Bonjour,
j'ai réservé le 29/07/2018 un billet d'avion sur le site Internet de Turkish Airlines. Comme il était écrit "prénom", je n'ai écrit qu'un prénom, logique.
Gros changements d'horaires en octobre 2018 : j'appelle leur service client (numéro surtaxé) pour valider avec eux ce changement. Rien de plus ne m'est demandé.
Autres changements d'horaires début janvier 2019, mais minimes : impossible de valider les changements en ligne (erreur de leur site à plusieurs reprises sur plusieurs jours). Je rappelle leur service client (toujours au même numéro français surtaxé), et là l'agent me demande avant toute chose si sur mon billet mon identité est la même que sur mon passeport.
ET LA DEBUTENT LES ENNUIS, LES EMM....S
J'ai en effet des prénoms intermédiaires (comme tout le monde je pense) sur mon passeport. Mais comme était écrit prénom au singulier, je n'en ai mis qu'un, mon prénom, mon vrai prénom.
L'agent me dit que je ne pourrai pas rentrer dans l'avion, car sur mon billet mon identité n'est pas la même que sur mon passeport. Donc il ne valide pas les changements d'horaire, et me transfert vers leur service basé en Turquie ou ne sont parlés que l'anglais (j'arrive à me débrouiller, mais ce n'est pas ma langue maternelle) et le turc (qui m'est totalement inconnu).
Là, l'agent turc valide les horaires, mais je dois faire une "commentaire", un "feedback" sur leur site Internet avec la copie de mon passeport en leur mentionnant tous mes prénoms, donc le prénom classique et les prénoms intermédiaires.
Une grosse semaine après, je reçois un mail me disant que je dois racheter un billet d'avion, car Turkish Airlines ne peut pas ajouter mes prénoms intermédiaires sur mon billet d'avion.
Et je n'ai que deux jours pour faire cela.
Je rappelle à ce même numéro surtaxé, où au bout de 10 minutes on me bascule vers leur service basé en Turquie. Au bout de presque une heure au total, je finis par acheter le même billet, au même prix, avec la garantie réitérée plusieurs fois, suite à mes demandes répétées, que je serai remboursé intégralement du billet annulé en maximum 7 jours et que que ma demande de remboursement est étiquetée comme urgente.
Je rappelle le lendemain au numéro surtaxé français, qui me rebascule vers leur service turc, pour que je m'assure de ce qui m'a été dit la veille, et un autre agent confirme ce qu'a dit sa collègue la veille, que je serai remboursé en 7 jours maximum, et que ma demande est urgente.
Si j'écris ceci, c'est que vous avez compris que je n'ai pas été remboursé sous 7 jours.
Ni après 10 jours. Je rappelle donc alors de nouveau ce numéro surtaxé, où on me retransfert vers le service basé en Turquie, où en gros on me dit que je dois attendre, sans plus.
N'ayant toujours pas été remboursé au bout de 16 jours, et après avoir reformulé des suites à mes commentaires sur leur site Internet, restés sans réponse, je rappelle encore ce numéro surtaxé français (qui en fait ne gère rien) qui me bascule de nouveau vers leur service turc, où on me dit qu'à la fin de la semaine je serai remboursé.
Hier, je reçois un mail de Turkish Airlines, m'informant que pour être remboursé, je dois me rendre physiquement dans un bureau de Turkish Airlines...Le plus proche géographiquement est à plus de trois heures d'autoroute.
Je rappelle encore ce même numéro surtaxé en expliquant la situation et mon mécontentement, que la personne semble comprendre, mais comme elle ne peut rien faire, elle me transfert de nouveau vers le service basé en Turquie, où l'agent semble comprendre la situation, mais me dit que c'est comme ça, et que la seule alternative est de répondre par une objection en expliquant la situation. J'ai donc fait objection.
Néanmoins, je crains le pire, à savoir de ne pas être remboursé, et la somme est de 724,50 euros.
Cela fait maintenant plus d'un mois que ça dure, avec des appels répétés et longs de ce numéro surtaxé (avec les factures de téléphone qui vont avec), des informations contradictoires (mensongères) et erronées.
Que dois-je faire? Ayant voyagé dans environ 65 pays, ayant emprunté une cinquantaine de compagnies aériennes différentes, mais jamais Turkish Airlines, c'est la première fois que je suis confronté à un tel problème, complètement ubuesque, kafakaïen.
Dois-je saisir une organisation de défense des consommateurs? La médiation de l'aviation?
Merci de vos réponses.
Thomas
Bonjour,
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore �� cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore �� cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Bonjour,
Un an après, voici le récit de ce beau road trip. Un peu court, surtout dans la description des villes car beaucoup de détails m'ont échappé depuis.
I: "Ils doivent avoir des super kebabs à Istanbul..."
Aussi minable que cela puisse paraître, c’est comme ça que Théo en rigolant avec Bruno a eu l’idée de ce voyage.
A l’époque je suis encore dans mon sud-ouest chinois adoré, bien occupé à apprendre à écrire "crétin" en chinois les yeux fermés et le mieux possible, à manger des piments crus jusqu’à pouvoir boire une grande bouteille de Qingdao d’un coup, à enseigner aux collégiens les bien faits du football sur le paysage géopolitique, ou encore à apprendre les paroles de "san tian san ye" (3 jours 3 nuits) par cœur, et autres activités culturelles que nous autres, explorateurs, raffolons.
Alors que mon retour estival en banlieue parisienne approche, voilà qu’ils me proposent donc ce road trip jusqu’à Istanbul. Pour sûr la proposition est alléchante! Oui mais il faudrait vraiment que je travaille tout l’été pour mettre de l’argent de coté, en vue d’une seconde année en Chine. Après moults changements d’avis, je décide finalement de partir avec eux, me demandant bien si Théo sait ce qui l’attend, lui qui ne peut toujours pas remanger de mouton (lire le récit sur le Trans-sibérien).
Les acteurs de cette fabuleuse histoire sont donc au nombre de 4 :
Bruno alias Guestou : étudiant en tourisme, très ouvert, forte tendance à peu dormir.
Damien alias Crazy Horse : maître nageur, adore draguer, forte tendance à dire n’importe quoi.
Théo alias Tef : étudiant en histoire-géo, a un avis sur tout, forte tendance a parler avec l’accent local (…)
Et moi…
Je travaille cet été dans la restauration, secteur dans lequel j’ai plus ou moins toujours bossé. Du coup l’itinéraire se décide un peu sans moi, il faut dire que je passe mes journées (et mes soirées) à mettre de l’argent de côté, dans l’espoir qu’il restera quelque chose après le voyage… Entre 2 services je fonce à la préfecture pour demander mon permis international. Mes amis m’ont dit que ça ne prend que quelques minutes, ce qui est absolument vrai…une fois que c’est à son tour de passer. Je ne sortirai de cet endroit démoniaque que 2 heures plus tard, et presque à l’heure pour le service du soir.
Bon ! Nous sommes le 1er août 2007, nous avons tous les 4 nos permis internationaux, Dave est toute révisée. Dave (prononcez Daiyve) c’est la Saxo de Théo avec qui nous voyageons, et qui doit son nom aux lettres DAV de sa plaque d’immatriculation. On voiture tout le monde!
Un an après, voici le récit de ce beau road trip. Un peu court, surtout dans la description des villes car beaucoup de détails m'ont échappé depuis.
I: "Ils doivent avoir des super kebabs à Istanbul..."
Aussi minable que cela puisse paraître, c’est comme ça que Théo en rigolant avec Bruno a eu l’idée de ce voyage.
A l’époque je suis encore dans mon sud-ouest chinois adoré, bien occupé à apprendre à écrire "crétin" en chinois les yeux fermés et le mieux possible, à manger des piments crus jusqu’à pouvoir boire une grande bouteille de Qingdao d’un coup, à enseigner aux collégiens les bien faits du football sur le paysage géopolitique, ou encore à apprendre les paroles de "san tian san ye" (3 jours 3 nuits) par cœur, et autres activités culturelles que nous autres, explorateurs, raffolons.
Alors que mon retour estival en banlieue parisienne approche, voilà qu’ils me proposent donc ce road trip jusqu’à Istanbul. Pour sûr la proposition est alléchante! Oui mais il faudrait vraiment que je travaille tout l’été pour mettre de l’argent de coté, en vue d’une seconde année en Chine. Après moults changements d’avis, je décide finalement de partir avec eux, me demandant bien si Théo sait ce qui l’attend, lui qui ne peut toujours pas remanger de mouton (lire le récit sur le Trans-sibérien).
Les acteurs de cette fabuleuse histoire sont donc au nombre de 4 :
Bruno alias Guestou : étudiant en tourisme, très ouvert, forte tendance à peu dormir.
Damien alias Crazy Horse : maître nageur, adore draguer, forte tendance à dire n’importe quoi.
