un package avec Jungle Inn. Le logement est sûrement plus cher que beaucoup d’autres. Mais ils ont l’avantage de faire des remises importantes sur le prix du trek. Au final, le trek nous a couté 45€ par adulte, bouées comprises pour 2 jours. J’ai trouvé cela très correct. Nos guides étaient super. Préférez le trek de 2 jours. Au début de notre marche, nous étions avec les personnes partant à la journée. Cela a été un peu le cauchemar. Au premier Orang Outan, il y avait près de 50 personnes prenant des photos. C’était pire qu’au zoo. Après quelques heures de marche, il n’y avait plus grand monde. Et c’est vraiment le soir, au campement que nous avons fait les plus belles rencontres. Je m’étais beaucoup posé la question du palu avant de partir. J’ai donc acheté les vêtements couvrants intégralement et les anti moustiques sur puissants. Chose bizarre, il n’y avait quasiment aucun moustique. De l’avis des locaux, il y en a très peu. Quant au palu, le guide nous a dit qu’il n’y en avait pas, juste un peu à Medan. Autre question que je m’étais posé. Quid de mon appareil photo super cher et du retour en bouée. Ils ont l’habitude, cela n’a absolument pas posé de problèmes. Ils étaient bien emballés. Nous avons hésité à enchainé sur le volcan Sinabung ou le lac Toba. Sûr que ce doit être quelque chose. Mais cela nécessitait de quasiment repasser par Medan pour repartir. Nous avons dû faire des choix. Je m’étais aussi demandé si cela valait bien la peine de faire tout ce périple juste pour un trek de deux jours dans la jungle. Rétrospectivement, c’est l’endroit que les enfants ont préféré de tout le voyage. Ca vaut les avions et les 8h de voiture. Au bout de trois nuits, nous sommes repartis sur Medan pour prendre un vol pour Jakarta. Direction le Krakatau. Evitez la compagnie Sriwijaya air. Pour moi, il y a une double arnaque. D’abord, les horaires ne sont absolument pas fiables. Notre avion devait partir de 18h de Médan. Sans être prévenus, il a été replanifié à 18h25. Et il est parti à 22h25… Deuxièmement, la companie apparait toujours comme beaucoup moins cher que Garuda. C’est en fait un leurre. Ils prennent un taux de change honteusement défavorable. Au final, vous payez plus cher… Nous l’avons pris deux fois, deux fois les mêmes problèmes et les tableaux d’affichage indiquaient le même retard de 3h sur tous leur autres vols. Résultat, nous sommes arrivés à minuit et demi à Jakarta pour un départ le lendemain à 5h pour Carita. Ca fait mal au yeux… Krakatau

C’est de loin l’étape la moins touristique du voyage. Nous avons eu une chance incroyable. Le volcan s’était réveillé deux semaines auparavant. Nous avons donc eu un spectacle magnifique tant de jour que de nuit. Les éruptions étaient toutes les 10min.

Logistique : J’ai tout négocié à distance. Je me souviens avoir retenu deux agences principales, basées sur les avis : Krakatau trail (contact Bobo) et Krakatau tour, contact Roman. Mon choix s’est fait sur le prix final. Bobo nous a fait le package départ Jakarta, retour Jakarta, une nuit sur place, bateau privé pour 5 à 9,000,000. Alors que Roman ne descendait pas en dessous de 12,500,000. Ca reste très cher. Mais ca le valait. Le départ se fait de l’hotel à l’aéroport. Nous avions pris directement un hotel dans le terminal 2, car nous savions que la nuit serait courte (finalement 4h). En partant à 5h du matin, nous n’avons mis que 2h30, pas de circulation. Après un petit déj à Carita, le bateau a dû partir vers 9h. Nous avions un guide et deux équipiers. Il faut 2h de mer pour atteindre le site. On s’installe sur une ile en face. A cause des éruptions, nous n’avons bien sûr pas accosté sur le Krakatau en soi. Trop dangereux. Nous étions sur une plage magnifique, juste pour nous. L’équipage nous a emmenés faire un peu de snorkling. Il y avait des coraux et des poissons que nous n’avons même pas revus à Bali. Et surtout quand la nuit tombe, le spectable est juste incroyable. Nous sommes repartis le lendemain sur les coups de 9h. Notre avion était à 18h25 à Jakarta. C’était très large. 2h de mer un peu houleuse. Et que 2h30 pour rejoindre la capitale. C’était pourtant un vendredi soir. Bilan du Krakatau : Pour les adultes, c’était probablement la plus belle étape. Après, si le volcan n’avait pas été en éruption, est ce que nous aurions été si contents ? Je ne sais pas. C’est quand même une sacré galère d’accès. Le côté historique contribue au charme. Savoir que c’est là qu’a eu lieu la fameuse éruption de 1883, ca fait quelque chose. Mais sans éruption, cela fait cher l’excursion. Krakatau trail est correct, sans plus. Nous n’avons eu aucun problème. Mais nous n’avons pas non plus eu un guide incroyable. Ensuite direction Yogyakarta. Vol avec Garuda. Super compagnie. Nous avions prévu de nous lever très tot pour le lever de soleil sur Boradupur. Nous avions repéré un petit hotel à côté qui nous évitait le transport le matin. Nous avons eu pitié des enfants et nous ne sommes partis que pour 6h. Il ne fallait pas venir plus tard. Le lever de soleil est vraiment magique. Nous n’avons eu que la fin, mais je comprends l’intérêt. Il y a certes beaucoup de monde. Ensuite, nous sommes partis pour voir le Merapi. C’était une des deux déceptions du voyage. C’est une usine à touriste. Ils essaient de vous vendre le tour en jeep. Nous ne l’avons pas fait. Les avis étaient trop mauvais. A la place, nous avons cherché un sentier de rando pour s’approcher. Nous l’avons trouvé. Il en existe un en contrebas de la route. Mais à moins de monter jusqu’au sommet, le début n’avait pas beaucoup d’intérêt. Mon avis. Je pense que le Merapi vaut le coup si on décide de faire la rando au sommet. Mais j’ai cru comprendre que c’était une sacré galère. Si vous n’avez pas le projet du sommet, alors il faut absolument venir tot le matin. La brume se lève très tot et vous ne voyez rien sinon. C’était notre cas. A ne donc pas coupler avec Borodupur le même jour. Autant passer. Yogyakarta : En dehors de Borodupur et Prampanan, la ville est intéressante plus pour son ambiance que ses monuments. Nous avons principalement déambulé. Certes nous avons fait les quelques palais, mais leur intérêt est limité. Nous avons bien apprécié les Bling Bling car. On est au cœur de la ville. Prampanan est aussi somptueux. Nous l’avons fait pour le coucher de soleil. Sublime. Tout s’organise sur place avec l’hotel. Pas de besoins d’anticiper de France. Bromo et Kawah ijen. Nous avions fait le choix de rejoindre Surabaja par avion. C’était une erreur. Avec les retards liés à Sirijawa, le transfert à l’aéroport, nous avons dû mettre porte à porte 7h… La gare de Yogyakarta est en plein centre ville, accessible à pied. A refaire, nous aurions pris le train. Pour le périple Bromo et Kawah ijen, nous avons choisi de ne prendre qu’un chauffeur et d’éviter les guides tant au Bromo qu’au Kawah ijen. Nous ne regrettons pas. Ces deux volcans se font très bien tout seuls. Nous avions réservé à l’avance le chauffeur via l’agence pinkhouse. J’en avais entendu beaucoup de bien via les forums. Erreur. C’était une catastrophe. La voiture était vraiment vieille et très sale. Le conducteur, en plus de n’être pas sympathique, était très dangereux. A fuir. Bromo : La randonnée, au soleil couchant dans la caldeira était sublime. C’était un vrai coup de cœur. Beaucoup de touristes viennent principalement pour le lever de soleil. J’ai préféré la caldeira. Mon seul regret est que dans la même journée, nous arrivions de Surabaya. Nous n’avons pu attaquer la balade que vers 16h. J’aurais adoré faire le tour du cratère. C’est à cet endroit que j’ai pris les meilleures photos.

Petit truc. J’avais lu qu’il était possible d’éviter les frais d’entrée. C’est toujours possible, mais c’est bien plus compliqué que cela ne l’a été. A la fourche du village (il n’y en a qu’une), prendre à droite. On arrive près de Cemoro Lawang (un hotel). Là, il faut prendre à droite et longer la falaise au plus près. Il y a régulièrement des semblants de sentiers qui descendent à même la pente. Nous en avons pris un, un peu au hasard. La descente est abrupte. Le sentier disparait. 10 fois je me suis dit que j’avais fait fausse route. Mais finalement, on sort en bas dans la caldeira. On a alors une marche d’approche superbe avant de rejoindre la partie plus touristique. Nous avons aussi fait comme tout le monde le levé de soleil. C’est très faisable à pied sans guide. Il faut faire comme la veille, à droite à la fourche et suivre le chemin. De toute facon, ce chemin va sur la montagne où sont les points de vue. On ne peut pas se tromper. Et il y a beaucoup de monde. Surtout si vous partez à l’heure standard 3h. Il faut compter 1h20 de marche assez raide sur la fin. Il y a beaucoup de monde sur les points de vue. Et tout le monde est venu en jeep sauf vous. Difficile de faire une photo. Il y fait froid +-5C. Prevoyez d’être bien couverts. Mais cela reste magnifique. Si vous avez le courage et que vous n’enchainez pas directement sur le Ijen, il faut attendre que tout le monde s’en aille. Pour nous, nous sommes partis après un petit dej raté au Cemoro Lawang (vraiment une arnaque). Petits conseils pratiques : les logements sont tous très moyens. Les habitants savent que de toutes facons, on n’y dort que quelques heures. Une chose nous a étonnés. Il n’y a quasiment aucun endroit pour manger le soir. Nous sommes allés au seul endroit ouvert le Lava view. Ce n’était pas si mal. Kawah Ijen : Nous avons enchainé directement sur le Kawah Ijen (avec notre chauffeur complètement fou). C’est la deuxième déception du voyage. J’avais tant lu sur ce volcan. Je l’ai peut être un peu fantasmé. Nous sommes partis à minuit de notre hotel. Il y avait 45 mn de route. Nous avons donc pu attaquer la montée dès l’ouverture à 1h du mat. Ca monte sec, mais vraiment pas longtemps. Nous avons dû arriver vers 2h30 au cratère. Je suis le seul à être descendu. Je ne trouvais pas prudent d’y emmener les enfants. La descente au fond du cratère se fait très bien sans guide. Il y a tellement de monde. Il n’ y qu’a suivre les groupes. C’est impressionnant. C’est un peu stressant quand d’un coup la fumée vous envahi. Les conditions n’étaient pas bonnes. Je n’ai donc pas vu ces fameuses flammes bleues. Enfin, je les ai entrapercues. Mais la sensation est complètement gachée par la remontée. Vous croisez des centaines de touristes. C’est incroyable. Il y a plus de queues que dans le métro. Je crois que l’endroit a perdu son authenticité et est victime de son succès. La remontée se fait normalement en 30min. J’ai mis plus d’une heure à attendre que les groupes passent. Trop de personnes descendent alors qu’elle ne serait pas à l’aise sur un simple sentier de rando dans les Alpes. C’est vraiment devenu n’importe quoi. L’endroit pour se faire peur. En plus, je n’ai croisé qu’un porteur de souffre. Cela m’a fait plus penser à Eurodysney qu’autre chose. Ce serait à refaire, je pense que je zapperai le lever des soleils. J’irais beaucoup plus tard quand tous les touristes sont partis. Là, certes, vous ne verrez pas les flammes bleues (mais de toutes facons, c’est très incertain même par conditions idéales), mais, vous aurez une toute autre ambiance dans le fond du cratère. Et vous aurez surement plus d’opportunités de croiser des porteurs de souffre. Pour ce qui est des enfants, c’était l’enfer. Ils ont dû attendre au bord du cratère que je remonte. Il y fait très froid. Il n’y a pas d’endroit pour se protéger du vent. Il n’y a rien à voir. Et ils se sont levés à minuit… Ils auraient été mieux à rester dormir à l’hotel. Truc pratique : N’essayais pas de trouver un hébergement près de l’entrée du parc. Ils sont peu nombreux et insalubre. A 45 min, il y a des choses très bien. Par exemple, nous sommes restés au Kampoeng Joglo Ijen. L’hotel était parfait avec piscine. Après être repassé par l’hotel pour un petit déj, nous sommes repartis en direction de Bali. Ca se fait très bien. Pour vous donner une idée, nous sommes arrivés le même jour à Amed vers 16h30 (avec le changement d’heure). Bali : Nous voulions éviter les zones touristiques. Donc nous avons divisé la semaine en deux. Première partie à Amed pour profiter de la mer. Deuxième, Ubud l’inévitable. C’est toujours compliqué de faire Bali quand on a fait avant Sumatra et Java j’imagine. Tout y est tellement plus touristique. Pour autant, j’ai trouvé que cela restait supportable. L’île a gardé une certaine authenticité. Et c’est vrai que c’est magnifique. A faire selon moi : - les rizières. Nous aurions dû prévoir plus de temps. Elles méritent de belles randos. Je pense qu’il faut une journée complète pour s’y perdre. A ne pas faire : - la pêche à 5h30 du mat avec les pêcheurs de Amed et leur bateau si typique. Arnaque complète. Ils sont très peu sympathiques. A peine avez-vous mis un pied dans le bateau qu’ils essaient déjà de vous vendre autre chose. Ensuite, vous ne faites que le regarder pêcher. Vous ne participez à rien. Franchement décevant.

Nicolas
Open
Une semaine à Singapour
hello a tous, Une semaine a SINGAPOUR en partant de chiang mai, c'est jouable, j'ai vu que le BKK==>SINGAPOUR A/R est de 150€ Par exemple pour NOEL. Ou en fevrier 2008. Faut-il un visa ? Infos hotels, balades SVP, Est-ce OK pour un budget retraitee, ni trop fauche ni trop riche. Merci d'avance a tous amical
Open
Bali, mon offrande
Samedi 6 octobre, aéroport de Dempasar, 20h30.

-Hello ! Taxi ! (Ah, j'ai comme l'impression que ça va nous suivre, ça...) How much ? -Pipty taousan (Ah ok, pipty... je sens que ça va être simple) Thank you ! -You welcom

Open
Malaisie/ Fidji/ Bali: quel budget?
Bonjour,

Je compte partir en Malaisie puis ensuite direction Fidji, Australie (juste Melbourne) et Bali (peut être pas dans cette ordre, selon le prix des billets d'avion)

Je souhaite passer 3 semaines à chaque endroit et je veux faire beaucoup de plongée et de randonnées. En Australie je logerais chez des amis donc pas de frais d'hébergement. J'ai un budget de 4300 euros sachant que je n'ai toujours rien acheter/réserver et que j'aimerais acheter une Go pro, la moins chère, pour la plongée.

Pensez vous qu'un budget de 1500 euros pour les billets d'avion est correct? Et dépenser 700 euros à chaque destination (Excepter pour Melbourne j'ai un budget de 400) est ce réaliste? trop? pas assez? Peut être serait il mieux de retirer une des destinations pour mieux profiter des autres si c'est trop juste?

Merci d'avance pour votre aide.
Open
Achat d'appareils électroniques à Singapour?
bonjour tout le monde a la fin de l anneé pour le nouvelle ans j ai la chance de partir en thailande entre temps je fait une escale de 8h a singapore. A Singapour j espere trouvé mon bonneur et acheté un iphone ou copie type iphone. Connaissez vous des adresses ou il pratique des prix interessant surtout ou je risque de ne pas me faire avoir niveau. Garentie, prix, copie mauvais genre, etc.....
Open
De retour de Malaisie et Singapour
Ce forum a été une mine d'informations pour la préparation de notre voyage et donc c'est tout naturellement que je reviens pour y raconter mon expérience de voyage en famille avec des jeunes enfants en Malaisie et Singapour.

Nous avons voyagé avec notre fille de 5 ans et un bébé de 9 mois du 14 décembre 2013 au 09 janvier 2014. Nous sommes partis de Bruxelles avec la compagnie Qatar Airways avec une escale à Doha de 1h30. Superbe compagnie surtout le vol de Bxl à Doha à bord du nouvel avion Dreamliner de QA. Le vol de jour se passe très bien, nous avions réservé les places devant pour avoir le baby bassinet donc ca a permis à bébé de faire sa sieste sans problème et même de jouer dedans puisqu’il y tenait assis aisément.

A notre arrivée, nous sommes partis directement à Putrajaya, qui nous a semblé un bon compromis pour une première nuit puisque lendemain on reprenait l’avion pour Singapour.

La ville a été construite en 1995 autour d’un lac artificiel pour accueillir tous les ministères et administrations du pays. La ville est bien organisée avec d’immenses boulevards. Après une sieste bien méritée, nous avons fait un petit tour sur le bord du lac qui est immense (beaucoup de moustiques) et le soir nous sommes allés au centre pour voir la mosquée. Il y avait une grande place avec des jeux d’enfants, des vendeurs de glaces, boissons où les malais passaient la soirée. C’est là notre premier contact avec la population locale puisque un groupe auquel on a demande de nous appeler un taxi ne voyant pas notre taxi arriver au bout d’une demi-heure nous ont proposé de nous déposer à notre hôtel !

Du 16 au 20 décembre

Le lendemain nous avons repris le chemin de l’aéroport pour Singapour. Vol d’une heure. L’arrivée à Singapour en vaut la peine. Tout est bien organisé. Pour prendre un taxi vous devez emprunter une allée et à la porte une personne vous oriente vers l’allée où le taxi vous attend. Nous avons résidé les 3 premières nuits dans un studio à little india prés de Mustapha center. Ca grouille de vie ! Le lendemain direction le Zoo de Singapour et le night safari situés assez loin de la ville donc on a profité pour faire les deux sur la même journée. Notre fille de 5 ans a adoré le zoo, le tigre blanc, l’ours blanc et surtout le show de l’otarie (un show tres anime !) Le night safari était bien conçu aussi ! Retour tard le soir et diner dans le quartier d’Arab Street en face de la mosquée (les meilleures murtabak de toutes nos vacances) Deuxième jour à Singapour : Visite de Gardens by the Bay, et des deux dômes : flower dôme et Cloud forest : une prouesse technologique. Un petit tour obligé au MBS pour remplacer l’appareil photo ! Le troisième jour est consacré au déménagement, et une nuit au marina Bay Sands pour pouvoir profiter de la piscine accessible uniquement aux clients de l’hôtel. La vue est époustouflante surtout quand Singapour S’illumine ! Du 20 au 23 décembre : départ pour Melacca Nous n’avions pas réservé le bus à l’avance donc en arrivant à l’agence le matin, il n’y avait plus de places à part 20h (le trajet dure 4 h) ce jour là donc changement de plan nous optons pour le bus malais qui fait Singapour Johor bahru (1h de trajet) mais on a dû descendre du bus avec nos bagages pour la frontière Singapourienne et idem pour la frontière en Malaisie, c’était un peu difficile à gérer avec les enfants, une poussette, deux sacs à dos et un grand sac ! De Johor bahru on avait l’embarras du choix pour Malacca, des départs toutes les 20 min si je me rappelle bien. Arrivée à Malacca en fin d’après-midi et taxi direction notre guest house dans le centre historique et au bord du fleuve qui traverse la ville : wayfarer guest house, notre coup de cœur en Malaisie (la ville et la guest house). Nous déposons nos bagages et allons manger dans un restaurant indien nos premières banana leaf du séjour ! Puis découverte du night market très anime avec une bonne ambiance et achat d’un ventilateur de poussette qui s’est avéré très très utile ! L’étape Malacca a été synonyme de repos et farniente, on a flâné dans les rues de la ville, on a fait un petit tour en bateau et puis on a passé du temps dans la guest house au bord du fleuve. Nous avons aussi visité le baba nyonya heritage museum qui donne une vaste idée de la vie de ces chinois qui ont émigré en Malaisie. Notre fille a adoré cette maison et elle s’en rappelle jusque maintenant, on avait fait la visite seuls avec un guide papier en français !

Du 23 au 25 décembre : Départ pour Kuala Lumpur en bus (les bus sont très confortables en Malaisie et il y a de très bonnes connexions et plusieurs départs par jour) Nous sommes logés à 500m des Tours Petronas. Donc visite des tours le soir, les tours sont très belles la nuit et puis petit tour dans le centre commercial et diner au Food court. Le lendemain, nous nous sommes rendus à la gare pour acheter les billets de bus pour les Cameron Highlands et puis retour au KLCC et visite de l’aquarium, pas mal ! La chaleur est écrasante à KL donc on a passé bcp de temps dans le centre commercial mm si ce n’est pas ce qu’on préfère. Nous étions logés au Zon all suites hôtel qui a juste l’avantage d’être prés des tours petronas pour un prix pas cher. Sinon je le déconseille fortement !