Théo alias Tef : étudiant en histoire-géo, a un avis sur tout, forte tendance a parler avec l’accent local (…)
Et moi…
Je travaille cet été dans la restauration, secteur dans lequel j’ai plus ou moins toujours bossé. Du coup l’itinéraire se décide un peu sans moi, il faut dire que je passe mes journées (et mes soirées) à mettre de l’argent de côté, dans l’espoir qu’il restera quelque chose après le voyage… Entre 2 services je fonce à la préfecture pour demander mon permis international. Mes amis m’ont dit que ça ne prend que quelques minutes, ce qui est absolument vrai…une fois que c’est à son tour de passer. Je ne sortirai de cet endroit démoniaque que 2 heures plus tard, et presque à l’heure pour le service du soir.
Bon ! Nous sommes le 1er août 2007, nous avons tous les 4 nos permis internationaux, Dave est toute révisée. Dave (prononcez Daiyve) c’est la Saxo de Théo avec qui nous voyageons, et qui doit son nom aux lettres DAV de sa plaque d’immatriculation. On voiture tout le monde!
Bonjour,
Quelqu un peut il me traduire en français Benim Adim Kirmizi ? Un peu par manque de temps et beaucoup par paresse, je ne peux chercher sur les traducteurs internet.
Merci d'avance🙂
Quelqu un peut il me traduire en français Benim Adim Kirmizi ? Un peu par manque de temps et beaucoup par paresse, je ne peux chercher sur les traducteurs internet.
Merci d'avance🙂
Bonjour à tous,
Je sors avec un turc depuis quelque temps et il lui arrive de m'envoyer des messages en turc. Cette fois ci, sa traduction sur le net n'a rien donné 😕 donc je m'oriente vers les gens qui parlent le turc pour me la traduire. Voici la phrase: "sende benim en sevdim arap kizi sin, optum"
Merci...
Je sors avec un turc depuis quelque temps et il lui arrive de m'envoyer des messages en turc. Cette fois ci, sa traduction sur le net n'a rien donné 😕 donc je m'oriente vers les gens qui parlent le turc pour me la traduire. Voici la phrase: "sende benim en sevdim arap kizi sin, optum"
Merci...
En 1997, lors de mon dernier "road trip" en Turquie, j'ai quitté un peuple attachant, souriant, honnête, libre, toujours prêt à vous aider. J'y suis retourné ce mois d'août après deux semaines à avoir sillonné la Grèce du Nord en famille. J'ai été profondément choqué par le changement que j'ai pu observer et vivre. Lors de mes 5 précédents voyages en 1985, 1989, 1991, 1996 et 1997, à avoir sillonné la Turquie d'est en ouest, et du Nord au Sud, je n'avais jamais vu de femmes vêtues intégralement de noir et intégralement voilées. Après avoir traversé la frontière Gréco-Turque, à la première grande ville traversée, j'ai pu voir de nombreuses femmes intégralement voilées de noir. N'ayant pas prévu de me rendre à Istanbul, je n'avais pas téléchargé la carte de Turquie dans mon GPS. Avec l'absence de panneaux clairs, à environ 2 ou 3 Km de Sultanahmet, j'ai demandé à un groupe de jeunes la direction à suivre pour rejoindre Sultanahmet. " Luetfen, could you please tell me the way to Sultanahmet ?". Il regarde ma plaque d'immatriculation et me répond "Yok" = "non". Cette première expérience d'antipathie a l'égard de nous, perçus comme occidentaux ou mécréants, ou les deux, je pourrais malheureusement la revivre régulièrement durant nos 3 jours passés à Istanbul. Quasiment toutes les femmes Turques d'Istanbul sont désormais voilées, inversement proportionnel à il y a 22ans. Plus moyen de boire une Efes Pilsen ou un vin Turc dans les restaurants où j'ai mangé, il n'y a plus de boissons alcoolisées proposées à la carte !
Je suis profondément triste pour ce peuple qui sombre dans l'obscurantisme de l'Akape et du fondamentalisme islamiste. Ce peuple si attachant, si aimable que j'ai quitté il y a 22 ans est devenu arrogant, fondamentaliste, antipathique. Dommage pour eux ... Il y a 20 fois moins d'occidentaux qu'auparavant à Istanbul ... Je comprends désormais pourquoi ...
tout d'abord bonjour, j'inaugure ici mon premier message, et je tiens à vous féliciter pour la qualité de la plupart des posts que j'ai pu parcourir, surtout les récits de voyage. je suis un fondu de la turquie, j'apprends en ce moment cette langue magnifique (c'est pas encore ça mais ya quand même quelques truks qui reste surtout les phrases de bonjour et de manger...🤪) et j'yretourne pour la 3eme fois, donc à bodrum...-phase de présentation terminée et passage de créme effectué--
Voila je pars à Bodrum pour une semaine dans pitit hotel denommé hotel bonita, d'ailleurs j'ai lu aucune critique sur cet endroit, EXISTE - T - IL, vraiment?
A savoir qu'on a pris ce voyage sans trop se renseigner sur la ville. J'ai besoin de vos lumières. Est-ce vraiment une ville comme je l'ai lu genre st trop.?
J'aime bien la fête mais mesurement. Bien sur j'imagine qu'on peut aussi profiter d'un autre bodrum, et s'eloigner pour découvrir d'autres contrées. Ca serait trés sympa à vous de me faire part de vos bons plans 🙂 .........
en espérant être amener à échanger avec vous de ce pays qui me tient tellement à coeur, ciao.
PS : j'essaye que ce post sera dans la bonne section (à savoir la turquie), mais impossible de l'écrire dans celle-ci.
en espérant être amener à échanger avec vous de ce pays qui me tient tellement à coeur, ciao.
PS : j'essaye que ce post sera dans la bonne section (à savoir la turquie), mais impossible de l'écrire dans celle-ci.
Bonjour,
nous sommes un groupe de 6 personnes interressé par des cours de conversation en turc, sur Paris en soirée ( 20 H - 21 H 30 ) une fois par semaine à partir d' Octobre 2006. Nous avons suivis trois ans de cours qui nous ont permis d' acquérir les principales notions de grammaire mais ces cours sont trés scolaires et nous manquons de pratique pour progresser. Nous cherchons donc quelqu' un capable d' animer une conversation sur des sujets simples et pratique de la vie courante, ou bien sur la Turquie et la culture turque, et toute à la fois de faire ponctuellement une petite mise au point grammaticale.
Merci d' avance pour vos réponses.
A bientôt.
Sylvie.
nous sommes un groupe de 6 personnes interressé par des cours de conversation en turc, sur Paris en soirée ( 20 H - 21 H 30 ) une fois par semaine à partir d' Octobre 2006. Nous avons suivis trois ans de cours qui nous ont permis d' acquérir les principales notions de grammaire mais ces cours sont trés scolaires et nous manquons de pratique pour progresser. Nous cherchons donc quelqu' un capable d' animer une conversation sur des sujets simples et pratique de la vie courante, ou bien sur la Turquie et la culture turque, et toute à la fois de faire ponctuellement une petite mise au point grammaticale.
Merci d' avance pour vos réponses.
A bientôt.
Sylvie.
Bonjour pouvez vous m'aider je viens d'acheter billet d'avion pour la famille il y a une inversion dans nos nom de famille avec nos prenom nous somme 4 passagers
Cela fait plusieurs jours que je me bat avec le voyagiste ils me disent que je dois racheter des billets
Est ce que vous pouvez me dire si à l'embarquement nous pouvons être refusé sur le vol urgent ! Merci pour vos reponse
Bonjour,
Je suis toute nouvelle sur ce forum.
J'ai vu que ce sujet a déjà été traité, mais pas pour cette compagnie.
En effet, mi-février j'ai réservé des billets pour moi et mes 3 enfants sur Turkish airlines pour 10 jours de séjour de fin avril à début mai.
Comme une nouille, malgré que je parle assez bien le turc, j'ai mis mon nom à la place du prénom et mon nom à la place du nom, de même pour chacun de mes enfants !!
Au début sur le mail de réservation j'ai rien vu car c'est marqué dans l'ordre nom/prénom mais sur les billets electronique c'est mis PRENOM/NOM MS et mes enfants PRENOM/NOM CHD.
J'ai tel Turkish airlines, il n' y a pas d'hotesse française, mais j'en ai trouvé une qui parle un peu français, et m' a dit que je devais annulé et racheté des billets, que je ne pourrais partir!
Les boules totales !! j'ai tel ensuite l'aéroport de Toulouse d'où je vais partir, la fille de l'acceuil me dit que cela nedevrait pas poser de problème.
Dans le doute toujours qui ne me quitte pas, je suis partie au comptoir Turkish de l'aéroport, j'ai expliqué au gars le souci, il a essayé de me faire la modification, et m'a dit que vu que j'avais fait la réservation sur internet, impossible de modifier mes billets ! il a tout de même mis une note au dossier, j'espère que ça va passer !!!
J'ai grave les boules d'avoir faire flamber toutes mes économies s'ils ne me laissent pas m'enregistrer et m'embarquer, en plus ce jour là mon mari à un pris un jour de congé pour nous emmener alors qu'il devrait être au boulot, si je n'arrive pas à partir, ça va être la fête...