Du 25 au 28 décembre : départ pour les CH en bus, ca monte fort, ca tourne beaucoup et le chauffeur n’arrête pas de s’énerver ! Enfin nous arrivons à Tanah Rata, l’air est plus frais, on respire enfin ! direction Orchid Lodge tenu par l’incroyable Kassim. On se sent tout de suite chez soi, Kassim nous accueille chaleureusement, nous aide à monter les bagages et nous explique les activités a faire dans la région et nous conseille sur ce qui est faisable avec un bébé de 9 mois et une enfant. Kassim se charge même de nous réserver un tour le lendemain d’une demi journée avec l’agence Eco Cameron. Ce soir diner dans un resto indien (pour pas changer) et retour au lodge pour une bonne nuit de sommeil au frais. Les enfants apprécient aussi cette fraicheur !

Le lendemain donc départ pour le tour, le guide est fantastique, il connait très bien sa région et puis aborde des questions environnementales et le respect de la nature, il y a de quoi en effet, après les plantations de thé et le Gunning brinchang, nous visitons la Mossy Forest ! Impressionnant ! note fille suivait bien le guide, elle était devant avec lui et papa portait bébé dans le porte bébé ventral. Tout s’est bien passé et nous étions fatigues à la fin du tour ! Merci Kassim pour le conseil, nous n’aurions pas pu faire le tour d’une journée ! Le lendemain nous nous sommes rendus au village à cote de Tanah Rata, Brinchang pour visiter le temple chinois et se balader dans le night market qui regorge de saveurs et de couleurs ! Encore une fois, la fraicheur est la ! Nous sommes en pulls, ca change du reste de la Malaisie !

Du 28 au 31 : Penang Départ le 28 vers Penang en bus, la ca tourne moins mais embouteillages sur la route ce qui fait que le trajet prend 7h au lieu des 4h annoncés ! on arrive vers 8h du soir, la chaleur est écrasante, nous regrettons presque les CH ! Nous logeons au Cititel Penang. Le lendemain nous visitons le khoo kongsi, le temple birman et le temple thai (un petit air de la Thaïlande) qui abrite selon le routard, le troisième plus grand bouddha couché au monde. Nous n’échappons pas a la règle et mangeons aussi indien a Penang ! Le jour d’après est consacre au Penang Hill, nous y passons qlq heures, il fait un petit peu plus frais là haut mais c’est très commercial ! Sentiments mitigés pour Penang !

Du 31 décembre au 05 janvier : Langkawi Nous prenons l’avion pour Langkawi pour un vol de 35 min avec Malaysia Airlines (réservé déjà depuis plusieurs semaines donc on a pu avoir de tres bons prix). Nous avons opté pour l’avion puisque le ferry ne part qu’à 8h ou 8h30 du matin et c’est presque impossible d’être prêt avec les enfants à moins de se réveiller à 3h du matin ! Nous logeons à l’AB motel dans une beach side room qui s’avère être loin de la mer mais voila pour le prix qu’on a payé c’est correct et propre ! il faut juste oublier l’accueil pas aimable du tout ! Bon Langkawi est une ile free tax donc des hordes de touristes pour acheter de l’alcool, des cigarettes, …mais il y a des choses à faire avec les enfants, donc nous faisons le lendemain le tour de la mangrove et les activités annexes et le sur lendemain the island hopping (deux iles+le lac). Le dernier jour est consacré au funiculaire de Langkawi, impressionnant et là haut la vue est magnifique quand ce n’est pas couvert. Pendant les 4 jours nous profitons aussi un peu de la plage et nous faisons bcp de balades.

Du 05 au 08 janvier : Kuala Lumpur Le retour à Kl se fait en avion cette fois ci avec firefly et un tres bon prix aussi (booké sur internet). Nous logeons à l’Istana Hotel. Notre bébé fait un peu de fièvre donc nous restons a l’hôtel les deux premiers jours (nous avions tout ce qu’il fallait pour la fièvre) et heureusement qu’on était a l’Istana, très bel hôtel ou l’accueil est très chaleureux ! Notre fille profite de la piscine pendant qu’on se relaye pour garder le petit dans la chambre. Nous dinons mm à l’hôtel. Un buffet impressionnant malais, indien, occidental, moyen orient, fruits de mer, … Notre bébé rétabli, nous allons faire un tour à la place de l’indépendance, le central market, … Le dernier jour nous voulions voir le mall qui abrite un parc d’attractions : le berjaya times square à deux stations de monorail. Nous avons pu garder notre chambre jusque 16h sans supplément ! Puis taxi, départ à l’aéroport, vol KL-Doha-Bruxelles.

En résumé, un très beau voyage, un beau pays, tres développé ce qui était rassurant avec des enfants en bas âge, nous avons très bien mangé partout ! beaucoup d’activités à faire, des gens chaleureux. Pour mon fils de 9 mois, j’ai pu trouver facilement des couches un peu partout. Pour la nourriture, j’ai suivi les conseils de membres du forum, donc j’ai pris un stock de petits pots avec moi (pour 10 jours à peu près) et le reste du temps j’ai pu cuisiner dans les guest houses où nous étions sans problème, il a aussi mangé des bananes écrasées et surtout gouté à tout ce que nous mangions ! J’avais pris aussi plusieurs boites de lait en poudre aussi pour éviter de changer son lait ! Notre coup de cœur reste Malacca et les Cameron Highlands pour la fraicheur, les paysages et la Mossy Forest ! Bref ! Un voyage pas tres difficile à entreprendre avec des enfants en bas âge et surtout en toute sérénité, dans toutes les villes on nous étions, il y avait partout des pharmacies, des hôpitaux, … Voila, Si vous avez des questions, n’hésitez pas.
Open
35 jours en Malaisie, Singapour, l’île de Koh Lipe en novembre-décembre 2018
6/11 et 7/11 Départ de Bâle à Londres et Kuala Lumpur Décollage dans un airbus A319 de British Airways pour Heathrow (1H10mn de vol. Attente puis re-décollage dans un Boeing 787 de British pour Kuala Lumpur, pour 12h22 de vol. Repas très correct, on a presque bien dormi ! A K.L. pour rejoindre le centre ville nous prenons une navette de bus pour K.L. Sentral. Trajet assez fluide bien que chargé sur des autoroutes à péages qui longent des plantations de palmiers à huile et des villes modernes composées, comme en Angleterre de centaines de maisons accolées toutes semblables épousant les courbes de niveaux du relief. Au bout d'1h1/2 le bus nous laisse à la gare de KL Sentral, de là un minibus nous emmène ensuite vers Puduraya d'où nous devrions rejoindre à pied notre hôtel. Il pleuviote, la nuit commence à tomber et on est un peu perdu dans ces ruelles sans nom. De guerre lasse nous prenons un taxi qui pour 15 rmy (Ringgit malaisien, 10 rmy=2.2€) nous dépose à la Jalan Rembia, la ruelle de notre GH. Nous nous installons dans ce petit hôtel propre avec une belle terrasse extérieure couverte où sont installés des canapés et des tables. Nous partons à la recherche d'un resto dans la rue Jalan Alor, rue réputée pour ces nombreux « food stores » : Ils se succèdent les uns derrière les autres et proposent toutes les cuisines asiatiques : malaise, indienne, thaïe, chinoise, indonésienne, japonaise et coréenne. Nous choisissons, un peu au hasard un thaï et y mangeons sur la terrasse abritée de la pluie, deux curry, rouge et vert aussi pimentés l'un que l'autre mais très goûteux et très copieux, le prix est en conséquence (30 rmy le plat), la grande bière est à 20 rmy.



Place Merdeka

8/11 Kuala Lumpur Ce matin il fait déjà bien chaud et humide mais il y a un beau soleil et quelques nuages peu menaçants. Nous allons prendre à 10 mn à pied, le métro à Bukit Bintang en direction du centre ville et descendons à Merdeka. Nous découvrons le modernisme d’une grande ville malaisienne au travers de son métro : tout est nickel, les machines automatiques fonctionnent bien et de façon très explicite, le tout est d’une propreté impeccable. J'ai un peu de mal à m'orienter en sortant de la station, le plan en ma possession est très imprécis, quant au GPS du smartphone il réagit seulement au bout de 20 secondes s'affole dans tous les sens affiche des tas d'infos perturbantes. Le plus simple est encore de demander notre chemin et nous voilà à l'entrée du marché chinois dans la célèbre rue Petaling. De part et d'autres de la rue piétonne des vendeurs essaient de vous attirer dans leurs magasins exactement comme dans les pays arabes ! Il est vrai qu'on y est d'une certaine façon ! (la Malaisie est un régime politique islamique et compte près de 60% de musulmans). Nous en profitons pour visiter deux temples chinois et un temple indien, preuve du multiculturalisme malaisien. Quant au marché central couvert et moderne il est aseptisé, nickel chrome avec de nombreux magasins de souvenirs et quelques gargotes. Nous continuons en direction de la place Merdeka tout proche : c’est La place de K.L. autour de laquelle se regroupent des bâtiments officiels. Dommage que le terrain de cricket au centre soit entièrement clôturé pour travaux. Tout autour de la place se trouvent quelques beaux exemplaires de bâtiments de style moghol ou Tudor, construits par les Anglais ! Il y a même une église toute blanche au bout du terrain. En face, de l'autre côté de la rivière, la mosquée est reconnaissable à sa couleur blanche et ses innombrables dômes. On ne peut la visiter à cette heure, nous retournons donc chez nous par le métro mais on se perd facilement dans ces stations interconnectées par manque d'informations précises : les n° des lignes notés sur mon plan ne correspondent pas à celles affichées dans les stations ! Enfin on y arrive quand même, on a même dû payer un supplément à l'arrivée à Bukit Bintang ayant pris le monorail plus cher au lieu du MRT moins cher ! Petite pause bienvenue. En Malaisie on trouve partout de délicieux jus de fruits, shakes ou smoothies pas chers dont on se régale.Un peu plus tard pour aller voir la front line du KLBCD, (en fait le panorama des grandes tours du centre des affaires) je prends le monorail jusqu'à Titiwangsa où parait-il se trouve un parc d'où la vue sur la ville est magnifique. En arrivant au terminus de Titiwangsa pas de parc à l'horizon mais des autoroutes urbaines partout, des échangeurs compliqués, des chantiers, des grues. Je me renseigne et un habitant me donne vaguement la direction en me précisant que c'est compliqué car il y a plein d'échangeurs d'autoroutes à traverser et avec la circulation dingue c'est mission impossible. Finalement je démarre sur un vague sentier qui longe l'autoroute et qui se transforme en un petit chemin qui emprunte même une passerelle pour traverser l'autoroute. En fin de compte grâce au GPS du téléphone, je me repère et arrive à rejoindre, sans trop de risque le parc qui est situé derrière un grand bâtiment à vocation culturelle et artistique l’Istana Budaya. Au moment d'arriver à la hauteur du parc je me rends compte qu'il est entièrement clôturé par de hautes barrières de plastique qui empêchent de passer et même de voir. Déçu et en colère, il ne me reste plus qu'à refaire le trajet inverse de plus d'un km pour reprendre le monorail sous une chaleur étouffante. Je reprends donc le monorail et m'arrête à Bukit Nanas, une station proche du CBD pour déambuler parmi les gratte-ciel qui entourent la tour Petronas (la plus haute avec 451m).On se croirait dans n'importe quel CBD (Central Business District) d'une grande ville américaine, tous ces immeubles d'au moins 100m de haut sont occupés par des hôtels de luxes, des banques, des entreprises et des condominiums de luxe. Des restos, des bars chics occidentalisés ainsi que des magasins de luxe occupent les rez-de-chaussée. De grandes avenues à plusieurs voies et à sens unique traversent ces zones d'affaires. Pour varier les plaisirs je prends un autre chemin, la nuit tombe et je ne sais plus où je suis ! Toutes les avenues se ressemblent, les immeubles également. Le GPS du téléphone capte mal les satellites et ne me renseigne qu'avec beaucoup de retard et d'imprécision. Après avoir beaucoup tourné en rond je finis par demander mon chemin et en fait je suis, depuis le début de ma galère à moins de 500 m de l'hôtel ! Diner dans un resto indien sympa (Nasi Kandar) tout près de l'hôtel. Au menu des galettes fourrées, des murtabak et rotis canai.



quartier coloré de Bukit Bintang à K.L.

9/11 de K.L. à Malacca Réveil à 8h, le jetlag est à peu près absorbé ! On part prendre le petit-déjeuner indien au Nasi Kandar (roti telur avec un œuf et des oignons et un masala dosai, café et thé au lait sucré. Ayant une envie de voir de haut cette capitale je pars à pied en direction de la KL tower que je vois devant moi pas très loin mais je suis incapable d'estimer la distance qui m'en sépare ? En fait il me faudra à peine 20 mn pour me retrouver au pied de la tour qui est érigée sur une petite colline au milieu du CBD. Étonnement je suis seul, pas de queue, j'obtiens le tarif senior (29 myr) et en 75 secondes l'ascenseur m'aura fait parcourir les 275m qui me séparaient de la terrasse panoramique : seul dans l'ascenseur, on est je crois 4 visiteurs en tout à faire le tour de 360° de cette terrasse qui domine toute la ville, le temps est un peu brumeux mais on voit bien les différents quartiers du centre ville avec la place Merdeka. Vu d'en haut on dirait que la ville est divisée en plusieurs quartiers séparés par des espaces verts ou des vides reliés les uns aux autres par de grandes avenues à plusieurs voies de circulation. Après avoir fait le tour de la terrasse et pris de nombreuses photos dont celles de la tour Petronas, autre tour emblématique de la ville, je redescends et emprunte une grande avenue en direction du sud. Je me rends compte une fois de plus qu'ici le piéton n'est pas roi, les trottoirs sont souvent interrompus par des travaux ce qui l'oblige à marcher sur la chaussée ce qui est assez dangereux. Finalement ce quartier de grands immeubles se révèle froid et inhumain, il y a peu de restaurants ou de magasins, peu de piétons, surtout si on le compare aux quartiers populaires comme celui de Bukit Bintang ou celui des quartiers chinois ou indiens. Départ en bus pour Malacca, nous prenons d’abord le monorail puis changeons pour aller au BTS la gare routière d'où partent les bus pour le Sud. C'est un grand immeuble avec des guichets modernes et informatisés. Notre bus prévu à 12h30 partira à l'heure pile, nous sommes assis tout devant le trajet se fera sur autoroute jusqu'à l'arrivée à Malacca. Nous aurons l'occasion encore une fois de voir des plantations de palmiers à huile et des villes modernes formées d'immenses lotissements de maisons accolées. À la station de bus de Malacca nous attendrons 20 mn le bus 17 qui nous emmènera au centre ville devant le stadthuis (Hôtel de ville). De là à pied il nous faut à peine 5mn pour rejoindre notre hôtel le Gingerflower. Bel hôtel situé dans une maison traditionnelle étroite sur la façade mais très longue. La chambre est toute propre avec tout le confort. Nous partons nous balader dans le vieux quartier chinois et nous ne sommes pas seuls, en effet à partir du vendredi et jusqu'à la fin du WE Malacca est célèbre pour son marché de nuit et les touristes locaux affluent pour s’en rendre compte il suffit de voir le nombre de bus qui dégorgent leur contenus sur la place de la mairie, les groupes scolaires ne manquent pas non plus à l'appel. Cette ambiance nous rappelle les villes d'Hoi Anh, Paï, Siem Reap, Cochin ou Galle. Les restaurants, bars, magasins de souvenirs, salons de massages et GH se succèdent les uns derrière les autres. Les rues étroites sont encombrées par des files de voitures qui avancent au pas. Les touristes chinois, malais et indiens s'interpellent de vive voix ! En attendant d'aller manger nous prenons un apéritif au Geografer café. Vers 18h nous allons diner dans un petit restaurant spécialisé dans la cuisine peranakan, le Kocic Kitchen : La cuisine peranakan ou Nyonya mélange les deux cultures, chinoise et malaise. Nous y mangerons un délicieux nyonia Laksa et un assortiment d'Otak otak arrosés par un jus de lime frais. L'addition ne dépasse pas les 8 € pour les deux. Nous allons ensuite arpenter les allées du marché, c'est à dire une des rues principales qui a été coupée à la circulation des véhicules. On y vend surtout des articles clinquants et kitsch en provenance de Chine, il y aussi la partie restauration composée de cantines c'est-à-dire de petits stands où l’on peut grignoter de tout : fritures, gâteaux, huitres, jus divers, etc. il ne faut pas oublier quand on sort du marché les incontournables rickshaws kitchissimes avec leurs décorations chargées de couleurs acidulées qui ont pour thèmes « hello Kity » et autres stupidités. De plus ils sont sonorisés et ce n'est pas du meilleur goût non plus. Et, cerise sur le gâteau, le soir ils allument leurs guirlandes multicolores ce qui en rajoutent encore une couche, comme si cela ne suffisait pas.

Malacca : marché de nuit

10/11 Malacca Visite de Malacca : nous commençons d'abord par le quartier du Stadhuis et ses bâtiments de style hollandais de couleur rouge puis nous montons sur la colline voir l'église portugaise d’où l’on jouit d’un beau panorama sur la ville. On redescend ensuite par le vieux cimetière hollandais en direction de la porta da Santiago seul vestige de la muraille portugaise qui entourait la ville au XVI e siècle. En revenant vers la ville basse nous continuons vers l'église St Xavier avant de retourner vers la ville chinoise. L'après-midi nous verrons, dans la ville chinoise, la très belle maison « Baba Nyonia Heritage » : Il s’agit d’une superbe maison chinoise qui appartenait à une riche famille de commerçants chinois et qui est restée à peu près dans son état original, ameublement et objets décoratifs d’époque compris., Après le dîner chez Kocic Kitchen, nous replongeons dans la sympathique ambiance, sonore et colorée du marché de nuit.

11/11 Malacca Ce matin il y a un beau ciel bleu et nous en profitons pour faire la balade à pied qui mène, en longeant la rivière Malacca, jusqu'à une maison malaise typique : la Villa Sentosa. Il fait déjà bien chaud, c’est une des journées les plus chaudes de la semaine d'après les locaux ! La promenade est agréable, le chemin bien entretenu, les balayeurs sont à l'œuvre ainsi que les peintres, les grands immeubles succèdent aux maisons plus petites donnant à l'ensemble une touche désordonnée. Nous avons visité cette belle villa en compagnie du sympathique maître de maison, petit fils du propriétaire qui l'a fait construire vers 1920. Malgré une température étouffante à l’extérieur, il fait bon dans la maison, ce qui s’explique par le fait que tous les murs ont la partie supérieure ouverte pour permettre la circulation de l'air dans toutes les pièces.

12/11 De Malacca à Singapour Nous partons vers l'arrêt de bus tout proche (5mn) en face du Stadthuis, les bus de touristes chinois font la queue pour délivrer chacun sa horde de touristes tous chapeautés et harnachés de smartphones sur perche. Notre bus, le n° 17 arrive et nous emmène après avoir fait un grand tour du coté des parcs d'attractions et de grands malls, devant la gare routière. Là il est 10h et on nous propose deux places dans le bus de 9h45 ? En fait il est en retard et n'arrivera que vers 10h15. La route vers Singapour va longer des plantations de palmiers à huile sur des km et des km. Au bout de 4h nous voilà à la frontière du coté malaisien, ça nous a pris 3mn, du coté singapourien 1h30mn nous reprenons notre bus qui nous laissera au Golden tower. De là, à pied nous nous dirigeons vers la station de métro de Lavander. Le ticketing automatique est super simple et très intuitif. Nous prenons un métro super propre et rapide qui va nous emmener vers le City-hall où nous changeons pour la station de Somerset. De là il nous faudra 10 mn pour rejoindre notre studio au 5 Kim Yam Rd. Après un violent orage de mousson nous allons faire quelques courses au supermarché proche pour le petit-déjeuner puis allons diner dans un restaurant indien un peu plus loin sur Killiney rd. Bon et pas cher.

Singapour : Le centre des affaires

13/11 Singapour Bonne nuit grâce à une clim discrète et un silence propice au sommeil. Nous prenons notre petit-déjeuner en utilisant l’unique chaise et le mini frigo comme autre chaise ! Temps un peu couvert on descend à pied en direction de la rivière Singapour, belle balade le long des anciens quais que nous avions connus (il y a 41 ans mais dans au autre état !) et qui ont été réhabilités de façon à en faire le dernier endroit à la mode où on vient s'encanailler dans les bars, restaurants, boites de nuit installés le long de la rivière. Nous franchissons ensuite un pont vers l‘ouest en direction de Chinatown pour nous promener dans les rues touristiques de Mosque St, Temple St, et ses parallèles. C'est un quartier très animé avec énormément de vendeurs d'articles de basse qualité pour touristes. On y trouve également le « China Complexe », espèce de grande surface avec un marché de produits frais en sous-sol où l’on peut acheter des poissons des fruits et légumes. Pas très loin se trouve le temple de la dent de bouddha. J’aime bien contempler les villes de haut c’est pourquoi je me suis payé l’ascension tout en haut des tours du « Pinnacle Duxton : j'ai eu un peu de mal à trouver l'endroit où l'on pouvait monter : le guichet, minuscule et coincé se trouve à la porte G au rez-de-chaussée mais difficile à trouver sans indications, de plus entre 13 et 13h30 c'est fermé pour permettre à l'employé de déjeuner. Il faut également, ou une carte de transport, ou payer une caution de 10$ et avoir obligatoirement l'appoint des 6$. Ouf ça y est je prends l'ascenseur jusqu'au 50 e et là, malgré le temps gris on bénéficie d’une vue sur 360° sur Singapour de plus la passerelle encercle le haut des sept bâtiments ce qui permet de varier les points de vue. Après y avoir passé pas mal de temps je pars retrouver Monique au parc Duxton. On reprend le métro pour découvrir le quartier colonial avec l’hôtel Raffles tout en travaux et entièrement barricadé derrière des palissades, la cathédrale St Andrew, et les bâtiments situés près de la rivière : Théatre, musée asiatique, salle de concert. Arrêt boissons le long des Quays puis excellent diner de poissons chez Jumbo, un restaurant spécialisé en produits de la mer.