Mes questions sont surtout : Est ce qu'ils peuvent vraiment pas changer les données à l'enregistrement ? est ce que je peux me faire refouler à l'arrivée en Turquie s'ils m'ont laisser partir ? et la turquie n'est pas en Europe alors sont-ils à ce point tatillon ??
Merci
Help me !!
Je suis toute nouvelle sur ce forum.
J'ai vu que ce sujet a déjà été traité, mais pas pour cette compagnie.
En effet, mi-février j'ai réservé des billets pour moi et mes 3 enfants sur Turkish airlines pour 10 jours de séjour de fin avril à début mai.
Comme une nouille, malgré que je parle assez bien le turc, j'ai mis mon nom à la place du prénom et mon nom à la place du nom, de même pour chacun de mes enfants !!
Au début sur le mail de réservation j'ai rien vu car c'est marqué dans l'ordre nom/prénom mais sur les billets electronique c'est mis PRENOM/NOM MS et mes enfants PRENOM/NOM CHD.
J'ai tel Turkish airlines, il n' y a pas d'hotesse française, mais j'en ai trouvé une qui parle un peu français, et m' a dit que je devais annulé et racheté des billets, que je ne pourrais partir!
Les boules totales !! j'ai tel ensuite l'aéroport de Toulouse d'où je vais partir, la fille de l'acceuil me dit que cela nedevrait pas poser de problème.
Dans le doute toujours qui ne me quitte pas, je suis partie au comptoir Turkish de l'aéroport, j'ai expliqué au gars le souci, il a essayé de me faire la modification, et m'a dit que vu que j'avais fait la réservation sur internet, impossible de modifier mes billets ! il a tout de même mis une note au dossier, j'espère que ça va passer !!!
J'ai grave les boules d'avoir faire flamber toutes mes économies s'ils ne me laissent pas m'enregistrer et m'embarquer, en plus ce jour là mon mari à un pris un jour de congé pour nous emmener alors qu'il devrait être au boulot, si je n'arrive pas à partir, ça va être la fête...
Mes questions sont surtout : Est ce qu'ils peuvent vraiment pas changer les données à l'enregistrement ? est ce que je peux me faire refouler à l'arrivée en Turquie s'ils m'ont laisser partir ? et la turquie n'est pas en Europe alors sont-ils à ce point tatillon ??
Merci
Help me !!
Salut honorables Voyageurs et Voyageuses,
J'ai décidé de me faire une petite incursion dans le sud de la Turquie du 11 au 18 octobre en espérant y retrouver là-bas d'anciens amis (ça fait plus de 10 ans que je n'y suis pas allée) et faire un repérage pour un ou 2 mois l'année prochaine mais j'ai beau chercher un AR pas cher sur Antalya (ou même Dalaman) mais je ne trouve rien à moins de 770 euros pour 2 AR (nous sommes 2 à partir). J'ai biaisé en regardant si je pouvais faire un Paris/Istanbul pas cher puis prendre un vol intérieur Istanbul/Antalya ou en partant de Londres ou Bruxelles mais cela me revient plus cher ou alors au même ! Peut-être n'ai-je pas les yeux en face des trous...Si parmi vous quelques uns ou quelques unes ont des idées, elles seront les bienvenues.
Bonjour, qq un qui pourrait il de me dire les visites a faire a side et le prix, les pti resto sympa et uen fourchette de rpix aussi ( pti budget oblige ) 🤪
Bonjour,
J'ai lu que la mosquée bleue ainsi que d'autres monuments sont en cours de rénovation.
Je pensais me rendre à Istambul avant la fin de l'année mais si certains sites sont fermés ou seulement partiellement ouverts, je vais peut être retarder ce voyage.
Si vous revenez d'Istambul, pouvez vous m'en dire plus à ce sujet ?
Merci !
Si vous revenez d'Istambul, pouvez vous m'en dire plus à ce sujet ?
Merci !
Bonjour, je me présente, je m'appelle Jean, j'ai 22 ans j'habite à Toulon.
Depuis plusieurs années je fais plusieurs petits voyages pour découvrir des villes, des paysages, des cultures différentes.
Je suis très récemment allé à Istanbul sans aucune attentes (sur un coup de tête) et je suis tombé amoureux d'Istanbul et du peuple turc. Sur les nombreuses villes que j'ai visité, c'est la première fois que je me suis dit: "je pourrais vivre ici".
J'aimerais simplement partir cet été, à partir de mi Juin, m'installer à Istanbul pendant 2 voire 3 Mois, avec aucun projet particulier. Juste aller passer l'été là bas et y vivre en profitant de mon immersion.
Néanmoins mes fonds ne sont pas illimités et j'aimerais trouver un studio à un prix raisonnable, qui plus est, Dans un des quartiers les plus cher: Taksim.
A pars Airbnb, connaissez vous, des sites fiables où je pourrais trouver ce genre de locations à moyen termes (2-3 Mois) ?
Il me semble avoir vu des annonces sur craiglist mais je ne peux pas connaître la fiabilité d'une annonce comme avec Airbnb, il n'y a aucune garantie de réservation, il me semble...
Je vous remercie par avance..
Depuis plusieurs années je fais plusieurs petits voyages pour découvrir des villes, des paysages, des cultures différentes.
Je suis très récemment allé à Istanbul sans aucune attentes (sur un coup de tête) et je suis tombé amoureux d'Istanbul et du peuple turc. Sur les nombreuses villes que j'ai visité, c'est la première fois que je me suis dit: "je pourrais vivre ici".
J'aimerais simplement partir cet été, à partir de mi Juin, m'installer à Istanbul pendant 2 voire 3 Mois, avec aucun projet particulier. Juste aller passer l'été là bas et y vivre en profitant de mon immersion.
Néanmoins mes fonds ne sont pas illimités et j'aimerais trouver un studio à un prix raisonnable, qui plus est, Dans un des quartiers les plus cher: Taksim.
A pars Airbnb, connaissez vous, des sites fiables où je pourrais trouver ce genre de locations à moyen termes (2-3 Mois) ?
Il me semble avoir vu des annonces sur craiglist mais je ne peux pas connaître la fiabilité d'une annonce comme avec Airbnb, il n'y a aucune garantie de réservation, il me semble...
Je vous remercie par avance..
bonjour, je viendrais en istanbul dans 3semaines, et je veux avoir une idée sur les vetements jveux dire le prix des vetements là bas je resterai pendant 8jours combien je dois ramener d'argent avec moi! meme les sandwish, l'eau, transport!!! besoin de reponses svp🏴☠️
Bonjour,
comme beaucoup de gens du forum ont su m'aider et que certains se questionnent peut-être, voici les dernières infos que je peux diffuser sur notre séjour à Istanbul qui s'est terminé hier Vendredi premier Mai. Bien sur cela ne provient que de mon vécu et ne saurais engager l'honnêteté de chacun dans sa propre expérience stambouliote ne serait-ce sur les bons plans et le négoce 🙂 Séjour familial de 7 jours/6 nuits, logés secteur Beyoglu à 500 m de la Tour de Galata. Beau temps avec 3 averses en soirée donc idéal. Gros retard à l'aller faute d'un réacteur d'avion en feu sur Atatürk, idem au retour Métro et transports fermés avec la manif qui débutait à Taksim ce 1er Mai (Malgré les affirmations des gens du Métro qui la vieille nous disait no problem...) Tout notre programme respecté, avec visite secteurs touristiques (Sultanhamet, St sauveur, Pier Lotti, Istiklal, centres commerciaux, croisière Bosphore jusque Anadolu Kavagi, incursion en Asie Uskudar et Kadiköy. Pour les prix trouvés :
Croisière Bosphore grand tour 25 TRY (Lire turc) / personne Ste Sophie 30 TRY / P Citerne Basilique 20 TRY / P Topkapi 30 TRY / P St Sauveur Chora 15 TRY / P
Si vous cumulez plusieurs sites avec d'autres musées prenez la carte pass musées sinon c'est inutile car chère somme toute.
Jusque 10h30 peu d'attente aux guichets chaque jour, les groupes arrivent vers 10 H cela compliquent pour la sérenité de la visite 🤪
Payant pour les enfants au delà de 8 ans
Transports : istanbul card indispensable pour faire des économies et que vous n'êtes pas assidu à la marche. Bon investissement qui fait faire des économies, se trouve dans les boutiques, s'alimente aux bornes présentes partout ou presque dans les stations. Enfant payant à partir de 6 ans mais souvent nous avons réussi avec un sourire à nous faire ouvrir par les gens de la sécurité... Merci à ceux qui nous ont fais cette faveur.
Pour la visite vers Eyup et Ltti, le vapur à l'aller et/ou retour (Cumul avec Chora) est très pratique et permet de visiter le Halic (Bosphore intérieur d'Istanbul)
Restaurants pratiqués Olive Anatolian (Secteur Gulhane Nickel), Ciya (Côté asiatique kadikoy Nickel), The Han (Contrebas Ste Sophie, sympa mais cher, attention arnaque sur le rendu de monnaie, beaucoup d'excuses ensuite, vu sur 3 clients en 1 heure) Autres repas sur le pouce ou presque, bon marché en ce dernier cas sinon les restaurants comptez 5O TRY / P pour un repas complet et surtout bon... sur les deux cités auparavant
Raki environ 12/15 TRY en restaurant Bière Efes 30 cl 8/10 TRUY en restaurant
Loukoums chez Haci Bekir (Boite mixte) pour 38 TRY le Kg Effendi Café 250 grs pour 9 TRY Pistaches bonne qualité au Bazar Egyptien payées 50 TRY le Kg Pas mal de petits souvenirs pour pas cher dans le Grand bazar Chaussures Vans cont.... achetées pour la miss négociées à 45 TRY idem grand bazar sortie Beyayit etc...
Me tiens à votre disposition si vous avez des questions, c'est le but du jeu que de s'aider après l'avoir été.
Bon séjours à tous où que vous alliez 😛
comme beaucoup de gens du forum ont su m'aider et que certains se questionnent peut-être, voici les dernières infos que je peux diffuser sur notre séjour à Istanbul qui s'est terminé hier Vendredi premier Mai. Bien sur cela ne provient que de mon vécu et ne saurais engager l'honnêteté de chacun dans sa propre expérience stambouliote ne serait-ce sur les bons plans et le négoce 🙂 Séjour familial de 7 jours/6 nuits, logés secteur Beyoglu à 500 m de la Tour de Galata. Beau temps avec 3 averses en soirée donc idéal. Gros retard à l'aller faute d'un réacteur d'avion en feu sur Atatürk, idem au retour Métro et transports fermés avec la manif qui débutait à Taksim ce 1er Mai (Malgré les affirmations des gens du Métro qui la vieille nous disait no problem...) Tout notre programme respecté, avec visite secteurs touristiques (Sultanhamet, St sauveur, Pier Lotti, Istiklal, centres commerciaux, croisière Bosphore jusque Anadolu Kavagi, incursion en Asie Uskudar et Kadiköy. Pour les prix trouvés :
Croisière Bosphore grand tour 25 TRY (Lire turc) / personne Ste Sophie 30 TRY / P Citerne Basilique 20 TRY / P Topkapi 30 TRY / P St Sauveur Chora 15 TRY / P
Si vous cumulez plusieurs sites avec d'autres musées prenez la carte pass musées sinon c'est inutile car chère somme toute.
Jusque 10h30 peu d'attente aux guichets chaque jour, les groupes arrivent vers 10 H cela compliquent pour la sérenité de la visite 🤪
Payant pour les enfants au delà de 8 ans
Transports : istanbul card indispensable pour faire des économies et que vous n'êtes pas assidu à la marche. Bon investissement qui fait faire des économies, se trouve dans les boutiques, s'alimente aux bornes présentes partout ou presque dans les stations. Enfant payant à partir de 6 ans mais souvent nous avons réussi avec un sourire à nous faire ouvrir par les gens de la sécurité... Merci à ceux qui nous ont fais cette faveur.
Pour la visite vers Eyup et Ltti, le vapur à l'aller et/ou retour (Cumul avec Chora) est très pratique et permet de visiter le Halic (Bosphore intérieur d'Istanbul)
Restaurants pratiqués Olive Anatolian (Secteur Gulhane Nickel), Ciya (Côté asiatique kadikoy Nickel), The Han (Contrebas Ste Sophie, sympa mais cher, attention arnaque sur le rendu de monnaie, beaucoup d'excuses ensuite, vu sur 3 clients en 1 heure) Autres repas sur le pouce ou presque, bon marché en ce dernier cas sinon les restaurants comptez 5O TRY / P pour un repas complet et surtout bon... sur les deux cités auparavant
Raki environ 12/15 TRY en restaurant Bière Efes 30 cl 8/10 TRUY en restaurant
Loukoums chez Haci Bekir (Boite mixte) pour 38 TRY le Kg Effendi Café 250 grs pour 9 TRY Pistaches bonne qualité au Bazar Egyptien payées 50 TRY le Kg Pas mal de petits souvenirs pour pas cher dans le Grand bazar Chaussures Vans cont.... achetées pour la miss négociées à 45 TRY idem grand bazar sortie Beyayit etc...
Me tiens à votre disposition si vous avez des questions, c'est le but du jeu que de s'aider après l'avoir été.
Bon séjours à tous où que vous alliez 😛
Bonjour,
Nous partons à 2 en juillet prochain en Turquie. Nous arrivons à Istanbul, où nous passerons une petite semaine, et repartons 1 mois après, de Van dans l'est. A l'origine nous voulions éviter les endroits touristiques, donc plutôt longer la côte de la mer noire, aller faire quelques randos dans les montagnes de l'est (monts kackar et autres), puis redescendre vers Van et les alentours. Mais tout ce que je lis sur la côte de la mer noire, c'est que ça ne vaut pas trop le coup. Et que la Cappadoce elle mérite vraiment le détour. Ce que j'aimerais vraiment voir, c'est l'est, notamment le monastère de Sumela, Van, Dogubayazit, Safranbolu.
Quel itinéraire, ou quels coins me conseilleriez-vous pour passer un mois entre Istanbul et Van, en arrivant à combiner rando, dépaysement, rencontres, ...sans "perdre" du temps dans les transports et être déçu par les lieux... ?
(a noter qu'on aura une tente, donc nous pouvons aller nous perdre dans des endroits sans hôtel). Un grand merci d'avance pour vos conseils. Manon
Nous partons à 2 en juillet prochain en Turquie. Nous arrivons à Istanbul, où nous passerons une petite semaine, et repartons 1 mois après, de Van dans l'est. A l'origine nous voulions éviter les endroits touristiques, donc plutôt longer la côte de la mer noire, aller faire quelques randos dans les montagnes de l'est (monts kackar et autres), puis redescendre vers Van et les alentours. Mais tout ce que je lis sur la côte de la mer noire, c'est que ça ne vaut pas trop le coup. Et que la Cappadoce elle mérite vraiment le détour. Ce que j'aimerais vraiment voir, c'est l'est, notamment le monastère de Sumela, Van, Dogubayazit, Safranbolu.
Quel itinéraire, ou quels coins me conseilleriez-vous pour passer un mois entre Istanbul et Van, en arrivant à combiner rando, dépaysement, rencontres, ...sans "perdre" du temps dans les transports et être déçu par les lieux... ?
(a noter qu'on aura une tente, donc nous pouvons aller nous perdre dans des endroits sans hôtel). Un grand merci d'avance pour vos conseils. Manon
Je pars une petite semaine à Istanbul avec -pour ainsi dire- aucun budget (l'a vraiment pas de sous la fille!).
Je suis à la recherche de plusieurs choses: une auberge à vraiment tout petit prix et plutôt dans un quartier hors des zones touristiques (quartier populaire) avec de belles rencontres avec les locaux à la clef. Et surtout je cherche à rencontrer cette ville de manière insolite, loin des chemins touristiques. Bref une semaine en immersion et en contre plongée. je prends toutes les idées qui vous passe par la tête et surtout les plus saugrenues.
Merci à vous d'avance!
Bonjour,
de retour du Maroc, je prépare un voyage de 3 semaines en Turquie en mai 2014. Ne désirant pas rouler seul, je cherche motard ou motarde ou passagère interessé(e) afin de construire ce projet ensemble. Tous conseils seront les bienvenus ! Je roule en BMW 800 GS et vis en région parisienne.
A bientôt, donc ! Amitiés motardes
de retour du Maroc, je prépare un voyage de 3 semaines en Turquie en mai 2014. Ne désirant pas rouler seul, je cherche motard ou motarde ou passagère interessé(e) afin de construire ce projet ensemble. Tous conseils seront les bienvenus ! Je roule en BMW 800 GS et vis en région parisienne.
A bientôt, donc ! Amitiés motardes
Départ à 4 (nos filles 11 et 14)
Change 1E=2.17LT
Bonjour,
Voici un résumé de notre mois passé en Turquie...