Singapour : Marina Bays Sands à g. et le Science & Arts Museum à dr.

14/11 Singapour Gros orage cette nuit avec éclairs, tonnerre et trombes d'eau, résultat il y a de l'eau qui suinte du mur et a coulé sur le sol près du mini-frigo. On a envoyé un SMS à notre contact et un jeune est venu passer la serpillière. On est ensuite allé prendre le métro à Somerset direction Bayfront dans le but d’aller voir « the gardens of the Bay : On passe d’abord devant le fameux gratte-ciel surmonté d'un navire ! Impressionnant ! De l'autre côté, sur des terrains récupérés sur la mer se trouve les « gardens of the bay » avec ces célèbres tours métalliques en forme d'arbres et revêtues de plantes grimpantes. A l’intérieur du parc il y a plusieurs jardins exotiques avec une thématique chaque fois différente : malaise, chinoise, palmiers, fruits et fleurs. Les deux attractions principales sont les deux dômes « Cloud Forest » et le « Flower Dome ». L'entrée n'est pas donnée mais ça vaut vraiment la peine : dommage que la fête de Noël se soit déjà invitée en squattant quelques espaces avec des décorations criardes et des musiques sirupeuses, les enfants et les parents photographes par contre apprécient. Si le premier dôme est consacré aux biotopes européens, méditerranéens et australiens, le deuxième dôme, est consacré aux mondes tropicaux. Le centre du dôme est occupé par une « montagne artificielle de 35 m de haut habillée de multiples plantes, une grande cascade coule depuis tout en haut. Deux passerelles suspendues à deux hauteurs différentes permettent de prendre du champ et de bien voir les plantes. On monte en ascenseur jusqu'au 6eme étage et de là on redescend vers le bas en utilisant les deux passerelles. Notre flânerie continue par les espaces réservés aux palmiers, aux fleurs et fruits puis on passe sous les célèbres tours habillées de plantes (les « Supertrees ». On quitte le jardin pour aller dans le centre commercial de Marina Bay. C'est un immeuble de plusieurs étages aux galeries ouvertes entièrement dédiées aux commerces de luxe. Tout autour on peut voir plusieurs édifices à l'architecture très moderne comme le musée d'art moderne en forme de Lotus, le bâtiment LVMH et la passerelle Helix. De cet endroit on a une très belle vue sur la frontline des tours du CBD. On continue notre découverte de Singapour par la découverte de Little india : on y retrouve cette ambiance typique en se baladant dans ces rues colorées aux odeurs d'épices et à la musique indienne omniprésente ! En soirée on va diner dans le coin de Killiney rd et on opte pour un restaurant vietnamien. Un peu plus tard je prends le métro pour « the gardens of the bay » pour assister au son et lumière qui y est donné tous les soirs. C’est un très beau spectacle avec une musique un peu convenue tirée des grands standards du monde de la pop. Par contre ce qui est magnifique c'est la vue la nuit tombée sur la frontline, le Marina Sands, la grande roue, le musée d'art moderne … C'est féerique et je ne m'en lasse pas et essaie de prendre des photos mais de nuit il faut des poses de 4 à 8 secondes et sans réel pied pour stabiliser l'appareil c'est galère. Après avoir pas mal tourné autour du Marina Sands j’emprunte la passerelle Helix puis longe les quais vers la ville en passant par le pont du jubilé non loin du célèbre lion.

15/11 de Singapour à Mersing Réveil à 7h45, nous sommes prêts mais notre loueur, malgré nos sms ne répond pas à notre appel vers 9h20 nous partons et laissons les clés dans la chambre, n'ayant pas eu d'autres instructions. Le ciel est bleu, pour une fois ! Nous prenons le MRT pour Kranji tout au nord. Là il nous faut attendre, une grosse file de gens font la queue pou le bus n° 170 qui doit nous emmener à Johor Bahru il commence à pleuvoir, le ciel bleu n'aura pas duré longtemps. Le premier bus se remplit vite, puis au bout d'1/2h un autre bus arrive, et nous arrivons à le prendre jusqu'à la frontière singapourienne, les formalités sont assez vite expédiées, mais il nous faut maintenant refaire la queue pour reprendre le bus jusqu'à la frontière malaise et là aussi il y a beaucoup de monde mais avec un peu de patience nous arrivons à rentrer les derniers dans un bus archicomble. Après les formalités à la frontière malaisienne, nous grimpons dans un bus local qui démarre aussitôt pour nous emmener à Larkin bus station. Il est près de 12h15, nous avons mis 3 h depuis notre départ du studio ! Là nous prenons nos billets pour le premier bus pour Mersing à 14h. Attente et lecture dans une cafétéria climatisée et silencieuse. A 14h10 le bus démarre pour Mersing, il pleut sans arrêt depuis la fin de la matinée, le paysage, comme d'habitude se résume à une succession de plantations de palmiers à huile. Au bout de 2h30 mn nous sommes à Mersing sous une petite bruine. Nous choisissons le Sweet hotel, chambre très correcte avec sdb et clim, propre et pas cher (85 myr). Petit tour en ville pour repérer les restos et la jetée du port pour demain. De nombreux restos sont fermés d'autres n'ont plus grand chose à offrir, finalement nous cédons au modernisme et allons chez un franchisé de la restauration rapide : « Marrybrown » au nom pas vraiment malaisien ! Pas extraordinaire mais mangeable... nous faisons confirmer l'heure du 1er ferry à 8h. Retour au Sweet. Bonne nuit fraiche et calme, denrée rare dans ce pays !!!

16/11 de Mersing à l’île Tioman Beau temps, le ciel est toujours un peu couvert, mer calme, nous allons au port distant de 10mn à pied, où nous prenons un en-cas : 2 thés et 2 œufs frits (1€) c’est peu coûteux et ça nous cale ! Nous embarquons dans le bateau qui démarre à 8h en direction de l’île Tioman, pas mal de locaux, trois occidentaux, nous compris, c'est vraiment la basse saison touristique pour Tioman ! Au bout de 2 h nous abordons au 1er arrêt à Salang puis au 2me à Paya puis à ABC et enfin à Tekek vers 10h35. Il fait beau et chaud, nous partons pour le Cheers hôtel réservé sur internet à 10 mn à pied. Nous y avons réservé un bungalow dans un beau jardin. Une petite faim se fait ressentir et nous allons chez Delima pour un déjeuner de noodles (mee). Monique se repose, et je pars me balader vers le Nord jusqu'au point appelé Sunset, retour en 45 mn. Beaucoup de gargotes et de resorts sont fermés à cause de la mousson mais le village reste bien animé grâce à ses nombreux habitants. Dans l'après-midi, je vais me baigner : l’eau est chaude, on y entre sans aucune appréhension, belle plage de sable clair avec quelques restes de corail aplatis. En fonction des courants, flottent sur la mer quelques déchets plastiques ou de polystirène.Baignade écourtée par un subit orage de mousson ! Le soir nous allons diner au restaurant Babura : excellent rice curry et omelette au fromage, le tout arrosé par du jus de pastèque.

17/11 île Tioman temps couvert, petit-déjeuner pris chez « Roti canai » de rotis (galettes indiennes) aux œufs et au fromage c’est excellent. Je loue un masque et tuba et on part se baigner en face du Swiss cottage, l'eau est bonne et je pars à la recherche de coraux et poissons que je trouve à 50m de la plage : ce n'est pas un site majeur mais il y a plusieurs types de coraux et des tas de petits poissons multicolores. Mais le temps se gâte, orage, vent fort et pluie nous font quitter la plage pour rejoindre sous une pluie plus fine notre bungalow. Dans l’après-midi je pars à la découverte du sud de l'île : il bruinera tout du long mais la température restera agréable. Le chemin goudronné va jusqu'à l'immense Berejaya resort le traverse puis longe un terrain de golf, un 2me resort tout en hauteur accroché à la colline puis le goudron disparaît, un chemin assez large prend le relais et longe un centre de conservation des tortues. Pour contourner un promontoire rocheux le sentier de plus en plus étroit grimpe de façon très raide (le sol est équipé de treillis métalliques et de cordes pour éviter les glissades mais après une forte pluie comme ça été le cas aujourd'hui ça glisse quand même pas mal. Après la grimpette c'est la descente tout aussi glissante et équipée de la même façon et on arrive enfin à Paya beach au bout d'1h30mn de marche. Paya beach est coincée au bout d'une plage dans un vallon situé entre la montagne et la plage. Quelques resorts, quelques bars et restaurants forment l'essentiel du village. Retour par le même chemin, en cours de routes j'ai vu de nombreux singes, un varan paresseusement étalé sur une boule de pierre, des ibis et même un écureuil dégustant une mangue. Pour dîner il n'y a pas beaucoup de choix en cette saison, nous retournons au Delima près du port manger des nouilles et du riz !

Tioman : plage aux plastiques

18/11 ile de Tioman Le ciel paraît dégagé mais un peu plus loin c'est déjà bien sombre. On en profite pour démarrer la journée par un bain de mer et un peu de snorkeling toujours en face du Swiss cottage. Finalement le soleil aura provisoirement vaincu les nuages. Pour petit-déjeuner nous n'avons que le seafood chinois que nous n'avons pas encore testé : Monique se prend de passion pour une omelette et moi pour les thai nasi goreng, au final pas mauvais du tout. Une averse vient troubler notre repos au bungalow. Le problème avec ce temps et cette humidité c'est que rien ne sèche ! Heureusement avec la clim et le ventilo dans la chambre on se débrouille. Vers 18h je pars faire quelques photos le long de la plage envahie par un groupe de singes, le soleil disparaît rapidement derrière une barrière de nuages sur l'horizon.

19/11 de l’île Tioman à Cherating Levés à 6h10, malgré une panne de réveil nous sommes prêts en 10mn. Il nous faut 10mn de marche jusqu'au port nous y sommes à 6h30, pas de panique le bateau n'est pas là et les passagers attendent tranquillement l'arrivée du bateau qui arrivera à 7h. Les sièges sont un peu défoncés, la mer houleuse mais il ne pleut pas. Au bout de 2h nous arrivons à Mersing sous un beau soleil bien chaud, nous allons directement à la gare routière pour nous enquérir du prochain bus pour Kuantan et Cherating. Le prochain est à 11h45 et nous emmènera jusqu'à Cherating même alors que je pensais qu’il fallait changer à Kuantan. En attendant nous recherchons le bar « moderne » que Monique avait repéré à l'aller et le trouvons, c'est le Calypso : Nous y prendrons un vrai petit-déjeuner anglo-saxon avec toasts, beurre, œufs et lardons, un café et un thé au lait très sucré, trop sucré à notre goût mais c’est l’habitude ici. A 11h45 un super-bus MAN à deux étages nous emmène vers Cherating, par une belle route et même un bout d'autoroute, on longe des plantations de palmiers et des villages avec de superbes mosquées modernes et de belle taille. Après une demi- heure d'arrêt à Kuantan nous reprenons le bus et arrivons vers 17h à Cherating. Ayant repéré sur le GPS l'endroit où nous devions descendre, je me rends compte que le bus continue sa route, mais à notre demande il nous laisse 500m plus loin que l'embranchement désiré. C'est donc à pied que nous visitons les quelques GH repérés, les premiers sont plus que rustiques mais pas chers ! Finalement nous nous laissons tenter par le Ranting plus cher mais qui semble un peu plus propre et plus spacieux. Après nous être installés nous allons nous promener sur la belle plage derrière le GH. Beau coucher de soleil dans les nuages. Nuit dificile, le matelas mousse, posé sur un sommier en bois est d'une dureté redoutable et la clim non réglable souffle un air glacé.

20/11 Cherating Levé vers 7h pour voir le lever de soleil hélas les nuages sont déjà nombreux ce matin et cette nuit il est tombée une super averse. Nous décidons d'essayer de quitter ce bungalow cher et inconfortable : pas de chaises, ni d'endroits où déposer nos affaires, sdb minable, pas de bouilloire etc. Monique négocie avec un nouvel employé avenant qui nous rembourse la chambre. Entretemps on était allé voir au Tanjoung Inn juste à coté et pour le même prix il n'y a pas photo, beau bungalow avec terrasse dans un décor idyllique avec un étang, des arbres et des plantes tropicales tout autour. En fait de ville Cherating se résume à quelques rues proches de la plage où se concentrent resorts de luxe, Guest house rustiques et des restaurants. Il y a beaucoup de singes qui tournent autour des poubelles et se promènent sur les fils électriques de poteau en poteau. Plus tard je pars me baigner dans une eau chaude. Il faut marcher longtemps et j'ai toujours de l'eau jusqu'aux genoux. Cherating est réputée pour ses spots de surf et à voir des vaguelettes déferler je me demande où on pourrait faire du surf ! Pour l'instant on ne sait pas encore comment quitter Cherating : stop bus sur la route mais où et quand, taxi vers le N ou le S ? Pour l'instant le seul point d'information du coin est fermé ! Cherating est aussi connue pour abriter des centaines de lucioles dans sa mangrove et c’était aussi une raison de nous arrêter ici. Le problème en période de mousson c’est que s’il pleut les lucioles se cachent et avec le temps changeant qui règne ici c’est difficile de prévoir ne serait-ce qu’une heure à l’avance le temps qu’il fera. En repassant au point d’information j’ai enfin eu les réponses à mes questions : un chauffeur de taxi présent devant le kiosque me confirme que le plus simple est de faire en taxi la route d’ici jusqu’à la station de bus de Kemaman d’où partent les bus pour la côte Nord. Vers 19h15 comme il ne pleut pas, nous décidons d’aller voir les lucioles et nous présentons devant l’embarcadère de « Afisz firefly conservation ». Nous sommes assez nombreux et c’est 3 bateaux qui vont partir à la découverte des lucioles de la mangrove. Hafisz grâce à ses connaissances scientifiques nous fait d'abord un topo sur ces fameuses lucioles puis nous partons dans le noir et très vite on aperçoit quelques lucioles qui volent de branche en branche. De temps en temps Hafiz en allumant sa lampe de poche spéciale les attire vers nous et c’est un petit nuage de lucioles qui converge vers nous, certaines se prennent même dans les cheveux bouclés de Monique ! C'est magique on dirait des illuminations de Noël avec les LED clignotantes.

21/11 de Cherating à Kuala Terengganu Après un excellent petit déjeuner varié, nous partons en taxi à 9h à la station de bus de Kemaman que nous atteignons au bout de 20 mn pour 30 rmy. Là nous attendrons jusqu'à 10h avant de repartir pour K. Terengganu où nous arrivons au bout de 2h30mn sur une belle autoroute qui longe le littoral. Le bus nous laisse au centre ville, de là à pied nous testons notre 1er choix le YT midtown hotel, c'est le bon choix : chambre moderne et propre, prix doux, petit-déjeuner compris. Nous déposons nos affaires et allons découvrir la ville en commençant par Chinatown et la fameuse rue Jalan kampoung China avec ses magasins traditionnels, son temple rutilant d'or et de rouge, ses portiques chargés de dragons. Nous parcourons ensuite le grand marché et en profitons pour acheter deux beaux batiks. Il y a l’embarras du choix, des dizaines de boutiques toutes spécialisées en batiks se succèdent les unes les autres. Pendant que Monique rebrousse chemin vers l'hôtel, j'essaye de rejoindre l'île Duyiong afin d’y voir des chantiers traditionnels de construction de bateaux, mais les infos à ce sujet sont peu fiables, je ne vois pas ede traversier, l’île un peu trop grande pour être parcourue à pied je décide donc de me contenter du bord de la rivière puis de revenir vers le palais du sultan. En soirée nous allons diner au Golden dragon sur Chinatown : rouleaux de printemps et chicken sour with lemon sauce, tiger beer et chinese tea : excellent et pas cher. Service rapide et expéditif, les clients attendent de trouver table vide, ils mangent, payent et laissent leurs places aux suivants, c'est le « chinese business » !

22/11 de Kuala Terengganu à Kota Bharu A 9h nous partons à la gare proche pour prendre nos billets de bus pour Kota Bharu. Départ 10h20mn pour 3h de route dans une campagne toujours similaire : plantations de palmiers, de temps en temps une grosse implantation industrielle et des villages avec leurs grandes mosquées. A Kota Bahru l'arrêt de bus Tesco est excentré et nous oblige à prendre un taxi (15rmy) jusqu'à l'hôtel Crystal Lodge réservé sur internet hier. Bel hôtel dans une tour moderne tout près du centre ville. Balade dans cette ville à l'architecture hétéroclite : grandes tours kitch, mosquées aux nombreux dômes tout blancs, bâtiments officiels de style hispano-mauresque, quartiers commerçants de maisons à deux étages de style chinois. Nous faisons un tour au grand marché ainsi qu'à celui déstiné aux touristes. Peu de magasins ouverts, de toute façon dès 16h tout commence à fermer et après 18h il n'y a plus personne. L'office du tourisme dont l'adresse était très mal indiquée dans le routard est fermé et le fléchage des sites à visiter est inexistant. A part quelques musées à l'intérêt limité il n'y a rien à voir. Le grand marché reste donc l'intérêt principal mais il ressemble à tous les autres déjà vus. Dîner dans un restaurant indien de bonne qualité avec des massalas de moutons et de poulet ainsi que des rotis. Nuit un peu bruyante due à des pots d'échappements libres de motos ou de voiture. La clim est aussi délicate à régler, soit elle est froide et puissante soit chaude et sans ventilation !

23/11 Kota Bharu Monique a dû prendre froid avec la clim, résultat, elle tousse à s’arracher les poumons !Après un excellent petit-déjeuner sur la terrasse au 7e étage avec beaucoup de choix, nous décidons d' aller assister au concours de chants d'oiseaux sur Jalan Sri Cemerlang, après le Wana café sur la gauche avant d'arriver à une grande tour sur la gauche également. Sur un grand pré a été installée une structure métallique pour suspendre des cages d'oiseaux. Il y en a bien une cinquantaine et on entend les chants de loin. Un juge seul homme sur le terrain écoute et note sur son cahier chaque chant pour une durée précise. A chaque coup de sifflet donné par un autre juge il se déplace pour écouter un autre oiseau. Les propriétaires, regroupés sur le côté, écoutent et discutent entre eux, attendant le verdict du juge. De temps en temps l'un remporte un trophée, un autre juge note sur un grand tableau les résultats de l'épreuve. Il n'y a que des hommes et la présence d’une seule femme semble un peu les perturber ! Cette partie Nord Est de la Malaisie pratique un islam nettement plus rigoriste que dans le reste du pays. Ne sachant trop ni où ni quoi dîner nous tombons par hasard sur le Switzerland, un petit resto tenu par un Suisse : soupe de potiron au lait de coco et spaghettis avec plein de bonnes choses, comme quoi le mariage entre les cuisines malaise et suisse peut donner d’excellents résultats !

Le juge des "chants d'oiseaux" à l'écoute !

24/11 de Kota Bharu à Alor Setar côte est A la tesco bus station, nous obtenons apparemment les deux dernières places, au fond du bus au 1er étage. Départ à 9h30 pour 8h de traversée du pays, au début c'est la campagne traditionnelle puis le relief apparaît recouvert d'une magnifique forêt primaire, malheureusement je constate au cours des km parcourus qu'elle a déjà été bien amputée, à voir les jeunes plantations de palmiers à huile qui trouent le paysage ! C'est néanmoins un beau paysage que traverse cette route. Le relief est assez impressionnant et les sommets doivent bien atteindre les 1500m et plus. Après de nombreux arrêts nous redescendons vers la plaine qui longe la mer en nous approchant de la ville d’Alor Setar, Ce sont maintenant les rizières qui occupent le paysage avec leurs nuances de vert et ces tâches blanches que forment les ibis recherchant des proies dans l'eau. L'arrêt de bus à Alor Setar n'est pas situé en centre ville. Plutôt que d’aller chercher un hôtel en centre , d’autant que cette ville n’a pas d’intérêt, pour revenir ici demain matin et prendre un bus ou taxi pour le port, nous décidons donc d'essayer de nous loger sur place et trouvons un hôtel « Arrosa hôtel » bien plus propre que ce à quoi nous nous attendions ici dans ce quartier commercial et industriel de banlieue. Belle chambre propre, avec clim et wifi. Dîner dans une cantine locale typique de station de bus : 2 bons mee goreng avec deux thés : 10 rmy ! Soit 2 €, bonne nuit calme, lit confortable.