25Arrivée à Istanbul prendre le LRT Light Rail System qui relie l’aéroport à la gare des bus tt les 10mn 2LT. Attention le change à l’aéroport n’est pas favorable 1E=2.07LT. Puis bus pour Ankara 6h 45LT. Les bus sont confortables et tb organisés. 26 Ankara : Hittit hotel, nous n’avions pas réservé d’hôtel à l’arrivée et à 23h nous n’avons pas eu de choix (c’était une erreur) 95LT la chambre dans le centre. Trop cher pour ce qu’il valait. Musée des civilisations a faire absolument avec guide de préférence + Balade LP 403pour avec citadelle, tour, porte du doigt. Prendre un taxi pour tombeau d’Atatürk (possible en métro mais fatigant) il est grand et impressionnant très Stalinien ne pas manquer le relève de la garde. 27 Ankarabus pour Goreme 45LT. Très pratique pour les transports, Goreme a beaucoup de charme, oui il y a des touristes mais ce n’est pas l’invasion! Auberge tout au bout du village avec piscine vu sur les montagnes 90LT/Chambre avec petit dèj et 12LT en dortoir. C’est une excellente adresse, ils sont sympas, la piscine est belle et l’hôtel est très bien placé. L’office du tourisme est efficace. Je vous recommande un resto testé et tb, il est dans le centre au dessus de la rue du canal Ozem restaurant Muze Caddesi 1 pas cher et très bon. 28/29/30/31/1 Goreme et les vallées. A- Aller à Zelve en taxi 25LT et faire le retour à pied : très belle balade. B- Musée en plein air de Goreme puis à la sortie du musée prendre la route qui monte marcher 2km, passer le camping et après prendre à gauche et redescendre vallée rose, vallée rouge. C- Aller à Uschisar en bus, visite de la citadelle et retour à pied. Attention pour ce retour, le routard indique bien qu’il faut prendre à gauche au « collecteur d’eaux usées en bas du village » or lors de notre passage un panneau indiquait le chemin de droite et effectivement si la ballade est belle elle se termine par un apique qui semble faisable et qui ne l’est pas ! Attention à l’accident…Nous avons été remis sur le bon chemin par une personne du coin qui nous a fait passe par des endroits impossibles à trouver seul…Soyez vigilants ! D- Villes souterraines c’est à voir très intéressant une me semble suffisant. Facilement faisable en bus Goreme-Neveshir 3LT Neveshir-Derinkuyu 4LT C’est la plus grande des villes souterraines c’est très intéressant prenez votre temps une lampe et un pull ! Nous n’avons pas fait la vallée d’Ilara qui n’est pas faisable en transports en commun. J’avais emporté ces renseignements supplémentaires d’un membre de VF. 1 - vallée de l'Amour (entre Cavusin et Göreme, une petite route sur la droite et l'entrée de la vallée est sur la gauche, quelques centaines de mètres plus loin : il faut continuer encore un peu sur la route si vous voulez voir la vallée par le dessus et non de l'intérieur, les 2 sont possibles : la fin de parcours pour monter vers Uçhisar est un peu difficile de l'intérieur) - Uçhisar (déjeuner et visite du village) - vallée des pigeons - Göreme village 2 - Göreme, visite du musée de plein air et autres églises puis vallée des Epées et remontée jusqu'à Cavusin (déjeuner + visite du village + montée à la basilique St Jean + église Nicéphore Phocas + un peu avant cette dernière en venant du village, prendre un chemin sur la droite qui mène dans un cirque superbe) 3 - Vallée rose (départ au point de vue Kizil Cukur) - Cavusin (déjeuner) - Prendre le chemin qui monte sur la crête derrière l'église Nicéphore, poursuivre jusqu'aux cheminées champignons de Pasabag et ensuite, s'il vous reste du courage, jusqu'à Zelve 4 - Ürgüp (visite de la vieille ville, Kaya Kapi, monter aux différents points de vue) - Puis prendre la côte qui part du centre ville vers Nevsehir : après les caves à vin et au niveau de l'hôtel Marmara, prendre à droite et monter (cheminées de fées et sentier qui mène aux anciennes habitations troglodytes) - Déjeuner puis prendre l'ancienne route d'Avanos Zelve - Vallée de Hal et revenir vers la vallée de Devrent quand le soleil commence à baisser (point de vue au niveau de l'embranchement des routes), puis descendre vers Zelve et prendre les petits sentiers sur la droite pour monter dans les cônes éclairés par le soleil rougissant : c'est magique ! 5 - Ürgüp (un sentier parallèle à la route de Nevsehir) - Cheminées de fées - Poursuivre jusqu'à un moment où il faudra traverser la route pour aller rejoindre le Hallaç Manastir (visite) puis Ortahisar (déjeuner puis visite du village) - Vallon de Balkan jusqu'à Ibrahimpasa (visite du village) 6 - Ürgüp (route de Mustafapasa) - Vallées de kepez et de Pancarlik - Puis, embranchement sur la gauche pour aller aux pigeonniers d'Üzengi - Suivre la vallée puis reprendre un petit bout de la route (il existe des chemins, mais là, il faut vraiment connaître !) jusqu'à Mustafapasa (visite du village + monastère et églises) 7 - Gülsehir (voir mosquée + medrese) - Eglise St Jean - Monastère Açik Saray - Suivre le chemin : un peu plus loin sur la droite, un sentier à travers les arbres pour voir encore des vestiges monastiques et une cheminée de fée originale en forme de gros champignon à ombrelle (la pente est également truffée de nids de tortues, difficile de ne pas en voir) - Reprendre le chemin pour faire la vallée de Cat jusqu'à Nevsehir - Prévoir un casse-croûte ! 8 - Entre Ürgüp et Mustafapasa, route d'Ayvali : vallée de Gömede puis revenir sur vos pas pour aller jusqu'au village d'Ayvali en marchant sur la route mais très peu de véhicules ! De très belles promenades mais plus loin : 9 - Vallée de Soganli : à partir de la place du village, une boucle sur la droite et une promenade sur la gauche du ruisseau (une fois les églises visitées, ne pas hésiter à monter un peu par le chemin de gauche pour avoir un très beau point du vue sur le village) - En route, entre Soganli et Mustafapasa, de nombreux sites ou villages à visiter : barrage de Damsa - Cemil - Monastère de Keslik (une possibilité de randonnée de Keslik à Mustafapasa en passant par Cemil et Damsa) - Taskinpasa - Sahinefendi (village + cité antique en cours de fouilles) - Güzelöz 10 - Vallée de Peristrema appelée aussi d'Ihlara : de ce village jusqu'à Selime avec possibilité de déjeuner (et de démissionner !) au milieu, à Belisirma - La promenade se fait sur la gauche du Melendiz pour la jusqu'à Belisirma (en traversant de temps en temps pour visiter une église) et sur la droite après - Ne surtout pas vous laisser avoir par les enfants qui vous diront qu'on ne peut pas passer et qui vous proposeront de vous guider en vous faisant traverser des boyaux : arnaque, il suffit simplement de suivre le chemin et il n'y a aucune difficulté ! lampe électrique
Des randonnées en boucle sont possibles à la journée en combinant plusieurs vallées :
- Depuis Göreme, montée par la vallée de l’amour et vallée blanche jusqu’à Uschisar. L’approche jusqu’à l’entrée des vallées s’est faite à pieds en bord de route (45 min). Redescente par la vallée des pigeons. Une belle randonnée à la journée avec très peu de dénivelé.
- Depuis Göreme, allez jusqu’à Cavusin à pieds en serpentant dans les vignes et les cheminées de fées sur la droite de la route. De Cavusin, un sentier bien tracé permet de remonter la vallée rose en passant en pied de falaise et en dominant la vallée. Une approche du haut très sympa. Attention, il a plusieurs sentiers et sentes sans réel balisage. Trouver le bon peut être compliqué mais peu de chance de se perdre. Il ne faut pas avoir peur d’avancer mais avoir là aussi un minimum d’expérience en randonnée hors sentier. Pour notre part, nous avons ensuite rejoint le fond de la vallée par un sentier (vallée rouge ?) et alors remonté la vallée rose jusqu’à la route. Redescente jusqu’à Göreme à pieds par la route en passant par le musée en plein air. (La vallée du Devrent une route passe en plein milieu…dommage.) 2 Départ pour Egirdir avec arrêt à Konya 35LT + 25LTil y a des hôtels et pensions modestes environ du musée de Mevlana, nous n’y avons pas dormi. Konya est une très grande ville sans charme et on peut à mon avis très bien s’en passer, une seule ligne de tram jusqu’au terminus qui est le centre-ville 3LT. 3/4 Egirdir et son lac. Plein de pensions sur la presqu'ile du lac taxi gare routière hôtel 10LT. Nous avons dormi au Paris hôtel 130LT pour 2 chambres avec petit dèj. Ville agréable et joli lac ou il fait bon se baigner. Balade en bateau 50LT pour 1h30. Etape sympa mais pas indispensable. 7/8 Antalya bus 30LT vielle ville très sympa. Nous avons logé au Sibel Pension 2420241013016 www.sibelpension.com ce petit hôtel (11 chambres) plein de charme est tenu par une française installée en Turquie depuis 50 ans 70LT/pour2. C’est adorable petit dèj super, conseils, chaleur je recommande vivement cet endroit ! De la gare routière prendre le tram (nouveau) pour le centre, c’est très rapide pourtant les guides n’en parlent pas. Une fois installé du centre-ville, prendre la deuxième ligne de tram (les vieux) et aller au terminus qui est en face du musée. Ce musée est très intéressant prendre l’audio-guide. Ensuite descendre la falaise à pied en l’on est sur la plage. Le lendemain Termessos. Le site est SUBLIME, très sauvage, le théâtre en haut des montagnes avec vue sur la mer laisse rêveur... Entrée payante à faire en taxi 100LT avec 3h d’attente, le plan transports en communs est une vraie galère. Il faut se balader quelques heures pour apprécier l'ampleur du travail. Nuit à Antalya 9/10/11/12 KAS bus 25LTpetit village très sympa, nous avons logé au camping dans des petits bungalows spartiates mais propres avec une bonne literie pour 65LT/pour deux sans le petit dèj. La mer est très belle, les transats sont à disposition est le bar un peu cher. La marche sur la voie Lycienne 4h est superbe et à la fin on arrive sur la falaise face à Kas quelle vue ! Il faut partir tôt, avoir de l’eau est prendre un dolmuch jusqu’à Agullu de là suivre la route sur 2km puis commence un chemin sur la gauche avec un marquage blanc/rouge. Les traces ne sont pas toujours très visibles mais on arrive à se repérer. Arrivé face à la falaise un chemin bien balisé indique la descente. A ne pas manquer non plus, une balade en canoë vers Kalekôy, de nombreuses agences proposent à peu près le même tour, il faut négocier et en voir plusieurs. Pour nous cela a couté 60 LT/Adulte et 45LT/Enfants pour toute la journée avec repas et aller/retour au camping les prix peuvent aller de 50 à 110 alors faites votre choix. Nous avons aussi fait une balade le long de la cote jusqu’à Mermaid beach sympa mais pas indispensable. Les restos sur le front de mer sont chers, Bi loma et ses raviolis TB. 13/14/15 Fethiye bus 20LT Taxi 20LTDuygu pension www.duygupension.com 80LT la chambre belle piscine, l’hôtel est à 1km du centre mais les dolmuch 2LT sont nombreux. Les monuments funéraires de Fethiye sont superbes à faire en fin de journée 5LT. (la route est indiquée à l’intérieur du site de Kayakoy 6km), soit transport en commun 5LT. La plage de Kayakoy est immense mais pas si belle que cela. C’est un gros spot pour le parapente ! Du port de Fethiye, de nombreux bateau proposent des « daly boat trip » les 12 iles, y aller vers 9h45 les départs sont à 10h30 et choisir et négocier sa place (bateau avec ou sans musique, avec ou sans toboggan, grand petit) nous avons payé 60LT pour 4 avec le repas pour un retour à 17h, c’était une très belle journée. 15/16 Pamukale qui est une vraie merveille par contre il faut y aller tôt le matin ou bien en fin de journée car ensuite avec la foule c’est l’enfer! De nombreux hôtels ont une piscine car ils bénéficient de l’eau fraiche du site. Pour les resto c’est vite l’arnaque, néanmoins si vous voulez bien manger pas cher avec mézé et tout le reste, je vous recommande en bas du village Unal restaurant. 17/18 Selçuk est une ville très agréable, en plus de sa proximité d’Ephèse; la basilique Saint-Jean (pas vu) la mosquée Isa Bey, le musée d’Ephèse. Pour la baignade mer Pamucak est bien sympa dolmuch pour ¾ LT. Visite d'Ephèse le matin tôt le top presque 2h seul, nous avions un hôtel génial plein de charme le Akay hotel www.hotelakay.com 150LT la chambre à 4 avec petit dej clim et une très belle piscine. 19/20/21/22 Istanbul Paris hôtel très bien situé, pas cher 30LT par personne avec petit dèj, personnel sympa mais l’hôtel est très moyen (ou très bien pour le prix, c’est selon !). Nous y sommes arrivé pour la fin du ramadan et tout était fermé pendant deux jours …Dommage ! Je ne lancerai pas à résumer Istanbul en quelques lignes, c’est une ville superbe allez-y vous verrez ! Prenez un hôtel bien placé c’est très important ! Puis après un superbe mois retour.
Bilan pays superbe, sites grandioses, gens sympa, transports faciles mais un peu cher, dépaysement moyen budget il faut faire attention!
25Arrivée à Istanbul prendre le LRT Light Rail System qui relie l’aéroport à la gare des bus tt les 10mn 2LT. Attention le change à l’aéroport n’est pas favorable 1E=2.07LT. Puis bus pour Ankara 6h 45LT. Les bus sont confortables et tb organisés. 26 Ankara : Hittit hotel, nous n’avions pas réservé d’hôtel à l’arrivée et à 23h nous n’avons pas eu de choix (c’était une erreur) 95LT la chambre dans le centre. Trop cher pour ce qu’il valait. Musée des civilisations a faire absolument avec guide de préférence + Balade LP 403pour avec citadelle, tour, porte du doigt. Prendre un taxi pour tombeau d’Atatürk (possible en métro mais fatigant) il est grand et impressionnant très Stalinien ne pas manquer le relève de la garde. 27 Ankarabus pour Goreme 45LT. Très pratique pour les transports, Goreme a beaucoup de charme, oui il y a des touristes mais ce n’est pas l’invasion! Auberge tout au bout du village avec piscine vu sur les montagnes 90LT/Chambre avec petit dèj et 12LT en dortoir. C’est une excellente adresse, ils sont sympas, la piscine est belle et l’hôtel est très bien placé. L’office du tourisme est efficace. Je vous recommande un resto testé et tb, il est dans le centre au dessus de la rue du canal Ozem restaurant Muze Caddesi 1 pas cher et très bon. 28/29/30/31/1 Goreme et les vallées. A- Aller à Zelve en taxi 25LT et faire le retour à pied : très belle balade. B- Musée en plein air de Goreme puis à la sortie du musée prendre la route qui monte marcher 2km, passer le camping et après prendre à gauche et redescendre vallée rose, vallée rouge. C- Aller à Uschisar en bus, visite de la citadelle et retour à pied. Attention pour ce retour, le routard indique bien qu’il faut prendre à gauche au « collecteur d’eaux usées en bas du village » or lors de notre passage un panneau indiquait le chemin de droite et effectivement si la ballade est belle elle se termine par un apique qui semble faisable et qui ne l’est pas ! Attention à l’accident…Nous avons été remis sur le bon chemin par une personne du coin qui nous a fait passe par des endroits impossibles à trouver seul…Soyez vigilants ! D- Villes souterraines c’est à voir très intéressant une me semble suffisant. Facilement faisable en bus Goreme-Neveshir 3LT Neveshir-Derinkuyu 4LT C’est la plus grande des villes souterraines c’est très intéressant prenez votre temps une lampe et un pull ! Nous n’avons pas fait la vallée d’Ilara qui n’est pas faisable en transports en commun. J’avais emporté ces renseignements supplémentaires d’un membre de VF. 1 - vallée de l'Amour (entre Cavusin et Göreme, une petite route sur la droite et l'entrée de la vallée est sur la gauche, quelques centaines de mètres plus loin : il faut continuer encore un peu sur la route si vous voulez voir la vallée par le dessus et non de l'intérieur, les 2 sont possibles : la fin de parcours pour monter vers Uçhisar est un peu difficile de l'intérieur) - Uçhisar (déjeuner et visite du village) - vallée des pigeons - Göreme village 2 - Göreme, visite du musée de plein air et autres églises puis vallée des Epées et remontée jusqu'à Cavusin (déjeuner + visite du village + montée à la basilique St Jean + église Nicéphore Phocas + un peu avant cette dernière en venant du village, prendre un chemin sur la droite qui mène dans un cirque superbe) 3 - Vallée rose (départ au point de vue Kizil Cukur) - Cavusin (déjeuner) - Prendre le chemin qui monte sur la crête derrière l'église Nicéphore, poursuivre jusqu'aux cheminées champignons de Pasabag et ensuite, s'il vous reste du courage, jusqu'à Zelve 4 - Ürgüp (visite de la vieille ville, Kaya Kapi, monter aux différents points de vue) - Puis prendre la côte qui part du centre ville vers Nevsehir : après les caves à vin et au niveau de l'hôtel Marmara, prendre à droite et monter (cheminées de fées et sentier qui mène aux anciennes habitations troglodytes) - Déjeuner puis prendre l'ancienne route d'Avanos Zelve - Vallée de Hal et revenir vers la vallée de Devrent quand le soleil commence à baisser (point de vue au niveau de l'embranchement des routes), puis descendre vers Zelve et prendre les petits sentiers sur la droite pour monter dans les cônes éclairés par le soleil rougissant : c'est magique ! 5 - Ürgüp (un sentier parallèle à la route de Nevsehir) - Cheminées de fées - Poursuivre jusqu'à un moment où il faudra traverser la route pour aller rejoindre le Hallaç Manastir (visite) puis Ortahisar (déjeuner puis visite du village) - Vallon de Balkan jusqu'à Ibrahimpasa (visite du village) 6 - Ürgüp (route de Mustafapasa) - Vallées de kepez et de Pancarlik - Puis, embranchement sur la gauche pour aller aux pigeonniers d'Üzengi - Suivre la vallée puis reprendre un petit bout de la route (il existe des chemins, mais là, il faut vraiment connaître !) jusqu'à Mustafapasa (visite du village + monastère et églises) 7 - Gülsehir (voir mosquée + medrese) - Eglise St Jean - Monastère Açik Saray - Suivre le chemin : un peu plus loin sur la droite, un sentier à travers les arbres pour voir encore des vestiges monastiques et une cheminée de fée originale en forme de gros champignon à ombrelle (la pente est également truffée de nids de tortues, difficile de ne pas en voir) - Reprendre le chemin pour faire la vallée de Cat jusqu'à Nevsehir - Prévoir un casse-croûte ! 8 - Entre Ürgüp et Mustafapasa, route d'Ayvali : vallée de Gömede puis revenir sur vos pas pour aller jusqu'au village d'Ayvali en marchant sur la route mais très peu de véhicules ! De très belles promenades mais plus loin : 9 - Vallée de Soganli : à partir de la place du village, une boucle sur la droite et une promenade sur la gauche du ruisseau (une fois les églises visitées, ne pas hésiter à monter un peu par le chemin de gauche pour avoir un très beau point du vue sur le village) - En route, entre Soganli et Mustafapasa, de nombreux sites ou villages à visiter : barrage de Damsa - Cemil - Monastère de Keslik (une possibilité de randonnée de Keslik à Mustafapasa en passant par Cemil et Damsa) - Taskinpasa - Sahinefendi (village + cité antique en cours de fouilles) - Güzelöz 10 - Vallée de Peristrema appelée aussi d'Ihlara : de ce village jusqu'à Selime avec possibilité de déjeuner (et de démissionner !) au milieu, à Belisirma - La promenade se fait sur la gauche du Melendiz pour la jusqu'à Belisirma (en traversant de temps en temps pour visiter une église) et sur la droite après - Ne surtout pas vous laisser avoir par les enfants qui vous diront qu'on ne peut pas passer et qui vous proposeront de vous guider en vous faisant traverser des boyaux : arnaque, il suffit simplement de suivre le chemin et il n'y a aucune difficulté ! lampe électrique
Des randonnées en boucle sont possibles à la journée en combinant plusieurs vallées :
- Depuis Göreme, montée par la vallée de l’amour et vallée blanche jusqu’à Uschisar. L’approche jusqu’à l’entrée des vallées s’est faite à pieds en bord de route (45 min). Redescente par la vallée des pigeons. Une belle randonnée à la journée avec très peu de dénivelé.