25/11 d’Alor Setar à l’île de Langkawi Petit-déjeuner dans une autre cantine locale où nous battons notre record avec une addition de 6,40 rmy soit 1,4€. Nous montons dans un taxi (15 rmy) pour rejoindre la jetée de Kuala Kedah qui est finalement assez éloignée de la station de bus (12 km). Là on prend le ferry de 9h30, il y a avec beaucoup de monde et des jeunes scolaires, il est vrai que nous sommes dimanche). Le ferry est complet soit 188 places d'après nos numéros, les derniers. Il nous faudra 1h30mn pour atteindre la jetée de Kuah sur l'île de Langkawi. Temps un peu gris mais très chaud et très humide. Nous nous renseignons sur les horaires des bateaux pour Ko Lipe et Penang puis allons négocier une location de voiture. Finalement nous en avons une pour 80 rmy (soit16€) par jour. Il s’agit d’une petite voiture malaisienne de marque Perodua. Départ pour notre GH près de l'aéroport. Et me voilà à conduire une Axia à boite automatique, pas de pb. La route est facile à trouver mais il me faut vite faire le plein, donc trouver le bouton qui déverrouille le réservoir, puis demander à la pompiste de me préparer pour 15 rmy de « petrol » à 2,5 ringit le litre soit 0,54 € le litre, ça change des prix français ! Je repars vers l'aéroport, cherche et trouve, malgré le manque de panneaux informatifs notre GH Gemalai villages. Ce sont de beaux bungalows en bambou et bois sur pilotis installés dans une rizière. Je m’en vais découvrir les plages du coin toutes proches : ça nous change de Kota Bharu, où nous n’avion vu aucun touriste : ici ils sont légions, Chinois, Malaisiens ou Européens. Le long de la rue principale, les restos, bars, magasins de souvenirs, salons de massage et hôtels se succèdent les uns derrière les autres. Les prix ont doublé ou plus : les mangoustans qui valaient 7 rmy le kg au marché de K.B. valent ici 28 rmy ! On entend aussi parler russe ce qui est un signe qui ne trompe pas. Sur la longue plage s'alignent les bateaux, jet skis, paddle, pédalos, et on y propose du parachute ascensionnel et bien d’autres activités. On est de nouveau dans le grand show du business touristique. Le soir il y a le choix entre des restos de cuisine malaise, thai, indienne, chinoise, mexicaine, italienne... Ce sera un chinois et du cuttlefisch et du chicken lemon sauce. Par contre ici la bière n'est pas chère (5rmy la canette de 33cl).

Langkawi : resort de luxe ? mais sûrement pas la déco !!!

26/11 Langkawi Petit-déjeuner sur la terrasse de notre cabane en bambou sous un beau soleil, malgré le tonnerre entendu cette nuit. Nous partons en voiture vers Telaga harbour puis tournons vers le Nord en direction de Tanjoung Rhu. Belle route qui longe la côte puis s'enfonce dans une belle jungle avant d'arriver à la très belle plage de tanjoung Rhu. Beau sable blanc, quelques gargotes et vendeurs de tours en bateau. Sur la plage, jamais plus de 4 personnes dans l'eau sur 1 km de distance, par contre sur l'eau il y a du mouvement avec des bateaux rapides qui déposent des touristes et les récupèrent mais dans l'ensemble c'est très calme. Monique se prend un transat pendant que je me balade le long de la plage vers l'Est, car de l'autre côté vers l’Ouest c'est privé et les gardiens du resort de luxe sont là pour le rappeler. Après nous être baignés et avoir bu des jus de fruits frais, nous partons pour voir le point de vue depuis le sommet du Gunung Raya que l'on atteint par une petite route de 15 km. Bien que la tour soit fermée pour travaux, on jouit d'un beau point de vue depuis le parking et depuis un mirador situé plus bas. Retour chez nous à Pantai Cenai. Diner chez un indien.

Langkawi : la canopée et les télécabines

27/11 Langkawi Beau soleil ce matin encore. Le petit-déjeuner pris nous prenons notre voiture Axia G en direction de l'Oriental village : c'est un faux village oriental avec beaucoup de magasins, quelques attractions et le fameux téléphérique qui en 10 mn vous monte jusqu'au sommet d'une montagne d'où évidemment la vue sur l'île est superbe. Le temps n'était pas des plus dégagé mais ça valait quand même le coup bien que le prix soit prohibitif (avec un tarif pour étranger à12€.) Le passage obligatoire à la photo souvenir est pénible d'autant qu'il faut s’y soumettre deux fois. Par contre les locaux adorent et j'ai l'impression que le paysage ne les intéresse que comme fond pour faire des selfies. De là haut en payant encore plus on peut prendre une gondola qui vous amène à un pont suspendu dans le vide ! Pour moi, survoler la canopée de cette belle forêt en télécabine était tout aussi intéressant que la vue de là haut. Evidemment les marchands du temple sont présents partout. Nous rentrons à Puntai Cenai, Je ressors nager sur la grande plage. Dans la soirée le ciel se couvre de nuages noirs et il pleut fort pendant 1/2h puis ça se calme. Retour au bungalow.

28/11 de l’île de Langkawi à celle de Koh Lipe en Thaïlande Vers 9h30 nous partons ramener la voiture à la ville de Kuah et achetons nos billets pour Koh Lipe. En attendant, repos et balade dans le beau parc qui entoure la fameuse statue kitch de l'aigle symbole de Langkawi. Vers 13h30 commence les formalités d'émigration et de douane entre la Malaisie et la Thailande puis on largue les amarres vers 14h15 pour 1h45 de navigation jusqu'à Koh Lipe sous un beau soleil. Monique essaie de se reposer malgré les incorrigibles bavards du rang derrière nous !!!

En arrivant à Koh Lipe (il y a une heure de moins) nous débarquons par l'intermédiaire de long tails puis passons les contrôles d'immigration et de douane. Nous partons à pied vers notre hôtel, mais j'avais repéré le mauvais endroit car il y a deux Noi GH, qu’à cela ne tienne l'employée nous appelle un rickshaw qui nous mène en 5mn à la bonne adresse. C'est un hôtel classique avec des chambres standards, nous sommes au 1er avec la clim, par contre les cloisons sont mal isolées ce qui fait que nous entendons tout ce que disent nos 3 voisins russes. Finalement après les avoir prévenus la nuit sera calme.

29/11 Koh Lipe Petit-déjeuner sur place, il y a beaucoup de choix, on voit que nous sommes de nouveau dans un endroit très touristique. Le taximan de l'hôtel nous demande où nous voulons aller et nous lui demandons de nous laisser vers l’Andaman resort. De là nous remontons la plage de Sunrise Beach jusqu'au Nord là où la plage bifurque vers l'Ouest. Il y a des rochers dans le sable signe peut-être que l'on peut snorkeler à cet endroit. Au début la mer est assez agitée, le soleil voilé et je ne vois pas grand chose puis les conditions s'améliorent mais le spot est assez décevant, peu de coraux vivants, peu de poissons. La baignade est agréable même s'il faut marcher longtemps pour avoir de l'eau jusqu'au nombril ! Retour au GH et repos, on recherche surtout la fraicheur car il fait très chaud et humide. Le soir on va se promener dans la rue commerçante « walking street » et Sunrise Beach. La walking street est l'équivalent de ce que l'on trouve dans tous ces lieux monopolisés par le business touristique pour attirer le chaland : Restaurants, bars, salons de massage, tour operateurs, hôtels, magasins de souvenirs, supermarchés, tatoueurs… On se croirait à Khao San Road à BKK ou à Paï ou a Vang Vieng … C'est bon enfant mais c'est très loin de la Thaïlande authentique. Quand on sort de ces rues vitrines, l'envers du décor est nettement moins reluisant : les soutiers de cette industrie vivent misérablement dans des cahutes pas très éloignées de ce qu’il faut bien appeler des bidonvilles, les déchets s'entassent un peu partout. Il faut imaginer la quantité de déchets produits par plusieurs milliers de touristes plus les autochtones pour comprendre le problème. Le site Booking recense pas moins de 70 hôtels à Koh Lipe, sachant que les petites structures ne peuvent se payer les frais imposés par Booking, il doit y avoir plus de 100 structures sur 2 km2 ! De plus la moitié de ces hôtels pratique des prix par nuit au-dessus de 100 € éliminant progressivement les hôtels à petit budget. Si cette tendance se poursuit Koh Lipe jouera bientôt dans la cour des destinations « exclusives » comme les Seychelles ou les Maldives. Pas de quoi se réjouir.

30/11 Koh Lipe Ce matin nous nous faisons conduire à Sunset beach : l'avantage c'est que les arbres situés vers l'est font de l'ombre une partie de la matinée ce qui est appréciable. Quant au snorkeling, passez votre chemin d'autant plus qu'il y a pas mal d'énormes oursins cachés parmi les pierres tout près de la plage en direction du sud. En fin de journée je repars me balader au sud de Pataya beach et me retrouve dans l'envers du décor : ordures, centrale électrique, bidonville, puis juste à coté, le resort chic « Serendipity » qui domine la mer de ses bungalows sur pilotis chic et choc ! Vers 20h nous allons nous « encanailler »sur walking street, de la musique « live » sort de chaque bar, les crieurs des restaurants hèlent le chaland, les « sawadee kaaaap »les « massaaaaages » interpellent le client, on parle russe, français, chinois, espagnol, allemand, anglais… Pour dîner il faut être sélectif car beaucoup de ces restaurants ne nous inspirent guère !

Koh Lipe : Déchargement

1/12 Koh Lipe Finalement les plages à notre goût sont plutôt rares : Pataya et Sunrise beach sont encombrées de dizaines de bateaux qui prennent de la place et font du bruit toute la journée, il reste le nord de Sunrise après l'Andaman resort et la plage de sunset calme avec peu de bateaux mais avec des rochers. Ce matin ce sera de nouveau Andaman resort tout au bout, peu de monde, mer calme et transparente, quelques bateaux au loin pétaradent. Après une expérience pas terrible en ville, nous privilégions le restaurant de notre hôtel, on y mange très bien et à prix raisonnable.

Georgetown : The blue House

2/12 de Koh Lipe à Langkawi et Georgetown Le bateau quitte Koh Lipe vers 11h comme prévu, il est bien plein de Chinois et d'Occidentaux et mettra 1h30mn pour accoster à Kuah. Là, après les formalités d'immigration, je me précipite pour aller acheter les billets de bateau pour Penang car il doit partir d'ici 1h mais manque de pot, il est complet, il est vrai que nous sommes dimanche après-midi et que beaucoup d'estivants rentrent de leur W.E. à Langkawi. Heureusement à côté du guichet de la compagnie de ferry, un homme me propose, pour à peine plus cher, de prendre le bateau pour Kuala Kedah puis un minibus qui nous déposera devant notre hôtel à Georgetown. Proposition acceptée, il nous faut maintenant attendre que le ferry pour K. Kedah parte. En attendant nous allons déjeuner dans une des nombreuses gargotes installées dans et tout autour du complexe commercial du port de passagers. Monique a fait un mauvais choix en se décidant pour des frites et du poulet, attente trop longue et plat cru, elle renonce. quant à moi j'avais choisi une petite cantine dehors et pris un plat classique de « nasi ayam » (riz et poulet). Après 1h1/2 de bateau dans un « frigo navigant » nous prenons le minibus comme prévu qui nous laissera devant notre hôtel à Penang à 19h30. Installation à l'hôtel Chambers, accueil un peu distant, chambre très correcte : parquet ciré, meubles coloniaux, grandes fenêtres sur la rue et le parc, clim, frigo, eau à volonté et grande salle de bain. Avant de me coucher je vais faire un tour sur le parc en face de l'hôtel, la pelouse est occupée par de nombreuses familles avec enfants qui s'amusent faisant de grosses bulles de savon, lançant des fusées multicolores dans la nuit. Les deux bâtiments du city hall sont bien mis en valeur par des projecteurs qui soulignent leur blancheur. Après avoir un peu tourné nous dînons dans un resto indien le GEM, assez chic avec des prix raisonnables mais un accueil aussi glacial que la clim qui nous saisit en entrant. Le serveur a un peu tendance à nous conseiller des plats plus chers que ceux auxquels nous pensions ! Finalement arrive sur la table un autre plat que nous avons du mal à reconnaître et pour cause nous ne l’avions pas commandé ! encore un coup du serveur, tout était bon mais on a eu du mal à terminer.

3/12 Georgetown (île de Penang) Ayant un peu trop mangé hier soir nous n’avons pas très faim . Il y a dans notre chambre une bouilloire électrique, deux verres ou tasses et un assortiment de thé ou cafés, ce sera suffisant pour ce matin. Nous partons ensuite découvrir notre quartier proche : l'hôtel de ville, bâtiment tout blanc espèce de gâteau de mariage recouvert de crème chantilly ! Un peu plus loin se trouvent d’autres bâtiments de style colonial comme la House Court, celui défraichi du musée de la ville en travaux (c'est plus que nécessaire) et ensuite l'église St George souvenir typique de l'époque anglaise. Nous continuons vers la belle « Blue mansion » une très belle maison ayant appartenu à un milliardaire chinois du XIX e siècle et entièrement restaurée durant plusieurs années : très intéressante visite malgré un guide un peu caricatural qui insiste beaucoup sur la richesse du proprio et sur tout ce qui dans la maison y renvoie. Visite d'un temple chinois tout proche avec de magnifiques sculptures en pierre en haut relief. Déjeuner dans un resto populaire et très fréquenté : le Teksen, j'y ai mangé du dubble roasted pork chili padi . En fin de journée, balade dans le quartier indien très animé proche de chez nous. Georgetown est célèbre pour la réussite de la rénovation de ses anciennes shop house c’est pourquoi nous sommes allés voir la « China House » un ensemble de shop-house transformé en bars, pâtisseries et espace artistique très réussi. Georgetown n’échappe pas non plus aux grandes croisières, il suffit de regarder vers le port de plaisance, un géant des mers en occupe tout l’espace.



Georgetown : Tokong Hainan temple

4/12 Georgetown et le Kek Lok See temple Nous avons repéré une boulangerie qui vendait de superbes croissants ! Donc ce matin je pars à pied chercher des viennoiseries près de la rue Carnavon pour le petit-déjeuner pris dans la chambre. Ce matin il y a un beau soleil ce qui m'a permis de faire quelques belles photos c'est plutôt rare, alors j'en profite ! Encore que, il y a une telle différence entre notre chambre climatisée et l’air chaud et humide du dehors que je dois attendre au moins 10 mn avant de pouvoir photographier tellement il y a de buée sur l’objectif de mon appareil photo. Aujourd’hui nous décidons d’aller voir le Kek Lok See temple dans les environs de Georgetown. Il faut prendre le bus à la station près de la jetée du ferry. Là on saute dans le 502 qui nous amène en 1/2h dans le village situé au pied du Kek Lok See temple. Chaud soleil, Monique m'attend au marché pendant que je grimpe vers le temple qui est haut perché sur la colline. C'est un immense complexe bouddhiste avec plusieurs temples, des jardins, des salles diverses et beaucoup de visiteurs et de pèlerins. Arrivé tout en haut de l’ensemble, un énorme bruit de pétarade m'entraîne vers une cérémonie à laquelle assistent de nombreux pèlerins dont des femmes habillées de toges noires. Un séminaire important se déroule au monastère. Je redescends vers le village, puis nous prenons un bus vert gratuit CAT pour le centre ville mais il nous laisse à un embranchement d'où nous devrions reprendre les bus 202 ou 203. Très longue attente à l'arrêt de bus avec une sympathique octogénaire qui nous fait passer le temps. Finalement ne voyant passer que des bus verts, nous montons dans l'un d’eux qui nous emmène vers un autre arrêt plus important d'où tous les bus vont dans le centre de la ville de Pénang et effectivement 5mn plus tard le 202 nous emmène au Komtar bus station. Là nous achetons nos billets pour Cameron Highlands puis repartons à pied espérant déjeuner chez Teksen mais c'est fermé ! En profitons pour acheter une mangue et 4 mangoustans et allons manger un repas thai et nous découvrons comme boisson de la citronnelle fraiche avec des glaçons ! Étonnant ! Dans l’après-midi le ciel devient très noir et un orage de mousson éclate! Depuis que nous sommes à Penang, le matin il fait beau puis à partir de 14h le ciel se couvre de nuages noirs et il pleut à verse. Dans la soirée nous allons diner au restaurant Nyonya house tout proche. Découverte de plats nouveaux et d'une nouvelle boisson, le bali (eau sucrée dans de l'orge fermenté) un peu bizarre mais pas mauvais, en sortant il pleuviote.

Georgetown

5/12 Georgetown Beau soleil pour ma balade matinale et l'achat des croissants près de la rue Carnavon. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de la vieille ville en passant devant le musée peranakan que nous bondons pour nous concentrer sur les Kongsi, ces sociétés chinoises secrètes d'entraides qui se sont crées au début du 19me siècle pour aider et encadrer les nouveaux immigrants chinois originaires d'un même village. Il s'agit d'ensembles d'habitations assez impressionnants et plutôt luxueux cachés au fond d'un pâté de maisons. La pièce maitresse ressemble à un temple et constitue le cœur de la société. Nous visiterons deux kongsi celui du clan Cheh et celui du clan Koo. La maison d'apparat du kongsi du clan Koo est superbement décorée. Nous continuerons la balade dans ce secteur avec la très connue rue arménienne et ses peintures murales, un peu plus loin se trouve la mosquée Malay. Arrêt mango shake, puis arrêt déjeuner chez Veloo Villas d'un bananier set : viandes et légumes variées, riz rouge, servis sur une feuille de bananier. L'après-midi je pars me promener vers le vieux Church pier et le jetty d'où partent les ferries pour Butterworth. Le ciel se couvre de nuages noirs et avant d'avoir pu rentrer à l'hôtel me tombe dessus une belle averse : heureusement qu'il y a de longs trottoirs couverts qui permettent de cheminer à l'abri. Diner de deux « massala dosai » et de deux thés au lait chez Veloo (prix 2€) excellent pas cher et roboratif.

Georgetown : les trottoirs couverts

6/12 de Georgetown à Tanah Rata dans les Cameron Highlands Peu après 11h nous montons le bus gratuit CAT à l'arrêt n°5 juste à coté de chez nous pour rejoindre la station de bus Komtar. Là nous sommes en avance et en profitons pour visiter quelques galeries commerciales sur plusieurs étages : on y trouve surtout des vendeurs de téléphones mobiles (Vivo, Samsung, Apple), des habits, des produits de luxe, montres et appareils électroniques. Evidemment dans tous ces magasins les symboles de Noël sont omniprésents, pourtant nous sommes dan un pays musulman avec une minorité chinoise et indienne donc à priori pas concernée par cette fête, mais le commerce fait feu de tout bois ! Vers 12h30 l'employé qui nous a vendu les billets nous emmène 100m plus loin et nous demande d'attendre un minibus qui nous emmènera vers 13h à la station de bus principale. Vers 13h30 toujours pas de bus, on s'inquiète puisque notre bus est censé partir à 13h30, finalement vers 13h55 le bus arrive, le chauffeur va tranquillement papoter avec l’employée et vers 14h on part enfin, à la première station d'essence pour faire le plein d’essence et donc perdre encore 10 mn ! on arrivera à la station de bus à 14h30, là on va encore attendre des passagers qui vont tranquillement arriver en taxi ! départ effectif à 14h45. C’est la seule fois où en bus nous avons eu du retard ! Au bout de 4h de belle route, plantations de palmiers puis forêt primaire, nous approchons des Cameron Highlands. C'est d'abord une mer de serres sous plastiques qui nous accueille, puis des villes pas très belles avec beaucoup de constructions industrielles en tôles. Le temps s'est couvert, il pleut depuis Ipoh et ça n'arrête pas. Vers 18h45 nous arrivons à Tanah Rata. Il fait presque nuit et en 10 mn nous sommes devant l'hôtel Arundina. Beau chalet montagnard, chambre propre, pas de clim, vu l'altitude et la fraicheur ce n'est plus la peine. En soirée diner au Kumara restaurant : cuisine indienne standard et pas très fine. Il pleut...



Cameron Highlands : Plantations de thé

7/12 Cameron Highlands et la plantation Boh Sungei Nuit fraîche (on est à 1440m d'altitude), pas de clim ni de ventilo mais la couette est bienvenue. Surprise ce matin le ciel est « presque » dégagé et le soleil donne faiblement. Vers 9h on part pour louer la moto chez Hill tour à côté du Zermatt hôtel (sic). C'est une Suzuki Adress en bon état. Monique finalement décline le tour à moto, je pars donc seul en direction de le Boh plantation à 12 km vers le nord. Embouteillage en passant près de Bringham puis la circulation devient fluide, je prends à la bifurcation à gauche en direction du mont Gunung Brinchang. C'est une route étroite revêtue partiellement avec pas mal de nids de poule mais sans pb particulier. Beaucoup de voitures vont dans la même direction c’est à dire celle de la plantation Sungei Boh. Je me gare sur un grand parking déjà bien plein de voitures et de minibus. Le site est impressionnant : tout autour de nous la montagne est entièrement dédiée au thé. Les parcelles de théiers aux belles nuances de vert s'accrochent sur les collines raides. Grâce au soleil un peu présent j'arrive à faire quelques belles photos. Les visiteurs nombreux semblent plus intéressés par le grand salon de thé et les pâtisseries que l’on y sert ! Du salon de thé on domine toute la plantation et les photographes ou plutôt les selfieurs s'en donnent à cœur joie, moi aussi ! Je redescends vers le parking et trouve tout au bout un petit chemin qui descend vers un petit pont qui permet de franchir un ruisseau et je me retrouve sur les chemins qui sillonnent les plantations à faire des photos, c’est génial. Retour en moto à l'embranchement où je pars vers la droite en direction de la Mossey forest, autre attraction du secteur la petite route longe d'autres superbes plantations ainsi que des villages de cueilleurs de thé. 2 km avant d'arriver au site la route est barrée pour travaux, je continue à pied sur la route en forte montée pendant 1,5 km mais l'accès au site est strictement barré et interdit : ils auraient pu avertir en bas ! Une fois de plus on peut se désoler du manque d’information quand un site touristique est inaccessible ! Il commence à pleuvoir et je redescends à pied reprendre la moto sous une pluie battante pour refaire le trajet en sens inverse, en arrivant à Tanah Rata je continue en direction de la plantation Cameron Barack autre point de vue magnifique depuis la terrasse : en payant 2 rmy on peu descendre faire des photos dans la plantation mais il pleut de nouveau à verse ! Retour à Tanah Rata où je rends la moto que j'avais loué pour 5h depuis 9h ce matin. Déjeuner chez Nyonya fern restaurant de nouilles. Il pleut par intermittence quelques fois une grosse averse puis une bruine puis plus rien et ça recommence ! Excellent choix de restaurant pour le dîner:le Highlander.



Habu : Plantation de thé Boh

8/12 Tanah Rata et la plantation Boh à Habu Par chance ce matin il fait beau et il y a du soleil. Nous louons de nouveau le même scooter moto chez Hill Top tourism et partons en direction de la « Cameron Tea Valley » dont on a une belle vue depuis la terrasse au bord de la route , chez « Bharat plantation » très belle vue également mais pour profiter du beau temps qui ne durera peut être pas nous écourtons notre visite et reprenons la route qui mène à la Boh Plantation sur la gauche à la hauteur du village de Habou. C'est une petite route sinueuse et agréable qui serpente entre les cultures maraichères, une belle forêt primaire et au bout de 6 km la plantation Boh. La route devient très étroite et bosselée et grimpe vers le parking de la plantation. De là un chemin pentu en escaliers mène à un panorama qui domine sur 360° toutes les collines du secteur : c'est très beau même si le soleil commence à se cacher derrière des nappes de brumes qui traversent les plantations. Monique s'installe pour boire un thé pendant que j'arpente quelques chemins pour trouver les bons points de vue sur le moutonnement des plantations de thé. Nous reprenons la moto et refaisons le chemin inverse toujours aussi agréable avec un peu de soleil. Nouvel arrêt chez Barack plantation où je me « paye » un billet d'entrée à 2 rmy pour sillonner à pied les quelques chemins autorisés dans la plantation. Retour sous un ciel gris à Tanah Rata. Pour changer nous déjeunerons chez Pizzarella de fish & chips, samosas et spring rolls, ça nous change de la cuisine malaisienne, indienne et chinoise ! Et il ne pleut toujours pas ce qui est exceptionnel, bien que le ciel soit couvert. Le soir, balade au marché couvert où se tiennent aussi de petites cantines avec plein de plats différents et plutôt appétissants. Il y a beaucoup de monde maintenant dans les rues et les voitures n'arrêtent pas de tourner à la recherche de places de parking, le week-end les Cameron Highlands sont une destination très prisée et de plus nous sommes en période de vacances scolaires.



9/12 de Tanah Rata à Kuala Lumpur Il n'a pas plu depuis hier, étonnant ! ce matin le ciel est un peu couvert et l'air est sec et plutôt chaud. Je pars découvrir le beau jardin de l'hôtel Arundina puis vers 10h30 nous partons à pied vers la station de bus où un bus confortable (3 sièges par rangée et de l'espace pour allonger les jambes et incliner le siège) doit nous emmener à KL. Départ à 11h pile, belle route mais extrêmement sinueuse à travers des montagnes recouvertes de belles forêts primaires. On va serpenter pendant plus d'une heure puis récupérer la highway north-south en direction de K.L. : deux arrêts ponctueront le voyage de 4h il fait de nouveau chaud et humide et en arrivant dans les environs de K.L. le ciel devient noir annonciateur d'orage de tonnerre et de pluie. Le bus nous laisse à K.L. Sentral d'où nous prenons le KTR (un des métros) à destination de la station Putra. Nous y descendons et il pleut bien. Ayant passé beaucoup de temps à analyser Maps me pour localiser notre logement b&b je trouve assez aisément le Regalia residence mais c'est grand et il y a plusieurs entrées. Comme toujours il y a pas mal d'employés de la sécurité qui gardent les accès des parkings et qui me renseignent en me disant d'aller au 4° où il y a un bureau où nous pourrions nous renseigner. Effectivement mais c'est un peu le bazar, des touristes attendent d'autres montent dans les étages, un employé remplit les formulaires. Finalement notre logeuse « Nass » nous demande d'attendre à la porte B nous fait poireauter un bout de temps puis nous fait remplir le formulaire d’entrée et nous emmène au 15° : explications rapides, lapidaires et devant nos premières critiques se fait la malle sans au-revoir ni merci !!! Comme accueil il y mieux ! Le studio est assez grand, le lit est au ras du sol, la cuisine dispose d'un minimum d'équipements et pourtant d’une machine à laver le linge ! On pose nos affaires et partons découvrir les environs et en particulier le Sunway Putra Mall qui sur 5 étages proposent de tout : magasins, restaurants etc. Dans ce genre de galerie commerciale les prix n’ont rien à voir avec ceux pratiqués habituellement, mais dans ce quartier on n’a pas trop le choix on choisit donc un resto spécialisé en dimsun, c'est pas donné mais c'est bon, la facture initiale prend 16% de taxes et services, mais que font les gilets jaunes en Malaisie ? On va ensuite au supermarché acheter des produits pour le petit-déjeuner : croissants, charcuterie, fromage, fruits et pain, le tout à des prix équivalent à ceux de la France et non de la Malaisie ! De retour à l'appart, je monte au 37éme étage faire quelques photos de la piscine à débordement et du panorama époustouflant qui donne sur les tours Petronas, la KL tower et le CBD (Centre des affaires) en général.

K.L. by night depuis la tour Regalia (37e étage)

10/12 Kuala Lumpur Nuit très calme, clim bien réglée, lit assez confortable bien que trop bas. Nous allons à la gare Putra toute proche prendre le train pour les grottes de Batu, mais nous le ratons à 3 secondes à cause d'un jeton mal scanné qui nous refuse l’accès au quai ! Il ne nous reste plus qu’à attendre 1h pour prendre le train suivant. L’arrivée se signale de loin grâce aux très grandes statues multicolores qui trônent devant les grottes ! Je visite la première grotte celle qui se trouve au niveau du sol et dont les moindres recoins sont occupés par des statues et des scènes grandeur nature retraçant la vie de Rama et de la mythologie hindou. C'est kitsch mais la grotte est impressionnante par sa taille, tout en haut d'un escalier très raide se trouve le fameux lingam, en fait un stalagmite peut être un peu travaillé pour lui donner sa forme caractéristique. Je continue la visite par le grand escalier qui monte jusqu'au « temple cave ». Ici aussi, temples, statues alternent et habillent la grotte mais de façon plus discrète que dans la grotte de Rama. Cette grotte est aussi impressionnante que la première mais encore plus haute de plafond. Beaucoup d'hindous font leur pèlerinage. D'innombrables singes se baladent entre les pèlerins attendant qu'on leur donne de quoi manger. Il fait toujours très chaud et la soif se fait ressentir, c’est l’occasion de faire un arrêt boissons fraiches (ice lemon tea, une valeur sure et pas chère) et un massala dosai pour accompagner. Retour à la gare où nous prenons un train jusqu'à l'arrêt Kuala Lumpur station d'où il est facile de rejoindre le musée des arts islamiques tout proche. C'est un musée qui recèle de magnifiques objets liés à l'islam : de superbes livres manuscrits ou imprimés, des miniatures persanes et mogholes, des maquettes des principales mosquées du monde, des bijoux, du mobilier, de magnifiques tissus, de la céramique d'Iznik et de..Théodore Deck !, des armes diverses dont des kriss, de la vaisselle, des habits, etc. toutes les pièces sont exceptionnelles et il faudrait plus de 2 h pour tout bien voir ! De retour au studio je monte me rafraichir à la piscine du 37me, toujours aussi spectaculaire et nager avec pour horizon la ligne des tours de la KLCC, fantastique !



K.L. : Musée de l'art islamique

11/12 et 12/12 de K.L. à Londres Matinée tranquille et calme, j'ai fait un tour à la piscine vers 7h mais le ciel était très chargé donc pas de bel éclairage pour les photos ! Nous quittons le studio vers 11h et allons prendre le train mais comme il n'y en a pas avant 1h30 nous décidons donc de prendre un taxi qui pour 10 rmy nous amène à la Sentral Station. Nous y laissons nos bagages à la consigne, c’est un peu cher (30 rmy) mais sécurisé avec reconnaissance faciale et scan de l’empreinte de l'index ! De là nous essayons de quitter la gare en direction du parc botanique, c’est compliqué car il y a beaucoup de voies rapides et d'échangeurs et peu de passage pour piétons comme d'habitude Finalement nous repérons un petit panneau indiquant par où les piétons peuvent passer pour franchir ces autoroutes urbaines et nous voilà dans le jardin botanique : il est grand, avec un beau lac et de nombreux aménagements ludiques pour les familles et les enfants avec bancs, espaces de pique- nique, de jeux, de kiosques et d'espaces botaniques avec panneaux explicatifs. Vers 13h nous quittons le parc et prenons le métro à la station Museum Negara, une fois de plus on est impressionné par le modernisme et la propreté du métro. Nous descendons à la station Pasar seni et allons nous promener dans ce secteur chinois très vivant. À l'heure du déjeuner nous nous installons au Geographer bon repas goûteux et d'un prix raisonnable (sauf la bière à 19 rmy le verre). Le ciel s'assombrit et la pluie commence à tomber drue, tout le monde se met à l'abri et on attend une accalmie qui arrivera au bout de 15 mn. Compte tenu de la météo défavorable nous décidons de partir pour l'aéroport et prenons le métro jusqu'à KL Sentral. Là nous prenons le KLIA express qui en 28 mn nous laisse à l’aéroport international de K.L.. Ce bel aéroport manque cruellement de sièges et de bancs pour accueillir les passagers en attente. Décollage dans un Boeing 787 de British Airways pour 12h 54mn de vol jusqu'à Londres Heathrow. Un peu d’attente et c’est reparti pour 1h10mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse.

K.L. le Centre des affaires depuis la tour Regalia

Fin du voyage

En conclusion

Bien que la Malaisie n'ait pas été notre choix surtout en novembre à cause de la mousson, mais une solution de repli après le tsunami qui avait touché les Célèbes notre destination initiale, nous n’avons pas regretté notre décision. D’un point de vue climatique nous n’avons pas trop souffert de la mousson qui s’est traduite pour nous par quelques averses intenses mais courtes. Nous savions que la Malaisie, un des « Dragons de l’Asie » était un pays moderne et développé mais nous avons quand même été impressionné par l’état des routes, le nombre d’autoroutes tant dans les métropoles qu’en dehors. Par conséquent les voyages en bus sont confortables, rapides et économiques. Par contre les piétons sont les parents pauvres en ville. On ne peut pas ne pas remarquer que la Malaisie est une société multiculturelle où se croisent les communautés malaise, chinoise et indienne apparemment sans problème. Il en résulte des cuisines différentes et ce n’est pas un mal, la cuisine malaise que l’on trouve dans les restaurants nous paraissant manquer de variété. Comparé à ces voisins du S-E asiatique, la Malaisie ne dispose pas des grands monuments anciens comme on peut en voir en Thaïlande ou en Indonésie, ce n’est donc pas pour cette raison que l’on y vient. La plupart des monuments anciens datent surtout de la période coloniale anglaise et plus rarement de la période hollandaise ou portugaise. Par contre la Malaisie dispose d’une superbe nature susceptible d’attirer les touristes, de belles îles, une forêt primaire relativement préservée (pour combien de temps ?) et de belles plages. Si l’islam est très présent et occupe bien l’espace public, on ne s’est jamais senti mal à l’aise. La Malaisie étant un pays relativement riche, le niveau de vie y est plus élevé et donc les hôtels plus chers que dans les pays voisins. Ensuite, comme chez nous les prix flambent dès que l’on se trouve dans une ville touristique (Langkawi, Georgetown, Malacca, Cameron Highlands). La restauration par contre est partout très abordable, puisqu’il y a toujours la possibilité de manger dans de petites gargotes populaires ou dans des restaurants plus ou moins chics.

Nos coups de cœur

La vieille ville de Malacca Singapour by night du côté du CBD Ile de Langkawi Georgetown Les Cameron Highlands

L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :

photos.app.goo.gl/y4v9Von3q1ZShb3j7

Budget total pour 35 jours à deux : 4000 €

Avion AR Bâle/Londres/Kuala Lumpur : 1138 € Dépenses sur place : 2862 € Dont Hôtel : 1450€ soit 42 € par nuit Transport sur place: 565 € Nourriture : 670 € Divers et visites :177 €
Open
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java...
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator. Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.

KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.

L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.

Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.

La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.

De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.

Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.

Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.

Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !

La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !

Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.

Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.

A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.

Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.

Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.

Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.

Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.

La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.

A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.

Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.

Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !

A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.

Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...

En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Open
Compte rendu de trois semaines en Indonésie (Java-Bali-Sulawesi)
D'abord merci à toutes les personnes du forum qui nous ont aidé dans la préparation de notre voyage.

Voici le récit de notre voyage, en espérant que cela puisse vous servir. Si vous avez des questions n’hésitez pas.

Voyage réalisé du 22/06/2012 au 15/07/2012 :

22/06/2012 :

Départ de Toulouse avec KLM, escale à Amsterdam et Singapour. KLM rien à dire, avion bien équipé avec écran individuel et film en français récent, musique etc…Ca parait tout con mais 12h de vol c’est très très long donc c’est quand même assez pratique. Par contre heureusement qu’on n’a pas écouté la personne qui a fait notre enregistrement à Toulouse car visiblement il connait très mal son métier. En effet la dernière partie de notre voyage (Singapour-Jakarta) était un vol KLM mais réalisé par Garuda indonesia. L’agent d’ Air France KLM à Toulouse nous a donc dit qu’à notre arrivée à Singapour comme il s’agissait d’une autre compagnie il ne pouvait pas nous donner notre carte d’embarquement et que nous devions « sortir » de l’aéroport et faire comme si nous rentrions dans le pays pour ensuite refaire un enregistrement. Heureusement que dans l’avion nous avons demandé à une passagère qui nous a expliqué comment faire. En fait arrivé à Singapour il ne faut pas rentré dans le pays mais suivre les panneaux « transit » ou « transfert » et aller au terminal correspondant à votre vol départ. De là vous regarder sur les panneaux indicateurs ou se trouve le guichet pour refaire un enregistrement avec la nouvelle compagnie Il faut tout simplement aller les voir pour obtenir sa carte d’embarquement. Pensez à faire allez vos bagages jusqu’à votre destination finale dès votre départ et à précisez lors du nouvel enregistrement que vos bagages sont déjà enregistrés en montrant les petits « autocollants » qu’on vous aura remis lors du premier enregistrement. De plus l’aéroport de Singapour est vraiment immense donc si votre vol à du retard comme ce fut notre cas je vous conseille d’interpeller des personnels de l’aéroport qui sont là pour ça devant les tableaux, et qui pourront vous accompagner ou qui comme nous, préviendront le guichet d’enregistrement de ne pas fermer de suite…

Sinon pour vous aider, l’aéroport de Singapour comprend 3 terminaux. Normalement vous arriverez au 1 et il vous faudra vous rendre au 3. Chaque terminal comprend un métro qui permet de se déplacer d’un bout à l’autre du terminal voire entre terminaux (environ un train toutes les 2-3 minutes). Ils sont vraiment très utiles pour aller plus vite.

23/06/12 :

Arrivé à Jakarta vers 18h30. Visa payable en euro : 22 euro. Money changeur juste à la sortie après avoir récupéré les bagages. Ils vous interpelleront tous pour que vous les choisissiez. Les taux sont affichés. Vu qu’aucun n’applique de commissions prenez celui qui propose le meilleur taux (on a eu 11800 rp pour 1 euro , meilleur taux du voyage).

Comme nous arrivions tard et que nous redécollions des le lendemain matin, nous avions réservé depuis la France l’hôtel de l’aéroport : Jakarta Airport Hotel qui est quand vous sortez du change sur votre droite, à l’étage, mais de toute façon il est indiqué. 88 euro la nuit, c’est très cher mais pour nous c’était la facilité après presque 24h de voyage, et ça fait plaisir d’avoir une douche chaude dans une chambre propre et un service voiturier gratuit pour aller à l’autre terminal (vol domestique) le lendemain.

24/06/12 :

Départ pour Jogjakarta avec Lion Air. Taxe d’aéroport de 40 000 Rp. Arrivé à l’aéroport de Jogja quand vous sortez, vous avez l’arrêt de bus du Transjogjakarta qui pour 3000 Rp vous amène a Malioboro à 2 pas de Sosro. D’ailleurs ce quartier est le plus pratique, en plein centre ville à proximité des transports en commun. Nous avons pris une chambre au Losmen UTAR PENSION. Chambre propre avec 1 grand lit, ventilo, douche froide et wc dans la chambre pour 100 000 Rp la nuit avec petit déjeuner (très très bon et copieux d’ailleurs : nasi goreng ou mie goreng ou toast) avec café ou thé à volonté.

Nous sommes allés au Kraton. On nous a proposé un guide lors de l’achat des billets. Nous avons refusé. En fait on a appris plus tard que le guide était gratuit. Peut être qu’avec un guide on aurait mieux compris l’intérêt du Kraton parce qu’on a rien trouvé d’intéressant, et on pas trouvé ça beau.

Petit conseil pour que les becak vous laissent tranquille, dite leur « jalan jalan » qui signifie que vous souhaitez marcher. Ca marche à tous les coups pour qu’on vous laisse tranquille et ça les fait rire de vous voir parler en bahasa indonesia.

Sinon nous avons aussi eu droit à l’arnaque décrite dans les guides ou sur tous les forums concernant les batiks. Un homme qui présente bien vous accoste et vous dit qu’il connait la France parce qu’il a travaillé ou qu’il a de la famille là bas. Il fait semblant de s’intéresser à vous et vous pose des questions puis au bout de quelques minutes vous propose d’aller voir une exposition d’étudiants ou une boutique gouvernementale. Bref comme on connaissait l’arnaque on ne s’est pas fait avoir mais ils sont quand même très forts car ce coup monté paraît très naturel au départ. Donc prenez garde…

25/06/12 :

Temple de Prambanan : pour s’y rendre, bus Transjogjakarta de Malioboro à Prambanan direct pour 3000 Rp . En sortant du terminal, prenez à droite et remonter la rue pendant 10 min et prendre sur la gauche pour trouver l’entrée. 2 caisses, une pour les touristes et une pour les locaux 117000 Rp l’entrée par personne. Très joli temple. Venir de préférence le matin car l’après midi vraiment beaucoup beaucoup de monde Un autre temple un peu plus haut (PLAOSAN), en sortant de l’enceinte principale au nord, prendre la première à droite (panneau indicatif) et marcher 1 à 2 km. Donation 10 000 Rp pour 2.

26/06/2012 :

Temple de Borobudur : nous étions allé à l’office du tourisme sur Malioboro qui nous avez donné une carte et indiqué comment faire. Nous sommes allés à pied de Sosro jusqu’à la station du transjogjakarta « Tentora » puis de là jusqu’à la station de Jobor pour 3000 Rp. De là bus pour Borubudur pour 20000 Rp. Borubudur énormément énormément de monde pourtant nous étions arrivé à 9h mais c’était déjà bondé. Si vous avez une carte étudiant et que vous la présentez apparemment vous pouvez avoir une réduction. 2 autre temples en redescendant à pied sur la route vers Jogjakarta. Entrée payante qui est valable pour les 2 temples. Le MENDUT a une belle statue de Boudha à l’intérieur. Retour par le même itinéraire mais de Jobor le Transjog nous a ramené sur Malioboro.