- Depuis Göreme, allez jusqu’à Cavusin à pieds en serpentant dans les vignes et les cheminées de fées sur la droite de la route. De Cavusin, un sentier bien tracé permet de remonter la vallée rose en passant en pied de falaise et en dominant la vallée. Une approche du haut très sympa. Attention, il a plusieurs sentiers et sentes sans réel balisage. Trouver le bon peut être compliqué mais peu de chance de se perdre. Il ne faut pas avoir peur d’avancer mais avoir là aussi un minimum d’expérience en randonnée hors sentier. Pour notre part, nous avons ensuite rejoint le fond de la vallée par un sentier (vallée rouge ?) et alors remonté la vallée rose jusqu’à la route. Redescente jusqu’à Göreme à pieds par la route en passant par le musée en plein air. (La vallée du Devrent une route passe en plein milieu…dommage.) 2 Départ pour Egirdir avec arrêt à Konya 35LT + 25LTil y a des hôtels et pensions modestes environ du musée de Mevlana, nous n’y avons pas dormi. Konya est une très grande ville sans charme et on peut à mon avis très bien s’en passer, une seule ligne de tram jusqu’au terminus qui est le centre-ville 3LT. 3/4 Egirdir et son lac. Plein de pensions sur la presqu'ile du lac taxi gare routière hôtel 10LT. Nous avons dormi au Paris hôtel 130LT pour 2 chambres avec petit dèj. Ville agréable et joli lac ou il fait bon se baigner. Balade en bateau 50LT pour 1h30. Etape sympa mais pas indispensable. 7/8 Antalya bus 30LT vielle ville très sympa. Nous avons logé au Sibel Pension 2420241013016 www.sibelpension.com ce petit hôtel (11 chambres) plein de charme est tenu par une française installée en Turquie depuis 50 ans 70LT/pour2. C’est adorable petit dèj super, conseils, chaleur je recommande vivement cet endroit ! De la gare routière prendre le tram (nouveau) pour le centre, c’est très rapide pourtant les guides n’en parlent pas. Une fois installé du centre-ville, prendre la deuxième ligne de tram (les vieux) et aller au terminus qui est en face du musée. Ce musée est très intéressant prendre l’audio-guide. Ensuite descendre la falaise à pied en l’on est sur la plage. Le lendemain Termessos. Le site est SUBLIME, très sauvage, le théâtre en haut des montagnes avec vue sur la mer laisse rêveur... Entrée payante à faire en taxi 100LT avec 3h d’attente, le plan transports en communs est une vraie galère. Il faut se balader quelques heures pour apprécier l'ampleur du travail. Nuit à Antalya 9/10/11/12 KAS bus 25LTpetit village très sympa, nous avons logé au camping dans des petits bungalows spartiates mais propres avec une bonne literie pour 65LT/pour deux sans le petit dèj. La mer est très belle, les transats sont à disposition est le bar un peu cher. La marche sur la voie Lycienne 4h est superbe et à la fin on arrive sur la falaise face à Kas quelle vue ! Il faut partir tôt, avoir de l’eau est prendre un dolmuch jusqu’à Agullu de là suivre la route sur 2km puis commence un chemin sur la gauche avec un marquage blanc/rouge. Les traces ne sont pas toujours très visibles mais on arrive à se repérer. Arrivé face à la falaise un chemin bien balisé indique la descente. A ne pas manquer non plus, une balade en canoë vers Kalekôy, de nombreuses agences proposent à peu près le même tour, il faut négocier et en voir plusieurs. Pour nous cela a couté 60 LT/Adulte et 45LT/Enfants pour toute la journée avec repas et aller/retour au camping les prix peuvent aller de 50 à 110 alors faites votre choix. Nous avons aussi fait une balade le long de la cote jusqu’à Mermaid beach sympa mais pas indispensable. Les restos sur le front de mer sont chers, Bi loma et ses raviolis TB. 13/14/15 Fethiye bus 20LT Taxi 20LTDuygu pension www.duygupension.com 80LT la chambre belle piscine, l’hôtel est à 1km du centre mais les dolmuch 2LT sont nombreux. Les monuments funéraires de Fethiye sont superbes à faire en fin de journée 5LT. (la route est indiquée à l’intérieur du site de Kayakoy 6km), soit transport en commun 5LT. La plage de Kayakoy est immense mais pas si belle que cela. C’est un gros spot pour le parapente ! Du port de Fethiye, de nombreux bateau proposent des « daly boat trip » les 12 iles, y aller vers 9h45 les départs sont à 10h30 et choisir et négocier sa place (bateau avec ou sans musique, avec ou sans toboggan, grand petit) nous avons payé 60LT pour 4 avec le repas pour un retour à 17h, c’était une très belle journée. 15/16 Pamukale qui est une vraie merveille par contre il faut y aller tôt le matin ou bien en fin de journée car ensuite avec la foule c’est l’enfer! De nombreux hôtels ont une piscine car ils bénéficient de l’eau fraiche du site. Pour les resto c’est vite l’arnaque, néanmoins si vous voulez bien manger pas cher avec mézé et tout le reste, je vous recommande en bas du village Unal restaurant. 17/18 Selçuk est une ville très agréable, en plus de sa proximité d’Ephèse; la basilique Saint-Jean (pas vu) la mosquée Isa Bey, le musée d’Ephèse. Pour la baignade mer Pamucak est bien sympa dolmuch pour ¾ LT. Visite d'Ephèse le matin tôt le top presque 2h seul, nous avions un hôtel génial plein de charme le Akay hotel www.hotelakay.com 150LT la chambre à 4 avec petit dej clim et une très belle piscine. 19/20/21/22 Istanbul Paris hôtel très bien situé, pas cher 30LT par personne avec petit dèj, personnel sympa mais l’hôtel est très moyen (ou très bien pour le prix, c’est selon !). Nous y sommes arrivé pour la fin du ramadan et tout était fermé pendant deux jours …Dommage ! Je ne lancerai pas à résumer Istanbul en quelques lignes, c’est une ville superbe allez-y vous verrez ! Prenez un hôtel bien placé c’est très important ! Puis après un superbe mois retour.
Bilan pays superbe, sites grandioses, gens sympa, transports faciles mais un peu cher, dépaysement moyen budget il faut faire attention!
bonjour à tous,
je souhaite me rendre en turquie avec une amie d ici 1 semaine. nous voyageons tres leger, en sac à dos et mode aventure. nous avons simplement prevu un budget de 800 euros à 2 et n avons aucune envie de reserver ds des hotels. est ce facile de faire du couch surfing ou mieux poser la tente dans des endroits eloignés de la civilisation? est il facile de se balader en stop, ça marche bien? ou prendre des transports peu couteux? enfin vous voyez l etat d esprit du voyage, nature, randonnées, echanges et surtout immersion!
merci de vos reponses
je souhaite me rendre en turquie avec une amie d ici 1 semaine. nous voyageons tres leger, en sac à dos et mode aventure. nous avons simplement prevu un budget de 800 euros à 2 et n avons aucune envie de reserver ds des hotels. est ce facile de faire du couch surfing ou mieux poser la tente dans des endroits eloignés de la civilisation? est il facile de se balader en stop, ça marche bien? ou prendre des transports peu couteux? enfin vous voyez l etat d esprit du voyage, nature, randonnées, echanges et surtout immersion!
merci de vos reponses
Bonjour à tous, 😉😉
Nous partons pour Istanbul fin mars, début avril et passerons 9 jours complets sur place, 😛 j'ai bien vu qu'il y avait beaucoup de lieux à visiter et nous adorons musées, mosquées, tout ce qui peut se visiter dans une ville, mais un vilain doute me vient et j'ai peur que 9 jours me paraissent trop long, juste pour une ville🤪🤪, ce sera la 1ère fois que nous aborderons un pays de cette façon, et n'avons pas plus de temps cette fois, alors je me demande si quelqu'un pourrait me donner des idées de lieux à voir, en dehors de la ville, plus nature, plus "rural", pour une ou deux journées en dehors d'Istanbul, une autre petite incursion dans la Turquie en somme, nous pourrions dans ce cas prendre une voiture de location et une nuit d'hôtel sur place,
Merci de me faire part de vos idées ou expériences s'il y a lieu, 😇😇 à bientôt et bonne journée, 😏😏
Nous partons pour Istanbul fin mars, début avril et passerons 9 jours complets sur place, 😛 j'ai bien vu qu'il y avait beaucoup de lieux à visiter et nous adorons musées, mosquées, tout ce qui peut se visiter dans une ville, mais un vilain doute me vient et j'ai peur que 9 jours me paraissent trop long, juste pour une ville🤪🤪, ce sera la 1ère fois que nous aborderons un pays de cette façon, et n'avons pas plus de temps cette fois, alors je me demande si quelqu'un pourrait me donner des idées de lieux à voir, en dehors de la ville, plus nature, plus "rural", pour une ou deux journées en dehors d'Istanbul, une autre petite incursion dans la Turquie en somme, nous pourrions dans ce cas prendre une voiture de location et une nuit d'hôtel sur place,
Merci de me faire part de vos idées ou expériences s'il y a lieu, 😇😇 à bientôt et bonne journée, 😏😏
Bonsoir,
Mon fiancé et moi envisageons de séjourner un mois et demi en Turquie (en juillet -août). Nous souhaitons rester quelques jours à Istanbul, puis aller à Bursa et plus loin jusqu'à Mus. Nous aimerions également aller passer quelques jours à Chypre.
Il s'agit de notre premier séjour en Turquie, et nous n'avons aucune idée du coût de la vie, de l'itinéraire le plus judicieux pour nous rendre dans ces différents endroits...
Nous aimerions bien vivre un mois et demi d'immersion totale loin des hotels-clubs, et du tourisme de masse.
Auriez-vous quelques pistes pour trouver des hébergements à prix doux? Et pourriez-vous nous indiquer comment nous rendre d'Istanbul à Bursa? de Bursa à Mus? de Mus à Chypre?
Nous vous remercions d'avance pour tous vos conseils et vos suggestions.
Liliaceae
Mon fiancé et moi envisageons de séjourner un mois et demi en Turquie (en juillet -août). Nous souhaitons rester quelques jours à Istanbul, puis aller à Bursa et plus loin jusqu'à Mus. Nous aimerions également aller passer quelques jours à Chypre.
Il s'agit de notre premier séjour en Turquie, et nous n'avons aucune idée du coût de la vie, de l'itinéraire le plus judicieux pour nous rendre dans ces différents endroits...
Nous aimerions bien vivre un mois et demi d'immersion totale loin des hotels-clubs, et du tourisme de masse.
Auriez-vous quelques pistes pour trouver des hébergements à prix doux? Et pourriez-vous nous indiquer comment nous rendre d'Istanbul à Bursa? de Bursa à Mus? de Mus à Chypre?
Nous vous remercions d'avance pour tous vos conseils et vos suggestions.
Liliaceae
🙁 Je suis à la recherche d'une adresse d'hôtel ou pension pour plusieurs semaines à istamboul. Il s'agit d'un séjour pour retrouver le goût de la découverte et de l'exostisme. Une balade sans contrainte sur la trace d'Ohran PAMUK, dont je viens de lire "Istamboul".
Un hôtel sans chichi mais suffisamment confortable, au coeur du système de transport public. Pourquoi pas une chambre chez des particuliers, oui ce serait peut être mieux?
🙂 Bien cordialement merci pour les conseils ou renseignements
Un hôtel sans chichi mais suffisamment confortable, au coeur du système de transport public. Pourquoi pas une chambre chez des particuliers, oui ce serait peut être mieux?
🙂 Bien cordialement merci pour les conseils ou renseignements
qui connait la région d'Edremit en Turquie et peut me renseigner, car nous devons y aller bientôt à l'aventure car nous n'avons rien préparé (hébergement visites etc... ) ? merci d'avance. Nous n'aimons pas trop les coins trop touristiques style Foça Bodrum ou Antaliya.
Salut! je vais faire très bientôt un circuit en Turquie et on aura 2 jours et demi libres à Istanbul.
Pourriez vous me dire les indispensables culture shopping, architecture...?
Merci d'avance
valerie
Bonjour,
Mon compagnon et moi-même partons en voyage en Turquie pour trois semaines en juin 2019. Nous allons passer 6 jours complets à Istanbul (visite complète de la ville + croisière sur le Bosphore) avant de rejoindre la Cappadoce en bus de nuit pour 7 jours complets (cinq jours de randonnées pédestres itinérantes, un vol en montgolfière, cérémonie des Derviches tourneurs, balade à cheval au coucher du soleil du haut des vignes d'Avanos). Cette partie du voyage a été facile à organiser. Je peine un peu plus pour la suite. Il nous reste 7 jours à remplir et que nous avons envie d'occuper en visite de sites archéologiques gréco-romains. Mais nous ne serons pas véhiculés et je me rends-compte que certaines sites sont difficilement accessibles en transports publics.
Durant ces 7 derniers jours, nous aimerions faire : - Selçuk : 1 jour - Selçuk-Didymes : 1 jour - Didymes-Pamukkale : 1 jour - Pamukkale-Aphrodisias (en restant logé à Pamukkale) : 1 jour - Pamukkale-Antalya : 1 jour - Antalya-Aspendos : 1 jour - Antalya-Termessos : 1 jour
Pouvez-vous me confirmer qu'il existe bien des lignes de bus ou dolmuç à horaires réguliers pour faire ces liaisons. Et si non, certains d'entre vous ont-il pris des taxis ? Les prix sont-ils raisonnables ou prohibitifs ?
Merci d'avance pour vos réponses. Marie
Mon compagnon et moi-même partons en voyage en Turquie pour trois semaines en juin 2019. Nous allons passer 6 jours complets à Istanbul (visite complète de la ville + croisière sur le Bosphore) avant de rejoindre la Cappadoce en bus de nuit pour 7 jours complets (cinq jours de randonnées pédestres itinérantes, un vol en montgolfière, cérémonie des Derviches tourneurs, balade à cheval au coucher du soleil du haut des vignes d'Avanos). Cette partie du voyage a été facile à organiser. Je peine un peu plus pour la suite. Il nous reste 7 jours à remplir et que nous avons envie d'occuper en visite de sites archéologiques gréco-romains. Mais nous ne serons pas véhiculés et je me rends-compte que certaines sites sont difficilement accessibles en transports publics.
Durant ces 7 derniers jours, nous aimerions faire : - Selçuk : 1 jour - Selçuk-Didymes : 1 jour - Didymes-Pamukkale : 1 jour - Pamukkale-Aphrodisias (en restant logé à Pamukkale) : 1 jour - Pamukkale-Antalya : 1 jour - Antalya-Aspendos : 1 jour - Antalya-Termessos : 1 jour
Pouvez-vous me confirmer qu'il existe bien des lignes de bus ou dolmuç à horaires réguliers pour faire ces liaisons. Et si non, certains d'entre vous ont-il pris des taxis ? Les prix sont-ils raisonnables ou prohibitifs ?
Merci d'avance pour vos réponses. Marie

Bonjour à tous
Je suis parti au Kurdistan Irakien en octobre 2015 et j'ai rédigé le journal de ce voyage. Je me suis dit que ça pourrait en intéresser certains alors je vous passe le lien et je serai heureux de répondre à vos questions si vous souhaitez en savoir plus ce beau pays !
A bientôt Guillaume