27/06/2012 :

Nous avons décidé de faire un « tour »en passant par une agence pour faire le Bromo et le Kawah Ijen. La veille vers 17h nous nous sommes rendus à l’office du tourisme pour prendre le tour pour le lendemain. L’office du tourisme travaille avec l’agence BIMATOUR. L’avantage du tour organisé apparemment par rapport à ce qui le font en solo et que l’on a pu rencontrer c’est 1 le temps gagné, 2 le prix. Apparemment en comptant tout, cela serait équivalent voire plus cher de le faire en solo. L’inconvénient c’est de ne pas pouvoir profiter aussi longtemps qu’on veut des sites.

Plusieurs options nous étaient proposées. Nous avons pris l’option : Pananjakan-Bromo-Ijen-drop ketapang avec l’option Hotel standard (la moins chère), et petit déjeuner. Le tout pour 660 000 Rp par personne.

Le van est donc venu nous chercher à notre losmen à 8h pour Cemoro Lawang. En fait bien que nous avions réservé par une certaine agence nous nous sommes retrouvés mélangés avec d’autres touristes d’autres agences. En fait ce genre de tour est sous traités avec une multitude d’intermédiaires. D’ailleurs garder bien tous les petits papiers qu’on vous remet car on vous les demandera au fur et a mesure du voyage.

Jogjakarta-Cemoro = 11h à 12h de van avec un stop pour manger. C’est très très long. 1h avant Cemoro lawang nous nous sommes arrêtés dans une agence ou nous a vons changé de chauffeur, ou on nous a demandé nos coupons. Là on nous a aussi demandé un supplément de 20000 Rp par personne pour aller au 2ème view point. En effet apparemment à Pananjakan il y a 2 view point. Un ou on ne voit que le Bromo et un deuxième ou on voit le Bromo et le Semeru. Visiblement nous n’avions payé que pour le premier. Là ou s’est plus bizarre c’est que certains voyageurs qui étaient avec nous dans le même mini bus ont payé plus cher. Peut être avait-il payé moins cher au départ ? En tout cas arnaque ou pas on avait vraiment envie de voir tout, donc on a payé les 20000 Rp de plus.

Nous arrivons tard à l’hôtel YOSHI’S, heureusement l’hôtel comporte un restaurant qui était encore ouvert. Repas cher et pas top. Hôtel très correct avec eau chaude.

28/06/2012 :

Départ a 3h30 pour le View point, compris dans le prix de départ le déjeuner mais ne vous attendez pas à du grand luxe : une boîte en carton avec 2 tranches de pain de mie, 1 petite plaquette de beurre et de confiture, 2 bananes et un peu d’eau. Pour le Bromo prévoyez de vous habiller chaudement car il fait froid (environ 4 °). On y monte en 4x4. Au View point, il y a vraiment beaucoup beaucoup de touristes mais ça vaut vraiment le coup. Juste un petit conseil pour choisir votre place en arrivant : le Bromo est face à vous et non pas sur la gauche là ou tout le monde est tourné. A gauche il ‘s’agit du lever du soleil mais si vous voulait être face au volcan quand le soleil de lèvera il faut vous installer face au chemin par lequel on arrive.

Repérez bien le 4x4 du chauffeur qui vous a monté car vous devrez reprendre le même pour redescendre, traverser la mer de sable et qu’il vous dépose pas loin du bas du cratère du Bromo. Vous pourrez ensuite monter au dessus du cratère, assez impressionnant.

Ensuite retour à l’hôtel, et départ pour la ville ou on avait changer de bus pour à nouveau changer de mini bus et de chauffeur puis direction Sempol, pas loin du Kawah Ijen. Hotel Katimor, correct, avec eau chaude.

29/06/2012 :

5h30 Départ pour le Kawah Ijen. Il faut payer un droit d’entrée et un droit pour l’appareil photo mais vous pouvez dire que vous avez un appareil pour 2 et payer qu’un droit ou même dire que vous n’avez pas d’appareil, personne ne vérifie de toute façon…

La montée jusqu’au dessus du cratère est assez dure mais le paysage en vaut vraiment le coup. Pour la descente jusqu’au lac les mineurs vous accompagnent moyennant de l’argent. Vu ce qu’ils s ont payé on a accepté de payer. Il nous demander 40000 Rp pour 2 on lui a donné 50000 Rp et ça nous faisait plaisir vu ces conditions de travail, avec en prime un peu de souffre en souvenir.

A 9h, départ pour le port de Ketapang. Arrivé a Ketapang on nous demande 75000 Rp par personne pour continuer jusqu’à Denpasar. Nous payons et nous pensions que cela se fessait en minibus mais en fait pas du tout, il s’agit en fait d’un bus local qui nous a pris sur le ferry et amener jusqu’à Denpasar. Je pense qu’en payant nous même le ferry, et le bus, à la sortie du ferry, on aurait payé beaucoup moins cher que par le chauffeur de l’agence qui a du empocher une belle commission . Après le ferry, 3h de route jusqu’à Denpasar (très long). A Denpasar, il y a plusieurs gare routière et celle ou on nous a amené n’a aucun bemo mais uniquement des taxis. Nous prenons un taxi avec compteur de la compagnie Blue Bird. 115 000 Rp jusqu’à Kuta beach. Trajet très compliqué jusqu'à Kuta car énormément d’embouteillages.

A Kuta, losmen REMPEN dans le poppies 1. 130 000 Rp la nuit avec sdb avec eau froide et ventilo. Cher pour le « standing » mais il était 21h, on était crevé par la route et envions pas envie de chercher, mais il doit y avoir carrément mieux car la sdb était vétuste et les draps sales.

30/06/2012 :

Kuta on a été très très déçu par cette ville. Nous y étions allés pour faire la fête et profiter de la plage mais ce n’est pas du tout un bon plan. L’alcool y est aussi cher qu’en France voire plus (90 euro la bouteille en boîte) et la plage est pas très belle et sale. Je sais qu’il faut éviter de comparer les pays mais Boracay au Philippines qui est un lieu pour faire la fête est 10000 fois mieux et meilleur marché et surtout plus jolie que Kuta. Le seul lieu que l’on est apprécié a Kuta c’est le night market. Ce n’est pas vraiment un marché mais plutôt une petite place avec des petits restos. Il est dur à trouver mais c’est très sympa et on mange bien pour rien.

01/07/2012 :

Départ pour Ubud en mini van pour 45000 Rp par personne. A Ubud Hôtel Kabera pour 110000 Rp la nuit avec eau chaude et petit déjeuner. Hotel propre.

A Ubud, monkey forest, 20000 Rp par personne, bof, pas très intéressant. Ballade jusqu’à Penestanan, pas très intéressante non plus

02/07/201 :

En soirée spectacle legong dance par la compagnie SADHA BUDAYA. 80000 Rp par personne pour un spectacle d’1h-1h30. Intéressant à voir au moins une fois.

03/07/2012 :

Visite à pied des environs d’Ubud : Yeh Pulu, strictement aucun intérêt à moins d’être un fan absolu de sculpture hindoue (15000 Rp l’entrée, limite du vol…). Goa Gajah, 15000 Rp l’entrée aussi. Pas beaucoup d’intérêt si ce n’est une petite balade dans la jungle qui descend à une rivière que l’on peut traverser par un petit pont pour rejoindre une petite grotte.

04/07/2012 :

Ballade de la crète de Campuan : pas mal.

Retour sur Denpassar en mini van pour 50000 Rp par personne.

05/07/2012 :

Vol de Denpasar vers Macassar avec Garuda indonesia (taxe d’aéorport 20000 Rp par personne)

Du 05/07/2012 au 11/07/2012 nous avions réservé depuis la France un guide pour nous accompagner dans le pays Toraja car nous avions vraiment envie de comprendre cette culture si particulière. Je vais dans les prochaines lignes vous indiquez le détail de tout ce que nous avons fait, mais je vais tout d’abord vous donner mon sentiment sur ce guide. A vous de vous faire ensuite votre propre opinion par rapport à mon récit. Nous avions choisi le guide Joseph Tangke car nous voulions un guide français, notre anglais n’étant pas très bon nous voulions vraiment comprendre tout. Je tiens déjà à préciser aux personnes qui utiliserait ce guide qu’il est sympa mais qu’il serait plus adapté pour des personnes plus âgées que pour des jeunes comme nous (nous avons 29 ans) car il n’est pas très « déconne ».Mais il est quand même sympa et répond volontiers à vos questions Son niveau de français est quand même assez moyen et il est parfois difficile de le comprendre. Nous avons payé 360 euro par personne pour le chauffeur, le guide, l’essence et les hôtels et petits déjeuners. Les repas et les boissons restant à notre charge. Avec le recul je trouve cela démesuré par rapport au cout de la vie en Indonésie et aux salaires. Je pense que l’on peut s’en sortir moins cher en montant par ses propres moyens a Rantepao et en essayant de trouver un guide sur place en arrivant et qu’il utilise son propre véhicule ou les transports locaux et pas un chauffeur, puis de choisir son hôtel et de négocier soit même les prix.

Macassar-Rantepao en mini bus pour nous 2 : route très longue et très tortueuse, assez difficile.

Arrivé a Rantepao et installation à l’hôtel Wisma Irama (hôtel propre et correct avec eau chaude)

06/072012 :

Visite du pays Toraja : Visite d’un village traditionnel avec maison Tongakan, puis nous avons ensuite assister à une cérémonie funéraire avec sacrifices de cochons et de buffles (âmes sensibles s’abstenir). L’après midi nous sommes allés voir l’arbre pour les bébés, les grottes avec des statues et des tombeaux.

07/07/2012 :

Marché aux bestiaux avec les buffles et les cochons mais aussi marché traditionnel de nourriture. Ensuite Départ en randonnée vers Batutumonga. Vraiment super, nous a vons traversé des villages et des rizières très belles. De vraiment beaux paysages. Nuit en chambre d’hôtes dans une tongakan. On aurait du prendre le duvet avec nous car en montagne il fait froid la nuit. Nous avons eu la chance d’assister à une cérémonie ou les villageois amener le cercueil dans le tombeau pas loin de la maison d’hôtes.

08/07/2012 :

Redescente en traversant d’autres villages. L’après midi visite d’un site de mégalithes

.

09/07/2012 :

Départ pour Sengkang avec notre guide et notre chauffeur. En chemin nous nous sommes arrêtés à l’arbre aux chauves souris, un endroit en pleine campagne, ou 4 ou 5 arbres regroupent plus d’un milliers de grosses chauves souris.

En route nous avons aussi eu la chance de passer devant une maison ou se déroulé une cérémonie de mariage. Notre guide nous a demandé si nous voulions nous y arrêté ce que nous avons accepté. Si vous avez cette chance saisissez là car c’était vraiment un moment formidable. Nous avons été invités à manger, à danser et à prendre des photos avec les mariés.

Arrivé a Sengkang, installation à l’hôtel Pondok Eka. Hôtel très propre avec eau chaude et de la pression. Avantage de l’hôtel une piscine, avec une eau un peu trouble quand même. Petit déjeuner pas top.

Visite des ateliers de soieries. Les pauvres tisseuses travaillent dans un bruit assourdissant de leur métier à tisser en bois.

Promenade sur le lac Tempe en pirogue, très sympa avec des villages de pêcheur sur des maisons flottantes.

10/07/2012 :

Retour en mini van vers Macassar et installation a l’hotel Yasmin. C’est là que notre tour avec notre guide se termine. Cet hôtel est confortable (tv satellite, eau chaude) et bien situé à proximité du centre ville. Nous y sommes restés une nuit supplémentaire négociée par notre guide avant son départ pour 250 000 Rp la nuit au lieu des 336 000.

11/07/2012 :

Macassar, pas grand-chose à y faire. Nous sommes allés à pied jusqu’à Pelabuhan Paotere qui est un port avec des voiliers bugis mais cela n’avait vraiment pas d’intérêt. Nous sommes passés à coté de Fort Roterdam mais cela ne donné pas spécialement envie de le visiter.

12/07/2012-13/07/2012 :

Départ en Taxi pour l’aéroport de Macassar pour 100 000 Rp. Taxe d’aéroport de 40000 Rp et départ avec Lion Air pour Jakarta.

Arrivé à Jakarta nous avons pris un bus de la compagnie Damri pour 20000 Rp par personne. Le départ est en face de la sortie du terminal) en direction de la gare de Gambir à 2 kilomètres à pied de la rue Jalan Jaksa. Le chauffeur qui le savait s’est arrêté très gentiment en haut de la rue. Nous avons logé à l’Alinda Hotel, un hôtel au fond d’une impasse perpendiculaire a Jalan Jaksa pour 165000 Rp la nuit avec petit déjeuner mais sans la clim. Avec le recul on aurait du prendre les chambres un peu plus cher mais avec la clim car a Jakarta il fait vraiment très très chaud.

A Jakarta, pas grand-chose à faire, nous sommes allés Blok M mall. Coté sortie, nous avons testé le bar le Jaya pub, c’est assez sympa comme ambiance et en discothèque le Stadium ou nous étions les seuls occidentaux parmi des putes et des gens sous ecstasy. Assez glauque, mais à voir au moins une fois.

14/07/2012 :

Retour en France par le même chemin

Bilan

Ce que nous avons aimé :

Le mont Bromo, le Kawah Ijen, le pays Toraja, la gentillesse des indonesiens quand ils ont rien à vous vendre, les warungs (d’ailleurs éviter les restaurants même ceux conseillés par le lonely qui n’ont rien de bon quand ce n’est pas tout simplement dégueulasse et préférer les warungs et stand de rue ou on mange super bien pour 3 fois rien)

Ce que nous n’avons pas aimé :

Le trafic impressionnant sur la route, l’état des routes, Kuta, les restaurants, les retards constants des compagnies aériennes
Open
Bali fin juillet, onze jours à deux personnes
Bonjour les routards, Nous sommes un couple de jeunes Français à l'assaut de Bali du 15 au 28 juillet prochains. Nous comptons acheter nos billets très très prochainement et nous débrouiller là-bas, sac au dos. Nous prévoyons entre 350 et 400€ chacun pour 11 jours sur place, avec des chambres entre 10 et 15€ dans des guest-houses (nous voudrions être immergés complètement dans la culture locale et donc éviter les hôtels). Ce qui nous plairait, c'est de se poser 2/3 jours par "zone" et graviter de là en scooter/moto. Et pleeeeiiiiiiinnnnn de questions ! 😄En parlant de sac à dos : combien de litres ? Je (la scribe, bonne situation) suis une demoiselle d'assez petit gabarit (1m63, 50-52kg 😇), 40 litres suffisent-ils ? (+ un petit sac à main à bandoulière pour la paperasse). Sachant que nous voudrions faire des mini-treks : par exemple une rizière, le mont Batur et, si nous avons le temps, le Kawah Ijen sur Java est.Quel guide version papier ? J'ai lu sur le forum que le Lonely Planet était le meilleur ? Routard et Petit Futé à éviter ?Vaut-il mieux réserver un taxi depuis la France pour l'arrivée à Denpasar le 16/07 prévue vers 19h ? Et réserver en suivant une chambre près de Denpasar pour la première nuit ? Où ? Pour la suite du périple, j'ai lu qu'on n'avait pas à réserver longtemps à l'avance, 2 jours avant suffisaient par téléphone sur place. Même fin juillet ? Quel "circuit" nous conseillez-vous pour 11 jours ? Qu'est-ce qui est immanquable ? Quels lieux pas (trop) touristiques nous conseillez-vous ? Par exemple, Kuta ne nous attire pas trop A PRIORI. Scooter/moto ? Nous n'avons pas le permis moto ni en France, ni international ! Néanmoins mon ami fait de l'enduro en France sur 125 et est donc à l'aise en moto. On peut voyager à 2 sur un scooter ou ça rame sévère ? Bus pour les plus grandes distances ? A quel rythme pour le bus, pour le scooter ? Combien de kilomètres max par jour ?Quelle organisation pour les treks ? Chauffeur ? Guide francophone ? Pensez-vous que nous aurons le temps de faire la traversée jusqu'à Java et au Kawah Ijen ? Ou vaut-il mieux carrément aller sur Lombok et voir le Rinjani (3 jours de marche non ?) et les plages qui ont l'air d'être encore plus belles qu'à Bali ?25$ de visa, combien la taxe de sortie du territoire ?D'autres conseils vous viennent à l'esprit ? Bref, toute info sera bonne à prendre je crois. Bonne route, ride ! Et merci d'avance pour vos précieux conseils... Laure & Laurent
Open
Équipement nécessaire pour un mois en voyage "sac à dos" en Malaisie et à Bali?
Voilà, nous avons décidé de partir avec mon mari 1 mois (juillet) en Malaisie et à Bali "sac à dos".

Nous avons prévu de dormir dans des guesthouse et de faire les trajets avec les moyens de transports locaux (bus, train...).

Pourriez-vous me dire ce que nous devons emporter avec nous car c'est notre premier voyage sac à dos... Un sac de couchage est-il nécessaire? Doit-on acheter des vêtements spécifiques?

Si l'un d'entre vous a une liste de ce qu'il emporte habituellement, elle est la beinvenue...

Merci Virginie
Open
The Moluccas: Splendors (and Struggles) of an Archipelago Unknown to Tourists
Hello everyone!

This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!



Context This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.

We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.

Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.

Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.

Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda. Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.

Episode 1: Ambon to Banda Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs. This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.

Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast. Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).

For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape). Laundry and trucks washed in the same stream.

Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.

We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.



We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.



We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂



We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).



The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!

After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday. We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”



Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠 We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁 We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes. Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.

We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing. Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop. On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊



Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.

Next episode coming soon: Ternate.
Open
Itinéraire pour deux mois en Indonésie: vos avis éclairés?
Je pars deux mois en Indonésie cet été et suis dans la plus grande indécision quant à l'itinéraire à suivre. Évidemment tout me fait envie et j'ai peur de ne pas parvenir à choisir.. J'aimerais l'avis de personnes connaissant bien ce pays et ayant donc une vision d'ensemble. Je voyage en sac à dos, j'arrive et repars de jakarta. Je ne veux pas aller trop vite (mon défaut habituel) mais essayer de prendre mon temps à chaque étape. En gros je pensais consacrer environ un mois à java-bali-lombok (+flores?) et un mois à sulawesi, ou sumatra, ou borneo. Cela vous semble-t-il disproportionné, faut il prévoir davantage pour Bali par exemple... Bref, j'attends vos conseils. Par ailleurs quels sont les meilleurs sites pour le snorkeling (pas plongée) ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Open
Java - une semaine
Voici un petit bilan d'une semaine à Java. Un récit, des prix et des impressions... en espérant que cela puisse aider certains voyageurs.😎 (note : cette semaine à Java s'inscrit dans un tdm)

J1 – Vol Phnom Penh - Jakarta 9 avril 2013, 8h30, nous décollons de Phnom Penh pour Jarkata avec une escale de 6h par Singapour. Nous voulons avec Tiger Airways (125$ pp) et espérons y voir Ben, pilote d’avion, avec qui nous avons partagé nos plongées durant notre croisière aux Similans. Il n’a malheureusement pas pût « récupérer » nos vols, tant pis, pas de visite privée du cockpit pour nous… snif. 19h, nous voilà à bon port. 25$ le visa « on arrival » par personne soit env 19€. Sur ce point, petit conseil aux backpackers : ayez l’appoint ! Sur un billet de 100$ nous avons perdu 5€ ! En effet, la monnaie est rendu en roupie indonésienne à un taux très peu avantageux. Hormis ce détail, le passage par l’immigration fut l’un des plus efficaces et des plus rapides que l’on ait eu depuis notre tdm ! ça fait plaisirs. Après être devenu millionnaire auprès d’un ATM (1€ = 12 730 idr), nous chuintons les taxis et nous dirigeons directement vers les transports en commun situés tout à gauche une fois sorti de l’aéroport. 25000 idr pp avec le bus « DAMRI », nous y avons même le free wifi ! Dingue ! Nous voilà donc en train de consulter nos mails sur la route qui nous mène à la station GAMBIR... 1h de trajet, de quoi avoir le temps d’envoyer quelques news^^. Depuis Gambir nous négocions un becak (= tuk-tuk indonésien) à 20000 idr pour le quartier Jalan Jaksa. L’endroit est plutôt glauque, peu avenant. Nous tentons d’abord notre chance à l’hotel Margot qui semblait avoir une bonne cot sur les forums. Mais celui-ci est plein, nous voilà alors à l’Alinda GH, en face, moins cher (245000 idr au lieu de 300000 idr au Margot), clim, petit dej inclus, wifi dans le hall, quasi propre.

J2 – Train Jakarta - Cirebon Jakarta ne nous invite pas à la visite, alors nous décidons de décamper dès le lendemain de notre arrivée. 15000 idr le becak jusqu’à la gare ferroviaire de Gambir = dépense non nécessaire ! La station doit être facilement joignable à pied, encore suffit-il peut-être d’avoir un plan (pas notre cas^^…). Direction Yogyakarta ? Arrfff, seulement 2 train par jour : 8h30 et 21h. En réfléchissant on se dit qu’on aurait pût économiser notre nuit à Jalan Jaksa en enchaînant directement le train de nuit de la veille en arrivant de l’avion. On opte alors pour le plan B : Cirebon. Et hop nous voilà dans le train de 11h en 2nd classe 90000 idr pp. 13h30, arrivés à Cirebon, nous achetons notre billet de train du lendemain pour Yogyakarta, 160000 pp. (bilan des courses : 20€ pp Jakarta-Yogya en train). 14h, nous découvrons une ville pas si « petite » et pas si « tranquille » que ça. Bof. 15h, nous avons trouvé notre dodo pour la nuit au Priangan Hotel en négociant une « single » à 180000 idr clim et petit dej inclu. 16h, petit Mcdo^^ Il pleut, il n’y rien à faire… qu’à cela ne tienne : geekage party !

J3 – Train Cirebon – Yogyakarta 5h de train, des paysages de rizières et de collines verdoyantes magnifiques, et nous voilà en début d’après-midi à Yogyakarta. Nous rejoignons à pied l’artère animée de Malloboro vers le sud puis trouvons notre nouveau dodo dans le quartier de Sosro au losmen « UTAR pension » (120000 idr, free wifi, ptit dej inclus, eau froide) accueillant, très convivial et propre. Nous découvrons ainsi ces hébergement typiques d’Indonésie : les « losmens » qui sont en fait des versions un peu plus authentiques et familiales que les Guesthouse. Tout le long de notre trajet nous avons déjà pu constater l’amabilité des javanais. Souriants et avenants, ils n’hésitent pas à nous aider et nous indiquer notre chemin sans que nous ne les sollicitions. Quand on arrive à Yogyakarta (prononcez djodjiakarta, ou Djodja, le petit surnom adopté par les locaux), on a tout de suite la sensation d’une ville animée et bruyante. Mais ce n’est pas vraiment le cas. C’est plutôt une ville « humaine » à taille humaine… Cœur du patrimoine artistique et intellectuel de Java, c’est l’endroit où la langue javanaise est la plus pure, les arts les plus brillants et les traditions les plus vivantes ! Elle compte environ 400 000 habitants et c’est une ville qui vit, respire, bouge… ça fourmille de partout, un véritable melting pot d’atmosphères et de contrastes. Les traits de l’Asie, un petit parfum d’Orient, un air indien et une touche colonialiste. De quoi nous séduire obviously ! Autre spécialité de Yogya, l’artisanat. Il y a une multitude de boutiques de batiks (peintures sur tissus, réalisées à la main d’après une technique ancestrale à base de cire), de bijoux, d’objet de décoration, de sacs… avec bien sûre son lot de gentils rabatteurs^

J4 – Yogyakarta Après un bon petit dej traditionnel à notre losmen, nous décidons de louer un scooter pour la journée (50000 idr). Nous aimons la liberté que cela nous permet pour aller et venir sans avoir à négocier chacun de nos déplacements avec les « helicopters » (petit nom donné aux becak ici). C'est aussi une ville royale où vit le sultan Hamengku Buwono X. Dans le centre-ville, au bout d’une immense place et de Malloboro, on peut trouver le Kraton, son palais. Nous l’avons visité pour 12 500 idr pp. Le guide semble être inclus avec cette entrée mais il vous demandera en fait à la fin de la visite une petite « donation » (10000 idr dans notre cas). Nous n’avons pas trouvé cela extraordinaire mais nous avons un petit conseil : il ne faut pas –comme nous- y aller le vendredi (jour des musulmans) mais un autre jour pour avoir droit à des spectacles de danse et de musique. Nous nous sommes ensuite rendu dans le quartier du Waterpalace, qui contrairement au palais du Kraton, n’est plus utilisé par le sultanat et est seulement ouverts pour les touristes. Nous ne sommes pas rentrés à l’intérieur, préférant déambuler dans le petit quartier labyrinthique alentour fort sympathique. Un vrai méli-mélo de petites ruelles où il règne une douce nonchalance, presque « bohème ». Nous avons ensuite roulé jusqu’au célèbre site hindouiste de Prambanan dédié à Shiva. L’entrée à 15$ pp nous repoussant, nous décidons d’en faire simplement le tour en scoot parmi le magnifique paysage de rizières. Nous le contemplerons donc « de loin », trônant au milieu d’un parc soigneusement arboré. Après Angkor, cela nous semble forcément bien trop « ascétisé » à notre goût. Notre bourse nous impose aussi des choix : ce sera donc au profit du Borobudur, le lendemain !

J5 – Yogyakarta - Borobudur Nous enfourchons le scoot à 5h du matin en direction du Borobudur à 40 km de Yogya. 1h plus tard, le soleil est malheureusement déjà levé mais nous profiterons de l’heure matinale pour arpenter le site avant le débarquement touristique. 190000 idr pp pour l’entrée avec un petit café et une bouteille d’eau offerts, ainsi qu’un sarong traditionnel à porter en « signe de respect » (plus folklorique qu’autre chose en réalité…), et nous voilà parés pour découvrir le plus grand monument bouddhique du monde ! Des proportions parfaites, une construction qui a duré plus de 75 ans, une gigantesque restauration, le Borobudur en impose ! Conçu sur une base carrée dans laquelle vient s ‘inscrire un cercle et orienté aux point cardinaux, ce mandala de pierre volcaniques à l’architecture unique symbolise un parcours à la fois physique et spirituel. Il permet d’atteindre l’Eveil, l’élévation ultime représentée par le stupa central tout en haut, une fois débarrassé des ses obstacles personnels. Le paysage verdoyant alentour participe à la magie du lieu. En toile de fond le volcan Merapi , haut de 2911 m et le plus violent de tout Java en raison de son activité permanente, trône fièrement au milieu du décor. On ne peut donc s’empêcher de l’incorporer aux photos du Borobudur… Au retour vers Jodja le trafic bien plus encombré donnera du fil à retordre à Loïc. Comme partout en Asie, les indonésiens roulent à l’aveugle en toute sérénité ! Heureusement que notre grimpeur détient aussi de solides qualités de pilote^^, des reflexes et une sacrée vigilance !

J6- Direction le Mont Bromo Après avoir fait le tour de la question sur le web et dans les multiples agences de Yogya, nous avons décidé de prendre un « package 3 jours 2 nuits » pour faire l’ascension des volcans Bromo et Kawah Ijen situés plus à l’est de l’île. Il semblerait que, d’un point de vue financier, cela vaille plus « le coup » que de le faire en individuel car le package permet aussi de rejoindre Bali sur le 3ème jour. Bien sûre, il a fallu négocier ! Et ce n’est pas la partie la plus évidente dans la mesure où il faut être au parfum des combines et alternatives possibles. Ainsi nous avions compris que certains pack, moins cher, n’incluait pas un trajet en jeep jusqu’au Mont Penanjakan d’où il est possible d’admirer le lever du soleil sur le Bromo. La possibilité de négocier sur place (ou d’y aller à pied…) était jouable mais nous avons préféré la jouer sécure et inclure directement ces 80000 idr pp dans notre prix de départ. Puis nous avions également appris que le transfert en ferry jusqu’à Bali était facturé 80000 idr pp par les agences alors qu’il est possible de se le procurer directement sur place pour 6000 idr pp. Ces infos en mains, nous avons donc réussi à négocier notre package à 39€ pp. Jeep incluse, cela nous est revenu à 575 000 idr pp (prix de départ 660000 idr) soit 45€ pp, incluant deux nuits d’hébergement avec petit-déjeuner et tous les transferts en mini-bus climatisé jusqu’au ferry pour Bali. Les autres repas et les « entrées » aux volcans restants à notre charge (25000 idr pp pour le Bromo et 30000 idr pp pour le Kawah Ijen). C’est ainsi que le matin de ce 6ème jour sur le sol javanais, nous partions pour 12h longues heures de mini-bus en direction du Mont Bromo. A bord, 9 jeunes composés d’australiens, hollandais et anglais nous bercèrent (pour ne pas dire « soulèrent ») de leur nombreux blabla anglophones indigestes tout le long du trajet. Certes ils furent très « friendly », mais décidément, l’anglais, on sature !

J7- Mont Bromo 3h du matin, debout c’est l’heure ! Logés à la GH « Yoshi » dans une chambre malodorante, nous avons en guise de petit dej –inclus- une boite avec 2 tranches de pain de mie et une petite banane. Nous sommes satisfait d’avoir inclu la jeep jusqu’au Mont Penanjakan dans le prix de départ, car sur place les autres paieront 90000 idr pp. Une demi heure de route puis une demi heure de marche plus tard nous voilà au « View Point 2 » (plus haut que le 1…) pour admirer le lever du soleil sur la vallée embrumée et le Bromo. Il ne fait pas chaud (prévoir la polaire et le coupe-vent…) mais le spectacle qui se déroule alors sous nos yeux est juste sublime. Le soleil transparait derrière les nuages, la brume se love autour des massifs volcaniques, et peu à peu les lumières et les couleurs du ciel deviennent éclatantes. En chiffre, ce volcan sacré c’est : 2329 m d’altitude, 800 m de diamètre et 200 m de profondeur pour son propre cratère et 11km de diamètre pour « la caldeira » le cratère dans lequel il est lui-même situé. C’est donc à cet endroit que nous sommes ensuite transporté pour en entamer l’ascension. Il faut alors traverser l’immense « plage de sable » embrumée qui compose la caldeira. Là une foule de locaux au garde à vous avec leurs chevaux proposent, moyennant 50000 idr pp, une « ascension hippique ». Ça fait parti du folklore et beaucoup de touristes se prêtent au jeu. Nous nous contentons de nos petites gambettes, qui au bout d’une demi heure et d’un escalier fatiguant, nous auront fièrement conduits jusqu’en haut ! 8h, voilà notre première visite volcanique terminée. 9h45, nous reprenons la route en direction de Sempol où nous arriverons à 17h. Nous nous remettons de ce deuxième long trajet en faisant trempette dans les sources d’eau chaudes (5000 idr pp) et reprenons des forces avec un buffet « obligatoire » : 50000 idr pp ou… rien ! (prix usuel d’un repas pour deux…). Le repas est certes copieux mais nous sommes un peu vexés. Arrrff ces tours organisés ! Nous négocions également un départ nocturne (1h du mat) pour aller voir le phénomène du souffre en feu le « Blue Fire » pour 100000 idr pp. Il ne s’observe que durant la nuit noire et nos guides sont intraitables sur la négociation. En même temps nous sommes « coincés », c’est notre seule offre. Autrement dit, ça ou bien… ça !

J9- Mont Kawah Ijen et transfert à Bali Pas plus de 4h de sommeil et nous voilà dans le mini-bus en direction du Kawah Ijen avec, en guise de petit dèj, un sandwich de pain de mie au beurre et un œuf dur. Super… On tente aussi de nous vendre l’entrée du site 55000 idr pp au lieu des 25000 idr officiels. Non mais ho screugneugneu ! Excuse de mauvaise foi : « no no we don’t have camera ! » Pfff appareil photo mon œil, c’est une excuse pour s’en mettre dans les fouilles vu que l’on ne laisse pas payer directement aux véritables concernés… Bref. Principal centre d’exploitation de souffre de toute l’Indonésie, le « cratère vert » rendue célèbre par Nicolas Hulot culmine à 2400 m d’altitude. Il nous faudra 1h30 d’ascension à la lampe torche… nous sommes encore un peu comateux mais nos muscles avalent la pente raide. Une fois là-haut le vent souffle, il fait froid ! Au loin dans le centre du cratère nous apercevons les petites flammes bleues. Wouhaaa ! Mais elles sont minuscules et impossibles à capturer sur appareil photo. On demande à descendre. C’est un non catégorique. On insiste. Toujours non. Déception ! Désespoir ! On n’en verra pas plus ! On est condamné à attendre 2h transis de froid et grelottant sur l’arrête du cratère avec la sensation bien désagréable de s’être fait avoir, « payer plus pour se geler plus ! », puis l’odeur constante « d’œuf pourri » du souffre est notre « cerise sur le gâteaux » !... Le jour finit par pointer son nez nous dévoilant le lac bleu turquoise qui siège au fond du cratère. C’est beau ! Mais nous ne pouvons nous empêcher de relever un fait paradoxale : on nous vend le lever du soleil au Kawah Ijen… qui est en fait strictement impossible à voir depuis le cratère dans la mesure où le soleil se lève justement du côté où se dresse une montagne ! vdm. Lors de notre descente nous serons admiratifs des porteurs de souffre. Un boulot harassant, dangereux et très mal rémunéré ! 4 allers-retours quotidiens en moyenne entre l’intérieur du cratère et la base du volcan, 70 kg de charge au bas mot, et des vapeurs toxiques qui détériorent les voies respiratoires. Ceci pour la modique somme de 600 idr (0,06€) par kilo !!! Mais ils gardent le sourire… une bonne leçon de vie ! 7h, nous voilà à nouveau dans le mini-bus… Une longue et harassante journée nous attend… D’abord 1h30 de route jusqu’au port Ketapang d’où part le ferry pour Bali. Bien sûre on nous propose à l’arrivée un bus « direct, climatisé et tout compris » jusqu’à Denpasar pour 75000 idr pp. Heuuu... non ! On laisse là nos collègues anglophones pantois, se gavant de chips et sucreries, et partons de nous-même jusqu’à l’embarcadère. Là nous retrouvons Vincent et Cyril, deux français rencontrés sur les volcans, décidés eux-aussi à ne pas se faire avoir. Vive la France haha ! 6000 idr pp et 1h pour le transfert en ferry jusqu’à Gilimanuk (où la gare routière se trouve ensuite juste à 200m du port) puis 25000 idr pp et 4h jusqu’à Denpasar ! Et voui 62000 idr pour 2 ! Piège à touristes failed ! Nous négocions ensuite un bémo direct depuis la gare routière d’Ubung pour 35000 pp pour Padangbai. 19h heure balinaise, nous voilà enfin installés à notre GH. Repos mérité!!!
Open
Pot-pourri d'informations après cinq semaines en Indonésie
Bonjour à toutes et tous !

Après 5 semaines de vacances en Asie du Sud Est cet été - dont 4 passés en Indonésie : Sumatra, Java et Bali - voici mes commentaires et une sorte de pot pourri d'infos sur les villes que j'ai pu visiter en Indonésie (en retour de toutes les informations que ce forum a pu m'apporter) :

############################################ ########### Medan ############################################

Ville polluée et bruyante ... moto, voiture et camion à chaque coin de rue ... fumée ... fumée ... bouchon monstre en ville en fin d’après midi. Aucun charme selon moi succession de boutique ( de vente de jantes de voitures, de pièces ...) dans une crasse pas possible ... On m'avait prévenu et bien je confirme Medan passez votre chemin ...

Visite : - La grande mosquée : Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur (prière) de la mosquée mais elle est plutôt belle de l'extérieur ... un peu petite par rapport à son nom ... Comme d'habitude en Indonésie donation à l'entrée ... nous on a laissé 4.000 IRD par personne ... La mosquée est en centre ville donc la encore pas agréable du tout puisqu'il y a du bruit, du bruit ... et pas beaucoup d'ombres : quasiment aucun arbre dans cette ville bétonnée ...

- Le palais du Sultan : idem gratuit mais donation à l’entrée. Rien de spectaculaire ... l'extérieur est regardable mais l'intérieur est en complet désaccord ... c'est vide de chez vide ...

Hôtel : On a du dormir a Medan (notre vol a été annulé et reporté au lendemain suivant donc on a pris une adresse correct dans le routard). Le Danau Toba Hôtel : Hôtel bien. Propre. Chambre très confortable avec tout l'équipement nécessaire ... Une très belle piscine dont les personnes extérieures à l'hôtel peuvent aussi profiter en payant l'accès (pour les gens de l'hôtel c'est gratuit) Le restaurant de l'hôtel sert une nourriture plutôt bonne. Le petit déjeuner (inclus) est sous forme de buffet : riz, légumes, fruits ... correct. Internet (salle business) avec pleins d’adaptateurs pour mobile de toutes marques : pratique quand on est en voyage d’affaires ...

Ce que l'on aimé : Rien de spécial à vrai dire ... peut être le salon lounge à l'aéroport où on était au calme (lol) et les gens relativement détendu par rapport à l'environnement dans lequel y vivent.

Ce que l’on n’a pas aimé : - le bruit - la pollution - le manque d'espace vert

En bref Medan ne sert (à un touriste) qu'à atterrir ou décoller ...

############################################ ########### Berastagi ############################################

Assez pauvre et assez sale comme ville ... Beaucoup moins de voitures et de camions qu'à Medan mais la rue principale connait du passage ... Trottoir quasiment inexistant ou défoncé ou rempli de détritus en tout genre ... En bref la « ville » n’est pas belle du tout ... ce qui est intéressant dans ce coin ce sont les alentours puisqu’il y a un volcan pas loin : le Sibayak.

Visite : En fait ici c'est les alentours qu'il faut visiter ... Au programme cascade, hotsprings et parc naturel ... Possibilité aussi de balades / randonnées dans le parc national. De nombreux singes en liberté visible sur la route entre Medan et Berastagi (surtout à la fin du trajet)

Hôtel: On est descendu au Sibayak International hôtel. Personnel très sympathique. 450.000 IDR car on est arrivé sans réserver (on a du donc payer le prix fort !) petit déjeuner inclus. Ne pas hésiter à négocier le prix de la chambre (premier prix annoncé 750.000 IDR) Hôtel convenable plutôt propre et bien entretenu (mis à part la piscine à l'eau verdâtre ...) Le restaurant de l'hôtel est plutôt bon. Les prix bas. Par contre la déco kitchissime au possible ...

Ce que l'on a aimé : - Les alentours plutôt vert et relativement calme - Baignade aux Hotsprings (attention par contre après on sent le souffre ... surtout les maillots pendant plusieurs jours ...). Au passage vous allez être regarder sous tous les angles ... apparemment ce n’est pas commun de voir des européens dans ces Hotsprings ... - Le marché avec ses fruits et légumes frais : beaucoup de mandarine dans cette région. Et célèbre aussi pour ces fruits de la passion : j'ai gouté et je les trouve un peu fadasse ...

- Le berastagi tea sorte de the avec miel, gingembre, anis étoilé, coriandre, cardamone et clous de girofle ... excellent !

Ce que l’on n’a pas aimé : - Le manque d'entretient des bâtiments ou route en ville - Les crottes de chevaux dans la rue principale et la crasse ambiante ...

Info prix : - Une balade en voiture avec chauffeur une demi-apres midi coute env. 140 000 IDR au départ de Berastagi - Trajet en taxi Medan Berastagi 400 000 IDR - Resto Padang en ville comptez 8 000 IDR pour un repas par personne

############################################ ########### Parapat - Lac Toba - Samosir ############################################

Le trajet Berastagi Lac Toba par le nord du lac est sympa. Très beau paysage pendant le trajet. Au départ beaucoup de plantation de mandarine ... puis du café en arrivant vers Parapat . En chemin beaucoup d'églises car contrairement à Medan cette région est catholique. On peut voir aussi l'ancien palais royal ... pas mal et aussi la cascade Sipiso : très impressionnante et belle avec un très beau panorama à gauche. Compter 45min aller retour si vous souhaitez voir la cascade de près. Le trajet Berastagi Parapat laisse aussi progressivement apparaitre une vue plongeante sur le lac très impressionnante ... ca ressemble « un peu » à la Suisse, Lausanne ... La vue sur le lac est magnifique.

Sinon maintenant Samosir ou tuktuk : Endroit calme et agréable ... finit les camions et voitures toutes les secondes ... L'ile est belle et à du charme. Pleins de maison batak qui ont connu leur heure de gloire j’imagine mais ont encore beaucoup de cachet . On vous proposera souvent sur cette ile le magic mushroom. Je n'ai pas essayé mais je pense qu'il faut éviter !

Visite : - Hotsprings à l'opposé de Tuktuk (compter 2, 5h en moto) - Baignade dans le lac - Balade en vélo ou moto - Maisons et palais Bataks à visiter - A voir en fin d'après midi (pour le coucher du soleil) : une montée sur la colline en face de tuktuk ... vous découvrirez toute cette partie de l'ile : les filets sur le lac, les rizières et toute la presqu'ile de tuktuk. Endroit vraiment chouette. Par contre la route pour y accéder est en mauvaise état ... mais ne pas hésiter à y aller la vue / le panorama est à tomber !

Ce que l'on a aimé: - Les gens très gentils - Les belles maisons Bataks - L'ambiance bonne enfant - Les balades au crépuscule dans tuktuk avec la vue sur le lac ... - Les baignades dans le lac

Ce que l’on n’a pas aimé : - Personnellement j'ai gouté une sorte de bière locale fabriqué à partir d'un arbre ou cactus un truc de ce genre ... gout horrible. Ce Beuvrages doit être consommé dans la journée ... il est donc fabriqué de façon artisanale et consommé chez l'habitant ou le bar du coin ... Par contre du coup expérience avec les habitants vraiment top. - La ville (qui est la capital administrative de l’ile) qui se trouve proche des hotsprings : sale, sale et .... sale.

Hôtel : On logeait au liberta : 60 000 IDR la nuit ... à ce prix difficile d'apporter une critique ... Chambre assez propre : seul bémol les toilettes à la turc sa sent fort ... Petit déjeuner non inclus (au prix de la chambre ....) mais très bon et peu cher Restaurant du liberta cuisine plutôt bonne et prix très doux. Seul bémol l'attente ... très longue ... et pas synchronisé sur tous les convives .... On peut se retrouver au dessert pendant que l'autre commence l'entrée ... Ne pas donner aussi votre linge. Le service Laundry est vraiment comment dire ... pas bon ... on voit que ce sont des mecs qui font la lessive ! Mr Moon est très sympathique. Par contre ses acolytes (personnel) ne m'inspire pas confiance ... mais on n’a pas eu à se plaindre si ce n'est que chaque matin et chaque soir on avait droit à tour de rôle (mais vraiment un par un - espacé de 2 min) ....where do you go ... do you need a motobike ... a transport ...bref ...

On a visité aussi le Samosir Cottages à la fin de notre séjour. L’hôtel à l’air vraiment bien. De belle chambre et une belle vue sur le lac. L’endroit a complètement été refait il y a quelques semaines. Belle salle de réception et la cuisine au restaurant est très bonne. Prix du restaurant doux.

Info prix : Trajet en taxi Berastagi Parapat 450 000 IDR Location de scooter 70 000 IDR avec essence (manuel) Trajet en taxi Parapat Medan par la route "direct" sans passez par berastagi : 80 000 IDR par personne par contre le taxi doit partir plein (7 places). Se renseigner à votre hôtel à Samosir ou à Parapat sur le quai. Traversé Parapat Samosir 7 000 IDR on paye dans le bateau ; Durée de la traversée 30 min par beau temps.

############################################ ########### Bukkitingi ############################################

Bourg un peu en altitude où il fait très bon. La ville est un peu pentu ... avec le fort au milieu ... Du coup on ne voit pas toute la ville d'un coup mais par à-coups ... ce qui est très bien ... Ici c'est la religion musulmane qui domine. Donc beaucoup de mosquées. La ville est globalement propre et entretenu. (mis a part le zoo).

Les visites : - le fort : on ne voit en fait pas grand chose en haut car il y a des arbres ... - le zoo : en piteuse état ... les pauvres animaux ... - la place de l'horloge : très animé en journée comme le soir où tout le monde se retrouve sur la place pour un marché improvisé ... Les environs : - Le lac Maninjo : très beau de haut comme au pied du lac. Possibilité de loger sur les rives et baignades aussi. Endroit très agréable. Y aller à la journée - Balade en moto et boucle de Bukkitingi jusqu'a Battuksinktar et le pays mimangs : très belle maisons Mimangs sur le chemin. Beaucoup de rizières aussi. En chemin pas mal d'arrêt touristique (genre panorama sur une vallée ...) mais très mal entretenu ... c'est ici qu'on sent bien que l'Indonésie a subi une perte de fréquentation touristiques ... Y aller à la journée

De la canne à sucre aussi dans cette région et donc possibilité de voir la fabrication du sucre roux.

Ce que l'on a aimé: - Les gens très ouvert aux dialogues - Les environs : le lac maninjo

Ce que l’on n’a pas aimé : - Le Mézin qui nous réveil de 4:30 jusqu'a 8:00 ... affreux ... je pèse mes mots !

Hôtel : Orchid hotel : on a eu une chambre éco car tout était complet ailleurs ... 75 000 IDR la chambre Très spartiate ! Propreté laisse à désirer. Le personnel est plutôt sympa Petit dej infect ou plutôt très très gras ... tranche de pain panné dans 10000 litres de beurre avec une confiture et du Beurre !

Restaurant on a testé le Hills (l'ancien Novotel de la ville) on a eu droit un spectacle le soir et la nourriture était plutôt bonne. Prix correct pour le cadre.

Info prix : Trajet Padang (aéroport) Bukittinggi en taxi

############################################ ########### Yogyakarta ############################################

Ville plate qui a subi beaucoup de dégâts lors du tremblement de terre de 2006. J'ai été un peu déçu par Yogyakarta. Je m'attendais à une ville verte et boisé ... une Florance de l'Indonésie ... rien de cela ... Comme d'habitude en Indonésie bruit, voiture, trafic partout, rue étroite ... Seul point positif la vieille ville ou la il n'y a pas de trafic puisqu'il s’agit de passage pour piétons (ou moto). Mais la vieille ville ressemble par moment plus à des ruines qu'à une ville : Beaucoup de bâtiments délabrés ... certes le tremblement de terres y est pour quelque chose .... Mais ... aussi le manque d’entretien ... Le Kraton .. maouis ... bof bof La rue principale où se concentre tous les commerces et Malls ... maouis ... bof bof Yogja ne nous a pas emballé ...

Par contre Borobudur : site exceptionnel et magique. De jour comme de nuit (on dormait à l'hôtel situé dans le parc) l'édifice est splendide.

Visite: Le kraton La vieille ville : les palais, les bains ... et les marchés (oiseaux ...) Le silver village Spectacle de danse Les ateliers de batiks et de fabrication de marionnettes. Borobudur Prabanan

Ce que l'on a aime : - Borobudur - Borobudur - Borobudur - Les chauffeurs de becaks très sympa et je leur tire mon chapeau pour le travail qu'il effectue.

Pour l'histoire un chauffeur de becak nous expliquait qu'il louait son becack car il n'avait pas les moyens de l'acheter : il nous donne alors le prix d'un becaks : 100 euros et on reste bouche baie.

Ce que l’on n’a pas aimé : Ici plutôt moins aimé : le Prabanan en mauvaise état et le site un peu "vide"

Hôtel: Le Phœnix hôtel - le grand Mercure. 40 EUR la nuit mais très bon rapport qualité prix Chambre impeccable propre, très belle piscine. La bâtisse est splendide puisqu'il s'agit d'une vielle maison coloniale réaménagé. Un lieu plein de cachet et de charme.

Le restaurant de l'hôtel offre une cuisine très bonne à un prix correct. Le petit dej inclus est pantagruélique : buffet ultra complet ... on est callé pour toute la journée !

############################################ ########### Surabaya : ############################################

Ville immense, polluée (pour pas changer) ... pas grand chose à voir si ce n'est que les malls géants (mais vide ...) Passage obligé pour nous car nous allions au Bromo ... nous avons donc choisi le vol Yogja Surabaya avec Lion Air qui au passage a été une de mes plus grosses frayeurs de ma vie en avion ...Lion air donc je déconseille ...

############################################ ########### Bromo ############################################

Le Bromo est l’endroit que je me faisais (avant mon voyage) de l'Indonésie : Naturel et impressionnant. Endroit magique. Même si il y a des centaines de touristes au lever du soleil n'hésitez pas à vous réveiller à 4:00 pour découvrir la vue sur les 3 volcans : le bromo biensur mais aussi le Batok et le Semeru depuis le mont qui se trouve en face. Ce qui est intéressant ce sont les changements de lumières et donc de couleurs pendant toute la montée du soleil. Chose que vous ne verrez pas si vous y allez en pleine journée. De plus vous montez dans la nuit et donc vous découvrez ce panorama petit à petit avec le lever du jour. Moment unique .... Prévoir par contre une bonne veste (vous pouvez aussi en louer une à votre hôtel) et une écharpe (on en a acheté à 10.000IDR) Apres le lever du soleil vous irez sur le Bromo même. Ascension facile et spectacle à la hauteur du volcan.

Au passage quand vous aller au Bromo en sortant de Surabaya vous passerez devant le "nouveau" volcan de boue : Lusi Endroit complètement fou ... des maisons engloutis par des litres de boues : on ne distingue plus que quelques toits ... une digue de plusieurs mètres pour éviter que la boue se propage ...on se croirait dans un mauvais film et pourtant c'est la réalité.

"Droit d'entrée" sur la digue par les riverains modique (15.000 IDR) Embouteillage monstre par contre car beaucoup de voiture s'arrêtent et le volcan a aussi englouti une portion de l'autoroute ... S'armer donc de patience ...

Hôtel : Yochi : chambre correct avec sanitaire commun pour certaines chambres ... Le restaurant de l'hôtel sert une cuisine correct mais comme d'habitude (en général en Indonésie) très désordonné et très longue attente .... Prix doux

Info prix: Bromo en 4x4 300.000 IDR la jeep (de 6) donc n'hésitez pas si vous n'êtes pas complet à trouver des "amis". Droit d’entrée : on a pas très bien compris ca devait être 20.000 par personne mais au final on a payé 30.000 pour toute la jeep ! Conseil surtout ne payer qu’à l’entrée ! Ne pas payer le chauffeur ou votre guesthouse . Pour aller au Bromo on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya : 500.000 IDR la journée

############################################ ########### Kawa Ijen ############################################

Endroit certes reculé par rapport aux autres villes de Java puisque ce volcan est a l'extrême Est... mais allez voir ce volcan ! Le Kawa Ijen a été pour moi LE moment FORT de tout mon voyage en Indonésie. La montée n'est pas très difficile. Compter 1h30 de montée, y aller à son rythme, il y a de la pente mais elle est plutôt douce (ce n'est pas le col du taibit de la Réunion pour celles et ceux qui connaissaient !) Arrivé la haut c'est tout simplement magique ... un lac de couleur bleue vert ... qui est en fait un beau lac d'acide ! En chemin vous croiserait des dizaines de porteurs de souffres ... Ces hommes sont surhumains ... ils portent plusieurs dizaines de kg de souffres ... dans des conditions extrêmes ! On sort humble du Kawa Ijen ... Prévoir quelques friandises pour les porteurs de souffres ou de l'eau ... ca leur fera plaisir !

Autres visites : Vous pouvez aussi après ou avant vous détendre aux Hotsprings et aller voir la cascade assez impressionnante car on la voit de haut juste en face et non en dessous comme d'habitude ... Les litres d'eaux tombant donnent le vertige ... Endroit surprenant et très agréable ....

Dans cette région on cultive aussi le café ... vous pourrez donc découvrir toutes les étapes dans la fabrication de celui ci ...

Hôtel : 2 hôtels seulement proches du Kawa Ijen et donc réservation plus que nécessaire ... Nous n’avions pas réservé .... On a donc dormi chez l'habitant ... 100.000 IDR la chambre ... rudimentaire mais on ne fait pas les difficile a 12000Km de chez nous ... dans un endroit comme celui ci ...

Info prix: Pour aller au Kawa Ijen on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya - Bromo puis Kawa Ijen : 500 000 IDR la journée Droit d’entrée modique pour le kawa Ijen de mémoire 15.000 IDR par personne.

Pour Bali: Je ferai un commentaire sur toutes les villes que nous avons visitées plus tard dans un autre post...

Et de manière générale en Indonésie :

- A votre arrivée acheter une carte SIM : la carte SIMPATI coute 15.000 IDR (1eur env.) avec un crédit de 5.000 IDR. Pratique pour appeler vos proches et les gens sur place. - La réservation d'hôtel peut se faire sur place en appelant simplement. Aucune avance demandée si ce n'est que d'arriver avant une certaine heure. - Tout se négocie même les chambres d'hôtels ! et surtout les transports ! - Peu de distributeur acceptant les cartes VISA ou MASTERCARD dans les villes non touristique (comparé aux autres pays d'Asie du SE) ... donc prévoir toujours des euros . Idem pour les traveller check . Très peu de bureaux de changes. Même à Bali on a galéré pour trouver un ATM à candi casa : il n'y en a pas et donc il faut aller à Ampulara (30 min de voitures) et il n'y a qu'un ATM qui accepte les cartes étrangères ... donc je le répète toujours avoir un peu de cash ! - Enfin prévoir du papier toilette (pour les WC hors hotels) car contrairement aux autres pays d'Asie vous n'en trouverez pas dans 95% des cas ...

Ma conclusion à chaud :

On a trouvé que le pays était un peu sinistré dans le sens où beaucoup d'établissement/sites touristiques ont fermé leurs portes ou ne sont plus entretenus ...

On voit clairement le sur dimensionnement de certains lieux en parking ... alors qu'il y a une dizaine de personnes tout au plus .... C'est la chose qui m'a le plus marqué en Indonésie ... le coté sinistré ...

C'est en cela que je dirai que notre impression général sur l'Indonésie a été mitigée ...

Mitigé car d'un coté on a des grandes mégapoles comme Jakarta ou Surabaya complètement immonde, sans espace verts ... sans charme tout simplement ... et de l'autres des lieux magiques comme le Kawa Ijen ... La pollution, le bruit et le manque d'espace verts (beaucoup plus que dans d'autres pays d'Asie du sud Est ) nous a complètement déstabilisé les premiers jours ... J'ai même durant un trajet Yogjakarta Borobudur eu la trachée toute irritée (brulé) tellement que l'air est polluée : chose qui ne m'étais jamais arrivé en Asie du Sud Est (même à Bangkok !)

Heureusement que certains sites sont extraordinaires et les gens très gentils et généreux .
Open
Chauffeur à Flores
Bonjour,

Nous partons à Flores 12 jours en août prochain et avons pour itinéraire Maumere jusqu' à Labuhan Bajo en passant par Moni le premier jour pour le Kelimutu puis Ende, Ryung , Bajava, Ruteng et anfin Labuhan. En lisant le forum j ai cru comprendre que les transports publics par bus ou car étaient un peu "galère" donc une solution pourrait être une location avec chauffeur.

Donc nous recherchons un (ou plusieurs chauffeurs de ville en ville ) pour cet itinéraire. Merci de vos recommandations et expérience et une idée du prix ( sur MP si vous le souhaitez).

Nous sommes deux adultes + bagages légers. Merci de votre aide.

Mina et Olivier
Open
Trois semaines en Irian Jaya (Papouasie occidentale)?
Bonjour Nous prevoyons de de passer 3 semaines en Irian Jaya, vol A/r Jayapura-Jakarta du 1er au 21 decembre 2012 Il y a si peu d'infos sur cett region que nous sommes un peu perdus, nous avons prévu : 1) quelques jour autour du Lac SEntani (3 ou 4 jours?) 2) 7 jours a Baliem : un vol A/R pour Wamena (avec des ballades et un mini trek pas cher improvisé avec un guide qu on espere trouver sur plac en prenant le tmps) Pour les 10 jours restants que conseillez vous? On reste sur l'ile? On vole pour Ambon? Pour Makassar? Pour Bali? C'est notre premier voyage en indonesie, nous passerons 40 jours en asie du S.E avant d'atteindre Jayapura (Birmanie, Laos, Cambodge). Nous sommes en couple. Voila :) qui peut nous conseiller? :D
Open
Avis sur itinéraire de deux semaines Bornéo / une semaine en Malaisie en juin 2012
Bonjour à tous,

Après avoir très souvent parcouru les différents forums (Indonésie / Pérou et Bolivie), je me lance et poste pour la 1ère fois afin d'avoir votre avis sur notre itinéraire. Nous sommes 3 potes de 30 ans (2 filles, 1 mec) et partons en sac à dos découvrir la Malaisie.

Notre objectif n'est pas de tout voir (ce qui veut dire faire des choix) mais d'alterner entre nature/parc/jungle, plage/plongée et villes. Nous avons fait une 1ère ébauche d'itinéraire mais n'ayant pas forcément la notion des distances, je compte un peu sur vous pour avoir votre avis !

• dredi 15/06 - Arrivée à Singapour (vers 18h30) > direction chez des amis • samedi 16/06 - Singapour (2 d'entre nous ont déjà eu l'occasion de venir à Singapour, nous ne nous attarderons pas trop) • dimanche 17/06 - Vol pour Bornéo / Kuching (départ 11h45 - arrivée 13h15 - 23€) // balade dans Kuching l'après-midi >> Hotel à booker : Singgahsana Lodge ? • lundi 18/06 - Parc Bako • mardi 19/06 - Parc Bako >> Parc Bako : réserver notre trip de 2 jours / 1 nuit - y a-t-il un organisme/guesthouse à contacter en particulier ? Faut-il réserver ? • mercredi 20/06 - Journée transports afin d'aller de l'autre côté de Bornéo : Vol depuis Kuching pour Kinabalu (départ 06h00 - arrivée 07h25 - 22€) puis vol pour Tawau (départ 15h45 - arrivée 16h35 - 14€) >> Sachant que nous allons avoir un peu de temps à tuer entre nos 2 vols, est-il possible/judicieux de bouger de l'aéroport pour aller faire un petit tour dans Kinabalu ou autre aux environs de l'aéroport ? >> Voir aussi avec notre centre de plongée si possible de nous récupérer à l'aéroport de Tawau (Scuba junkie ? Mail envoyé en attente de leur réponse sur les dispo ET le prix) - sinon comment faire, des conseils ? • jeudi 21/06 - Plongée jour 1 Mabul / Sipadan • dredi 22/06 - Plongée jour 2 Mabul / Sipadan • samedi 23/06 - Plongée jour 3 Mabul / Sipadan >> A voir comment on part ensuite de Mabul / Semporna pour se rendre vers l'uncle tan / rivière Kinabatangan River - qqn l'a-t-il fait ?? • dimanche 24/06 - Uncle Tan Wildlife adventures • lundi 25/06 - Uncle Tan Wildlife adventures • mardi 26/06 - Uncle Tan Wildlife adventures puis retour vers Kinabalu pour un vol pour Kuala Lumpur (départ 21h05 - arrivée 23h45 - 33€) • mercredi 27/06 - Kuala Lumpur • jeudi 28/06 - Journée à Malacca (A/R en bus, j'ai vu qu'il y avait pas mal de départs de bus tout au long de la journée) / Nuit à Kuala Lumpur • dredi 29/06 - Vol pour Kota Bharu (départ 06h00 - arrivée 07h35 - 14€) // Bateau pour Iles Perenthian (repos avant retour en France) >> Hotel à booker : D'Lagoon ? • samedi 30/06 - Iles Perenthian • dimanche 01/07 - Iles Perenthian • lundi 02/07 - Départ iles Perenthian le matin / Vol pour KL (départ 12h20 - arrivée 13h20 - 14€) / nuit à KL • mardi 03/07 - Journée à KL / Vol pour Paris à 20h35

Il est vrai que nous n'allons pas bcp profiter de la Malaisie Peninsulaire, mais bon il fallait faire des choix, nous sommes donc partis là-dessus ! Nous faisons notamment l'impasse sur Cameron Highlands et Teman Negara ... Est-ce "grave" ? Je pense qu'avec Bako et Uncle tan, nous allons avoir un bon aperçu de la faune et flore que peut offrir la Malaisie. Quel est votre avis ?

Merci d'avance pour vos comments !!! N'hésitez pas à nous dire que nous avons été un peu optimistes 😉 (on le prendra pas mal ! c'est à ça que sert le forum)

Voyagement ! A-Open in Google Docs ViewerOpen link in new tabOpen link in new windowOpen link in new incognito windowDownload fileCopy link addressEdit PDF File on PDFescape.comOpen in Google Docs ViewerOpen link in new tabOpen link in new windowOpen link in new incognito windowDownload fileCopy link addressEdit PDF File on PDFescape.com
Open
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie)
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP �� tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Open
Cambodia and Indonesia in summer: ideal itinerary with kids?
Hi everyone,

After letting our backpacks gather dust for several years, we’ve decided to set off on another adventure—this time as a family, with our 10- and 12-year-old kids! We’re planning a trip from mid-June to the end of July, with two stops: Cambodia (2 weeks) and Indonesia (4 weeks). But before diving into the details, we’ve got quite a few questions and doubts.

About Cambodia: We know this period is the rainy season. Is it really a good idea to go then? And if so, is it better to start with Cambodia and then move on to Indonesia, or does the order not matter from a climate perspective? Here are the activities and sites we’ve shortlisted: · The Mekong and Irrawaddy dolphins: do we actually have a chance of seeing them? · The Mondulkiri Project (elephant sanctuary): is this an ethical project? We want to avoid any form of animal exploitation. · The temples of Angkor: are 2 or 3 days enough to fully enjoy them? · Floating villages: where should we go for an authentic experience? Is it possible to spend the night there? · Hikes with waterfalls, lakes, etc.: are there any must-do treks? · And most importantly, what activities or sites would appeal to kids?

For Indonesia: We were there 15 years ago and loved our itinerary: Yogyakarta / Borobudur → Bromo → Kawah Ijen → Bali → Gili Trawangan. This time, we’re torn: · Retracing part of that route to share it with our kids (even if revisiting the same places isn’t super appealing), · Or exploring new regions. What’s almost certain is that we’d like to spend about two weeks in Raja Ampat. For the other two weeks, we’re undecided. We’re looking for kid-friendly ideas for places and activities, while avoiding too many connections for budget and environmental reasons. Since we’ll already see temples in Cambodia, we’d like to mix things up.

And finally… On our last trip to the region, we traveled without kids and went super free-spirited: only the round-trip tickets were booked, and we improvised the rest day by day without any major issues finding accommodation, food, or accessing the activities we’d spotted. Do you think this style of travel is still doable with two kids? Or has it become too risky or stressful? Are there regions where the "backpacker" approach is still possible, and others where it’s better to book in advance? And for certain activities or sites, is it recommended to hire guides?

Thanks in advance for your tips and experiences!
Open

You might also like